Fédération CGT des Cheminots


QUI VEUT FAIRE PAYER LES CHEMINOTS ?

Complémentaires-santé obligatoires

| Les conditions sociales

Le patronat, dont la direction SNCF, avec l’aide de la CFDT cheminots, a engagé une négociation de branche en vue d’imposer aux cheminots du cadre permanent et à leur famille l’adhésion contrainte à une complémentaire-santé obligatoire.

Les complémentaires-santé peuvent être de plusieurs types : les mutuelles, les institutions de prévoyance et les assurances à but lucratif.

La CGT n’est pas opposée aux complémentaires-santé, à l’exception des assurances qui n’ambitionnent que le profit et non la santé.

La CGT a d’ailleurs participé à la création de plusieurs mutuelles, dont des mutuelles cheminotes.

Cependant, la CGT est opposée à tout transfert de la Sécurité Sociale vers les complémentaires-santé et à la remise en cause de la liberté d’adhésion mutualiste et au libre-choix de l’organisme par l’affilié

COMPLÉMENTAIRE-SANTÉ OBLIGATOIRE : UN PROGRÈS PATRONAL MAIS PAS SOCIAL

Les complémentaires-santé obligatoires imposées aux salariés suite à l’accord MEDEF, CFDT, CFTC et CFE-CGC en 2013 :

  • Constituent un repli organisé de la Sécurité Sociale : on passe d’un système basé sur la réponse aux besoins, à un système minimaliste auquel s’ajoutent des étages plus ou moins individuels et tous privés ;
  • Ouvrent droit pour le patronat, à une exonération de cotisation sociale pour l’ensemble des sommes versées ;
  • Occasionnent un surcoût global, car les organismes de Sécurité Sociale ont des coûts de gestion nettement moindres, sans tenir compte du but lucratif des assurances ;
  • Retirent au salarié le choix d’adhérer ou non à une mutuelle et de la choisir, le tout au profit des grands groupes assurantiels qui tendent à imposer leur monopole ;
  • Accentuent mécaniquement les dépassements d’honoraires en les faisant payer par les complémentaires-santé (et donc par les salariés), soit un transfert du pouvoir d’achat des salariés vers celui des professions libérales ;
  • Excluent de la solidarité les privés d’emploi et les retraités ;
  • Condamnent les salariés arrivant en retraite à une brutale hausse de leurs cotisations car ils doivent prendre en charge la part employeur, à laquelle s’ajoute souvent une majoration au prétexte de l’âge.
    La législation prévoit uniquement un encadrement de la hausse globale de la cotisation sur les 2 premières années (maxi 125 % la première année, puis 150 % la seconde année puis sans limite à partir de la troisième année).

COMPLÉMENTAIRE-SANTÉ DES CONTRACTUELS SNCF : LE PROBLÈME, C’EST L’OBLIGATION

La Fédération CGT des cheminots est signataire des accords complémentaires-santé des

personnels contractuels de la SNCF d’une part, puisqu’il s’agit d’une obligation légale et d’autre part avec le souci permanent de faire en sorte que ce prélèvement obligatoire à destination d’officines privées, pèse le moins possible sur le budget mensuel des cheminots, déjà bien affaibli par les politiques salariales désastreuses.

Les accords complémentaire-santé des contractuels SNCF sont globalement de bon niveau en termes de rapport cotisation/prestations (60 % de la cotisation est réglée par l’entreprise et 40 % par le cheminot).

Cependant, la plupart des problématiques rencontrées par les cheminots contractuels découle du caractère obligatoire de l’adhésion :

  • Les cheminots sont contraints d’adhérer à une formule de haut niveau et donc plus coûteuse que les formules qu’ils choisissent généralement ;
  • Les cheminots sont contraints de cotiser pour l’ensemble de leur famille, sauf s’ils vivent seuls sans enfants ou si leur famille est couverte par ailleurs. Il leur en coûte mensuellement en moyenne 71 euros (sur une cotisation globale versée à l’assureur de 180 euros) ;
  • Un cheminot seul doit s’acquitter d’une cotisation de 29 euros en moyenne. Cependant, si sa situation familiale évolue et qu’il omet d’en aviser l’entreprise, il devra s’acquitter d’un rappel à hauteur de la cotisation « famille », y compris sur plusieurs mois, sans avoir pu bénéficier des prestations ;
  • Si un cheminot vivant en famille se sépare et qu’il omet d’en aviser l’entreprise, les surplus de cotisations versés sont en revanche perdus ;
  • S’ajoute à ces dépenses une assurance complémentaire décès-invalidité obligatoire dont la cotisation mensuelle payée par chaque cheminot est en moyenne de 30 euros.

En somme, même si les contrats proposés sont globalement de bonne qualité, la Fédération CGT des cheminots considère que les cheminots doivent être libres d’y souscrire ou non.

COMPLÉMENTAIRE-SANTÉ OBLIGATOIRE POUR LES PERSONNELS STATUTAIRES : UNE VENTE FORCÉE !

Actuellement, 80 % des cheminots statutaires actifs adhèrent volontairement à une mutuelle cheminote dont ils ont choisi la formule.

Le coût, en augmentation à cause des reculs de la Sécurité Sociale accompagnés par le patronat et ses soutiens syndicaux, se situe selon l’âge entre 17 et 27 euros pour les formules de base (environ 50 % des cheminots affiliés) et entre 27 et 57 euros pour les plus hauts niveaux de prestation.

Les partisans de la vente forcée d’une assurance privée aux cheminots statutaires considèrent que les 20 % de cheminots qui n’ont pas de mutuelle s’expliquent par des difficultés financières.

Cette thèse est d’évidence erronée car il est vérifié que de manière générale, les salariés ayant les plus faibles revenus sont précisément ceux qui ne pratiquent pas le « risque calculé » et qui se prémunissent davantage des risques qu’ils ne pourraient pas assumer financièrement.

