Fédération CGT des Cheminots


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LA DIRECTION SNCF PRIVE 6 000 ENFANTS DE TRAINS POUR NOËL

| Action depuis le 5 décembre 2019

Hier, la direction SNCF a annoncé que le service « Junior & Cie » ne serait pas assuré pour les fêtes, laissant 6 000 enfants sans solution de transport.

Cette situation est inacceptable !

Les utilisateurs de Junior & Cie sont détenteurs de places vendues par un centre d’appels privé, et ne font donc pas partie des billets vendus directement par la SNCF. De plus, ce service est externalisé et donc non assuré par les cheminots.

Pour rester fidèle aux déclarations irresponsables du Gouvernement, la direction SNCF concentre donc tous ses moyens sur les billets TGV vendus directement par la SNCF afin de satisfaire les élucubrations de certains ministres.

Les personnels non-grévistes sont détournés des Ouigo, les places vendues par des structures externes sont récupérées, tout cela pour que la propagande et les engagements inconsidérés du Gouvernement puissent être respectés.

Le motif de la sécurité, invoqué pour habiller cette décision, ne tient pas debout.

Les trajets J&C sont directs, ils utilisent les TGV, les plans de transport peuvent être garantis 48h à l’avance puisque les personnels grévistes ont l’obligation de se déclarer, il n’y a donc pas de raison de considérer ce service plus difficile à réaliser qu’un autre.

Comme à son habitude, la direction SNCF et le Gouvernement sacrifient les plus pauvres, les plus jeunes et les plus fragiles (Junior & Cie est très utilisé par les parents divorcés par exemple).

La direction SNCF est donc prête à tout et même au pire pour servir les déclarations belliqueuses des ministres, face à un conflit qui mobilise très largement les cheminots. Cela conduit à un véritable cafouillage entre les annonces et les capacités réelles. Cela risque d’engendrer une pagaille générée par la direction elle-même.

La CGT des cheminots dénonce cet acte de sabotage délibéré qui n’est pas du fait des grévistes et qui instrumentalise les enfants et leur famille pour tenter de discréditer ceux qui luttent pour le progrès social. Cette méthode est abjecte !

La CGT appelle une nouvelle fois le Gouvernement à la raison : face à une opinion publique largement hostile à la réforme, à des salariés du public et du privé qui font le sacrifice de leur salaire pour traduire leur refus de la casse des retraites, à des organisations syndicales (CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, CFE-CGC, UNEF, UNL) qui contestent le projet et proposent des alternatives, le Gouvernement doit retirer son projet, annoncer des négociations sur l’amélioration du système actuel, et permettre au pays de retrouver le calme.

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UNE FORMATION CRML FRET AU RABAIS !

Formation des ADC

| Traction

La direction FRET SNCF a décidé d’engager ses propres formations initiales Traction CRML. Elle continue de prendre son autonomie face à la direction de la Traction, sans en avoir les moyens humains et matériels. La CGT est opposée à la mise en place de ces formations en lieu et place de celles pilotées de manière transverse par la direction de la Traction. Elles ne garantissent en rien des formations de qualité aux stagiaires.

Les formations initiales CRML étaient jusqu’alors assurées par le domaine Traction. Pour diverses raisons très discutables, la direction FRET a décidé de réaliser ses propres formations.

Mais il n’existe aucune structure dans l’entreprise FRET pour former les apprenants dans les meilleures conditions.

La direction considère que les centres de formation existants sont très éloignés des centres de production. Elle fait donc le choix du site d’Ambérieu pour réaliser ses formations. Des préfabriqués vont être installés pour les cours en salle.

La formation CRML nécessite un travail important des stagiaires qui doivent pouvoir apprendre leur futur métier dans les meilleures conditions.

La CGT revendique entre autres que :

  • Les apprenants soient affectés dans le centre de formation le plus proche de leur bassin d’emploi ;
  • L’entreprise prenne en charge la réservation et le financement des hébergements et celui des repas ;
  • L’accès aux simulateurs soit adapté et organisé au mieux afin de ne pas freiner l’avancement de la formation ;
  • Des sillons doivent être prévus pour que les stagiaires voient la situation réelle enseignée en salle ;
  • Des engins moteurs doivent être disponibilisés afin d’appliquer les procédures ;
  • Des moyens humains doivent être en place pour aider les apprenants tout au long de leur formation.

Le rôle du conducteur « moniteur » est essentiel sur le terrain. Le nombre de stagiaires suivis doit donc être limité. Il doit connaître les points forts et les points à améliorer de son ou ses stagiaires.

Le choix du centre de formation à Ambérieu montre une nouvelle fois que le dossier a été très peu instruit.

Même si le préambule du cahier des charges de la formation des CRML FRET et celui de la TT660 « cahier des charges national de la formation CRML » sont identiques.

En réalité, on peut constater des différences notoires entre les 2 formations.

Dans la TT, la notion de premier emploi et de progressivité est le fil conducteur de la formation qui est sanctionnée par un examen ETT.1.2. Seulement après un peu de pratique, le conducteur peut acquérir des modules d’extension (MA100, IPCS, …).

Mais la direction FRET a décidé de réduire le temps de la formation et d’ajouter les modules d’extension dans la formation initiale.

L’objectif est bien de réduire les coûts sans se soucier des enjeux de sécurité.

