Fédération CGT des Cheminots


VENDREDI 1ER DÉCEMBRE : JOURNÉE SANS ITINÉRAIRE !

EIC

| Exploitation

La CGT appelle les cheminots de la Circulation à se mobiliser pour arracher à la Direction une meilleure rémunération et de meilleures conditions de travail. Le 1er décembre, TOUS EN GRÈVE !

La Direction refuse de revoir sa copie sur les engagements pris en 2022. Les cheminots subissent toujours les manques d’effectifs et d’une réelle reconnaissance salariale de leur métier, le manque de postes à moindre pénibilité et le défaut d’une prise en compte de la totalité du temps de remise de service. Les congés sont régulièrement refusés ou imposés. Les agents de réserve et les dirigeants de proximité sont surexploités et utilisés au-delà des dispositions réglementaires.

SEULES LES LUTTES MENÉES SONT GAGNANTES !

Les exemples sont multiples et démontrent que les mobilisations locales massives font plier les directions nationales et locales.

Après plusieurs journées de grève, les agents Circulation du PRCI du Mans ont sauvé leurs postes et obtenu une révision du schéma directeur de la CCR Grand Ouest !

En Normandie, le 13 novembre, une grève à l’initiative de la CGT a mobilisé plus de 78 % de cheminot·e·s excédés par leurs conditions de travail. Cette lutte a permis l’augmentation du nombre de recrutements en 2024, le retour des roulements à 5 agents et l’amélioration du plan de formation.

REPRENDRE LA VOIE DE L’ACTION

La direction de SNCF Réseau gèle les embauches et précarise l’emploi en utilisant les contrats d’intérim et CDD !

Les directions d’établissement définissent l’utilisation des cheminots et organisent le siphonnage de leurs compteurs TQ pour annihiler la prise en compte du temps de remise de service. Quel que soit le compteur utilisé, les directions ont donc la possibilité de neutraliser le décompte. La CGT revendique la reconnaissance du temps de remise de service à hauteur de 15 minutes et la neutralisation des décomptes.

L’indemnité Circulation de 60 euros par mois obtenue reste insuffisante au regard de la technicité de nos métiers. D’autant plus que certaines directions conditionnent cette indemnité au présentéisme. La CGT revendique le doublement de la prime de travail pour toutes et tous.

Concernant les parcours professionnels et les postes à moindre pénibilité, aucune mesure concrète n’a été prise. La CGT revendique la création de postes à moindre pénibilité pour les cheminots en fin de carrière. Ces postes d’AFP, d’UO, d’assistant DPX, de renfort travaux, de coupeur permettraient d’améliorer concrètement les conditions de travail ainsi que l’accueil et l’encadrement des jeunes embauchés. Les cheminots attendent des mesures en lien avec la pénibilité et les fins de carrière.

La CGT fait la proposition d’une CPA de 48 mois pour tous les cheminots, avec des mesures pouvant aller jusqu’à 18 mois supplémentaires pour les métiers de la Circulation reconnus à pénibilité avérée. Face à une direction qui reste sourde, il nous faut hausser le ton pour nous faire entendre !

La Fédération CGT des cheminots a déposé un préavis de grève couvrant l’ensemble des personnels des EIC pour la période allant du jeudi 30 novembre 2023 à 19 heures au samedi 2 décembre 2023 à 8 heures.

La CGT appelle les cheminot·e·s de la Circulation à déposer massivement leur D2I et à agir le vendredi 1er décembre 2023 !

Toutes et tous en grève pour gagner sur nos revendications !

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ÊTRE À LA HAUTEUR DU MOMENT

| Communiqué

Le 7 juillet dernier, les forces de gauche ont été placées en tête du second tour des législatives. L’attente légitime vis-à-vis des élus du NFP est immense. Celui-ci doit maintenant faire preuve d’une responsabilité au moins équivalente à celle de ses électrices et électeurs.

La stratégie de dissolution de Macron favorisant la prise du pouvoir par l’extrême droite et ses alliés a été mise en échec. Le plus grave a été évité, pour l’heure. Cependant, des incertitudes demeurent quant à la constitution d’un gouvernement résolument tourné vers le progrès social.

