Fédération CGT des Cheminots


J'adhère

L’ANTI SERVICES PUBLICS ENTRE EN GARE DE MATIGNON !

Nomination à Matignon

| Espace presse

Depuis la nomination d’Elisabeth BORNE à Matignon, les sollicitations médiatiques s’enchaînent. La question est, à chaque fois, identique : « que pensez-vous de Madame Borne ? »

Voici quelques éléments de réponse….

2002, Elisabeth Borne est directrice de la stratégie à la SNCF sous l’ère Pepy. Elle sera celle qui participera au découpage de l’entreprise publique, à sa « mise en silos », au pilotage par activités, au dépeçage et au rabougrissement du transport de marchandises par le fer.

2007, Elisabeth Borne intègre le groupe EIFFAGE, entre autres constructeur et gestionnaire d’autoroutes mais également géant du BTP, y compris dans le domaine ferroviaire. Elle y restera 1 an.

2014/2015, Elisabeth Borne est directrice de cabinet de Ségolène Royal au ministère de l’Ecologie et des Transports. Elle en profitera pour accorder aux gestionnaires d’autoroutes un allongement allant jusqu’à 6 ans de leurs concessions.

2015, Elisabeth Borne est nommée présidente de la RATP. Elle y mettra en oeuvre des plans de productivité importants et elle développera les filiales de droit privé au détriment de l’entreprise publique RATP.

2018, alors ministre des Transports, Elisabeth Borne met en œuvre la réforme dite « du pacte ferroviaire ».

Bilan :

  • Transformation du statut juridique et découpe de la SNCF en 5 sociétés anonymes ;
  • Fin du recrutement au Statut ;
  • Ouverture à la concurrence du transport de voyageurs ;
  • Abaissement des droits sociaux des cheminots….

Enfin, en tant que ministre du Travail, elle sera l’instigatrice de la réforme de l’assurance chômage qui abaisse les droits de nos concitoyens les plus touchés et les plus fragilisés par une situation sociale déjà fortement dégradée.

Ce bref rappel de quelques éléments les plus significatifs du parcours de Madame BORNE se suffit à lui-même et répond donc à la question « que pensez-vous de madame Borne ? ».

L’Angleterre a eu Margaret THATCHER.

La France a maintenant Elisabeth BORNE.

La Fédération CGT des Cheminots assure donc être très attentive et déjà à l’offensive quant aux politiques qui seront menées, tant sur les sujets interprofessionnels que sur ceux touchant au domaine ferroviaire.

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PAS À LA HAUTEUR !

Grève unitaire tous services

| Espace presse

Les multiples mobilisations et actions locales engagées par la CGT dans la période ont contraint la Direction à convoquer une table ronde nationale sur les salaires. Elle envisageait de se contenter d’une mesure d’urgence de type « prime Macron », comme l’année dernière.

La démarche unitaire amorcée par la CGT et le niveau de mobilisation de ce jour, à hauteur de plus de 35 % tous collèges, avec des établissements fortement mobilisés, a contraint la Direction à annoncer des mesures pérennes et générales. Ces mesures restent très insuffisantes, mais c’est bien la mobilisation des cheminots qui permet ce dégel salarial et d’arracher ces premières mesures.

Les mesures annoncées :

  • Augmentation générale des salaires de 1,4 % ;
  • Majoration salariale uniforme de 400 € brut annuel ;
  • Augmentation de la gratification de vacances +100 € et + 20 € au premier enfant + 20 € au second et +10 € au-delà ;
  • Revalorisation des indemnités de 4 % et 7 % pour les sorties d’astreintes, nuits et dimanches et fêtes ;
  • Revalorisation des classes les plus basses pour les mettre au niveau du SMIC : classe 2 + 4 %, classe 3 +2 %, classe 4 +1 % ;
  • Lancement du chantier de la revalorisation des primes de travail ;
  • Allocation de déplacement + 3 % ;
  • NAO prévue en fin d’année.

L’ensemble de ces mesures sera applicable rétroactivement à compter du 1er avril et sera versé au plus tard sur la solde d’octobre 2022.

La CGT a exigé que ces mesures soient effectives par effet rétroactif au 1er janvier 2022.

Au regard de la situation de l’inflation de 5,8 % mesurée en juin et du niveau attendu en fin d’année à plus de 8 %, ces mesures sont clairement indécentes et n’effacent pas le contentieux salarial !

