Fédération CGT des Cheminots


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RIEN SUR LES SALAIRES MAIS DES MESURES CLIVANTES !

Salaires

| Maîtrise et cadres UFCM

La table ronde sur la politique salariale de la SNCF (Groupe Public Unifié) s’est tenue le 26 octobre dernier.

Rien sur les salaires mais des mesures pour cliver davantage le salariat.

La direction propose d’attribuer une prime de 75 € mensuels (non prise en compte pour les retraites) pour celles et ceux qui exercent des fonctions managériales en établissement. Selon la direction, cela représenterait 5 000 agents.

Le principe de reconnaître uniquement les fonctions managériales comme plus-value dans l’organisation du travail est lourd de sens. En effet, quid des fonctions techniciennes, d’ingénierie et d’expertise qui nécessitent elles aussi un investissement fort des cheminots ?

La direction applique à la lettre les directives de l’UTP en ce qui concerne la volonté du patronat de classer les emplois. Seul le poste tenu donnera droit à une rémunération toujours tirée vers le bas dans une concurrence organisée entre les salariés de la branche ferroviaire. C’est la marchandisation du travail, ainsi le patronat se contentera de « récompenser » pour encourager toujours plus le zèle.

Et pour celles et ceux qui développent, qui expertisent : RIEN !

Sans augmentation du point de grille, la reconnaissance des qualifications s’amenuise mécaniquement.

Le patronat souhaite uniquement rémunérer l’employabilité et non les qualifications.

L’absence de reconnaissance des diplômes et des qualifications se traduit par une mise à l’écart des agents de maîtrise et des cadres du parcours professionnel. Ils ne peuvent pas être acteurs de leurs progressions professionnelles : c’est la détection arbitraire de leurs « potentiels » qui leur est opposée.

Les potentiels ne sont pas liés aux compétences acquises par la formation, l’expérience ou les diplômes. Être cadre aujourd’hui consiste-t-il uniquement à être le porteur et le garant de l’idéologie patronale, à jouer le rôle que les directions d’entreprises tentent d’imposer, à être responsable de la mise en œuvre de directives imposées sans en négocier les moyens ? Un cadre serait-il supposé laisser au vestiaire ses convictions profondes et son expertise ?

La GIR, une politique managériale qui infantilise

Le management par objectif ne paye pas le travail réel. Il donne droit à une prime (GIR) si le travail prescrit est réalisé, mais le temps passé pour atteindre les objectifs se transforme en temps de travail gratuit !

Une étude du CCGPF réalisée en 2016, à la demande de la CGT, a recueilli 13 300 réponses d’un questionnaire en ligne et 100 entretiens approfondis. Il en ressort un état des lieux explicite des conditions de vie et de travail des maîtrises et cadres :
▪ 94 % travaillaient plus de 35 heures hebdomadaires ;
▪ 74 % au-delà de 39 heures ;
▪ 18 % au-delà de 48 heures ;
▪ 4 % plus de 55 heures par semaine.

Les encadrant·e·s en établissement, les agents non-soumis au tableau de service, les astreintes sont les plus touchés par ce surtravail.

Les outils de travail à distance, s’ils peuvent paraître indispensables, sont tout autant asservissants avec l’introduction du travail dans l’espace personnel. Si ce surtravail n’est pas rémunéré, il a un prix pour la santé des salariés.

Le temps passé au travail doit être décompté et rémunéré en intégralité !

Exigeons un salaire stable et progressif

Les conditions sont créées pour précariser la rémunération de l’encadrement. À cela s’ajoute l’instauration d’une culture du « savoir-être » prédéfinie par une charte « éthique » ou un « code de bonne conduite ». Quelle est cette « éthique » qui vise à priver l’individu de son libre arbitre pour le transformer en exécutant sans aucun droit statutaire ?

Les encadrants sont des salariés, au même titre que les autres. Certes, nos fonctions, les niveaux de responsabilités, la technicité et le rôle dans l’organisation du travail leur confèrent une spécificité. Mais elle ne peut en aucun cas se substituer à des droits collectifs, tant sur la garantie d’un salaire tenant compte de l’ancienneté, que sur le déroulement de carrière lié à l’expérience acquise.

Refusons de subir la régression de notre salaire fixe au profit d’une part variable de plus en plus aléatoire.

Les grilles salariales sont attaquées et remises en cause. Individualisée et déconnectée de la qualification, la rémunération devient arbitraire. L’individualisation tirera nos salaires vers le bas. De plus, le développement des dispositifs d’intéressement, de gratification et d’épargne salariale vient en opposition au salaire et fragilise la protection sociale au travers des exonérations de cotisations.

Les qualifications doivent être reconnues et rémunérées à leur juste valeur. Pour l’encadrement comme pour l’ensemble du salariat, toutes les heures travaillées doivent être payées grâce à un décompte horaire !

Faisons comprendre à la Direction que le ras-le-bol est à son maximum : signons massivement la pétition CGT, pour exiger de véritables négociations salariales et une augmentation générale des salaires ! https://www.cheminotcgt.fr/petitions/#p24

DU 4 AU 10 DÉCEMBRE 2020, VOTONS ET FAISONS VOTER CGT AUX ÉLECTIONS AUX CONSEILS D’ADMINISTRATION
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L’IMMOBILISME NE PEUT PLUS DURER !

Action du 25 novembre 2020

| Fédération

Le 25 novembre, journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, la CGT organise de nombreuses initiatives sur tout le territoire.