Pour la CGT, tous les CRML de la SNCF doivent avoir la même formation réalisée dans les mêmes conditions. La direction de la Traction doit continuer d’organiser l’ensemble des formations.

Seules des formations uniques pour chaque métier permettront d’accéder aux différents parcours professionnels.

La volonté de la direction de FRET est bien d’abaisser les coûts de formation et de créer de la polyvalence.

En effet, la direction ouvre la porte à la création du poste de l’Opérateur Traction FRET qui aura des missions de conduite mais également des tâches des métiers du sol.

Ce nouveau poste ne permettra plus les parcours professionnels entre SA et va continuer de mixer les différentes missions des métiers, bafouant ainsi les textes règlementaires de l’entreprise.

La direction FRET étend son expérimentation aux Gestionnaires de Moyens qui deviendront des Gestionnaires de ressources formés seulement à leur poste de travail et non au métier en lui-même.

Le FRET a toujours été le laboratoire des expérimentations qui ont ensuite été étendues à l’ensemble de l’entreprise.

Aujourd’hui, chaque activité expérimente son type de formation. Elle développe son autonomie au niveau de la formation et sort du giron du domaine Traction.

Rien ne l’arrête ! La direction TER a décidé de réaliser sa formation TB initiale dans un centre privé agréé, cela permet de réduire les coûts de formation !

Pour la CGT, il est essentiel que la formation reste au sein de la direction de la Traction. Elle permettra de maintenir les compétences des conducteurs à un haut niveau pour atteindre un niveau de sécurité optimum. La même formation doit être apprise par tous les conducteurs pour permettre d’accéder aux parcours professionnels dans toutes les régions.

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CTT, LE COUTEAU SUISSE DE LA DIRECTION !

Métier CTT

| Traction

Plusieurs rencontres avec des CTT ont permis de mettre en évidence la politique de la direction qui déqualifie le métier, tout en augmentant leurs responsabilités juridiques.

Un transfert CTT vers TB néfaste pour les deux métiers et la sécurité

En mettant en place les Adjoints Référents Conduite (ARC), la direction confie à des conducteurs certaines tâches de la certification. La direction généralise cette politique de transfert pour donner dans le même temps des nouvelles missions annexes supplémentaires aux CTT qui les éloignent du terrain et de leurs agents.

C’est ainsi que les CTT voient leur métier se déliter et dans le même temps leurs responsabilités juridiques augmenter. L’organisation de la production traction en direction de produits (« usine », direction de ligne ou axe) dirigée par des cadres extérieurs à la Traction, a provoqué un profond changement pour ceux qui ont connu les établissements Traction. Dans ce schéma, le CTT est souvent le seul sur qui repose la responsabilité juridique de la sécurité ferroviaire. Les cadres dirigeants se cachent ainsi derrière les compétences techniques des cadres traction.

La CGT revendique des agents qualifiés et formés pour exercer leur métier dans les meilleures conditions. Le CTT doit avoir les moyens nécessaires (temps, formation, outils adaptés, effectifs suffisants, …) pour certifier et former le conducteur.

Les CTT sur tous les fronts

Dans chaque direction de ligne, axe ou usine, le CTT devient la seule référence ayant reçu une formation essentiellement basée sur la sécurité ferroviaire. Il est souvent au centre des relations inter-SA et se retrouve souvent seul à porter la sécurité dans un océan de managers politiques déconnectés des missions de sécurité.

Dans le même temps, les fiches de poste s’allongent considérablement avec des missions qui ne font pas partie du métier. Le volume des équipes à encadrer ne cesse d’augmenter avec un nombre d’agents à certifier toujours plus important. La mise en place du forfait-jours, pourtant annoncée comme créatrice d’autonomie, a eu l’effet inverse et permet surtout à la direction de « charger » les fiches de poste.

Dans certaines régions, les CTT doivent, en plus de leurs prérogatives de certification, assurer la production suite à un déficit important dans les effectifs de conducteurs.

Le manque d’effectifs est criant chez les CTT. Les postes vacants sont nombreux. Il est donc urgent que la direction mette en route de nombreuses écoles de cadres traction afin d’alléger les charges de travail, d’améliorer le suivi des conducteurs pour assurer un haut niveau de sécurité et permettre les parcours professionnels hors Traction pour ceux qui le souhaitent.

La CGT revendique que les journées de conduite soient limitées au seul maintien de leur habilitation conduite et non pour éponger le manque chronique de conducteurs. La certification et la formation sont le coeur de leur métier. Un apport massif de CTT est impératif pour l’amélioration des conditions de travail et du dispositif de certification.

Une rémunération pas à la hauteur

Malgré l’augmentation de leurs tâches et la mise en place du forfait-jours, la rémunération n’a pas suivi l’inflation et n’est plus à la hauteur des responsabilités des cadres Traction. De plus, la spécificité du recrutement interne ne permet pas toujours de voir une amélioration salariale en passant d’ADC à CTT et ce malgré des dispositifs tels que les primes compensatoires.

De plus, leur déroulement de carrière est quasi inexistant au vu du faible nombre de postes à la qualification G et H dans la filière. La politique menée par la direction apporte très peu de postes aux qualifications supérieures. La SNCF, en tant que membre du patronat ferroviaire, tente aujourd’hui d’abaisser encore plus la rémunération des cadres certificateurs en proposant de les rétrograder au grade maîtrise.

