Fédération CGT des Cheminots


N’EN RESTONS PAS LÀ !

Grève du 6 juillet / Salaires

| Espace presse

La journée de grève nationale unitaire tous services du 6 juillet dernier sur les salaires à la SNCF a mobilisé près d’un·e cheminot·e sur trois.

Les Fédérations syndicales CGT – UNSA-Ferroviaire – SUD-Rail – CFDT se sont réunies ce jour pour analyser le contexte et envisager les suites à donner.

La mobilisation nationale unitaire a contraint la direction à rompre avec 8 ans de refus d’augmenter les salaires.

L’ensemble des Organisations Syndicales jugent insuffisant le niveau des mesures annoncées pour compenser les pertes de pouvoir d’achat des cheminots.

En effet, nous subissons depuis 2014 une hausse des prix cumulée de près de 13 %. L’inflation constatée au 1er juillet 2022 s’élève d’ores et déjà à 5,8 %. D’après les projections annoncées, elle pourrait atteindre 10 % d’ici à la fin de l’année.

DES MOYENS EXISTENT ET DE L’ARGENT IL Y EN A !

1 % d’augmentation des salaires représente 84 millions d’euros de budget.

L’excédent budgétaire 2021 s’élève à 890 millions d’euros. Les projections pour 2022 sont estimées à 1,5 milliard d’euros.

Les 12 millions de billets de train vendus sur la période juillet-août représentent 1,2 milliard d’euros de recettes.

Alors que la direction SNCF se félicite du business qu’elle va faire durant la période estivale, elle va devoir répartir encore mieux les richesses produites.

Les organisations syndicales ont donc décidé :

  • D’interpeller la direction sous forme d’un courrier unitaire portant l’exigence d’augmentations générales des salaires et de rétroactivité de l’ensemble des mesures annoncées au 1er janvier 2022 ;
  • De se revoir dès le 1er septembre prochain pour évaluer ensemble les réponses apportées par la direction ;
  • De déterminer les suites à donner en termes de mobilisation.

Les Fédérations CGT – UNSA-Ferroviaire – SUD-Rail – CFDT appellent les cheminot·es à se saisir et à débattre largement des questions salariales durant l’été.

Téléchargements

RÈGLEMENTS INTÉRIEURS : LA CGT FAIT PLIER LA DIRECTION DEVANT LA COUR D’APPEL !

| CSE/CCGPF

Par un arrêt rendu le 17 mars 2026, la Cour d’appel de Paris confirme l’essentiel du jugement obtenu par la CGT devant le Tribunal Judiciaire de Bobigny le 21 novembre 2024.
Elle adresse un rappel à l’ordre sans ambiguïté à la direction SNCF : le règlement intérieur n’est pas une zone de non-droit.

La SNCF ne peut pas tout écrire, tout imposer, ni tout contrôler. La cour d’appel sanctionne des dérives graves en confirmant l’annulation de plusieurs dispositions qui portaient directement atteinte aux droits fondamentaux des salariés.

Sont notamment balayées :

  • les tentatives de remise en cause du droit de retrait (interdiction de menacer de sanctions les agents qui se protègent d’un danger) ;
  • les interdictions générales de manifester dans l’entreprise est annulée au nom de la liberté d’expression ;
  • les dispositifs de surveillance des salariés dans leurs démarches judiciaires. Cela va bien au-delà de la simple fin de l’obligation de rendre compte de ses déclarations puisque c’est toute la tentative de surveillance des salariés face à la justice qui est supprimée.

Autrement dit, c’est tout un arsenal destiné à faire taire, contrôler et intimider qui est déclaré illégal. La cour rappelle une règle simple mais essentielle : le règlement intérieur doit respecter les libertés fondamentales.

La Cour a toutefois rétabli l’article 26 sur la neutralité pour lequel la CGT étudie un pourvoi en cassation sur ce point.

Néanmoins, même si cet article est rétabli, la liberté d’expression dans son ensemble est largement reconnue par ailleurs par le Code du travail et par une jurisprudence constante protégeant le salarié, notamment par 3 arrêts du 14 janvier 2026 de la Cour de cassation.

Ces récentes décisions réaffirment avec force que le salarié est protégé dans son expression, qu’elle s’exerce individuellement ou collectivement et que l’employeur ne peut brider cette liberté fondamentale dans l’entreprise sous couvert de neutralité.