À l’occasion de cette journée mondiale contre les violences sexistes et sexuelles, la CGT interpelle le patronat et le gouvernement.

230 000 femmes sont victimes de violences conjugales chaque année. 80% de femmes déclarent être victimes de sexisme au travail, 30% de harcèlement sexuel, 10 viols ou tentatives de viol se produisent chaque jour sur un lieu de travail…

Le confinement aggrave encore la situation avec une explosion des signalements.

Pourtant, plus de 80% des entreprises n’ont pas de plan de prévention des violences. Ces chiffres démontrent l’urgence de renforcer la loi.

AU TRAVAIL, DANS LA VIE, # STOP VIOLENCES SEXISTES ET SEXUELLES

Engagée dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles au travail et la lutte contre les violences conjugales et intrafamiliales, la Fédération CGT des Cheminot.e.s a exigé de la direction du GPU qu’elle inscrive des mesures fortes dans le projet d’Accord en faveur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et de la mixité (toujours en cours de négociation).

Les violences sexistes et sexuelles n’ont pas cessé avec la crise sanitaire.

Au contraire, avec le confinement, les violences conjugales ont augmenté et l’isolement accroît les difficultés. Avec l’extension du télétravail, les risques se sont accrus.

Dès le 1er confinement, la Fédération CGT des Cheminot.e.s a interpellé la direction du GPU et vient de réitérer afin que toutes les mesures de protection soient prises et que la mise en oeuvre de dispositions telles que l’hébergement d’urgence, les aides financières et la communication de tous les numéros d’urgence soit réalisée.

La lutte contre les violences sexistes et sexuelles au travail nécessite des moyens, des actions, des engagements loin d’un simple affichage ou de l’affirmation de bons sentiments.

Il doit être mis un terme à l’indifférence et à la tolérance sociale sur les violences sexistes et sexuelles !

La Fédération CGT des Cheminot.e.s revendique :

  • la mise en place d’un plan de prévention et de toutes les mesures nécessaires pour y mettre un terme ;
  • La création d’un nouvel indicateur sur les signalements de violences sexistes et sexuelles et les suites données ;
  • L’obligation de formation des directions, des RH, des « managers » et de sensibilisation de tou.te.s les salarié.e.s ;
  • Le renforcement des droits et moyens des référent·e·s violence des entreprises (gagné·e·s par la CGT en 2018) ;
  • La protection des victimes et de leurs droits ;
  • Des droits nouveaux pour protéger les victimes de violences conjugales : congés supplémentaires pour effectuer des démarches, mobilité géographique, fonctionnelle, …
  • Une vigilance accrue sur les apprenti.e.s, alternant.e.s, CDD, personnel de nettoyage, …

La CGT exige de la France qu’elle ratifie la 190e convention de l’OIT, première loi mondiale contre les violences et le harcèlement au travail. Alors qu’il s’y était engagé, le gouvernement ne l’a toujours pas ratifiée.

Les lieux de travail ne peuvent être l’angle mort dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

Pas de tolérance pour les violences sexistes et sexuelles.

La Fédération CGT des Cheminot.e.s s’engage !

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FLASH INFO – DÉMATERIALISATION DES FC ET SUPPRESSION DE POSTES, POUR LA CGT C’EST NON !

Facilités de circulation

| Fédération

Le jeudi 19 novembre s’est tenue, à l’initiative de la direction, une « Concertation Spécifique de Projet » qui en réalité s’est avérée être une proposition de collaboration à leur projet de dématérialisation des Facilités de Circulation (FC) des cheminots et de leurs ayants droit, devant emporter avec elle la suppression de 70 emplois Temps Plein.

En préambule, la délégation CGT a exigé que soit résolue la privation de l’accès à ce droit pour tous qu’engendre la dématérialisation.

En exigeant le maintien des FC papiers (carte de circulation et fichet), dès lors que le bénéficiaire n’exprime pas le choix du format dématérialisé, la CGT prend notamment en compte la fracture numérique qui résulte de l’absence des outils nécessaires (accès internet, ordinateur, smartphone, imprimante) ou des difficultés d’utilisation de ceux-ci.

Aussi, maintenir les FC papiers implique de préserver les emplois dans les Agences Famille.

C’est sans doute ce qui a poussé la direction à refuser de considérer, pour l’heure, notre demande et nos arguments, dévoilant ainsi la véritable motivation de ce projet, à savoir des gains de productivité et la suppression à termes de tout le pan famille des APF.

La délégation CGT a donc refusé de participer plus longuement à cette fumisterie.

Aussi, une pétition CGT exigeant le maintien des droits aux FC pour tous est actuellement soumise à la signature de tous les cheminots actifs et retraités.

Chacune et chacun a donc la possibilité de peser sur les choix de la direction en y prenant part.

Opposons-nous à la privation de nos droits et à la disparition des Agences Famille.

SIGNONS MASSIVEMENT CETTE PÉTITION !

https://www.cheminotcgt.fr/petitions/

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LA CGT S’OPPOSE À L’IMPOSTURE

Accord chômage partiel de longue durée

| Fédération

Le patronat de la branche ferroviaire (UTP), soutenu par l’UNSA et la CFDT, tente de jeter des milliers de cheminots au chômage pour une longue durée.

Véritable aubaine pour les employeurs, un accord de branche aurait des conséquences gravissimes pour les cheminots et l’activité ferroviaire.

La fédération CGT des cheminots ne signera pas cet accord et ne le laissera pas passer en exerçant son droit d’opposition.