Si 20 % des cheminots statutaires n’ont actuellement pas de mutuelle, c’est donc principalement par choix et par droit !

COMPLÉMENTAIRE-SANTÉ OBLIGATOIRE POUR LES PERSONNELS STATUTAIRES : UNE MISE EN PÉRIL GÉNÉRALE !

La mise en place d’une complémentaire-santé obligatoire pour

les cheminots du Cadre Permanent :

  • N’est pas obligatoire car les salariés régis par le Statut sont préservés par la loi de cette obligation ;
  • N’est pas nécessaire puisque les prestations du Régime Spécial de Prévoyance des cheminots sont supérieures au régime général ;
  • Sert d’alibi à la direction SNCF pour refuser la pérennisation de certaines prestations du Régime Spécial (forfaits dentaire, acoustique, chirurgie, hébergement d’un parent d’enfant hospitalisé, prise en charge des troubles du développement chez l’enfant, prévention du renoncement aux soins bucco-dentaires…) ;
  • Serait un surcoût de dépenses mensuelles imposé aux cheminots statutaires actifs. En effet, contrairement aux slogans des partisans de cette vente forcée, l’entreprise ne paierait pas 50 % des cotisations actuelles du cheminot, mais 50 % des cotisations d’une assurance au plus haut niveau ;
  • Isolerait les cheminots retraités actuels dans les mutuelles cheminotes. Leurs cotisations mutualistes augmenteraient alors de 15 à 20 % dès la première année sous l’effet de frais de gestion assumés par une moindre population, et sous l’effet de la suppression de la solidarité intergénérationnelle qui leur permet de collectiviser les risques maladie avec les populations plus jeunes ;
  • Acterait la disparition du tissu mutualiste cheminot en le privant de 130 000 cheminots actifs et leur famille ;
  • Pourrait entraîner, comme l’a toujours affirmé la direction SNCF, la remise en cause de la médecine de soins interne, généraliste et spécialiste ;
  • Menacerait directement les droits issus du Statut : maintien de salaire en cas de maladie, allocation décès versée par le Régime Spécial, pension de réforme…

DES MINORITÉS SYNDICALES QUI VOUDRAIENT DÉFAIRE L’HISTOIRE

Ceux qui aujourd’hui voudraient imposer aux cheminots du Cadre Permanent le paiement d’une assurance privée sont :

  • Ceux qui ont signé l’Accord National Interprofessionnel du 11 janvier 2013 relatif « à la compétitivité des entreprises et à la sécurisation de l’emploi » qui constitue un recueil d’exigences patronales ;
  • Ceux-là même qui accompagnent systématiquement les reculs de la Sécurité Sociale dans les conseils d’administration, y compris de la CPRP SNCF en votant favorablement les diminutions de cotisations en faveur des employeurs ;
  • Ceux qui voudraient transférer la Sécurité Sociale vers des officines privées ;
  • Ceux qui finalement considèrent qu’il est « moderne » de tourner la page des droits statutaires, du régime spécial et de la Sécurité Sociale.

NE JETONS PAS L’ARGENT DES CHEMINOTS DANS LES POCHES DES ASSUREURS !

La mise en place d’une complémentaire-santé obligatoire pour les cheminots statutaires coûterait environ 15 à 19 millions d’euros par mois à la SNCF en termes de cotisations à l’assureur, ce qui représente en moyenne environ 130 euros par mois et par cheminot.

Pour la CGT, plutôt que d’être dédiées à la vente forcée d’assurance-santé, ces sommes doivent être consacrées aux augmentations générales des salaires, que les cheminots doivent être libres d’utiliser à leur guise !

Rappelons que la SNCF représente plus de 98 % de l’organisation patronale de branche UTP et qu’à ce titre, tout positionnement de l’UTP est nécessairement approuvé par la direction SNCF.

LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS HISTORIQUEMENT EN FAVEUR DU PROGRÈS SOCIAL !

La CGT revendique :

  • L’extension du Régime Spécial de Prévoyance et de Retraite à l’ensemble des cheminots de la branche ;
  • L’amélioration des prestations du régime spécial, notamment en pérennisant les prestations spécifiques non-pérennes ;
  • L’accès à la médecine de soins généraliste et spécialiste pour l’ensemble des cheminots de la branche ferroviaire, actifs, retraités, statutaires et contractuels.

UNE NÉGOCIATION QUI DÉTOURNE LE VOTE DES CHEMINOTS

La validité des accords d’entreprise est conditionnée à leur signature par des organisations syndicales représentant plus de 50 % des voix des cheminots.

Les accords de branche peuvent être signés par une ou plusieurs organisations syndicales représentant 30 % des voix.

Afin de contourner la règle de l’accord majoritaire, le patronat et l’organisation syndicale minoritaire CFDT tentent de décider pour tous les cheminots en passant la négociation par la branche ferroviaire plutôt que dans l’entreprise.

Il s’agit d’une spoliation du vote des cheminots !

La mise en place de complémentaires-santé obligatoires pour les cheminots du Cadre Permanent serait un recul historique pour les cheminots, le Régime Spécial et les droits statutaires.

La Fédération CGT des cheminots appelle donc celles des organisations syndicales qui n’ont pas un intérêt économique à promouvoir les fonds assurantiels, à refuser de s’associer à ce projet patronal !

LE 31 MARS 2022, ENGAGEONS-NOUS ET MANIFESTONS À PARIS !
LA LUTTE DES CHEMINOTS EST D’INTÉRÊT GÉNÉRAL !

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LA FILIALISATION : UN CHEVAL DE TROIE CONTRE LES DROITS DE TOUS !