Ce jugement du 17 mars 2026 est d’application immédiate et la SNCF doit mettre à jour ses textes.

Tout cheminot sanctionné via un article annulé par le TJ de Bobigny et confirmé en appel peut exiger l’annulation de sa sanction.

La vigilance s’étend désormais aux règlements d’Hexafret et de Technis.

Téléchargements

Moins de cheminot·e·s, moins de droits, la colère monte au téléphone !

Ambition RCAD

| Exploitation

Alors que la restructuration des Centres Relation Client à Distance (RCAD) poursuit sa mise en œuvre, les cheminot·e·s avec la CGT continuent de revendiquer de meilleures conditions de travail, l’amélioration du service rendu aux usagers et la reconnaissance de leur métier !

L’alerte est donnée : la direction TGV Care fait fausse route !

Les cheminot·e·s des RCAD subissent de plein fouet les déclinaisons du programme « Ambition RCAD ». Derrière les beaux discours sur la « fierté » et la « réparation client », la réalité est toute autre : productivité à outrance, dégradation des conditions de travail et dialogue social au point mort.

Productivité : le « dépôt de casques » comme avertissement !

En refusant de remplacer les départs (objectif de 30 suppressions de postes), la direction sature les agents. Le « dépôt de casques » au RCAD de Poitiers le 11 mars, jour de l’ouverture des ventes, est un signal fort : les agents ne peuvent plus pallier les manques d’effectifs chroniques.

Un service public dégradé par des choix absurdes !

Comment prétendre devenir « champion de la relation client » quand :

  • le taux de réponse stagne à 72 % pour un objectif de 90 % ?
  • l’activité Loisirs (50 % de la charge de travail) est délaissée ou externalisée (nouveau prestataire Konecta) au profit de la seule activité « Fidélité » ?

Pour la CGT, prioriser les clients « Optimum » au détriment des voyageurs loisirs est une aberration économique et sociale.

Carrières et notations : la douche froide !

La centralisation du périmètre de notation à Paris est une catastrophe pour l’évolution des agents :

  • notation 2026/2027 au rabais : Quelques passages en classe 4 sont octroyés uniquement pour compenser le non-remplacement de postes d’ACM ou de superviseurs ;
  • la direction invente également ses propres règles : un agent ayant pris une position ne pourrait pas être noté sur un niveau ou une classe supérieure l’année suivante…

Un dialogue social « hors-sol » !

Les agents des RCAD ont perdu leurs représentants de proximité et dépendent désormais d’une CSSCT centrale rattachée au siège (TGV-IC), gérée par une organisation syndicale plus préoccupée par son catalogue de chèques cadeaux que par la défense des conditions de travail et de santé des cheminot·e·s.

La CGT revendique :

  • le remplacement immédiat de tous les départs ;
  • la réinternalisation des charges de travail ;
  • la mise en place de comités de proximité SSCT avec de réelles prérogatives ;
  • une véritable reconnaissance salariale et un déroulement de carrière transparent et non lié à des logiques de suppressions de postes.

Pour la CGT, d’autres choix sont possibles. La CGT travaille activement à la construction d’une mobilisation de tous les cheminot·e·s.

Restons unis, informés et prêts à agir pour défendre
nos emplois, nos conditions de vie et de travail !

Téléchargements

GIE OPTIM’ SERVICES : STOP AU PLAN SOCIAL DÉGUISÉ !

| Services communs

En seulement six mois, la direction du GIE enchaîne les projets de réorganisation avec un seul mot d’ordre : l’austérité. Sous prétexte d’ouverture à la concurrence, on demande aux cheminots de payer la facture d’une stratégie purement comptable.
Pour la CGT c’est non !

Depuis sa création en 2023, la CGT dénonce la face cachée d’OPTIM’SERVICES. En effet, ce qui nous était présenté alors comme un centre de « services partagés » (Paie, Médical, Action Sociale, Logement) constituait en réalité l’outil du dépeçage de la SA de tête. En transférant 3 000 cheminots (sur les 10 100 de la Holding) vers ce GIE, la direction préparait une sortie pure et simple du cadre historique de la SNCF en créant une « Holding » pour faire du cash.
Le projet était alors clair : détourer les activités, isoler les missions pour, à terme les sous-traiter ou les filialiser.
3 ans après cette stratégie se précise et ses répercussions sont brutales.

