Fédération CGT des Cheminots


PROTECTION SOCIALE COMPLÉMENTAIRE OBLIGATOIRE : TOUS PERDANTS !

| Les conditions sociales

Des négociations d’entreprise se sont ouvertes autour de la protection sociale complémentaire obligatoire des cheminots.

La direction d’entreprise projette à cette occasion d’imposer la vente forcée d’une assurance santé et d’une assurance décès aux cheminots du cadre permanent.

Même si la Direction propose une participation à hauteur de 65 % (uniquement pour les frais de santé), derrière la promotion se cachent des dangers.

De quoi s’agit-il ?

Les négociations qui viennent de s’ouvrir portent sur les trois accords concernant la protection sociale complémentaire des personnels contractuels : le maintien de salaire en cas de maladie, les frais de santé et l’invalidité-décès.

Les personnels contractuels sont confrontés, depuis le 1er janvier 2016, à une obligation légale de contracter l’assurance santé de leur entreprise.

La CGT est signataire de ces trois accords avec l’objectif de limiter l’impact de ces assurances obligatoires sur le budget familial des cheminots déjà mis à mal par les politiques salariales.

Les négociations engagées ont pour but de pouvoir lancer l’appel d’offres européen pour renouveler, dans les délais légaux, l’assureur (aujourd’hui, Malakoff Humanis).

Selon les études de l’Insee et de la Drees, les personnes les plus fragiles, notamment les plus bas salaires, adhèrent de manière volontaire à un dispositif complémentaire tel qu’une mutuelle, par crainte du risque financier lié à la maladie, crainte accrue par les reculs organisés de la Sécurité sociale.
80 % des cheminots actifs statutaires sont adhérents volontaires d’une mutuelle cheminote. 20 % ont donc fait le choix de ne pas adhérer à une mutuelle.
En revanche, 95 % des retraités actuels sont adhérents d’une des mutuelles cheminotes.
Ces quelque 210 000 cheminots retraités et leur conjoint bénéficient de mécanismes de solidarité intergénérationnelle internes aux mutuelles cheminotes qui permettent de partager le financement des risques avec les actifs.
Si les mutuelles cheminotes venaient à être vidées des cheminots actifs du cadre permanent, les frais de gestion se concentreraient sur une population moindre, et les retraités ACTUELS et À VENIR supporteraient seuls les dépenses. Il en résulterait une augmentation d’environ 20 euros par mois et par personne des cotisations mutualistes actuelles.

Le projet de la Direction

La direction SNCF veut profiter de ces négociations pour remettre sur la table son projet d’imposer aux cheminots du cadre permanent :

  • une assurance santé obligatoire, sans choix du niveau de prestations, pour un montant moyen évalué à 80 euros (dont 30 euros déduits directement du salaire du cheminot). Cette assurance ne couvrira pas le conjoint du cheminot.
    Par ailleurs, la cotisation pour cette assurance sera composée d’une base forfaitaire identique pour tous les cheminots, quel que soit leur salaire, puis un pourcentage du salaire plafonné à partir de 3 666 euros de salaire.
    Ces deux dispositifs (la part forfaitaire identique + le plafonnement de la cotisation) servent à instaurer une solidarité financière des plus bas salaires vers les plus hauts ! La Direction veut donc imposer des dépenses supplémentaires obligatoires aux cheminots, tout en demandant aux plus bas salaires de payer 2 euros supplémentaires par mois pour faire économiser 15 euros aux 15 % de cheminots ayant un salaire supérieur à 3 666 euros ;
  • une assurance capital décès obligatoire pour un montant de 9 euros par mois déduits du salaire du cheminot statutaire.

Ces montants sont des estimations fournies par la Direction, qui ne se livre à aucun chiffrage précis et définitif de l’impact sur les cheminots, renvoyant aux devis à venir des assureurs.

Comment la Direction veut récupérer l’argent qui n’est pas le sien ?

Rappelons que la participation de l’entreprise au financement de ces assurances obligatoires provient des richesses produites par le travail des cheminots. Il ne s’agit donc pas d’un cadeau !

Ensuite, la direction d’entreprise refuse d’améliorer les droits des cheminots statutaires, notamment en modifiant le chapitre 12 du Statut pour supprimer le passage en demi-solde après 184 jours d’absence maladie, ou encore en intégrant la totalité des primes de travail, de traction et autres éléments de rémunération dans l’assiette du salaire maintenu en cas de maladie.

Même si elle s’en défend aujourd’hui, la Direction a toujours dit qu’elle ne financerait pas à la fois une assurance obligatoire et la médecine de soins interne à la SNCF. La menace est donc réelle. 46 cabinets médicaux ont été fermés en 6 ans, passant de 101 en 2017 à 65 en 2023, avec une prévision de suppression de 9 cabinets cette année, en perspective de la mise en oeuvre des assurances santé obligatoires.

La Direction vise également un transfert des dépenses du régime spécial des cheminots (financé à 90 % par les cotisations dites « employeur ») vers les assurances obligatoires qui lui coûteront moins cher.

Le régime spécial menacé !

Depuis plusieurs années, les gouvernements droitiers transfèrent la prise en charge des frais de santé de la Sécurité sociale vers les assurances privées.

Le chiffre d’affaires des organismes complémentaires a augmenté de 120 % en 20 ans, alors que celui de la Sécurité sociale n’a progressé que de 75 %. Parmi ces organismes complémentaires, le nombre de mouvements mutualistes a été divisé par 10 en 25 ans, laissant la place aux fonds d’assurance.