En attendant de gagner notre revendication d’une grille CGT de haut niveau pour tous les travailleurs du ferroviaire, la CGT exige que la prime de travail des CTT soit a minima égale à la Valeur Moyenne Théorique (VMT) des TB2-TB3.

La CGT revendique un métier centré sur le maintien et le développement des compétences traction avec un contenu et des contours clairs. Pour cela, la grille CGT qui propose un haut niveau de reconnaissance de qualification est un outil au service de la sécurité. Le déroulement de carrière offert dans cette grille, non soumis au diktat des dirigeants sur des critères d’acceptation de la politique d’entreprise, permettrait d’avoir une carrière gratifiante pour les cadres traction.

Pour la CGT, le métier de CTT est essentiel et incontournable dans le pilotage de la sécurité. Des moyens humains, techniques et financiers doivent être mis en place rapidement. Les équipes doivent être de taille raisonnable pour que les conducteurs soient certifiés dans les meilleures conditions.

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SOLIDARITÉ AVEC LES CHEMINOTS ET LE PEUPLE CUBAIN

Solidarité internationale

| Fédération

La Fédération CGT des cheminots, avec 26 autres organisations de la CGT, lance une collecte financière en faveur de Cuba.

Cette solidarité est nécessaire parce que les États-Unis durcissent le blocus imposé à l’île, contrairement aux promesses de campagne électorale de Joe Biden et malgré la pandémie mondiale.

Cette collecte permettra d’apporter une aide concrète et immédiate au peuple cubain en finançant l’envoi de matériel médical et de produits alimentaires.

C’est aussi l’occasion de dénoncer la justice extra-territoriale des États-Unis.

Le blocus étouffe la population

Un blocus économique est imposé à Cuba par les États-Unis depuis 1962, à la suite de nationalisations d’entreprises cubaines détenues par des multinationales américaines.

Cette sanction collective est régulièrement dénoncée par l’Assemblée Générale de l’ONU. En 2021, 184 pays ont voté la résolution demandant la levée du blocus, 2 ont voté contre (États-Unis et Israël).

Sous le mandat de Trump, 190 mesures supplémentaires ont été prises contre Cuba (dont 50 depuis le début de la pandémie !), visant à étouffer l’île économiquement, y compris dans le secteur de la santé.

L’accès à la nourriture, aux médicaments et à l’électricité est devenu encore plus compliqué. Les entreprises qui commercent avec Cuba sont menacées de lourdes sanctions financières, et l’impossibilité d’utiliser les circuits bancaires classiques dans les échanges internationaux rend tout achat beaucoup plus couteux pour le pays.

Contrairement à ses engagements de campagnes, Joe Biden ne revient pas sur les sanctions de Trump.

Malgré cela, la population cubaine résiste. Mais nous ne pouvons pas la laisser seule face à la première puissance mondiale !

Nous soutenons les salariés cubains

Ils sont particulièrement touchés puisque leur travail au quotidien est impacté par les difficultés d’importation et d’exportation.

Par exemple, les cheminots cubains devaient bénéficier d’un grand plan de développement ferroviaire lancé en 2018 par leur gouvernement, qui aurait permis de créer des emplois, de répondre aux besoins de transport de la population et aurait amélioré les conditions de travail des cheminots.

Une première ligne ferroviaire de La Havane à Mariel a été complètement rénovée avant l’offensive de Trump.

Mais avec le durcissement du blocus, les différents projets sont stoppés ou retardés du fait du blocage des matériaux et des équipements nécessaires.

Nous sommes tous victimes du blocus américain

Plusieurs entreprises françaises ont déjà été victimes des lois extraterritoriales américaines (Alstom, BNP, Airbus, Renault, PSA, etc.). Les sanctions sont devenues une arme de coercition massive au service de la guerre économique et politique. C’est inacceptable !

Le partenariat avec la SNCF, qui devait permettre le développement des ateliers de Camagüey, dédié aux locomotives, et de Luyanó, réservé aux voitures de voyageurs, est aujourd’hui stoppé sous pression des banques qui ne veulent pas subir une sanction américaine.

Grâce à une mobilisation spécifique de cheminots impliqués dans le projet, cette opération devrait néanmoins être relancée.

Mais les lois et décisions politiques américaines ne devraient pas pouvoir s’appliquer à l’extérieur de leur territoire, notamment quand il s’agit de tenter d’étouffer économiquement toute une population. C’est une question de solidarité avec les populations visées, mais c’est aussi une question de respect de la souveraineté de la France.

Agissons concrètement contre le blocus

Grâce aux collectes en cours, nous voulons envoyer des conteneurs de produits médicaux (médicaments, seringues, gants, capteurs divers, etc.) et alimentaires (lait maternisé, viande en conserve, etc.) difficiles d’accès pour les cubains. Le premier conteneur doit partir fin décembre et d’autres suivront jusqu’au mois de juin.

Chaque geste de solidarité est donc immédiatement utile.

Rapprochez-vous d’un syndicat CGT pour participer à cette action.

Vous pouvez aussi faire un don directement sur le site internet suivant :

https://www.helloasso.com/associations/federation-cgt-des-cheminots/formulaires/1

La lutte contre l’injustice, où qu’elle se trouve, est l’affaire de tous.

