Fédération CGT des Cheminots


PROTECTION SOCIALE COMPLÉMENTAIRE OBLIGATOIRE : TOUS PERDANTS !

| Les conditions sociales

Des négociations d’entreprise se sont ouvertes autour de la protection sociale complémentaire obligatoire des cheminots.

La direction d’entreprise projette à cette occasion d’imposer la vente forcée d’une assurance santé et d’une assurance décès aux cheminots du cadre permanent.

Même si la Direction propose une participation à hauteur de 65 % (uniquement pour les frais de santé), derrière la promotion se cachent des dangers.

De quoi s’agit-il ?

Les négociations qui viennent de s’ouvrir portent sur les trois accords concernant la protection sociale complémentaire des personnels contractuels : le maintien de salaire en cas de maladie, les frais de santé et l’invalidité-décès.

Les personnels contractuels sont confrontés, depuis le 1er janvier 2016, à une obligation légale de contracter l’assurance santé de leur entreprise.

La CGT est signataire de ces trois accords avec l’objectif de limiter l’impact de ces assurances obligatoires sur le budget familial des cheminots déjà mis à mal par les politiques salariales.

Les négociations engagées ont pour but de pouvoir lancer l’appel d’offres européen pour renouveler, dans les délais légaux, l’assureur (aujourd’hui, Malakoff Humanis).

Selon les études de l’Insee et de la Drees, les personnes les plus fragiles, notamment les plus bas salaires, adhèrent de manière volontaire à un dispositif complémentaire tel qu’une mutuelle, par crainte du risque financier lié à la maladie, crainte accrue par les reculs organisés de la Sécurité sociale.
80 % des cheminots actifs statutaires sont adhérents volontaires d’une mutuelle cheminote. 20 % ont donc fait le choix de ne pas adhérer à une mutuelle.
En revanche, 95 % des retraités actuels sont adhérents d’une des mutuelles cheminotes.
Ces quelque 210 000 cheminots retraités et leur conjoint bénéficient de mécanismes de solidarité intergénérationnelle internes aux mutuelles cheminotes qui permettent de partager le financement des risques avec les actifs.
Si les mutuelles cheminotes venaient à être vidées des cheminots actifs du cadre permanent, les frais de gestion se concentreraient sur une population moindre, et les retraités ACTUELS et À VENIR supporteraient seuls les dépenses. Il en résulterait une augmentation d’environ 20 euros par mois et par personne des cotisations mutualistes actuelles.

Le projet de la Direction

La direction SNCF veut profiter de ces négociations pour remettre sur la table son projet d’imposer aux cheminots du cadre permanent :

  • une assurance santé obligatoire, sans choix du niveau de prestations, pour un montant moyen évalué à 80 euros (dont 30 euros déduits directement du salaire du cheminot). Cette assurance ne couvrira pas le conjoint du cheminot.
    Par ailleurs, la cotisation pour cette assurance sera composée d’une base forfaitaire identique pour tous les cheminots, quel que soit leur salaire, puis un pourcentage du salaire plafonné à partir de 3 666 euros de salaire.
    Ces deux dispositifs (la part forfaitaire identique + le plafonnement de la cotisation) servent à instaurer une solidarité financière des plus bas salaires vers les plus hauts ! La Direction veut donc imposer des dépenses supplémentaires obligatoires aux cheminots, tout en demandant aux plus bas salaires de payer 2 euros supplémentaires par mois pour faire économiser 15 euros aux 15 % de cheminots ayant un salaire supérieur à 3 666 euros ;
  • une assurance capital décès obligatoire pour un montant de 9 euros par mois déduits du salaire du cheminot statutaire.

Ces montants sont des estimations fournies par la Direction, qui ne se livre à aucun chiffrage précis et définitif de l’impact sur les cheminots, renvoyant aux devis à venir des assureurs.

Comment la Direction veut récupérer l’argent qui n’est pas le sien ?

Rappelons que la participation de l’entreprise au financement de ces assurances obligatoires provient des richesses produites par le travail des cheminots. Il ne s’agit donc pas d’un cadeau !

Ensuite, la direction d’entreprise refuse d’améliorer les droits des cheminots statutaires, notamment en modifiant le chapitre 12 du Statut pour supprimer le passage en demi-solde après 184 jours d’absence maladie, ou encore en intégrant la totalité des primes de travail, de traction et autres éléments de rémunération dans l’assiette du salaire maintenu en cas de maladie.

Même si elle s’en défend aujourd’hui, la Direction a toujours dit qu’elle ne financerait pas à la fois une assurance obligatoire et la médecine de soins interne à la SNCF. La menace est donc réelle. 46 cabinets médicaux ont été fermés en 6 ans, passant de 101 en 2017 à 65 en 2023, avec une prévision de suppression de 9 cabinets cette année, en perspective de la mise en oeuvre des assurances santé obligatoires.

La Direction vise également un transfert des dépenses du régime spécial des cheminots (financé à 90 % par les cotisations dites « employeur ») vers les assurances obligatoires qui lui coûteront moins cher.

