Fédération CGT des Cheminots


POUR LA DIRECTION, LE PROGRÈS NE VAUT QUE S’IL LUI RAPPORTE !

Programme PROGRES

| Exploitation

À l’ordre du jour de plusieurs CSE, la présentation des outils liés au programme PROGRES (programme d’optimisation de la gestion des ressources) avant leur déploiement.

SCORE (TGV), OSCAR (TER) ou POGS (TRANSILIEN) ont tous un même objectif : rationalisation des ressources et réduction des coûts d’exploitation.

Pour la CGT, ces innovations technologiques à la sauce « IA » sont une mauvaise nouvelle pour l’emploi et les conditions de travail.

Depuis la présentation des prémices du projet PROGRES en 2019, la CGT a fait part de sa forte inquiétude sur les conséquences du déploiement d’outils informatiques visant la généralisation de nouvelles technologies pour la gestion du personnel. Au fil des avancées du projet, ces craintes se sont renforcées, notamment pour le niveau des effectifs des bureaux de la commande du personnel et des fonctions supports ainsi que sur les conditions d’exercice de ces métiers cruciaux dans la production et la gestion des effectifs en temps réel.

Pour les agents CPS, SCORE aura un impact réel, ils deviendront des opérateurs gestionnaires de moyens et non plus des opérateurs CPS. Au final, ces outils remplacent le métier de programmeur en CPS. Ce programme est le bras armé pour effectuer des nouvelles casses de l’emploi, peu importe l’activité. Dans le cadre des objectifs de la direction, ce sont bien des déqualifications qui s’opèrent en lien avec la mise en place des emplois type définis dans l’accord classifications et rémunérations, risquant au final d’entraîner une baisse de la rémunération.

Le dénominateur commun de ces trois outils est la commande par voie dématérialisée qui risque, à terme, de détruire le droit à la déconnexion des cheminots et de leur faire porter la responsabilité en cas de défaillance. Les risques portent également sur une programmation des cheminots à la tâche, confirmant la mise en place de la polyvalence.

Si la direction prétend chercher à améliorer la production, force est de constater, dans le même temps, qu’elle poursuit la casse de l’emploi. Ces outils ne résoudront pas le dilemme de la surcharge de travail des cheminots pris entre les nécessités de service et leur équilibre vie personnelle et professionnelle. La direction souhaite amplifier l’utilisation des outils nomades, au risque d’aliéner les cheminots avec, en ligne de mire, les droits collectifs, notamment le temps de travail et la remise en causes des 35 heures, mais également contourner la réglementation du travail (temps de travail, délai de prévenance, etc.).

L’arrivée des nouvelles technologies ne doit pas réduire les droits des salariés. En effet, ce programme a avant tout pour but de modifier l’organisation du temps de travail et de restreindre les droits des cheminots, en modifiant les conditions de commande des agents en service du sol et du bord par des sollicitations à outrance pour le seul bien du service.

Le déploiement d’outils type SCORE ne permet plus d’avoir les besoins en renfort en fonction du plan de transport à venir, les agents CPS sont donc dans l’impossibilité d’anticiper les besoins, entraînant un manque de réactivité, en raison notamment des multiples suppressions de postes. Enfin, l’ensemble des logiciels actuels, comme Pacific, disparaitront au profit d’outils favorisant la productivité et les suppressions de postes massives, toutes fonctions confondues.

Pour la CGT, les nouvelles technologies doivent rimer avec amélioration des conditions de vie et de travail, et pas avec suppression, détérioration et incertitude !

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PRIME DE TRAVAIL : DE NOUVELLES AVANCÉES POUR LES ASCT, MAIS LA LUTTE CONTINUE LE 13 JANVIER !

NAO du 13 janvier 2026

| Trains

Une troisième rencontre du GT Prime de travail s’est tenue le 6 janvier. Si un pas important a été franchi avec la prise en compte de la revendication CGT de fusionner le S1 et le S2, la CGT n’abandonne pas l’objectif d’obtenir totalement satisfaction. Pour cela, elle appelle les ASCT à agir massivement lors des NAO du 13 janvier prochain.

Pour rappel, il y a cinq ans, la Fédération CGT a travaillé un projet novateur alliant refonte partielle et revalorisation de la prime de travail des ASCT. Une pétition spécifique recueillant 60 % des signatures des ASCT fut initiée. Aussi, le 19 mai 2022, 600 ASCT étaient réunis à l’occasion de la remise des pétitions au siège de la Direction à Saint-Denis. Depuis cette date, la CGT ne cesse de revenir réguliè-rement à la charge (audiences, DCI, rassemblements, grèves…).
Force est de constater que l’abnégation porte ses fruits. À vous de juger :