Dernièrement, le gouvernement a annoncé sa volonté de réduire la prise en charge des soins dentaires par la Sécurité sociale de 70 à 60 %, renvoyant le financement vers les complémentaires santé et donc vers la cotisation des salariés. En effet, tout transfert s’accompagne nécessairement de besoins de financement des complémentaires santé et donc d’une hausse des cotisations.

Jusqu’à présent, le régime spécial des cheminots était relativement préservé par ces transferts, et les taux de remboursement du régime variaient peu au regard de l’absence de couverture complémentaire obligatoire vers laquelle transférer les prestations.

Le projet patronal est donc une menace à cet égard.

Tous les cheminots paieraient très cher ce projet !

Globalement, les dépenses de santé sont accrues en ajoutant des étages complémentaires, dont les frais de gestion sont jusqu’à 20 fois supérieurs à ceux de la Sécurité sociale.

Individuellement, 1 euro de prestation santé coûte aujourd’hui 32 fois moins cher à un cheminot affilié au régime spécial qu’à un cheminot affilié au régime général avec assurance santé obligatoire.

L’intégration des agents du cadre permanent dans les contrats d’assurance obligatoire se solderait pour les cheminots contractuels actuels à :

  • une hausse de l’ordre de 7 à 11 euros de la cotisation mensuelle frais de santé pour les cheminots « isolés » (60 % des cheminots contractuels actuels) ;
  • une hausse de 76 euros par mois pour pouvoir assurer un conjoint sans emploi, en raison de l’exclusion du conjoint du contrat ;
  • une hausse de l’ordre de 8 euros par mois pour un couple de cheminots puisque les deux cheminots du couple devraient désormais adhérer chacun à l’assurance santé obligatoire…

Enfin, à son arrivée en retraite, un salarié est exclu du régime obligatoire et ne bénéficie plus de la participation « entreprise » de 65 %.

La Direction envisage de négocier un contrat spécifique retraités à tarif préférentiel avec un assureur. Elle l’envisage même pour les retraités actuels du cadre permanent, condamnant ainsi les mutuelles cheminotes. Compte tenu des effets de l’âge sur le tarif assurantiel, nous pouvons considérer qu’il en coûterait au minimum 100 euros par mois et par personne au cheminot retraité pour pouvoir se couvrir.

Pour financer la couverture des plus basses pensions, la Direction envisage de créer un fonds financier dans lequel chaque cheminot actif, contractuel ou statutaire devrait verser 4 euros par mois de manière obligatoire. Pas un centime ne sera versé par le patronat.

Une charge financière supplémentaire imposée aux cheminots pour réparer les dégâts du projet de la Direction ! C’est le patronat qui casse, et les cheminots qui paient !

Synthèse du projet d’accord patronal

Le projet d’accord soumis par l’entreprise contient :

  • le principe d’imposer aux cheminots du cadre permanent des assurances obligatoires ;
  • aucun chiffrage définitif sur le coût supplémentaire direct engendré pour les cheminots ;
  • le refus d’améliorer les droits statutaires à hauteur des besoins ;
  • le refus de traiter les conséquences financières de l’inaptitude sécurité des cheminots ;
  • le refus de financer les prestations spécifiques non pérennes du régime spécial à hauteur de 90 % comme toutes les autres prestations, passant à 60 % ;
  • une ponction de 4 euros par mois sur le salaire des cheminots actifs pour atténuer les dégâts du projet patronal…

Ce projet contient une multitude de promesses de bonnes intentions patronales et aucun engagement pour les droits des cheminots.

C’est donc un blanc-seing que le patronat sollicite pour parfaire son oeuvre de déconstruction !

La CGT revendique des droits pour les cheminots, pas des obligations !

Pour rappel, les cheminots du cadre permanent, qui bénéficient des droits statutaires et du régime spécial, sont soumis à « un statut particulier » et sont donc préservés de l’obligation de protection sociale complémentaire par une exception prévue par la loi (articles L.911-1 du Code de la sécurité sociale et L.2333-1 et suivants du Code du travail).

Le régime spécial de prévoyance des cheminots, conjugué à l’accès à la médecine de soins généraliste et spécialiste, apportent indéniablement une meilleure réponse aux besoins de santé, basée sur la prise en compte des contraintes professionnelles spécifiques et financée à partir de cotisations spécifiques.

Le régime spécial de prévoyance est financé par les cotisations sociales des cheminots, contrepartie de leur travail. 90 % des cotisations sont dites « patronales » et n’influent donc pas sur le salaire net du cheminot.

C’est pourquoi la Fédération CGT des cheminots revendique l’extension du régime spécial des cheminots à l’ensemble de la branche, pour une protection sociale de haut niveau, la défense du pouvoir d’achat des cheminots par des augmentations générales des salaires et une plus grande unité sociale intergénérationnelle.

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L’égalité à la Traction n’est pas une option !

| Traction

Le 23 juin, le CTN Traction a réuni les conductrices syndiquées à la CGT afin qu’elles puissent exprimer librement les difficultés qu’elles rencontrent au quotidien. Les revendications issues de cette journée ont été portées auprès de la direction en audience.

La CGT des Cheminots reste mobilisée pour obtenir des avancées concrètes, parce qu’améliorer les conditions de travail des femmes, c’est améliorer celles de l’ensemble des cheminotes et des cheminots.