Le régime spécial menacé !

Depuis plusieurs années, les gouvernements droitiers transfèrent la prise en charge des frais de santé de la Sécurité sociale vers les assurances privées.

Le chiffre d’affaires des organismes complémentaires a augmenté de 120 % en 20 ans, alors que celui de la Sécurité sociale n’a progressé que de 75 %. Parmi ces organismes complémentaires, le nombre de mouvements mutualistes a été divisé par 10 en 25 ans, laissant la place aux fonds d’assurance.

Dernièrement, le gouvernement a annoncé sa volonté de réduire la prise en charge des soins dentaires par la Sécurité sociale de 70 à 60 %, renvoyant le financement vers les complémentaires santé et donc vers la cotisation des salariés. En effet, tout transfert s’accompagne nécessairement de besoins de financement des complémentaires santé et donc d’une hausse des cotisations.

Jusqu’à présent, le régime spécial des cheminots était relativement préservé par ces transferts, et les taux de remboursement du régime variaient peu au regard de l’absence de couverture complémentaire obligatoire vers laquelle transférer les prestations.

Le projet patronal est donc une menace à cet égard.

Tous les cheminots paieraient très cher ce projet !

Globalement, les dépenses de santé sont accrues en ajoutant des étages complémentaires, dont les frais de gestion sont jusqu’à 20 fois supérieurs à ceux de la Sécurité sociale.

Individuellement, 1 euro de prestation santé coûte aujourd’hui 32 fois moins cher à un cheminot affilié au régime spécial qu’à un cheminot affilié au régime général avec assurance santé obligatoire.

L’intégration des agents du cadre permanent dans les contrats d’assurance obligatoire se solderait pour les cheminots contractuels actuels à :

  • une hausse de l’ordre de 7 à 11 euros de la cotisation mensuelle frais de santé pour les cheminots « isolés » (60 % des cheminots contractuels actuels) ;
  • une hausse de 76 euros par mois pour pouvoir assurer un conjoint sans emploi, en raison de l’exclusion du conjoint du contrat ;
  • une hausse de l’ordre de 8 euros par mois pour un couple de cheminots puisque les deux cheminots du couple devraient désormais adhérer chacun à l’assurance santé obligatoire…

Enfin, à son arrivée en retraite, un salarié est exclu du régime obligatoire et ne bénéficie plus de la participation « entreprise » de 65 %.

La Direction envisage de négocier un contrat spécifique retraités à tarif préférentiel avec un assureur. Elle l’envisage même pour les retraités actuels du cadre permanent, condamnant ainsi les mutuelles cheminotes. Compte tenu des effets de l’âge sur le tarif assurantiel, nous pouvons considérer qu’il en coûterait au minimum 100 euros par mois et par personne au cheminot retraité pour pouvoir se couvrir.

Pour financer la couverture des plus basses pensions, la Direction envisage de créer un fonds financier dans lequel chaque cheminot actif, contractuel ou statutaire devrait verser 4 euros par mois de manière obligatoire. Pas un centime ne sera versé par le patronat.

Une charge financière supplémentaire imposée aux cheminots pour réparer les dégâts du projet de la Direction ! C’est le patronat qui casse, et les cheminots qui paient !

Synthèse du projet d’accord patronal

Le projet d’accord soumis par l’entreprise contient :

  • le principe d’imposer aux cheminots du cadre permanent des assurances obligatoires ;
  • aucun chiffrage définitif sur le coût supplémentaire direct engendré pour les cheminots ;
  • le refus d’améliorer les droits statutaires à hauteur des besoins ;
  • le refus de traiter les conséquences financières de l’inaptitude sécurité des cheminots ;
  • le refus de financer les prestations spécifiques non pérennes du régime spécial à hauteur de 90 % comme toutes les autres prestations, passant à 60 % ;
  • une ponction de 4 euros par mois sur le salaire des cheminots actifs pour atténuer les dégâts du projet patronal…

Ce projet contient une multitude de promesses de bonnes intentions patronales et aucun engagement pour les droits des cheminots.

C’est donc un blanc-seing que le patronat sollicite pour parfaire son oeuvre de déconstruction !

La CGT revendique des droits pour les cheminots, pas des obligations !

Pour rappel, les cheminots du cadre permanent, qui bénéficient des droits statutaires et du régime spécial, sont soumis à « un statut particulier » et sont donc préservés de l’obligation de protection sociale complémentaire par une exception prévue par la loi (articles L.911-1 du Code de la sécurité sociale et L.2333-1 et suivants du Code du travail).

Le régime spécial de prévoyance des cheminots, conjugué à l’accès à la médecine de soins généraliste et spécialiste, apportent indéniablement une meilleure réponse aux besoins de santé, basée sur la prise en compte des contraintes professionnelles spécifiques et financée à partir de cotisations spécifiques.

Le régime spécial de prévoyance est financé par les cotisations sociales des cheminots, contrepartie de leur travail. 90 % des cotisations sont dites « patronales » et n’influent donc pas sur le salaire net du cheminot.

