Fédération CGT des Cheminots


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LES AGENTS DE MAÎTRISE ET LES CADRES DOUBLEMENT CONCERNÉS

| Maîtrise et cadres UFCM

L’exécutif du groupe décide de morceler la SNCF pour favoriser la privatisation lot par lot. Pas un établissement n’y échappe, tous les cheminots sont inquiets et ils ont raison.

La direction veut établir un cadre social au rabais pour les cheminots nouveaux embauchés, anciens contractuels et du cadre permanent. La fédération CGT, dans une lettre ouverte, refuse la parodie de discussions improductives où seul le recul social est envisagé.

Le rassemblent du 22 juin 2021 à Saint-Denis est une opportunité d’exprimer notre attachement au service public et à nos conditions de vie et de travail.

Sous prétexte d’ouverture à la concurrence, la direction de la SNCF éclate le réseau et son exploitation en une myriade de filiales, pour mieux privatiser le service public ferroviaire. Après avoir négocié, via son organisation patronale (UTP), une convention collective de bas niveau, la direction l’utilise pour aligner nos droits par le bas.

Pour elle, la réponse aux appels d’offres sera « tout, sauf la SNCF ! ». L’objectif est-il d’organiser le transfert des cheminots hors de la SNCF ? Pourtant, une organisation de la production intégrée permettrait d’augmenter l’efficacité tout en respectant les métiers. Les études d’appels d’offres coûtent des millions d’euros, sans aucune plus-value pour l’amélioration de la production.

Ce cloisonnement représente un surcoût de 10 à 118 % et une baisse de la sécurité et de la qualité. Résultat, l’encadrement et les appuis sont présentés par nos dirigeants comme des frais de structure à réduire !

La direction cherche à culpabiliser l’encadrement et à sacrifier l’emploi.

Loin de résoudre le sur-travail des Maîtrises et Cadres, elle veut réorganiser la ligne hiérarchique au risque d’accroître la pression.

Les encadrants, avec les pôles d’appui, ont un rôle essentiel pour la cohésion de la production et des collectifs de travail. Chaque jour, ils pallient les aléas dans l’intérêt général.

Non, nous ne sommes pas des frais de structure, mais une richesse pour l’entreprise.

Tous les cheminots sont concernés par ces choix politiques !

Désorganisation de la production, accès opaque aux parcours professionnels, grille salariale transformée en minima, destruction des métiers et des filières (examens, formation, etc.), dégradation de l’aménagement du temps de travail (cf. accord de branche), etc., disons non ! Il faut un véritable Statut Social pour tous les cheminots.

Le 22 juin 2021, les encadrants se mobilisent pour :

  • Une réglementation claire, objective, connue de tous pour empêcher l’employeur de faire endosser à l’encadrement ses choix arbitraires ;
  • Une évaluation sur le travail prescrit, et non sur des comportements subjectifs, qui génère de la stabilité, de l’égalité et de la solidarité entre les salariés ;
  • Des moyens afin de prioriser l’organisation de la production et sortir de la gestion bureaucratique et de la contractualisation ;
  • Une ligne hiérarchique ayant des responsabilités établies du DET au Chef d’équipe ;
  • Des pôles d’appuis en proximité.

Les Techniciens et experts se mobilisent pour :

  • L’intégration et l’embauche des prestataires dans les ingénieries, métiers de l’Informatique et les pôles d’appuis afin de conserver la maîtrise technique dans l’entreprise ;
  • Accroître les technicités par la formation ;
  • Développer la coopération des techniciens et experts par des programmes de recherches industriels et sortir du cloisonnement.

Pour la CGT, son Union Fédérale Cadres et Maîtrises, le travail de qualité passe par une organisation de la production qui s’appuie sur l’expertise des cheminots. Les électriciens d’EDF vivent le même démantèlement et partagent avec les cheminots l’envie de défendre le Service Public.

Notre avenir nous appartient !
Rassemblons-nous le 22 juin 2021 à Saint-Denis à 11h00 !
(Les cheminots convergeront ensuite place de la République avec les agents d’EDF)

La Fédération CGT des cheminots appelle les cheminots de tous services et tous collèges à se tenir prêts à agir, y compris par la grève !

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FLEX OFFICE ET TÉLÉTRAVAIL EXACERBÉS : LES NOUVEAUX MAUX DES CHEMINOTS

Organisation du travail

| Maîtrise et cadres UFCM

Le flex office a fait son apparition en France au début des années 2010. Le concept repose sur 2 principes : l’absence de poste de travail attitré à chaque salarié et l’absence de bureaux fermés.

Cupidement, l’exécutif de la SNCF veut le généraliser afin de réduire les surfaces et les loyers. Pour la CGT, c’est NON : cette organisation du travail est pathogène et archaïque.

Malgré un retour d’expérience très négatif par les salariés, la direction de la SNCF instaure le Flex-Office sur la quasi-totalité des sièges des directions centrales. Elle profite même de l’effet des mesures sanitaires et l’imposition du télétravail.

Cette période n’est pourtant pas propice aux transformations irréfléchies en termes d’ergonomie du travail. Seule la recherche d’économies semble motiver les projets.

