Fédération CGT des Cheminots


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TOUS DANS L’ACTION LE 4 JUIN !

Tract Métiers Matériel

| Action du 4 juin 2019

Depuis le 12 juillet 2018 et le vote sur le projet de réforme ferroviaire, la CGT n’a cessé d’interpeller le gouvernement et la direction SNCF sur la nocivité du projet de réforme qu’ils portent.

Les remarques et propositions formulées par les organisations syndicales et en particulier la CGT avec sa proposition « ENSEMBLE pour le FER », n’ont pas été entendues ni retenues.

La lutte continue !

La réforme engagée n’apporte aucune solution aux enjeux du transport ferroviaire et ne règle en rien la situation des cheminots du Matériel qu’ils soient des Technicentres Industriels et des Technicentres de Maintenance.

Les cheminots du Matériel ne sont pas responsables de l’organisation défaillante de la production et du non-respect de la sécurité.

Face à un projet idéologique et contre-productif, la CGT continue de porter son projet « Ensemble pour le Fer » qui répond concrètement aux enjeux du service public : une SNCF au service de la Nation.

Le développement du débat dans l’entreprise et particulièrement dans les ateliers du MATERIEL doit à nouveau dynamiser nos luttes. Les cheminots doivent s’exprimer sur l’organisation du travail, les moyens humains et matériels à mettre en oeuvre pour produire une qualité de maintenance à la hauteur des enjeux.

La réforme n’a fait qu’accroitre les problèmes existants et en a créé des nouveaux.
✓ Des démissions en trop grand nombre dans nos équipes de production et dans l’encadrement qui deviennent préoccupantes ;
✓ Une déficience des approvisionnements et des perpétuels mouvements de la charge ;
✓ La complexité de la gestion des mouvements des matériels roulants (entrées et sorties) dans et hors des emprises du Matériel ;
✓ La fermeture d’UO et les mouvements de cheminots vers la charge de travail ;
✓ La fragilisation des relations entre les cheminots et leur encadrement.

Enfin, cette réforme a mis en lumière la désaffection de l’encadrement vis-à-vis de la politique portée par les hauts dirigeants de l’entreprise parce qu’elle l’a souvent obligé à mentir aux cheminots. La communication à outrance ne peut cacher à elle seule les réalités du terrain.

Continuons à exiger de véritables négociations ! La mobilisation des cheminotes et cheminots de tous les collèges est le seul levier pour faire bouger les lignes ! Nous voulons travailler correctement et donner du sens à nos métiers.

Les cheminots du Matériel, qu’ils soient de l’exécution, maîtrises ou cadres, doivent exprimer leur ras-le-bol en participant à la manifestation du 4 juin prochain, en s’inscrivant dans les modalités proposées par la CGT.

NE LÂCHONS RIEN SUR NOS REVENDICATIONS ET ALLONS CHERCHER L’ESSENTIEL !

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DANGER SUR LES EMPLOIS ET MÉTIERS DES CHEMINOT·E·S DU MATÉRIEL !

Maintenance prédictive

| Matériel

Alors qu’en cette période difficile, les cheminots du Matériel ne faillissent pas, voilà que la direction du Domaine désire développer une maintenance digitalisée par laquelle les techniciens de maintenance deviendraient des opérateurs polyvalents.

VERS LA FIN DE LA MAINTENANCE PRÉVENTIVE ?

A travers un exposé de 24 pages, la direction relate donc que cette maintenance digitalisée prédictive consiste à intervenir : « juste au bon moment ».

On y devine que l’un des objectifs est la suppression de la maintenance préventive systématique, pourtant gage de qualité et de fiabilité, au profit d’une maintenance « agile » !

La motivation de la direction réside dans les seuls dogmes de performance et de productivité. Par ces spectres, la direction du Matériel affirme qu’elle veut rompre avec son histoire en éliminant de son catalogue les visites au parcours et en réduisant considérablement les visites au temps, le tout en optimisant la disponibilité des matériels roulants.

DES MÉTIERS VIDÉS DE LEUR CONTENU !

Cette maintenance prédictive repose sur le développement de la collecte de données dématérialisées (DATA) à bord (portes, clim…) et sous-caisse (frein, OR…). Ces données collectées seraient ensuite traitées par des Systèmes Informatiques (SI) qui organiseraient les opérations de maintenance ou indiqueraient qu’une rame peut repartir en ligne.

Cette organisation des opérations de maintenance pouvant allez jusqu’au « tuto vidéo » pour commander à un opérateur polyvalent la réalisation de tâches, la direction entend se passer de la technicité et de l’expertise métiers des cheminots du Matériel ! Ainsi, elle agit directement sur le contenu de la formation initiale et continue, donc sur la qualification, les parcours professionnels ainsi que sur le déroulement de carrière.

L’EMPLOI DANS LE VISEUR DE LA DIRECTION !

Avec la mise en oeuvre de cette politique de la maintenance, l’emploi et les conditions de travail des cheminots du Matériel subiraient la vision libérale d’une direction du domaine pratiquant l’employabilité à l’extrême et explosant, dans le même temps, les métiers via une polyvalence exacerbée.

Celle-ci semble cependant oublier que ses expériences passées en matière de maintenance numérique se sont soldées en véritables fiascos !

LA CGT ALERTE !

A terme, l’automatisation de la maintenance et des process aurait des conséquences néfastes pour l’ensemble des métiers qui font le chemin de fer français, ainsi que sur la qualité de service rendu aux usagers.

Elle ne ferait qu’accroître la dégradation des matériels roulants et multiplier les incidents en ligne. Dans le même temps, on pourrait voir la maintenance mobile et délocalisée fleurir tous azimuts au détriment de la qualité de service et de la sécurité du personnel.