Revendications CGT Existant avant le projet CGT (2021) Projet CGT applicable au 07/01/2026
Augmentation de la prime de travail. Partie EA afin de reconnaître la technicité et le savoir-faire du métier Montant : 13,36 € par journée de service travaillée x nombre de journées travaillées dans le mois Montant 21,59 € par journée de service travaillées x nombre de journées travaillées dans le mois
Création d’une base garantie N’existait pas. Lors des absences (maladie, SU…), la prime de travail de l’ASCT n’était pas rémunérée. Création de la sécurisation de la prime de travail à hauteur de 320 €/350 par mois (selon les classes et les PR)
Prime de travail activité commerciale renforcée S1-S2 2 taux : S1 de 6 heures à 6 h et 30 min, rémunéré à 4,27 € (4,52 € au 31/12/2025) ; S2 au-delà de 6 h et 30 min, rémunéré à 6,34 € (6,71 € au 31/12/2025) Fusion S1-S2 pour un déclenchement horaire et un montant unique à partir de 6 heures, à 7,00 €

L’application de cette mesure surviendra en avril et sera donc soumise à rémunéra-tion sur la fiche de paie de juin, avec effet rétroactif pour les mois de janvier, février et mars en complément du mois d’avril. Selon les roulements de travail, c’est une augmentation pérenne et comptant pour la retraite de 20 à 40 euros par mois pour une large majorité des ASCT.

L’augmentation de la prime de travail des ASCT a évolué favorablement ces der-nières années. La persévérance de la CGT ainsi que les différentes mobilisations ont été centrales dans ces avancées. Cependant, il reste du chemin à parcourir pour atteindre nos objectifs, à commencer par les NAO du 13 janvier. La Direction, si prompte à verser une prime exceptionnelle de 400 euros (33,33 euros par mois brut, sans pérennité ni financement pour la protection sociale), se doit d’engager des augmentations afin d’apurer le contentieux salarial et de rémunérer à juste titre la technicité et le savoir-faire de tous les cheminots.
Pour cela, la CGT revendique :

  • une augmentation générale des salaires et des pensions de 12 % ;
  • un véritable treizième mois pour tous les cheminots ;
  • la mise en place d’une grille unique pour tous les cheminots, contractuels comme statutaires ;
  • une prime de base garantie correspondant à 75 % de sa valeur.

LA CGT APPELLE À AGIR DANS TOUS LES ÉTABLISSEMENTS LE 13 JANVIER POUR PESER MASSIVEMENT SUR LA TABLE RONDE SALARIALE !

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LA CGT APPELLE LES ASCT À FAIRE UNITÉ POUR DÉFENDRE NOTRE MÉTIER ET NOS DROITS !

| Trains

Les multiples restructurations opérées ces dernières années ont considérablement affecté le contenu du métier d’ASCT.
La Fédération CGT pointe plusieurs sujets qui imposent la construction d’un rapport de force de haut niveau. La prime de travail et l’organisation du travail ont déjà fait l’objet de discussions. Cependant, la réalité démontre que les réponses apportées ne sont pas à la hauteur des exigences. De plus, nous estimons que l’application du règlement STI OPE aura des conséquences néfastes pour l’avenir et la reconnaissance du métier, avec de premiers effets sur le contenu de la formation initiale. Enfin, la gestion des délogements et plus largement des conditions de RHR doit, au regard des enjeux, faire l’objet d’une défense par tous les ASCT.

STI OPE : UN OUTIL DE DUMPING SOCIAL

Sous couvert d’une évolution réglementaire européenne les compé-tences des cheminots en matière de sécurité, dont celle d’une majorité d’ASCT, ont été considérablement abaissées. l’essence de cette régle-mentation vise à faciliter l’ouverture à la concurrence en détricotant les contenus formation, sécurité et d’aptitude. Ainsi, c’est désormais aux entreprises ferroviaires de fixer les critères de reconnaissance. Au regard de ce bouleversement, la Fédération CGT est intervenue à plusieurs occasions afin que la Direction s’exprime sur ses choix en la matière. Cette dernière a été contrainte, lors de l’instance Métier Bord, d’être enfin plus précise.
Pour une majorité d’ASCT, les conséquences sont majeures sur leur quotidien :

  • la suppression de 95 % des textes réglementaires ;
  • le basculement des TES (tâches essentielles de sécurité) en TCS (tâches critiques de sécurité) ;
  • la disparition pour les ASCT des contenus formation et d’aptitude.

Concrètement :

  • les GCIF n’ont plus de formation ni de suivi sécurité ;
  • les ASCT TER accompagnant du matériel ACO et ne pratiquant plus de fonctions sécurité n’auront pas la formation complète pour les nouveaux embauchés et perdront la notion de TCS pour les autres ;
  • les ASCT Intercités opérant sur du matériel Oxygène perdront égale-ment les TCS.

Côté rémunération, cette baisse de compétences laisse planer la question du maintien du code prime 24 (déqualification du métier et perte des sujétions sécurité).

Enfin, concernant les visites médicales, tout agent ayant des TCS continuera à avoir une VAS médicale et psychologique. Pour les autres, la VAS sera réduite et se concentrera sur la recherche de stupéfiants et d’alcoolémie en complément de la VM traditionnelle.

