Fédération CGT des Cheminots


LA SANTÉ DES CITOYENS ET DES CHEMINOTS D’ABORD !

Coronavirus

| Fédération

La Fédération CGT des Cheminots a établi un canal de discussion quotidienne avec la Direction SNCF afin de faire prendre les mesures de protection des cheminots, tout en assurant la continuité du Service Public Ferroviaire. Dans le même temps, la CGT a organisé ses syndicats pour être aux côtés des cheminots et les aider à défendre leurs droits et leur santé, ce qui a permis de faire remonter beaucoup de problèmes et de les régler en grande partie.

Derrière les personnels de santé et les caissiers de supermarchés, les cheminots sont en première ligne face au coronavirus pour assurer le transport des usagers et l’acheminement des marchandises vitales.

Malgré l’accélération de la crise depuis une semaine, et les risques qu’ils subissent du fait du contact avec la population, les cheminots font preuve d’un professionnalisme à toute épreuve.

Afin de relayer leurs craintes et leurs questions, la Fédération CGT des cheminots s’est organisée dès le lundi 16 mars pour pouvoir continuer à fonctionner malgré les fermetures de bâtiments administratifs.

BRAVO AUX CHEMINOTS !

Malgré le flottement dans la hiérarchie sur la conduite à tenir, les cheminots ont eu un comportement exemplaire.

Ils se sont protégés eux-mêmes en faisant intervenir leurs syndicats CGT ou en faisant parfois valoir leur droit de retrait, mais sans jamais arrêter l’acheminement des usagers ou remettre en cause la sécurité des circulations. Ils ont démontré qu’ils sont les vrais experts du ferroviaire en proposant des organisations du travail adaptées (réserves à la maison, astreintes, réorganisation des roulements, télétravail, etc.).

Bravo à nous tous !

RÉACTIVITÉ FACE À L’ÉPIDÉMIE

La Fédération CGT a rédigé une consigne syndicale à l’attention des cheminots afin de leur donner l’ensemble des leviers pour garantir leur santé. Alors que les pouvoirs publics n’avaient pas pris de mesures importantes jusque-là, l’explosion des cas et des décès en Italie a changé la donne la semaine dernière. Avant même les mesures officielles de confinement, la CGT est intervenue pour exiger la limitation des contacts avec les usagers (arrêt du contrôle, du filtrage, fermeture des gares, etc.) et des mesures spécifiques de protection (gels, masques, gants, nettoyage du matériel et les locaux…). Après l’annonce du Président de la République, nous sommes intervenus pour faire stopper tous les services et toutes les productions n’étant pas indispensables.

A chaque interpellation, la Direction nationale a immédiatement réagi, mais si l’heure n’est pas encore au bilan, nous identifions déjà plusieurs freins :

La gestion par activité. Certains dirigeants locaux n’ont pas immédiatement mis en place les directives nationales. Ils ont attendu le feu vert de « leur » activité, faisant perdre un temps précieux. Certaines activités ont, par ailleurs, tenté d’ « adapter » les décisions, notamment pour ménager leurs objectifs financiers. La CGT intervient systématiquement pour faire cesser ce zèle mal placé.

L’éloignement du terrain. Certaines activités ont choisi une organisation avec des établissements très vastes et des structures hiérarchiques intermédiaires encore plus grandes. C’est le cas à l’Equipement, avec les Territoires de Production qui ont tardé à réagir et ont eu du mal à coordonner. Des DPX ont été laissés seuls sans consignes claires pour gérer la situation et les agents.

La CGT a demandé la désignation d’un coordinateur unique, proche du terrain, compètent pour prendre les décisions s’appliquant à toutes les SA et activités.

La sous-traitance. En cas de crise, la capacité à maîtriser tous les aspects de la production pour pouvoir les adapter est indispensable. La sous-traitance nous prive de cette réactivité et nous le voyons particulièrement dans le nettoyage des locaux et du matériel roulant. Les salariés de ces entreprises ne sont pas protégés, leur faible encadrement rend difficile la modification rapide des procès de travail, et l’autocontrôle qui leur a été accordé empêche de mesurer l’application réelle des directives et de corriger les problèmes en direct.

A ces difficultés internes s’ajoute la pénurie de matériel de protection (gel, masques, gants…). L’Etat devra rendre des comptes sur l’abandon de son stock stratégique, son absence de réactivité depuis l’alerte chinoise de mi-janvier (aucune réquisition d’usine pour reconstituer un stock de gel et de masques nécessaires). La question d’un stock d’entreprise devra également être envisagée.

LES PRINCIPALES QUESTIONS SOULEVÉES PAR LES CHEMINOTS

Désormais, la plupart des services non immédiatement nécessaires à la sécurité ou à la production ont été fermés ou mis en télétravail. Le plan de transport a été considérablement réduit (26 % des TGV ; 17 % des Intercités ; 30 % des Transiliens ; 25 % des TER et 56 % du Fret). 90 % des RHR ont été supprimés. Tout cela permet de confiner un maximum de personnel et de concentrer les moyens de protection sur les cheminots restants. La plupart des problèmes locaux ont été réglés suite à nos interventions.