Droits et temps de travail

| Les conditions sociales

Face à la colère des cheminots et à la dénonciation unitaire du projet de « paramètres activables » sur le temps de travail dans les filiales, la Direction tente un rétropédalage tactique. Par un courrier du 27 mars, elle prétend « dissiper les malentendus » et jure de ne pas toucher aux 35 heures. Mais ne nous y trompons pas, si la durée légale reste, c’est l’organisation de nos vies qu’ils veulent saccager !

UN RECUL EN TROMPE-L’ŒIL
L’invitation pour le 21 avril prochain ne change rien au fond du problème, la Direction maintient sa stratégie de filialisation (sociétés dédiées) pour répondre aux appels d’offres. Pourquoi créer des filiales si ce n’est pour ne pas appliquer la totalité des accords ?

Vouloir remettre en cause le temps de travail dans les filiales est un cheval de Troie. Une fois que la Direction aura réussi à imposer des conditions dégradées dans une « société dédiée », elle s’en servira comme d’un levier pour exiger les mêmes sacrifices partout ailleurs, au nom de la « concurrence interne ».

LE VRAI VISAGE DU PROJET : DÉCRYPTAGE DES ARTICLES

Voici la réalité des « paramètres activables » que la Direction souhaite mettre en œuvre dans les filiales en dérogeant à nos droits :

Paramètre activé (projet Direction) Réf. accord groupe SNCF Réf. accord de branche Impact pour le cheminot
Amplitude max. (roulants) Art. 8.1 (11/12 heures) Art. 18 (jusqu’à 13 h) Journées de service à rallonge.
Travail effectif/JS (roulants) Art. 7.3 Art. 7 Densification de la journée de travail.
Pause repas (roulants) Art. 11 (cadre strict) Art. 31 (plus souple) Temps de coupure réduit.
Repos journalier à résidence (roulants) Art. 15 (14 h minimum) Art. 22 (11 h minimum) Moins de sommeil, plus de fatigue.
Repos simples (roulants) Art. 16.4 Art. 27 Fragilisation des récupérations.
Prise de service délocalisée Encadrée (résidence) Art. 6 (autorisée) Le trajet devient votre problème.
Repos périodiques (roulants) Art. 16.6 et 18.1 Encadrement strict 19/6 Art. 25 à 28 Encadrement plus souple Perte de la qualité des repos.
Repos doubles (roulants et sédentaires) Art. 16.4 et 32.5 (52 par an) 39 pour les roulants (pas de garantie pour les sédentaires) Casse massive des week-ends.
Dimanches garantis Art. 18.3 et 32.7 (22 par an) Art. 26 (14 par an) Casse de la vie familiale et sociale.
Définition du roulant Art. 4 (protecteur) Art. 16 (restrictif) Basculer des agents vers des régimes dégradés.
Décalage PS (CRTT) Stabilité (GPT) Art. 4 (souplesse) Flexibilité et imprévisibilité en gare.
Forfait jours (cadres) 205 jours 217 jours + 12 jours de travail gratuit par an.

LA RÉGLEMENTATION : UN GARDE-FOU, PAS UNE VARIABLE D’AJUSTEMENT
Il est crucial de rappeler que nos accords actuels ne sont pas des privilèges mais des protections indispensables. Dans le cadre de la continuité de service, le régime ferroviaire est déjà extrêmement contraignant par rapport au droit commun : astreintes, travail de nuit, dimanches, jours fériés et découchés.

Les « taquets » que la Direction veut aujourd’hui « activer » sont en réalité des garde-fous vitaux. Ils garantissent :

  • la sécurité ferroviaire – un cheminot fatigué par une amplitude démesurée ou un repos écourté est un risque pour lui-même, ses collègues et les usagers ;
  • la santé des travailleurs – nos organismes subissent déjà les effets des horaires décalés, réduire les temps de récupération, c’est condamner les cheminots à l’épuise-ment professionnel.

Vouloir « bouger les taquets » pour gagner quelques points de productivité face à la concur-rence, c’est jouer avec la sécurité du système ferroviaire et donner aux concurrents le top départ du dumping social.

ENCADREMENT ET FORFAIT JOURS : LA BOMBE À RETARDEMENT

Les cheminots de l’encadrement ne sont pas épargnés, bien au contraire. Déjà, aujourd’hui, le forfait jours est synonyme d’une explosion du temps de travail effectif, bien au-delà de toute limite raisonnable. La charge mentale, la disponibilité permanente et l’absence de réelle déconnexion mènent déjà trop de collègues au burn-out.
Vouloir passer de 205 jours (accord groupe) à 217 jours (accord de branche) dans les filiales, c’est rajouter 12 jours de travail par an sans aucun encadrement des heures réelles, c’est institutionnaliser le surmenage et sacrifier la santé des cadres sur l’autel de la rentabilité. La CGT revendique un encadrement strict du forfait jours et une réduction réelle du nombre de jours travaillés.

L’ÉQUILIBRE VIE PRO–VIE PERSO : UNE ASPIRATION NON NÉGOCIABLE

Aujourd’hui, les cheminots, tous collèges confondus, aspirent légitimement à une vie privée préservée. Travailler la nuit, le dimanche, les jours fériés ou avec des horaires décalés a un impact lourd sur la santé et la famille. La Direction veut nous faire reculer de 20 ans, alors que le progrès social commande d’aller vers :

  • la semaine de 32 heures sans perte de salaire, pour travailler mieux, vivre mieux et créer des emplois ;
  • le maintien de l’ensemble des accords pour TOUS les cheminots (GPF et filiales) ;
  • l’arrêt immédiat du processus de filialisation, qui fragmente le corps social et prépare le dumping.

PRÉPARONS L’ACTION !

L’unité syndicale construite par la CGT est notre meilleure arme. La Direction a reculé sur la forme car elle craint notre réaction collective. Transformons cette peur en victoire !
Ne laissons pas le cheval de Troie de la filialisation dégrader nos vies et nos métiers.