Cheminots, ne tombons pas dans les leurres de temps prétendus modernes.

La Direction évoque une performance accrue de la productivité et de la créativité. Le flex office permettrait de casser la routine, donnerait des opportunités de discuter avec des personnes différentes chaque jour, de nouer des liens. Bref, l’illusion patronale évoque l’enrichissement mutuel des salariés de différents secteurs, leur permettant de mieux comprendre les métiers de leur propre entreprise.

Mais ne soyons pas candides !

Comment peut-on nouer des liens entre collègues avec qui on ne partagera que quelques heures un espace de travail ? En pratique, le flex office nécessite une organisation sans faille. Lorsque l’on arrive sur son lieu de travail, il faut trouver un emplacement où s’installer. Rien ne garantit la proximité, pourtant nécessaire, avec les collègues de son entité.

Le « flex desk » qui accompagne systématiquement le flex office consiste à mettre à disposition des agents moins de postes de travail qu’il n’y a de personnel (7 places pour 10 cheminots). Ce qui représente une source de stress à l’endroit des salariés.

L’un des arguments plébiscités par la Direction est le temps d’occupation des bureaux attitrés de 60% en moyenne. Ainsi, la véritable raison d’être du flex office est l’économie de mètres carrés. Dans un contexte où la SNCF n’est plus propriétaire de ses locaux, la politique immobilière est particulièrement agressive.

Or, un bureau impersonnel conduit à l’abandon de son intimité sur son lieu de travail. C’est nous dépersonnaliser pour mieux nous effacer. C’est nous déposséder d’une partie de nos outils de travail.

Le travail n’est pas seulement constitué des compétences individuelles, ce sont surtout des compétences collectives mises en commun.

Des conditions de vie et de travail au service du bien-être

La réclame pour vendre du « Flex » est particulièrement séduisante en proposant différentes ambiances : Clubhouse, dédié à une équipe travaillant sur un projet précis quelques heures. Cove, espace compact d’échanges. Haven, refuge pour travailler seul. Jumpspace, lieu de réunions improvisées ou d’accueil des nomades. Landing, endroit pour se préparer avant une rencontre ou pour débriefer après. Meeting-Space, salles de réunions réservables. Workshop, lieu de travail collaboratif pour échanger, « brainstormer », avancer sur un projet.

Ceci impliquerait donc que plusieurs espaces soient accessibles pour chaque salarié.

Les vocables anglo-saxons servent-ils à donner le change de la modernité à des orientations et réorganisations qui sont discutables ou clairement rétrogrades.

Hier déjà, l’open space, dont les dégâts pour les salariés ont clairement été identifiés, avait nécessité que les cheminots apportent des aménagements, tant bien que mal, avec des armoires en guise de cloison, des paravents ou en s’appropriant parfois des espaces inoccupés.

La direction pratique un chantage abject pour imposer ses projets !

Nous savons que le télétravail est une attente de nombreux cheminots, parfois, pour des raisons de concentration des postes de travail de plus en plus éloignés des bassins de vie. La promotion du télétravail par nos dirigeants est nouvelle. Elle est surtout pragmatique, la productivité (rapport de la quantité de travail réalisée sur le temps de travail rémunéré) est globalement favorable à l’employeur. La direction, au travers un accord peu protecteur de 2017 et des mesures dérogatoires offertes par la crise sanitaire, considère opportunément que le rapport de forces est en sa faveur. Elle veut profiter du contexte pour abaisser le prix du travail.

La CGT exige un télétravail encadré. Il doit se faire exclusivement sur la base du volontariat en respectant le collectif de travail. Or, la mise en oeuvre du flex office avec un volume d’espace de travail inférieur au nombre de postes, conduit inéluctablement vers une forme de télétravail forcé.

Pour la CGT, deux aspects fondamentaux guident l’action syndicale : le travail doit s’adapter à l’homme et le progrès doit être au service des femmes et des hommes.

La CGT revendique la suppression des flex office comme des open-spaces. Nous exigeons des conditions de télétravail qui garantissent la frontière entre la vie professionnelle et la vie personnelle (heures de joignabilité, trêve de messagerie, bureaux mis à disposition sur des sites ferroviaires proches du domicile …).

De nombreux cheminots ont contacté la CGT pour exprimer leurs craintes et leur refus du flex office et leur exaspération du travail à domicile dans de mauvaises conditions. La CGT invite les cheminots à débattre collectivement des sujets d’organisation du travail. Les sièges de direction n’échappent malheureusement ni au mal travail, ni au mal-être au travail.

Refusons notre expropriation.
Réapproprions-nous notre travail, nos outils de travail.
Portons ensemble nos revendications légitimes,
Faisons-nous entendre !

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UN STATUT SOCIAL DES CHEMINOTS POUR UN ENCADREMENT JUSTE

| Maîtrise et cadres UFCM

Pour l’UFCM-CGT, les encadrants ne doivent pas être considérés ni évalués comme des militants de la direction, mais comme des experts et des référents techniques. A ce titre, comme tous salariés, ils ont des obligations envers leur employeur mais aussi des droits. Au regard de leurs responsabilités concernant la qualité du travail et la sécurité, ils peuvent refuser des missions.