Ainsi, la direction remet au goût du jour le travail à la chaîne, répétitif et chronométré ! Elle supprime volontairement la boucle de rattrapage qui, à ce jour, parachève la qualité reconnue de la maintenance prodiguée aux matériels roulants par les cheminots expérimentés du Matériel.

La Fédération CGT des Cheminots réaffirme que cette politique du risque calculé engage délibérément la sécurité des usagers et des cheminots !

UNIS AU QUOTIDIEN, DÉFENDONS NOS MÉTIERS ET NOS EMPLOIS !

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EMPLOI, RÉMUNÉRATION, LES CHEMINOTS DU MATÉRIEL MOBILISÉS !

| Matériel

Le 18 février dernier, alors que se tenait ce même jour une Table Ronde sur le seul périmètre SNCF Voyages, des milliers de cheminots du Matériel dans TOUS les Technicentres ont participé, à l’appel de la CGT, à des rassemblements, dépôts de motions, débrayages pour exiger des mesures sur l’emploi, la reconnaissance des qualifications et la revalorisation de la prime de travail. Les mesures annoncées s’avèrent indigentes et ne concernent pas l’ensemble des cheminots de la filière. Accentuons la pression pour contraindre la Direction à entendre la colère qui monte !

EMPLOI : LE COMPTE N’Y EST PAS !

Alors que dans tous les Technicentres du Matériel, les cadres d’organisation sont loin d’être tenus et que la Direction use et abuse du recours à des contrats précaires (CDD et intérim), elle annonce péniblement 200 recrutements pour les seuls Technicentres TGV. Ce chiffre, déjà en retrait par rapport aux recrutements réalisés en 2020 (250), masque par ailleurs une omerta sur le nombre de départs toutes causes confondues, à savoir les retraites, les démissions, etc…

Le solde est-il positif ? La Direction n’a pas été en capacité de le démontrer ! Par ailleurs, l’annonce d’une augmentation de 10% du nombre d’alternants est surtout motivée par la captation des aides d’Etat que le gouvernement a récemment renforcées.

La CGT exige un plan massif de recrutements pour TOUS les Technicentres et prioritairement axés sur l’embauche en CDI des centaines d’intérimaires et de CDD.

UNE POLITIQUE SALARIALE INDIGENTE ET ARBITRAIRE

6 ans de gel des salaires et rien n’indique que la Direction entend changer de trajectoire. Pour autant, les directions d’activité mettent en œuvre une politique de rémunération axée sur une logique de marché en ciblant les « métiers ou territoires en tension ».

Ces mesures injustes et discriminatoires se traduisent notamment par des passages hors compte de B1-4 à B1-5 pour les seuls agents des TM Voyages et uniquement « sur les bassins d’emploi et les spécialités en tension ». Idem pour des passages de B1 à B2 pour les cheminots ayant 3 ans d’ancienneté sur le niveau et là aussi, sous couvert de spécialités ou bassins d’emploi en tension…

Ce dévoiement des règles statutaires, au service d’une politique discriminatoire entre bassins d’emploi et spécialités, est profondément injuste et ne répond en rien à la juste reconnaissance des qualifications et de la technicité accrue des cheminots du Matériel.

Par ailleurs, une prime de 600 € par agent est annoncée, « liée » aux enjeux de Voyages, laissée à l’appréciation des établissements quant aux modalités, par exemple des challenges liés à l’atteinte des objectifs de production.

La CGT exige, pour sa part, la revalorisation significative de la prime de travail de TOUS les cheminots du Matériel et l’équivalence pour les contractuels.

De plus, et sans attendre, des mesures immédiates dans chaque établissement doivent être prises avec la majoration de 20% de la prime de travail.

LA QUALIFICATION DES CHEMINOTS DU MATÉRIEL DOIT ÊTRE RECONNUE

Après avoir acté lors d’une Table Ronde en 2019, 161 requalifications au cours de l’exercice de notations 2019-2020, la Direction annonce pour 2021 139 requalifications sur le périmètre Voyages.

Ces mesures s’inscrivent dans le cadre du volume de requalifications acté lors de la Table Ronde du 14 novembre 2019 portant, cette fois-ci et à la demande de la CGT, sur l’ensemble du domaine Matériel, à savoir 1620 requalifications.

Ces mesures doivent se poursuivre au-delà de ces deux exercices, au regard des évolutions métier de ces dernières années.

QUALITÉ DE VIE AU TRAVAIL OU AMÉLIORATION DES CONDITIONS DE TRAVAIL ?

Lors de la Table Ronde du 18 février, la Direction a annoncé débloquer une enveloppe de 2,5 millions d’euros en 2021 pour améliorer les conditions de travail. Interrogée sur les postes de dépenses envisagés, elle a sobrement répondu que cela servirait par exemple à des dotations de café…

Ces sommes devraient aussi être affectées à des mesures de prévention et de protection qui sont en tout état de cause des obligations de l’employeur.

Les cheminots du Matériel attendent pour leur part une réelle amélioration de leurs conditions de travail. Cela suppose d’aller au-delà des seules mesures d’affichage et d’octroyer des moyens humains et matériels pour améliorer le quotidien de TOUS les cheminots dans TOUS les Technicentres.

DES AUGMENTATIONS GÉNÉRALES DE SALAIRES S’IMPOSENT !

La CGT revendique :

  • De porter le salaire minimum et la pension minimum à 1 800 euros brut mensuels (intégrant le traitement, l’indemnité de résidence, la prime de travail) ;
  • Des augmentations générales de salaires permettant un rattrapage du pouvoir d’achat perdu par les cheminots ;
  • D’augmenter la prime de travail Matériel de 200 euros, sans contrepartie, par une mesure spécifique ;
  • Un redimensionnement des cadres d’organisation pour assurer la charge de travail ;
  • La reconnaissance des qualifications au regard des évolutions techniques et digitales ;
  • Des moyens matériels et humains pour réaliser un travail de qualité ;
  • Le recrutement en CDI des CDD et intérimaires ;
  • L’adaptation des organisations de travail dans les technicentres à l’humain, en respectant le périmètre des métiers existants et les conditions de vie des cheminots ;
  • La ré-internalisation de charges, la remise en place et le renforcement des postes transverses (BA, IO, ingénierie, etc.) nécessaires au fonctionnement de nos établissements que la direction néglige et transforme pour les faire disparaître.