Pour la CGT, c’est un abaissement de savoir-faire qui va encourager le dumping social dans le seul but de favoriser les nouveaux opérateurs ferroviaires. La Direction a le choix de fixer les critères et la responsabi-lité de protéger et de respecter le contenu des métiers des cheminots.

UNE FORMATION INITIALE ASCT À LA HAUTEUR DES ENJEUX DU MÉTIER

Pour la CGT, la formation initiale constitue le socle indispensable du professionnalisme des agents du service commercial trains. Elle garantit la sécurité ferroviaire, la sûreté, la protection des voyageurs et des cheminots ainsi que la qualité du service public.
Seulement, au fil des années, la Direction s’est efforcée de réduire drastiquement le contenu des formations « Premier Emploi » comme continues. Ces choix, dictés par le syndrome du moindre coût, ont été imposés en méprisant les phases d’apprentissage et de connaissance du système ferroviaire, le concept du risque calculé prenant le pas sur la raison et les boucles de rattrapage !
Mi-2025, la Direction a annoncé qu’elle travaillait sur une nouvelle mouture de la formation initiale des ASCT. Si des bilatérales ont été organisées afin « d’écouter » les organisations syndicales, force est de constater que ces rencontres n’ont pas permis d’être entendus… Enfin, n’écoutant que son slogan « Former au juste besoin et au bon moment ! », la Direction a mis en chantier une première cession début octobre.
La CGT s’oppose à cette vision et défend une formation solide et complète. Être ASCT, c’est bénéficier de :

  • une formation qualifiante et reconnue : chaque formation doit déboucher sur une qualification dans la grille CGT du NSTC (nouveau Statut du travail cheminot) ;
  • méthodes pédagogiques exigeantes :
    • en présentiel à 100 %, pas de e-learning ou visio substitutive,
    • avec alternance terrain encadrée par les CBORM, et une négociation autour du cahier des charges formation de la CGT ;
  • unicité du métier ASCT :
    • refus du cloisonnement des parcours et des activités des ASCT formés à toutes les lignes et à toutes les activités,
    • un examen final unique pour l’ensemble des ASCT ;
  • une architecture de formation complète et cohérente de 93 jours de formation en 8 phases successives :
    • immersion dans les métiers ferroviaires,
    • culture sécurité et service public,
    • campus : sécurité, sûreté, incendie, premiers secours, circulation ferroviaire, commercial…,
    • alternance terrain encadrée par les CBORM,
    • retour campus,
    • alternance terrain en autonomie,
    • consolidation sécurité,
    • validation unique nationale ;

Objectif CGT : garantir la maîtrise technique, humaine et réglementaire du métier dès l’examen final et remettre la sécurité ferroviaire au cœur du métier. La sécurité ne se délègue pas et exige :

  • une formation renforcée sur les risques ferroviaires ;
  • des retours d’expérience et études de cas ;
  • une autonomie progressive, jamais imposée.

Ce que la CGT exige concrètement, c’est :

  • une formation initiale complète et qualifiante ;
  • des exigences sécurité maintenues au plus haut niveau ;
  • une expertise service public intégrée au cursus ;
  • un accompagnement syndical en formation.

Pour un métier respecté, un seul métier ASCT ! une seule validation nationale !

PRIME DE TRAVAIL : ASCT CONTRACTUEL·LE·S COMME STATUTAIRES, UN SEUL MÉTIER, UNE SEULE PRIME, UNE SEULE LUTTE !
C’est sur les bases d’un réel savoir-faire que la Fédération CGT défend la reconnais-sance du métier. Sur l’impulsion de la CGT et d’un rapport de force important, le code prime 24 spécifique aux agents aux Trains a été créé. Depuis ces 25 dernières années, les revendications suivies d’actions CGT ont permis de revaloriser à plusieurs reprises notre prime de travail et d’y joindre un élément supplémentaire de rémunéra-tion (S2). Cette conquête propre aux ASCT s’est ouverte autant pour les contractuel·le·s que pour les statutaires. Les ASCT sont au coeur du service public ferroviaire et au coeur de la sécurité ferroviaire, avec leurs différents partenaires de sécurité. Ils sont les garant·e·s quotidiens de la sécurité ferroviaire, des voyageurs et du service public.

Pour la CGT, la prime de travail rémunère notre technicité, notre savoir-faire et nos responsabilités. La prime de travail est une indemnité liée à la présence et à la durée effective du temps de travail. Aussi, elle doit prendre en compte la complexité de notre métier. Pour la CGT Cheminots, la prime de travail doit être revalorisée de toute urgence ! Depuis 2021, la CGT propose un projet permettant de revaloriser et de refondre le mécanisme actuel.

