« INCENTIVE » : LA PRIME QUI VEUT DU MAL AUX CHEMINOTS DU MATÉRIEL !
Sécurité du personnel
Une nouvelle fois, la direction du Matériel tente de monnayer la santé des cheminot·e·s. La reconduction de la prime « Incentive » dans les technicentres industriels cache une réalité dangereuse : faire produire toujours plus avec toujours moins, au mépris de la sécurité et de la réglementation.
Pour la CGT, c’est inadmissible !
LA SÉCURITÉ N’EST PAS UN CHALLENGE, C’EST UN DEVOIR DE L’ENTREPRISE !
En 2026, l’un des indicateurs pour toucher cette prime est le nombre d’accidents du travail avec arrêt (ATAA). La Direction fixe des quotas : dépassez le nombre d’accidents « autorisés », et vous perdez votre prime.
Ce système est nocif, injuste et dangereux. Il transforme une blessure en une variable comptable. La CGT dénonce ces pratiques managériales qui conduisent à : l’incitation à la dissimulation, l’omerta organisée par une pression constante pour ne pas déclarer les accidents, la culpabilisation des victimes, et la mise en danger des agents.
SITUATION SANITAIRE ET RÉGLEMENTATION : LE DOUBLE DISCOURS !
Pendant que la Direction s’amuse avec des primes de « challenge », nous constatons dans de nombreux ateliers un manque de moyens pour l’entretien des locaux et des outillages et une dégradation du suivi médical des cheminot·e·s qui met en péril notre santé au quotidien.
De plus, pour atteindre les objectifs, la Direction n’hésite plus à contourner les réglementations sur le temps de travail, les repos et les procédures de sécurité.
NOTRE SANTÉ N’EST PAS À VENDRE !
En limitant les hausses de salaire à quelques miettes, la Direction utilise la préca-rité pour imposer des méthodes toxiques. L’engagement des cheminot·e·s est exemplaire, mais il est sabordé par une désorganisation chronique.
Le salaire ne doit jamais être opposé à l’intégrité physique. Un accident n’est pas un « mauvais chiffre », c’est un signal d’alerte qui impose de renforcer la préven-tion, pas de faire taire les victimes.
Pour la CGT, la sécurité ne doit en aucun cas devenir un levier de chantage financier !
LA CGT REVENDIQUE :
- l’arrêt immédiat des primes infantilisantes et nocives, qui incitent à la sous-déclaration ;
- le renforcement et l’extension du régime spécial de protection sociale à l’en-semble des cheminot·e·s de la branche ferroviaire, pour garantir la santé des cheminot·e·s ;
- des hausses générales de salaire et l’instauration d’une grille unique ;
- le respect strict de la réglementation du travail et des accords sur le temps de travail ;
- un véritable plan d’urgence sanitaire pour nos locaux, nos postes de travail et notre suivi médical ;
- la hausse de la prime de travail à hauteur de 650 euros minimum, pour TOUS.
La sécurité des cheminot·e·s n’est ni à vendre, ni une variable d’ajustement !
LA CGT APPELLE LES CHEMINOT·E·S DU MATÉRIEL À SE TENIR PRÊTS À AGIR !
