C’est d’autant plus scandaleux que le bénéfice net du groupe en 2021 avoisine les 900 millions d’euros, que les perspectives pour 2022 s’annoncent bien meilleures et pourraient frôler 1,5 milliard, avec des trains affichant des taux de remplissage records…

La Fédération CGT des Cheminots proposera donc aux organisations syndicales la poursuite du processus unitaire engagé pour exiger de la Direction qu’elle passe à la caisse au-delà de la compensation de la seule inflation pour gagner une juste rémunération du travail et des qualifications des cheminots !

 

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PARCOURS PROFESSIONNELS QUALIFICATIONS:

UN STATUT SOCIAL JUSTE ET TRANSPARENT

| Maîtrise et cadres UFCM

Le volet« Classifications et Rémunérations » de la CCN a été signé par certaines OS et va être transposé unilatéralement le 1er juillet 2022 à la SNCF. La CGT s’est opposée à ces textes qui n’apportent pas ou peu de droits aux salariés des EFP, mais apportent une régression du modèle social SNCF.

De plus, la direction ouvre une négociation sur le déroulement de carrière pour remettre en cause l’ensemble des règles actuelles. Elle prévoit de la clore en septembre 2022.

Pour la CGT, il est nécessaire que chacune et chacun connaisse les enjeux des textes, leurs répercussions et surtout nos orientations et revendications.

POURQUOI LA CGT S’EST OPPOSÉE ?

De tout temps, le patronat a voulu développer l’opacité, l’individualisme, la flexibilité, afin de dégager du profit. Il cherche :

  • À combattre le collectif pour instaurer une compétition entre salariés;
  • À réduire les droits opposables pour avoir les coudées franches ;
  • À reporter son arbitraire sur la ligne hiérarchique en déléguant les risques juridiques et sociaux ;
  • À ne pas reconnaître les qualifications afin d’abaisser les salaires.

UN ACCORD INACCEPTABLE!

La CGT n’a pas signé l’accord Classifications. Il ne définit pas le salaire en fonction des savoir-faire et des qualifications. Ce modèle renforce le déséquilibre entre l’employeur et le salarié en poussant la négociation « de gré à gré». Pire, il demande au responsable hiérarchique de supporter son arbitraire en supprimant les repères collectifs.
Il nous plonge dans un système de marchandisation du travail qui ne garantit qu’un simple minimum de revenus annuels bien en dessous de notre statut.

Indéniablement, ce nouveau système marque un recul sans précédent pour toute la profession.
Ce cadre social injuste nous éloigne de nos aspirations à la justice.
Bien sûr, la direction affirme que rien ne change. Elle ne se cache pas que son objectif est de« maîtriser» le Glissement Vieillesse (ancienneté) Technicité (automaticité de la grille).

Cette communication donne quelques raisons qui motivent l’opposition de la CGT.

Pour lire la suite, téléchargez ci-dessous (ou en cliquant sur l’image) le 4 pages complet de l’UFCM-CGT.

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PIERRE SEMARD : SES COMBATS, SON HÉRITAGE

UNE INITIATIVE JEUNES CHEMINOTS POUR CONSTRUIRE LES LUTTES DE DEMAIN

| Espace jeunes

Du 7 au 10 juin, la Fédération CGT des cheminots et son Collectif Jeunes ont réuni 90 jeunes cheminotes et cheminots au Chalet Pierre Semard.

Étaient au programme :

  • la transmission de connaissances par des travaux en ateliers sur plusieurs thèmes : la vie de Pierre Semard et la nécessité de poursuivre ses combats aujourd’hui, une meilleure connaissance de la structuration de la CGT, les menaces qui pèsent sur nos droits et nos conquis sociaux ;
  • la déconstruction des idées d’extrême-droite par l’apport d’éléments factuels ;
  • l’émancipation par le sport, grâce aux activités proposées par le chalet ;

autant d’engagements pour lesquels Pierre Semard a lutté toute sa vie.

Un débat participatif en présence de Laurent Brun, secrétaire général de notre fédération, a permis aux jeunes de mieux appréhender les perspectives fédérales et les luttes à venir.

Cette initiative a permis aux jeunes cheminots de toute la France de se rencontrer et d’échanger sur leur état d’esprit actuel, sur l’activité jeunes et sur les réalités de travail vécues par chacun.

Sans aucune résignation ni fatalisme, les jeunes cheminots sont demandeurs d’informations, de formations et d’outils pour comprendre et se défendre.