Éléments de la prime de travail Ce que cela rémunère
EA – accompagnement train Journées relevées × taux journalier
AC – activité commerciale Heures effectives × taux horaire × coefficient
CR.S1 – commercial renforcé S1 Minutes de 6 h à 6 h 30 min × taux horaire
CR.S2 – commercial renforcé S2 Minutes au-delà de 6 h 30 min x taux horaire

RÉSULTAT : UN CALCUL ALÉATOIRE, PEU LISIBLE ET SOURCE D’INJUSTICES
Ne se satisfaisant pas du mécanisme actuel, la CGT Cheminots revendique la refonte de la prime de travail. Pour cela, la CGT Cheminots revendique :

  • la revalorisation, la sécurisation et la simplification pour tous les ASCT, contractuel·le·s et statutaires ;
  • la revalorisation immédiate pour tous les ASCT (contractuel·le·s et statutaires) par l’augmentation de l’élément EA de 21,59 €/jour à 32,14 euros, ceci permettant d’atteindre une prime de travail d’environ 820 euros (selon la position de rémuné-ration), dont 500 euros de base garantie ;
  • l’égalité de traitement : même prime de travail à toutes les activités, fondée sur un socle unique intégrant les missions de sécurité ;
  • un calcul juste et une lecture simple : déclenchement dès la première minute de travail, fusion des éléments sans perte (S1-S2) à partir de 6 heures de travail effectif sur le taux le plus élevé (6,71 euros à ce jour).

DÉLOGEMENTS ET CONDITIONS DE RHR : IL EST TEMPS D’AGIR !

La bonne santé physique et mentale des cheminots est un souci majeur et permanent de la Fédération CGT des cheminots. En ce sens, la qualité des repos hors résidence est scrupuleusement suivie en territoires par les militant·e·s CGT. Seulement, mois après mois, force est de constater que la situation se dégrade pour les ASCT et les ADC, des délogements de dernières minutes par manque de places Orféa entraînant des relogements à plusieurs dizaines de kilomètres. S’ajoutent à ces situations, l’abaissement voire la médiocrité de certaines conditions de RHR (climatisation en rade l’été, punaises de lit…). La récurrence des événements et leur gestion dégradent le quotidien des ASCT. Ils ont en outre des répercussions négatives sur la qualité des repos.

Avec l’amplification des problèmes rencontrés par les ASCT lors des RHR, la Fédération CGT des cheminots a exigé des mesures concrètes auprès de la Direction, mais celle-ci rechigne à mettre en oeuvre ses propres décisions.

La CGT revendique que les temps de trajets sur les RHR soient pris en compte dans le temps de travail et donc de modifier les journées de service en conséquence sans les dégrader !

Trois dates sont prévues avec la Direction : le 6 janvier concernant la prime de travail ; le 13 janvier avec la table ronde NAO ; et enfin courant janvier (pas de date précise à l’heure où nous écrivons ce texte) pour un échange avec la Direction sur les suites de la restitution de l’audit « Organisation du travail ». Il sera nécessaire de peser sur ces séquences afin de sauvegarder le contenu du métier, de conquérir de nouveaux droits et d’améliorer le quotidien de tous les ASCT. Aussi, à l’issue de ces rencontres, la Fédération CGT proposera d’agir.

Pour la CGT, il est nécessaire que TOUS les ASCT soient unis pour faire face à ces attaques. Aussi, la Fédération CGT des cheminots propose aux fédéra-tions Unsa, Sud-Rail et CFDT une rencontre afin de proposer et créer les bases permettant la construction d’une plate-forme commune ASCT.

La CGT, reste constante pour la défense des droits de TOUS les cheminots. Elle appelle les ASCT de toutes activités à débattre sur les enjeux de la période et de décider collectivement des suites à donner à nos mobilisations.

ENSEMBLE, NOUS SERONS PLUS FORTS !

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À QUAND DE VÉRITABLES NÉGOCIATIONS ?

GT prime de travail ASCT

| Trains

Un deuxième rendez-vous sur la prime de travail s’est tenu mercredi 5 novembre.
Si rien n’est encore acté, cette rencontre aura permis, sous la pression du préavis CGT spécifique aux ASCT, d’obtenir quelques concessions.
Cependant, la satisfaction des revendications nécessitera d’élever le rapport de force !

Pour faire suite à l’engagement de la DRH de la SA Voyageurs (courrier du 3 avril 2025) confirmé par les écrits du DRH groupe (courrier du 7 mai 2025), la direction a entrepris de réunir les fédérations syndicales dans le cadre de groupes de travail spécifiques afin d’étudier la revalorisation de la prime de travail.

Après une première rencontre le 11 juin 2025, où la CGT avait réitéré ses propositions de refonte et de revalorisation de la prime de travail ASCT, ce second rendez-vous devait permettre d’acter quelques engagements.

Pour le moment, le compte n’y est pas !

UNE PROPOSITION EN TROMPE L’ŒIL

Pour répondre aux besoins de simplifier la lecture et la compréhension du calcul de la prime de travail, la direction a annoncé avoir validé une revendication de la CGT, à savoir la fusion des éléments 3 et 4 dits CR.S1 et CR.S2.
Cependant, celle-ci, cherchant une fois de plus à préserver ses objectifs économiques, s’est permis de modifier notre proposition :

 

Situation actuelle Proposition de la direction Proposition CGT

Déclenchement S1 à partir de 6 h de travail effectif jusqu’à 6 h 30. Montant : 4.52 €

Déclenchement S2 à partir de 6 h 30 et au-delà.
Montant : 6.71 €

S1 à partir de 6 h de travail effectif.
Montant : 6 €

S2 à partir de 7 h de travail effectif.
Montant : 7.50 €

Fusion réelle du S1/S2 à compter de 6h de travail effectif.