ENSEMBLE, FAISONS MONTER LA PRESSION
AGISSONS POUR GAGNER !

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CHEMINOTS DU MATÉRIEL, LA DIRECTION DOIT PASSER À TABLE !

Prime de travail matériel

| Matériel

La prime de travail est un élément important de notre rémunération. Elle a une incidence sur notre salaire net. Elle entre également dans le calcul des pensions et participe au financement de notre protection sociale en étant soumise à cotisations sociales.
Après des années sans revalorisation, la direction doit désormais tenir les engagements qu’elle a pris lors de la table-ronde du 5 mars 2020, et la revaloriser sans tarder.

La précarité salariale touche l’ensemble des cheminots. Particulièrement concernés par cette précarité, les agents du domaine Matériel, dont les salaires, la prime de travail et les déroulements de carrière sont parmi les plus faibles dans l’entreprise, subissent de plein fouet le gel des salaires imposé depuis 6 ans par la direction de la SNCF.
La politique de l’emploi menée dans le domaine Matériel est également un facteur aggravant. Les sous-effectifs chroniques, le recours abusif à l’intérim et aux CDD, peu ou non formés, pèsent sur les conditions de travail et la qualité de la production. Ils ont également des conséquences sur les déroulements de carrière et la reconnaissance d’une technicité croissante nécessaire au bon fonctionnement de la maintenance des matériels roulants et de la sécurité des circulations.
C’est donc logiquement et légitimement que la colère s’installe et s’exprime depuis plusieurs mois dans les ateliers du Matériel.
Les cheminots réclament sans délais des augmentations de salaire et une amélioration notable de leurs conditions de travail.
La direction ne peut rester sourde plus longtemps à leurs revendications ! Elle doit prendre la pleine mesure de cette colère, qui ne se limite pas aux seuls ateliers TGV.
La Fédération CGT des cheminots demande l’élargissement à l’ensemble du domaine Matériel de la table-ronde Matériel Voyages organisée par la direction le 18 février prochain. Il n’y a pas deux catégories de cheminots au Matériel. Des mesures salariales doivent s’appliquer sans distinction d’activités, à l’ensemble des agents.

Le feu couve partout, on n’éteint pas l’incendie en soufflant dessus !

DES AUGMENTATIONS GÉNÉRALES DE SALAIRES S’IMPOSENT !
La CGT revendique :
▪ De porter le salaire minimum d’embauche à 1800 euros brut mensuels (intégrant le traitement, l’indemnité de résidence, la prime de travail) ;
▪ Une augmentation générale des salaires ;
▪ L’augmentation de 200 € de la prime de travail Matériel par une mesure spécifique, pérenne et sans contrepartie ;
▪ Dans les établissements, la majoration de 20 % de la prime de travail, conformément aux dispositions prévues à l’article 27.3 du RH00131.

INTERVENONS, AGISSONS, REVENDIQUONS
ET COLLECTIVEMENT, EXIGEONS NOTRE DÛ !

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EMPLOI, RÉMUNÉRATION, ÇA DOIT BOUGER AU MATÉRIEL !

| Matériel

Se mobilisant à l’appel de la CGT dans les 38 Technicentres en novembre 2019, les cheminots du Matériel imposaient une Table Ronde portant sur l’ensemble du domaine et obtenaient des avancées.

Pour autant, il apparait nécessaire de faire encore bouger les lignes, tant sur les salaires et le déroulement de carrière que sur l’emploi !

AUGMENTER LES SALAIRES, C’EST UN DÛ !

Quels que soient leur collège et leur région d’appartenance, les cheminots du Matériel subissent le gel de leur salaire, sous la pression des trajectoires budgétaires imposées par les réformes ferroviaires successives et d’une productivité poussée à l’extrême.

Les richesses doivent êtres reparties entre celles et ceux qui les créent par une augmentation générale des salaires. Par ailleurs, l’adaptation continue des cheminots du Matériel aux nouvelles technologies, outillages et nouveaux matériels roulants doit se traduire par la revalorisation de la prime de travail. C’est un dû !

UNE POLITIQUE SALARIALE AU SERVICE DE LA STRATÉGIE PATRONALE

Dans les Technicentres Matériel, la faiblesse des salaires et l’absence d’augmentations salariales poussent de plus en plus de cheminots dans la difficulté et/ou à démissionner, fragilisant ainsi l’organisation du travail, mais aussi engendrant une perte indéniable de compétences.

Depuis de nombreuses années, la CGT alerte sur la perte d’attractivité des métiers du Matériel. La fin des recrutements au Statut accentue cette perte d’attractivité.

Au motif de peiner à recruter et à convaincre de travailler en région parisienne, la direction a créé une prime « Ile de France ». Cette logique de rémunération basée sur la loi du marché, met de côté la nécessité de reconnaitre les évolutions majeures augmentant la technicité de nos métiers dans tous les Technicentres du territoire national !

Par ce moyen, la direction ancre également davantage l’éclatement du domaine Matériel et la division des cheminots ! Pour la Fédération CGT des cheminots, il n’y a pas de « sous-cheminots » du matériel !

NOUS SAVONS FAIRE BOUGER LES LIGNES !

Appuyée par la mobilisation de l’ensemble des cheminots du Matériel que la CGT a organisé en novembre 2019, la direction concédait une Table Ronde Matériel en lieu et place d’une Table Ronde ne concernant que les Technicentres TGV.