En tant qu’organisation syndicale, nos exigences sociales restent les mêmes qu’avant ces élections.

En cela, nous exigeons :

  • L’abrogation de la réforme des retraites ;
  • L’augmentation des salaires, des pensions et des minima sociaux ;
  • L’égalité professionnelle femmes-hommes ;
  • Des moyens pour nos services publics et arrêter le processus de privatisation de Fret SNCF et du transport ferré de voyageurs ;
  • Le retour à l’unicité de l’entreprise SNCF ;
  • Des conditions sociales de haut niveau pour l’ensemble des cheminots du secteur ferroviaire ;
  • Une vraie politique de réindustrialisation du pays ;
  • La garantie des libertés, en commençant par voter une amnistie des militants syndicaux condamnés lors d’actions revendicatives.

En ce sens, la responsabilité des 4 principales forces constituant le NFP est sans précédent. 10 jours après le second tour, il convient donc d’être à la hauteur des espoirs formulés par le vote du peuple de gauche qui a fait un choix clair quant à l’avenir social et sociétal de notre pays.

Les cheminotes et les cheminots qui, comme bon nombre de citoyens, se sont engagés dans la dernière période, ont également affirmé qu’ils ne seraient ni amnésiques, ni naïfs. Sans plus attendre, un signal fort doit être envoyé quant à la constitution d’un gouvernement en capacité de se mettre au travail immédiatement afin de répondre aux attentes sociales.

Quoiqu’il en soit, la Fédération CGT des cheminots réaffirme que jamais les cheminots ne baisseront ni la garde, ni la tête, ni les yeux. Si la période que nous traversons est difficile à bien des égards pour les cheminots, les syndiqués et militants que nous sommes, elle est aussi de ces périodes qui permettront de démontrer que nous sommes déterminés, fiers et forts !

QUELLE QUE SOIT LA SITUATION DANS LES JOURS ET SEMAINES À VENIR, NOUS CONTINUERONS, DANS L’UNITÉ SYNDICALE LE PLUS LARGE POSSIBLE, À IMPOSER NOS REVENDICATIONS PAR LA LUTTE, AVEC CONSTANCE ET RESPONSABILITÉ !

 

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PORTONS L’ESPOIR !

| Maîtrise et cadres UFCM

Emmanuel Macron veut poursuivre ses orientations politiques et économiques, comme s’il ne s’était rien passé dans les urnes.

La CGT a pris ses responsabilités en appelant à voter pour le programme du Nouveau Front Populaire (NFP) et en mobilisant très largement contre l’extrême droite. L’espoir suscité doit se matérialiser.

L’extrême droite et ses alliés ont été mis en échec. Le plus grave a été évité, même si des incertitudes demeurent quant à la constitution d’un gouvernement résolument tourné vers le progrès social.

La responsabilité des élus du Nouveau Front Populaire est immense. Le second tour oblige aussi tous les députés qui ont été élus grâce aux voix
des électeurs du Nouveau Front Populaire.

Les Ingénieurs, Cadres, Techniciens et Agents de Maitrise (ICTAM) ont largement compris et partagé ce positionnement ; la poussée de la gauche et le vote de colère en direction du RN démontrent une volonté d’une réorientation sociale dans le pays. La présidence d’Emmanuel Macron a tiré vers le bas l’ensemble des travailleurs. Les services publics, notamment la SNCF avec son explosion en 2018, ont été affaiblis.