La CGT reste la seule organisation syndicale capable de les organiser, de leur donner la parole et de leur permettre de construire leurs revendications.

Cette initiative a prouvé, une fois de plus, que la Fédération CGT des cheminots s’attache à permettre l’émancipation de tous les jeunes cheminotes et cheminots.

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LE 6 JUILLET 2022, EN GRÈVE POUR NOS SALAIRES, POUR NOS ACTIVITÉS SOCIALES !

| Personnel CASI/CSE/CCGPF

Sous la pression des cheminots, appuyés par la Fédération CGT des cheminots, la Direction organise une « table ronde Salaires » le 6 juillet 2022.

La CGT revendique des augmentations générales des salaires au moins égales à l’inflation galopante, qui met en lumière les dix années de modération et de gel salarial.

Cette inflation, vouée à perdurer, atteint des sommets depuis plusieurs mois. La hausse des prix dépasse les 30 % pour des produits de première nécessité, là où la politique de « primes » n’apporte aucune réponse pérenne et ne finance pas notre protection sociale.

Tandis qu’en 2021, plus de 300 milliards d’euros ont été captés par les 500 plus grandes fortunes, que la part des bénéfices versée aux actionnaires est passée de 30 % dans les années 1980 à 85 % aujourd’hui.

En plus de la perte de pouvoir d’achat, nous devons avoir conscience que chaque augmentation, chaque euro de salaire gagné par les cheminots représente des moyens supplémentaires pour nos salaires et nos activités sociales !

C’est pourquoi le collectif national CGT des personnels CASI/CSE/ CCGPF appelle tous les personnels à se mettre en grève le 6 juillet pour faire valoir notre droit à une vie décente et à des AS de qualité.

LE 6 JUILLET, TOUTES ET TOUS EN GRÈVE !

 

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LES LUTTES SE MULTIPLIENT, LE 6 JUILLET, ARRACHONS DE VRAIES HAUSSES DE SALAIRES !

| Fédération

L’inflation pèse lourd sur le pouvoir d’achat des ménages.
C’est le résultat d’une spéculation intense sur les matières premières que les entreprises répercutent en augmentant leurs prix.
De ce fait, le patronat affiche des bénéfices indécents malgré les crises.
Depuis quelques mois, les salariés se mobilisent pour ne pas être les dindons de la farce.
Du commerce à l’aérien, en passant par les banques ou le bâtiment, les grèves se multiplient et obtiennent des victoires importantes.

Les cheminots sont appelés à la grève unitaire le 6 juillet, jour d’une table ronde sur les salaires.
Mobilisons-nous massivement pour imposer de véritables augmentations de nos salaires !

La hausse des prix serait de 5,6 % en moyenne pour 2022 selon l’INSEE. Mais cette moyenne cache une accélération au cours de l’année puisque l’inflation devrait être de 6,8 % sur les derniers mois de 2022. Par ailleurs, si l’on se concentre sur les produits les plus consommés (nourriture, énergie…), la hausse du coût de la vie serait plus proche des 15 à 20 %.

Puisque les entreprises répercutent ces hausses sur leurs propres prix, elles ne subissent pas de baisse de leurs bénéfices. Elles en profitent même parfois pour les accroître.

Ils profitent de la crise !
Bénéfices nets 2021 :
Renault = 967 millions
Carrefour = 1,07 milliard
Danone = 1,9 milliard
BNP Paribas = 9,5 milliards
Total Energies = 14 milliards
Nestlé = 16,1 milliards

Pour que leurs intérêts soient pris en compte, de plus en plus de salariés agissent par la grève !

Mobilisation historique de toutes les entreprises du groupe Total le 24 juin, blocage de 14 plateformes logistiques par les routiers le 27, grève dans les maroquineries de luxe, le nettoyage, les banques, l’Énergie…

Et les actions payent !

Quelques exemples de victoires : Leroy Merlin = augmentation de 65 par mois après 2 semaines de grève ; Amazon = annonce de 3,5 % d’augmentation après une journée de grève historique en avril ; Dassault = 140 par mois après 17 semaines de grève et d’actions (+ paiement de 80 % des jours de grève) ; dans la branche des plombiers/chauffagistes = +8,4 % et pratiquement plus aucun poste n’est en dessous de 2 000 brut par mois…

La pression monte et chaque entreprise qui obtient une hausse significative est un point d’appui pour la lutte de tous les autres salariés. Cela montre que nous avons intérêt à nous soutenir les uns les autres, et même à nous battre tous ensemble à chaque fois que c’est possible.