Il reste néanmoins plusieurs sujets en cours de traitement :

Une identification plus précise des trains « vitaux » au fret, pour réduire encore le plan de transport ;

L’affluence dans les gares parisiennes, alors que le confinement de la population ne devrait pas le permettre (hors acheminement des rapatriés) ;

Le nettoyage du matériel roulant (en particulier des cabines de conduite des locomotives Fret et des rames RER RATP);

Les dispositions pour le logement et la restauration des roulants pour les 10 % de RHR maintenus et pour les « naveteurs » ;

L’impact sur la rémunération des cheminots. La Direction étudie le moyen de codifier les absences liées au confinement pour qu’il n’y ait aucun impact sur le traitement, les éléments fixes et certains EVS (prime traction ou prime port d’arme à la SUGE par exemple). Pour les autres allocations et suggestions, chaque activité devra être bienveillante. Pour les agents qui travaillent et dont l’adaptation du service pourrait avoir une incidence sur la rémunération, une indemnité compensatrice sera mise en oeuvre. Les autres questions sont à l’étude ;

Les congés supplémentaires pour garde d’enfants sont bien valables 7 jours sur 7 et les établissements récalcitrants seront rappelés à l’ordre ;

Les intérimaires en fin de contrat qui devaient être intégrés dans des processus de recrutement le seront lors de la reprise d’activité normale ;

D’autres sujets moins urgents (révision des objectifs…) seront traités ultérieurement.

Si vous avez des problèmes spécifiques ou d’autres questions, prenez contact avec un syndicat CGT pour les faire remonter.

ET LES SUJETS D’AVANT ÉPIDÉMIE ?

La CGT ne se contente pas de gérer le quotidien et de relayer les revendications des cheminots, elle continue aussi à intervenir sur tous les sujets. Elle a donc proposé aux autres OS l’envoi d’un courrier unitaire au Ministre pour demander :

Le report des élections CA ;

Le report des concertations sur les « petites lignes » et du transfert de certaines d’entre elles aux régions ;

Le report des appels d’offres (TET Nantes- Lyon et Nantes-Bordeaux, TER…) ;

Une aide spécifique pour les entreprises de Fret ferroviaire ;

Le même soutien financier pour la SNCF que ce qui a été annoncé par le Premier Ministre pour les entreprises privées.

D’autres démarches sont également engagées concernant la CCN ferroviaire.

LOI D’URGENCE SANITAIRE : PAS QUESTION QUE LES SALARIÉS PAYENT LA CRISE !

Si l’unité du pays est nécessaire face à une épidémie, nous n’oublions pas que la facture des crises est souvent payée par les salariés.

En 2008, les mesures pour endiguer le krach financier avaient conduit à une hausse de la dette publique de 600 milliards d’euros et à une attaque sur les acquis des salariés.

En 2020, nous devrons être vigilants pour que l’unité nationale contre le coronavirus ne soit pas interprétée comme une validation de nouveaux reculs sociaux.

Nous serons très attentifs à l’utilisation de la loi d’urgence sanitaire votée ce jour. En effet, celle-ci permet des dérogations importantes au code du travail par les entreprises (horaires maximum de travail, repos hebdomadaires, ponction des congés…).

Par ailleurs, les milliards d’euros annoncés par le Gouvernement doivent impérativement aller au renforcement de l’hôpital public, à la protection des salariés et à la préservation réelle de l’emploi. En 2020, pas question que les entreprises françaises versent à nouveau 200 milliards d’euros de dividendes à leurs actionnaires pendant qu’une infirmière en réanimation continue de gagner 1400 € net par mois, que des grands groupes en profitent pour délocaliser des productions, ou qu’un employeur tente de réquisitionner les congés payés de ses salariés.

Plusieurs métiers, une seule profession : CHEMINOT !

Unis et solidaires, nous sommes forts !

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GCIF : POURSUIVONS ET AMPLIFIONS NOS EXIGENCES !

Pétition GCIF

| Trains

Depuis quelques semaines, une pétition spécifique GCIF à l’initiative de la CGT circule.

Elle porte pour revendication centrale l’instauration d’une indemnité mensuelle forfaitaire garantie permettant d’assurer une augmentation de 20 % supplémentaire à l’indemnité actuelle.

Devant l’attente que cela suscite, la Direction doit y répondre !

La Direction, le Patronat et le Gouvernement comptent sur le contexte social dégradé subi par les salariés afin de faire taire toutes revendications sociales. Pour renforcer cette torpeur au sein du GPU, le spectre de l’ouverture à la concurrence est agité, le but étant qu’il agisse tel un puissant anesthésiant.
Les raisons sont multiples :

  • En vue de préparer les lots à l’ouverture à la concurrence, les détourages se multiplient,
  • Le contenu métier est attaqué,
  • Les conditions de travail sont mises à mal,
  • De nombreuses incertitudes se font ressentir quant à l’évolution de la réglementation,
  • Une partie de la rémunération est sur la sellette (prime de travail train, EVS…).