En sortait la réévaluation des EVS de nuit et de week-end, qui n’a pas répondu aux revendications légitimes des cheminots du Matériel, et qui est en réalité une incitation à travailler toujours plus de nuit et les week-ends au détriment de la santé.

Cette table ronde actera également des requalifications de postes de B vers C et de C vers D à mettre à l’actif des cheminots mobilisés, bien qu’insuffisant !

DES AUGMENTATIONS GÉNÉRALES DE SALAIRES S’IMPOSENT !

La CGT revendique :

  • De porter le salaire minimum et la pension minimum à 1 800 euros bruts mensuel (intégrant le traitement, l’indemnité de résidence, la prime de travail) ;
  • Des augmentations générales des salaires, permettant un rattrapage du pouvoir d’achat perdu par les cheminots et une reconnaissance de l’augmentation de la technicité de leurs métiers ;
  • D’augmenter la prime de travail Matériel de 200 euros, sans contrepartie, par une mesure spécifique.

Seul le rapport de forces fera de nouveau bouger les lignes en faveur des intérêts des cheminots !

UNE MAINTENANCE DU MATÉRIEL À RENFORCER

La CGT réaffirme que la maintenance ferroviaire n’est pas à prendre à la légère, elle est gage de SÉCURITÉ, de FIABILITÉ, de PONCTUALITÉ et de CONFORT.

Il faut remettre l’emploi au coeur des enjeux pour en finir avec les dérives constatées dans les Ateliers du Matériel. La précarisation de l’emploi par le recours aux CDD et intérimaires doit être stoppée par des embauches en CDI, et des formations permettant le maintien et le développement des compétences et des savoir-faire.

La CGT revendique :

  • Un redimensionnement des cadres d’organisation pour assurer la charge de travail ;
  • La reconnaissance des qualifications au regard des évolutions techniques et digitales ;
  • Des moyens matériels et humains pour réaliser un travail de qualité. Pour réussir cette évolution, nous avons besoin d’embauches anticipées d’au moins 6 mois, favorables à la transmission des savoirs en prenant en compte les évolutions techniques des nouveaux matériels ;
  • Le recrutement en CDI des CDD et intérimaires ;
  • L’adaptation des organisations de travail dans les Technicentres à l’humain, en respectant le périmètre des métiers existants et les conditions de vie des cheminots ;
  • La ré-internalisation de charges, la remise en place et le renforcement des postes transverses (BA, IO, ingénierie, etc.) nécessaires au fonctionnement de nos établissements que la direction néglige et transforme pour les faire disparaître.
  • Obtenir le développement des compétences d’ingénieurs et de techniciens pour mécaniser et fiabiliser le démantèlement ainsi que le désamiantage, afin de le rendre moins pénible et limiter au maximum les risques pour la santé des cheminots.

Une nouvelle table ronde se déroulera le 18 février 2021, pour l’heure limitée aux Technicentres « TGV ». La CGT exige pour sa part, des négociations portant sur l’ensemble du domaine Matériel.

La Fédération CGT des cheminots invite l’ensemble des cheminots du Matériel à se saisir rapidement de cette exigence et des revendications portées par la CGT !

PAS DE SOUS-CHEMINOTS AU MATERIEL, UNE TABLE RONDE ET DES AVANCÉES POUR TOUTES ET TOUS !

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TECHNINAT EN DANGER

| Matériel

La fonction Matériel se réorganise autour d’un pilotage par activité/produit. Techninat, l’entité de réparation et de maintenance des wagons et des locomotives, en est un exemple. Les cheminots des ateliers wagons subissent des réorganisations entrainant des mutations forcées, une absence de postes pérennes… Pourtant les fermetures d’UO ou d’ateliers souhaitées par la direction sont évitables !

D’où partons-nous ?

Après la séparation des technicentres industriels et des technicentres de maintenance, la mise en place de CSE par activité et ligne, produit ou axe avait pour objectif la séparation technique et comptable de la fonction Matériel.

Techninat est un établissement de production rattaché à la direction du Matériel et relevant du CSE Maintenance industrielle (MI). Il s’est créé en juillet 2019 avec l’intégration de la maintenance wagons, dépendant jusque-là des technicentres de maintenance, et relevant des CSE TER régionaux ou Transilien. Très vite suit le rattachement de la maintenance des locomotives.

Au dire de la direction, la création de Techninat devait améliorer les « process » de travail et rendre la production plus efficace, garantissant ainsi un bel avenir à cet établissement unique et cloisonné. La direction ira jusqu’à en faire la promotion en expliquant aux agents concernés qu’ils étaient assis sur une mine d’or !

Durant l’année qui a suivi la création de Techninat, la direction du CSE MI a laissé volontairement planer le doute sur l’efficience financière de l’entité, qu’elle sait économiquement contrainte par son modèle cloisonné. Sans scrupule, elle a articulé la peur des cheminots, craignant leur avenir, pour mettre une pression supplémentaire sur la production et les conditions de travail. Clou du spectacle, la direction a fêté le premier anniversaire de Techninat à grand renfort de communications alors qu’elle était sur le point d’annoncer officiellement la fermeture de trois ateliers !

Où en sommes-nous à ce jour ?

Refusant d’élaborer un plan de développement afin de garantir de la charge de travail, la direction entend poursuivre les fermetures de sites… La fameuse « mine d’or » tant vantée a disparu !

La CGT, a notamment déclenché, par le biais de ses élus du CSE MI, une expertise mi-2020.

Le recours à cette expertise avait pour but de pointer les enjeux stratégiques et économiques de cette réorganisation, d’analyser la pérennité de l’activité, de mesurer la dégradation des conditions de travail et de santé des personnels.