La CGT revendique un statut social unique qui s’applique à tous les cheminots.

Un statut social c’est :

• Une grille salariale qui établisse la reconnaissance des qualifications avec le degré de responsabilité ;

• Une classification qui respecte les métiers pour toujours placer la sécurité et la qualité en premier ;

• Un dispositif d’accès aux responsabilités (pour les fonctions d’encadrants, de techniciens et d’experts) qui assure la transparence et l’apport d’une expérience interne à l’entreprise. Il ouvre aussi des possibilités de déroulement de carrière choisi par les cheminots.

Ce statut social donnera des droits opposables et communs. Plus les règles sont claires, plus elles sont objectives et transparentes, plus elles sont justes pour sortir de l’arbitraire patronal.

Ces règles, objectives et connues de tous, ont pour objectif d’empêcher l’employeur de faire endosser à l’encadrement son arbitraire. Ainsi, elles permettent aux encadrants de prioriser la production et l’organisation de celle-ci.

Elles lui permettent aussi d’évaluer le personnel et d’être évalué sur son travail prescrit et non sur des comportements subjectifs.

Bref, un statut permet aux cheminots maîtrises et cadres d’exercer sereinement leurs missions sans mettre en danger leur vie, celle de leurs subordonnés ou celle des usagers…

Bien encadrer, c’est donner du sens au travail.

Bien encadrer, c’est avoir des règles communes qui reconnaissent la valeur du travail.

LES RÉFORMES FERROVIAIRES 2014 ET 2018 ONT SUPPRIMÉ LE RECRUTEMENT AU « STATUT »

A ce jour, la direction veut appliquer ses propres règles minimales correspondant au projet de l’UTP (MEDEF de la Branche Ferroviaire) lors de la négociation de branche. « Cette dérégulation » de nos droits vise, en premier lieu, les nouveaux embauchés mais également tous les cheminots contractuels, au statut, transférés ou non dans une filiale.

Les cheminots (des 3 collèges) avec leur prise de conscience et leur mobilisation devront imposer la négociation d’un statut social qui élève les conditions de vie et de travail de tous les cheminots (Cadre Permanent, Contractuels RH0254 et nouveaux contrats). C’est l’intérêt de tous.

La dérive des conditions de travail des maîtrises et cadres est connue, même la direction l’admet : surcharge de travail, désorganisation de la production, financiarisation et contractualisation des rapports entre collègues. Le forfait en jours (dont le principe est la suppression du décompte des heures travaillées) a servi d’accélérateur de la dérèglementation du travail.

Avec cette politique, nos premiers dirigeants cultivent la concurrence et l’individualisme. L’encadrement se retrouve souvent seul face à son désarroi ou son exaspération. Lors de nos tournées syndicales, nombreux nous remontent qu’il faut :

Arrêter de faire toujours plus avec toujours moins, dans un contexte de complexification des tâches, d’alourdissement des circuits, des procédures et des outils ;

Ne plus supporter la culpabilisation et le mal-être qui découlent de l’injonction contradictoire entre rendement quantitatif et exigence de qualité ;

Ne plus accepter de subir la dégradation du travail qui a pour finalité un service rendu à nos usagers pour le moins détérioré.

Des règles collectives claires et transparentes

Les cheminots encadrants doivent pouvoir évaluer et exiger les moyens nécessaires à la réalisation de la production, au traitement des dysfonctionnements mais aussi à la formation des agents subordonnés.

La ligne hiérarchique se doit d’être identifiée avec des responsabilités clairement établies du DET au Chef d’Equipe.

L’UFCM-CGT combat toutes les discriminations. Pour cela, elle revendique la reconnaissance des diplômes acquis au cours de la vie professionnelle, y compris dans le cadre d’une VAE, par une qualification correspondante.

Un dispositif d’accès, ouvert à tous volontaires, par métier aux fonctions maîtrises et cadres est aussi indispensable. Son contenu doit être négocié avec les organisations syndicales et son application placée sous le contrôle des représentants du personnel.

Dès lors que les relations et garanties collectives sont définies par un statut social, cela génère la stabilité et l’égalité entre les salariés. Un statut social qui assure la solidarité entre tous les collèges, quels que soient la génération, le genre, l’origine sociale ou géographique.

Les contraintes spécifiques et l’exigence d’un haut niveau de sécurité bénéficiant à la fois aux cheminots, aux usagers et aux populations, nécessitent un haut niveau de droits et de garanties sociales applicables à l’ensemble des cheminots.

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MIEUX MAINTENIR DEMAIN

Production Équipement - Ligne hiérarchique

| Maîtrise et cadres UFCM

Pour la CGT, une organisation efficace de la maintenance doit s’appuyer sur la maîtrise de la production. Pour cela, les cheminots doivent se réapproprier leurs métiers, leurs savoirs, leurs connaissances et leurs expériences. Or, la direction, dans son projet « Maintenir demain » ne règle pas les problèmes actuels, mais les déplace.

