Fédération CGT des Cheminots


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ALERTE À L’ENCADREMENT SÛRETÉ

| Maîtrise et cadres UFCM

La Fédération CGT des cheminots et son Union Fédérale des Cadres et Maîtrises font le constat d’une montée notoire des Risques Psycho-Sociaux à l’encadrement de la Sûreté.

Que ce soit en opérationnel ou administratif, l’encadrement de la Sûreté nous alerte sur leur souffrance au travail.

La cause de ce mal-être vient principalement de la politique menée par les dirigeants de la Direction de la Sûreté et quelques serviteurs zélés qui relayent dans les DZS un climat électrique.

Le management par la peur : mise au placard, cadres « blacklistés », autant de manière de faire qui amènent un désengagement et une démotivation des cheminots encadrants.

Les conséquences s’en ressentent jusque sur le terrain. Les managers de proximité sont en première ligne. De par leurs fonctions, ils sont tenus d’appliquer des mesures qu’ils n’approuvent pas. Le relationnel avec les agents s’en trouve fortement détérioré.

En sus, la dégradation des conditions de travail et la crainte face à SNCF 2020, mais aussi de voir arriver une réglementation du travail dangereuse pour l’équilibre et la santé des cheminots de la SUGE motivent des vagues de démissions dans tous les collèges.

Les élus CGT du CSE SNCF ont interpellé le DRH de la Sûreté par le biais d’une déclaration spécifique SUGE le 17 septembre 2019. Nos propos ont porté sur la présentation de la dernière mouture du futur RH 0657 mais aussi sur le nombre de démissions en IDF comme en province.

La Direction a refusé de donner les chiffres mais s’est empressée de diffuser un « vrai/faux » particulièrement mensonger sur le sujet.

Il y a bien un flot de démissions à la Sûreté, sans compter ces demandes de mutations vers d’autres services.

Les raisons évoquées :

Le management contre-productif de la part des dirigeant·e·s de la Sûreté ;

Sentiment de ne pas pouvoir faire un bon travail face à un système de contractualisation qui assiège la Sûreté face aux exigences des Activités ;

L’inquiétude sur l’avenir du service, avec des choix de la direction qui semblent plutôt l’hypothéquer ;

Les mauvaises conditions de travail ne permettant plus l’équilibre vie personnelle/vie professionnelle (non-respect des temps de repos, horaires imposés, impossibilité de récupérer par des journées courtes le temps déjà effectué, mise en place du forfait – jours, absence du droit à la déconnexion) ;

• L’absence de véritables parcours professionnels.

La Fédération CGT des cheminots porte des revendications spécifiques à l’encadrement maîtrise et cadre quant à leurs conditions de travail, à savoir :

Mise en place d’un outil de décompte des heures travaillées ;

• Mise en place de dispositifs d’alerte à partir de ce décompte ;

• Mise en place de dispositifs de déconnexion sous la responsabilité de l’employeur ;

Instauration des plages horaires de prise et fin de service variables pour les salariés dont les métiers le permettent ;

Reconnaissance des qualifications par le salaire et non par des primes individualisées non soumises à cotisations.

La Fédération CGT cheminots a engagé un travail de rencontres et de débats sur le terrain, avec l’encadrement de la Direction de la Sûreté, des PCNS, de l’UDSUR et des Agences.

L’objectif étant, avant tout, d’échanger sur la base des revendications CGT mais aussi écouter les maîtrises et cadres sur leur quotidien au travail et recueillir leurs propositions que la CGT pourrait faire siennes.

Nous souhaitons casser l’isolement des cadres de la Sûreté, mais également faire savoir qu’aucun collège n’est épargné.

La CGT n’entend pas laisser se détériorer davantage les conditions de vie et de travail des maîtrises et cadres de la Sûreté. Nous ne pouvons pas laisser faire !

Il y a urgence à agir ensemble !

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DPX : LA SÉCURITÉ DES CHEMINOTS ET DES USAGERS EST AUSSI DE NOTRE RESPONSABILITÉ

Reprise de la production

| Maîtrise et cadres UFCM

Gouvernement et direction ne peuvent se contenter de déclarer la reprise d’activités, il faut établir des règles sûres et applicables, donner les moyens et apporter les compétences pour assurer la production dans un contexte où le virus continue à tuer.

Pas de calcul des risques, le rôle de l’encadrement de proximité est de veiller à l’application stricte des mesures de protection, nous ne sommes ni médecins, ni virologues…

Si nous sommes responsables de l’organisation de la production, nous sommes aussi responsables de la sécurité des collectifs qui nous sont subordonnés, et de la sécurité ferroviaire.

Notre objectif premier n’est pas la rentabilité financière.

Exigeons ensemble les moyens de se protéger et de protéger les autres, tout ne pourra pas être réalisé et nos procédures devront tenir compte des mesures de protection contre le virus.

Gérer et organiser nos équipes dans ce contexte nécessite un appui fort de nos directions, rien ne peut être laissé au hasard. Si nous sommes en responsabilité, nous devons avoir autorité, moyens et compétences !