Dans les périodes de crise, la stratégie patronale est toujours la même. Elle consiste à exacerber et à manipuler les craintes des salariés pour créer une forme d’acceptation du moins-disant social.

L’UTP instrumentalise le contexte économique pour orchestrer un « chantage à l’emploi » avec un dispositif de chômage partiel entièrement à sa main.

UN ACCORD POUR UN BLANC-SEING DE TRÈS, TRÈS LONGUE DURÉE

Un accord de branche sur un dispositif de chômage partiel de longue durée permet aux employeurs de se soustraire à l’obligation de négociations dans chaque entreprise.

Jusqu’en juin 2025, les employeurs de la branche ferroviaire pourraient ainsi imposer unilatéralement aux cheminots un chômage jusqu’à 50 % du temps de travail pendant 24 mois, soit 12 mois de chômage.

L’accord permettrait également à l’employeur de se contenter de verser aux cheminots un revenu réduit aux indemnités minimales légales.

Les cheminots percevraient uniquement 70 % de leur rémunération horaire brute, sans EVS, sans prime.

La prime de fin d’année ou le 13e mois seraient également revus.

Sous couvert de l’accord, l’employeur n’aurait plus la moindre obligation de négocier en entreprise pour améliorer cette indemnisation.

Alors que les cheminots subissent le gel de leur salaire et la baisse de leur pouvoir d’achat, un tel dispositif viendrait entériner de nouveaux reculs.

Cependant, l’accord du patronat ne loge pas tout le monde à la même enseigne.

Il n’impose rien aux salariés dirigeants et aux actionnaires et se contente de préconisations creuses sans aucune contrainte.

Les salariés dirigeants et les actionnaires pourraient toujours bénéficier de dividendes et autres augmentations salariales pendant qu’ils imposeraient aux cheminots une baisse de leurs revenus.

AUCUNE GARANTIE EN MATIÈRE D’EMPLOI MAIS UNE BOÎTE DE PANDORE

L’accord de branche n’apporte aucune garantie en matière d’emploi pour les cheminots en activité, mais aussi pour les cheminots en chômage partiel.

D’ailleurs, un décret précise qu’un employeur qui a recours à ce dispositif peut licencier un salarié placé en chômage partiel sans même avoir à rembourser les aides de l’État.

Prétendre que l’accord de branche permet une garantie réelle de l’emploi est donc une imposture.

Dans plusieurs branches professionnelles, les dispositifs de « chantage à l’emploi » mis en oeuvre par les employeurs ont finalement conduit à des licenciements massifs, malgré les baisses de revenus et les reculs sociaux subis par les salariés.

L’accord de l’UTP a les mêmes ressorts que ces dispositifs, il ouvrirait la même boîte de pandore dans la branche ferroviaire.

UNE CASSE SOCIALE LOURDE DE CONSÉQUENCES

L’indemnité perçue par les cheminots en chômage partiel est exclue de l’assiette des cotisations et contributions sociales.

Le chômage partiel et donc l’absence de cotisations sur une longue durée (12 mois jusqu’en 2025) auraient, selon les différents régimes, des répercussions très importantes sur les retraites et le montant des pensions.

Ce n’est pas tout, cet accord aurait aussi des conséquences sur l’action sociale et les activités sociales et culturelles dont le financement repose sur la masse salariale des cheminots.

LES DROITS DES CHEMINOTS DU GPU DANS LE VISEUR

Avec un acharnement féroce, le patronat de la branche ferroviaire vise également, au travers de cet accord, à détruire les droits protecteurs des cheminots du GPU.

Un accord de branche institutionnaliserait la possibilité pour la direction du GPU de balayer, sans plus aucune contrainte, les dispositions réglementaires et statutaires qui garantissent l’emploi et le maintien du salaire de plus de 140 000 cheminots contractuels et au statut.

Dès lors, il n’est pas surprenant que les organisations syndicales qui ont préparé l’éclatement de la SNCF et la fin du recrutement au statut, en accompagnant la réforme ferroviaire de 2014, fassent aujourd’hui la promotion de ce dispositif patronal.

Enfin, cet accord consacre la possibilité pour l’employeur de prendre des mesures unilatérales notamment sur le niveau de rémunération garanti, sans aucune obligation de négociation.

UNE MANNE FINANCIÈRE POUR DÉTRUIRE L’ACTIVITÉ FERROVIAIRE

Avec ce dispositif de chômage partiel, les employeurs recevraient de l’État plus de 85 % de la totalité des indemnités versées aux cheminots.

Une véritable aubaine pour les employeurs qui trouvent là un financement supplémentaire pour accélérer leur politique de réduction d’effectifs en organisant les creux de charge et en accélérant les réorganisations destructrices.

Pour la fédération CGT des cheminots, l’État doit réorienter et augmenter ses investissements pour développer le Service Public Ferroviaire plutôt que de financer sa destruction.

La CGT appelle l’ensemble des cheminots à exiger les moyens pour le Service Public Ferroviaire et à s’opposer aux politiques soutenues par ceux qui entendent se gaver sur leur dos !

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SEULS LES SALAIRES DES CHEMINOTS RESTENT GELÉS !

Salaires

| Fédération

Une table ronde de négociation salariale s’est tenue le 26 octobre dernier.

Bien qu’aucun accord n’ait, pour l’heure, été soumis aux organisations syndicales, dès le 28 octobre, la direction SNCF publiait une communication annonçant des mesures unilatérales.