« On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l’ont engendré. »
Albert Einstein

La CGT exige une (r)évolution de l’organisation qui permette l’amélioration de la qualité de la production et les conditions de vie et de travail de tous les salariés.

Il est impératif de redonner du sens au travail. La sécurité, le respect des normes doivent être au centre de l’organisation. Pour la CGT, le métier garantit la technicité et le savoir-faire.

Le modèle d’organisation de la production à l’Équipement doit être unique et mis en œuvre de la même façon dans tous les établissements. Seule une organisation dans la proximité avec des brigades par métier, permet la connaissance fine des installations.

PAS DE POLYVALENCE DANS LES ÉQUIPES, MAIS RECONNAISSANCE DES MÉTIERS

Le travail s’organise au plus près de sa réalisation avec une ligne hiérarchique claire et des responsabilités formellement identifiées : Compétences, Moyens et Autorité. La CGT et son UFCM proposent et revendiquent :

  • Des chefs d’équipe en charge de la gestion de leur équipe afin de réaliser une production programmée. Ces chefs d’équipe doivent être positionnés sur le deuxième niveau de la Maîtrise (équivalent qualification E) de façon à imposer un véritable parcours professionnel basé sur une évaluation des connaissances métier. Cela correspond à un niveau de diplôme BAC +2 pour un jeune embauché.
  • Ce chef d’équipe ne peut pas dépendre directement du DUO. Un responsable intermédiaire doit également prendre sa part de responsabilité pour les arbitrages et la négociation des moyens de production.
  • Des pôles d’appui d’aide à la programmation, à la commande des approvisionnements, gestion de la sécurité et de la réglementation, RH sont aussi indispensables.
  • Des ingénieries en proximité, qui doivent connaître les infrastructures des territoires.
  • L’internalisation de toutes les charges indispensables à la production. La ligne hiérarchique doit avoir les moyens d’agir et non la gestion bureaucratique, contractuelle et juridique de la sous-traitance

Le projet de la direction doit, en conséquence, être retravaillé avec les cheminots. Nos savoir-faire et notre expertise constituent notre rapport des forces.

DES PARCOURS PROFESSIONNELS POUR ACQUÉRIR DES QUALIFICATIONS ET DES SAVOIRS

L’UFCM-CGT revendique que :

  • les diplômes acquis au cours de la vie professionnelle, y compris dans le cadre d’une VAE, soient reconnus par une qualification correspondante.
  • un dispositif de parcours professionnel d’accès aux fonctions Maîtrises et Cadres interne à la branche ferroviaire sous contrôle des représentants du personnel et ouvert à tous.

UNE GMAO AU SERVICE DES CHEMINOTS ET NON POUR LES DÉPOSSEDER DE LEUR EXPERTISE

La direction veut mettre en place des outils qui démultiplient les saisies tout en ne permettant pas au responsable en proximité de connaitre l’avancée des travaux d’entretien.
Les évolutions numériques, oui, mais pour l’amélioration du suivi et du pilotage en proximité. Elles doivent être maitrisées par des cheminots qui ont la connaissance du patrimoine et des métiers, c’est-à-dire réinternalisées ! Pourquoi faire faire quand on peut faire ?

UNE LIGNE HIÉRARCHIQUE QUI A LES MOYENS D’AGIR

Les fonctions managériales doivent uniquement relever du collège Cadre. Il est nécessaire d’établir une ligne hiérarchique du DUO jusqu’aux agents avec une strate entre UO et Equipes, sans qu’il soit demandé aux chefs d’équipe de porter les sujets d’évolution de l’entreprise.

Les encadrants sont les salariés qui, de la base jusqu’au sommet de l’organigramme, sont habilités de différentes manières à organiser et diriger le travail, arbitrer et donner des ordres et des consignes. Ils ont aussi une responsabilité sur le travail rendu par les équipes, en ce qui concerne la production. La sécurité des circulations doit être leur priorité.

Ne laissons pas le savoir, la compétence, l’expérience, nous échapper !

Les missions professionnelles de chaque encadrant doivent être clairement définies, cohérentes, réalistes et débattues. Les délégations de pouvoir de l’employeur et les liens de subordination doivent être formalisés. Les centres de décision doivent être mis en responsabilité à partir du strict respect du triptyque : autorité, moyens, compétences.

Les prestataires sont des salariés à part entière, avec des savoirs et une expérience. Leur avenir peut devenir celui de la SNCF. Exigeons ensemble de couvrir les cadres d’organisation par un plan d’embauche des prestataires.

La finalité du travail doit être visible, l’évaluation des résultats de l’activité doit être inscrite dans le cadre du collectif de travail, mesurée uniquement à partir du contexte professionnel et des situations concrètes. Le résultat de cette évaluation et son impact sur le parcours professionnel doivent être clairement exprimés aux agents.

La CGT et son UFCM mettront sous contrôle des cheminots les évolutions proposées et, en parallèle, celles attendues. Les experts du ferroviaire, c’est nous ! Ensemble, débattons, proposons, exigeons les moyens de faire sereinement nos métiers.

Réfléchissons la maintenance non pas comme un coût, mais comme un investissement pour l’avenir du ferroviaire.