La CGT demeure farouchement opposée à cette vision mortifère pour les droits sociaux des cheminots et pour le service public ferroviaire. Ainsi, pour contrer les sinistres desseins de la Direction, la CGT conteste, propose et entend négocier sus ses bases revendicatives.

La récente augmentation de la prime de travail pour tous les ASCT via la prise en compte du projet CGT (revalorisation, refonte, sécurisation et simplification) démontre que le rapport de force est nécessaire pour faire aboutir nos revendications. La réussite d’une pétition est un élément essentiel du rapport de force. S’agissant de la prime de travail, ce sont 60 % des ASCT qui, en quelques mois, avaient soutenu la démarche CGT.

Aussi, depuis l’été 2025, la CGT propose une pétition spécifique à destination des GCIF. Elle vise à l’évolution de l’indemnité journalière pour les GCIF vers une indemnité mensuelle forfaitaire Transilien revalorisée à hauteur de 20 %. La CGT revendique que le versement soit garanti en toutes circonstances (maladie, SU…) et qu’elle soit pérenne.

Le succès de cette pétition conditionnera l’ouverture de réelles négociations. En ce sens, pour conquérir de nouveaux droits, il est nécessaire d’élever le rapport de force afin de bousculer et mettre à mal la posture hermétique de la Direction.

De ce fait, la CGT appelle tous les CGIF sans distinction à appuyer cette démarche afin d’imposer l’augmentation de la rémunération. La pétition CGT est au service des GCIF. L’engagement dans le collectif est un gage déterminant à la réussite de nos exigences.

POUR PESER ET IMPOSER NOS REVENDICATIONS,
POURSUIVONS LA SIGNATURE DE LA PÉTITION CGT !

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NON AU CPE XXL !

JEUNES CHEMINOT·ES L’AVENIR SE DÉFEND COLLECTIVEMENT

| Fédération

DÉFENDONS NOS DROITS.
ENSEMBLE, ON GAGNE !

CPE XXL : NOTRE AVENIR NE SE NÉGOCIE PAS AU RABAIS !

Le MEDEF veut faire payer la jeunesse pour augmenter ses profits. Ses dernières propositions de négociations sont claires : moins de droits, moins de salaire, plus de précarité.

CDI licenciable sans motif pendant 3 ans, SMIC jeune à -20 %, contrats courts facilités, temps partiels imposés : le patronat veut faire de la jeunesse une variable d’ajustement.

Comment se projeter vers l’avenir avec si peu de moyens et de sécurité d’emploi ?

Les jeunes cheminot·es sont concerné.es en première ligne

Les jeunes cheminot·es sont concerné·es en première ligne
Dans le ferroviaire, le patronat est à la manœuvre en :

  • précarisant les contrats,
  • augmentant la sous-traitance et l’intérim,
  • dégradant les conditions de travail,
  • dévoyant les contrats d’alternance

Ces attaques ne visent pas seulement les jeunes : elles menacent l’avenir du service public ferroviaire et l’égalité entre les salariés.
La CGT le dit clairement : Jeunes cheminot·es, nous ne sommes pas des sous travailleurs·ses ! À travail égal, droits égaux, quel que soit l’âge ou le statut.

La précarité n’est pas une solution : elle sert uniquement les intérêts du patronat. D’autres choix sont possibles !

NOS EXIGENCES :

  • Un Nouveau Statut du Travail Cheminot pour toutes et tous
    Fin des contrats précaires, véritables parcours professionnels, reconnaissance de la technicité, droit au logement, …
  • Un salaire digne dès l’embauche
    Pas de SMIC jeune, revalorisation des salaires avec la mise en place de la grille unique des salaires CGT.
  • Des embauches et de la formation qualifiante
    Pour garantir l’emploi, la sécurité ferroviaire et un service public de qualité.

Rejoins la CGT
Ensemble, élevons le rapport de forces.

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UNE PREMIÈRE NÉGOCIATION… SANS NÉGOCIATION !

NAO Hexafret

| Les conditions sociales

Pour une première, c’est en effet une première : chez Hexafret, une négociation où il n’y a rien à négocier !

Les organisations syndicales représentatives ont été conviées, le 27 janvier, à la première réunion des NAO pour Hexafret. Dès l’ouverture de séance, la Direction a clairement annoncé qu’aucune négociation ne serait possible. Motif invoqué : un prétendu manque de temps !

En conséquence, la Direction a indiqué qu’elle appliquerait strictement les mesures issues des NAO Groupe, sans discussion supplémentaire.

Pour la CGT, le compte n’y est pas : les mesures prévues au niveau Groupe ne couvrent même pas l’augmentation de l’inflation actuelle et le contentieux salarial accumulé depuis de nombreuses années.

NOTATIONS ET DÉROULEMENTS DE CARRIÈRE : DES ANNONCES DÉRISOIRES

Concernant les notations, en complément des mesures d’amorçage pour les fins de carrière actées en 2025 et de la mise en œuvre du RH0910 réglementaire, la Direction annonce 14 PR supplémentaires pour près de 4 300 cheminot·e·s.
Pour la CGT, cette annonce est purement inadmissible et frise la caricature. Aucune de nos revendications relatives aux augmentations salariales et aux déroulements de carrière n’a été prise en compte.