SUR LE PAPIER, LA MIXITÉ… MAIS DANS LES FAITS ?

Depuis plusieurs années, la SNCF affiche son ambition de féminiser l’entreprise, et plus particulièrement les métiers de la Traction. Et pour cause ! Avec seulement 25 % de femmes et à peine 5 % de conductrices, le transport ferroviaire demeure l’un des secteurs les plus masculinisés. Le constat est d’ailleurs encore plus frappant chez les opérateurs privés, notamment dans le transport de fret, où le taux de féminisation dépasse à peine 1 %.

Pour promouvoir l’égalité professionnelle, la direction de la SNCF mise massivement sur des campagnes vidéo, de l’affichage ou encore la création de réseaux. Toutefois, cette image d’ouverture contraste fortement avec la réalité du terrain. Façonné depuis des décennies pour un public masculin, le métier de conducteur n’a quasiment pas évolué pour répondre aux besoins spécifiques des femmes.

DE LA COMMUNICATION, MAIS TOUJOURS PAS DE TRANSFORMATION

Avec un taux de féminisation aussi faible, loin des 7 à 10 % observés chez certains voisins européens, pour la CGT, la direction privilégie clairement la communication à l’adaptation réelle du travail.

En effet, féminiser cette profession exige avant tout d’adapter les conditions d’exercice du métier au quotidien. Or, le manque de prévisibilité des plannings (parfois connus la veille pour le lendemain) se heurte directement à l’organisation familiale et aux modes de garde, une charge domestique qui pèse encore majoritairement sur les femmes.

Sans aménagements concrets du temps de travail ou de solutions de garde adaptées, ce statu quo force nombre de conductrices à renoncer à la profession, à reporter leurs projets de maternité, voire à quitter le métier.

Si les alertes formulées lors de l’audience du 16 juillet ont poussé la direction à annoncer une meilleure prise en compte du sujet, la CGT attend aujourd’hui de réels engagements !

PHYSIOLOGIE ET DIGNITÉ DOIVENT ÊTRE UNE PRIORITÉ !

Au-delà de l’organisation des plannings, une autre contrainte majeure touche le quotidien des conductrices : l’accès aux sanitaires. De nombreux témoignages mettent en évidence les difficultés récurrentes rencontrées sur le terrain, ainsi que les solutions de fortune auxquelles ces cheminotes et cheminots sont parfois contraints de recourir en l’absence d’installations adaptées.  Alors pour éviter ces situations, faute d’accès à des sanitaires, de nombreuses conductrices déclarent se retenir de boire pendant leur service, malgré les risques que cela représente pour la santé.

 

La gestion des règles est, de surcroît, rendue extrêmement complexe faute d’installations propres et accessibles : certaines conductrices avouent doubler leur protection par crainte d’avoir à gérer une situation déjà compliquée, d’autres abandonnent l’utilisation de protections réutilisables, simplement parce qu’elles savent qu’elles ne trouveront pas d’endroit propre pour les changer. Or, le choix de sa protection ne devrait jamais être subi.

Cette difficulté n’est pourtant pas une fatalité : dans d’autres secteurs, des solutions existent déjà. À bord des navires et des avions, les personnels navigants disposent de toilettes, dont certains sont dédiés aux seules travailleuses et travailleurs. Les chauffeurs routiers ont également vu leurs conditions s’améliorer sur cette question, puisque l’Union européenne a imposé la création d’aires de repos à intervalles réguliers sur le réseau routier principal (hors autoroutes).

Concernant le rail, le Royaume-Uni fait même figure de précurseur puisqu’en 2025, les entreprises ferroviaires se sont engagées, via une charte, à prévoir une pause physiologique après un maximum de quatre heures de conduite et à garantir l’accès à des toilettes sûres, propres et facilement accessibles.

Pour la CGT, la possibilité de répondre à ce besoin physiologique n’est pas une option, mais une question fondamentale de dignité, de santé et de sécurité. Un impératif d’autant plus urgent que le morcellement de la SNCF en une multitude d’entités, conjugué à la sécurisation accrue de nombreux locaux, a fini par fermer l’accès à certaines installations jusque-là disponibles. L’employeur doit désormais sortir de cette logique d’exclusion en garantissant un accès effectif à des sanitaires ainsi que les temps nécessaires pour y accéder et ce, dès la conception des journées de service.

SEXISME EN FORMATION : FORMER SANS DISCRIMINER

Les débats du 23 juin sont également beaucoup revenus sur la formation initiale. Si peu de femmes déclarent avoir eu des soucis avec leur moniteur, en revanche nombreuses sont celles qui rapportent avoir été témoins de commentaires et comportements sexistes de la part de certains formateurs ou encadrants.

Si, lors de l’audience, la direction s’est dit étonnée par les faits évoqués, elle s’est vite retranchée derrière sa cellule éthique. Une réponse jugée insuffisante par la CGT, car le lien de subordination et la peur d’entraver leur parcours professionnel empêchent la plupart des stagiaires de signaler ces actes. Si la direction prône la « tolérance zéro », elle n’intervient qu’une fois les faits accomplis : la véritable urgence réside dans une prévention active pour empêcher que surviennent ces agissements.

DES PAROLES… ET DES ACTES ?

Si la direction a pointé certaines améliorations déjà mises en œuvre, notamment sur les temps de retournement en région parisienne ou sur la mise en place de distributeurs de protections hygiéniques, l’interpellation de la CGT a permis d’insister sur la nécessité de poursuivre et d’accélérer le travail engagé.