Les contraintes spécifiques et l’exigence d’un haut niveau de sécurité, bénéficiant à la fois aux salariés de la Branche, aux usagers et aux populations, nécessitent un haut niveau de droits et de garanties sociales applicables à l’ensemble des cheminots.

TOUS CHEMINOTS !
LE TRAVAIL NOUS APPARTIENT …

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UNE COLÈRE PARTAGÉE QUEL QUE SOIT LE GRADE !

Organisation de l'entreprise

| Maîtrise et cadres UFCM

Mise en place de procédures liées au protocole sanitaire, fermeture de nos services, télétravail, chômage partiel imposé, arrêt de la production au printemps… sont venus perturber les organisations.

Pendant les confinements, nous avons toutes et tous pris du retard dans notre travail.

Cette difficulté contextuelle s’ajoute à l’accumulation de réorganisations pour structurer l’entreprise en conformité à la réforme ferroviaire de 2018.

Rappelons que les agents de maîtrise et les cadres ont participé activement à la grève et s’étaient collectivement déplacés pour voter contre cette réforme lors de la consultation organisée par les organisations syndicales.

La direction refuse de stopper ces réorganisations, elle les accélère puisque le gouvernement maintient tous azimuts son calendrier d’ouverture à la concurrence. Les pertes de recette non compensées par les aides de l’État et l’effondrement du trafic percutent une trajectoire financière déjà intenable.

Les différentes directions révisent leurs budgets. Pourtant elles maintiennent les objectifs déclinés aux dirigeants en proximité dans les établissements, et leur imposent de nouvelles réductions d’effectifs dans les équipes de production comme dans les pôles d’appuis.

Le contexte est pesant. Expliquer les tenants et aboutissants des réorganisations est d’autant plus difficile que les discours mensongers ont été multipliés en amont de la réforme. Aujourd’hui par exemple nous constatons que le réseau pourra aussi faire partie des lots soumis aux appels d’offre des conseils régionaux.

Le président Farandou explique que les réorganisations ne se feront qu’à la suite d’une étude socio-économique. Faux, la direction des Ressources humaines reconnaît que les réorganisations sont imposées par les dogmes politiques, liés au découpage par produit au voyageur comme au fret, ou à la gestion par axe découlant de Nouvel’R coté SNCF Réseau.

Les encadrants doivent aussi accompagner les cheminots vers un transfert parfois certain, puisque seules les filiales de la SNCF répondront à l’appel d’offre. Les dés de l’ouverture à la concurrence sont pipés. Malgré les jolis dépliants, l’annonce reste violente.

Il en découle l’organisation autour de Business Unit, véritables PME qui imposent la polyvalence des métiers.

Or le contenu des métiers repose sur une technicité et une expertise. Il en va de la sécurité ferroviaire et de la qualité du service public.

Le ras le bol est présent, la défiance affichée et le sens de notre travail est perdu.

Les besoins de transports propres eux restent présent. Il faudra demain reconstruire le ferroviaire. Pour cela, il faut une SNCF au service de la Nation pour produire une réponse fiable.

Plus que jamais, la SNCF, outil de la Nation, doit jouer un rôle en mutualisant ses moyens de production.

Une SNCF fleuron de la modernité technologique, c’est possible. La condition essentielle est la préservation et le développement des savoirs et savoir-faire dans l’entreprise.

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FLEX-OFFICE : LE VOL DE L’OUTIL DE TRAVAIL !

| Maîtrise et cadres UFCM

La direction de l’entreprise nie une politique globale et généralisée de mise en place de flex-offices. Cependant elle encourage la recherche d’économies à tout prix dans un contexte financier difficile, où les effets de la crise sanitaire sont amplifiés suite à la dernière réforme du ferroviaire.

La recherche d’optimisation des coûts et surfaces guide les réflexions de chaque dirigeant.

La mise en place du travail à domicile au printemps a aiguillé nos dirigeants sur des gains liés aux flux ou espaces de travail. Le président Farandou a demandé au gouvernement une aide de 10 milliards d’euros pour amortir les effets de la crise sanitaire. Le gouvernement refuse cette aide et maintient les objectifs de la réforme de 2018, démontrant son désintérêt pour le ferroviaire.

La politique immobilière du groupe, placée dans une filiale déconnectée de la production ferroviaire, a entrainé la concentration des agents dans des bureaux sans âmes et éloignés des sites de production avec une généralisation des open-spaces et parfois déjà des « bureaux partagés ».

Ces nouveaux espaces sont vantés comme innovants. Ils sont censés refléter l’image d’une entreprise dynamique, en constante évolution, moderne…

En réalité, ces concepts, issus de méthodes scientifiques coercitives, sont néfastes pour la santé psychologique et sociale des salariés.

Il n’y a pas que les espaces qui changent, mais le travail aussi. L’individualisation des objectifs et du management perturbe les organisations.

Le grand Monopoly des mètres carrés !

Avoir un espace, proche de son équipe, adapté (taille, cloison, isolation, nombre d’écrans…), libre sur sa journée, que l’on va retrouver après une réunion, près d’un casier ou du lieu de stockage de ses dossiers… nécessite de se lever tôt et d’avoir un peu de chance.