PRODUCTION COMPTABLE : L’EFFONDREMENT DES EFFECTIFS

Ce n’est pas une « optimisation », c’est un plan de suppression d’emplois qui ne dit pas son nom. L’expertise du CSE est sans appel :

  •  – 21 % d’effectifs théoriques : une saignée sans précédent.
  • 35 suppressions de postes (dont 57,1 % sont à la classe 5) pour seulement 11 créations.
  • Bilan net : 24 postes supprimés au Cadre d’Organisation.

La direction l’avoue elle-même : ce projet explose les Risques Psycho-Sociaux (RPS) en dégradant violemment les conditions de travail.

APTITUDE FERROVIAIRE (CFAS) : LA SÉCURITÉ EN DANGER !

Le projet « Relevons le défi ! » est un défi à la sécurité et au bon sens :

  • 40 % de suppressions d’emplois sur Lyon et Paris Sud-Est (passage de 46 à 28 agents).
  • Objectif financier : 500 000 € d’économies sur le dos de notre santé et de la sécurité ferroviaire.
  • Cadence infernale : 14 Visites Médicales (VMAS) par jour. L’infirmière n’aura que 5 minutes par acte (prélèvements, ECG, biométrie) !

En fermant le centre de Rennes (1 600 agents suivis à rebasculer sur Paris), la direction met en péril la qualité du suivi médical et la sécurité des circulations.

ARCHIVES (SARDO) : LE GRAND BRADAGE

Le SARDO, responsable de plus de 100 km d’archives papier pour toutes les SA, a vu ses effectifs diminuer de 50 % en moins de dix ans.

Malgré cela, la direction poursuit son oeuvre de démantèlement : déqualification de postes au siège (Bat. Acrobates), polyvalence forcée au Mans et fermeture définitive du site de Combs-la-Ville. Le résultat ? Trois suppressions de postes sur un effectif déjà réduit à peau de chagrin (34 agents).

Le scandale est aussi financier : la charge de travail de Combs-la-Ville est transférée à la société privée Géoparts, qui facturerait depuis 2021 des prestations non réalisées !

NE PAS RESTER SPECTATEUR !

La CGT se bat dans toutes les instances (CSE, CSSCT) pour bloquer ces projets néfastes. Mais pour gagner, l’unité est indispensable. Nous déplorons que l’organisation majoritaire refuse parfois de soutenir nos demandes d’expertises, comme le 5 février dernier…

TOUS ENSEMBLE : CONSTRUISONS LA RIPOSTE !

Face à cette offensive globale contre nos métiers, la réponse doit être collective et massive.

La CGT travaille activement à la construction d’une mobilisation de tous·tes les cheminot·es.

RESTONS GROUPÉS,
INFORMÉS ET PRÊTS À AGIR
POUR DÉFENDRE NOS EMPLOIS
ET NOS CONDITIONS DE VIE !

Téléchargements

GIE « DÉSOPTIM’SERVICES » : STOPPONS L’HÉMORRAGIE MÉDICALE !

Cabinets médicaux

| Services communs

La Direction du GIE Optim’Services tente de maquiller le démantèlement de notre médecine en « modernisation ».

Dans un contexte sanitaire déplorable au sein du GPU SNCF, pour la CGT, la réalité des chiffres est glaciale : on ne soigne plus les cheminot·e·s, on gère de la ressource humaine.

Alors que la Direction veut faire croire à une « optimisation » de l’offre de soins, la réalité est tout autre !

En effet, les documents internes fournis en CSE révèlent un fossé entre les discours lénifiants sur la « proximité » et la disparition programmée de nos structures de santé. Il s’agit d’une véritable stratégie d’effacement des moyens, où l’on prétend maintenir un service tout en supprimant les ressources nécessaires à son fonctionnement.

UN MAILLAGE TERRITORIAL EN MIETTES – LA SNCF NE VEUT PLUS SOIGNER SES AGENTS

Elle veut uniquement vérifier leur « aptitude à la production ». La preuve par les chiffres : les effectifs de médecine générale se sont effondrés de 49,4 %, tandis que ceux des infirmières de soins ont été réduits de 48 % et que les secrétaires médicales, pilier de l’organisation, ont subi une coupe sombre de 77 %. Depuis 2011, presque la moitié des cabinets médicaux a disparu.