La CGT demeure opposée à cette casse de l’outil de production d’autant plus que la situation vécue à travers la crise sanitaire a démontré l’importance du Fret SNCF pour maintenir les approvisionnements vitaux des populations du pays. De surcroît, au regard des enjeux environnementaux propices au transport de marchandises par rail, le gouvernement a annoncé la redynamisation du fret ferroviaire. Nos ateliers pouvant y concourir, ce projet patronal est donc bien une aberration !

Que pouvons-nous faire pour contrer les projets néfastes de la direction ?

À ce jour, et après avoir abandonné les ateliers d’Ambérieu, Saint-Pierre-des-Corps et Dunkerque, la direction entreprend de poursuivre les fermetures des sites de production de maintenance wagons. Cela n’a aucun sens si ce n’est pour organiser une purge des emplois et des installations.

Pour cause, ce que nous savons maintenant c’est que la fermeture des sites wagons identifiés dans le projet Techninat a été pensée sur la base des recommandations d’un cabinet de conseil (Oliver Wyman) qui avait proposé de se « recroqueviller » par le recentrage de l’activité vers des sites jugés « stratégiques ». Cette étude datant de 2018 a été « cachée » aux cheminots.

Pas étonnant donc qu’aucun plan de développement n’ait été travaillé. Durant une année, la direction du Techninat a vendu un faux projet aux agents en se pavanant sur les sites et en sollicitant du temps et de la confiance. Cette confiance a été trahie et les agents, dupés, devraient en payer les conséquences ? Une honte que la CGT dénonce !

À l’échelle nationale, la Fédération CGT des cheminots a construit un ensemble de propositions reprises dans son projet « Ensemble pour le Fret ». Ce projet est une alternative au déclin du Fret SNCF et fixe des axes concrets à mettre en oeuvre pour le redévelopper. L’avenir de la maintenance des wagons et des locomotives, donc des cheminots du Techninat, en dépend !

Pour être en capacité de redévelopper le Fret SNCF, il est dans l’immédiat indispensable de préserver les emplois, les métiers, les compétences et les outils de maintenance que sont les ateliers.

Sans y être contraints, les pouvoirs publics et la direction ne s’empareront pas de cette alternative. Il devient alors indispensable de s’organiser avec la CGT pour construire les mobilisations nécessaires.

Au-delà de ces éléments, le projet de la direction aura des effets néfastes sur les conditions d’emploi, de vie et de travail des cheminots.

« Polyvalence »

Selon la direction, pour gagner en efficacité, le développement accru de la polyvalence est nécessaire.

Pour la CGT, un développement de la polyvalence, utile à la direction pour réduire le volume d’emplois, conduira à vider de leurs contenus nos métiers et affaiblira la sécurité… Aussi, des effectifs en nombres suffisants et basés sur nos métiers (freinistes, etc.), l’intégration des jeunes embauchés, les formations nécessaires, la réinternalisation de charges et les solidarités entre services restent les éléments fondamentaux permettant d’assurer un service public de qualité en toute sécurité.

Maintenance

La direction souhaite gonfler les équipes de maintenance mobiles, dont les conditions de travail sont compliquées, avec des temps de parcours importants, des problèmes de manque de moyens, des problèmes d’organisation des relations avec les clients, etc.

Pour la CGT, la maintenance doit être réalisée dans des ateliers modernes, pour lesquels des investissements doivent être menés régulièrement pour disposer de dignes conditions de travail. Les cheminots ne doivent en aucun cas se retrouver à travailler dehors, sans sécurité, en raison du développement de ces équipes mobiles.

Pénibilité

La direction confirme les facteurs de pénibilité qui risquent d’augmenter et le risque amiante qui n’est toujours pas éradiqué.

Pour la CGT, la pénibilité est pour une part importante liée aux conditions de travail. Ainsi la direction démontre elle-même que son projet impacte négativement la santé des agents. Une raison supplémentaire de stopper ce projet !

L’éradication de l’amiante sur tous les matériels et dans les ateliers doit être effective au plus vite !

Contexte socio-sanitaire

La direction précise que le contexte socio-sanitaire est en outre dégradé à Techninat, et les activités particulièrement accidentogènes : les absences pour maladie, la fréquence des accidents du travail et leur gravité sont plus élevés que la moyenne du périmètre MI.

Pour la CGT, des mesures préventives et correctives doivent être prises au plus vite.

Conservation des sites et futur des agents

La direction indique que plusieurs agents vont subir des reclassements ou des mutations forcées ayant des impacts sur leur vie personnelle, alors qu’ils avaient construits leur vie autour de ces sites historiques.

Pour la CGT, ces sites que la direction veut fermer sont stratégiques pour le développement du fret. Il est donc nécessaire d’exiger l’arrêt de ce projet, puis le développement de ces sites à l’appui d’une véritable stratégie de réorientation de charges. En outre, ces ateliers sont une des solutions devant permettre au gouvernement d’assurer la bonne mise en oeuvre de ses annonces relatives à la redynamisation du fret ferroviaire.

Et les compétences alors ?

Les réorganisations, supprimant des postes, engendrent des pertes de compétences et de savoir-faire. Elles ont donc des conséquences importantes sur la qualité du travail à réaliser et sur la sécurité du personnel comme des circulations ferroviaires. En outre, des compétences ou savoir-faire perdus sont un frein au redéveloppement d’une activité.

De surcroît, aucune action de reconversion ou d’adaptation à un autre emploi n’a été dispensée en 2019 alors même que les reconversions induites par les suppressions de postes l’obligeaient. Démonstration supplémentaire que les suppressions de postes sont à combattre !

À ce sujet, la CGT exige :

  • Une construction des plans de formation à partir des besoins anticipés ;
  • Embaucher à une hauteur suffisante pour permettre la mise en formation des personnels ;
  • Développer des écoles de formation en proximité (bassins d’emploi) et de qualité ;
  • Améliorer le déroulement de carrière des acteurs de la formation.
En conclusion

Une mobilisation massive des cheminots en réponse à la volonté de la direction de casser l’outil de maintenance tout en exigeant des cheminots de produire toujours plus avec toujours moins de moyens (effectifs, formations, etc.) !