La compétition est d’autant plus féroce que le nombre de place dans le flex-office est inférieur au nombre de salariés potentiellement présents. La consigne officieuse est de « venir au flex-office lorsque la présence est requise ». Qui dans ces conditions peut parler de télétravail volontaire ?

L’open-space déshumanise, le flex-office exproprie !

Cette nouvelle forme d’organisation s’attaque à la possession de l’outil de travail. Un ouvrier parle de « ses » machines, « son » atelier et « ses » outils. Un salarié du tertiaire avait « son » bureau. Lui retirer sa place de bureau, c’est le déposséder de son outil de travail.

L’outil de travail non seulement n’est plus à lui, mais c’est le salarié qui devient remplaçable.

L’UFCM-CGT dénonce cette violence invisible. La mise en place de ces organisations isole les salariés et nuit à la production en cassant les symbioses nécessaires au système ferroviaire.

C’est pourquoi l’UFCM-CGT revendique pour chaque agent un espace dédié y compris les télétravailleurs et les nomades.

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L’UFCM-CGT : UN LIEN ENTRE NOUS

Heure d'information syndicale

| Maîtrise et cadres UFCM

Avec des mesures sanitaires qui dressent les gestes barrières comme de réelles barrières entre les salariés, une série de confinement déconfinement partiel et le travail à domicile, il est de plus en plus difficile pour nombre de cheminots cadres et maîtrises de se croiser, d’échanger avec leur collègue, celui du service voisin, ou avec leur organisation syndicale.

Lors de l’audience du 13 novembre 2020 nous avons interpellé le DRH adjoint sur le risque d’isolement.

La CGT s’est donnée le rôle de réunir les salariés pour qu’ils débattent de leur avenir. Les tournées syndicales permettent de rencontrer les collègues dans l’entreprise. Aujourd’hui certaines directions refusent d’organiser des heures d’information syndicale (HIS) que ce soit sur site ou en numérique.

Il est apparu qu’une directive nationale incitait sous couvert de procédure sanitaire les établissements à refuser de les organiser. Pourtant ce moment d’échange entre salariés et représentants syndicaux est un droit.

Pour la direction de la SNCF, les HIS via l’outil « Teams » seraient très compliquées à organiser. La communication des modalités (date, horaires, lien de connexion, etc.) auprès du personnel supposerait de disposer de listes d’agents « sur mesure ». D’après elle ce ne serait pas le cas. On comprend aussi qu’elle n’a pas très envie que l’outil numérique de l’entreprise soit mis à disposition des organisations syndicales.

Suite à notre interpellation et après relance, la direction nationale nous a informé le 25 novembre qu’elle autorise l’organisation d’HIS sur site, en demandant aux organisations syndicales de veiller au respect du seuil de 20 personnes maximum et à l’application stricte des consignes sanitaires décrites dans la note en vigueur sur l’épidémie de Covid-19. Charge maintenant aux établissements d’appliquer cette décision et de prévoir des locaux adaptés.

Pour l’UFCM-CGT ce n’est pas suffisant car ceux qui travaillent à domicile ou ceux qui seront en activité partielle à la date de l’HIS ne pourront pas participer.

Les cadres et maîtrises ont le droit de s’informer comme les autres cheminots, d’avoir une vision globale de l’entreprise, de solliciter la CGT… Aussi l’UFCM-CGT a pris ses responsabilités et décide d’organiser régulièrement des rencontres numériques avec les agents de l’encadrement.

Sur invitation numérique, une fois par semaine, pendant une heure, vous pourrez vous connecter avec les militants de l’UFCM-CGT de votre territoire.

Le format sera certes différent d’une HIS : l’interactivité sera moindre, ce ne sera pas non plus une permanence syndicale ou juridique. Mais ce rendez-vous permettra de nous retrouver, de communiquer, de nous informer, et de prendre des contacts pour des sollicitations particulières ou pour aller plus loin.

Vous souhaitez recevoir une invitation ? Contactez un militant UFCM-CGT !

Si vous ne savez pas comment en contacter, vous pouvez consulter notre carte des secteurs : https://www.cheminotcgt.fr/contacts/#secteurs pour trouver les co-ordonnées de votre UFCM-CGT territoriale.

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EXCEPTIONNEL OU RÉGULIER, LE TÉLÉTRAVAIL GARDE SA PART D’OMBRE

| Maîtrise et cadres UFCM

L’UFCM-CGT a été reçue le 13 novembre par le DRH adjoint du groupe de la SNCF pour exprimer les préoccupations spécifiques des maîtrises et cadres.

Les revendications sur le télétravail ont été portées, qu’il s’exerce en conditions « classiques » ou dans le cadre de ce nouveau confinement.

La première préoccupation de l’UFCM-CGT est de lutter contre l’isolement des salariés. Le besoin d’être au sein de la production est souvent exprimé par les encadrants.

Lors du premier confinement le travail à la maison avait été accepté par une majorité de cadres et maîtrises. Certains s’étaient même posé la question du télétravail comme une possibilité d’organisation sur le long terme. Cependant beaucoup lors de ce deuxième confinement ne sont pas disposés à travailler 5 jours sur 5 depuis leur domicile.