TOUS ENSEMBLE, AVEC LA CGT, EXIGEONS LE MAINTIEN
DE L’ENSEMBLE DES DROITS POUR TOUTES ET TOUS ET LA CONQUÊTE DES 32 HEURES !

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UNI·ES POUR NOS DROITS !

Communiqué aux cheminot·es

| Les conditions sociales

Une rencontre entre la direction de la SA Voyageurs et les organisations syndicales a eu lieu le mercredi 18 mars.

Cette réunion s’est tenue en présence de la DRH Groupe.

Elle fait suite à la table ronde du 10 mars avec le président Castex, qui refuse toujours d’étendre les accords et textes concernant l’organisation du travail aux filiales SNCF.

La direction de la SA Voyageurs souhaitait préciser ses intentions en matière d’évolution de l’organisation du travail au sein des filiales créées en réponse aux appels d’offres.

Nos fédérations syndicales ont mis trois constats et exigences en avant :

  1. La réglementation actuelle du temps de travail est le fruit d’une histoire : celle de la production et de la situation sociale.
    L’organisation du travail répond à plusieurs impératifs : elle permet d’assurer la production ferroviaire et de répondre aux obligations et contraintes posées par le contexte local grâce à ses capacités d’adaptation.
    L’équilibre issu de la réglementation applicable en matière de temps de travail est également un pilier de la sécurité ferroviaire, donc du service public. Les repos constituent la réponse à un impératif physiologique indispensable au maintien de la vigilance, de la concentration et à l’ensemble des aptitudes nécessaires à la sécurité de l’exploitation ferroviaire et à la sécurité des personnels. Les repos, c’est aussi du temps à consacrer à nos besoins du quotidien (santé, loisirs, obligations familiales) ainsi que du temps que nous pouvons partager avec nos familles / amis.L’accord temps de travail existant au sein de l’entreprise permet déjà des adaptations sans changer le droit des cheminotes et des cheminots. Nos fédérations ont fortement rappelé que la réglementation existante permet aux directions d’organiser le temps et les organisations de travail à partir des particularités et des réalités professionnelles des roulants, des sédentaires en horaires décalés ou de journée, et des mesures liées à la continuité de service et à l’astreinte.
  2. Cette garantie d’application des droits existants est une condition évidente de l’unité sociale.
    Il ne s’agit ni d’un concept ni d’un principe, mais bel et bien d’une réalité. L’unité sociale passe par des droits équivalents pour toutes et tous. C’est une nécessité pour garantir les parcours professionnels et assurer une réelle justice sociale pour toutes les cheminotes et tous les cheminots. L’accord temps de travail est un accord Groupe. Il doit s’appliquer à tous, quelle que soit la société ou filiale.
  3. Nos fédérations syndicales ont demandé à ce qu’un état des lieux précis de la situation économique des filiales Voyageurs soit présenté.
    Les discussions doivent se baser sur des faits, pas sur des dogmes. La SA Voyageurs ne peut pas dicter des changements qui lui paraissent inévitables, il faut le démontrer !

Nos fédérations ont également rappelé que l’organisation du travail est intimement liée à la question de l’emploi. Il est impératif que les moyens nécessaires soient directement attribués à la production. Plus d’emploi est indispensable pour assurer une production ferroviaire de qualité, en toute sécurité, et permettre des conditions de vie et de travail dignes pour les cheminotes et les cheminots.

Une prochaine rencontre avec la direction de la SA Voyageurs est prévue d’ici un mois. Nos fédérations syndicales se rencontreront en interfédérale avant cette réunion.

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NOUS NE SOMMES PAS LES MARIONNETTES DU BUSINESS !

Temps de travail

| Les conditions sociales

La direction SNCF s’attaque aux 35 heures, à l’instar du patronat français qui en rêve pour préserver ses profits sur le dos des salariés !

Lors d’une table ronde qui s’est déroulée le 18 mars, elle a clairement réaffirmé cette intention.

La CGT appelle à l’unité et au rassemblement des cheminots pour organiser la lutte.

Le 10 mars, Jean Castex annonçait sa volonté de revenir sur la mise en oeuvre des 35 heures à la SNCF. La direction souhaite commencer par les filiales dédiées de la SA Voyageurs, puis insidieusement l’étendre à tous les cheminots du Groupe SNCF.

L’analyse des dirigeants est froide ! Elle est d’ailleurs la même depuis la mise en place de l’accord 35 heures à la SNCF en 1999. Cette réduction du temps de travail a toujours été vivement pointée comme un obstacle économique par tous les dirigeants successifs à la SNCF.

Cette fois, l’objectif est précisé : augmenter la durée de travail et la souplesse d’utilisation des cheminots en déréglementant l’organisation du temps de travail.

Les moyens sont clairement identifiés. Il s’agit de lever tous les freins : réduire la durée des repos journaliers, remettre en cause le 19/6 pour les roulants, réduire le nombre et la qualité des repos périodiques, généraliser les prises et fins de service délocalisées…

La direction l’a déclaré, elle vise à réaliser des économies sur les conditions de vie et de travail des cheminots pour pouvoir dégager plus de marge bénéficiaire, profitant du contexte de l’ouverture à la concurrence que nous combattons.
Alors que le Groupe, grâce au travail des cheminots, a généré 1,8 milliard de bénéfice en 2025, les taux de rentabilité dans les trois nouvelles filiales (SVSA, SVEA, SVLO) de la SA Voyageurs sont déjà importants, pouvant atteindre jusqu’à près de 5 % de marge. Rien ne justifie donc une telle régression !

Pendant ce temps, les cheminots ne cessent de souffrir de la productivité accrue, de la politique de filialisation, des réorganisations incessantes qui dégradent les conditions de vie et de travail. Les accidents de travail se multiplient, la souffrance au travail s’aggrave, pouvant conduire jusqu’au suicide.