La fédération CGT des cheminots a établi une note HSCT et une consigne syndicale. Nous encourageons tous les cheminots à s’en emparer. Si la sécurité n’est pas garantie, alors chacun peut faire valoir son droit de retrait.

Si nous acceptons la responsabilité opérationnelle, nous n’accompagnerons pas la deuxième vague !

Pas de protection : pas de travail !

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LA REPRISE DE LA PRODUCTION DOIT TENIR COMPTE DU CONTEXTE

Lutte contre le coronavirus

| Maîtrise et cadres UFCM

Le redémarrage de la production ferroviaire doit se faire sereinement, en toute sécurité pour les cheminots et les usagers.

Pas question de s’affranchir des consignes strictes par rapport au virus.

Suite aux annonces du Président de la République sur la sortie de confinement le 11 mai, l’encadrement est sollicité pour organiser le retour à la production. Face aux incertitudes, alors que nous ne sommes ni médecin, ni virologue, les informations imprécises, l’isolement laissant une grande marge d’appréciation individuelle, sont à bannir.

Il ne doit pas y avoir de place pour les antagonismes entre appliquer les directives gouvernementales suite à la crise sanitaire, gérer les situations urgentes, et assurer la production tout en donnant les moyens à leurs équipes de travailler en sécurité et dans de bonnes conditions.

Nous ne revivrons pas les approximations de fin mars. Pas de protections efficaces, pas d’organisation du travail adaptée : Pas de travail !

La CGT a demandé la désignation d’un coordinateur unique par bassin d’emploi, proche du terrain, compétent pour prendre les décisions s’appliquant à toutes les SA et activités.

Cette organisation doit permettre une meilleure réactivité, de l’expertise et de la clarté, particulièrement concernant la protection sanitaire des cheminots face aux discours confus et contradictoires.

Tous les cheminots exigent de la transparence et du dialogue.

L’organisation de réunions régulières avec les représentants syndicaux et le coordinateur territorial est nécessaire.

La direction dit être favorable à une mise en place de ce dispositif. Néanmoins, les directions nationales des activités, éloignées du lieu de production, continuent à se focaliser sur leurs objectifs financiers. Ils mettent une pression latente aux dirigeants de proximité, sans donner l’ensemble des moyens.

Quels que soient le service, la SA ou le grade, les cheminots ont besoin d’unicité et de cohésion. En l’absence d’assurance de protections efficaces, tous les cheminots devront exercer leur droit de retrait.

REDONNONS DU SENS COMMUN À NOS MODÈLES ÉCONOMIQUES

Le service public revêt, face à cette épreuve, toute sa valeur. Il est et sera à la hauteur de ses responsabilités. Le rôle de l’encadrement sera essentiel pour relancer la production en tenant compte du contexte. Il faudra mettre des priorités pour assurer la sécurité ferroviaire et des circulations. La sortie du confinement sera un défi.

Tous les objectifs managériaux ne pourront pas être réalisés, nos procédures devront tenir compte des mesures de protection contre le virus.

L’ensemble des cheminots de l’encadrement opérationnel a eu un comportement exemplaire, ils doivent être entendus. L’UFCM-CGT ne se contentera pas de bonnes intentions et d’incantations.

Forcément, la production subira des répercussions, et cela va nécessiter de revoir en partie l’organisation. L’UFCM-CGT sera à vos côtés pour refuser des objectifs inatteignables.

INTELLIGENCE COLLECTIVE ET RAISON POUR SORTIR DE LA CRISE

L’unité du pays est nécessaire face à une épidémie, mais nous n’oublions pas que la facture des crises est souvent payée par les salariés, y compris ceux de l’encadrement. Nous devrons être vigilants pour que la solidarité contre le coronavirus ne soit pas interprétée comme une validation de nouveaux reculs sociaux.

Nous devrons aussi également nous opposer à toute tentative de réduction de l’offre ferroviaire sous couvert d’austérité.

Les milliards d’euros annoncés par le Gouvernement doivent impérativement aider aussi au renforcement du service public ferroviaire, à la protection de ses salariés et à la préservation réelle de l’emploi. L’indécence des dividendes aux actionnaires devra cesser pour une répartition des richesses vers l’intérêt général.

Plusieurs métiers, plusieurs fonctions, une seule profession : CHEMINOT !

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RÉVISER NOS OBJECTIFS VERS L’INTÉRÊT GÉNÉRAL

Sortie de crise sanitaire

| Maîtrise et cadres UFCM

À la SNCF, le management par objectif est devenu la règle.

La réalisation des objectifs s’impose comme un dogme, souvent au détriment de l’essentiel. Peu importe comment ils ont été décidés (concertations, négociations). Les moyens, la cohérence de production ne sont pas définis. Ils doivent être atteints. Les encadrants ne sont jugés que sur les résultats obtenus, occultant leur réactivité face à l’imprévu, et les manières pour y arriver.