Alignement sur le taux le plus élevé : 6.71 €

En séance, la CGT a défendu son mode de calcul qui s’inscrit dans un cadre global de refonte et de revalorisation de la prime de travail et conduit à une rémunération supérieure. Les 3 exemples de calcul repris en séance par la CGT sur la fusion S1/S2 avec alignement du taux le plus élevé amènent à des augmentations mensuelles de 15, 22 et 31 €. Ces arguments auront contraint la direction a annoncé qu’elle revoyait sa copie et convoquerait une troisième réunion qui devrait intervenir fin décembre-début janvier 2026.

CIRCULEZ, IL N’Y A RIEN À VOIR !

Alors que la CGT porte dans son projet la revalorisation de l’élément 1 (EA) avec la mise en place d’une forfaitisation, amenant le niveau de la prime de travail autour de 800 €, dont une base garantie 500 € mensuels quelle que soit l’utilisation (congés, maladie, SU…), celle-ci n’est pour le moment pas prise en compte.

Pour le reste, la direction annonce la mise en place d’un dispositif numérique permettant la distribution par mail des 2P5bis. Si certaines BU TER ont pris de l’avance, TGV/IC va suivre et Transilien n’a pas fait d’annonce sur la temporalité de cette mise en oeuvre.

Pour le moment, l’homogénéité des mises à disposition de ces informations personnelles visant à ce que chaque agent puisse être en capacité de vérifier sa rémunération, n’est pas effective. Aussi, l’intitulé 2P5bis va évoluer vers le RMA (relevé mensuel d’activité).

Le bilan de cette nouvelle étape de discussions n’est clairement pas à la hauteur des enjeux. La Fédération CGT des cheminots appelle les ASCT à débattre avec les militantes et militants de la CGT pour construire, partout, un véritable de force pour faire avancer nos revendications.

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GCIF : POURSUIVONS ET AMPLIFIONS NOS REVENDICATIONS !

| Trains

La pétition revendiquant l’instauration d’une indemnité mensuelle forfaitaire pour les GCIF se poursuit. Son mécanisme assurant une augmentation de 20% par rapport à l’indemnité journalière actuelle ainsi que son versement garanti répond à la demande des GCIF.
Par cette initiative revendicative la CGT impose le débat. Désormais, la Direction doit y répondre !

Le CTN Train (Collectif Technique National Train) réunit régulièrement ses équipes militantes de la RP afin de traiter spécifiquement et collectivement les revendications des GCIF dans un contexte social incertain et dégradé. En
effet, l’ouverture à la concurrence se profile pour certains et est une réalité pour d’autres. Dans ce cas, la direction profite de cet état de fait pour s’attaquer au contenu métier et à la rémunération des GCIF. La CGT demeure opposée à cette vision mortifère pour les droits des salariés et pour le service public ferroviaire. Elle est dans ce contexte la seule organisation syndicale à être force de proposition.

L’augmentation de la Prime de travail pour tous les ASCT ainsi que l’évolution de l’indemnité journalière pour les GCIF vers une indemnité mensuelle forfaitaire s’inscrivent dans ces pas.

Ainsi, depuis le 4 juillet 2025, la CGT propose la signature d’une pétition aux GCIF revendiquant :

  •  La refonte et la revalorisation de la prime de travail des ASCT (revendication à 820 euros par mois en moyenne dont 500 euros garantis, couvrant toutes absences comme maladie, AT, SU…).
  • Le maintien du contenu sécurité du métier, ceci nous garantissant de ne pas perdre nos garanties collectives issues du métier d’ASCT et nos missions au profit d’autres polyvalents et non rémunérés.
  • La modification de l’indemnité journalière en indemnité mensuelle forfaitaire Transilien revalorisée à hauteur de 20%.

Avec environ 300 signatures, cette pétition impose à la Direction d’ouvrir de réelles négociations. Pour autant, sa posture hermétique nécessite d’élever le rapport de force pour conquérir de nouveaux droits.

Cette démarche met en évidence la politique de rémunération de Transilien et de la SNCF en général. L’indemnité journalière a été mise en place il y a quelques années pour atténuer (sans effacer) la perte des RHR. Or tandis que le coût de la vie a explosé, les augmentations que ce soit générales de salaire ou des EVS n’ont pas suivi ces mouvements inflationnistes. La
direction a alors incité les GCIF à « courir après les EVS ».
En toute connaissance de cause, elle a omis de traiter la fragilité de la rémunération.
La mise en place de la tarification unique en IDF au 1er janvier a été un premier coup, viennent désormais les annonces fracassantes des directions des filiales visant à ne prendre qu’une partie de la rémunération pour les agents transférés.