L’UFCM-CGT a rappelé son exigence, hors urgence sanitaire, d’interdiction d’imposer le télétravail à un salarié et que sa mise en place se fasse dans des conditions matérielles, horaires, relationnelles, etc., au moins égales à celles sur le lieu de service.

La direction a convenu que le 5j/5 est un risque de souffrance pour les salariés, que l’urgence sanitaire ne doit pas faire oublier, contrairement à ce que laissait penser le Temps réel n°105, que les cheminots de tous services peuvent revenir partiellement travailler sur site s’ils sollicitent leur hiérarchie.

Les revendications de la CGT visent à installer une frontière entre la vie personnelle et la vie professionnelle.

Il faut pour cela :

  • Définir des plages horaires de travail, de contact, de réunion ;
  • Mettre en place un décompte du temps de travail ;
  • Développer des sites de proximité plutôt que le travail à domicile ;
  • Maintenir le bureau personnel sur site.

La direction impose le principe du forfait jours et refuse de prescrire le décompte horaire, les plages horaires de travail, de contact et de réunions. Pour autant elle convient que les plages doivent être concertées au sein de chaque collectif de travail. Elle renvoie à de la communication et « des efforts pédagogiques » envers le télétravailleur et son hiérarchique.

La direction a engagé un recensement des espaces sur les sites de proximité déjà à disposition pour télétravailler. Son utilisation n’est plus soumise à l’engagement d’être volontaire de l’information. La demande doit se faire par intranet auprès d’Optim’services, ce qui ne permet pas une stabilité.

Le DRH adjoint du groupe nie une politique globale et généralisée de la mise en place de flex-office, toutefois il promeut la recherche d’optimisation des coûts et surfaces. Nous savons comme cet aménagement peut être néfaste.

La CGT et son UFCM portent des revendications protectrices pour les salariés, sur leurs conditions de travail, la prise en charge et l’aménagement des locaux.

En discuter entre cheminots de tous services, de tout régime de travail, c’est leur donner du poids.

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LE PROGRES NE VAUT QUE S’IL EST PARTAGÉ PAR TOUS

Temps de travail

| Maîtrise et cadres UFCM

L’évolution de nos compétences, les outils informatiques et les progrès technologiques nous permettent de produire plus en moins de temps.

Cette productivité doit bénéficier aux salariés sous forme de réduction du temps de travail afin de gagner du temps pour sa vie.

Les salariés maîtrises et cadres soumis au forfait jours sont payés pour 1589 heures réparties sur un nombre de journées déterminées pour une année (205 ou 210 en général à la SNCF). Au-delà, toutes les heures supplémentaires doivent être récupérées ou indemnisées, que l’on ait un tableau de service ou un forfait en jours.

Il est donc primordial de comptabiliser les heures de travail. Nous ne sommes pas salariés à la tâche mais pour un travail effectué dans un temps donné.

Le management par objectif ne paye pas le travail réel

L’atteinte d’objectif donne droit à une prime (GIR) si le travail prescrit est réalisé, mais le temps passé pour atteindre les objectifs se transforme souvent en temps de travail gratuit !

Une étude du CCGPF réalisée en 2016 à la demande de la CGT a recueilli 13 300 réponses au moyen d’un questionnaire en ligne et 100 entretiens approfondis. Il en ressortait un état des lieux explicite des conditions de vie et de travail des maîtrises et cadres :

  • 94 % travaillaient plus de 35 heures hebdomadaires ;
  • 74 % au-delà de 39 heures ;
  • 18 % au-delà de 48 heures ;
  • 4 % à travailler plus de 55 heures par semaine.

Et maintenant où en sommes-nous ? La forfaitisation du temps de travail en jour est-elle une avancée pour améliorer la situation ?

La charge de travail, elle, n’a pas diminuée, surtout avec les contraintes supplémentaires pour assurer l’organisation de la production dans ce contexte de crise sanitaire.

De plus les outils de travail à distance, s’ils peuvent paraître indispensables, sont tout autant asservissants avec l’introduction du travail dans l’espace personnel.

Si le surtravail n’est pas rémunéré, il a un prix pour la santé des salariés

Pour la CGT, afin de garantir l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle, il nous faut véritablement comptabiliser le temps de travail avec un décompte horaire, de façon à opposer des droits en ce qui concerne la réglementation. Le véritable droit à la déconnexion, c’est quand le temps passé à travailler est suspendu.

La garantie des repos, telle qu’elle a été négociée à la SNCF, a pour préoccupation principale la santé physique, psychique et sociale des cheminots quel que soit son métier et son grade. Nous avons tous le droit à disposer de temps pour nous et nos proches.

Si la charge de travail n’est pas accomplie en 1589 heures, alors elle doit être revue et partagée.

Et comme nous voulons partager le progrès et réduire le temps passé au travail, nous revendiquons de porter la durée maximale hebdomadaire à 32h appliquées à toutes les catégories.

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RIEN SUR LES SALAIRES MAIS DES MESURES CLIVANTES !