L’objectif se fixe, en théorie, selon le but à atteindre, la performance à réaliser. Dans la gestion d’une entreprise, celui-ci est donc le reflet d’une volonté (en termes de qualité, quantité, d’efficacité) couplée à des moyens, dans un contexte.

Or, le contexte peut changer.

D’ailleurs, tous les ans en mars ou avril, est présentée, dans les Conseils d’Administration des entreprises du GPU, l’adaptation des prévisions budgétaires, parce que le contexte a évolué.

En effet, les budgets sont conçus dès octobre ou novembre de l’année N-, les réalisations des derniers mois de l’année ne sont, à ce moment, que projections. A la SNCF, certains éléments relèvent aussi de la présomption, voire de la conjecture, quand ils reposent sur les budgets ou moyens mis à disposition par d’autres : État, autres entreprises ferroviaires, organismes de financement…

Le budget 2020 de SNCF Réseau a d’ailleurs été réalisé sans aucun plan stratégique, financier ou industriel officiel partagé avec l’Etat.

L’analyse économique et financière des 2 ou 3 premiers mois de l’année N permet donc de modifier le budget. En général, les moyens mis à disposition du transport public ferroviaire ne sont jamais revus à la hausse.

Ce deuxième budget fait plutôt l’objet de renoncements.

En général, cette révision se traduisait par des baisses d’effectifs. La contraction de la masse salariale est, en effet, toujours la variable la plus facilement ajustable par la direction de l’entreprise et l’Etat.

Tous les ans, nous vivons la même chose…

Ce qui ne change pas, ce sont les objectifs fixés en EIA, aux DPX, DUO, RET, TOP… Et autres encadrants en proximité.

Dès le mois d’avril, les COMEX et les hauts dirigeants le savent ! Certaines missions ne pourront être accomplies, certains programmes ne seront pas achevés, certaines commandes non soldées ; pour autant, celui qui doit les réaliser n’est ni averti, ni alerté, et surtout pas consulté pour les modifier ou reformuler.

Pour l’UFCM-CGT, la modification de la prévision budgétaire doit être l’occasion de faire un point d’étape sur les objectifs des différents encadrants.

Il n’y a pas que le budget qui vient bousculer les résolutions que l’on se fixe.

La révision des objectifs devrait aussi être de mise face aux éléments imprévisibles qui peuvent les impacter. Aléas climatiques particuliers, grèves, ou bien sûr l’actualité qui nous le rappelle dramatiquement, crise sanitaire et épidémie.

Tout événement nuisant à la production devrait être pris en compte. Y compris la grève. On ne demande pas à un conducteur de conduire les trains qu’il n’a pas assurés pendant une période de grève. Les encadrants, eux, voient leurs objectifs et dossiers toujours en place et toujours à traiter, que l’arrêt de la production soit de leur fait, ou de leurs équipes.

La crise Covid 19 que nous traversons montre à la fois le carcan et l’abrutissement de certains managers englués dans la réalisation d’objectifs, qui pourraient maintenant paraître dérisoires, mais aussi l’ingéniosité, la conscience professionnelle, le sens des responsabilités de certains encadrants qui, malgré les contraintes de production, le zèle de certains, ont su hiérarchiser les priorités en fonction de la sécurité, de la préservation de leurs équipes, des contraintes de réalisation de certaines tâches liées aux gestes barrières.

De fait, tout ne pourra pas être réalisé

Quand il y a moins de monde pour produire, il y a moins de production. De fait, il y aura un impact financier à cette crise. La direction cédera-t-elle à la tentation de faire payer la note aux cheminots ?

Mais puisque toutes les cartes seront rebattues, même le Président de République a affirmé qu’il y aura un avant et un après. Pour l’UFCM-CGT, nous devons changer les méthodes :

Il faudra faire un listage exhaustif de ce qui peut être encore réalisé dans le respect de la réglementation et des conditions et utilisation de travail de tous les salariés.

Les renoncements à certains projets, chantiers, programmes devront être clairement annoncés.

L’UFCM-CGT ne se contentera pas de bonnes intentions et d’incantations.

Nous n’accepterons pas de pressions sur les encadrants et de fait par ricochet sur leurs équipes, pour concrétiser des objectifs inatteignables.

Il faudra aussi valoriser les capacités d’adaptation et les choix de préservation de la santé des agents et ceux de la sécurité.

Des consignes sont actuellement données afin d’utiliser le confinement actuel pour réaliser les EIA. Pour la CGT, les incertitudes de sortie de crise rendent l’exercice impossible ou illusoire, voire artificiel.

La période doit être à la planification de toutes les opérations nécessaires au retour à une circulation rapide lorsque les autorités auront levé les mesures de confinement.

Les objectifs attendront le retour à une vie normale.

Les objectifs doivent aider à prioriser nos actions et non à évaluer le personnel, sinon ils conduiront à des excès de zèle dangereux ou à une perte de sens de notre travail.