Les cheminots, comme l’ensemble des salariés, aspirent légitimement à de meilleures conditions de travail, à de véritables temps de repos pour répondre pleinement aux besoins quotidiens de la vie, à plus de loisirs et de moments partagés avec leurs amis et leur famille. La direction SNCF s’aligne sur le dogme gouvernemental de la régression sociale qui vise, entre autres, à faire sauter le jour férié du Premier-Mai pour l’ensemble des salariés.

La CGT refuse toute remise en cause des droits conquis par les cheminots et revendique, à rebours de la direction, la réduction et le partage du temps de travail pour tous !

Elle appelle l’ensemble des cheminots à se préparer à agir et à se rassembler avec les syndicats de site pour organiser la lutte.

ENSEMBLE, REMETTONS LES PENDULES À L’HEURE ET GAGNONS DE NOUVEAUX DROITS !

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LES PRIX S’ENVOLENT, LES SALAIRES NE DÉCOLLENT PAS !

Salaires

| Les conditions sociales

Les prix flirtent avec les sommets, et les salaires des cheminots ne suivent pas !
La Direction tente toujours de se défausser pour ne pas répondre à l’urgence salariale.
La CGT exige l’ouverture immédiate de négociations sérieuses pour des revalorisations salariales.

Les prix de l’énergie, des carburants et du caddie de courses flambent. Les salaires des cheminots doivent être revalorisés sans plus attendre.

Depuis les années 1980, les salaires sont désindexés des prix.

Dans un contexte où les puissants tentent de s’approprier toutes les richesses, ce sont toujours les populations qui paient le prix fort. Les chemi-nots, comme l’ensemble des salariés, subissent une flambée du coût de la vie qui entraîne une forte diminution de leur pouvoir d’achat.

L’augmentation générale des salaires des cheminots décidée par la direc-tion du GPU SNCF est de 0,18 % pour 2026, une honte au regard du travail réalisé par les cheminots et des richesses qu’ils produisent !

La Direction tente de détourner l’attention en mettant en avant des me-sures non pérennes comme l’intéressement, dont le montant est lié à la productivité et, par conséquent, à la souffrance au travail, des formes de rémunération qui visent à masquer l’insuffisance des augmentations générales tout en cherchant à diviser les cheminots et à minimiser l’urgence d’une réelle revalorisation salariale.

ASSEZ DE FUITE EN AVANT !

La Direction pense avoir clos les discussions salariales. Mais nous ne nous contenterons pas de miettes ou de vagues promesses, alors même que les prix à la consommation explosent.

La Fédération CGT des cheminots a déclenché l’alerte sociale et demande aux cheminots de se tenir prêts à agir.

Nous exigeons :

  • une augmentation générale des pensions et des salaires d’au moins 12 % et un plan de rattrapage du contentieux salarial ;
  • l’indexation des salaires sur les prix ;
  • la mise en place d’une grille unique des salaires ;
  • l’égalité entre les femmes et les hommes.

La CGT appelle l’ensemble des cheminots à se rassembler dans les syndicats de site et à décider des actions à mener pour gagner des augmentations salariales pour tous.

L’AUGMENTATION DES SALAIRES, C’EST MAINTENANT !

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LOIN DU COMPTE !

Table ronde avec le PDG de la SNCF

| Les conditions sociales

Dans un contexte de crise sanitaire caractérisée par la dégradation continue de l’état de santé physique et mentale des cheminotes et cheminots, et une crise majeure de gouvernance au sein du Groupe Public Ferroviaire, les fédérations cheminotes ont adressé un avertissement ferme et une demande de rencontre urgente au PDG de la SNCF.

Les quatre fédérations ont été reçue dans le cadre d’une table ronde le 10 mars. Unitairement, nous attendions des engagements forts afin de pouvoir retrouver de la sérénité et conforter l’unité sociale.

Pour le PDG de la SNCF, l’objectif était de « retrouver le chemin de la confiance »

Le bilan unitaire de cette rencontre est clair : Décevant !

En ouverture, le PDG de la SNCF, a reconnu « une période très difficile » et « un risque accru de Risques Psycho-Sociaux » pour les cheminot·es. Pour nos fédérations syndicales, le constat partagé de cette situation aurait dû entrainer des mesures fortes, mais rien n’a été annoncé sur la situation sanitaire et sociale ! Concernant la crise de gouvernance face à une SA qui ne respecte plus rien et remet en cause tous les jours l’unité sociale et les engagements du groupe, nous attendions mieux que des annonces en demi-teinte.

Les principales annonces :

  • Écoute des cheminot·es / Instances de Proximité : à la suite de ses tournées en région, le PDG constate que les instances sont saturées et que le dialogue social a du mal à vivre sur le terrain. Il annonce donc un groupe de travail avec les fédérations en vue de faire des propositions pour retrouver de la proximité dans les instances et ainsi traiter le quotidien des cheminot·es.
  • Filiales SNCF Voyageurs : le PDG propose la signature d’un accord pour prolonger le délai de survie des accords collectifs et des RH (sauf l’accord temps partiel, celui sur les activités sociales et culturelles ainsi que l’accord sur l’organisation du temps de travail et les RH afférents) pour les 3 filiales actuelles jusqu’à décembre 2027. Cette réponse partielle ne règle pas l’attitude de la SA Voyageurs qui cherche systématiquement à interpréter ou ne pas respecter les accords ou autres directives !
  • Temps de travail dans les filiales : bien que l’accord sur l’organisation du travail actuel soit tout fait adaptée pour les filiales, le PDG annonce l’ouverture d’une négociation nationale sous l’égide de la SA voyageurs pour : »identifier les besoins d’adaptations nécessaires aux filiales ». Concrètement, la SA Voyageurs veut s’attaquer à la réglementation du travail commune à tous les cheminot-es pour la rapprocher de celle de la convention collective.