Au-delà de l’insuffisance, voire de la nocivité des mesures, le comportement de la direction démontre le mépris qu’elle porte aux cheminots et à leurs représentants.

ABSENCE D’AUGMENTATIONS GÉNÉRALES DES SALAIRES

Depuis la première réforme ferroviaire de 2014 (combattue par la CGT et soutenue par d’autres), les cheminots subissent le gel de leurs salaires.

La direction prétend que les évolutions au titre des notations ou de l’ancienneté sont suffisantes.

Rappelons que les augmentations générales des salaires permettent de compenser les augmentations des prix, et ainsi éviter les pertes de pouvoir d’achat des cheminots.

Les évolutions de positions, niveaux, qualifications ou échelons, permettent quant à elles, de rémunérer la qualification acquise par l’expérience au fil de la carrière.

En conséquence du gel des salaires depuis 2014, c’est la reconnaissance des qualifications des cheminots qui compense les hausses générales des prix. Depuis 2014, la qualification des cheminots est donc de moins en moins reconnue !

Précisons que depuis le 1er janvier 2020, la direction refuse d’appliquer les barèmes de rémunération aux cheminots recrutés, créant un clivage salarial supplémentaire.

Les différences de traitement sont légion dans l’entreprise, si bien qu’en 2018 et 2019, 2 cheminots sur 3 ont perçu une rémunération totale inférieure à la rémunération moyenne, attestant du fossé se creusant entre les catégories de cheminots.

C’est pour cette raison que la CGT revendique une grille de branche unique, intégrant l’ensemble des cheminots, permettant une juste reconnaissance des qualifications à l’embauche et tout au long de la carrière et la reconnaissance de l’expérience acquise, avec un salaire de début de grille à 1800 € pour un cheminot embauché sans diplôme.

LES CHEMINOTS TRAVAILLENT BÉNÉVOLEMENT

Depuis 2014, les prix ont augmenté de près de 10 % alors que les salaires des cheminots sont gelés.

En 2020, comparé à leur pouvoir d’achat en 2014, les cheminots travaillent donc bénévolement à partir du mois de novembre.

En parallèle, la SNCF bénéficie d’exonérations massives de cotisations sociales. Ces cotisations sociales sont pourtant la contrepartie (au même titre que le salaire net) du travail accompli par les cheminots. Elles financent leur protection sociale tout au long de leur vie, y compris leur retraite.

La CGT est Le syndicat de la fiche de paie, du Haut vers le Bas ! Les exonérations de cotisations sociales pour le patronat représentent 3 heures de travail gratuit accomplies par les cheminots par jour !

UNE POLITIQUE SALARIALE DANGEREUSE

Les politiques salariales menées à la SNCF sont désastreuses, notamment l’explosion des EVS, qui imposent au cheminot de se plier aux volontés patronales, jusqu’à appliquer des directives qui le mettent en danger, y compris en s’exposant ou en exposant les collègues au risque COVID.

Pour la CGT, il y a urgence à distinguer ce qui relève de la reconnaissance de la qualification de ce qui relève de sujétions particulières.

Ce qui relève de la qualification du cheminot doit être intégré dans la prime de travail, élément pérenne, liquidable et maintenu en cas de maladie, notamment ce qui relève de la saisie, le port d’arme, l’encadrement d’agents, la maîtrise de langue(s) étrangère(s)…

DE NOUVELLES MESURES NOCIVES

La direction envisage de prendre les mesures suivantes :

Majoration de 10 % de l’indemnité pour travail de nuit (soit environ 0,5 € par heure) à partir du 1er décembre 2020.
Pour la CGT, cette mesure est dangereuse. Le travail de nuit doit demeurer exceptionnel au regard de sa haute nocivité pour la santé. Lorsqu’il ne peut pas être évité, le travail de nuit doit être compensé en temps de repos, avec maintien de salaire, pour atténuer les impacts sur la santé. La santé ne s’achète pas, elle s’économise !

Versement d’une indemnité mensuelle de 75 € (non-prise en compte pour la retraite) à partir du 1er janvier 2021 pour les agents exerçant des fonctions managériales en établissement.
Pour la CGT, cette mesure est injuste, inadaptée et clivante. Elle ne répond pas au recul de la reconnaissance des qualifications. À qualification égale, elle crée une différence de traitement entre ceux qui exercent des fonctions d’encadrement et les techniciens. Elle est liée à la tenue du poste, et non à la reconnaissance de la qualification. Enfin, elle tente de camoufler le nombre important d’heures de travail accomplies mais non-payées à cause du forfait en jours.

Suppression de la Garantie Individuelle du Pouvoir d’Achat des Cheminots (GIPAC).
Ce complément de rémunération vise à compenser les éventuelles pertes de pouvoir d’achat des cheminots dont l’évolution salariale (notations et ancienneté comprises) aurait été inférieure à l’inflation. En 2020, les effets de l’Activité Partielle (dont l’indemnité n’est pas du salaire) auraient conduit à une augmentation massive de la GIPAC. La direction a donc décidé de supprimer ce dispositif qui camouflait les conséquences du gel des salaires.

Majoration en somme fixe de 10 € pour les agents occupant une position de rémunération entre PR4 et PR11, avec modification correspondante des coefficients hiérarchiques de la grille statutaire.
Cette mesure, même si elle peut être perçue comme positive par les cheminots contraints à de bas salaires, remet en cause la reconnaissance de la qualification des cheminots en modifiant la grille pour augmenter seulement une partie d’entre eux. Par ailleurs, les augmentations en sommes fixes sont discriminantes en termes d’évolution du pouvoir d’achat.