L’UFCM-CGT revendique que chaque encadrant puisse régulièrement rencontrer son hiérarchique afin de débattre et réévaluer ses objectifs, en fonction des moyens alloués, mais aussi du contexte.

Aujourd’hui encore, notre principal objectif c’est le service public !

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NOUS, CADRES ET MANAGERS, REFUSONS D’ÊTRE LE RELAI DU GOUVERNEMENT

Projet de réforme des retraites

| Action depuis le 5 décembre 2019

Depuis début janvier, la DRH de la SNCF demande aux encadrants de faire la promotion du futur régime et de supposées contreparties.

Ce n’est pas notre rôle dans l’entreprise.

COMMUNIQUER SUR LA RÉFORME DES RETRAITES, EST-CE NOTRE RÔLE ?

Il est normal qu’un manager organise le travail dans son périmètre et qu’il puisse épauler son équipe dans les difficultés qu’elle rencontre.

De même, notre rôle de manager nous amène, au quotidien, à exercer des missions de commandement du personnel. Nous l’acceptons volontiers, cela est notre rôle dans l’entreprise.

Tout en nous niant notre rôle contributif à l’élaboration de sa stratégie, les COMEX de la SNCF nous demandent régulièrement de l’expliquer à nos équipes.

Systématiquement, les « décideurs » nous refusent notre droit d’expression. Silence dans les rangs, et gare à qui oserait parler.

Maintenant, les mêmes nous demandent de défendre un projet de loi portant sur un volet essentiel de la politique social de notre pays. Or, cette loi n’est pas encore adoptée et promulguée, loin de là. La retraite, son hypothétique fonctionnement et financement sont des sujets avant tout politiques.

Même le Conseil d’Etat relève des lacunes au projet de loi sur la trajectoire financière. Dans l’attente des ordonnances, il est impossible de réaliser une étude d’impact sur les bénéficiaires.

Aujourd’hui, même les spécialistes de la CPR sont en peine de communiquer avec certitude. Nous pouvons seulement affirmer qu’elle représente un véritable recul pour tous, quel que soit le statut, le grade ou l’entreprise.

Assurer la défense d’un projet de loi du Gouvernement qui impacte la société tout entière revient à nous faire endosser une mission de communication politique. Nous devons être francs avec nos agents.

Nous, cadres et managers UFCM-CGT, refusons d’endosser ce rôle qui n’est pas le nôtre dans l’entreprise.

Nous appelons nos collègues à refuser d’assurer le service après-vente d’un projet de loi du Gouvernement.

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LES MAÎTRISES ET CADRES MOBILISÉS POUR GAGNER

MOBILISATION DE L'ENCADREMENT

| Action depuis le 5 décembre 2019

Après plus d’un mois de conflit, le Gouvernement joue la fracture de la société.

Ces positionnements sont de plus en plus incompréhensibles, pliant sous les féodalités financières.

 DES NÉGOCIATIONS D’ENTREPRISE EMPÊCHÉES PAR LE GOUVERNEMENT

Contrairement aux engagements de la nouvelle direction de la SNCF, la négociation d’entreprise (nouveau cadre social, modèle de production, emploi, formation, parcours pro…) n’a pas eu lieu. Elle a été même annulée alors que le taux de grévistes était au plus haut.

Le Gouvernement a sommé les dirigeants de la SNCF de ne plus discuter tant que les organisations syndicales n’accepteraient pas la réforme des retraites. C’est une manipulation politique.

Pourtant, la direction mesure la défiance de son encadrement qui, aujourd’hui plus encore, se sent berné par les orientations prises. On ne peut pas diriger une entreprise contre ses salariés.

L’INSULTE DES MINISTRES

Tous les jours, le Gouvernement relaie les mystifications sur les cheminots et notre régime spécial. Les COMEX se taisent, le laissant détériorer l’image de l’entreprise et des cheminots.

Le mensonge d’une reforme juste se révèle au fur à mesure du dévoilement du contenu du projet. Il s’agit d’un recul majeur contraire à la visée de 1945. La création de la sécurité sociale avait maintenu les régimes spéciaux dans l’attente d’une harmonisation par le haut. Les cheminots se financent leurs droits par leurs cotisations.

DES RECULS INACCEPTABLES, LES MAÎTRISES ET CADRES FORTEMENT PÉJORÉS

Les carrières progressives ou les entrées tardives dans la vie active sont moins reconnues par les régimes à points, puisque c’est l’ensemble de la carrière qui est prise en compte. Un régime à points ne permet pas de conserver un bon niveau de vie à la retraite.

Le régime à points nuit gravement aux femmes dont la carrière est maltraitée directement, soit indirectement lorsque le père ne peut pas assumer pleinement son rôle. Le management par objectifs exige des temps de présence qui nuisent à la parentalité. Il faut donc sortir de ces logiques managériales.

TOUS MOBILISÉS !

La participation par la grève des Maîtrises et Cadres atteint des niveaux historiques. Les liens entre les 3 collèges à la SNCF n’ont jamais été aussi solidaires. La population, sondage après sondage, s’oppose au Gouvernement. Sa réforme est mauvaise, il doit la retirer.