C’est pourquoi la Fédération CGT des cheminots revendique l’extension du régime spécial des cheminots à l’ensemble de la branche, pour une protection sociale de haut niveau, la défense du pouvoir d’achat des cheminots par des augmentations générales des salaires et une plus grande unité sociale intergénérationnelle.

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SANS RÉPONSES À LA HAUTEUR DE L’URGENCE, LA DIRECTION PORTERA SEULE LA RESPONSABILITÉ DE LA GRÈVE !

| Communiqué

Les quatre organisations syndicales représentatives CGT Cheminots, UNSA-Ferroviaire, SUD-Rail, CFDT cheminots se sont réunies en interfédérale le 14 avril 2026.

Elles actent une rupture majeure avec la Direction qui refuse d’entendre la souffrance des cheminot·e·s, et décident d’engager le rapport de force.

Nos fédérations refusent d’accompagner la casse des conditions de travail et la fin de l’unité sociale cheminote avec la multiplication de cadres sociaux suivant les SA ou les activités !

NOUS NE VOULONS PAS D’UNE UNITÉ SOCIALE DE FAÇADE.

Depuis l’alerte solennelle du 2 avril dernier, et alors que le contexte sanitaire et social s’aggrave de jour en jour, la Direction se mure dans une indifférence qui confine au mépris. Nos fédérations ne seront plus les spectatrices de cette dérive.

Nous dénonçons avec la plus grande fermeté les agissements de véritables « baronnies » locales qui, sous prétexte d’autonomie, s’autorisent désormais à piétiner les accords collectifs et les règlements nationaux. Cette désorganisation délibérée détruit les collectifs de travail, installe une insécurité sociale et porte atteinte à nos cadres sociaux communs. Nous ne tolérerons pas que la direction morcelle le Groupe SNCF en de multiples entités avec chacune ses règles propres selon son activité (Voyageurs, Réseau, etc.), rendant inopérants les cadres communs qui font l’unité sociale du Groupe.

LE NAUFRAGE ÉCONOMIQUE ET ORGANISATIONNEL DE LA CONCURRENCE.

La stratégie de filialisation et d’ouverture à la concurrence n’est pas seulement un drame social, c’est une faillite industrielle. Après le fiasco de la sous-traitance à Réseau, un récent compte-rendu de la Commission des finances du Sénat dénonce une désorganisation systémique et une gabegie financière de la concurrence à Voyageurs. Il est inadmissible que les cheminot·e·s fassent les frais d’une idéologie dont les experts soulignent aujourd’hui l’échec et le coût exorbitant pour la collectivité.

INFLATION ET JUSTE RECONNAISSANCE DU TRAVAIL.

L’urgence sociale est aussi celle des salaires. Le contexte international de ces dernières semaines engendre une inflation galopante qui étrangle les cheminot·e·s. Nos fédérations exigent la réouverture immédiate de négociations salariales de haut niveau. Il n’y aura pas de paix sociale tant que la Direction refusera de reconnaître la valeur du travail et des qualifications des cheminot·e·s.

NOS EXIGENCES :

  • Un moratoire sur les réorganisations et les suppressions de postes face à l’état d’urgence sanitaire et sociale,
  • Le maintien de l’unité sociale avec application de l’ensemble des accords à tous les cheminots,
  • La réouverture sans délai de négociations salariales.

En responsabilité, nos quatre fédérations ont déposé une Demande de Concertation Immédiate (DCI) unitaire.

Cette DCI est déposée avec la ferme intention d’appeler l’ensemble des cheminot·e·s à une grève massive si aucun engagement concret, précis et acté n’est annoncé par la Direction de l’entreprise.

Les quatre fédérations appellent à créer les conditions de l’unité la plus large dans tous les établissements et régions.

La Direction doit répondre aux exigences. Dans le cas contraire, elle portera la responsabilité d’une grève massive en juin dans l’ensemble de l’entreprise.

ENSEMBLE, DÉTERMINÉS POUR GAGNER !

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ACTIVITÉS SOCIALES ET CULTURELLES : NOUS N’AVONS PAS LES MÊMES VALEURS !

Gares & Connexions

| CSE/CCGPF

La Fédération CGT des cheminots réprouve la mise en place par le CSE Gares & Connexions, d’un abonnement à l’application « Discover Press » qui donne accès à différents magazines.

D’autant plus quand certains journaux portent des idées réactionnaires et rétrogrades.

Des cheminot·e·s de Gares & Connexions ont interpellé la CGT sur le contenu de la plateforme « Discover Press » mise à disposition par leur CSE.

UNE PLATEFORME RÉPONDANT AUX STÉRÉOTYPES

Dès l’entrée sur ce site internet, les utilisateurs·trices ont accès, en fonction de leur genre, à des revues prolongeant des stéréotypes de société : « pour lui » des magazines sur les autos, le football et « pour elle » les revues sur le tricot et la cuisine.

Pire, le site propose certains magazines comme Valeurs actuelles, qui sont clairement des médias d’opinion au service de l’extrême droite et du capital, prônant notamment la haine de l’autre ainsi que le recul des droits des femmes.