SUSPENSION DE SÉANCE ET « NOUVELLES » PROPOSITIONS

En fin de réunion, la Direction a demandé une suspension de séance afin d’échanger avec le directeur général d’Hexafret, absent ce jour-là, prétendument pour répondre à certaines revendications.

Après 45 minutes d’interruption, les propositions suivantes ont été présentées, sous condition de signature d’au moins deux organisations syndicales :

  • dans le cadre du forfait mobilité durable (déjà acté dans l’accord de transition et qui, de ce fait, n’a pas vocation à figurer dans les NAO), une augmentation de 30 euros pour l’achat d’un vélo (passage de 150 à 180 euros) ;
  • la mise en place d’une PPV de 800 euros (prime pour le partage de la valeur), en décembre 2026, conditionnée à l’atteinte de 40 millions d’euros de bénéfices, avec une garantie minimale de 600 euros.

PRIME TRACTION : DES CONTREPARTIES INACCEPTABLES

Concernant l’application de « l’amélioration » de la prime traction obtenue chez Voyageurs, la Direction propose d’en discuter lors d’une réunion fin février pour une éventuelle application en mars, mais avec des contreparties !
Pour la CGT, les légères avancées obtenues pour les ADC de Voyageurs doivent s’appliquer de plein droit aux ADC d’Hexafret, sans aucune autre contrepartie.

UNE POSITION CLAIRE DE LA CGT

Pour la CGT, nous sommes très loin du compte ! Aucune de nos revendications essentielles n’a été retenue. Les cheminot·e·s d’Hexafret, qui ont déjà subi un plan de discontinuité et disposent d’un sursis de trois ans avant la négociation d’un nouveau cadre social, méritent autre chose que du mépris et des annonces symboliques.

En cohérence avec son opposition aux NAO Groupe, la Fédération CGT n’a pas apposé sa signature sur cet accord.

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LE COMPTE N’Y EST PAS !

Notations Hexafret

| Actions

Le prochain exercice de notations se déroulera dans l’austérité, à l’image des NAO.

Lors des NAO (négociations annuelles obligatoires), les directions d’Hexafret et du GPU ont fait le choix de l’austérité, une orientation qui se traduira également dans le futur exercice de notations.

En effet, aux augmentations salariales et aux déroulements de carrière au rabais, la Direction ajoute une stratégie de division des cheminot·e·s statutaires et contractuels par la mise en place de mesures différenciées.

DES MESURES SALARIALES TROP BASSES

La Fédération CGT des cheminots n’a pas signé l’accord NAO GPU et Hexafret 2026, les mesures salariales proposées étant très éloignées des besoins des cheminot·e·s.

Ces mesures accentuent les disparités et la précarité en développant des dispositifs de rémunération non pérennes et non assujettis aux cotisations sociales, tels que le complément de PPV (prime pour le partage de la valeur) proposé par la direction d’Hexafret.

À l’inverse, la CGT revendique une grille unique des salaires pour tous les cheminot·e·s, une véritable reconnaissance de la technicité des métiers et un véritable treizième mois.

POSITIONS DE RÉMUNÉRATION HORS COMPTE

La direction d’Hexafret a décidé de mettre 14 PR supplémentaires hors compte afin de favoriser le déroulement de carrière des cheminot·e·s statutaires à compter du 1er avril 2026.

Dans le cadre de l’accompagnement de la mise en œuvre des niveaux de fin de carrière, 49 PR hors compte avaient été accordées au titre d’amorçage, lors du précédent exercice de notations. Alors qu’il reste 650 PR hors compte à distribuer pour 2026-2027 au sein du GPU, aucune mesure spécifique n’est prévue pour Hexafret.

Pour les contractuel·le·s, une enveloppe de révision salariale individuelle est définie en cohérence avec celle attribuée au personnel statutaire au titre des mesures en positions et niveaux. Il s’agit du même dispositif mis en place dans le GPU.

Pour garantir un déroulement de carrière et une progression salariale automatique, la CGT revendique un délai de séjour maximal de 7 ans sur les niveaux 1 et la mise en place de la grille unique commune à tous les cheminot·e·s.

UNE ACTION SPÉCIFIQUE ET COLLECTIVE POUR LES CHEMINOTS CONTRACTUELS

La CGT est à l’initiative d’une démarche collective visant à rassembler les cheminot·e·s statutaires et contractuels dans les exercices de notations. Tous les agent·e·s contractuels sont donc appelés à transmettre leur lettre de réclamation aux militants CGT de leur site de travail.

CALENDRIER NOTATIONS

Remise de notes Point réclamation Commission
Exécution 18/02 05/03 12/03
Maîtrise 17/02 05/05 11/03
Cadres 16/02 04/03 10/03
Traction 24/02 11/03 19/03

Les délégués notations CGT disposent de toutes les informations nécessaires pour vous aider.
N’hésitez pas à les joindre pour tous renseignements sur le listing de notation et pour remettre vos lettres de réclamation.