Dans un contexte tendu, les maîtrises et cadres doivent afficher leur place dans la contestation et se rendre visibles dans le mouvement. Dans les jours à venir, notamment le 9, 10 et 11 janvier, leur rôle particulier sera observé par tous. Les prochains rendez-vous prennent une signification particulière devant la rigidité du pouvoir exécutif.

La bataille pour la justice sociale doit se mener par l’ensemble du salariat ! C’est la condition pour une victoire contre l’individualisation des conditions de vie et de travail. 

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LES MAÎTRISES ET CADRES ONT DES REVENDICATIONS

Grève à partir du 05 décembre 2019

| Action depuis le 5 décembre 2019

Les sujets de colère ne manquent pas : les retraites, la réforme ferroviaire ont des conséquences directes sur les conditions de vie et de travail des cheminots de tous collèges. Les inquiétudes et les colères s’expriment à la SNCF et ailleurs. Malgré des promesses d’écoute, les orientations du gouvernement restent figées. Pis, il manipule l’opinion pour tenter de diviser le public et le privé, les ouvriers et les cadres.

C’est pourquoi, la CGT appelle les cheminots de tous collèges à cesser le travail à partir du 5 décembre 2019.

Faire du bon travail, c’est possible

Que les blocages viennent des ministères ou des COMEX, les budgets ne correspondent pas aux besoins d’une production de qualité. Les organisations de l’entreprise qui en découlent, vont à contre-courant du bon sens. Moins de cheminots et explosion de la sous-traitance provoquent des gâchis financiers, des pertes de savoirs et du surtravail.

Pourquoi faire faire, quand on sait faire, quand on peut faire, lorsque l’on veut faire ?

Aujourd’hui, les Comex fixent des objectifs d’externalisation. Il ne s’agit pas d’une fatalité mais d’une décision très politicienne… Quel encadrant de proximité préfère gérer des intérimaires ou des contrats de sous-traitance plutôt que de pouvoir agir en direct avec des agents dont les qualifications pourront être construites dans la durée ?

Et les solutions sont locales : dans chaque service que pourrions-nous internaliser pour mieux travailler ? Qui empêche leur mise en oeuvre, aujourd’hui ? Qui décide du budget emploi ? Qui décide du budget financier ?

Mon temps de travail doit me permettre de vivre

Les études de 2016 démontraient que le temps de travail des maîtrises et cadres dépassait allégrement les 35 heures par semaine. 77 % travaillent plus de 39 h, 18 % travaillent plus de 48 heures par semaine.

Comptes-tu tes heures de travail au poste de travail et pendant les repos ?

60 % des agents de maîtrise et des cadres déclarent travailler occasionnellement ou régulièrement pendant leurs repos. Cela a nécessairement des conséquences sur les conditions de vie et les équilibres familiaux.

Le refus de la DRH de mettre en place des compteurs des heures travaillées par l’encadrement est symptomatique de son refus de reconnaître ce malaise. Pour l’UFCM-CGT, il faut comptabiliser l’ensemble des heures de travail. Pour réduire le temps de travail, il faut des recrutements et une meilleure organisation du travail.

Des parcours professionnels indispensables pour le développement des savoirs dans l’entreprise et une juste reconnaissance des qualifications.

Le volet classification et rémunération de la branche ferroviaire se négocie actuellement. La SNCF a des positions plus qu’ambigües puisqu’elle déclare vouloir remettre à plat la grille SNCF avec un système de notations de plus en plus opaque. Le patronat (la SNCF représente 95% des effectifs de la branche) refusait d’intégrer les maîtrises et cadres dans une grille salariale. Depuis, son positionnement évolue avec des discussions autour de 9 niveaux de qualifications comme le propose la CGT.

Cependant, nous sommes loin du consensus tant les niveaux de salaires sont faibles et les règles collectives de déroulement absentes. La CGT revendique la rémunération des qualifications (ensemble des connaissances dans un métier), c’est notre proposition d’une grille de branche.

Les droits collectifs sont-ils un frein ou une garantie pour la reconnaissance de l’investissement ? Pourquoi la direction veut-elle éliminer tous les repères, aussi utiles, pour les contractuels ?

Une grille, avec un contrôle des représentants du personnel, est aussi un levier pour lutter contre les inégalités femmes/hommes.

Les retraites, un enjeu public/privé

L’annonce d’un projet de réforme des retraites à points nous concerne tous. Les agents de maîtrise et cadres seront pleinement frappés, notamment si leur qualification a évolué, puisque c’est l’ensemble de la carrière qui serait pris en compte.

Comment répondre à nos besoins à la retraite ?

Avec un prix d’achat du point et des valeurs de service (valeur à la revente) évoluant en fonction de la conjoncture analysée par quelques spécialistes (espérance de vie, produit intérieur brut…) ?

Ou avec l’obtention d’un revenu de remplacement reposant sur les 6 derniers mois pour le régime spécial ou les dix meilleures années pour le régime général ?