Des nouvelles rencontres sont déjà fixées avec la direction de l’entreprise sur ces sujets. Dans l’unité syndicale, les fédérations cheminotes ont pris leurs responsabilités depuis plusieurs semaines et continueront à le faire dans l’intérêt de tous les cheminot·es du groupe SNCF !

Nous ne les laisserons pas exploser l’unité sociale du Groupe !

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M. LE PRÉSIDENT DE LA SNCF : LES RECULS NE SE NÉGOCIERONT PAS !

| Les conditions sociales

Le 10 mars dernier, les quatre organisations syndicales représentatives de la SNCF ont été reçues par le président du groupe SNCF dans le cadre du courrier unitaire qui lui a été adressé le 18 février 2026.

Dans un contexte de transformation profonde de notre entreprise publique SNCF, les conditions de vie et de travail des cheminot·e·s se dégradent jour après jour.

Alors que la loi ne l’impose pas, la décision unilatérale de la direction SNCF de créer des filiales dédiées au TER fractionne le corps social cheminot et balkanise le service public SNCF.

Parallèlement, les nombreuses réorganisations destructrices dans les établissements génèrent toujours plus de souffrance au travail chez l’ensemble des cheminot·e·s dans tous les collèges et impactent fortement l’organisation de la production.

Lors de cette rencontre, le président de la SNCF a fait les annonces suivantes :

LE TEMPS DE TRAVAIL ATTAQUÉ : FIN DES 35 HEURES ?

C’est sur l’organisation du temps de travail que la charge patronale est la plus violente. La direction du Groupe a proposé d’ouvrir des négociations pour adapter certaines dispositions existantes aux besoins des filiales Voyageurs : prises et fins de service délocalisées, roulements VSDL, 19/6, nombre de RP et de dimanches seraient donc ciblés pour augmenter la productivité et la compétitivité.
Pire encore, la direction du Groupe assume clairement que l’objectif visé est de ponctionner 5 jours de repos aux cheminots des filiales Voyageurs pour s’aligner sur l’accord de branche !
POUR LA CGT DES CHEMINOTS, CETTE PROPOSITION EST INACCEPTABLE !

Pour la CGT, les repos doivent permettre la récupération de la force de travail, de la force psychique, des capacités de vigilance et de concentration, mais aussi laisser du temps libre pour l’accès à des loisirs, à la culture, aux temps partagés avec les proches.

Par cette attaque violente sur le temps de repos, alors que les cheminot·e·s demandent plus de temps pour eux, la direction ouvre les hostilités !

Ces attaques compromettent aussi la sécurité des personnels et des circulations. Les repos sont constitutifs d’un haut niveau de sécurité. C’est un élément fondamental d’un service public sûr et de qualité.

La direction n’a pas répondu à la demande unitaire de reprise de contrôle par le Groupe ! Bien au contraire ! Elle répond par une attaque frontale sur le temps de repos, en sacrifiant d’abord les cheminot·e·s de ses sociétés dédiées existantes, tout en ouvrant la voie à une généralisation de ce recul social !

L’URGENCE D’INSTANCES DE PROXIMITÉ

Le président admet la nécessité de reconstruire un dialogue social de proximité efficient sur la prévention des risques auxquels sont exposés les cheminot·e·s. La direction a proposé la tenue d’un groupe de travail sur le sujet.
La Fédération des cheminots exige, sur ce point, l’ouverture d’une négociation dans laquelle elle portera son projet de création de Comités de Proximité Santé, Sécurité et Conditions de Travail (CP-SSCT) permettant de traiter des sujets du quotidien des cheminots (production, conditions de travail, santé et sécurité…).

DURÉE DE SURVIE DES ACCORDS

Une prorogation du délai de survie de certains accords est proposée jusqu’à fin 2027 pour les filiales SVSA, SVEA, SVLO tout en excluant les accords sur l’organisation du temps de travail, celui sur les activités sociales et culturelles, ainsi que le forfait-jours, le télétravail et le travail à temps partiel !

Une partie essentielle des droits des cheminot·e·s serait donc renvoyée à des négociations par filiale, ce qui accentuerait des inégalités déjà trop nombreuses et risquerait un effacement de nombreux conquis sociaux.

UNE INDISPENSABLE RIPOSTE DES CHEMINOT·E·S !

La Fédération CGT des cheminots agit pour le retour à une entreprise unique et intégrée, en lieu et place d’une concurrence qui n’a jamais démontré son efficacité et qui coûte cher.

La CGT agit au quotidien avec ses syndicats de site pour l’amélioration des conditions de vie et de travail, pour des embauches en nombre, pour des augmentations générales des salaires et l’instauration d’une grille unique des salaires pour les cheminot·e·s statutaires et contractuel·le·s.

La Fédération CGT des cheminots revendique ce progrès social et appelle à défendre ce conquis social que constitue la mise en place des 35h à la SNCF !

ORGANISONS-NOUS DÈS MAINTENANT
AVEC LES SYNDICATS CGT DE CHEMINOTS
POUR DÉBATTRE ET CONSTRUIRE LA RÉPONSE REVENDICATIVE
QUI DEVRA ÊTRE

À LA HAUTEUR DE L’ATTAQUE !

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UNE PREMIÈRE NÉGOCIATION… SANS NÉGOCIATION !

NAO Hexafret

| Les conditions sociales

Pour une première, c’est en effet une première : chez Hexafret, une négociation où il n’y a rien à négocier !

Les organisations syndicales représentatives ont été conviées, le 27 janvier, à la première réunion des NAO pour Hexafret. Dès l’ouverture de séance, la Direction a clairement annoncé qu’aucune négociation ne serait possible. Motif invoqué : un prétendu manque de temps !

En conséquence, la Direction a indiqué qu’elle appliquerait strictement les mesures issues des NAO Groupe, sans discussion supplémentaire.