La CGT est un outil pour cela !
Syndiquez-vous et agissons tous ensemble pour une juste répartition des richesses.

Le 6 juillet, c’est notre tour !

Il n’y a jamais eu autant d’argent disponible dans les entreprises.

S’il ne va pas dans les poches des salariés, il va dans celles des actionnaires : dividendes 2022 Stellantis + 225 % par rapport à 2021, BNP +38 %, Société Générale +200 %, Engie + 60 %, Véolia +43 %, Publicis + 20 %, Michelin +96 %, Vinci +42 %, Saint Gobain +23 %, Thales +45 %, LVMH +67 %, Cap Gemini +23 %, etc.

Nous n’avons pas à avoir honte de réclamer une répartition des richesses plus juste. Au contraire, c’est notre travail qui produit les résultats économiques.

SNCF : Résultat net 2021 +862 millions €

En 2021, le résultat net de la SNCF a été de 862 millions d’euros ! C’est l’équivalent de 23 000 emplois à la rémunération moyenne, ou de 15% d’augmentation des salaires !

À la SNCF, il y a urgence mais rien ne se passera si nous n’agissons pas !

Depuis 2014, la valeur du point de la grille salariale a été gelée.

Autrement dit, il n’y a quasiment plus aucun partage des gains de productivité (2,2% par an selon les objectifs assignés par le Gouvernement), ce qui est théoriquement le rôle des négociations salariales.

En plus de cela, l’inflation ronge le pouvoir d’achat des cheminots. Depuis 2014, les prix ont augmenté de 7 % selon l’INSEE (auxquels il faudra donc rajouter 5,6 % au titre de 2022). Alors que les économistes annoncent une forte inflation pour 4 ou 5 ans, la Direction SNCF n’est toujours pas décidée à prendre des mesures sérieuses.

Ce n’est pas un hasard. Le mandat donné à la SNCF par le Gouvernement est de détourner tous les fruits de notre travail pour générer des excédents monstrueux : selon cette feuille de route, SNCF Réseau devrait dégager un résultat de 2 milliards d’euros en 2030, SNCF Voyageurs 1 milliard, etc.

Sans notre mobilisation, il n’y aura rien de significatif pour nous et tout l’argent ira dans les résultats financiers !

De multiples luttes locales (ADC, EIC…) ont été menées depuis un an. Elles mobilisent très fortement. Elles ne concernent pas que les salaires mais c’est tout de même un sujet récurrent. La Direction a résisté tant qu’elle a pu à l’octroi de mesures pérennes. Elle a proposé surtout des primes ponctuelles. Mais, petit à petit, nos luttes ont imposé des augmentations de la prime de travail de 20 % à 30 % pendant 6, 8, et jusqu’à 14 mois selon les sites.

La Direction convoque une table ronde le 6 juillet pour annoncer des mesures d’urgence. Elle ne veut pas accélérer le calendrier qu’elle a imposé l’année dernière suite à l’échec des NAO 2021 (ces négociations prévoyaient des mesures sur 2021 et 2022, donc pas de négo en 2022, et elle ne veut pas se déjuger sur ce sujet). Elle prévoit donc que les NAO réelles aient lieu début 2023. C’est inacceptable !

Jusqu’à présent, le principal argument de la Direction était de se calquer sur les décisions de l’État de gel du salaire des fonctionnaires. Mais préoccupé par la montée du mécontentement, celui-ci a annoncé une hausse de 3,5 % du point d’indice de la fonction publique (en plus d’autres mesures), et de 4% des minima sociaux.

Décision de l’État, forte inflation, moyens importants disponibles, toutes les conditions sont réunies pour que la Direction augmente fortement les salaires. Ne la laissons pas nous voler une année de plus !

La CGT exige que la réunion du 6 juillet soit une vraie négociation salariale.

Nous revendiquons une forte hausse de la valeur du point qui permette de rattraper les 12,6 % perdus à cause de la hausse des prix depuis 2014, et de partager une partie des 17,6 % de productivité réalisée. Nous exigeons la refonte et l’augmentation des primes de travail, la revalorisation de la prime de vacances et des EVS. Evidemment, nous exigeons des mesures équivalentes pour l’ensemble des cheminots quelle que soit la nature de leur contrat de travail.

TOUTES ET TOUS EN GRÈVE LE 6 JUILLET 2022 !