Ainsi, la revendication CGT vient contrer ces manigances en augmentant la part fixe pour les GCIF. La pétition CGT est au service des GCIF, et met en exergue que l’engagement collectif est un gage pour faire bouger les lignes.

POUR PESER ET GAGNER SIGNONS MASSIVEMENT
LA
PÉTITION CGT ET PARTICIPONS MAJORITAIREMENT
À
L’ACTION DE GRÈVE DU 05 NOVEMBRE
POUR LA
REFONTE ET LA REVALORISATION DE LA PRIME
DE
TRAVAIL DES ASCT

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LE 5 NOVEMBRE, AGISSONS POUR LA RECONNAISSANCE DU MÉTIER !

Prime de travail

| Trains

Le 5 novembre 2025, la Direction convoque une nouvelle rencontre « prime de travail », conformément aux engagements pris en avril 2025. C’est l’occasion pour tous les ASCT, quelle que soit leur activité, de peser sur ces négociations pour obtenir de réelles avancées, y compris sur les sujets du quotidien.

PRIME DE TRAVAIL : LES ASCT EXIGENT DU CONCRET !

Le projet CGT date du 7 juillet 2021. Une pétition spécifique signée massivement par les ASCT a été remise le 19 mai 2022. Depuis, la CGT maintient la pression et poursuit la bataille qu’elle a engagée. Cette juste revendication est plus que jamais d’actualité. La Direction doit répondre à la forte attente que ce mouvement a suscitée.

La première rencontre du 11 juin 2025, placée sous la surveillance des ASCT à l’appel de la CGT, a permis de faire un état des lieux sur la situation actuelle et sur les propositions. Le projet CGT (fusion S1-S2 + nouvelle rubrique mettant en valeur la reconnaissance ainsi que la technicité du métier en y incorporant une base garantie d’une valeur de 150 euros par mois) permettrait une hausse substantielle de la prime de travail afin de la porter à environ 820 euros par mois, dont plus de 500 euros garantis.

POURQUOI DEVONS-NOUS NOUS MOBILISER ?

Les actions collectives (rassemblements, pétitions, demandes d’audience, DCI…) payent et ont déjà permis d’arracher l’ouverture des négociations, le 11 juin. Aussi, cette date du 5 novembre est une nouvelle étape au cours de laquelle la Direction aura la tâche d’apporter des réponses concrètes. Des conclusions de haut niveau doivent être mises sur la table sans tarder !

EN SE MOBILISANT MASSIVEMENT À L’APPEL DE LA CGT, NOUS

  • défendons collectivement l’objectif d’une prime de travail revalorisée et garantie POUR TOUS LES ASCT ;
  • exigeons la fusion des éléments 3 et 4 (S1-S2) sur le taux le plus élevé ;
  • exigeons une prime de travail transverse à toutes les activités et fondée sur un socle unique intégrant la sécurité.

LA CGT APPELLE TOUS LES ASCT À AGIR PAR LA GRÈVE LE 5 NOVEMBRE PROCHAIN ET À PARTICIPER AUX INITIATIVES EN PROXIMITÉ IMPULSÉES PAR LES SYNDICATS CGT LOCAUX.

SOYONS CONVAINCUS QUE SEUL LE RAPPORT DE FORCE PERMETTRA D’ARRACHER DE NOUVEAUX CONQUIS SOCIAUX.

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LICENCIEMENT SUITE À INAPTITUDE, UN CAUCHEMAR QUI SE MATÉRIALISE !

Accord de branche

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Après des simulacres de discussions avec l’UTPF (Medef du rail), dans le cadre de négociations de branche, les organisations syndicales étaient appelées à se prononcer sur trois accords (Inaptitude pour les personnes exécutant des TCS, Frais de santé-Prévoyance, Emploi et Formation professionnelle). Focus sur un accord proposé : l’inaptitude. La CGT n’apposera pas sa signature et propose, le cas échéant, de s’opposer à cet accord.

À ce jour, dans l’entreprise, les ASCT font partie des personnels qui exercent des tâches critiques de sécurité (TCS). Ils sont soumis à diverses contraintes, dont la VAS. Lorsqu’il y a malheureusement des cas d’inapti-tude définitive au poste, l’employeur a une obligation de reclassement des cheminots concernés. Mais l’accord proposé par le patronat va bouleverser les règles et enfoncer un coin dans les garanties sociales.

LE LICENCIEMENT POUR SEULE RÉPONSE À L’INAPTITUDE !

L’accord met en évidence le peu de considération qu’a le patronat à l’encontre des cheminots. Concrètement, pour les ASCT, en cas de transfert vers une entreprise ferroviaire privée ou une filiale (après la période neutre des 15 mois), qu’ils soient contractuels ou sous statut, les conséquences sont désastreuses et d’une violence inouïe.
En effet, sous couvert de protéger les entreprises ferroviaires privées de « lourdeurs administratives », le traitement des inaptes est brutal et définitif.

Le licenciement… Ainsi, les agents déjà victimes d’une visite d’aptitude sécurité aux critères ultrarigides seront les jouets d’un accord violent à la main du patronat.