D’autres magazines comme Masculin sont des magazines érotiques qui banalisent une vision sexualisée et réductrice des femmes dans une société patriarcale.

POUR UN CSE AU SERVICE DE L’ÉMANCIPATION, PAS DU CAPITAL !

Il est crucial de rappeler que près de 90 % de la presse nationale est détenue par neuf grandes fortunes (Bolloré, Arnault, Saadé, Dassault…) qui utilisent ces outils, non pour l’information, mais pour défendre leurs intérêts financiers. L’empire de Vincent Bolloré en est l’exemple le plus frappant : une stratégie d’assaut médiatique visant à diffuser une idéologie réactionnaire, tout en instrumentalisant les discours féministes à des fins d’exclusion.

Sous le vernis des couvertures de ces magazines, le sexisme et le conservatisme restent le socle des organisations d’extrême droite que ces groupes valorisent.

Pour la CGT, nos Activités Sociales et Culturelles (ASC) doivent être un rempart contre cette emprise : elles doivent favoriser la réflexion et le lien social, et non engraisser des plateformes privées qui ne répondent en rien à l’émancipation des cheminot·e·s.

La CGT continuera de s’opposer aux idées d’extrême droite et de lutter pour une véritable émancipation des femmes et des salarié·e·s.

POUR UN NOUVEAU STATUT ET DES ACTIVITÉS SOCIALES DE HAUT NIVEAU

Face aux tentatives de division de la Direction, qui cherche à briser l’unité sociale des cheminot·e·s, la CGT porte une ambition radicalement différente. Le combat pour un Nouveau statut du travail cheminot est indissociable de la défense d’Activités Sociales et Culturelles (ASC) véritablement émancipatrices.

Contre la marchandisation et l’isolement, nous revendiquons des ASC qui soient :

  • Créatrices de lien social : à travers des lieux de rencontre physique et des projets collectifs pour les cheminots actifs et retraités et leur famille,
  • Mutalisées pour l’ensemble des cheminots : pour garantir l’égalité des droits, quels que soient le grade ou la région,
  • Vectrices de culture : à l’image du réseau exceptionnel de nos bibliothèques de proximité gérées par les CASI, et du rôle pilier du Service du Livre et des Bibliothèques du CCGPF.

Ces outils, loin d’être de simples services, sont des espaces de liberté et d’accès aux savoirs qui échappent à la propagande des grands empires médiatiques privés. Au moment où l’unité sociale est dans le viseur de la direction, la CGT réaffirme que la culture et la solidarité sont nos meilleures armes.

Pour répondre encore plus aux besoins des cheminots, la CGT revendique une dotation à hauteur de 3 % de la masse salariale pour les actifs et de 1 % pour les retraités.

En renforçant nos structures collectives et en exigeant un statut protecteur, nous pourrons faire obstacle aux idées réactionnaires, à la régression sociale, et aux stéréotypes de genre.

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UN DANGEREUX ET IRRESPONSABLE DÉNI DE RÉALITÉ !

Réunion de concertation préavis

| Les conditions sociales

La Direction avait « oublié » de convoquer la réunion prévue suite au dépôt d’un préavis. La Fédération CGT des cheminots l’a donc convoquée. La réunion s’est tenue le 8 avril. Les réponses concrètes à l’urgence sanitaire et sociale se font toujours attendre…

SUR L’ÉTAT D’URGENCE SANITAIRE ET SOCIAL

La direction de l’entreprise continue de nier la responsabilité de ses politiques brutales de transformation pour imposer son « nouveau monde ». Par le rabotage des droits et une pressurisation des cheminots à l’extrême, elle ambitionne un dumping social à tous les étages.

Pour exemple, le lendemain d’un nouveau drame endeuillant une nouvelle fois la famille cheminote, une direction de zone de production annonçait aux élus la poursuite de l’ensemble des restructurations…

Notre exigence d’un moratoire sur l’ensemble des restructurations est plus que jamais d’actualité pour stopper cette fuite en avant dangereuse et irresponsable.

Alors que, dans tous les métiers, la situation de l’emploi impacte durement les conditions de vie et de travail des cheminots, la Direction assume au contraire la nécessité d’engendrer du cash pour alimenter le fonds de concours et la régénération du réseau.

SUR L’ÉTAT D’URGENCE SALARIAL

La Fédération a porté l’exigence de mesures immédiates, et singulièrement pour les cheminot·e·s qui payent de leur poche pour aller prendre leur service quotidiennement, mais aussi l’urgence à rouvrir des négociations en vue d’augmenter les salaires et d’instaurer une grille unique des salaires pour en finir avec l’iniquité et l’opacité du système de rémunération. La Direction se retranche derrière l’inaction du gouvernement pour justifier la sienne et consentir uniquement à convoquer courant mai un « observatoire de la rému-nération » pour nous expliquer sans doute qu’elle va continuer à nous faire les poches…

SUR L’UNITÉ SOCIALE ET LES DROITS DES CHEMINOTS

La Direction indique que toutes les discussions sont bloquées par le temps de travail, avec une volonté toujours intacte de remettre en cause les 35 heures et tous les taquets de l’accord sur l’organisation du temps de travail.
Pour la CGT, le processus de filialisation/privatisation doit être stoppé, et l’ensemble des droits des cheminot·e·s maintenus.