Avec la CGT, participez à la collecte financière en faveur de Cuba pour desserrer l’étau du blocus injuste des États-Unis !

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ENTRAVE AUX DROITS DES CHEMINOTS, LA CONTRE-ATTAQUE S’IMPOSE !

Action sociale et offre éducative du FASS

| Fédération

Alors que l’excédent budgétaire cumulé depuis plusieurs années du Fonds d’Action Sanitaire et Sociale des cheminots atteint les 28 millions d’euros, la Direction veut priver les cheminots de droits aux prestations sociales, tout en réduisant l’accueil des bénéficiaires par la suppression de postes de cheminots à l’Action Sociale.

La CGT dit NON à la fermeture des lieux d’accueil éducatif et exige une expérimentation sur ses revendications et le recrutement massif à l’action sociale.

De la même manière que la Direction a vendu nos EHPAD, privant les bénéficiaires d’une partie de leurs droits et transférant les cheminots dans une structure privée, elle envisage, maintenant, de fermer les 5 lieux d’accueil éducatif (LAE) de l’Action Sociale privant nos enfants en difficultés scolaires et familiales d’une partie du droit à l’accompagnement social.

Depuis 2017, ces structures ont été volontairement laissées à l’abandon par la direction. Elle n’a jamais souhaité retenir les propositions que la CGT porte depuis plusieurs années pour l’amélioration de l’offre dans nos LAE de Lille, Brétigny, Montlignon, Dijon et Bischheim.

Il aura fallu une DCI unitaire pour obtenir la tenue de groupes de travail au sein de la Commission du Fonds d’Action Sanitaire et Sociale (COFASS), afin de travailler à l’évolution de l’offre éducative dans son ensemble.

De ces groupes de travail ressort une proposition unitaire efficace pour relancer l’activité par l’attractivité de nos LAE. Elle permettrait notamment d’améliorer l’offre éducative, avec et sans hébergement, de l’adapter aux besoins d’aujourd’hui des bénéficiaires, parents comme enfants, ce qui implique les moyens humains et financiers nécessaires à la bonne organisation des collectifs de travail.

Soit, une offre d’hébergement par Unité d’Action Sociale (UAS) nécessitant 38 éducateurs spécialisés (plus 21 personnels techniques), 2 éducateurs spécialisés par UAS en appui des CAS, ainsi que l’organisation de 8 week-ends et 6 séjours de répit sur l’année.

Malgré l’avancée de ces travaux, la Direction s’est focalisée sur la fermeture définitive des LAE, privant ainsi nos enfants dans le besoin du droit à l’accompagnement avec hébergement.

Ce choix unilatéral tourne le dos au travail et aux solutions apportées par les Organisations Syndicales correspondant pourtant aux études de la DREES sur la population française concernée.

En contrepartie de ce mauvais choix, la Direction annonce la création de deux CMPP (Centres médico-psycho-pédagogiques) sur la façade Ouest et la création de deux postes d’éducateurs spécialisés par UAS d’ici septembre 2022.

Ce serait, certes, une réponse aux besoins portés par la CGT, si tant est que la Direction s’en donne véritablement les moyens, et complémentairement à la nouvelle offre éducative telle que déterminée par les Organisations Syndicales, mais le dogme de la réduction des coûts refait surface.

La CGT est sceptique quant à la capacité de la Direction à tenir de tels engagements puisqu’elle annonce, dans le même temps, vouloir réaliser 3% de productivité à l’Action Sociale. De plus, trouver des éducateurs et des Travailleurs Sociaux pour réaliser un tel projet d’ici septembre 2022 paraît fantasque !

Dans les centres d’Action Sociale, porte d’entrée des demandes d’aides sociales, les effectifs sont aussi très insuffisants. Cela détériore les conditions de travail des cheminots de l’Action Sociale et dégrade, de fait, la qualité d’accueil et de service.

Par ailleurs, à n’ouvrir ces structures d’accueil que sous forme de permanence, la Direction envisage la fermeture définitive.

Ce sont des économies réalisées sur la santé des cheminots et de leurs ayants droit, des droits fondamentaux que la direction veut faire disparaître du statut social.

Afin que les droits des cheminots et de leur famille soient maintenus et améliorés, la Fédération CGT revendique :

la mise en place d’une expérimentation de la nouvelle offre éducative reprenant les propositions unitaires décrites en amont ;
une véritable campagne de communication sur tout support existant à destination de tous les cheminots et de leurs ayants droit ;
une campagne de recrutement visant à tenir les Cadres d’Organisation de tous les CAS composés a minima d’un.e secrétaire-assistant.e, un.e Assistant.e Social.e, un.e Conseiller.e en Economie sociale et familiale ainsi que deux postes d’éducateurs spécialisés par UAS ;
un centre d’action sociale a minima par département pour accueillir comme il se doit les bénéficiaires dans de bonnes conditions.

Ensemble, exigeons le maintien de nos LAE, le renforcement de notre Action Sociale pour l’amélioration des droits des cheminots et de leur famille.

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CES PRIMES QUI NOUS COÛTENT CHER !

Rémunération

| Fédération

En cette fin d’année, la direction SNCF n’en finit plus de déverser des primes en tous genres. Derrière cette soudaine « générosité » se cache cependant une stratégie salariale et managériale peu glorieuse.