Les cheminots attendent désormais des actes concrets, à la hauteur des enjeux ; ils relèvent de la santé, de l’égalité, de la dignité, de la sécurité et de l’attractivité de nos métiers.

Nos revendications sont claires :

  • Intégrer dans le référentiel TT0023 un article définissant un droit à une pause physiologique d’au moins dix minutes incompressibles, auxquelles doivent s’ajouter les temps de cheminement nécessaires pour rejoindre les sanitaires ;
  • Prévoir ces pauses dès la conception des journées de service ;
  • Recenser les sanitaires adaptés aux besoins des femmes sur l’ensemble des lieux de retournement, chantier ou établissement, préciser le dispositif d’accès et garantir leur accès par le Carmillon ou badge personnel ;
  • Mettre en place un mécanisme de suivi des aménagements réalisés ;
  • Installer des distributeurs de protections périodiques sur tous les principaux sites ;
  • Travailler à une sérieuse anticipation des plannings afin de permettre une réelle conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle ;
  • Former véritablement l’ensemble des encadrants et formateurs à la prévention des discriminations, des violences sexistes et sexuelles et aux enjeux de l’inclusion, allant au-delà des communications de façade.

LA SNCF AFFIRME VOULOIR DAVANTAGE DE FEMMES À LA TRACTION.
POUR LA CGT, IL EST TEMPS DE PASSER DES DISCOURS AUX ACTES.

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Des milliards qui coûtent cher aux cheminots et aux usagers !

| Communiqué

Les comptes du Groupe pour le premier semestre ont été présentés ce 27 juillet 2026.

Cette nouvelle hausse du chiffre d’affaires (21,9 Md€) et du résultat net (1,2 Md€) se conjugue
avec une autre réalité : la baisse des moyens et des droits pour les cheminots, la hausse des prix et la dégradation des conditions de transport pour les usagers.

Pour la CGT, il y a urgence à changer de modèle.

Nous pouvons nous satisfaire que de plus en plus de voyageurs prennent le train (TGV +2,8 %, TER +2,3 %, Transilien +4 %). Cette tendance, qui s’inscrit désormais dans la durée, nécessite un changement de politique pour répondre aux besoins croissants de transport par le rail.

La hausse de la fréquentation des trains s’accompagne d’une dégradation de la production.

Le cloisonnement des activités, les aléas climatiques, le matériel vieillissant, la réduction des plans de transport ont des conséquences importantes sur le fonctionnement du système et impactent de manière dramatique certains territoires (pour exemple, sur Intercités -3,8 % de fréquentation).

De plus, les retards de livraison de nouveaux matériels (notamment TGV et Intercités) empêchent toute offre supplémentaire, tant en quantité qu’en qualité, pour répondre aux besoins des populations.

Ainsi, guidé par un objectif purement financier, ce sont les usagers, par les prix des billets, et les cheminots, par une pression accrue sur l’emploi, les salaires, les droits et les conditions de travail, qui passent à la caisse.

Pour la Fédération CGT des cheminots, il faut se donner des objectifs d’un report modal ambitieux et y allouer les moyens pour y parvenir afin de faire face aux enjeux environnementaux. Cela implique un changement de modèle mettant au cœur le service public SNCF.

Face aux enjeux environnementaux et sociaux, la réunification du système ferroviaire est plus que jamais urgente.

Le développement de l’offre ferroviaire pour répondre aux besoins ne doit pas se heurter aux limites des capacités industrielles, aux choix inefficaces du financement actuel du système ferroviaire et au dogme de la concurrence.

Pour la Fédération CGT des cheminots, la concurrence comme alternative au désengagement de l’Etat est une impasse.

Promouvoir la contribution au financement du réseau par les autres opérateurs privés, via le fonds de concours, est un leurre.

Ce mécanisme alimente la libéralisation du rail, donc le dumping social pour les cheminots et la dégradation des conditions de transports pour les usagers.

L’État doit être stratège de la politique des transports et singulièrement sur le temps long de la production ferroviaire.

Toujours force de propositions, la Fédération CGT des cheminots revendique :

  • L’urgence d’une véritable loi de financement pluriannuelle des investissements permettant de moderniser, développer le réseau sans en sacrifier des parties.
  • La réunification du système ferroviaire dans une entreprise publique, unique et intégrée : La SNCF.
  • L’amélioration des droits de l’ensemble des cheminotes et cheminots de la branche ferroviaire,
  • L’amélioration des conditions de travail et de vie notamment par des emplois qualifiés ainsi que des augmentations générales des salaires.

LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS APPELLE À L’UNITÉ DES CHEMINOTS POUR DONNER DES SUITES À LA PUISSANTE JOURNÉE DE GRÈVE  DU 10 JUIN DERNIER.

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Incendies en Gironde : La CGT agit !

| Communiqué

Dès lors que les conditions de propagation des incendies ont pris de l’ampleur, avec notamment les premières évacuations, la CGT est entrée en contact avec les différentes directions afin de s’assurer que tous les cheminots :

  • soient en sécurité et bénéficient d’une solution d’accueil temporaire ;
  • soient libérés de la production s’ils ne peuvent se rendre sur leur lieu de travail ;
  • soient exemptés de travail s’ils sont touchés par les évacuations ;
  • soient libérés, sans aucune contrainte, s’ils sont pompiers volontaires (sans décompte des jours spécifiques prévus par les conventions au regard du contexte particulier) ;
  • bénéficient des mesures spécifiques de protection dès lors qu’ils sont à la production.