Face à cette situation, la Fédération CGT des cheminots continuera à maintenir et renforcer l’unité syndicale sur l’ensemble des sujets et à agir pour maintenir l’ensemble des droits des cheminots.

LES RECULS SOCIAUX NE SE NÉGOCIENT PAS, ILS SE COMBATTENT !

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LA SÛRETÉ EST ESSENTIELLE !

Avenir de la SUGE

| Services communs

Dans le cadre de l’audition des organisations syndicales par la « mission Tabarot » sur les impacts de la concurrence sur l’avenir de la SUGE, la Fédération a réitéré sa proposition de considérer la sûreté comme une facilité essentielle liée à l’accès au réseau, et qui s’imposerait à tous les opérateurs.

 

UNE MISSION DE TOUS LES DANGERS...

Cette audition aura permis de rappeler aux deux « chargés de mission » la constance des positions de la CGT, qui a toujours dénoncé la logique de marchandisation de la sûreté via le système inique de la contractualisation.

Ce qui était déjà un problème lors de la création des 3 EPIC s’est accentué par la création des 5 SA, puis du GIE, des filiales FRET et Voyageurs, sans compter les nouveaux opérateurs, tant pour les services librement organisés que conventionnés.

Si tout le monde s’accorde sur le professionnalisme des cheminots de la SUGE et leur niveau de formation, personne ne veut pour autant payer !

Les entités du groupe et la myriade de nouveaux intervenants sur le réseau préfèrent recourir à des sociétés de sécurité privées, dont les agents sont formés en à peine quelques jours, ignorent tout des risques ferroviaires et n’ont pas les prérogatives des agents de la SUGE.

DES QUESTIONNEMENTS QUI ANNONCENT DÉJÀ LA COULEUR

Les « chargés de mission » n’ont pas manqué d’interroger les organisations syndicales sur une possible externalisation de la SUGE au motif que dans un monde concurrentiel, pour les nouveaux opérateurs, le fait que la SNCF ait le monopole de cette prestation serait une anomalie.

L’éventualité d’un GIE ou d’un GIP (groupement d’intérêt économique ou groupement d’intérêt public) a été évoquée, rejoignant ainsi les ambitions de l’actuel directeur de la sûreté, qui n’a en réalité jamais abandonné cette perspective.

Pour autant, les montages du type GIE ou GIP nécessitent l’adhésion des différentes parties prenantes…

UNE EXTERNALISATION DE LA SUGE EST INACCEPTABLE !

Les promoteurs des différentes réformes et les dirigeants de l’entreprise qui promettaient que la SUGE ne serait pas impactée par la concurrence ont donc menti aux cheminots !

La CGT demeure aux côtés de cheminotes et cheminots de la SUGE et est déterminée à :

  •  Gagner une sûreté ferroviaire qui deviendrait une « facilité essentielle » qui s’imposerait à tous les opérateurs,
  • Maintenir et renforcer l’expertise ferroviaire et la formation des cheminots de la SUGE.

TOUTES ET TOUS CHEMINOTS !

RÉUNIFIONS LE SYSTÈME FERROVIAIRE
DANS UNE ENTREPRISE UNIQUE, PUBLIQUE ET INTÉGRÉE : LA SNCF !

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LA FAMILLE CHEMINOTE ENDEUILLÉE

Accident ferroviaire de Bully-les-Mines

| Espace presse

Ce mardi 7 avril 2026, un de nos collègues, cheminot de la SNCF, conducteur du train numéro 7304 circulant sur la ligne Dunkerque – Paris-Nord, est décédé au travail à la suite d’un impact violent avec un convoi militaire.

L’accident est survenu à 6 h 53 au passage à niveau se situant sur la commune de Bully-les-Mines entre Dunkerque et Arras.

Face à ces circonstances dramatiques qui suscitent la plus vive émotion au sein de la famille cheminote, la Fédération CGT des cheminots adresse ses plus sincères condoléances à la famille de notre collègue ainsi qu’à ses proches.

Elle adresse aussi tout son soutien aux nombreux blessés dénombrés dans cet accident.

D’ores et déjà, la Fédération CGT des cheminots a interpellé la direction de l’entreprise afin que les mesures d’accompagnement des collègues directement touchés par ce drame soient mises en place dans les plus brefs délais. L’ensemble des éléments doit être transmis en toute transparence aux représentants du personnel.

Sans devancer les conclusions des enquêtes en cours, la Fédération CGT des cheminots exige que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce drame.

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LA FILIALISATION : UN CHEVAL DE TROIE CONTRE LES DROITS DE TOUS !