Les récentes Négociations Annuelles Obligatoires qui se sont tenues le 17 novembre dernier relèvent d’une pièce de théâtre savamment orchestrée et jouée par quelques acteurs dociles. Il en résulte une absence totale d’augmentation générale et la poursuite du gel des salaires pour la huitième année consécutive.

UNE AUGMENTATION GÉNÉRALE DES SALAIRES, C’EST QUOI ?

Pour la CGT, cela se traduit notamment par une augmentation en pourcentage, identique pour tous les cheminots, sans distinction de leur métier, grade, fonction ou contrat de travail. C’est une mesure pérenne, qui a un impact positif sur notre rémunération à long terme, sur notre protection sociale (tant du point du vue de la santé que de la retraite).

Les annonces de la direction ne relèvent donc pas d’une mesure générale, sauf pour les primes de travail, bien que les propositions soient bien en deçà des exigences liées à l’évolution technique des métiers et à l’augmentation d’une productivité imposée par des choix stratégiques hasardeux.

La direction soumet à signature un accord salarial jusqu’au 10 décembre. Elle fait le choix du chantage et de la culpabilisation puisqu’elle conditionne certaines annonces à la validation par toutes les Organisations Syndicales de cette NAO qui n’en est pas une ! Dans les faits, la non signature aurait pour seule conséquence la non perception de 15 à 20 euros mensuels.

UNE DÉCISION UNILATÉRALE DE L’EMPLOYEUR, C’EST QUOI ?

La direction SNCF peut décider elle-même et seule des mesures qu’elle souhaite voir appliquer aux cheminots. C’est précisément ce qu’elle a fait lorsqu’elle a annoncé tout récemment une nouvelle prime sur le périmètre de la SA Voyageurs.

Alors que la direction se répandait encore tout récemment dans les médias sur la chute vertigineuse d’un chiffre d’affaires impacté par la pandémie, justifiant ainsi la mise en place d’un accord sur le chômage partiel (APLD), elle annonce donc, contre toute attente, que les « résultats » permettent le versement de cette énième prime.

Bien que semblant incohérente, cette stratégie cache en vérité une réalité bien moins reluisante.

LA VÉRITÉ SUR LA STRATÉGIE DE LA DIRECTION SNCF

Le niveau des salaires et le gel de ceux-ci depuis 2014 engendrent un recul indéniable du niveau de vie des cheminots. Il est donc compréhensible que l’annonce du versement immédiat de certaines primes soit vécue comme un bol d’air pour bon nombre d’entre nous.

Dans les faits, ils cherchent pourtant à nous asphyxier !

DES PRIMES, MAIS À QUEL PRIX ?

  • La direction SNCF finance ces primes en opérant des saignées dans les effectifs par milliers, comme elle le prévoit encore pour 2022.
  • La direction SNCF dégrade donc nos conditions de travail au quotidien, par manque de moyens humains permettant d’assurer un service public de qualité.
  • La direction SNCF tente d’acheter et de diviser les cheminots entre eux, puisque nous sommes traités différemment selon nos grades, notre ancienneté, notre statut, notre SA d’appartenance, nos métiers, « l’activité » dans laquelle nous travaillons.
  • La direction SNCF travaille une idéologie à long terme afin de nous faire « oublier » ce qu’est une véritable augmentation générale des salaires. Dans sa démarche de déconstruction, elle vise particulièrement les plus jeunes d’entre nous, qui pour certains, n’ont encore jamais connu d’augmentation depuis qu’ils sont à la SNCF.

La direction SNCF poursuit, en parallèle, sa casse de l’entreprise publique pour en faire une entreprise comme une autre, soumise aux aléas du « marché », dans laquelle les salariés seraient infantilisés et asservis aux objectifs financiers. C’est la stratégie du « marche ou crève ».

Dans ce contexte, la Fédération CGT a proposé aux autres Organisations Syndicales représentatives nationalement une démarche commune visant à demander la réouverture immédiate de véritables négociations salariales.

Malheureusement, une unité large n’a pu être trouvée, certaines d’entre elles considérant que « ce qui est pris n’est plus à prendre » et que « c’est mieux que rien » !

La Fédération CGT considérant que la direction SNCF ne peut être quitte, exige à nouveau la réouverture d’une table ronde salaires dans les plus brefs délais !

Le climat actuel, sur la question salariale comme sur d’autres, nécessite donc une montée en puissance de l’action revendicative dans le « Groupe Public Unifié ». Rien n’est acquis sans luttes collectives, massives et organisées.

Les cheminotes et les cheminots qui subissent quotidiennement les assauts d’une direction SNCF prête à tout pour en finir avec le train public, avec les droits sociaux, avec un Statut social de haut niveau, ne sont ni à acheter, ni à vendre !

La Fédération CGT appelle donc les cheminotes et cheminots à faire vivre le débat collectif au sein de nos 300 syndicats locaux, à renforcer la CGT en y adhérant et à réfléchir activement à l’élévation du rapport de forces, y compris en envisageant une action tous services de haut niveau dans les semaines et mois à venir.

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DES DROITS MAINTENUS ET AMÉLIORÉS POUR L’ENSEMBLE DES PERSONNELS CASI/CSE/CCGPF !