Au titre de « l’égalité femmes-hommes », instauration d’une position de rémunération automatique (hors-compte) pour les femmes ayant été en congé maternité entre le 1er février et le 31 mars.
Cette mesure n’a rien de vertueuse :
▪ Elle ne remet pas en cause le problème, qui est le refus par la direction de noter les cheminotes en raison de leurs absences liées à la grossesse et la maternité ;
▪ Elle crée une discrimination entre femmes selon la période durant laquelle se déroule le congé maternité ;
▪ Elle ne résout pas la problématique du frein au déroulement de carrière lié à la parentalité qui touche les parents, y compris adoptants.

LA SNCF VICTIME DES AGENCES DE NOTATION : L’ARROSEUR ARROSÉ !

Les réformes du Gouvernement produisent leurs effets : après être passées du statut d’EPIC à celui de SA, les nouvelles sociétés sont victimes des marchés financiers. La note attribuée à la SNCF par les agences de notation boursière a été dégradée d’un cran. Cela coûtera environ 100 millions d’euros à la SNCF en frais bancaires supplémentaires ! C’est l’équivalent de 3 % d’augmentation générale des salaires ! Et contrairement aux cheminots, les banquiers ne produisent rien en échange de cette hausse du prix de l’argent !

LES MEMBRES DES CONSEILS D’ADMINISTRATION ISSUS DE LA DIRECTION OU NOMMÉS PAR LE GOUVERNEMENT AUGMENTÉS !

Les conseils d’administration des sociétés constituant le Groupe Public Unifié sont composés d’administrateurs représentant les cheminots (en minorité) ainsi que de dirigeants de l’entreprise et personnalités extérieures choisies principalement en fonction de leurs accointances patronales.

La direction envisage, de manière indécente, de rémunérer 7 administrateurs extérieurs à la SNCF à coups de dizaines de milliers d’euros selon la presse spécialisée.

Il y aurait donc de l’argent pour le patronat, mais pas pour les cheminots !

La CGT appelle l’ensemble des cheminots à voter massivement en faveur des cheminots candidats aux conseils d’administration parrainés par la Fédération CGT des cheminots pour exiger les moyens pour le Service Public et s’opposer aux politiques délétères soutenues par ceux qui entendent se gaver sur le dos des cheminots !

URGENCE À SE MOBILISER POUR LES SALAIRES !

Aucune des revendications des cheminots portées par la CGT n’a été retenue, qu’il s’agisse d’une augmentation générale des salaires, de la revalorisation des primes de travail, de l’intégration des EVS ayant trait à la qualification dans la prime de travail, de la refonte du système de primes de traction, de la mise en place d’un véritable 13e mois…

Faisons comprendre à la Direction que le ras-le-bol est à son maximum : signons massivement la pétition CGT, pour exiger de véritables négociations salariales et une augmentation générale des salaires ! https://www.cheminotcgt.fr/petitions/#p24

DU 4 AU 10 DÉCEMBRE 2020, VOTONS ET FAISONS VOTER CGT AUX ÉLECTIONS AUX CONSEILS D’ADMINISTRATION
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FLASH INFO – GRÂCE À LA CGT, UNE PREMIÈRE VICTOIRE QUI EN APPELLE D’AUTRES !

Facilités de circulation

| Fédération

Après avoir tenté de restreindre l’accès au 3635 (plateforme téléphonique), la direction souhaitait interdire aux cheminots et à leurs ayants-droit l’accès aux guichets sous prétexte d’un bug informatique !

Les multiples interventions de la CGT ainsi que la pétition lancée permettent un premier recul.

Il faut continuer !

La direction, manoeuvre après manoeuvre, n’en finit plus de vouloir saboter, voire faire disparaître ce droit aux facilités de circulation auquel les cheminots peuvent prétendre.

Rien n’est inéluctable, dans ce domaine comme sur d’autres sujets.

Ainsi, grâce à l’acharnement de la CGT qui ne se résout pas à valider les stratégies contraires à l’intérêt général et à celui des cheminots, la direction a été contrainte de revenir sur sa décision de priver les cheminots de guichets afin de retirer leur billet !

C’est une première victoire !

Toutefois, il reste d’autres revendications à gagner en la matière :

  • L’accès à tous les types de trains et à tous les types de transports de substitution ;
  • La gratuité totale ;
  • L’extension du droit aux Facilités de Circulation pour tous les cheminots de la branche et les personnels CE/CASI.

Le refus de toute forme de suivi individualisé en vue de les considérer comme étant soumis à l’impôt.

Par conséquent, continuons de signer et faire signer la pétition CGT sur les FC ! https://www.cheminotcgt.fr/petitions/

Si, comme nous, vous estimez que le service public ferroviaire à un avenir,

Si, comme nous, vous estimez qu’il ne faut pas subir et qu’il faut agir,

Si, comme nous, vous êtes unis et combatifs au quotidien alors….

Comme nous, votez et faites voter CGT aux élections des Conseils d’Administration de la SNCF qui se tiendront du 4 au 10 décembre 2020 par vote électronique.

VOTER CGT, C’EST LUTTER !

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UTILISER LA PANDÉMIE POUR POURSUIVRE LA CASSE ? INACCEPTABLE !

Courrier au président de la SNCF

| Fédération

Avec la nouvelle vague de covid-19 et les mesures sanitaires annoncées par le Gouvernement, la SNCF et les cheminots sont à nouveau en première ligne.