UNE ACCÉLÉRATION INQUIÉTANTE

L’analyse des rapports de 2023 à 2026 confirme une accélération de la réduction du maillage sanitaire au sein du GIE Optim’Services. En seulement trois ans, le nombre de cabinets médicaux est passé de 99 en mai 2023 à 87 structures en octobre 2025, soit une perte de 12 cabinets (- 12,1 %).

Voici l’ampleur du désastre entre 2011 et 2025 :

Catégorie de personnel / Structure Effectifs 2011 Effectifs 2024/2025 Évolution
Médecins Spécialistes 492 374 -24 %
Médecins Généralistes (Soins) 164 83 -49,4 %
Médecins du Travail (MT) 156 96 -38,5 %
Infirmières de Santé au Travail (IST), polyvalentes et CFAS 334 197 -41 %
Infirmières de Soins 41 20 -48 %
Secrétaires Médicales de soins et laboratoire 112 26 -76,8 %
Laborantins 33 21 -76,8 %
Laboratoires 5 3 -40 %
Cabinets Médicaux (structures) 147 87 -41 %

UNE CHARGE DE TRAVAIL EXPLOSIVE

Comment assurer le suivi de 155 458 cheminot·e·s avec des équipes réduites de moitié ?

  • L’effondrement du secrétariat : en 2011, on comptait 1 secrétaire pour 6 médecins. Aujourd’hui, c’est 1 secrétaire pour 17 médecins !C
  • Conséquence directe : les médecins et infirmières croulent sous l’administratif. Ce temps « caché » est du temps en moins pour l’écoute, le diagnostic et la prévention.
  • Mise en danger : la précipitation et la surcharge sont les premiers facteurs d’erreurs et d’accidents. La Direction joue avec la sécurité ferroviaire et la santé des agents.

L’URGENCE : REPRENDRE LA MAIN SUR NOTRE SANTÉ !

La stratégie est claire : dégrader le service pour justifier, à terme, son externalisation totale vers le secteur privé. Pour la CGT, la santé des cheminots est un droit, pas une prestation commerciale.

GAGNONS UNE MOBILISATION DE TOUTES ET TOUS LES CHEMINOTS !

L’attaque sur les services médicaux s’inscrit dans la politique globale de démantèlement du Groupe SNCF que nous combattons chaque jour. Nous ne laisserons pas passer ce « plan de sauvegarde de l’emploi » qui ne dit pas son nom. Médecins, infirmières, secrétaires, agents de production : nous sommes tous concernés !

Pour la CGT, seule une mobilisation de TOUS LES CHEMINOTS pourra les faire reculer !

Téléchargements

NOUVELLES TABLETTES DES OPF :

Hexafret choisit le bas de gamme !

| Le transport de marchandises

Lors de la CSSCT du 3 février dernier, la direction a présenté le renouvellement des tablettes utilisées par les agents au sol d’Hexafret. Ces tablettes sont devenues un outil de travail quotidien pour près de 1500 agents qui s’en servent pour Digifret, Digidoc ou PMF et de plus en plus d’applications numériques que l’entreprise prévoit encore de mettre en production comme le eBF ou « le prêt au départ ».

Autrement dit, cet outil devient central dans le travail journalier des OPF. C’est avec cette tablette que les agents travaillent au quotidien sur le terrain parfois sous la pluie, parfois dans le froid, parfois dans des conditions difficiles avec une tablette grand public premier prix ; la direction a fait un choix clair : celui du bas de gamme.

La tablette retenue est une Galaxy Tab A11+, un modèle choisi principalement parce qu’il est le moins cher dans la grille de sélection utilisée par l’entreprise.

Encore une fois la logique est toujours la même chez Hexafret. Chercher l’économie avant de chercher l’efficacité du travail. Mais surtout sans tenir compte de l’avis des utilisateurs ni des membres CGT de la CSSCT.