Le futur gouvernement devra prendre des décisions stratégiques. L’avenir de la SNCF est lié au futur exécutif. L’espoir suscité par le vote est immense, nos exigences sociales le sont tout autant. En cela, nous exigeons :

  • ▪ L’abrogation de la réforme des retraites ;
  • L’augmentation des salaires, des pensions et des minima sociaux ;
  • L’égalité professionnelle femmes-hommes ;
  • Le retour à l’unicité de l’entreprise SNCF ;
  • L’arrêt du processus de privatisation de Fret SNCF par la mise en place d’un moratoire sur le plan de discontinuité, comme le recommande un rapport d’enquête parlementaire ;
  • L’arrêt de la concurrence dans le transport ferré de voyageurs et sa logique de filialisation, dans le cadre des appels d’offres pour les TER, qui conduit au transfert des cheminots dans des sociétés privées ;
  • Des conditions sociales de haut niveau pour l’ensemble des cheminots du secteur ferroviaire ;
  • Une vraie politique de réindustrialisation du pays ;
  • La garantie des libertés, en commençant par voter une amnistie des militants syndicaux condamnés lors d’actions revendicatives.

Le plan à 100 milliards pour le rail d’ici 2040 doit être fléché. Un exécutif progressiste serait à même de bâtir un projet de loi de financement des
infrastructures ferroviaires. Un tel texte pourrait trouver un large consensus, car il répond aux besoins de rail dans les territoires.

Le 18 juillet prochain, la Fédération CGT des cheminots appelle ses syndicats à organiser, en lien avec les structures interprofessionnelles, des rassemblements devant les préfectures et à Paris à proximité de l’Assemblée nationale pour exiger la mise en place d’un gouvernement issu du Nouveau Front Populaire.

NE NOUS FAISONS PAS VOLER NOTRE VICTOIRE !

L’UFCM-CGT invite l’ensemble des cadres et maîtrises du ferroviaire à être attentifs et à participer aux initiatives CGT qui auront lieu près de leurs lieux de travail, de vie et de congés, dès le 18 juillet mais aussi durant tout l’été, sur ces sujets comme sur ceux des problématiques du quotidien.

L’UFCM-CGT prépare son Congrès. Au coeur de ses débats : le rôle, la place, les besoins des cadres et maîtrises pour bien vivre, bien travailler, bien organiser le travail.

Cet été, peut-être que, encore plus que d’habitude, les cadres et maîtrises vont subir une forte pression pour réaliser coûte que coûte la production et pallier le manque d’emplois.

Les syndiqués UFCM-CGT seront à vos côtés !

Des rendez-vous seront organisés sur tout le territoire, sous forme d’assemblées générales ou autres. Venez discuter, échanger. Rapprochez-vous de nos militants pour construire ensemble les revendications et débattre des modes et moyens de mobilisation.

ENSEMBLE,
TOUS CHEMINOTS,
PLUS NOMBREUX,
PLUS FORTS !

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LA JEUNESSE CHEMINOTE FAIT FRONT POUR LE PROGRÈS SOCIAL !

| Espace jeunes

Dans leur majorité, les électeurs se sont mobilisés pour une politique de progrès social, pour une plus juste répartition des richesses, pour un développement de services publics, notamment celui du ferroviaire, qui réponde aux besoins des populations, pour que les intérêts des salariés ne soient plus bradés sur l’autel du libéralisme débridé.

Après la dissolution de l’Assemblée nationale par le Président Macron au soir du 09 juin, des élections législatives anticipées ont eu lieu les 30 juin et 07 juillet. À leur issue, c’est la coalition du Nouveau Front Populaire qui a obtenu le plus grand nombre de députés pour cette nouvelle mandature.

La CGT et ses militants, dont les jeunes, se sont mobilisés sans faille pendant cette séquence électorale. D’une part, afin que le pouvoir politique ne puisse être confisqué par les forces d’extrême droite, qui ont toujours mis et mettront toujours les intérêts du grand capital au centre de leur programme économique au détriment de celui des salariés, qui veulent le saccage des services publics au profit d’intérêts privés et qui portent des idées nauséabondes xénophobes, sexistes et homophobes, d’autre part, pour que le Nouveau Front Populaire, porteur d’un programme de rupture avec le macronisme, tenant compte des exigences sociales des citoyens, obtienne une majorité de députés.