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LA DIGNITÉ N’EST PAS UNE OPTION !

Égalité professionnelle

| Traction

Passé les déclarations de bonnes intentions et les effets de manche, la Direction refuse toujours de gérer une véritable politique d’entreprise en faveur de la mixité et de l’égalité.

Les échanges, lors de la réunion des femmes des métiers de la Traction organisée par la Fédération CGT des cheminots, ont mis en exergue les conséquences de ce mépris.

Sous couvert de profits et de rentabilité, la Direction augmente la productivité dans les roulements sans intégrer les pauses physiologiques.

La Fédération CGT des cheminots pointe des revendications fortes concernant l’amélioration de l’organisation du travail. Des pauses d’une durée minimale de 20 minutes doivent être prévues toutes les 2 heures.

UNE ORGANISATION DU TRAVAIL DÉPLORABLE

Les femmes de la Traction ont exprimé les dégradations des conditions de travail qu’elles subissent…

« Lorsque je prépare ma journée de service, il faut que je réfléchisse à quel moment j’aurai le temps de passer aux toilettes pour me changer. »

« Pendant ma journée de service, je m’empêche de boire ou ne bois pas à ma soif car je sais que ça va être compliqué d’aller aux toilettes, ce qui génère régulièrement des infections urinaires. »

« C’est tellement compliqué d’avoir ses règles quand on est conductrice de train que je suis un traitement médical qui m’évite de les avoir mais qui met ma santé en danger. »

Comment peut-on entendre de tels témoignages au XXIe siècle ? C’est un scandale ! Voilà la réalité du quotidien des conductrices…

Au lieu d’apporter de réelles solutions, la Direction propose aux conductrices de tester des culottes menstruelles parce qu’elles sont écologiques puisque lavables, non toxiques puisqu’en fibres naturelles et pratiques puisque utilisables pendant plusieurs heures ! Une hérésie !

UNE MAUVAISE RÉPONSE À UN VRAI PROBLÈME

L’ineptie des culottes menstruelles témoigne d’une hypocrisie insupportable de la Direction à l’égard des femmes visant à dissimuler les difficultés d’accès aux sanitaires et une organisation du travail tournée entièrement vers un objectif économique. La direction de la Traction, fière de développer Atout conduite, un programme qui permettrait « de faire de la conduite des trains un atout de performance et une fierté d’entreprise », cache une instrumentalisation du quotidien des femmes pour satisfaire une obsession de productivité. Rien d’innovant !

Elle fait mine d’entendre les problèmes des conductrices et des conducteurs, notamment sur les temps de retournement trop courts, les pauses physiologiques inexistantes ou encore la complexité d’accéder aux sanitaires car ils sont insuffisants, inaccessibles ou encore « carmillonés ».

Avec l’appui de son réseau Mixité, elle développe toute sorte de gadgets pour dissimuler l’absence de politique sur le sujet… Les culottes menstruelles permettraient ainsi de conduire pendant 8 heures sans gêne pour les femmes.

LA CGT ORGANISE LA LUTTE À CHAQUE INSTANT

Alors que le président du comité de groupe SNCF a signé un accord « Women’s international rights » qui engage la Direction à améliorer les lieux de vie au travail notamment en installant des sanitaires pour les femmes, la politique de l’entreprise ne le met pas en oeuvre.

La Fédération CGT des cheminots interpelle donc les directions responsables à tous les niveaux : local, national et européen.

Lors du dernier comité d’entreprise européen, la Fédération CGT a rappelé que les femmes ont le droit au respect et à la dignité où qu’elles se trouvent dans le monde. Le groupe SNCF a un devoir d’exemplarité, d’autant plus qu’il est signataire d’un accord européen.

LA MATERNITÉ… UN PROBLÈME POUR LA DIRECTION ?

Les directions, tout comme la médecine du travail, informent partiellement les femmes conductrices de leurs droits spécifiques. Ceci est un réel obstacle à leur bonne intégration dans le métier. Aucune consigne ne protège les conductrices enceintes. Tantôt elles peuvent conduire plusieurs mois après la déclaration de la grossesse, au risque d’événements dramatiques possibles pour la mère et le foetus, tantôt la Direction les incite à se déclarer en maladie faute de savoir où les employer.

Pour la CGT, la conductrice enceinte doit être protégée pendant sa grossesse, et son retour à la conduite après le congé maternité doit être garanti. Cela doit être un droit absolu et non pas une faveur accordée aux femmes.