 

 

Exécution LAPINA Frédéric TESTE Jérémy
LEGER Lemmy MOULIN Brice
JULLIARD Loïc HARDY Vincent

 

Conduite BOUCHET Nicolas PORTARIES Élodie
MEUSNIER Mikaël BELLOT Daniel

 

Maîtrise LEFEBVRE Olivier D’HALLUIN Héloïse
VAUTRIN Franck ETCHECAHARRETA Daniel
DOUAI Stéphane VEDANI Sébastien

 

Cadres FOURNIER François TRANKLE Fabrice

 

→ Exemple de lettre de réclamation :

Nom:
Prénom:
Grade:
UO ………. /établissement:

Monsieur le Directeur de …….. ,Je viens de prendre connaissance de vos propositions pour les notations de l’exercice 2026-2027 et je suis étonné de ne pas figurer pour le passage à la position supérieure.

En effet, il me semble que, ayant accédé à la classe X le ………….. et à la position …….. le ………….. , il me faudrait, pour avoir le déroulement de carrière auquel je peux prétendre accéder à la position supérieure, c’est-à-dire: …… .

Je vous demande donc de prendre en compte ma requête et de l’examiner favorablement lors de la commission de notations du …. mars 2026.

En espérant que ma demande aura des suites favorables, je vous prie de recevoir, monsieur le Directeur, mes salutations.

Signature:

ENSEMBLE, TOUTES ET TOUS CHEMINOT·E·S !

 

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L’HUMAIN POUR SEUL HORIZON COMMUN !

Conditions de travail

| Les conditions sociales

La situation tragique que traverse la famille cheminote depuis de trop nombreuses semaines doit obliger la direction du GPU SNCF à prendre des mesures d’urgence pour garantir la santé et la sécurité des cheminot·e·s.

L’humain doit devenir le centre des préoccupations de l’entreprise !

Derrière les nombreux plans de communication et les déclarations de façade de la Direction, la réalité vécue au quotidien par les cheminot·e·s est sans équi-voque : conditions de travail précaires, stress, charge mentale accrue, perte de sens au travail, burn-out… Partout dans les établissements, les sièges, les directions centrales, dans les équipes, les ateliers et les chantiers, les cheminot·e·s, y compris les encadrant·e·s, quel que soit leur poste ou leur métier, subissent ces maltraitances.

L’inadéquation charge-ressources, la dérégulation du temps de travail, les par-cours de formation inadaptés, la mise en place des flex offices et open spaces ou encore un télétravail débridé sont autant de causes de mal-être que les cheminot·e·s éprouvent jusque dans leur chair. La souffrance est désormais profondément ancrée dans le quotidien des cheminotes et cheminots, qui œuvrent chaque jour au sein du GPU SNCF.

Les chiffres sont sans appel et traduisent l’urgence absolue d’une réaction. L’accidentologie des cheminot·e·s s’aggrave : + 30 % d’accidents de travail au premier semestre 2025 comparé au premier semestre 2024 ; + 13,8 % de cheminot·e·s reconnus en maladie professionnelle en 2025. Derrière ces statistiques se trouvent des femmes et des hommes qui se lèvent chaque jour pour simplement pouvoir vivre et travailler dignement, en toute sécurité.

LA DIRECTION EST PLEINEMENT RESPONSABLE DU MAL-ÊTRE DES CHEMINOT·E·S.

L’ouverture à la concurrence, les filialisations et les réorganisations tant locales que nationales, telles que la création du GIE Optim’services, Destination 2030, Résonances ou encore la liquidation de Fret SNCF, pèsent lourdement sur la qualité de vie et de travail des cheminot·e·s de l’ensemble du GPU.

La forfaitisation du temps de travail, la reconnaissance de la pénibilité à géométrie variable, le culte du présentéisme combiné à un management par objectifs, agres-sif, toxique, et un environnement de travail qu’il l’est tout autant, principalement axé sur les gains de productivité, créent chez les cheminot·e·s, notamment Ictam, une véritable anxiété quant à leur avenir individuel et collectif, exacerbent les tensions et nourrissent une crise sans précédent dans l’entreprise.

La direction du GPU SNCF dispose pourtant de tous les leviers nécessaires pour améliorer concrètement et immédiatement les conditions de travail de l’ensemble des cheminot·e·s, à commencer par l’attribution de moyens supplémentaires en termes d’effectifs et la mise en oeuvre d’une politique ambitieuse de formation professionnelle. Or, les orientations mises en oeuvre par l’entreprise démontrent sans ambiguïté l’absence totale de volonté politique de s’engager dans cette direction.

Par la désorganisation de la production à tous les niveaux, l’explosion de la charge et du temps de travail aggravée par les manques de personnel, l’isolement des cheminot·e·s et la casse des repères collectifs, la Direction crée les conditions de la situation actuelle.

La CGT et son UFCM revendiquent :

  • que la Direction mette tout en oeuvre pour accompagner les familles et les collègues des cheminots ayant perdu la vie ;
  • l’arrêt des réorganisations locales et nationales ainsi qu’un moratoire sur l’ouverture à la concurrence dans l’ensemble des entreprises du GPU SNCF ainsi que dans l’ensemble des filiales fret et voyageurs ;
  • l’ouverture de négociations immédiates sur le niveau des embauches, sur la formation professionnelle initiale et continue, les conditions de travail et les conditions sanitaires des cheminots ainsi que sur la sécurité ferroviaire, ceci afin de prendre des mesures d’urgence et stopper les drames.