Les agents, eux, utilisent cet outil toute la journée. Ils ont besoin d’un matériel fiable et robuste avec une batterie qui tient réellement la journée et un équipement capable de supporter les applications actuelles et celles qui arriveront dans un très proche avenir. Au lieu de cela la direction fait le choix d’un matériel standard, peu robuste, moins adapté aux conditions de terrain alors même que d’autres modèles plus solides mais surtout plus professionnels existaient dans les tests. La solution miracle pour nos têtes pensantes, fournir une batterie additionnelle !

Pour la CGT ce choix est révélateur du mépris persistant pour le travail réel des OPF et des cheminots d’Hexafret en général. Quand on équipe les agents avec du matériel au rabais, il ne faut pas s’étonner ensuite des difficultés sur le terrain.

Quand l’entreprise investit au minimum dans les outils de travail elle envoie un message clair sur la considération qu’elle porte aux agents qui font tourner l’exploitation au quotidien.

Un outil de travail au rabais empêche un travail de qualité !

Les agents méritent mieux que cela. Ils méritent des outils fiables dignes du travail qu’ils accomplissent chaque jour. La CGT continuera à porter la voix des agents et à dénoncer les choix qui privilégient l’économie immédiate plutôt que les conditions de travail.

Les agents méritent mieux que cela.
Ils méritent des outils fiables dignes du travail qu’ils accomplissent chaque jour.
La CGT continuera à porter la voix des agents et à dénoncer les choix qui privilégient l’économie immédiate plutôt que les conditions de travail.

Téléchargements

LOIN DU COMPTE !

Table ronde avec le PDG de la SNCF

| Les conditions sociales

Dans un contexte de crise sanitaire caractérisée par la dégradation continue de l’état de santé physique et mentale des cheminotes et cheminots, et une crise majeure de gouvernance au sein du Groupe Public Ferroviaire, les fédérations cheminotes ont adressé un avertissement ferme et une demande de rencontre urgente au PDG de la SNCF.

Les quatre fédérations ont été reçue dans le cadre d’une table ronde le 10 mars. Unitairement, nous attendions des engagements forts afin de pouvoir retrouver de la sérénité et conforter l’unité sociale.

Pour le PDG de la SNCF, l’objectif était de « retrouver le chemin de la confiance »

Le bilan unitaire de cette rencontre est clair : Décevant !

En ouverture, le PDG de la SNCF, a reconnu « une période très difficile » et « un risque accru de Risques Psycho-Sociaux » pour les cheminot·es. Pour nos fédérations syndicales, le constat partagé de cette situation aurait dû entrainer des mesures fortes, mais rien n’a été annoncé sur la situation sanitaire et sociale ! Concernant la crise de gouvernance face à une SA qui ne respecte plus rien et remet en cause tous les jours l’unité sociale et les engagements du groupe, nous attendions mieux que des annonces en demi-teinte.

Les principales annonces :

  • Écoute des cheminot·es / Instances de Proximité : à la suite de ses tournées en région, le PDG constate que les instances sont saturées et que le dialogue social a du mal à vivre sur le terrain. Il annonce donc un groupe de travail avec les fédérations en vue de faire des propositions pour retrouver de la proximité dans les instances et ainsi traiter le quotidien des cheminot·es.
  • Filiales SNCF Voyageurs : le PDG propose la signature d’un accord pour prolonger le délai de survie des accords collectifs et des RH (sauf l’accord temps partiel, celui sur les activités sociales et culturelles ainsi que l’accord sur l’organisation du temps de travail et les RH afférents) pour les 3 filiales actuelles jusqu’à décembre 2027. Cette réponse partielle ne règle pas l’attitude de la SA Voyageurs qui cherche systématiquement à interpréter ou ne pas respecter les accords ou autres directives !
  • Temps de travail dans les filiales : bien que l’accord sur l’organisation du travail actuel soit tout fait adaptée pour les filiales, le PDG annonce l’ouverture d’une négociation nationale sous l’égide de la SA voyageurs pour : »identifier les besoins d’adaptations nécessaires aux filiales ». Concrètement, la SA Voyageurs veut s’attaquer à la réglementation du travail commune à tous les cheminot-es pour la rapprocher de celle de la convention collective.

Des nouvelles rencontres sont déjà fixées avec la direction de l’entreprise sur ces sujets. Dans l’unité syndicale, les fédérations cheminotes ont pris leurs responsabilités depuis plusieurs semaines et continueront à le faire dans l’intérêt de tous les cheminot·es du groupe SNCF !