Pour la CGT, les postes de travail doivent être adaptés depuis la déclaration de grossesse jusqu’à la reprise complète du travail après l’accouchement, y compris durant la période d’allaitement.

Ce temps doit être pris en compte pour le calcul des bonifications de conduite pour les conductrices.

Dans le GPU SNCF, les inégalités persistent et se creusent en matière de déroulement de carrière, de parcours professionnel. Elles vont s’accentuer avec la mise en oeuvre du nouvel accord Classifications et rémunérations.

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ENSEMBLE, AGISSONS POUR NOS SALAIRES ET REFUSONS LA MARCHANDISATION DU TRAVAIL !

Appel à la grève

| Maîtrise et cadres UFCM

Sous la pression des cheminots, appuyés par la CGT, la Direction organise une table ronde Salaires le 6 juillet 2022. Face à l’inflation, la Direction annonce (enfin !) des mesures mais en somme fixe.

Pourquoi la proposition de la Direction est injuste ?

La CGT, elle, revendique une grille linéaire pour tous les cheminots avec des augmentations générales des salaires au moins égales à l’inflation.

Le 6 juillet, mobilisons-nous, tous ensemble, pour nos salaires !

L’inflation galopante met en lumière les dix années de modération et de gel salariaux. Le nombre de démissions de l’entreprise en témoigne. Les cheminots ont raison d’être excédés par l’attitude de nos premiers dirigeants. La politique de « primettes » n’apporte aucune réponse pérenne. Pis, elle exacerbe les injustices et l’absence de reconnaissance de nos qualifications et de notre travail.

Dans un discours se voulant fractionnaire ou paternaliste, la direction de la SNCF explique qu’il faut une augmentation en somme fixe pour compenser la hausse des prix. Ce discours est démagogique et significatif de sa politique salariale.

Le prix de la qualification

Une grille des salaires a pour vocation de rémunérer le salarié au prix de sa qualification. Afin de garder la même valeur de la qualification, seule une augmentation générale en pourcentage permet de maintenir la même progression salariale.

Or une augmentation en somme fixe écrase les grilles car elle ne compense pas l’inflation pour tous les salaires.

Mais la grille SNCF est injuste !

La Direction a beau jeu de vouloir mettre en place des mesures en somme fixe qui, prétend-elle, soulageront mieux les petits salaires au prétexte que les grosses rémunérations s’envoleraient. Or c’est la grille historique de la SNCF qui est fautive car elle est exponentielle. Les écarts entre les premières positions de rémunération sont dérisoires vis-à-vis des dernières.

Les minima de branche (rémunération annuelle garantie) de l’accord Classifications et rémunérations, signé en décembre 2021, reproduisent exactement les mêmes défauts.

Ne nous laissons pas abuser par nos directions ! Au final, une augmentation en somme fixe continue de péjorer les agents d’exécution et les maîtrises et dévalue les cadres. C’est tous perdants face au coût de la vie !

La CGT a des propositions concrètes afin de reconnaître les qualifications.

La qualification des maîtrises et cadres, qui s’acquiert avec les diplômes, les formations qualifiantes, la technicité et l’expérience, et les responsabilités qui leur sont confiées doivent être reconnues par un véritable salaire ! Une fois que les savoir-faire sont acquis, ils doivent être reconnus par des qualifications et payés tout le long de la carrière.

La Fédération CGT des cheminots exige une grille des salaires au niveau de la branche, regroupant l’ensemble des cheminots, cadres permanents, contractuels et cheminots des entreprises privées, des agents d’exécution aux cadres supérieurs.

La première position de rémunération doit être au Smic : 2 000 € brut correspond aux calculs de la CGT pour que chaque salarié vive dignement de son travail. L’écart entre la plus basse et la plus haute doit être contenu dans une proportion de 1 à 4.

Cette grille doit être indexée au minimum sur le véritable coût de la vie !

Il y a donc urgence à corriger la grille SNCF et à renégocier intégralement la classification et la rémunération de la convention collective de la branche ferroviaire.

Et les cotisations ?

Les cotisations garantissent la solidarité entre les salariés, sous le principe où « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins ». C’est le principe fondateur de la Sécurité sociale (maladie, retraite, chômage, famille, etc.) et du régime spécial SNCF.