Malgré cette situation, comme lors du premier confinement, les agents vont assurer le service public avec compétence et professionnalisme.

Pour autant, cela ne signifie pas qu’ils partagent la gestion de la pandémie ainsi que la politique menée, que ce soit par le Gouvernement ou la direction SNCF.

C’est pourquoi la Fédération CGT des cheminots a adressé un courrier au Président de la SNCF.

Comme lors du premier confinement, c’est avec une conviction renforcée que nous demandons :

que les cabinets et laboratoires de médecine SNCF soient utilisés pour réaliser, chaque semaine, un test sur tous les cheminots susceptibles de se rendre au travail, afin de détecter les porteurs du virus et prendre les mesures adaptées.

que des conventions soient passées avec les entreprises ferroviaires privées pour leur permettre d’appliquer les mêmes mesures à leurs salariés.

Étant donnée la perte totale de crédibilité du Gouvernement dans la gestion de cette crise, la direction de l’entreprise ne peut pas se retrancher derrière les préconisations des autorités qui ne sont, en définitive, qu’un minimum très insuffisant.

Par ailleurs, la contestation gronde fortement chez les cheminots concernant les restructurations en cours ou annoncées. La direction cisaille le plan de transport, recule sur l’impérieuse nécessité d’un service public ferroviaire, qui doit se poursuivre malgré les circonstances afin de répondre aux attentes des usagers et des territoires. Par contre, loin de toute réalité et par dogmatisme, elle poursuit sans relâche la mise en oeuvre de la réforme de 2018, quoi qu’il arrive. Si la situation est critique, la direction doit utiliser son énergie à sanctuariser, protéger et développer le service public ferroviaire au service de la Nation, pas à le raboter.

La Fédération CGT demande de geler toutes les restructurations en cours ou en prévision.

Par ailleurs, il semble évident que :

la mise en place des coordinateurs territoriaux inter-Sociétés Anonymes doit être accélérée afin de faciliter la mise en oeuvre des mesures sanitaires et d’être plus réactifs en proximité.

Des pouvoirs spéciaux de prescription doivent leur être attribués. Et il nous semble que pour être en capacité de bien faire le lien avec les unités de terrain, leur périmètre de compétence doit être limité aux bassins d’emploi.

Puisque le travail se poursuit :

il nous semble indispensable que les recrutements se poursuivent aussi pour éviter cette pénurie. Plutôt qu’un système de recrutement national qui parait peu adapté aux contraintes sanitaires, le dispositif pourrait être décentralisé, de manière transverse, et être placé sous la responsabilité des coordinateurs afin de répondre aux besoins des activités en proximité. Le volume d’emploi prévu au budget SNCF doit être réalisé. La direction doit également procéder à une réinternalisation massive des charges à l’Equipement.

Concernant le télétravail :

Nous demandons que la liste des adresses mails professionnelles des agents placés en télétravail soit transmise aux organisations syndicales afin que nous puissions leur communiquer les moyens de nous contacter, au même titre que les autres agents. Il serait inconcevable que ces cheminotes et cheminots, dont certains sont contraints au télétravail, puissent souffrir d’un traitement différencié.

Enfin, la Fédération CGT des cheminots attire l’attention sur :

la situation difficile que subit la restauration ferroviaire. Les entreprises Momentum et Railrest sont particulièrement touchées et des dizaines de salariés risquent le chômage. Nous renouvelons notre proposition de réinternaliser cette activité. À défaut et dans l’urgence, il nous semble que la SNCF a un devoir moral d’intervenir pour empêcher les liquidations ou licenciements. Les salariés qui seraient néanmoins dans cette situation pourraient au moins être embauchés à la SNCF.

Profiter de la situation sanitaire pour poursuivre le démantèlement de la SNCF et la casse des droits sociaux des cheminots en espérant qu’ils ne réagissent pas serait une erreur de jugement impardonnable et, pour tout dire, incompréhensible.

Si, comme nous, vous estimez que le service public ferroviaire à un avenir,
Si, comme nous, vous estimez qu’il ne faut pas subir et qu’il faut agir,
Si, comme nous, vous êtes unis et combatifs au quotidien alors….

Comme nous, votez et faites voter CGT aux élections des Conseils d’Administration de la SNCF qui se tiendront du 4 au 10 décembre 2020 par vote électronique.

VOTER CGT, C’EST LUTTER !

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CHÔMAGE PARTIEL : L’UNIQUE PLAN DE RELANCE DE LA BRANCHE FERROVIAIRE ?

Tract aux cheminots

| Fédération

Dans la branche ferroviaire, le patronat tente d’imposer le chômage partiel de longue durée à tous les cheminots (statutaires et contractuels).

Un tel dispositif, s’il devait être mis en place, pèserait sur les cheminots avec, à la clef, des baisses de rémunération tout en entérinant et organisant une baisse durable de charge à rebours des annonces d’un plan de relance du ferroviaire.

Décryptage…

À la demande de la CFDT soutenue par l’UNSA, l’UTP a engagé la négociation au niveau de la branche ferroviaire pour la mise en œuvre du chômage partiel de longue durée.

Profitant de l’aubaine, le patronat s’est empressé de construire un dispositif entièrement à sa main.

Mais qu’en est-il réellement de la baisse d’activité liée à la crise sanitaire sur laquelle s’appuie le patronat ?

Quelles sont les conséquences d’un tel dispositif sur la rémunération et sur les conditions sociales des cheminots ?

Quelles sont les réelles garanties en matière d’emploi ?