Nous ne les laisserons pas exploser l’unité sociale du Groupe !

Téléchargements

M. LE PRÉSIDENT DE LA SNCF : LES RECULS NE SE NÉGOCIERONT PAS !

| Les conditions sociales

Le 10 mars dernier, les quatre organisations syndicales représentatives de la SNCF ont été reçues par le président du groupe SNCF dans le cadre du courrier unitaire qui lui a été adressé le 18 février 2026.

Dans un contexte de transformation profonde de notre entreprise publique SNCF, les conditions de vie et de travail des cheminot·e·s se dégradent jour après jour.

Alors que la loi ne l’impose pas, la décision unilatérale de la direction SNCF de créer des filiales dédiées au TER fractionne le corps social cheminot et balkanise le service public SNCF.

Parallèlement, les nombreuses réorganisations destructrices dans les établissements génèrent toujours plus de souffrance au travail chez l’ensemble des cheminot·e·s dans tous les collèges et impactent fortement l’organisation de la production.

Lors de cette rencontre, le président de la SNCF a fait les annonces suivantes :

LE TEMPS DE TRAVAIL ATTAQUÉ : FIN DES 35 HEURES ?

C’est sur l’organisation du temps de travail que la charge patronale est la plus violente. La direction du Groupe a proposé d’ouvrir des négociations pour adapter certaines dispositions existantes aux besoins des filiales Voyageurs : prises et fins de service délocalisées, roulements VSDL, 19/6, nombre de RP et de dimanches seraient donc ciblés pour augmenter la productivité et la compétitivité.
Pire encore, la direction du Groupe assume clairement que l’objectif visé est de ponctionner 5 jours de repos aux cheminots des filiales Voyageurs pour s’aligner sur l’accord de branche !
POUR LA CGT DES CHEMINOTS, CETTE PROPOSITION EST INACCEPTABLE !

Pour la CGT, les repos doivent permettre la récupération de la force de travail, de la force psychique, des capacités de vigilance et de concentration, mais aussi laisser du temps libre pour l’accès à des loisirs, à la culture, aux temps partagés avec les proches.

Par cette attaque violente sur le temps de repos, alors que les cheminot·e·s demandent plus de temps pour eux, la direction ouvre les hostilités !

Ces attaques compromettent aussi la sécurité des personnels et des circulations. Les repos sont constitutifs d’un haut niveau de sécurité. C’est un élément fondamental d’un service public sûr et de qualité.

La direction n’a pas répondu à la demande unitaire de reprise de contrôle par le Groupe ! Bien au contraire ! Elle répond par une attaque frontale sur le temps de repos, en sacrifiant d’abord les cheminot·e·s de ses sociétés dédiées existantes, tout en ouvrant la voie à une généralisation de ce recul social !

L’URGENCE D’INSTANCES DE PROXIMITÉ

Le président admet la nécessité de reconstruire un dialogue social de proximité efficient sur la prévention des risques auxquels sont exposés les cheminot·e·s. La direction a proposé la tenue d’un groupe de travail sur le sujet.
La Fédération des cheminots exige, sur ce point, l’ouverture d’une négociation dans laquelle elle portera son projet de création de Comités de Proximité Santé, Sécurité et Conditions de Travail (CP-SSCT) permettant de traiter des sujets du quotidien des cheminots (production, conditions de travail, santé et sécurité…).

DURÉE DE SURVIE DES ACCORDS

Une prorogation du délai de survie de certains accords est proposée jusqu’à fin 2027 pour les filiales SVSA, SVEA, SVLO tout en excluant les accords sur l’organisation du temps de travail, celui sur les activités sociales et culturelles, ainsi que le forfait-jours, le télétravail et le travail à temps partiel !

Une partie essentielle des droits des cheminot·e·s serait donc renvoyée à des négociations par filiale, ce qui accentuerait des inégalités déjà trop nombreuses et risquerait un effacement de nombreux conquis sociaux.

UNE INDISPENSABLE RIPOSTE DES CHEMINOT·E·S !

La Fédération CGT des cheminots agit pour le retour à une entreprise unique et intégrée, en lieu et place d’une concurrence qui n’a jamais démontré son efficacité et qui coûte cher.