En multipliant les primes non soumises à cotisations (comme le propose le patronat et le légifère la « macronie »), les inégalités s’accroissent, et nos régimes sont fragilisés. Elles contribuent à un système de santé à deux vitesses et tirent les pensions retraite vers le bas ! Les défenseurs des allégements de cotisations sont les promoteurs du dogme du recul de l’âge de départ à la retraite, par exemple, ou des complémentaires santé assurantielles.

Ensemble, exigeons un salaire en rapport avec nos qualifications et nos responsabilités. Les cheminots de tous les collèges doivent s’emparer de la question salariale !

La CGT appelle l’ensemble des cheminots de la SNCF à la grève, le 6 juillet 2022, pour que la Direction nous entende tous, quel que soit notre statut ou notre collège.

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LA DIRECTION DOIT RÉPONDRE À NOS REVENDICATIONS SALARIALES !

APPEL À LA GRÈVE

| Espace presse

Les Fédérations syndicales CGT, UNSA ferroviaire, SUD-Rail, CFDT ont déposé une DCI commune sur la question des salaires et du pouvoir d’achat le 16 juin dernier.

La direction a refusé de recevoir les organisations syndicales dans le cadre de cette démarche, en renvoyant les échanges à des réunions bilatérales en cours.

Les fédérations syndicales engagées dans cette démarche dénoncent fermement cette position de refus du dialogue social, de mépris vis-à-vis des revendications des cheminots. Elles appellent à une grève nationale le 06 juillet 2022.

Le contexte post pandémie et géostratégique, avec la guerre en Ukraine, entraîne une flambée des prix (essence, alimentation, énergie, etc.) inégalée depuis près de 40 ans.

L’inflation atteint des sommets depuis plusieurs mois. La hausse des prix a, en effet, continué à grimper en mai, à hauteur de 5,2 % sur un an, selon les derniers chiffres de l’Insee. Elle dépasse désormais les 5 % pour la première fois depuis septembre 1985 pour, selon les estimations, s’aggraver de près de 10 % d’ici à la fin de l’année 2022. En avril dernier, la hausse des prix atteignait 4,8 % sur un an, ce qui constituait déjà un record. Elle s’explique largement par l’accélération des prix de l’énergie (+27,8 % en mai), des services (+3,2 %), de l’alimentation (+4,3 %) et des produits manufacturés (+3 %).

Une vague de mobilisations, notamment par la grève, évidemment pas médiatisée, déferle sur la France. Chez Safran, Toyota, Thales, dans l’agro-alimentaire, chez Badoit, les groupes Bel et Lactalis, dans l’aérien, les transports, la métallurgie, l’énergie, les postes et télécommunications, le commerce, pour ne citer qu’eux, les salariés agissent pour exiger une réévaluation de leurs salaires pour compenser les effets de l’inflation qui atteignait, en mai en France, le niveau record de 5,2 % sur un an.

En Angleterre a lieu une grève historique des cheminots britanniques pour gagner des hausses de salaires.

À l’instar de l’ensemble des salariés en France comme en Europe, les cheminots sont durement touchés par l’explosion de l’inflation, nous devons agir pour gagner des hausses de salaires.

Confrontés à une inflation croissante et à l’absence d’augmentation générale depuis 2014, les cheminots subissent un recul net et fort de leur pouvoir d’achat. La direction SNCF doit arrêter cette politique développant l’individualisation des salariés et la division sociale.

Les fédérations syndicales de cheminots CGT, SUD-Rail, CFDT, en phase avec les réalités vécues par les cheminots, portent les exigences suivantes :

  • Des mesures de rattrapage salariales de l’inflation et un report systématique de la hausse du SMIC sur l’ensemble de la grille ;
  • Une augmentation générale des salaires et la revalorisation des primes de travail ;
  • Une revalorisation de l’ensemble des allocations, gratifications et indemnités pour tenir compte de la hausse des prix ;
  • Dans cette année particulière, au moins un rendez-vous salarial avant l’été et ensuite avant la fin de l’année.

Une table ronde est prévue le 06 juillet prochain, d’ores et déjà les fédérations syndicales CGT, SUD-Rail, CFDT appellent les cheminots à la grève ce jour-là pour que la direction réponde positivement à nos légitimes revendications. L’UNSA ferroviaire donnera sa réponse quant à sa participation le 28 juin prochain.

Un préavis de grève sera déposé couvrant la période du 05 juillet 2022 19h00 au 07 juillet 2022 08h00.

Ce préavis couvrira l’ensemble du personnel.

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ILS DOIVENT PASSER À LA CAISSE AVANT L’ÉTÉ !