Lors de la réunion du 14 octobre, la Fédération CGT des Cheminots a articulé ses interventions autour de 7 questions posées au patronat afin de répondre sans ambiguïté à ces interrogations.

1. La baisse de l’activité des entreprises ferroviaires : quel volume ?

L’UTP n’a pas su répondre à cette question qui est pourtant le préalable obligatoire à la mise en place du chômage partiel.

Le patronat s’est contenté d’une étude concernant le transport… fluvial et de fumeuses « études académiques ».

Sans même mesurer sérieusement le niveau de l’activité, il compte mettre des milliers de cheminots au chômage partiel.

2. Cette baisse d’activité est-elle durable ?

L’UTP a été incapable de répondre. Mais en réalité, son intention est d’utiliser le chômage partiel jusqu’aux limites autorisées par les décrets sans s’encombrer du niveau d’activité.

Le dispositif de l’UTP permet à l’employeur de décider unilatéralement de placer au chômage les cheminots pendant 24 mois jusqu’en 2025.

Dans le même temps, M. Farandou déclare que le plan de « relance » créera 10 000 emplois/an entièrement orientés vers le BTP et la sous-traitance.

3. Combien de cheminots seront concernés par le dispositif, pour quel budget ?

L’UTP a affirmé que l’employeur de chaque entreprise pouvait sans limite appliquer le dispositif et qu’aucune mesure n’avait été réalisée au niveau de la branche.

Circulez, il n’y a rien à voir ! L’employeur décidera seul et sans contrainte.

4. Le dispositif du patronat autorise-t-il des plans sociaux et des licenciements ?

L’UTP a été sur ce point très claire. D’ailleurs, le projet d’accord proposé par le patronat l’est tout autant. Les plans sociaux sont autorisés pour les cheminots qui ne sont pas placés en chômage partiel.

Mais les cheminots en chômage partiel ne sont pas plus protégés.

Un décret publié le 30 septembre précise qu’un employeur qui a recours au chômage partiel de longue durée pourra licencier un salarié sans même avoir à rembourser les aides perçues.

5. Les cheminots au Statut du GPU sont-ils concernés ?

L’UTP le confirme, sans hésitation, révélant ainsi ses intentions. Comme pour les autres cheminots, le dispositif pèsera sur l’emploi et la rémunération des cheminots au statut.

C’est sans précédent. Ce dispositif permettrait au patronat de balayer les dispositions statutaires et réglementaires garantissant l’emploi et le salaire de plus de 130 000 cheminots, représentant plus de 90 % de la branche ferroviaire.

6. Quels sont les efforts proportionnés exigés aux instances dirigeantes et aux actionnaires ?

Le projet d’accord de l’UTP n’impose aucune mesure aux actionnaires ou aux instances dirigeantes qui pourraient, par exemple, se gaver de dividendes pendant que les cheminots subiraient les baisses de salaires et la précarité dans leur emploi.

7. La rémunération sera-t-elle maintenue pour les cheminots en chômage partiel ?

Clairement NON. L’UTP a réaffirmé, dans son projet d’accord, son intention de fixer la rémunération des cheminots au minimum autorisé par les décrets. C’est-à-dire 70 % de la rémunération brute.

De plus, il exclut les primes et les éléments variables de solde, alors même qu’ils peuvent représenter jusqu’à 40% de la rémunération.

En réalité, le dispositif que tente de mettre en place l’UTP avec la complicité de l’UNSA et la CFDT permet aux employeurs de siphonner les aides de l’Etat sans contrepartie pour les cheminots.

Face à ce dispositif, le cheminot serait confronté à cette double incertitude : celle d’être concerné par des licenciements toujours possibles et d’être exposé à une baisse de sa rémunération.

Pour la CGT, le chômage partiel et les baisses de rémunération qui en découlent sont inacceptables et doivent être combattus.

VOTER CGT C’EST LUTTER

DU 4 AU 10 DÉCEMBRE, JE LUTTE… DONC JE VOTE !

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LA DIRECTION ORGANISE LE DUMPING SOCIAL

Tract aux cheminots

| Fédération

La direction d’Intercités réaffirme son intention d’accélérer son processus de casse de l’entreprise pour la restructurer.

Coupes franches dans les effectifs, polyvalences et renoncements, elle compte utiliser tous les leviers du dumping social afin de réaliser ses objectifs de productivité.

Sous couvert de l’ouverture à la concurrence du transport de voyageurs, la direction d’Intercités s’emploie à créer les conditions d’un dumping social exacerbé.

DES RESTRUCTURATIONS EN CASCADE

Au 1er octobre, l’Unité Opérationnelle Intercités Train de Clermont a intégré la Direction des Services Intercités nouvellement créée.

Dès février 2021, l’ensemble des Unités Opérationnelles de Limoges, de Paris–Austerlitz, de Bercy, de Toulouse et de Brive seront rattachées à la Direction des Services et à la Direction des Opérations Intercités.

Pour l’instant, seuls les agents de conduite (TB et TA) n’intégreraient pas une structure Intercités.

L’objectif de ces restructurations est clair et totalement assumé par la direction d’Intercités.

Il s’agit de réaliser des gains de productivité en supprimant des emplois dans les fonctions supports, la commande du personnel et l’encadrement au siège de Traversière.

La centralisation de la commande du personnel, et de la gestion administrative ou RH, feraient disparaitre les organisations actuelles en territoire ainsi que les emplois qui y sont associés.

Cette trajectoire pèsera également sur la production ferroviaire dont la qualité est liée à la proximité de tous ses acteurs.