Les jeunes ont pris leur pleine part à cette expression d’espoir et de progrès, puisqu’au premier tour de ces législatives anticipées, près de la moitié des 18-24 ans a voté pour le programme du Nouveau Front Populaire. Parmi eux, les jeunes cheminots, fortement mobilisés dans les luttes initiées par la CGT au niveau local comme national, ont porté par leur vote leurs revendications sur les conditions sociales et de travail dans le ferroviaire.

Le résultat de cette séquence électorale doit engager tous les dirigeants politiques élus au respect du choix des urnes. C’est pourquoi la CGT des cheminots et ses Collectifs jeunes appellent les cheminots à maintenir la pression sociale afin qu’il n’y ait ni confiscation, ni dévoiement, du vote majoritaire des citoyens et des mesures du programme politique pour lequel nous nous sommes mobilisés.

Aux côtés des cheminots, la Fédération CGT des cheminots et ses Collectifs jeunes exigent :

  •  L’abrogation de la réforme des retraites ;
  • Le retour à une entreprise SNCF unique et intégrée ;
  • L’arrêt de la privatisation de Fret SNCF avec la mise en place d’un moratoire ;
  • L’arrêt de la filialisation du transport de voyageurs ainsi que le transfert des salariés ;
  • L’augmentation des salaires et des pensions ;
  • L’augmentation des effectifs afin de réaliser la production ferroviaire en toute sécurité et améliorer les conditions de travail ;
  • Une politique de logement répondant aux besoins en termes de nombre d’embauches, de salaires en début de carrière, de proximité des lieux de travail.

Parce que nous, jeunes cheminot·es, ne sommes ni dépolitisés, ni déconnectés, ni désabusés :

Participons massivement aux rassemblements organisés par la CGT des cheminots devant les préfectures en territoire et à Paris, à proximité de l’Assemblée nationale, le 18 juillet pour la première séance plénière de l’Assemblée nationale !

Pour qu’aucune manœuvre ne confisque notre avenir : soyons mobilisé·es !

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FRET SNCF : UN COMBAT POUR TOUS

Transport de marchandises

| Le transport de marchandises

Que ce soit en Allemagne ou en France, les libéraux de la Commission européenne n’ont de cesse de vouloir casser les entreprises publiques de transport.

Pour l’Allemagne, une enquête a été ouverte en janvier 2022 contre la DB pour soutien abusif envers sa filiale de transport de marchandises suite à une plainte d’un concurrent. Pour la France, c’est en janvier 2023 que la Commission européenne a ouvert une enquête pour aide illégale d’État à hauteur de 5,3 milliards d’euros pour Fret SNCF.

La DB avait prévu, dans son plan de démantèlement, de céder à la concurrence tous les transports du combiné qu’elle opérait. Sur le plan social, il était prévu jusqu’à 2 000 suppressions de postes. On voit très bien que ce plan ressemble étrangement à celui mis en place par le gouvernement français à l’encontre de Fret SNCF !

Pour la CGT, la même « recette » est employée à outrance pour que les trafics les plus rentables, mais surtout ceux qui vont le plus se développer dans les années à venir, soient cédés à des entreprises privées.

Le syndicat allemand EVG (qui rassemble 230 000 travailleurs du rail, dont 180 000 à la DB) a réussi à stopper le plan de restructuration que prévoyait la DB. Il n’y aura donc pas de démantèlement de DB CARGO, les trafics du combiné resteront bien à cet acteur majeur et public du rail allemand.

Il n’y aura pas non plus de suppressions de postes et même mieux, un plan de développement pourrait être mis en place. Cette victoire est à mettre à l’actif des cheminots allemands qui n’ont jamais rien lâché et qui ont combattu ce démantèlement voulu par la Commission de la concurrence de Bruxelles.

La bataille que nous menons depuis de nombreuses années pour le développement du fret ferroviaire public prend une acuité particulière dans le contexte politique que nous connaissons.

C’est donc possible aujourd’hui, il faut un grand plan de relance du fret ferroviaire en France avec, comme premier acteur, Fret SNCF, l’opérateur public et historique !