Pour la CGT, le compte n’y est pas : les mesures prévues au niveau Groupe ne couvrent même pas l’augmentation de l’inflation actuelle et le contentieux salarial accumulé depuis de nombreuses années.

NOTATIONS ET DÉROULEMENTS DE CARRIÈRE : DES ANNONCES DÉRISOIRES

Concernant les notations, en complément des mesures d’amorçage pour les fins de carrière actées en 2025 et de la mise en œuvre du RH0910 réglementaire, la Direction annonce 14 PR supplémentaires pour près de 4 300 cheminot·e·s.
Pour la CGT, cette annonce est purement inadmissible et frise la caricature. Aucune de nos revendications relatives aux augmentations salariales et aux déroulements de carrière n’a été prise en compte.

SUSPENSION DE SÉANCE ET « NOUVELLES » PROPOSITIONS

En fin de réunion, la Direction a demandé une suspension de séance afin d’échanger avec le directeur général d’Hexafret, absent ce jour-là, prétendument pour répondre à certaines revendications.

Après 45 minutes d’interruption, les propositions suivantes ont été présentées, sous condition de signature d’au moins deux organisations syndicales :

  • dans le cadre du forfait mobilité durable (déjà acté dans l’accord de transition et qui, de ce fait, n’a pas vocation à figurer dans les NAO), une augmentation de 30 euros pour l’achat d’un vélo (passage de 150 à 180 euros) ;
  • la mise en place d’une PPV de 800 euros (prime pour le partage de la valeur), en décembre 2026, conditionnée à l’atteinte de 40 millions d’euros de bénéfices, avec une garantie minimale de 600 euros.

PRIME TRACTION : DES CONTREPARTIES INACCEPTABLES

Concernant l’application de « l’amélioration » de la prime traction obtenue chez Voyageurs, la Direction propose d’en discuter lors d’une réunion fin février pour une éventuelle application en mars, mais avec des contreparties !
Pour la CGT, les légères avancées obtenues pour les ADC de Voyageurs doivent s’appliquer de plein droit aux ADC d’Hexafret, sans aucune autre contrepartie.

UNE POSITION CLAIRE DE LA CGT

Pour la CGT, nous sommes très loin du compte ! Aucune de nos revendications essentielles n’a été retenue. Les cheminot·e·s d’Hexafret, qui ont déjà subi un plan de discontinuité et disposent d’un sursis de trois ans avant la négociation d’un nouveau cadre social, méritent autre chose que du mépris et des annonces symboliques.

En cohérence avec son opposition aux NAO Groupe, la Fédération CGT n’a pas apposé sa signature sur cet accord.

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LE COMPTE N’Y EST PAS !

Notations Hexafret

| Actions

Le prochain exercice de notations se déroulera dans l’austérité, à l’image des NAO.

Lors des NAO (négociations annuelles obligatoires), les directions d’Hexafret et du GPU ont fait le choix de l’austérité, une orientation qui se traduira également dans le futur exercice de notations.

En effet, aux augmentations salariales et aux déroulements de carrière au rabais, la Direction ajoute une stratégie de division des cheminot·e·s statutaires et contractuels par la mise en place de mesures différenciées.

DES MESURES SALARIALES TROP BASSES

La Fédération CGT des cheminots n’a pas signé l’accord NAO GPU et Hexafret 2026, les mesures salariales proposées étant très éloignées des besoins des cheminot·e·s.

Ces mesures accentuent les disparités et la précarité en développant des dispositifs de rémunération non pérennes et non assujettis aux cotisations sociales, tels que le complément de PPV (prime pour le partage de la valeur) proposé par la direction d’Hexafret.

À l’inverse, la CGT revendique une grille unique des salaires pour tous les cheminot·e·s, une véritable reconnaissance de la technicité des métiers et un véritable treizième mois.

POSITIONS DE RÉMUNÉRATION HORS COMPTE

La direction d’Hexafret a décidé de mettre 14 PR supplémentaires hors compte afin de favoriser le déroulement de carrière des cheminot·e·s statutaires à compter du 1er avril 2026.

Dans le cadre de l’accompagnement de la mise en œuvre des niveaux de fin de carrière, 49 PR hors compte avaient été accordées au titre d’amorçage, lors du précédent exercice de notations. Alors qu’il reste 650 PR hors compte à distribuer pour 2026-2027 au sein du GPU, aucune mesure spécifique n’est prévue pour Hexafret.

Pour les contractuel·le·s, une enveloppe de révision salariale individuelle est définie en cohérence avec celle attribuée au personnel statutaire au titre des mesures en positions et niveaux. Il s’agit du même dispositif mis en place dans le GPU.

Pour garantir un déroulement de carrière et une progression salariale automatique, la CGT revendique un délai de séjour maximal de 7 ans sur les niveaux 1 et la mise en place de la grille unique commune à tous les cheminot·e·s.

UNE ACTION SPÉCIFIQUE ET COLLECTIVE POUR LES CHEMINOTS CONTRACTUELS

La CGT est à l’initiative d’une démarche collective visant à rassembler les cheminot·e·s statutaires et contractuels dans les exercices de notations. Tous les agent·e·s contractuels sont donc appelés à transmettre leur lettre de réclamation aux militants CGT de leur site de travail.

CALENDRIER NOTATIONS

Remise de notes Point réclamation Commission
Exécution 18/02 05/03 12/03
Maîtrise 17/02 05/05 11/03
Cadres 16/02 04/03 10/03
Traction 24/02 11/03 19/03

Les délégués notations CGT disposent de toutes les informations nécessaires pour vous aider.
N’hésitez pas à les joindre pour tous renseignements sur le listing de notation et pour remettre vos lettres de réclamation.