DE LA POLYVALENCE À LA DISPARITION DE MÉTIERS ?

La direction le martèle sans cesse : la polyvalence est un axe fort de sa politique d’entreprise.

Elle va donc être développée dans tous les métiers afin de réduire les effectifs en augmentant la charge de travail des cheminots.

C’est par exemple l’objectif recherché, lorsque la direction d’Intercités souhaite intégrer les vendeurs de Paris–Austerlitz et de Bercy à une Unité Opérationnelle service, dont le champ est bien plus large que la vente.

Mais la direction ne se contente pas de multiplier les polyvalences. Elle souhaite rapidement réaliser des coupes franches dans les effectifs en supprimant complétement certains métiers.

En s’empressant de remplacer le matériel Corail par du matériel spécialisé à partir de 2023, elle vise notamment à supprimer les emplois de plus de 200 cheminots de la manoeuvre.

SA 2021, PROMESSES ET POUDRE AUX YEUX

Le nombre de relations trains pour le SA 2021 devrait rester stable et ne pas subir les conséquences des mesures liées à la pandémie.

Cependant la direction d’Intercités ne cache pas son intention d’adapter les compositions de rames en fonction de l’activité. Dans le même temps, l’offre 100% Éco va continuer de se réduire.

Quant à la relance des trains de nuit annoncée par le gouvernement (Paris-Nice et Paris-Tarbes-Hendaye) : il y a loin de la coupe aux lèvres.

Alors que durant des années, les gouvernements ont supprimé presque tous les trains de voyageurs de nuits et les Trains Auto Couchettes, ces annonces ne marquent pas un changement de trajectoire.

En effet, le manque de matériel (voitures voyageurs) et l’absence d’investissement (seulement 100 millions d’euros) à la hauteur des besoins démontrent qu’il s’agit avant tout d’une opération de communication.

Si selon la direction d’Intercités le Paris-Nice semblerait pouvoir à nouveau circuler, le Paris-Tarbes-Hendaye est loin d’être remis sur rail.

Avec les trains Paris-Briançon et Paris-Rodez – lorsque la direction ne le supprime pas par manque de moyen – il n’y aurait que 4 relations de nuit. Bien loin d’un plan de relance.

BO-NA-LY : LE GOUVERNEMENT PATINE, LA DIRECTION DÉRAPE

Sur les lignes Bordeaux-Nantes et Nantes-Lyon (BO-NA-LY), l’Etat s’est évertué à satisfaire les entreprises privées en construisant un cahier des charges d’appel d’offre ainsi qu’un calendrier pour répondre conformément à leurs demandes.

Pour l’État, il s’agissait de favoriser la mise en concurrence de l’entreprise historique pour crédibiliser la politique du gouvernement.

Pour autant, alors que rien ne l’impose, la direction d’Intercités a fait le choix de créer une filiale pour répondre à l’appel d’offre.

Ce choix totalement assumé par la direction indique son intention d’utiliser la mise en concurrence pour morceler encore davantage l’entreprise, et abaisser les conditions sociales des cheminots au travers d’un dumping social.

Compte tenu de la répartition de la charge de travail, près de 600 cheminots d’Intercités sont directement menacés.

Cependant cette trajectoire n’est pas inéluctable : la mobilisation massive des cheminots pourra imposer une autre voie.

ENSEMBLE, GAGNONS SUR NOS REVENDICATIONS !

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SALAIRES, FACILITÉS DE CIRCULATION… SIGNEZ LES PÉTITIONS !

| Fédération

PAS DE SALAIRE, PAS DE TRAVAIL !

Depuis 2014 et après 2 réformes du système ferroviaire, les salaires des cheminots sont gelés !

Ça suffit !

À l’approche des négociations annuelles obligatoires, mobilisons-nous afin de sortir de l’ère glaciaire !

Avec la CGT, je signe et je réclame :

▪ Une augmentation générale des salaires pour tous les cheminots ;
▪ La suppression des zones résidentielles en alignant les zones 2 et 3 sur la zone 1 ;
▪ La mise en place d’une grille de branche pour tous les cheminots ;
▪ La revalorisation des primes de travail ;
▪ Un véritable 13e mois pour tous les cheminots ;
▪ Une prime de vacances unique et uniforme payable en juin et représentant le salaire mensuel minimum d’embauche majoré de 10 % par enfant à charge.

Signez la pétition en ligne

 

FACILITÉS DE CIRCULATION : TOUCHE PAS À MES DROITS !

Après avoir tenté de restreindre l’accès au 3635, voilà que la direction veut interdire aux cheminots et à leurs ayants-droit, l’accès aux guichets !

La dématérialisation vise en fait à tracer l’utilisation des FC afin de les soumettre à la fiscalité.
Toutes ces manoeuvres visent, au final, à amoindrir, voire à faire disparaître, ce droit auquel les cheminots peuvent encore prétendre !

Avec la CGT, je signe et je réclame :

▪ L’accès à tous les canaux de distribution et singulièrement aux guichets ;
▪ L’accès à tous les types de train et à tous les types de transports de substitution ;
▪ La gratuité totale ;
▪ L’extension du droit aux FC pour tous les cheminots de la branche et les personnels CSE/CASI ;
▪ Le refus de toute forme de suivi individualisé en vue de les considérer comme étant soumis à l’impôt.

Signez la pétition en ligne

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30 novembre 2020

Le train Aubrac à l’arrêt entre Bédarieux et Marvejols

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