La CGT ne lâchera rien. Avec les cheminots, quelle que soit l’activité, nous continuerons à nous battre pour que cesse immédiatement la liquidation de Fret SNCF. Tous ensemble, nous serons plus forts ! Tous ensemble, nous allons gagner !

Dans la poursuite de notre combat pour le devenir de Fret SNCF, la fédération CGT appelle les cheminots à venir renforcer la CGT !

 

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Appel à se mobiliser le 18 juillet pour exiger le respect des urnes

Exigeons le respect des urnes !

| Actions

Le camp progressiste affiche une première victoire électorale arrachée grâce à la mobilisation citoyenne et à celle de la CGT. Claire sur ses valeurs.

Rien n’était écrit d’avance, les forces de gauche ont su s’unir et proposer un autre avenir tout en faisant barrage. La stratégie de dissolution de Macron favorisant la prise du pouvoir par l’extrême droite et ses alliés a été mise en échec. Le plus grave a été évité, même si les incertitudes demeurent quant à la constitution d’un gouvernement résolument tourné vers le progrès social.

Lors du dernier scrutin des élections législatives, nous avons franchi une première étape qui doit permettre de renouer avec le progrès social, mais le plus important reste à faire.

La responsabilité des élu·e·s du Nouveau Front Populaire est immense. Le second tour oblige aussi tous les député·e·s qui ont été élu·e·s grâce aux votes des électeurs du Nouveau Front Populaire.

L’espoir suscité par le vote est immense, nos exigences sociales le sont tout autant. En cela nous exigeons :

L’abrogation de la réforme des retraites ;

  • L’augmentation des salaires, des pensions et des minima sociaux ;
  • L’égalité professionnelle femmes-hommes ;
  • Des moyens pour nos services publics et arrêter le processus de privatisation de FRET SNCF et du transport ferré de voyageurs ;
  • Retour à l’unicité de l’entreprise SNCF ;
  • Des conditions sociales de haut niveau pour l’ensemble des cheminots du secteur ferroviaire ;
  • Une vraie politique de réindustrialisation du pays ;
  • La garantie des libertés, en commençant par voter une amnistie des militant·e·s syndicaux condamné·e·s lors d’actions revendicatives.

La CGT et ses organisations appellent solennellement Emmanuel Macron à respecter le résultat des urnes. Pas question de continuer sa politique économique et sociale violente. Le nouveau gouvernement doit être formé au plus vite, autour du programme du Nouveau Front Populaire.

Le 18 juillet prochain, la Fédération CGT des cheminots appelle ses syndicats à organiser en lien avec les structures interprofessionnelles des rassemblements devant les Préfectures et à Paris à proximité de l’Assemblée nationale pour exiger la mise en place d’un gouvernement issu du Nouveau Front Populaire.

Ne nous faisons pas voler notre victoire !

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UN VENT D’ESPOIR !

La mobilisation sociale pour concrétiser

| Tract

Ce second tour des législatives a déjoué tous les sondages et pronostics qui annonçaient une majorité absolue au Rassemblement National.

Les citoyens viennent de donner une majorité relative au Nouveau Front Populaire avec 182 députés à l’Assemblée nationale.

Cette victoire populaire permet et légitime l’expression de la démocratie sociale ayant revendiqué pendant de nombreux mois l’abrogation de la réforme des retraites, l’augmentation des salaires et des pensions.

La mobilisation des salariés, et donc des cheminots, s’impose pour rendre cela possible.

Suite à une dissolution dangereuse, cette campagne électorale a permis la mise en exergue des positions des partis politiques et du patronat.
Le moment politique que nous venons de traverser n’a laissé personne indifférent, en témoigne la très forte participation des électeurs à ce scrutin à deux tours.

La CGT a fait le choix de s’impliquer pleinement dans cette campagne en appelant à voter pour les candidats du Nouveau Front Populaire au premier tour.

Plus que jamais, nous devions prendre toutes nos responsabilités pour empêcher l’extrême droite d’accéder au pouvoir, mais aussi et surtout laisser entrevoir de véritables perspectives d’amélioration dans notre quotidien en revalorisant les salaires, en abrogeant la réforme des retraites de 2023, en finançant le développement des services publics (santé, école, transports, énergie…), et particulièrement le service public ferroviaire, qu’il soit de fret ou de voyageurs.