Ce projet n’est pas égalitaire, ni pour les femmes, ni pour les générations car un euro cotisé ne donnera pas les mêmes droits. Il rend incertaine la retraite pour favoriser la capitalisation individuelle et injuste.

La CGT revendique l’élargissement du régime spécial à la Branche (sous condition d’âge pour la retraite afin de financer les droits spécifiques). Pour un départ à 55 ans et 75% du salaire et des mesures de départ anticipé pour compenser la pénibilité (horaires décalés, …)

En 2018, la direction avait analysé un « décrochage managérial ».

En d’autres mots, le refus des choix opérés par le gouvernement avec la duplicité du directoire pour favoriser l’introduction de la concurrence et le moins disant social.

L’encadrement va subir des pressions pour se mettre à l’écart d’un mouvement légitime. Les Comex lui demanderont de porter ses orientations politiques, tout en prétendant qu’elles ne le sont pas. Ils ambitionnent même de placer l’encadrement dans une position de neutralité, ni salarié, ni décideur. L’UFCM-CGT le rappelle, les maîtrises et cadres sont des salariés à part entière avec des revendications partagées avec tout le salariat.

Aujourd’hui comme hier, il est indispensable que les agents de maîtrise et les cadres se mobilisent !

DÈS LE 5 DÉCEMBRE, AGISSONS PAR LA GRÈVE !

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APPEL À LA GRÈVE GESTIONNAIRES DE MOYENS !

Grève à partir du 05 décembre 2019

| Action depuis le 5 décembre 2019

A partir du 5 décembre, les cheminots sont appelés à se mobiliser contre le projet des retraites mais aussi contre la réforme mise en place par la direction et le gouvernement. La politique de l’entreprise va avoir de fortes conséquences sur l’emploi, la rémunération et le parcours professionnel des gestionnaires de moyens.

Créée en 1999 au sein de la Filière Traction, la spécialité GM n’a jamais réellement bénéficié d’un parcours professionnel qualifiant.

Emploi/conditions de travail

  • La CGT revendique des emplois en nombre suffisant dans tous les bureaux de commande pour améliorer les conditions de travail, notamment lors de pics de charge et lors de la préparation et l’adaptation des roulements en fonction des effectifs disponibles. Ce gros travail de préparation, d’adaptation réalisé en commun et en amont avec les services de conception, permet de désamorcer des situations.
  • Depuis la création de cette spécialité, les effectifs ont été en hausse jusqu’en 2018. Désormais, la diminution des effectifs sera la règle avec la politique annoncée de la direction.
  • Il est inadmissible que la direction recrute des gestionnaires de moyens à la qualification D. La direction abaisse la rémunération du poste, tout en maintenant le même niveau de responsabilités sans reconnaître les compétences. Ce recrutement ralentit le déroulement de carrière des qualifications E jusqu’à H.
  • Pour tous les gestionnaires de moyens devant effectuer des relèves, la CGT revendique l’alimentation du compteur TC (Temps Compensé) de 20 minutes par journée de service graphiquée sur le roulement pour compenser le temps de remise de service non compris, actuellement, dans le temps de travail.

Parcours professionnel/déroulement de carrière

  • Depuis 1999, les cheminots de la spécialité GM n’ont jamais bénéficié d’un réel parcours professionnel. Les différents changements de poste se font selon les volontés des cadres dirigeants qui ne prennent pas forcément en compte l’expérience acquise. Ainsi, le parcours professionnel est différent d’une UP, d’un ET à un autre. La CGT revendique la mise en place d’un réel parcours professionnel qualifiant reconnaissant l’expérience acquise, les formations, la progression des qualifications et la technicité des gestionnaires de moyens.
  • Pour le déroulement de carrière, la politique de la direction “Trajectoire GM” vise à former un salarié à son futur poste de travail et non à l’ensemble des métiers de la filière. De ce fait, la formation est bien insuffisante par rapport aux besoins réels. La CGT est fortement intervenue contre la mise en place de ce projet néfaste pour les salariés dans les instances représentatives du personnel.
  • De plus, la fin du recrutement au statut prévue à la fin de l’année 2019 va scléroser le peu de déroulement de carrière.

  • Pour la CGT, les salariés embauchés à la qualification D doivent avec leur expérience professionnelle acquise dérouler sur la qualification E sans passer l’examen.

  • La place des gestionnaires de moyens doit être réaffirmée au sein de la traction. La pyramide hiérarchique doit être la suivante : E= 50% de l’effectif, F = 25% de l’effectif, G = 15% de l’effectif et H = 10% de l’effectif.

Rémunération

  • Comme l’ensemble des cheminots, les gestionnaires de moyens subissent le gel des salaires pour la cinquième année consécutive. A cela s’ajoutent la plus basse prime de travail (code 72) et les éléments variables de solde (EVS) qui n’ont pas été revalorisés.

    La CGT revendique la revalorisation de la prime de travail au niveau national au même niveau du code 9, soit une augmentation d’environ 110.

