POUR UN MANAGEMENT PLUS HUMAIN
Le 1er décembre dernier, l’UFCM-CGT réunissait à St Denis, des managers du Groupe Public Ferroviaire pour débattre de leurs conditions de vie et de travail, de leur rémunération, du sens de leur travail, de leurs conditions d’embauche et leur déroulement de carrière ainsi que de leurs attentes vis-à-vis de la CGT. Les débats ont été riches, intéressants et constructifs. De ces derniers sont sorties des idées fortes que l’UFCM-CGT se propose de présenter et débattre avec les cheminots de l’encadrement.
Être manager, consiste de plus en plus, à être le porteur et le garant de choix et stratégies que nous ne partageons pas et qui n’ont pas été discutés avec nous. Cela consiste également à jouer un rôle que les directions d’entreprises tentent de nous imposer : nous rendre responsables et comptables de la mise en oeuvre de directives imposées. Nous sommes ainsi supposés devoir laisser au vestiaire nos propres convictions profondes, notre liberté de pensée et d’opinion, nos droits citoyens les plus fondamentaux.
Au fur et à mesure que les conditions de travail se dégradent, que le cadre statuaire est remis en cause, l’exigence d’adhésion à la politique d’entreprise est plus forte. De même que les directions d’entreprises poussent pour que le contrat de travail passe d’une mise à disposition de moyens pendant un temps donné, à une obligation de résultats quasi-permanente, le glissement s’opère : nous devrions non seulement engager notre savoir-faire au service de l’entreprise mais également «un savoir-être» prédéfini par une charte « éthique » ou autres prescriptions contraignantes.
D’autant que la financiarisation des objectifs de travail a pris des proportions jamais atteintes et provoque des aberrations flagrantes que nous constatons au quotidien et que nous ne pouvons pas remettre en cause ni véritablement dénoncer.
Cheminots des 2e et 3e collèges, nous nous reconnaissons comme des salariés à part entière, au même titre que les autres. Mais nos fonctions, nos niveaux de responsabilités, notre expertise et notre rôle dans l’organisation du travail représentent une spécificité.
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