Droits et temps de travail

| Les conditions sociales

Face à la colère des cheminots et à la dénonciation unitaire du projet de « paramètres activables » sur le temps de travail dans les filiales, la Direction tente un rétropédalage tactique. Par un courrier du 27 mars, elle prétend « dissiper les malentendus » et jure de ne pas toucher aux 35 heures. Mais ne nous y trompons pas, si la durée légale reste, c’est l’organisation de nos vies qu’ils veulent saccager !

UN RECUL EN TROMPE-L’ŒIL
L’invitation pour le 21 avril prochain ne change rien au fond du problème, la Direction maintient sa stratégie de filialisation (sociétés dédiées) pour répondre aux appels d’offres. Pourquoi créer des filiales si ce n’est pour ne pas appliquer la totalité des accords ?

Vouloir remettre en cause le temps de travail dans les filiales est un cheval de Troie. Une fois que la Direction aura réussi à imposer des conditions dégradées dans une « société dédiée », elle s’en servira comme d’un levier pour exiger les mêmes sacrifices partout ailleurs, au nom de la « concurrence interne ».

LE VRAI VISAGE DU PROJET : DÉCRYPTAGE DES ARTICLES

Voici la réalité des « paramètres activables » que la Direction souhaite mettre en œuvre dans les filiales en dérogeant à nos droits :

Paramètre activé (projet Direction) Réf. accord groupe SNCF Réf. accord de branche Impact pour le cheminot
Amplitude max. (roulants) Art. 8.1 (11/12 heures) Art. 18 (jusqu’à 13 h) Journées de service à rallonge.
Travail effectif/JS (roulants) Art. 7.3 Art. 7 Densification de la journée de travail.
Pause repas (roulants) Art. 11 (cadre strict) Art. 31 (plus souple) Temps de coupure réduit.
Repos journalier à résidence (roulants) Art. 15 (14 h minimum) Art. 22 (11 h minimum) Moins de sommeil, plus de fatigue.
Repos simples (roulants) Art. 16.4 Art. 27 Fragilisation des récupérations.
Prise de service délocalisée Encadrée (résidence) Art. 6 (autorisée) Le trajet devient votre problème.
Repos périodiques (roulants) Art. 16.6 et 18.1 Encadrement strict 19/6 Art. 25 à 28 Encadrement plus souple Perte de la qualité des repos.
Repos doubles (roulants et sédentaires) Art. 16.4 et 32.5 (52 par an) 39 pour les roulants, 30 pour les sédentaires (art. 45) Casse massive des week-ends.
Dimanches garantis Art. 18.3 et 32.7 (22 par an) Art. 26 (14 par an) Casse de la vie familiale et sociale.
Définition du roulant Art. 4 (protecteur) Art. 16 (restrictif) Basculer des agents vers des régimes dégradés.
Décalage PS (CRTT) Stabilité (GPT) Art. 4 (souplesse) Flexibilité et imprévisibilité en gare.
Forfait jours (cadres) 205 jours 217 jours + 12 jours de travail gratuit par an.

LA RÉGLEMENTATION : UN GARDE-FOU, PAS UNE VARIABLE D’AJUSTEMENT
Il est crucial de rappeler que nos accords actuels ne sont pas des privilèges mais des protections indispensables. Dans le cadre de la continuité de service, le régime ferroviaire est déjà extrêmement contraignant par rapport au droit commun : astreintes, travail de nuit, dimanches, jours fériés et découchés.

Les « taquets » que la Direction veut aujourd’hui « activer » sont en réalité des garde-fous vitaux. Ils garantissent :

  • la sécurité ferroviaire – un cheminot fatigué par une amplitude démesurée ou un repos écourté est un risque pour lui-même, ses collègues et les usagers ;
  • la santé des travailleurs – nos organismes subissent déjà les effets des horaires décalés, réduire les temps de récupération, c’est condamner les cheminots à l’épuise-ment professionnel.

Vouloir « bouger les taquets » pour gagner quelques points de productivité face à la concur-rence, c’est jouer avec la sécurité du système ferroviaire et donner aux concurrents le top départ du dumping social.

ENCADREMENT ET FORFAIT JOURS : LA BOMBE À RETARDEMENT

Les cheminots de l’encadrement ne sont pas épargnés, bien au contraire. Déjà, aujourd’hui, le forfait jours est synonyme d’une explosion du temps de travail effectif, bien au-delà de toute limite raisonnable. La charge mentale, la disponibilité permanente et l’absence de réelle déconnexion mènent déjà trop de collègues au burn-out.
Vouloir passer de 205 jours (accord groupe) à 217 jours (accord de branche) dans les filiales, c’est rajouter 12 jours de travail par an sans aucun encadrement des heures réelles, c’est institutionnaliser le surmenage et sacrifier la santé des cadres sur l’autel de la rentabilité. La CGT revendique un encadrement strict du forfait jours et une réduction réelle du nombre de jours travaillés.