    A titre de comparaison, les opérateurs de commande des CPST dans les ECT perçoivent la prime “code 25” environ 70€ de plus que les gestionnaires de moyens dans les établissements ou dans les centres opérationnels.

  • La CGT revendique également le paiement de l’indemnité de saisie pour l’ensemble des gestionnaires de moyens. Cette rétribution est pleinement justifiée du fait du travail essentiellement sur un poste informatique.

Avenir des bureaux de commande et du métier

L’éclatement des établissements traction en plusieurs directions de ligne ou le rattachement des UP Voyages par axe vont avoir pour conséquence la centralisation des bureaux de commande. Selon les sites, les mêmes opérateurs vont devoir gérer les contrôleurs et les conducteurs voire les agents d’escale.

Cela ne va pas se faire sans poser bon nombre de problèmes. L’application de l’accord collectif est le même pour tous les agents mais les accords locaux et habitudes de travail sont différents selon les sites. Les tensions vont s’amplifier au fil du temps. La mise en place des plateformes va entraîner une baisse des effectifs.

Ces restructurations vont avoir un impact direct sur les plages d’ouverture des bureaux de commande.

La CGT revendique le renforcement des bureaux de commande dans les UP ou sur les résidences en termes d’emploi.

Dans les prochaines années, un nouvel outil informatique va être mis en place en remplacement de tous les outils actuels (PACIFIC, CARAÏBES, …). Ce logiciel, aux différents noms selon les activités, a pour objectif de restreindre les affectations quotidiennes des rames et des salariés. Il doit permettre d’organiser la production et doit servir d’outil de conception. La direction compte donc réduire les coûts des opérations tout en augmentant l’offre de service.

Pour la CGT, cet outil entraînerait des suppressions d’emplois massives et une déqualification du métier de gestionnaire de moyens sans une réponse aux besoins des gestionnaires de moyens et du Service Public.

Le métier de gestionnaire de moyens doit être reconnu comme tel dans la future CCN.

Pour gagner de bonnes conditions de travail et une revalorisation de la rémunération, rejoins la grève unitaire. Pose ta D2I !

TOUS ENSEMBLE le 5 décembre !

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LE PATRONAT ORGANISE LE DUMPING SOCIAL CHEZ LES GESTIONNAIRES DES MOYENS

Gestionnaires des moyens

| Maîtrise et cadres UFCM

Dans le cadre des discussions sur la CCN, le volet classification des métiers et rémunération commence à être abordé depuis le 8 octobre 2019. L’UTP (Union des Transports Publics), MEDEF de la branche ferroviaire, abat ses cartes et dévoile son projet néfaste pour les cheminots et particulièrement ceux à la Traction.

Lors de la CMPN suivante, initialement prévue le 21/10/19, le Patronat devait nous présenter ses premières propositions en matière de rémunération. Suite à l’accident survenu dans les Ardennes, le mouvement social a entraîné l’annulation de cette réunion, la direction de la SNCF n’ayant pas envie de rencontrer les organisations syndicales. Le document préparatoire, envoyé en amont, ne peut que mettre en évidence le peu de respect que le patronat porte aux cheminots notamment sur les propositions salariales.

L’UTP n’épargne pas le métier de gestionnaire des moyens en tirant la rémunération vers le bas.

Pour mettre en évidence ce dumping, la fédération CGT vous propose un tableau comparatif reprenant les propositions des définitions du métier de la traction autre que la conduite, les déroulements de carrière et les rémunérations correspondantes entre le dictionnaire des filières (applicable à la SNCF, GRH0263) et les propositions de l’UTP.

Critique du système de rémunération

A la différence des autres métiers de la Traction pour lesquels le patronat envisage une forte polyvalence, les métiers de gestionnaire des moyens sont assez proches de ceux que nous connaissons à la SNCF.

Le dénominateur commun à toutes les qualifications de la spécialité gestion des moyens est une nette régression salariale. Ces écarts se creusent plus fortement dans les qualifications supérieures.

Les possibilités de déroulement de carrière, déjà assez restreintes à la SNCF, sont encore plus amoindries dans le projet de l’UTP car elles sont dictées uniquement par des choix patronaux. Le patronat n’a aucun intérêt à dérouler les gestionnaires de moyens jusqu’à la qualification H comme à la SNCF, le but étant de tirer les salaires au maximum vers le bas.

Positions de la CGT afin de combattre les minima salariaux

La CGT, force de propositions, revendique un métier Gestionnaire des moyens rattaché à la filière traction.

Pour la CGT, le Gestionnaire des moyens est « une personne chargée de la gestion prévisionnelle et opérationnelle des conducteurs et du matériel du domaine ferroviaire ».

Le Gestionnaire des moyens peut assurer les fonctions suivantes : technicien chargé de la gestion opérationnelle, cadre chargé de la gestion prévisionnelle et opérationnelle, cadre responsable de l’encadrement des gestionnaires des moyens, et le cadre supérieur responsable de la direction d’une structure dans le domaine de la gestion des moyens.