Sous le vernis apposé par certains médias et le grand patronat, le RN est un parti racoleur en direction des plus précaires et du monde du travail. C’est un parti raciste, xénophobe, homophobe, qui favorise les marchés financiers et les grands patrons (exonérations de cotisations sociales, recul de l’âge de départ à la retraite, austérité dans les services publics).

Une grande partie du patronat a fait le choix de s’opposer au Nouveau Front Populaire et à son programme. D’ailleurs, à la SNCF, de nombreux militants ont été intimidés dans leur activité militante. Cela est inacceptable au regard de l’enjeu historique que représentait cette échéance électorale.

Pour la Fédération CGT des cheminots, nous exigeons :

  •  Le respect du choix des urnes par le président de la République ;
  • L’abrogation de la réforme des retraites ;
  • Le retour à une entreprise SNCF unique et intégrée ;
  • L’arrêt de la privatisation de Fret SNCF avec la mise en place d’un moratoire ;
  • L’arrêt de la filialisation du transport de voyageurs ainsi que le transfert des salariés ;
  • L’augmentation des salaires et des pensions ;
  • L’augmentation des effectifs afin de réaliser la production ferroviaire et améliorer les conditions de travail.

 

LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS METTRA TOUT EN ŒUVRE, SI POSSIBLE DANS L’UNITÉ LA PLUS LARGE,
POUR GAGNER SUR L’ENSEMBLE DE SES REVENDICATIONS.

 

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L’INTÉRESSE[MENT] !

Rémunération

| Tract

La CGT démonte l’entourloupe d’une stratégie de déconstruction de droits et d’appauvrissement des cheminots.

Elle refuse de signer un accord antisocial et revendique des augmentations générales des salaires pour une autre répartition des richesses et garantir la protection sociale des cheminots.

La direction de la SA Voyageurs compte poursuivre sa politique d’austérité salariale et de casse des droits des cheminots en proposant de reconduire un accord « intéressement » destructeur.
Gouvernement, directions et parfois certaines organisations syndicales signataires de ce genre d’accord font la promotion des dispositifs d’intéressement… en omettant d’évoquer ses effets dévastateurs et l’exigence de l’augmentation générale des salaires.

L’INTÉRESSEMENT NUIT GRAVEMENT AUX CHEMINOTS

  • Parce qu’il n’est pas soumis aux cotisations sociales, il participe au dé-financement du système de protection sociale des cheminots face à la maladie, à la retraite et contribue au recul des remboursement de frais de santé et, in fine, à une dégradation des conditions de vie et du pouvoir d’achat des cheminots ;
  • Parce qu’il n’est pas soumis aux cotisations sociales, il permet au gouvernement d’appliquer une politique des « caisses vides » pour légitimer les réformes antisociales comme celle des retraites, de l’assurance chômage, …
  • Parce qu’il est déterminé en fonction d’objectifs économiques et de gains de productivité, il accompagne les politiques de suppressions d’emploi, de polyvalence, de dégradation des conditions de travail, d’externalisation et de mise en concurrence entre cheminots, …
  • Parce qu’il est par nature non-pérenne, il ne garantit pas une rémunération aux cheminots ;
  • Parce qu’il sert de prétexte à la direction pour maintenir l’austérité salariale et refuser de mieux reconnaître les métiers et mieux redistribuer les richesses aux cheminots ;
  • Parce qu’il est différent selon les sociétés qui composent le GPU SNCF, il est injuste, inégal et contribue à diviser les cheminots alors qu’ils participent tous à la création de la richesse. Cette année, les cheminots de Fret SNCF ont perçu plus de 20 fois moins d’intéressement.

UN POSITIONNEMENT ET DES EXIGENCES LÉGITIMES ET CLAIRS

D’année en année, la direction du GPU SNCF annonce des bénéfices records (1,3 milliard en 2023 et 2,3 milliards en 2022), produits par le travail des cheminots.
De l’argent, il y en a ! Pourtant la direction refuse de reconnaître le travail des cheminots par des augmentations générales des salaires (pérennes et qui participent à garantir leur protection sociale).