CHEMINOTS ET CHEMINOTES, PLUS QUE JAMAIS,
IL EST NÉCESSAIRE DE NOUS RASSEMBLER ET DE DÉBATTRE
DANS LES SYNDICATS CGT DE SITE
POUR ÉLEVER LE RAPPORT DE FORCES
ET TRACER COLLECTIVEMENT LE CHEMIN VERS UN HORIZON À VISAGE HUMAIN !

 

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COMMANDE DU PERSONNEL : IMPOSONS NOS RÈGLES !

| Traction

Le 27 janvier, les Fédérations syndicales ont participé à la table ronde « organisation et planification de la commande » convoquée par SNCF Voyageurs. Au regard du contenu présenté et de la posture de la Direction, c’est une fois de plus un rendez-vous manqué. La Fédération CGT des cheminots exige toujours des réponses !

Cette table ronde fait suite à une série de réunions qui ont eu lieu tout au long de l’année 2025 et à la restitution, les 12 et 13 novembre derniers, d’un audit national réalisé par un cabinet d’expertise privé.

Or, tout ce travail engagé n’a pas permis, pour l’heure, de traiter le sujet ni de modifier les orientations de la direction qui continue de déployer ces logiciels et laisse se multiplier les dérives en matière de commande du personnel.

Pire, elle entend acter un traitement différencié avec des écarts importants en fonction de l’activité utilisatrice : Voyages, Transilien, TER, Intercités mais aussi dans les sociétés dédiées.

D’ailleurs, le blocage opéré vis-à-vis des négociations en cours sur l’unité sociale dans le GPU SNCF et sa volonté de casser notamment les règles sur le temps de travail, font partie de cette stratégie.

Un cahier des charges ignoré

Les travaux décidés au printemps 2025 et élaborés avec les Fédérations dans le cadre de l’expertise ont été totalement écartés.

La Direction a imposé ses seules orientations, privilégiant les activités sans répondre aux revendications légitimes des cheminots.

Une approche inacceptable de la commande

La Direction de SNCF Voyageurs confirme son refus d’appliquer un cadre transverse ambitieux. Et les dérives continuent de se multiplier. Depuis des mois, la CGT alerte sur : le manque de cohérence et de lisibilité des roulements, les modifications récurrentes, le droit à la déconnexion, le non-respect de la réglementation et l’insuffisance de moyens pour les GM.

Cette organisation du travail basée sur la flexibilisation et l’individualisation des règles exerce une mise sous tension permanente des cheminot·e·s. Des constats qui ont d’ailleurs été confirmés par l’expertise rendue en novembre dernier.

Pour la CGT, la question de l’emploi demeure centrale et les manques d’effectifs dans les établissements fragilisent durablement la production.

La CGT revendique :

  • l’ouverture des bureaux de commande en proximité de la première/dernière heure de prise de service avec des GM formés ;
  • un droit à la déconnexion qui doit être intégré dans les protocoles de commande des agents de la traction (CTT, GM, ADC, ASCT) ;
  • la prise en compte des temps de trajet entre le lieu de fin et de prise de service et le lieu de RHR dans le temps de travail ;
  • la prise en compte en temps de travail effectif des différents temps de transport et de trajet compris dans une journée de service ;
  • une mise à jour annuelle des temps forfaitaires et supplémentaires alloués au personnel de la conduite et du bord (T00024, TT00025, TT00026 et VO 0178).

Si la Fédération CGT des cheminots va interpeller la direction avec un courrier unitaire sur ces sujets qui pèsent sur l’équilibre quotidien de vie et de travail des ASCT et des ADC.

Il est évident que dans un environnement de souffrance au travail
l’expression du rapport de force sera déterminante
pour gagner la prise en compte de nos revendications !

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CONFLITS À L’ÉQUIPEMENT : RÉCOLTONS LES PREMIERS FRUITS D’UNE LUTTE GAGNANTE !

| Équipement

Les conflits en cours à l’Équipement ont permis, par une très large participation des cheminots du service électrique à l’action, d’engager des négociations pour la reconnaissance des métiers dans la filière, les déroulements de carrière, l’emploi ainsi que reconnaissance de la pénibilité.

Pour la CGT, cette première étape démontre que la lutte paie !

MIEUX QU’HIER, INSUFFISANT POUR DEMAIN !

Ces conflits trouvent pour origine une situation professionnelle devenue ingérable au quotidien pour les cheminots. En cause, les conditions dégradées dans lesquelles ils doivent assurer leurs missions : Moins nombreux, moins formés, moins épaulés et mal rémunérés… Ce cocktail est devenu explosif !

Si aujourd’hui encore, des directions font le choix de ne pas respecter leurs engagements et jouent la carte de l’affrontement en refusant de se mettre autour de la table. Dans une majorité de régions, les négociations se sont ouvertes et permettent d’obtenir des avancées concrètes pour les cheminots.