Négociations accord national

| Personnel CASI/CSE/CCGPF

Dans l’ensemble du monde du travail, y compris à la SNCF, de nombreux coups sont portés aux droits des salariés par le gouvernement et le patronat. C’est dans cet environnement, et au terme de 4 réunions de négociations, que la CGT obtient un nouvel accord national sanctuarisant et améliorant les droits des salariés CASI/CSE/CCGPF !

CONGÉS SPÉCIAUX : LA CGT OBTIENT DES CONGÉS SUPPLÉMENTAIRES (DÉLAIS DE ROUTE) POUR LES SALARIÉS !

Les salariés frappés par le décès d’un membre de leur famille bénéficient de congés spéciaux pour se rendre aux obsèques. Dorénavant, ces congés seront majorés comme suit : 1 congé supplémentaire si la distance reliant le domicile du salarié au lieu d’obsèques est de 400 à 600 Km aller-retour, 2 congés supplémentaires si cette distance est supérieure à 600 Km aller-retour et 3 congés supplémentaires si le trajet est Métropole/DROM-COM (anciennement DOM-TOM). Une revendication portée et obtenue par la seule CGT !

CONGÉ PATERNITÉ : LA CGT OBTIENT LE MAINTIEN DU SALAIRE !

Selon le code du travail, les salariés bénéficiant d’un congé paternité devaient, jusqu’ici, engager des démarches administratives pour percevoir leurs indemnités journalières, versées par la caisse d’assurance maladie en lieu et place du salaire. Ces démarches pouvaient conduire à un retard de versement pénalisant voire mettant en difficulté les salariés.

Au terme du travail réalisé par la CGT, l’employeur maintiendra le salaire des personnels bénéficiant d’un congé paternité. La CGT obtient la subrogation de salaire et évite ainsi aux salariés tous désagréments ! Seule la CGT a porté et défendu cette revendication lors des négociations ! Le 02 décembre prochain, donnons-nous de la force pour l’avenir en votant CGT !

DÉFENDRE L’INTÉRÊT DE TOUS, L’AVENIR DES PERSONNELS CASI/CSE/CCGPF ET DES CHEMINOTS : UN ENGAGEMENT QUOTIDIEN DE TOUTE LA CGT !

L’exemple concret de l’attribution de la ligne Marseille/Nice à Transdev aura des conséquences pour les usagers, les cheminots et les personnels CASI/CSE/CCGPF. Il en sera de même pour toutes les lignes attribuées à une filiale SNCF de droit privé !

De cet exemple, chacun sait que les répercussions sur les Activités Sociales et Culturelles (ASC) pourraient être conséquentes. La diminution du nombre de cheminots relevant d’un CASI induite par leur transfert dans ces entreprises privées, la baisse de la dotation ASC et la baisse de la fréquentation de nos installations (IST) qui en découlerait, menacent nos Activités Sociales et Culturelles et nos emplois. Pour l’avenir de nos activités, une seule solution : lutter ensemble, cheminots et personnels CASI/CSE/CCGPF contre la concurrence et les transferts !

Il vous appartient de donner de la voix en votant massivement pour les candidats CGT aux élections des représentants du personnel le 02 décembre 2021 pour mener à bien cette lutte indispensable !

LE 02 DÉCEMBRE 2021, VOTEZ CGT !

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GAGNER UN STATUT SOCIAL DE HAUT NIVEAU

FLASH

| Les conditions sociales

Le 22 novembre dernier, s’est tenue une Table Ronde de négociation sur le futur Statut Social des contractuels dans l’entreprise et la transposition des classifications de Branche dans l’entreprise. La CGT y a développé ses propositions. La Table Ronde, qui se voulait conclusive, ne le sera pas. La CGT souhaite que ces négociations ne soient pas confidentielles.

Réouverture du volet classifications et rémunérations de Branche

La réouverture des négociations de Branche demandée par la CGT, après avoir fait valoir son droit d’opposition à l’accord de bas niveau sur les classifications et rémunérations, vient d’être annoncée par l’UTP et les négociations devraient reprendre d’ici la fin de l’année dans la Branche et parallèlement se poursuivre dans l’entreprise. D’ores et déjà, les premières propositions du patronat, avant même l’ouverture des négociations, sont au-dessus du texte qui avait été validé par les Organisations Syndicales signataires. Démonstration est faite que la CGT avait raison d’exiger un autre niveau d’accord et appelle à placer ces négociations sous surveillance et à se tenir prêts à agir pour gagner un Statut social de haut niveau dans l’entreprise et dans la Branche.

Pour un Statut Social des contractuels de haut niveau

Face à une direction qui campait sur une transposition du décret a minima, cette Table Ronde a été l’occasion de rappeler nos propositions :

  • Une définition précise de nos métiers et filières, avec des parcours professionnels clairement définis ;
  • L’instauration d’une véritable grille des salaires constituant un repère collectif pour les contractuels et non pas des « minima d’entreprise » ;
  • Une reconnaissance des diplômes à l’embauche et en cours de carrière par un positionnement dans la grille en fonction du niveau des diplômes détenus ;
  • Une progression professionnelle automatique sur l’ensemble de la carrière (36 ans), non soumise aux « processus managériaux » ;
  • Le passage automatique d’une classe ou qualification tous les 12 ans, permettant à chaque cheminot de dérouler sur 3 qualifications en dehors de tout arbitraire patronal ;
  • Une majoration d’ancienneté au moins égale aux dispositions statutaires sur l’ensemble de la carrière et pour TOUS les collèges ;
  • Des règles de progression professionnelle et de reconnaissance de l’ancienneté qui améliorent l’existant pour les contractuels relevant des différentes annexes du RH 0254 ;
  • Un 13ème mois pour TOUS.