Seul un rapport de force permettra d’obliger la direction à stopper l’ensemble des réorganisations et restructurations au profit, du maintien des effectifs, des compétences et d’un rééquilibrage de charge entre sites, pour ensuite permettre le redéveloppement de la maintenance des wagons et des locomotives. C’est indispensable !

Alors, avec la CGT, défendons notre outil de maintenance, défendons l’avenir du Fret SNCF, de la maintenance wagon et loco. Notre avenir doit être celui d’un véritable service public SNCF !

ENSEMBLE POUR LE FER !

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SOUTENIR LE FRET ET LES INITIATIVES TECHNINAT

Réorganisation MI / TECHNINAT

| Matériel

La Direction SNCF a provoqué le dégel des restructurations en pleine période estivale.

Celle du CSE MI concernant le TECHNINAT n’aura connu qu’une courte pause suite au COVID 19.

Il y a un réel danger pour l’emploi et les cheminots de TECHNINAT.

Après les applaudissements et les remerciements aux cheminots du Matériel qui se sont particulièrement investis durant la crise sanitaire, voici le retour des restructurations, de la casse de l’emploi et de l’outil industriel.

La direction du Matériel a annoncé son choix de fermer les 3 sites de production de maintenance de wagons suivants :

  • DUNKERQUE (38 cheminots)
  • AMBERIEU (17 cheminots)
  • St PIERRE DES CORPS (6 cheminots)

Ce plan social, à peine déguisé, fait suite aux nombreux mensonges du DET de l’entité TECHNINAT qui promettait le maintien de l’emploi dans cette structure créée en juillet 2019. L’impact sur l’emploi équivaut à 18 % de la masse salariale de cette entité liée à l’activité FRET, où les sites de MIRAMAS, SIBELIN, SOTTEVILLE, SOMAIN et PERPIGNAN, qui comptent une centaine de cheminots de la maintenance Matériel, vont connaître des modifications de charges importantes.

La CGT dit STOP !

Les annonces de Macron le 14 juillet prônant la relance du FRET FERROVIAIRE n’ont pas freiné la volonté de la SNCF de « fermer » des ateliers de Maintenance Wagons.

Pour la CGT, il faut redonner de la charge wagons aux ateliers de DUNKERQUE, AMBERIEU et St PIERRE DES CORPS. D’ailleurs, la charge de travail existe, mais c’est l’incurie des directions Fret et MI qui n’ont pas voulu organiser la maintenance sur site et ont favorisé l’introduction d’ERMEWA (filiale 100 % SNCF) qui privilégie la maintenance par des ingénieries privées.

Sauf à considérer que les annonces du Gouvernement relèvent de la pure propagande, les annonces de la Direction sont ahurissantes au regard de la volonté de relancer le FRET. Une relance sans wagons, sans ateliers de maintenance et sans cheminots.

Pour la CGT, la Direction du CSE MI serait plus inspirée de traiter le dossier AMIANTE des wagons pollués et souvent négligés, plutôt que s’attaquer une fois de plus à l’emploi. Il faut une « base fibre » solide dédiée à l’amiante pour la repérer dans les matériels pollués et les traiter dans des conditions optimales de sécurité et de santé.

Les cheminots de ces ateliers Wagons sont une source inépuisable de technicité et de connaissances ferroviaires dont l’entreprise a besoin pour développer et assurer l’avenir de FRET SNCF.

Les métiers de la maintenance des ateliers FRET ont toujours su s’adapter à l’évolution des techniques et aux nouvelles technologies du ferroviaire. Il faut donc continuer à alimenter les ateliers et à moderniser les infrastructures existantes.

Il faut développer l’emploi et les compétences par de la formation pour subvenir aux besoins actuels et futurs du fret ferroviaire et ne pas laisser l’entreprise s’accommoder de la concurrence, voire l’organiser.

Les cheminots doivent s’organiser avec la CGT pour dire non à la polyvalence souhaitée par la Direction du Matériel, qui propose toujours aux salariés de faire plus, plus vite avec moins de moyens.

Refusez la flexibilité et la mobilité forcée !

La Production doit se faire partout où c’est nécessaire mais aussi dans les ateliers SNCF des sites de DUNKERQUE, d’AMBERIEU et de St PIERRE DES CORPS.

Le 17 septembre doit être une journée d’interpellation des directions dans les ateliers de Maintenance pour obtenir l’arrêt des restructurations néfastes à l’organisation de la maintenance ferroviaire SNCF.

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MAINTENANCE DU MATÉRIEL PRIORITÉ À LA SÉCURITÉ DES CHEMINOTS !

COVID-19

| Matériel

Le Gouvernement, essentiellement guidé par des considérations économiques a décidé d’engager une reprise le 11 mai à marche forcée. Relancer la production de maintenance après quasiment deux mois d’interruption est une véritable gageure, au regard des centaines de matériels garés bon état un peu partout sur le territoire, et des opérations à réaliser pour leur remise en service. Cela suppose également de garantir la santé et la sécurité des cheminots de tous les Technicentres de maintenance.

Les plans de transport qui ont été décidés par l’Etat et les Autorités Organisatrices dans le cadre de la reprise après confinement, nécessitent de disposer d’un nombre suffisant de matériels roulants en bon état de fonctionnement pour éviter les pannes, la mise en danger des usagers et des cheminots.

Cette reprise partielle et progressive des activités ferroviaires, doit avant tout être planifiée pour que notre outil industriel soit à la fois en capacité de répondre aux exigences du Service Public, tout en garantissant aux cheminots qui le réalisent des conditions sanitaires et de sécurité protectrices.