Au vu de ces éléments, la Fédération CGT des cheminots refuse de signer l’accord. S’il était validé par d’autres organisations syndicales, ce serait un blanc-seing offert au patronat avec des conséquences dramatiques pour les ASCT.

LA CGT revendique la garantie de l’emploi et le maintien de la rémunération.

ENSEMBLE POUR GAGNER SUR NOS REVENDICATIONS !

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UNE DÉQUALIFICATION PROGRAMMÉE DU MÉTIER D’ASCT !

STI OPE

| Trains

La Fédération CGT a rencontré la direction de SNCF Voyageurs dans le cadre d’une audience concernant l’évolution du règlement STI OPE.
Au regard du contenu structurant de ce dossier, il était majeur pour la CGT d’examiner la situation et d’avoir un éclairage précis sur les différents scénarios d’application.

Pour rappel, la STI OPE est une évolution réglementaire européenne visant à baisser drastiquement les compétences en matière de sécurité ferroviaire des cheminots et donc des ASCT pour faciliter l’arrivée de la concurrence !

De manière concrète :

  • les tâches essentielles de sécurité deviennent des tâches critiques de sécurité ;
  • 95 % des textes sécurité disparaissent ;
  • les niveaux de formation et d’aptitude des personnels ainsi que l’application de certaines tâches sécurité seront à la main des entreprises ferroviaire.

Depuis plusieurs mois, la CGT interpelle la Direction quant aux conséquences directes et indirectes de l’application de cette mesure. Au cours de cette audience, la CGT a exigé des réponses factuelles pour TOUS les ASCT, quelle que soit leur activité.

La Direction a confirmé que l’application entraînerait des répercussions sur l’application des mesures sécurité incombant aux ASCT :

  • les GCIF n’ont plus de formation ni de suivi sécurité, ils perdent de fait la connaissance, le suivi et la pratique des TCS ;
  • les ASCT TER accompagnant du matériel ACO et ne pratiquant plus de fonctions sécurité n’auront pas la formation complète pour les nouveaux embauchés et perdront la notion de TCS pour les autres. Seul bémol concernant les ASCT accompagnant des trains circulant sur des lignes avec certaines spécificités (fortes pentes, protection arrière, double voie sans radio sol-train) : ils bénéficieront d’un module spécifique ;
  • les ASCT IC opérant sur du matériel Oxygène perdront également les TCS.

Ces éléments auront des impacts directs sur le niveau de formation et d’aptitude et sur les parcours professionnels. Avec l’application de la STI OPE, la Direction concentre le niveau de formation sur les seuls gestes pratiqués ! Cette décision est aveuglément guidée par le prisme économique et aura pour conséquence la disparition des connaissances transverses et complémentaires du système ferroviaire.

Concernant la VAS, la Direction a expliqué que tout agent ayant des TCS continuera à avoir une VAS médicale et psychologique. Pour les autres, la VAS sera réduite et se concentrera sur la recherche de stupéfiants et d’alcoolémie en complément de la VM traditionnelle.
La part des ASCT concernés pourrait atteindre les 5 000 agents, ce qui entraînerait des conséquences graves sur leur parcours professionnel, leur rémunération et plus largement sur l’avenir des centres d’aptitude, dont certains sont déjà fragiles.

Enfin, concernant l’impact sur la prime de travail des ASCT concernés par la perte des TCS, la Direction est restée évasive !

Pour la CGT, la Direction se sert outrageusement de l’évolution d’un règlement ayant pour but de favoriser les nouveaux entrants dans le cadre de l’ouverture à la concurrence pour éclater le contenu et le concept du métier unique d’ASCT. La Direction n’invente rien, elle utilise les vieilles recettes du dumping social.

D’autres choix sont possibles. La défense de notre métier, de notre rémunération et de nos droits (pénibilité, CAA, déroulement de carrière…) doit passer par une large mobilisation pour arracher le nouveau Statut du travail cheminot et ainsi améliorer nos droits !

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CANICULE : LES RÉPONSES DE LA DIRECTION

Alerte production

| Traction

Au regard d’une recrudescence des dégradations constatées des conditions d’acheminement et de couchage dans les résidences Orféa, la Fédération CGT des cheminots a interpellé, par courrier, la direction de SNCF Voyageurs le 8 juillet dernier.

À la suite de ce courrier d’interpellation qui mettait en exergue la réalité vécue par les personnels roulants, à savoir :

  • des conditions d’hébergement ne permettant pas de prendre un repos récupérateur : chambres étouffantes, literies vétustes, espaces communs surchauffés ;
  • des délogements subis à la dernière minute, éloignés des gares et des lieux de travail ;
  • une absence totale d’anticipation, alors que le sujet avait été traité en amont des JOP 2024, la Fédération a reçu une réponse de la direction SNCF le 21 juillet.