Salaires

| Maîtrise et cadres UFCM

La table ronde sur la politique salariale de la SNCF (Groupe Public Unifié) s’est tenue le 26 octobre dernier.

Rien sur les salaires mais des mesures pour cliver davantage le salariat.

La direction propose d’attribuer une prime de 75 € mensuels (non prise en compte pour les retraites) pour celles et ceux qui exercent des fonctions managériales en établissement. Selon la direction, cela représenterait 5 000 agents.

Le principe de reconnaître uniquement les fonctions managériales comme plus-value dans l’organisation du travail est lourd de sens. En effet, quid des fonctions techniciennes, d’ingénierie et d’expertise qui nécessitent elles aussi un investissement fort des cheminots ?

La direction applique à la lettre les directives de l’UTP en ce qui concerne la volonté du patronat de classer les emplois. Seul le poste tenu donnera droit à une rémunération toujours tirée vers le bas dans une concurrence organisée entre les salariés de la branche ferroviaire. C’est la marchandisation du travail, ainsi le patronat se contentera de « récompenser » pour encourager toujours plus le zèle.

Et pour celles et ceux qui développent, qui expertisent : RIEN !

Sans augmentation du point de grille, la reconnaissance des qualifications s’amenuise mécaniquement.

Le patronat souhaite uniquement rémunérer l’employabilité et non les qualifications.

L’absence de reconnaissance des diplômes et des qualifications se traduit par une mise à l’écart des agents de maîtrise et des cadres du parcours professionnel. Ils ne peuvent pas être acteurs de leurs progressions professionnelles : c’est la détection arbitraire de leurs « potentiels » qui leur est opposée.

Les potentiels ne sont pas liés aux compétences acquises par la formation, l’expérience ou les diplômes. Être cadre aujourd’hui consiste-t-il uniquement à être le porteur et le garant de l’idéologie patronale, à jouer le rôle que les directions d’entreprises tentent d’imposer, à être responsable de la mise en œuvre de directives imposées sans en négocier les moyens ? Un cadre serait-il supposé laisser au vestiaire ses convictions profondes et son expertise ?

La GIR, une politique managériale qui infantilise

Le management par objectif ne paye pas le travail réel. Il donne droit à une prime (GIR) si le travail prescrit est réalisé, mais le temps passé pour atteindre les objectifs se transforme en temps de travail gratuit !

Une étude du CCGPF réalisée en 2016, à la demande de la CGT, a recueilli 13 300 réponses d’un questionnaire en ligne et 100 entretiens approfondis. Il en ressort un état des lieux explicite des conditions de vie et de travail des maîtrises et cadres :
▪ 94 % travaillaient plus de 35 heures hebdomadaires ;
▪ 74 % au-delà de 39 heures ;
▪ 18 % au-delà de 48 heures ;
▪ 4 % plus de 55 heures par semaine.

Les encadrant·e·s en établissement, les agents non-soumis au tableau de service, les astreintes sont les plus touchés par ce surtravail.

Les outils de travail à distance, s’ils peuvent paraître indispensables, sont tout autant asservissants avec l’introduction du travail dans l’espace personnel. Si ce surtravail n’est pas rémunéré, il a un prix pour la santé des salariés.

Le temps passé au travail doit être décompté et rémunéré en intégralité !

Exigeons un salaire stable et progressif

Les conditions sont créées pour précariser la rémunération de l’encadrement. À cela s’ajoute l’instauration d’une culture du « savoir-être » prédéfinie par une charte « éthique » ou un « code de bonne conduite ». Quelle est cette « éthique » qui vise à priver l’individu de son libre arbitre pour le transformer en exécutant sans aucun droit statutaire ?

Les encadrants sont des salariés, au même titre que les autres. Certes, nos fonctions, les niveaux de responsabilités, la technicité et le rôle dans l’organisation du travail leur confèrent une spécificité. Mais elle ne peut en aucun cas se substituer à des droits collectifs, tant sur la garantie d’un salaire tenant compte de l’ancienneté, que sur le déroulement de carrière lié à l’expérience acquise.

Refusons de subir la régression de notre salaire fixe au profit d’une part variable de plus en plus aléatoire.

Les grilles salariales sont attaquées et remises en cause. Individualisée et déconnectée de la qualification, la rémunération devient arbitraire. L’individualisation tirera nos salaires vers le bas. De plus, le développement des dispositifs d’intéressement, de gratification et d’épargne salariale vient en opposition au salaire et fragilise la protection sociale au travers des exonérations de cotisations.

Les qualifications doivent être reconnues et rémunérées à leur juste valeur. Pour l’encadrement comme pour l’ensemble du salariat, toutes les heures travaillées doivent être payées grâce à un décompte horaire !

Faisons comprendre à la Direction que le ras-le-bol est à son maximum : signons massivement la pétition CGT, pour exiger de véritables négociations salariales et une augmentation générale des salaires ! https://www.cheminotcgt.fr/petitions/#p24

DU 4 AU 10 DÉCEMBRE 2020, VOTONS ET FAISONS VOTER CGT AUX ÉLECTIONS AUX CONSEILS D’ADMINISTRATION
VOTER CGT, C’EST LUTTER !

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