Dès le début de cette crise, la CGT et ses militants n’ont jamais cessé d’intervenir à tous les niveaux de l’entreprise, pour d’une part faire cesser les activités dites non-essentielles, et d’autre part pour que les protections individuelles et collectives des cheminots à la production soient assurées partout, et sans que les dirigeants locaux, plus ou moins zélés, puissent les remettre en cause. Pour cela, la CGT exige que soit coordonné à l’échelon territorial un contrôle de la bonne mise en œuvre de toutes les mesures sanitaires décidées au niveau du GPU et permettant de protéger efficacement la santé des cheminots.

La direction du domaine Matériel et les directions d’établissement doivent appliquer les règles sanitaires générales, et non les interpréter ou les négliger !

L’entreprise ne peut continuer à ignorer les revendications légitimes des cheminots portées par la CGT. Les incertitudes qui persistent concernant la propagation et la longévité du COVID-19, ou encore concernant l’efficacité réelle des mesures de protection préconisées par le Gouvernement, invitent les cheminots à faire preuve de la plus grande prudence.

Une reprise à marche forcée, dans quelles conditions ?

Les conditions de reprise doivent être strictement encadrées, et prendre en compte l’augmentation du nombre de cheminots en activité. Le respect des gestes barrière doit demeurer la règle. Les masques FFP2, les lingettes désinfectantes anti virucides et le gel hydro-alcoolique, doivent être présents partout aux points d’entrée des Technicentres comme sur les lieux de travail et de vie. La distance de sécurité doit être respectée même en cas de port du masque, soit plus d’un mètre entre chaque personne.

L’utilisation des véhicules de service, doit être limitée à 2 personnes maximum, par exemple dans une camionnette de dépannage mobile, avec port du masque et désinfection préalable du véhicule. Les accès aux points d’eau doivent être garantis à tous les cheminots, car le lavage des mains est essentiel pour stopper la transmission du virus.

QUEL RÔLE POUR NOS CABINETS MÉDICAUX ?

Pour une reprise dans les meilleures conditions, les cabinets médicaux SNCF présents sur l’ensemble du territoire avec tous leurs personnels sont primordiaux afin d’aider les cheminots à répondre à leurs inquiétudes. Les visites médicales d’aptitude, et la mise en place de tests systématiques des agents doivent y être organisés pour éviter les parcours en voiture parasites et gagner en réactivité. La prise de température avant la prise de service doit aussi être la règle.

La mise en œuvre des mesures demandées par la Fédération CGT des Cheminots renforcerait considérablement le dispositif de protection et de prise en charge des salariés déjà mis en place.

DES GESTES MÉTIERS À ADAPTER

Afin d’armer ses militants et représentants du personnel, la CGT a développé tout un ensemble de revendications et de préconisations afin de garantir la sécurité et la santé physique et mentale des cheminots du Matériel tout en préservant une activité d’un haut niveau de qualité et de sécurité ferroviaire que nous nous devons de rendre aux usagers, le tout dans le contexte sanitaire contraint. N’hésitez pas à solliciter les militants CGT dans votre atelier.

Dans ce cadre, la Fédération CGT des Cheminots exige :

  • Que le Document Unique des Unités soit remis à jour ;
  • L’affichage des mesures barrières à respecter dans l’ensemble des emprises ferroviaires ;
  • Outillage commun : affichage de la procédure détaillée de l’utilisation des outillages communs et protocole de désinfection avec traçabilité (obligatoire) ;
  • Que les pièces nécessaires à une reprise optimale et progressive de la production soient obligatoirement sur site afin d’éviter trop d’attente et d’inefficacité lors de la reprise des travaux et limiter ainsi les risques d’exposition ;
  • Révision à la hausse des temps de traversée et de visite afin de prendre en compte les mesures sanitaires à respecter, les temps d’habillage, la réalisation d’opérations « à agent seul » ou avec une organisation permettant d’éviter les risques, avec une désinfection systématique avant et après intervention des matériels roulants et des outillages ;
  • Renforcement en « moyens humains » des secteurs de production afin que celle-ci ne se fasse pas au détriment des règles dites « barrière » et de la santé et de la sécurité des Cheminots ;
  • Que les Cheminots puissent s’assurer de la dernière séquence de travail ou de maintenance effectuée ou reportée, et ce avant chaque reprise de séquences et/ou de niveaux de maintenance ;
  • Refus de toute remise en cause de la règlementation du travail (Repos journaliers/périodiques/ durée journalière de Service etc..) ; • Que soit réalisée un point précis sur l’utilisation des climatisations des matériels roulants comme des bâtiments (normes et règles en cas d’inutilisation prolongée, désinfection, filtration, …) ;
  • Qu’un travail soit réalisé quant à l’organisation de la production ainsi que sur les heures de prises et de fin de service de manière à maîtriser et adapter le nombre de cheminots présents sur site, les flux et les déplacements ;
  • Que soit proscrite la polyvalence pour ne pas favoriser les mouvements de salariés d’un lieu à un autre et préserver la sécurité des cheminots.

Pour la CGT, la priorité, c’est la santé et la sécurité des cheminots !

« Pas de protection = pas de travail ! »

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LA DIRECTION ANNONCE UNE NÉGOCIATION NATIONALE AU MATÉRIEL

Table ronde Matériel du 06 novembre 2019

| Matériel

Alors que la direction voulait cantonner les discussions sur les centres de maintenance TGV, les débrayages et interpellations sur le territoire l’obligent à ouvrir des négociations pour tous les cheminots du Matériel. Cependant, et malgré l’avertissement lancé, le contenu et le niveau des annonces restent à gagner.

Ce mercredi 6 novembre 2019, la direction a reçu les fédérations syndicales de cheminots lors d’une Table Ronde initialement restreinte aux établissements TGV.