La CGT agit au quotidien avec ses syndicats de site pour l’amélioration des conditions de vie et de travail, pour des embauches en nombre, pour des augmentations générales des salaires et l’instauration d’une grille unique des salaires pour les cheminot·e·s statutaires et contractuel·le·s.

La Fédération CGT des cheminots revendique ce progrès social et appelle à défendre ce conquis social que constitue la mise en place des 35h à la SNCF !

ORGANISONS-NOUS DÈS MAINTENANT
AVEC LES SYNDICATS CGT DE CHEMINOTS
POUR DÉBATTRE ET CONSTRUIRE LA RÉPONSE REVENDICATIVE
QUI DEVRA ÊTRE

À LA HAUTEUR DE L’ATTAQUE !

Téléchargements

QUAND LA RECHERCHE DE PROFITS REMPLACE LA TRANSMISSION DES SAVOIRS !

Formation professionnelle

| Maîtrise et cadres UFCM

La direction de SNCF Réseau tente d’imposer aux formatrices et formateurs d’entreprise (FE) une nouvelle dégradation de leurs conditions de vie et de travail.

Pour l’UFCM-CGT, il n’est pas question de faire de la productivité sur la transmission des savoirs !

Depuis janvier 2026, les formatrices et formateurs d’entreprise (FE) de SNCF Réseau reçoivent un avenant à leur contrat tripartite (établissement-campus-formateur) leur imposant d’animer 5 jours de formation par an dans le campus auquel ils et elles sont rattachés (Nanterre, Bordeaux ou Lyon).

Jusqu’à présent, cette participation était limitée à 1 jour tous les 3 ans, soit une augmentation de 1 500 % !

Pour l’UFCM-CGT, une telle modification de l’organisation du travail est tout simplement inacceptable !

En modifiant le référentiel « Consigne d’organisation de la direction Formation et de l’organisme de formation SNCF Réseau » ainsi que ceux concernant les cam-pus de Paris, Nanterre, Lyon Saint-Priest et Bordeaux Bègles, la direction de SNCF Réseau dégrade la qualité de la formation professionnelle ainsi que les conditions de travail des formatrices et formateurs d’entreprise et des stagiaires.

CAMPUS RÉSEAU : CHRONIQUE D’UN ÉCHEC ANNONCÉ

La CGT et son UFCM avaient dénoncé la mise en place des campus nationaux. La suppression des écoles de formation régionales pour ne laisser que trois campus a des conséquences sur la qualité de la formation professionnelle.

L’éloignement des campus et l’allongement des temps d’acheminement condui-sent à créer des difficultés dans l’organisation de la production et la réalisation des formations avec une moindre prise en compte des particularités locales. De plus, le nombre d’heures de formation dispensées est en baisse constante !

L’UFCM-CGT et les cheminot·e·s ne sont pas dupes ! Cette mesure est un flagrant aveu d’échec de la politique des « campus » en remplacement des unités de formation en territoire. Il ne s’agit ni d’améliorer les parcours de formation ni de « veiller » les FE. Dans les faits, aucun·e FE permanent n’est prévu pour accompa-gner ces sessions.

Il apparaît clair que cette mesure vise surtout à combler le manque de formateurs dans les campus, en faisant peser cette charge supplémentaire sur les forma-teurs d’entreprise en établissement !

Détériorer la formation professionnelle dans l’entreprise pour pouvoir l’externa-liser ou la sous-traiter est bien l’objectif de la politique menée par la Direction.

STOP AU HARCÈLEMENT MORAL INSTITUTIONNEL !

Les pressions ressenties par les formatrices et formateurs d’entreprise pour signer cet avenant sont inadmissibles et doivent cesser immédiatement !

L’UFCM-CGT rappelle que les formatrices et formateurs d’entreprise ont déjà des missions exigeantes et essentielles au sein de leur établissement, incompatibles avec les déplacements envisagés par la Direction. Multiplier les déplacements et les jours d’intervention en campus dégrade considérablement les conditions de travail et l’équilibre vie professionnelle-vie personnelle des FE.

Les formatrices et formateurs d’entreprise sont les acteurs primordiaux de la transmission de nos savoir-faire. Une véritable politique de formation doit être mise en place pour assurer le maintien des compétences et des connaissances des cheminot·e·s et ainsi garantir la continuité du service public ferroviaire.