Une grille de salaire CGT a été créée pour positionner l’ensemble des métiers du ferroviaire. Sur la première position, avec une rémunération équivalente au SMIC, la CGT a placé les salariés recrutés sans diplôme et sans qualification.

Pour les métiers « Gestionnaire des moyens », le recrutement se fait au niveau BTS/ DUT en externe ou en interne. Ces salariés, déjà diplômés, suivent une formation qualifiante qui leur permet d’obtenir une rémunération plus conséquente.

Parallèlement au déroulement de carrière par position, viennent s’ajouter les échelons d’ancienneté, soit une majoration maximum de 33,01% après 33 années de carrière.

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LE PATRONAT ORGANISE LE DUMPING SOCIAL DANS LES MÉTIERS DE L’ENCADREMENT

CTTL

| Maîtrise et cadres UFCM

Dans le cadre des discussions sur la CCN, le volet classification des métiers et rémunération commence à être abordé depuis le 8 octobre 2019. L’UTP (Union des Transports Publics), MEDEF de la branche ferroviaire, abat ses cartes et dévoile son projet néfaste pour les cheminots et particulièrement ceux à la Traction.

Lors de la CMPN suivante, initialement prévue le 21/10/19, le Patronat devait nous présenter ses premières propositions en matière de rémunération. Suite à l’accident survenu dans les Ardennes, le mouvement social a entraîné l’annulation de cette réunion, la direction de la SNCF n’ayant pas envie de rencontrer les organisations syndicales. Le document préparatoire, envoyé en amont, ne peut que mettre en évidence le peu de respect que le patronat porte aux cheminots notamment sur les propositions salariales.

L’UTP n’épargne pas l’encadrement traction en éclatant le métier et en tirant la rémunération vers le bas.

Pour mettre en évidence ce dumping, la fédération CGT vous propose un tableau comparatif reprenant les propositions des définitions du métier de la traction autre que la conduite, les déroulements de carrière et les rémunérations correspondantes entre le dictionnaire des filières (applicable à la SNCF, GRH0263) et les propositions de l’UTP.

Critique du métier et du système de rémunération

Le constat est fait que les métiers de l’encadrement ne sont pas mieux reconnus que ceux de la conduite. Le métier de Cadre Traction, comme nous le connaissons dans l’entreprise, sera éclaté en plusieurs parties, soit le salarié sera Manager de Proximité Conduite soit il sera Expert Métier Sécurité.

Cette explosion va induire une déqualification du métier, ce qui a amené l’UTP à placer ces métiers dans le collège Maîtrise et non Cadre comme ils sont actuellement à la SNCF.

De toute évidence, nous pouvons constater que c’est bien l’entreprise historique qui tire les ficelles. En effet, courant septembre, la direction de la traction avait reçu les organisations syndicales pour présenter son nouveau modèle de compétences sur la certification des conducteurs (TT0035).

Pour la CGT, la certification des conducteurs doit se faire par un cadre traction qui a reçu une formation qualifiante afin de garantir un haut niveau de sécurité.

Propositions de la CGT afin de combattre les minima salariaux et la baisse de compétences

La CGT, force de propositions, revendique un cadre traction dont le coeur de métier est la sécurité du ferroviaire.

Pour la CGT, le cadre traction est « le supérieur hiérarchique des conducteurs chargé de leur certification, notamment à travers la formation et le suivi continu professionnel. Il est responsable de l’animation et du pilotage de la sécurité ferroviaire pour les conducteurs dont il a la charge ».

Le cadre Traction peut assurer les fonctions suivantes : certificateur métier, cadre responsable de la formation ou cadre responsable de l’application règlement relative à la sécurité ferroviaire et cadre supérieur en charge de l’animation et du pilotage des certificateurs ou « Expert Métier ».

Une grille de salaire CGT a été créée pour positionner l’ensemble des métiers du ferroviaire. Sur la première position, avec une rémunération équivalente au SMIC, la CGT a placé les salariés recrutés sans diplôme et sans qualification.

Pour les métiers « Cadre Traction», le recrutement se fait au niveau licence en externe ou après 4 années de pratique à la conduite. Ces salariés, déjà diplômés, suivent une formation qualifiante qui leur permet d’obtenir une rémunération plus conséquente.

Parallèlement au déroulement de carrière par position, viennent s’ajouter les échelons d’ancienneté, soit une majoration maximum de 33,01% après 33 années de carrière.

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Solidarité grévistes cheminots - grève retraites

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Dans les médias

25 mai 2020

A partir de septembre, les conducteurs de train seront seuls à bord de la ligne Belfort-Besançon

Dans une lettre ouverte, la CGT s'indigne de la mise en place d'une nouvelle organisation sur la ligne TER Belfort-Montbéliard-Besançon à partir du 1er septembre. Les contrôleurs SNCF disparaîtront des wagons et les conducteurs de trains seront seuls à bord.[…]

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