Les syndicats CGT locaux ont également dressé une liste de camarades pouvant accueillir à leur domicile des cheminots et leur famille.

Les élus CGT en responsabilité au CASI Bordeaux ont aussi fait le choix de mettre en place des mesures spécifiques concernant les activités sociales :

  • Le CASI met à disposition les gîtes disponibles pour les cheminots qui n’auraient pas de solution d’hébergement, ainsi que les salles polyvalentes pouvant servir à des accueils collectifs ;
  • Les ALSH (centres de loisirs) maintiennent l’accueil des enfants dans ces structures, dans le respect des modalités prévues par l’arrêté préfectoral ;
  • Les réservations de vacances annulées en raison des incendies ou des fumées donneront lieu à un remboursement intégral.

La Fédération CGT et ses structures se tiennent aux côtés des cheminots, démontrant une fois de plus que la solidarité n’est pas une option !

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AMV : La CGT obtient une première avancée !

| Le transport de marchandises

Depuis plusieurs années, la CGT ne cesse d’exiger de la Direction qu’elle reconnaisse à leur juste valeur les cheminots titulaires de l’ancien examen « Agent Mouvement » (AMV), un examen exigeant qui attestait d’un haut niveau de qualification ! Concrètement, la CGT revendique le passage à la classe 4 de tous les titulaires de l’AMV !

Sans satisfaire la revendication portée, la Direction est tout de même con­trainte de concéder une avancée à travers une mesure dite « exception­nelle ». Les cheminots concernés bénéficieront donc de l’attribution de la classe 4 six mois avant leur départ à la retraite ou leur mise à la réforme, à condition d’être toujours sur la classe 3 au moment du départ et d’être toujours salarié d’Hexafret.

Pour la CGT, cette mesure constitue une première avancée mais elle de­meure largement insuffisante ! Pourquoi attendre les six derniers mois de carrière pour reconnaître à sa juste valeur le niveau de qualification acquis, parfois depuis plusieurs décennies ?

Les titulaires de l’AMV ont par ailleurs exercé des responsabilités impor­tantes durant toute leur carrière et ont participé au fonctionnement quotidien de l’entreprise à l’appui de cette qualification. Ils sont en droit de bénéficier d’un véritable déroulement de carrière comme d’un parcours professionnel tout au long de leur vie active, qui leur est toujours refusé à ce jour !

LA CGT CONTINUE LE COMBAT ET REVENDIQUE :

  • la reconnaissance à sa juste valeur de l’examen d’AMV ;
  • la fin des blocages artificiels des déroulements de carrière par un véri­table accès à la classe 4 pendant la carrière ;
  • une politique de reconnaissance des qualifications fondée sur les di­plômes, les formations qualifiantes et l’expérience acquise, non sur des contraintes budgétaires.

Cette mesure démontre une nouvelle fois qu’aucune avancée sociale ne tombe du ciel. Sans l’intervention de la CGT, les titulaires de l’AMV seraient restés totalement oubliés.

Cette première victoire doit maintenant ouvrir la voie à une reconnaissance beaucoup plus large de l’ensemble des qualifications des cheminot·e·s.

LA CGT NE LÂCHERA RIEN !
LA RECONNAISSANCE DES QUALIFICATIONS N’EST PAS UNE FAVEUR, C’EST UN DROIT !

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Destination service public !

| Maîtrise et cadres UFCM

Le 21 juillet 2026, l’abandon du projet Destination 2030 a été annoncé par le président Castex, assorti d’une réorganisation de la direction de la SA Voyageurs.
La mobilisation exemplaire de l’encadrement lors de la grève unitaire du 10 juin ainsi que les nombreuses actions locales menées depuis plusieurs mois avec la CGT et son UFCM ont envoyé un signal clair à la Direction en portant au plus haut niveau du GPU le mécontentement des encadrant·e·s.
L’arrêt de D30 doit être un point d’étape vers la voie du service public !

Destination 2030 aurait eu des conséquences majeures pour les cadres et maîtrises : leur rôle d’encadrement des équipes, leur expertise tech-nique et leur savoir-faire métier auraient été sacrifiés sur l’autel de la libéralisation du rail, tout en supprimant un grand nombre de directions et de sièges en territoires, impactant directement l’emploi et les condi-tions de travail des encadrant·e·s.

À rebours de ces réorganisations néfastes, la CGT et son UFCM sont force de propositions pour gagner des droits nouveaux, collectifs et oppo-sables pour l’ensemble des cheminot·e·s de la branche ferroviaire, dans une optique de réunification des chemins de fer dans une SNCF unique, publique et intégrée, fondée sur des droits collectifs de haut niveau !

L’UFCM-CGT, aux côtés des ingénieur·e·s, cadres, technicien·ne·s et agent·e·s de maîtrise (Ictam), restera vigilante face aux velléités du patro-nat de casse de l’entreprise et de nos droits sociaux. Les politiques régressives ne sont pas une fatalité : l’unité du corps social cheminot, le rapport de forces et la mobilisation sont les ingrédients nécessaires pour construire collectivement un avenir où chacun pourra vivre et travailler dignement, en proximité, dans un cadre émancipateur et pour le bien commun !