Pour la Fédération CGT, ces propositions doivent constituer le socle des négociations aussi bien dans l’entreprise que dans la Branche.

ENSEMBLE, GAGNONS UN STATUT SOCIAL DES CONTRACTUELS DE HAUT NIVEAU

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RENDEZ L’ARGENT AUX CHEMINOTS !

NAO - Salaires

| Fédération

Le 17 novembre 2021, 1 cheminot sur 6 était en grève à l’appel de la CGT à l’occasion des négociations annuelles salariales après 7 années de gel des salaires à la SNCF.

Si la mobilisation des cheminots par la grève a permis d’arracher certaines mesures à la direction, le compte n’y est pas et les augmentations générales de salaires sont toujours absentes des propositions patronales.

LES CHEMINOTS SONT VICTIMES DU GEL DE LEURS SALAIRES DEPUIS 2014

Les cheminots ont perdu 30 % de pouvoir d’achat depuis 1983 dont un tiers depuis 2014.

A pouvoir d’achat comparé à 2014, les cheminots travaillent bénévolement à partir du mois d’octobre et devraient gagner en moyenne 200 euros supplémentaires par mois.

Lors de la table-ronde de NAO salaires, la direction s’est réfugiée derrière les augmentations de rémunération dont auraient bénéficié les cheminots en 2021 au titre des notations et des échelons d’ancienneté.

La direction va ainsi jusqu’à prétendre que 95 % des cheminots auraient bénéficié d’augmentations supérieures à l’inflation depuis 6 ans.

Or, lorsqu’un cheminot prend une position, un niveau ou une qualification supplémentaire, c’est en reconnaissance de son expérience, de sa qualification professionnelle, d’un examen ou d’une formation qu’il a suivi avec succès.

La direction profite de cette hausse de qualification du cheminot dont la productivité et l’efficacité sont accrues.

En revanche, la direction refuse de compenser cette hausse des prix sur le salaire des cheminots.

Les cheminots, même de moins en moins nombreux, produisent davantage de richesses chaque année (+ 8 % de richesses produites entre 2016 et 2019) et la part des salaires dans les richesses produites est en constante diminution (- 5,5 % entre 2016 et 2019).

La rémunération moyenne des 10 plus hauts dirigeants de l’entreprise, hors jetons de présence des différents conseils d’administration de filiales, s’élevait en 2019 à 31 043 € par mois, soit 9.5 fois le salaire moyen des cheminots.

103 200 cheminots ont un salaire mensuel inférieur au salaire moyen affiché par la direction SNCF.

IL EST TEMPS DE RENDRE L’ARGENT AUX CHEMINOTS !

À l’issue de cette table ronde, la direction propose des mesures au titre des années 2021 ET 2022.

La plupart de ces mesures ne concernent pas 2021 et certaines sont renvoyées à plusieurs années.

Parmi les mesures arrachées par la lutte des cheminots :

  • Majoration au 1er janvier 2022 de 220 euros brut par an de la prime de travail et prime de traction, ou du salaire brut de base pour les personnels qui ne perçoivent pas de prime de travail.
  • Revalorisation au 1er janvier 2022 de 130 euros brut par an des salaires des positions de rémunération 4 à 15 et augmentation identique pour les cheminots contractuels.
  • Augmentation en 2022 de l’enveloppe de révision salariale individuelle des cheminots contractuels de 1.1 % pour l’exécution et la maîtrise et 1,8 % pour les cadres.
  • Réduction du délai maximum de séjour sur le niveau 1 des qualifications B à H de 14 à 12 ans.
  • Création d’un niveau 3 de la qualification H et d’une Position 36 en 2023.
  • Création d’une position D2 20 en 2023.
  • Création d’une position C2 16 en 2023.
  • Mise en place en 2022 d’un délai de passage maximum sur les positions des qualifications B et TA afin de neutraliser l’impact négatif de la fin du recrutement au Statut pour les cheminots présents sur ces qualifications.
  • Promesse de discussions sur la création en 2023/2024 d’une position TA2 14 et d’une position TB3 21.
  • Mise en place dans les 3 ans d’un échelon d’ancienneté supplémentaire pour les salariés statutaires.

En lieu et place d’une augmentation générale des salaires au titre de 2021, la direction propose, une Prime « Macron » ponctuelle, d’un montant de 300 à 600 euros, qui serait versée en décembre 2021.

Cette prime non-soumise à cotisations sociales est un cadeau offert au patronat pour lui éviter de verser des augmentations pérennes des salaires et affaiblit la protection sociale des cheminots.