Les établissements de Lille, Paris Sud-Est, Montpellier, Paris Nord, Toulouse, Bretagne, Limoges et Rennes ont déjà lancé des cycles de réunions et annoncé des recrutements supplémentaires, des requalifications de poste, des majorations de prime de travail de 20 % sur plusieurs mois, des gratifications exceptionnelles et des formations pour les nouveaux embauchés à partir des éléments arrachés par la grève et actés lors de la table ronde du 29 janvier.

EMPLOI : DES ENGAGEMENTS QUI DOIVENT ÊTRE TENUS !

Au niveau national, la Direction a pris l’engagement de 630 recrutements pour 2026. Ces annonces doivent être suivies de près par les cheminots dans leur mise en oeuvre. D’ores et déjà, la CGT, interpelle les directions d’établissement pour faire acter les fruits de la lutte au plus près des chantiers.

UN RAPPORT DE FORCE INDISPENSABLE ET DES CHEMINOTS TOUJOURS DÉTERMINÉS !

À l’heure où les pressions managériales se multiplient pour faire accepter n’importe quoi aux cheminots et où la situation sanitaire et sociale se dégrade, la CGT appelle les cheminots à relever la tête.
Les métiers de l’Équipement sont de plus en plus techniques et requièrent des savoir-faire importants. Les évolutions sur le réseau, en cours et à venir, nécessitent un renforcement des lignes métiers et de la formation pour répondre aux exigences accrues de sécurité.

LA CGT A DES PROPOSITIONS !

La CGT porte la création d’une prime de base garantie pour reconnaître la technicité, une grille unique des salaires pour tous et l’élargissement de la pénibilité pour les postes d’encadrants soumis à astreinte.

Les actions se multiplient dans tous les métiers, que ce soit à la Voie, Éale, Caténaires, Télécoms, Câbliers, surveillants de travaux ou encore à l’encadrement. C’est par ces mobilisations et actions en territoire que se gagneront de nouvelles avancées pour toute la filière.

S’organiser avec la CGT Cheminots, c’est renforcer les luttes, résister aux mauvais coups des directions et gagner sur nos revendications. Adhérer à la CGT, c’est ne plus rester seul face au patronat et renforcer le collectif et les solidarités !

ADHÉRER À LA CGT, C’EST CE QU’ONT DÉCIDÉ PLUS DE 120 CHEMINOT·E·S
DE LA FILIÈRE ÉQUIPEMENT DEPUIS SEPTEMBRE 2025 !

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QUAND LA DIRECTION JOUE AVEC LA SANTÉ DES CHEMINOT·E·S DU MATÉRIEL !

Amiante

| Matériel

Depuis plusieurs mois, la direction de la SNCF tient un discours rassurant autour de l’amiante, évoquant des « découvertes récentes » et un risque « maîtrisé ». Cette communication est un enfumage destiné à garder la main sur le sujet et faire taire les cheminot·e·s.

L’AMIANTE N’EST PAS NOUVELLE À LA SNCF, ELLE EST CONNUE, DOCUMENTÉE ET CONTINUE D’EXPOSER LES AGENTS DE MAINTENANCE !
Dans les ateliers du Matériel, la base fibres est incomplète ou obsolète, les repérages amiante ne sont pas réalisés ou inexistants. Lors des interventions on découvre régulièrement des matériaux contenant de l’amiante (MCA) : enduits type Becker et Isoson, cloisons et joints de porte coupe-feu, porte-fusibles, mastic rouge, cheminées de soufflage, contacteurs, isolants divers, etc.

Encore aujourd’hui, ces matériaux contenant de l’amiante sont manipulés, parfois sans information claire, sans protections adaptées, parfois même sans cadre SS4. Cela démontre que la maîtrise du risque reste largement insuffisante.

Un document de 2025 sur le groupe de travail Amiante confirme ce que la CGT dénonce depuis des années : depuis plus de vingt-cinq ans, des cheminots meurent de pathologies liées à l’amiante, et de nombreuses maladies professionnelles dues à l’amiante sont reconnues à la SNCF.

NOMBRE DE DÉCÈS LIÉS À L’AMIANTE À LA SNCF

Année Actifs Retraités Total
2001 5 43 48
2002 2 43 45
2003 0 41 41
2004 5 37 42
2005 3 31 34
2006 4 43 47
2007 5 26 31
2008 5 28 33
2009 2 49 51
2010 2 40 42
2011 0 50 50
2012 3 27 30
2013 5 31 36
2014 0 28 28
2015 3 31 34
2016 1 22 23
2017 1 18 19
2018 1 30 31
2019 2 25 27
2020 2 18 20
2021 1 15 16
2022 1 13 14
2023 2 16 18
2024 0 12 12
2025 1 17 18

Ces chiffres ne baissent pas, bien au contraire, alors que l’amiante est inter-dite depuis 1998. Les chiffres présentés sont incomplets car ne ils reprennent que les cheminot·e·s affiliés à la CPRPF. Le risque n’appartient pas au passé, il est toujours présent dans nos ateliers et sur nos matériels. Pire encore, de jeunes collègues nés après l’interdiction de l’utilisation de ce poison sont aujourd’hui exposés.