La CGT ne signera jamais un tel accord de régression sociale.

La Fédération des Cheminots revendique :

  • Des augmentations générales des pensions et des salaires avec une autre répartition des richesses produites par les cheminots ;
  • L’indexation des salaires sur les prix ;
  • L’égalité entre les femmes et les hommes ;
  • Une réelle reconnaissance des métiers.

La Fédération CGT invite les cheminots à s’informer et à débattre dans nos syndicats de site pour s’organiser et construire les mobilisations nécessaires pour gagner sur nos revendications.

 

COMME DES CENTAINES DE CHEMINOTS
DEPUIS LE DÉBUT DE L’ANNÉE,
REJOIGNEZ LA CGT !

LES 30 JUIN ET 7 JUILLET 2024,
REFUSEZ L’EXTRÊME DROITE
QUI PORTE LES POLITIQUES SALARIALES
PATRONALES !

VOTEZ
POUR LE PROGRÈS SOCIAL !

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STI-OPE : RÈGLEMENT DE COMPTE À LA SÉCURITÉ

CTN Trains

| Trains

L’évolution des règles européennes, le 28 juin 2024, va conduire à un abaissement considérable du niveau de sécurité. Les conséquences sur la formation, le salaire et le niveau d’emploi des ASCT pourraient s’annoncer tragiques.

Le règlement européen d’exécution RE 2023-1693 a modifié le règlement en vigueur concernant l’exploitation et la gestion du trafic du système ferroviaire. En supprimant 95 % des textes réglementaires sécurité dès cet été, ce dernier favorise l’ouverture à la concurrence et le dumping social par l’abaissement ou la SUPPRESSION des conditions de formation, d’habilitation et d’aptitude en matière de sécurité.

Les centres de formation, les centres d’aptitude médicale et les cheminots jusqu’alors soumis à l’arrêté TES (tâches essentielles de sécurité) sont immédiatement concernés par ce tsunami.

Les principales normes de sécurité vont être bouleversés.

  • Les tâches essentielles de sécurité et les conditions de formation professionnelle liées sont supprimées à compter du 28 juin.
  • Les directions des entreprises ferroviaires décideront, sans véritable cadre ou contrainte, des procédures et exigences relatives à la formation, à l’évaluation et au suivi des cheminots réalisant des tâches critiques pour la sécurité (TCS).
  • Seulement trois catégories de personnel seront reprises comme exerçant des TCS :
    • le personnel « d’accompagnement des trains » autre que l’ADC ;
    • le personnel qui exécute les tâches relatives à la préparation des trains ;
    • le personnel qui exécute les tâches liées au départ et à l’autorisation de mouvement des trains.
  • Les conditions d’aptitude physique et psychologique seront définies par la réglementation européenne sans que le cadre national ou d’entreprise ne puisse être plus exigeant.
  • Ce règlement met fin aux commissions de recours en cas d’inaptitude. Seul le tribunal administratif sera compétent.

Pour l’heure, l’UTP et la direction SNCF ne s’engagent pas à préciser ce qu’elles entendent par personnel d’accompagnement des trains. Ce manque de précision s’étend d’ailleurs jusqu’à la direction Bord. Pourtant, les conséquences à venir nécessitent un éclaircissement pour les ASCT.

La trajectoire visée est bien celle de favoriser le dumping social en abaissant le niveau de sécurité. Cela sous-entend la disparition des journées de formation sécurité (formation premier emploi et formations corpus), du suivi trimestriel de chaque agent et des visites d’aptitude.

Au 31 mars 2024, le niveau des effectifs était de 9 171 ASCT. Le remplacement des ASCT en formation sécurité, en suivi ou à la VMAS représente environ 7 000 journées par an et pourrait impacter près de 500 emplois d’ASCT.