La direction cherche à diviser les cheminots et à affaiblir leur protection sociale alors que les moyens existent :

  • La productivité est en hausse constante sous l’effet de la hausse de la qualification et de la technicité des métiers.
  • Le patronat à la tête de l’entreprise a bénéficié de 117 millions d’euros d’exonération de cotisations sociales du Régime Spécial dans le cadre de l’activité partielle en 2020.
  • Le patronat à la tête de l’entreprise a bénéficié de 6 points d’exonération de cotisations sociales maladie pour tous les salaires inférieurs à 2.5 fois le SMIC (soit environ 127000 cheminots), ce qui représente environ 25 millions d’euros.
  • Le patronat à la tête de l’entreprise profite du non-paiement des heures de travail accomplies par les cheminots en forfait-jours, ce qui représente l’équivalent de 6 000 emplois et un grand nombre de cheminots payés en deçà du SMIC horaire.
  • Le patronat à la tête de l’entreprise fait héberger l’entreprise par les salariés en télétravail, ce qui réduit ses frais de structures…

Pour la CGT, ces moyens doivent permettre l’amélioration des conditions de vie et de travail des cheminots.

AUCUNE AUGMENTATION GÉNÉRALE DES SALAIRES !

La table ronde de négociations salariales du 17 novembre se solde donc par une 8ème ET une 9ème année de gel des salaires.

La Fédération CGT des Cheminots exige la tenue d’une nouvelle table ronde sans délai.

La CGT a proposé aujourd’hui une démarche unitaire en ce sens aux 3 autres fédérations syndicales de cheminots, représentatives nationalement, afin de créer unitairement les conditions d’un rapport de force pour qu’enfin la direction nous « rende notre argent !».

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STATUT SOCIAL DES CONTRACTUELS : AMÉLIORONS LES DROITS DE TOUS LES CHEMINOTS !

Rémunération

| Fédération

Suite à la réforme de 2018, les nouveaux embauchés depuis le 1er janvier 2020 ne bénéficient plus des droits liés au Statut. Au-delà de la protection sociale, le principal recul concerne la grille de rémunération et le droit à la carrière.

Une table ronde aura lieu le 22 novembre 2021 sur la rémunération de ces contractuels.

Cette négociation concerne TOUS les cheminots, car la direction veut étendre par la suite l’application des nouvelles règles à tous les contractuels et même aux statutaires. La CGT formulera des propositions précises pour l’égalité entre les cheminots.

Mais nous tirons déjà le signal d’alarme sur le projet transmis aux Organisations Syndicales par la direction !

Quel est le nouveau système proposé ?

Conformément à la CCN ferroviaire, les cheminots se verraient attribuer non plus une qualification, mais une classe :

Pour chacune de ces classes, la direction propose une Rémunération Annuelle Garantie (RAG) à l’embauche.

Ces montants se situent en dessous de ce qui se pratique actuellement à la SNCF !

Ensuite, l’agent gagnerait une augmentation de 1,5 % tous les 3 ans, liée à sa progression professionnelle (ce qui remplace en quelque sorte la progression en Position de Rémunération), mais celle-ci se bloquerait après 24 ans dans l’entreprise.

L’agent bénéficierait également d’une majoration d’ancienneté (équivalent des échelons du Statut), mais qui serait limitée à 24 ans elle aussi et ne donnerait que 14,4 % d’augmentation maximale (contre 23,6 % au Statut).


Pour comparer les propositions de la direction avec la situation actuelle, prenons l’exemple d’un cheminot « opérateur de maintenance » du Matériel, code prime 33, avec une indemnité de résidence 3 (0 ), sans aucune majoration de son traitement, ni aucun EVS, mais en intégrant la PFA, la GAEX et la GVAC :

À l’embauche (Qualif B PR4 / Classe 2) :
Au Statut, son salaire brut serait : 19 980,2par an.
Dans la grille de la direction, son salaire brut serait : 19 600 par an…

– 380 €/an

En fin de carrière (Qualif C PR13 /Classe 3) :
Au Statut, son salaire brut serait : 29 465,39par an, sans pénibilité.
Dans la grille de la direction, son salaire brut serait :  27 321 € par an…

-2 144 €/an

Les différences avec les rémunérations statutaires sont de plus en plus importantes au fil des classes, sauf pour les cadres supérieurs (classes 8 et 9).


Des règles très inégalitaires !

Pourquoi un passage de la classe 2 à la classe 3 conduit à une hausse de salaire de 600 € par an, alors qu’un passage de la classe 8 à la classe 9 conduit à une hausse de salaire de 13 000 € ?!

Pourquoi un seuil de progression professionnelle de la classe 1 conduit à une hausse de salaire de 287 par an alors qu’un seuil de la classe 9 conduit à une hausse de salaire de 885 € par an ?

Pourquoi un agent ayant un BAC+5 n’a pas la garantie d’être embauché sur une classe du collège Cadre ? Et s’il est embauché sur une classe exécution, qu’est-ce qui garantit à ceux qui n’ont pas les mêmes diplômes qu’ils ne seront pas péjorés dans leur déroulement de carrière ?

Dans la proposition de la direction, les petits salaires progressent peu alors que les gros progressent beaucoup. Ce n’est pas juste !

Si certains affirment que ces propositions sont « mieux que rien », la CGT considère au contraire qu’il s’agit d’une injustice parce que nous ne partons pas de « rien ». Aujourd’hui, les règles qui prévalent sont celles du Statut. Il n’est pas juste que les contractuels nouveaux embauchés ne bénéficient pas de règles au moins équivalentes. À travail égal, salaire égal !

Le 22 novembre, la CGT exigera l’égalité entre Statutaires et Contractuels.
Elle fera des propositions dans ce sens.

Cheminotes et cheminots contractuel·le·s, organisez-vous avec la CGT pour obtenir satisfaction sur cette revendication d’égalité !

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