Salaires / Pouvoir d'achat

| Fédération

Depuis de trop nombreuses années, le « régime » très spécial infligé aux cheminots en matière salariale plonge un nombre certain d’entre eux dans une situation économique difficile. ÇA SUFFIT ! Le patronat doit ouvrir le tiroir-caisse ou la température pourrait monter d’un cran à l’approche de l’été !

Alors que les richesses produites par les cheminots, période COVID isolée, ne cessent d’augmenter, ces derniers subissent dans le même temps, à l’instar des salariés du pays, une forte inflation faisant diminuer leur pouvoir d’achat ; une inflation aggravée par la guerre en Ukraine, ses effets, mais aussi par la spéculation d’un système financier à bout de souffle. Ainsi, depuis 2014, les salaires des cheminots sont gelés et l’inflation cumulée dépasse les 10 % ; inflation devant s’aggraver, selon les estimations, de près de 10 % d’ici à la fin de l’année 2022. Comme tous les citoyens et salariés, les cheminots sont donc directement touchés. La question des rémunérations est au coeur des préoccupations des salariés du Groupe Public SNCF. La crise sanitaire avait déjà amené à mettre sur la table la question du pouvoir d’achat, de la reconnaissance et de la compensation des impacts économiques pour les agents.

TABLE RONDE EN JUILLET À LA SNCF ? RENDEZ-NOUS NOTRE ARGENT !

Nous estimons nécessaire d’apporter une réponse aux cheminots dans le cadre de la table ronde salariale prévue début juillet.

Cela ne doit toutefois pas nous faire accepter que les NAO ne se tiennent qu’en fin d’année.

Les tensions sociales et les conflits dans l’entreprise se sont multipliés ces dernières semaines. Si ces conflits ont pour origine légitime les questions liées à l’organisation de la production, à l’emploi et au sens donné au travail, la question salariale en est le dénominateur commun. Les cheminots, qui, dans des conditions de plus en plus difficiles, s’attachent pourtant à « faire » le service public ferroviaire au quotidien estiment ne pas être traités à la hauteur de leur engagement. Il n’est plus tolérable que cette situation demeure.

IL FAUT EXIGER, AU MINIMUM, L’AUGMENTATION GÉNÉRALE DES SALAIRES ET DES PRIMES DE TRAVAIL !

RÉMUNÉRATION DANS LA BRANCHE : C’EST UNE BLAGUE ?

Pour réduire la mise en concurrence des salariés, imposer un haut niveau de sécurité et de véritables conditions de vie et de travail optimales pour tous, la CGT revendique l’intégration dans la CCN de l’ensemble des salariés du ferroviaire.

À l’instar de la direction SNCF, le patronat ferroviaire refuse de compenser la hausse générale des prix par des augmentations générales de salaire.

C’est pourquoi, la Fédération CGT des Cheminots exige l’ouverture sans délai d’une véritable négociation relative à la classification et la rémunération des cheminots. Cette négociation qu’exige la gravité de la situation requiert que les organisations signataires de l’accord de branche de décembre 2021 s’en défassent et participent à la construction réelle de droits pour les cheminots. C’est en ce sens que la Fédération CGT des cheminots a adressé une lettre ouverte au patronat ferroviaire le 15 juin 2022.

Pour répondre aux besoins des cheminots, cette négociation doit porter en termes de salaire sur :

  • la considération mensuelle du salaire ;
  • une grille reconnaissant les qualifications à l’embauche et acquises en cours de carrière ;
  • le relèvement des minima pour un salaire de début de grille égal au Smic, que la CGT revendique à 2 000 € brut ;
  • une périodicité annuelle des négociations salariales de branche ;
  • l’indexation des minima salariaux sur l’inflation pour répondre à la hausse des prix dont profitent les entreprises.

Une interfédérale réunissant les 4 organisations syndicales représentatives au sein du GPU SNCF s’est tenue le 7 juin dernier à l’invitation de la CGT.

La Fédération CGT des Cheminots a proposé : le dépôt d’une DCI commune et la rédaction d’une expression commune sur les salaires et le pouvoir d’achat. Elle a également proposé d’agir par l’arrêt de travail pour peser sur les négociations salariales.

L’ensemble des 4 fédérations s’est accordé pour l’heure, à déposer une DCI unitaire.

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04 juillet 2022

Les cheminots de la gare SNCF de Sète en grève illimitée tout l’été

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