D’autre part, l’abaissement des connaissances et de la formation professionnelle pourrait conduire à un nivellement par le bas de la reconnaissance de la qualification des ASCT. L’accord néfaste Classifications et Rémunérations a mis en oeuvre la cotation des emplois types pour le métier d’ASCT (classes 2, 3 et 4), notamment sur des critères de formation et de sécurité.

Enfin, la rémunération pourrait être impactée. En effet, la prime de travail code prime 24 est imbriquée avec les pratiques et sujétions sécurité.

L’Allemagne et l’Italie contestent cette application. Le patronat du ferroviaire et en premier lieu la direction SNCF peuvent tout à fait décider de normer et de maintenir ou améliorer les conditions de formation et d’aptitude.

Pour leur avenir, leur rémunération et leurs conditions de formation et de travail, les ASCT attendent des engagements clairs.
Imposons au patronat du ferroviaire et à la direction SNCF d’autres choix.

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QUAND LE « REMÈDE » EST UN POISON !

Salaires

| Tract

Les exonérations de cotisations sociales ne bénéficient ni aux salariés ni aux retraités.

Au contraire, elles détruisent leur protection sociale face à la maladie, la retraite, le chômage…

Elles satisfont uniquement la volonté des plus riches d’accaparer toujours plus de richesses.

La CGT démonte l’imposture de l’extrême droite et revendique une meilleure répartition des richesses.

L’extrême droite présente les exonérations de cotisations sociales comme LA solution au problème de pouvoir d’achat. C’est une supercherie !

UN CONSTAT SANS APPEL

75 milliards d’euros en 2022, les exonérations de cotisations sont estimées à 80 milliards en 2023.

En 10 ans, le taux d’exonération a plus que doublé pour répondre au chantage à l’emploi et aux salaires exercé par le patronat.

10 ans pendant lesquels la situation de l’emploi s’est dégradée ;
10 ans d’austérité salariale et des pensions, de baisse de pouvoir d’achat ;
10 ans de dé-financement du système de protection sociale pour légitimer les réformes d’austérité, de l’assurance chômage, des retraites, les déremboursements des frais de santé…

UN SOUTIEN AU PATRONAT… AU NOM DU POUVOIR D’ACHAT

L’extrême droite s’oppose à l’augmentation du Smic et propose encore plus d’exonérations pour les employeurs.

En vidant les caisses de la protection sociale, elle légitime les coupes dans les pensions de retraite ou les remboursements de santé…

Une mesure qui ne coûte rien au patronat, mais dont les salariés paient le prix fort.

IMPOSONS UNE AUTRE RÉPARTITION DES RICHESSES

Un des objectifs de l’extrême droite est de protéger les plus riches en ne remettant jamais en question la répartition des richesses produites.
Les entreprises font des bénéfices-records (146 milliards en 2023 pour les entreprises du CAC 40, 1,3 milliard en 2023 et 2,4 milliards en 2022 pour la SNCF) que les actionnaires et le patronat accaparent.

La Fédération des cheminots revendique :

  • Un Smic à 2000 euros/mois brut ;
  • Des augmentations générales des pensions et des salaires ;
  • L’indexation des salaires sur les prix ;
  • L’égalité entre les femmes et les hommes.

INDÉPENDANT, MAIS PAS NEUTRE

Un « nouveau front populaire » s’est constitué avec un programme de rupture et d’opposition avec les politiques néo-libérales de droite et d’extrême droite.

Il revient sur les attaques des précédents gouvernements (retraites, assurance chômage…) et reprend certaines revendications CGT.

Sans être la réponse à toutes nos revendications, il constitue une alternative sociale et progressiste.

Faites comme plusieurs centaines de cheminots depuis le début de l’année, rejoignez la CGT pour construire les mobilisations et gagner sur nos revendications !

VOTEZ LES 30 JUIN ET 7 JUILLET 2024
POUR LE PROGRÈS SOCIAL

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Dans les médias

12 juillet 2024

« Ne nous faisons pas voler notre victoire ! » : la CGT Cheminots appelle à la mobilisation le 18 juillet

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