Dans cette lettre de réponse, la Direction indique partager certains constats de la CGT et a apporté les éléments suivants :

  • 70 % des résidences sont équipées de climatisation, et les sites de Toulouse, Lyon Perrache, Montparnasse, Nantes et Ambérieux devraient être équipés prochainement ;
  • pour les autres, des protocoles sont en place avec des ventilateurs et fontaines à eau à disposition ;
  • triplement des engagements budgétaires sur 2024 et 2025 pour améliorer la qualité de l’hébergement ;
  • changement de toutes les literies ;
  • installation de douches et sanitaires dans les résidences où il y avait des manquements ;
  • changement des serrures…

Au-delà de cette liste de mesures, qui démontre que les cheminots, avec la CGT, ont raison de continuer à revendiquer l’amélioration des conditions de travail, nous obtenons l’engagement d’une vigilance accrue sur les délogements et une priorité donnée aux personnels roulants dans les résidences ou hébergements proches des lieux de prise et de fin de service. Cependant, certaines interpellations et problèmes restent encore sans réponse.
Aussi, la CGT exige :

  • des conditions de repos dignes, toute l’année, dans toutes les résidences Orféa ;
  • aucun délogement, sauf cas d’extrême urgence ;
  • des investissements immédiats pour garantir climatisation, literie de qualité et espaces communs décents ;
  • une réelle concertation avec les représentants du personnel pour chaque projet d’hébergement.

LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS APPELLE TOUS LES AGENTS À PRÉVENIR LES MEMBRES CGT DES CSSCT EN CAS DE MANQUEMENT ET, LE CAS ÉCHÉANT, À FAIRE VALOIR LEURS DROITS !

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FORTES CHALEURS, LA DIRECTION DOIT Y RÉPONDRE !

| Trains

Les épisodes caniculaires sont de plus en plus précoces et intenses. Ces pics de fortes chaleurs ont des conséquences sur les conditions de travail et de repos. Pour y faire face, les mesures prises par la Direction ne sont pas à la hauteur des situations. Elles laissent les ASCT en plein désarroi pour assurer leurs missions, gérer les situations perturbées et pouvoir prendre un repos réparateur en RHR. Ce qui était possible lors des JOP 2024 l’est encore !

Les récentes séquences caniculaires ont une fois de plus mis en exergue la fragilité du matériel en circulation. Jusqu’à présent, Intercités ainsi que certaines rames TER (73500…) et, à un degré moindre, Ouigo étaient régulièrement visées par des articles peu élogieux relatant des conditions de voyage épouvantables. En effet, les constats faits ces derniers jours, lors de la dernière période de canicule, ont démontré que toutes les circulations étaient concernées.

Les chaleurs intenses mettent à rude épreuve les installations ferroviaires. Les limites du matériel Corail sont connues depuis l’été 2003… Certaines rames TER ne climatisent pas, elles réfrigèrent tout au mieux, et à condition de ne pas avoir une forte affluence. Enfin, les difficultés rencontrées dans les technicentres, principalement en raison des manques d’effectifs et des process d’organisation du travail contestables, mettent à mal le service rendu.
Alors, dès lors qu’il y a des craintes de panne de climatisation, la Direction supprime les circulations (Intercités bat des records, cette année…). Pourtant, lorsqu’elle s’en donne les moyens, la Direction améliore la situation. Lors de la période JOP 2024, avec des pics de chaleur similaires, très peu de cas ont été relevés… Ainsi, c’est bien une question d’investissements en personnels et d’anticipation qui fait la différence.
Selon une étude récente de l’INRS (Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles), il est difficile de travailler au-delà de 28 °C pour un travail physique et de 30 °C pour un travail sédentaire. Dans plusieurs rames, il a été constaté des températures bien plus élevées…

La CGT rappelle que le décret du 25 mai 2025 impose plusieurs mesures aux employeurs :

  • augmentation de la quantité d’eau ;
  • choix d’équipements de travail adaptés (la direction TGV Atlantique interdit aux ASCT le port des polos réglementaires…) ;
  • fourniture d’équipements de protection individuelle ;
  • adaptation des organisations du travail, avec des pauses complémentaires éventuelles.

Ce décret est un point d’appui pour imposer à la Direction des mesures énergiques et durables pour les ASCT et les usagers.

Les événements climatiques intenses ont d’autres conséquences pour le personnel roulant. Plusieurs structures Orféa ont connu des défaillances de climatisation, quand d’autres ont pris la décision contestable de régler la température des chambres et espaces communs à une température de 26 °C.

Parfois, des relogements vers des hôtels à plusieurs dizaines de minutes des gares accroissent le temps d’acheminement et réduisent le repos récupérateur. La Direction est responsable de la qualité des repos hors résidence. Il en va des capacités de chacun de pouvoir remplir ses missions, notamment de sécurité, en toute sérénité.

La CGT a interpellé la direction de SNCF Voyageurs et d’Orféa afin de les mettre face à leurs responsabilités et permettre ainsi aux ASCT de travailler et de prendre leurs repos dans des conditions optimales.

AVEC LA CGT, JE NE SUBIS PAS, JE GAGNE DES DROITS !

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