La CGT et son UFCM revendiquent :

  • la suppression pure et simple de la mesure imposant aux formatrices et formateurs 5 jours obligatoires par an de présence en campus ;
  • la réouverture des centres de formation SNCF en proximité pour garantir à tous les cheminot·e·s un accès équitable à la formation initiale et à la formation professionnelle continue sans impacter la vie privée à la fois des stagiaires et des FE ;
  • l’augmentation du nombre de FE et une meilleure reconnaissance de leur fonction, notamment par l’amélioration de leur déroulement de carrière (accès à la classe 6) et de leur parcours professionnel ;
  • la revalorisation de l’indemnité de face-à-face pédagogique et de l’indemnité fixe mensuelle de formateur permanent ;
  • l’arrêt du recours au e-learning.

POUR UNE VÉRITABLE POLITIQUE DE FORMATION PROFESSIONNELLE TOURNÉE VERS L’HUMAIN, POUR DES PARCOURS PROFESSIONNELS ÉMANCIPATEURS ET RECONNUS À LEUR JUSTE VALEUR, POUR REDONNER DU SENS AU TRAVAIL CHEMINOT, REJOIGNEZ LA CGT ET SON UFCM !

Téléchargements

EFFECTIFS CONDUITE : LA DIRECTION MINIMISE, LES CHEMINOTS SUBISSENT !

Hexafret

| Le transport de marchandises

Reçue en audience, la Fédération CGT des cheminots a dénoncé l’opacité sur les chiffres réels des effectifs voulue par la direction d’Hexafret.

Face à la dégradation des conditions de travail et de la production, la CGT exige une transparence totale et un plan d’embauche immédiat pour que le nombre d’agents de conduite corresponde enfin à la charge de travail réelle !

La CGT avait sollicité cette audience afin d’obtenir un état des lieux précis de la situation des effectifs conducteurs (TA et TB) et leur adéquation avec la charge de travail au sein d’Hexafret.
Or, en refusant de transmettre des documents chiffrés détaillés, la direction empêche toute analyse sérieuse de la situation. La CGT dénonce une stratégie du flou. Pour garantir l’avenir de nos emplois, la transparence n’est pas une option, c’est une nécessité.

DES EFFECTIFS SOUS TENSION : LA DIRECTION JOUE AVEC LES CHIFFRES !

La direction reconnaît une augmentation de la charge de travail et des inaptitudes pour 2026. Face à ce constat, elle annonce un besoin de 645 conducteurs TB (contre 630 initialement). Mais en se contentant d’un calcul global « France entière », elle ignore les tensions réelles qui pèsent sur chaque résidence.

Pour la CGT, ces tensions en effectif impactent la couverture des trains et l’organisation du travail. En découlent des difficultés de production qui apparaissent concrètement dans les résidences : construction des roulements, couverture quotidienne des trains, organisation des congés, gestion des remplacements….

DES MESURES D’AJUSTEMENT, MAIS PAS DE SOLUTION DURABLE

La direction évoque plusieurs dispositifs pour faire face aux tensions : recours aux conducteurs agiles, détachements temporaires, mobilité interne ou optimisation des roulements. Elle annonce également le détachement temporaire de 15 conducteurs en provenance de TER et l’ouverture de nouvelles écoles de formation.

Une seule solution pérenne : l’embauche revendiquée par la CGT de 40 conducteurs minimum !

Par ailleurs, la CGT exige :

  • Une transparence complète sur les effectifs réels par résidence ;
  • La communication des projections de départs, recrutements et formations ;
  • La communication de tous les éléments utiles au calcul de l’ACR ;
  • La mise en place d’un plan durable d’anticipation des effectifs.

À l’heure où la direction du GPU SNCF compte remettre en cause les conditions sociales de l’ensemble des cheminots, la CGT appelle les cheminots à se tenir prêts.

TOUS ENSEMBLE POUR GAGNER NOS REVENDICATIONS !

Téléchargements

Renforce-toi, adhère à la CGT !

La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

05 décembre 2025

La bataille du rail contre la “désertification organisée” des guichets est lancée

Lire la suite

Voir les autres articles

Liste des actualités

Lexique

Contacts

J'adhère

Bandeaux publicitaires

  • Les pétitions, ça ce signe ici.