D’autre part, le suivi post-exposition des retraité·e·s n’est plus assuré dans les cabinets médicaux SNCF !

La SNCF a déjà été condamnée pour son manquement à protéger les agent·e·s. Par exemple, des décisions de justice ont obligé l’entreprise à indemniser des cheminots du technicentre de Romilly-sur-Seine exposés à l’amiante pendant des années, avec des condamnations à verser des indemnités pour préjudice d’anxiété et violation volontaire de l’obligation de sécurité.

D’autres juridictions ont également condamné la SNCF pour le même type de préjudice d’anxiété lié à l’amiante, avec des dizaines voire des centaines de salariés concernés.

Des fiches d’exposition sont établies par centaines pour les agents exposés, et pourtant, la Direction continue d’afficher une communication rassurante qui minimise le danger, en totale déconnexion avec les situations vécues par les cheminot·e·s.

L’actualité récente nous rappelle d’ailleurs la persistance du danger : porte-fusibles Legrand et télémécanique sur les voitures Corail, cheminées de contacteur sur les Z5600 et VB2N. On découvre encore la présence de MCA de manière fortuite, avec une gestion dans l’urgence, bien loin de la sérénité affichée.

RAPPEL SUR L’AMIANTE (SOURCE INRS)

De 400 à 500 fois moins épaisses qu’un cheveu, les fibres d’amiante sont invisibles dans les poussières de l’atmosphère. Inhalées, elles peuvent se déposer au fond des poumons et provoquer des maladies respiratoires graves : plaques pleurales, cancers des poumons et de la plèvre (mésothéliome), fibroses (ou asbestoses)… Certaines maladies peuvent survenir après de faibles expositions, mais la répétition de l’exposition augmente la probabilité de tomber malade. Les effets sur la santé d’une exposition à l’amiante surviennent souvent plusieurs années après le début de l’exposition.

Au niveau interprofessionnel, l’amiante est responsable chaque année de 3 000 à 4 000 maladies reconnues comme étant liées au travail. Il s’agit de la deuxième cause de maladies professionnelles.

Cheminot·e·s du Matériel, ne restons pas silencieux face à ce danger mortel. Organisons-nous et alertons nos collègues ! Rejoignez la CGT, et construisons ensemble le rapport de force. Notre santé, nos vies et la sécurité ferroviaire valent plus que leurs mensonges et leur rentabilité !

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MÉPRIS ET FUITE EN AVANT !

Conditions de travail en proximité

| Les conditions sociales

La Direction méprise la gravité de la situation et tente d’esquiver ses responsabilités.

La CGT appelle les cheminots à hausser le ton !

Neuf suicides en quelques semaines, des collectifs de travail mais aussi des individus en souffrance depuis des mois et même des années, pourtant, les réorganisations locales et nationales ou les stratégies de filialisation se pour-suivent et s’accélèrent.

La Direction n’a pas pris la mesure des drames qui se déroulent. Alors que la souffrance au travail se traduit de plus en plus violemment dans la vie des cheminots, la Direction continue de nier ses responsabilités dans cette crise sanitaire.

Lors de la table ronde de ce jour, elle ne consent qu’à programmer différents groupes de travail, des retours d’expérience et un observatoire du travail, avec pour seul objectif d’accompagner les restructurations toujours plus nombreuses.

Pour cela, elle compte déployer une nouvelle « task force RH » dans les territoires pour mieux faire passer la pilule. Pour être clair, elle invite les cheminots à une écoute « polie » sans moyens pour améliorer les conditions de travail.

La Fédération CGT des cheminots n’accompagnera jamais ces réorganisations qui broient tant de vies et aggravent la souffrance au travail. En séance, la CGT a rappelé l’exigence de mesures immédiates :

  • la mise en œuvre par la Direction de dispositifs d’aide et de soutien pour les familles et les collègues des cheminots ayant perdu la vie ;
  • l’arrêt des réorganisations locales et nationales ainsi qu’un moratoire sur l’ouverture à la concurrence dans l’ensemble des sociétés du groupe public unifié SNCF ainsi que dans l’ensemble des filiales fret et voyageurs ;
  • l’ouverture de négociations immédiates sur le niveau des embauches, surla formation professionnelle initiale et continue, sur les conditions de travailet les conditions sanitaires des cheminots ainsi que sur la sécurité ferroviaire, ceci afin de prendre des mesures d’urgence et stopper les drames.

Aucune réponse sérieuse n’a été fournie, renvoyant l’essentiel à différents groupes de parole. La CGT a donc quitté cette table ronde stérile.

NOUS APPELONS LES CHEMINOTS, SUR TOUT LE TERRITOIRE, À S’ORGANISER DANS LES SYNDICATS DE SITE AFIN DE CONSTRUIRE LES MOBILISATIONS NÉCESSAIRES POUR FAIRE PLIER LES DIRECTIONS LOCALES POUR AMÉLIORER LES CONDITIONS DE TRAVAIL EN PROXIMITÉ.

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