L’ÉQUILIBRE VIE PRO–VIE PERSO : UNE ASPIRATION NON NÉGOCIABLE

Aujourd’hui, les cheminots, tous collèges confondus, aspirent légitimement à une vie privée préservée. Travailler la nuit, le dimanche, les jours fériés ou avec des horaires décalés a un impact lourd sur la santé et la famille. La Direction veut nous faire reculer de 20 ans, alors que le progrès social commande d’aller vers :

  • la semaine de 32 heures sans perte de salaire, pour travailler mieux, vivre mieux et créer des emplois ;
  • le maintien de l’ensemble des accords pour TOUS les cheminots (GPF et filiales) ;
  • l’arrêt immédiat du processus de filialisation, qui fragmente le corps social et prépare le dumping.

PRÉPARONS L’ACTION !

L’unité syndicale construite par la CGT est notre meilleure arme. La Direction a reculé sur la forme car elle craint notre réaction collective. Transformons cette peur en victoire !
Ne laissons pas le cheval de Troie de la filialisation dégrader nos vies et nos métiers.

TOUS ENSEMBLE, AVEC LA CGT, EXIGEONS LE MAINTIEN
DE L’ENSEMBLE DES DROITS POUR TOUTES ET TOUS ET LA CONQUÊTE DES 32 HEURES !

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« INCENTIVE » : LA PRIME QUI VEUT DU MAL AUX CHEMINOTS DU MATÉRIEL !

Sécurité du personnel

| Matériel

Une nouvelle fois, la direction du Matériel tente de monnayer la santé des cheminot·e·s. La reconduction de la prime « Incentive » dans les technicentres industriels cache une réalité dangereuse : faire produire toujours plus avec toujours moins, au mépris de la sécurité et de la réglementation.

Pour la CGT, c’est inadmissible !

LA SÉCURITÉ N’EST PAS UN CHALLENGE, C’EST UN DEVOIR DE L’ENTREPRISE !
En 2026, l’un des indicateurs pour toucher cette prime est le nombre d’accidents du travail avec arrêt (ATAA). La Direction fixe des quotas : dépassez le nombre d’accidents « autorisés », et vous perdez votre prime.

Ce système est nocif, injuste et dangereux. Il transforme une blessure en une variable comptable. La CGT dénonce ces pratiques managériales qui conduisent à : l’incitation à la dissimulation, l’omerta organisée par une pression constante pour ne pas déclarer les accidents, la culpabilisation des victimes, et la mise en danger des agents.

SITUATION SANITAIRE ET RÉGLEMENTATION : LE DOUBLE DISCOURS !

Pendant que la Direction s’amuse avec des primes de « challenge », nous constatons dans de nombreux ateliers un manque de moyens pour l’entretien des locaux et des outillages et une dégradation du suivi médical des cheminot·e·s qui met en péril notre santé au quotidien.

De plus, pour atteindre les objectifs, la Direction n’hésite plus à contourner les réglementations sur le temps de travail, les repos et les procédures de sécurité.

NOTRE SANTÉ N’EST PAS À VENDRE !

En limitant les hausses de salaire à quelques miettes, la Direction utilise la préca-rité pour imposer des méthodes toxiques. L’engagement des cheminot·e·s est exemplaire, mais il est sabordé par une désorganisation chronique.

Le salaire ne doit jamais être opposé à l’intégrité physique. Un accident n’est pas un « mauvais chiffre », c’est un signal d’alerte qui impose de renforcer la préven-tion, pas de faire taire les victimes.

Pour la CGT, la sécurité ne doit en aucun cas devenir un levier de chantage financier !
LA CGT REVENDIQUE :

  • l’arrêt immédiat des primes infantilisantes et nocives, qui incitent à la sous-déclaration ;
  • le renforcement et l’extension du régime spécial de protection sociale à l’en-semble des cheminot·e·s de la branche ferroviaire, pour garantir la santé des cheminot·e·s ;
  • des hausses générales de salaire et l’instauration d’une grille unique ;
  • le respect strict de la réglementation du travail et des accords sur le temps de travail ;
  • un véritable plan d’urgence sanitaire pour nos locaux, nos postes de travail et notre suivi médical ;
  • la hausse de la prime de travail à hauteur de 650 euros minimum, pour TOUS.

La sécurité des cheminot·e·s n’est ni à vendre, ni une variable d’ajustement !

LA CGT APPELLE LES CHEMINOT·E·S DU MATÉRIEL À SE TENIR PRÊTS À AGIR !

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DÉTERMINÉS À AGIR !

Communiqué unitaire

| Communiqué

Nos fédérations font le constat sans appel d’une dégradation sans précédent de la situation sanitaire et sociale dans l’entreprise. Nous ne laisserons pas les drames se succéder. L’empilement de restructurations, et le processus de privatisation/ filialisation, ont un seul fil conducteur : attaquer frontalement le socle de droits et garanties collectives des cheminot·e·s.

Nous devons stopper cette politique visant à déstabiliser les salarié·e·s de tous les collèges et créer un climat professionnel anxiogène.

Situation sanitaire et sociale : nos fédérations déclarent l’état d’urgence.

Les drames se succèdent depuis le début de l’année, et il est évident que le travail ne peut pas être mis de côté. Pour nos fédérations, il y a urgence absolue à mettre en protection toutes les cheminotes et tous les cheminots. C’est le sens de l’action de nos fédérations.