 

 

Exécution LAPINA Frédéric TESTE Jérémy
LEGER Lemmy MOULIN Brice
JULLIARD Loïc HARDY Vincent

 

Conduite BOUCHET Nicolas PORTARIES Élodie
MEUSNIER Mikaël BELLOT Daniel

 

Maîtrise LEFEBVRE Olivier D’HALLUIN Héloïse
VAUTRIN Franck ETCHECAHARRETA Daniel
DOUAI Stéphane VEDANI Sébastien

 

Cadres FOURNIER François TRANKLE Fabrice

 

→ Exemple de lettre de réclamation :

Nom:
Prénom:
Grade:
UO ………. /établissement:

Monsieur le Directeur de …….. ,Je viens de prendre connaissance de vos propositions pour les notations de l’exercice 2026-2027 et je suis étonné de ne pas figurer pour le passage à la position supérieure.

En effet, il me semble que, ayant accédé à la classe X le ………….. et à la position …….. le ………….. , il me faudrait, pour avoir le déroulement de carrière auquel je peux prétendre accéder à la position supérieure, c’est-à-dire: …… .

Je vous demande donc de prendre en compte ma requête et de l’examiner favorablement lors de la commission de notations du …. mars 2026.

En espérant que ma demande aura des suites favorables, je vous prie de recevoir, monsieur le Directeur, mes salutations.

Signature:

ENSEMBLE, TOUTES ET TOUS CHEMINOT·E·S !

 

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L’HUMAIN POUR SEUL HORIZON COMMUN !

Conditions de travail

| Les conditions sociales

La situation tragique que traverse la famille cheminote depuis de trop nombreuses semaines doit obliger la direction du GPU SNCF à prendre des mesures d’urgence pour garantir la santé et la sécurité des cheminot·e·s.

L’humain doit devenir le centre des préoccupations de l’entreprise !

Derrière les nombreux plans de communication et les déclarations de façade de la Direction, la réalité vécue au quotidien par les cheminot·e·s est sans équi-voque : conditions de travail précaires, stress, charge mentale accrue, perte de sens au travail, burn-out… Partout dans les établissements, les sièges, les directions centrales, dans les équipes, les ateliers et les chantiers, les cheminot·e·s, y compris les encadrant·e·s, quel que soit leur poste ou leur métier, subissent ces maltraitances.

L’inadéquation charge-ressources, la dérégulation du temps de travail, les par-cours de formation inadaptés, la mise en place des flex offices et open spaces ou encore un télétravail débridé sont autant de causes de mal-être que les cheminot·e·s éprouvent jusque dans leur chair. La souffrance est désormais profondément ancrée dans le quotidien des cheminotes et cheminots, qui œuvrent chaque jour au sein du GPU SNCF.

Les chiffres sont sans appel et traduisent l’urgence absolue d’une réaction. L’accidentologie des cheminot·e·s s’aggrave : + 30 % d’accidents de travail au premier semestre 2025 comparé au premier semestre 2024 ; + 13,8 % de cheminot·e·s reconnus en maladie professionnelle en 2025. Derrière ces statistiques se trouvent des femmes et des hommes qui se lèvent chaque jour pour simplement pouvoir vivre et travailler dignement, en toute sécurité.

LA DIRECTION EST PLEINEMENT RESPONSABLE DU MAL-ÊTRE DES CHEMINOT·E·S.

L’ouverture à la concurrence, les filialisations et les réorganisations tant locales que nationales, telles que la création du GIE Optim’services, Destination 2030, Résonances ou encore la liquidation de Fret SNCF, pèsent lourdement sur la qualité de vie et de travail des cheminot·e·s de l’ensemble du GPU.

La forfaitisation du temps de travail, la reconnaissance de la pénibilité à géométrie variable, le culte du présentéisme combiné à un management par objectifs, agres-sif, toxique, et un environnement de travail qu’il l’est tout autant, principalement axé sur les gains de productivité, créent chez les cheminot·e·s, notamment Ictam, une véritable anxiété quant à leur avenir individuel et collectif, exacerbent les tensions et nourrissent une crise sans précédent dans l’entreprise.

La direction du GPU SNCF dispose pourtant de tous les leviers nécessaires pour améliorer concrètement et immédiatement les conditions de travail de l’ensemble des cheminot·e·s, à commencer par l’attribution de moyens supplémentaires en termes d’effectifs et la mise en oeuvre d’une politique ambitieuse de formation professionnelle. Or, les orientations mises en oeuvre par l’entreprise démontrent sans ambiguïté l’absence totale de volonté politique de s’engager dans cette direction.

Par la désorganisation de la production à tous les niveaux, l’explosion de la charge et du temps de travail aggravée par les manques de personnel, l’isolement des cheminot·e·s et la casse des repères collectifs, la Direction crée les conditions de la situation actuelle.

La CGT et son UFCM revendiquent :

  • que la Direction mette tout en oeuvre pour accompagner les familles et les collègues des cheminots ayant perdu la vie ;
  • l’arrêt des réorganisations locales et nationales ainsi qu’un moratoire sur l’ouverture à la concurrence dans l’ensemble des entreprises du GPU SNCF ainsi que dans l’ensemble des filiales fret et voyageurs ;
  • l’ouverture de négociations immédiates sur le niveau des embauches, sur la formation professionnelle initiale et continue, les conditions de travail et les conditions sanitaires des cheminots ainsi que sur la sécurité ferroviaire, ceci afin de prendre des mesures d’urgence et stopper les drames.

CHEMINOTS ET CHEMINOTES, PLUS QUE JAMAIS,
IL EST NÉCESSAIRE DE NOUS RASSEMBLER ET DE DÉBATTRE
DANS LES SYNDICATS CGT DE SITE
POUR ÉLEVER LE RAPPORT DE FORCES
ET TRACER COLLECTIVEMENT LE CHEMIN VERS UN HORIZON À VISAGE HUMAIN !

 

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