La CGT et son UFCM revendiquent :

  • l’arrêt immédiat de TOUTES les restructurations ;
  • un moratoire immédiat sur le processus de filialisation de la SA Voyageurs ;
  • le retour à une entreprise SNCF unique, publique et intégrée ;
  • le développement du service public ferroviaire ;
  • la mise en place d’un nouveau Statut du travail cheminot (NSTC).

RASSEMBLÉS ET DÉTERMINÉS, ÉLEVONS LE RAPPORT DE FORCES POUR TRACER LA VOIE DU SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE DE DEMAIN !

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Canicule : attention à ne pas barsser de l’air chaud !

| Non classé

À l’initiative de la Direction, une table ronde s’est tenue le 21 juillet, au niveau du Groupe, sur le sujet de l’impact des fortes chaleurs sur les conditions d’exercice des métiers et sur le service public. Ce sont bien les initiatives d’interpellation des directions en territoires et les actions de mobilisation des cheminots organisées par la CGT qui contraignent l’entreprise à intégrer le sujet !

Le président de la SNCF a ouvert la table ronde en indiquant mesurer la difficulté des périodes traversées par les cheminot·e·s, cet été. Il a reconnu explicitement que les mesures d’ores et déjà mises en oeuvre par les diffé-rentes entités du Groupe, si elles existent, restent insuffisantes au regard de la réalité vécue sur le terrain.
Sur la méthode, la Direction a annoncé qu’elle laisserait chaque société élaborer son propre « plan de continuité de service », tout en pointant la nécessité de faire valider certaines décisions par les pouvoirs publics dans la gestion de ces épisodes climatiques.

Pour la CGT, ce choix pose déjà question : renvoyer l’élaboration des plans à chaque société, c’est acter par avance des réponses fragmentées et iné-gales selon les établissements, alors que les cheminot·e·s ont besoin d’un cadre homogène et opposable partout.

LE RETOUR D’EXPÉRIENCE (REX) DES SOCIÉTÉS

Chaque société du Groupe a ensuite présenté son bilan des impacts de la canicule et de l’efficacité des mesures prises. Sur le fond, les réponses apportées sont restées de même nature d’une entité à l’autre :

  • des mesures matérielles ponctuelles : achat de ventilateurs et de climati-seurs, mise en place de points d’eau, distribution d’équipements de pro-tection individuelle (EPI) adaptés aux fortes chaleurs pour les agent·e·s, investissement sur les bâtiments, écostationnement… ;
  • à la marge, quelques évolutions de l’organisation du travail : décalage d’horaires dans certains métiers pour éviter les heures les plus chaudes ;
  • une souplesse ponctuelle accordée sur le télétravail, quand le métier le permet.

Ces mesures, certes réelles, restent de nature palliative. Aucune société n’a présenté de dispositif structurel permettant d’anticiper durablement les épisodes climatiques, alors que le bilan au plan sanitaire révèle une forte augmentation des accidents du travail.

UNE DIRECTION QUI NE SORT PAS DE SES DOGMES

Les interventions des directions témoignent d’une prise en compte du sujet. Mais chacune reste enfermée dans son périmètre, sans réflexion transverse sur la mutualisation des moyens humains et matériels à l’échelle du Groupe.

Toutes les organisations syndicales présentes ont unanimement pointé le même constat : un décalage flagrant entre les discours de la Direction nationale et la réalité du terrain, où les directions locales ne mettent pas tout en oeuvre pour appliquer, voire pour simplement entendre, les mesures annoncées au niveau national !

SEULE LA CGT FAIT DES PROPOSITIONS.

Si la fédérations syndicales ont fait remonter des difficultés rencontrées par les cheminot·e·s, seule la CGT a porté des propositions concrètes, notamment sur :

  • l’augmentation des temps de repos, périodiques et journaliers, pour l’ensemble des che-minot·e·s ;
  • la réduction et l’aménagement des journées de service pour limiter l’impact des fortes chaleurs ;
  • la réunion en urgence des commissions métiers pour définir un cadre général applicable partout ;
  • l’arrêt de la circulation des trains en EAS durant les épisodes de fortes chaleurs ;
  • une véritable mutualisation des moyens en production, en gare et dans la filière Trains ;
  • la garantie des droits sociaux des agent·e·s mobilisés : respect des temps de repos, prime de réserve, augmentation de la prime de travail ;
  • un engagement clair et chiffré de l’entreprise sur les moyens humains et matériels pour anticiper les épisodes climatiques.

DES PLANS DE TRANSPORT ADAPTÉS : MOINS DE TRAINS POUR LES USAGERS !

La Direction a clairement annoncé vouloir anticiper des plans de transport adaptés selon le niveau de canicule, plans qui devront être validés avec les autorités organisatrices de la mobilité (AOM), notamment les Régions.

Derrière cette annonce présentée comme une mesure de bon sens et de sécurité, la réalité est simple : cela signifie moins de trains en circulation pour les usagers lors des épisodes de fortes chaleurs, sans qu’aucune garantie ne soit apportée sur les alternatives proposées aux usagers ni sur les conditions de travail des cheminot·e·s en charge de la mise en oeuvre de ces plans dégradés.

INVESTISSEMENT, LA QUESTION QUI RESTE SANS RÉPONSE

La question centrale de l’investissement, dans le matériel roulant comme dans l’infrastruc-ture, a été posée en séance. Sur ce point, aucune réponse concrète, aucun engagement chiffré n’a été apporté par la Direction. Cette absence de réponse laisse anticiper la pour-suite d’une politique d’austérité, alors même que le vieillissement des infrastructures et du matériel roulant est l’une des causes structurelles de la fragilité du système ferroviaire face aux épisodes climatiques.