Nos organisations syndicales exigent un arrêt des restructurations à tous les niveaux de l’entreprise et du processus de démantèlement/filialisation. Il faut des moyens humains pour bien travailler : la destruction des collectifs et de la proximité doit cesser. C’est bien un arrêt d’urgence qu’il faut opérer !

L’unité sociale des cheminot·e·s est un combat !

Sous couvert d’ouverture à la concurrence, la stratégie d’éclatement et de filialisation est poursuivie aveuglément par la direction SNCF. Ce sont l’ensemble des droits et garanties collectives des cheminot·e·s que la Direction entend raboter, voire supprimer, et ce bien au-delà des seules sociétés dédiées à Voyageurs ou Fret. L’ouverture à la concurrence, que nous continuerons à combattre, ne doit pas servir de prétexte à du moins-disant social généralisé. La sous-traitance répond aux mêmes logiques.

Nous voulons maintenir TOUS les droits pour TOUS. Ce n’est pas aux cheminot·e·s de payer les surcoûts de l’ouverture à la concurrence !

Le temps de travail et les conditions de travail des cheminots dans le collimateur

Toujours sous couvert de la concurrence, et dans un premier temps dans les filiales dédiées, c’est au tour du temps repos et des conditions de travail des cheminot·e·s que la Direction entend s’attaquer. Nous ne sommes pas dupes ! La volonté est bien de remettre en cause les temps de repos journaliers et périodiques, le nombre de jours travaillés, les amplitudes, le nombre de week-ends de TOUS les cheminot·e·s… tout y passe !

C’est déjà le cas avec la volonté d’imposer des outils de commande qui font fi de toute la réglementation et qui poussent les cheminot·e·s vers l’épuisement physique et mental. Les cheminotes et les cheminots ne laisseront pas un pilier de notre unité sociale exploser en de multiples accords au gré des envies de toutes les activités du Groupe !

Nos fédérations entendent continuer à agir dans l’unité, sans exclure aucune modalité d’action, dans l’hypothèse où la Direction maintiendrait sa feuille de route régressive sans prendre en compte les attentes légitimes des cheminot·e·s.

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LA JUSTICE IMPOSE LA TRANSPARENCE À SNCF RÉSEAU !

Sous-traitance

| Tract

Le 26 mars 2026, la cour d’appel de Paris a rendu un arrêt historique confirmant intégralement la condamnation de SNCF Réseau. La Direction doit désormais communiquer toutes les informations sur sa politique de sous-traitance au CSE central. Une victoire décisive pour la CGT, qui combat depuis des années l’opacité sur l’externalisation des activités ferroviaires.

Le contrat de performance signé en 2018 entre l’État et SNCF Réseau a ouvert la voie à une externalisation massive sans transparence. Les consé-quences sont majeures : précarisation de l’emploi avec la multiplication des contrats externalisés, risques accrus pour la sécurité avec l’intervention croissante de sous-traitants, perte progressive des savoir-faire internes menaçant l’avenir du service public ferroviaire.

En janvier 2024, suite à plusieurs incidents de sécurité impliquant des entre-prises extérieures, les élus CGT du CSE central ont exigé la liste complète des partenaires intervenant sur le réseau. La Direction a opposé un refus catégorique, arguant que seuls les CSE d’établissement étaient compétents sur ce sujet. Une stratégie délibérée de fragmentation de l’information pour empêcher toute analyse globale de l’externalisation.

Saisi par la CGT, le tribunal judiciaire de Bobigny a ordonné, le 10 juillet 2025, à SNCF Réseau de communiquer l’intégralité des données. La Direc-tion ayant fait appel, la cour d’appel de Paris rejette tous ses arguments et confirme le jugement point par point.

La décision du 26 mars 2026 ne laisse aucune place à l’ambiguïté. SNCF Réseau doit intégrer dans la base de données économiques, sociales et environnementales accessible au CSE central l’identité complète de toutes les entreprises partenaires, la description détaillée des prestations confiées, le montant et la durée de chaque contrat, les périmètres d’intervention sur le réseau, l’organisation du travail envisagée, avec des données couvrant six années complètes.

Les chiffres révèlent l’ampleur de ce que la Direction tentait de dissimuler : près de 5 000 entreprises partenaires recensées par an, représentant des milliers de contrats et d’interventions sur l’ensemble du réseau ferré national.

La cour d’appel rappelle fermement les obligations légales de l’employeur. Le Code du travail exige la communication d’informations précises et documen-tées concernant tous les partenariats. Le CSE central dispose d’un droit d’accès intégral aux informations de l’entreprise, incluant celles normalement destinées aux CSE d’établissement et rien ne peut venir restreindre ces droits garantis par la loi.

Cette décision de justice crée un précédent majeur puisqu’elle interdit aux directions de fragmenter l’information pour échapper au contrôle des élus sur les politiques d’externalisation.

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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

13 avril 2026

La CGT de la SNCF dénonce le plan de substitution mis en place pendant les travaux au sud de Clermont

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