POURSUIVRE NOTRE DÉMARCHE ET ENGAGER DES BATAILLES EN LOCALITÉ

La Fédération CGT des cheminots n’attendait pas mieux de ce rendez-vous. Cependant, elle ne saurait accepter les dérives constatées sur le terrain, notamment sur la forte dégradation des conditions de travail ! Exigeons partout et au plus près du terrain l’application immédiate de mesures de protection et refusons que les situations dégradées d’aujourd’hui deviennent la routine de demain.

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ET MAINTENANT ?

| Communiqué

Le Président CASTEX vient d’annoncer le remaniement de l’équipe dirigeante de la SA Voyageurs et l’abandon du projet Destination 2030.
Au-delà de la valse des dirigeants, ce sont les orientations et les politiques menées qui doivent être profondément revues !

L’action unitaire du 10 juin et le niveau de mobilisation des cheminots a permis d’acter l’arrêt des restructurations – et singulièrement de Destination 2030, qui visait à reconfigurer la SA Voyageurs dans une logique purement business liée à l’ouverture à la concurrence des services conventionnés et à l’arrivée de nouveaux acteurs dans les Services Librement Organisés (SLO).

Pour la CGT, ce sont les logiques de démantèlement et de morcellement du service public SNCF en une multitude de sociétés dédiées qui doivent être urgemment stoppées.

La balkanisation de l’entreprise et la logique d’abaissement des droits des cheminots, sous couvert d’une ouverture à la concurrence qui s’avère d’ores et déjà comme une scandaleuse gabegie financière, est une erreur d’aiguillage qu’il faut corriger pour remettre la SNCF sur la voie du service public.

Au-delà du gouffre financier pour servir des intérêts privés, cet éclatement de l’entreprise est un non-sens au regard de la désoptimisation de l’organisation de la production et du système ferroviaire qui, cloisonné et étanchéifié dans des dizaines de PME du rail, est condamné à perdre en efficacité et en capacité de réponse aux besoins du service public.

À l’inverse, la CGT est porteuse de propositions visant à réunifier le système ferroviaire en remettant de la transversalité, de la coopération, des passerelles, des parcours professionnels, mais aussi des droits matérialisant une unité sociale, gage du bon fonctionnement de l’ensemble.

La grève du 10 juin dernier, dans un cadre unitaire, a constitué une première étape et a permis de faire bouger les lignes. En ce sens, la Fédération CGT des cheminots continuera à créer les conditions de l’unité des cheminots pour arracher de nouvelles conquêtes.

Pour la CGT, la seule voie c’est :

  • le renforcement du Service Public SNCF ;
  • le retour à une entreprise unique publique et intégrée ;
  • la construction d’un Nouveau Statut du Travail Cheminot (NSTC).

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LA DIRECTION VEUT DES ASCT AU RABAIS, LA CGT S’Y OPPOSE !

DCI sécurité

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Une DCI de la Fédération CGT des cheminots et de la CFDT a été déposée. Ce processus a été mis en oeuvre à la suite de réponses jugées insatisfaisantes lors des audiences précédentes. Elle a porté sur : l’éligibilité de tous les ASCT aux TCS accompagnement des trains ; le contenu et l’application des VO ; l’information autour du déploiement de Soprano ; ainsi que les effectifs et les parcours professionnels des ASCT. Pour la CGT, cette démarche prolonge deux années d’interpellations sur l’application de la STI OPE.

UNE DIRECTION FOCALISÉE SUR LES COÛTS

Reçue le 8 juillet par les directions Bord et Sécurité (SA Voyageurs, TGV-IC et TER), la CGT a réaffirmé son insatisfaction face aux réponses apportées lors de l’audience du 22 juin. Les faits le montrent, la Direction traite la STI OPE sous le seul angle de la réduction des coûts (formation, suivi médical et suivi des compétences), la concurrence poussant vers le dumping social.
Pour rappel, le 25 février 2026, sous la pression de la CGT, la direction Inter-cités a finalement maintenu les TCS pour les ASCT, et plusieurs BU TER sont revenues sur la VO 400 en créant des VO « locales », adaptées aux réalités de terrain remontées par les militant·e·s. Pour la CGT, c’est la preuve que ces choix doivent être révisés, avec un seul objectif : un haut niveau de sécurité.

LES PARCOURS PROFESSIONNELS EN DANGER !

La mise en oeuvre de la STI OPE relève des entreprises ferroviaires. Aussi, les choix opérés par la Direction fragilisent les engagements pris après le conflit de décembre 2022 : les établissements cédants (TER et Transilien) doivent assu-rer la formation nécessaire pour accéder à Inoui. Or, la disparition des TCS réduit le nombre de formateurs à TER — déjà quasi inexistants chez Transilien. Autre point de vigilance : lors des remplacements d’été (TER vers TGV), com-ment garantir une formation et une VMAS pour un ASCT TER sur seulement 3 à 4 semaines si les suivis médicaux et de sécurité ne sont plus assurés ?

EFFECTIFS EN SOUFFRANCE, LES FLÉCHAGES ATTENDUS !

La Direction a confirmé l’engagement de 154 recrutements pour l’année 2026 et 21 parcours professionnels. À date, 62 recrutements ont été effectués (47 sur TER), et 17 parcours professionnels réalisés. La CGT observe que le volume emploi 2025 (213 réalisés pour 230 budgétisés) avait conduit à un déficit, après deux années d’essor. Les conséquences sont déjà visibles dans les trains au quotidien (train en EAS, agents B manquants, congés refusés…). Il est donc urgent de revoir le niveau de recrutement à la hausse.
Aussi, la CGT a exigé que les embauches dans le prolongement des échanges soient toutes 4S. De plus, au regard des annonces du 23 juin du président Castex, la CGT a sollicité la Direction sur le fléchage des 80 emplois dédiés aux métiers de la relation clients. Combien au Bord ? Quelles activités ? Quelles régions et quels volumes par territoire ? Toutes ces questions n’ont pour l’heure reçu aucune réponse… Les arbitrages ne seraient-ils pas terminés, ou les enga-gements du Président seraient non tenus ?

Cette DCI démontre que les choix de la Direction affaiblissent le métier d’ASCT et, avec lui, le niveau de sécurité des circulations. En alignant la formation sur le minimum de gestes requis, la Direction réduit le coût annuel des ASCT : la sécurité est sacrifiée sur l’autel de la compétitivité.

La CGT ne lâche rien et poursuit toutes les démarches néces-saires pour que tous les ASCT soient définis comme des agents d’accompagnement des trains et ainsi garantir un haut niveau de qualification et la reconnaissance du métier qui en découle !

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derrière vos galères, des choix mortifères !

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Madame, Monsieur,
Bonjour

La liste de pannes ferroviaires, de retards, de suppressions de trains pour diverses raisons s’allonge de jour en jour. Depuis plusieurs semaines, ce sont vos trajets, vos vacances, votre sécurité qui trinquent.
La communication de la SNCF s’articule autour « d’aléas », de canicule, voire de « malchance » pour justifier cette dégradation.

La CGT Cheminots affirme que ce ne sont pas des accidents isolés.
C’est le résultat prévisible de choix politiques et budgétaires qui rongent le rail.

CE QU’ON VOUS CACHE DERRIÈRE CHAQUE « INCIDENT »

  • Des rails et des caténaires vieillissants, dont le remplacement est repoussé année après année faute de moyens suffisants, se déforment ou lâchent à la moindre vague de chaleur.
  • Des trains anciens, mal préparés aux fortes chaleurs, sont maintenus en circulation faute de renouvellement du matériel roulant. C’est pourtant un investissement nécessaire sur lequel les pouvoirs publics rechignent.
  • Moins d’agents pour surveiller, entretenir et sécuriser des kilomètres de voies : la maintenance préventive recule, la maintenance en urgence, elle, explose..
  • Avec la multiplication des filiales et des opérateurs concurrents, la mutualisation des moyens d’entretien et de maintenance, qui faisait la force du système, devient extrêmement complexe.

Pour la CGT Cheminots, le train est une réponse cohérente pour lutter contre le réchauffement climatique !

ALORS, POURQUOI CETTE SITUATION ?

Il est clair que, pour le Gouvernement et la Direction de la SNCF, la première ambition reste d’amorcer avec « succès » l’ouverture à la concurrence dans le secteur plutôt que répondre aux besoins des usagers et aux exigences environnementales.

POURTANT LA CONCURRENCE NE PROTÈGE PAS ELLE COÛTE !

  • Les nouveaux opérateurs s’installent sur les lignes dites « rentables » et ne se préoccupent pas de l’aménagement du territoire.
  • Le prix du billet ne baisse pas, contrairement à ce qu’assènent à longueur de temps les promoteurs de la concurrence.
  • Des centaines de millions d’euros publics partent chaque année pour financer la mise en concurrence et favoriser l’arrivée de nouveaux opérateurs.

CHEMINOTS ET USAGERS CONFRONTÉS AUX MÊMES CONSÉQUENCES !

Derrière chaque incident qui vous immobilise, il y a des cheminots à qui il est demandé de faire toujours plus, avec toujours moins :

  • moins d’effectifs
  • moins de temps pour la maintenance
  • moins de moyens pour anticiper

L’éclatement du système ferroviaire se traduit aussi par la désorganisation du travail avec l’impossibilité de mutualiser les moyens lors d’aléas de production, par exemple, pour rendre plus efficace la prise en charge des usagers.

La direction de la SNCF s’attaque aussi aux droits sociaux des cheminots en mettant en place une politique de dumping social, en créant des filiales dans les régions.

  • Il s’agit de faire des économies sur le dos des cheminots pour améliorer les marges financières des entreprises.
  • Ce sont les mêmes économies qui dégradent votre voyage et qui usent celles et ceux qui font rouler 15 000 trains chaque jour en sécurité.

Le 10 juin dernier, les cheminotes se sont exprimés par la grève.

À ce stade, ni les politiques, ni la Direction de la SNCF ne prennent en compte sérieusement ce signal d’alarme.

Notre exigence :

Un État stratège, qui planifie la reconstruction du service public ferroviaire, marchandises et voyageurs, des trains pour tous et avec des cheminots en nombre suffisant, avec les moyens de travailler dignement !

La fédération continuera à porter ses revendications partout.

Elle poursuivra sa démarche de convergences avec les associations d’usagers sur l’ensemble du territoire pour imposer d’autres politiques de transport, tournées vers l’intérêt général.

USAGERS – CITOYENS – CHEMINOTS UNIS POUR LE FER !

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