La réaction légitime des cheminots de Châtillon, face à une attaque méprisante visant à supprimer 12 repos, a été forte et efficace. L’attitude provocatrice du directeur d’établissement, symbole d’un management autoritaire ne comprenant pas les conditions de vie et de travail des cheminots du Matériel, a contribué à enliser le conflit social.

La maison Matériel brûle … la direction attise le feu !

Aujourd’hui, avec 35 débrayages recensés par la CGT sur l’ensemble des technicentres de maintenance et industriels, ce sont près de 6300 cheminots qui ont exprimé leur ras-le-bol.

La Fédération CGT des Cheminots a rappelé que la direction a elle-même « mis le feu aux poudres » en dégradant le climat social du Domaine Matériel année après année.

Alors que les démissions explosent au Matériel, la direction propose l’intensification du travail de nuit et de week-end contre la possibilité de mieux dédommager financièrement cette contrainte physique et mentale. Elle reconnait que le travail de nuit use. Halte aux dégradations des conditions de vie et de travail, oui au travail et aux salaires dignes !

Afin d’apaiser l’urgence, la direction annonce pour les 5 établissements TGV :

300 embauches en 2020 contre 150 en 2019 (et le remplacement de chaque démission) ;

200 requalifications de postes pour prendre en compte l’évolution des technologies.

Des négociations s’ouvrent dans les établissements depuis le 6 novembre 2019. Les cheminots mesureront.

Enfin, la direction nationale annonce la tenue d’une Table Ronde Matériel sous 10 jours pour l’ensemble des établissements de maintenance – Technicentres Industriels et Technicentres de Maintenance. Les sujets de discussion à l’ordre du jour seraient la rémunération avec l’emploi et la qualification.

Il faut mettre cette table ronde sous la vigilance des cheminots qui ont gagné celle-ci en participant aux débrayages dans les Technicentres, élargir le rapport de forces et gagner nos revendications.

Les motions déposées dans les établissements portent des revendications justes, légitimes et claires qui doivent trouver une réponse.

Ensemble, quel que soit le type de matériels roulants qu’ils entretiennent, les cheminots exigent des mesures immédiates pour bien travailler et produire une maintenance de qualité :

augmentation de la Prime de Travail Matériel de 200€ pour tenir compte des conditions d’exercice du métier de ces dernières années ;

augmentation de l’Indemnité de Résidence de 150€ pour tenir compte du surcoût de la vie spécifique à la Région Parisienne et aux grandes agglomérations ;

➔ ré internalisation des charges de travail ;

négociation, dans chaque atelier, d’une requalification des postes pour tenir compte de l’évolution de la technicité et assurer un meilleur déroulement de carrière ;

négociation, dans chaque atelier, d’une augmentation des Cadres d’Organisation pour assurer toute la charge de travail ;

➔ recrutement de tous les intérimaires ;

retour des Centres de Formation et d’Apprentissage d’entreprise qui permettaient de former des jeunes cheminots aux métiers spécifiques de la maintenance ferroviaire et assuraient un vrai « bassin » de recrutement ;

arrêt des pressions managériales qui poussent les cheminots à la démission ou à la rupture conventionnelle ;

augmentation du « parc de matériels roulants de réserve » afin de ne pas accentuer la pénibilité au travail des cheminots du Matériel par l’intensification du travail de nuit et de week-end ;

➔ arrêt de la répression.

La Fédération CGT des Cheminots invite les cheminots du Matériel à rester attentifs aux annonces qui seront faites dans les prochains jours. Il nous faut accentuer le rapport de forces.

Les cheminots du Matériel doivent faire entendre leur voix …

Les combats se rejoignent, conditions de travail, avenir des établissements, emploi, salaires, retraite. Les cheminots se mobilisent pour exiger une autre politique pour le service public ferroviaire et pour un élargissement de notre régime spécial à la branche.

ENSEMBLE, NOUS SERONS ENTENDUS

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APPEL AUX CHEMINOTS DU MATÉRIEL

Table ronde Nationale

| Matériel

La CGT appelle les cheminots du Matériel à participer en masse à une assemblée générale du personnel dans chaque atelier.

Une réponse urgente aux stratégies de la division de la Direction SNCF est nécessaire.

Après le dépôt de sac national suite à l’accident de Champagne-Ardenne, de nombreux cheminots ont pu constater que la solidarité était toujours une valeur forte dans l’entreprise, malgré la division entre générations ou entre activités que tente d’orchestrer la Direction.

Lorsque leurs repos ont été remis en cause, les agents du Matériel de l’atelier TGV de Châtillon ont eux aussi massivement débrayé, et en moins de 3 jours, ils ont fait reculer la Direction.

Craignant la montée des revendications et la puissance d’un mouvement tous services qui se construit, le Direction tente à nouveau de diviser les cheminots en convoquant une table ronde nationale le 6 novembre, mais uniquement sur les ateliers TGV de la région parisienne.

La CGT ne peut pas laisser faire une manoeuvre aussi grossière alors que, depuis plusieurs mois, les cheminots du Matériel font tous remonter un vrai ras-le-bol sur la faiblesse des rémunérations, le manque de moyens pour faire un bon travail, l’explosion du nombre d’intérimaires dans nos ateliers… L’exigence d’une autre politique traverse tout le domaine Matériel quelle que soit l’autorité gestionnaire. Au moment où la Direction voudrait imposer à partir du 1er janvier 2020 des gestions séparées, la Fédération CGT veut, au contraire, unifier les cheminots du Matériel (et l’ensemble des cheminots), ce qui est le seul gage de notre force collective.

Nous mettons pour cela les revendications nationales suivantes en débat :

  • Exigence d’une Table Ronde nationale Matériel toutes activités ;
  • Augmentation de la Prime de Travail Matériel de 200 pour tenir compte des conditions d’exercice du métier de ces dernières années ;
  • Augmentation de l’Indemnité de Résidence Zone 1 de 150 pour tenir compte du surcoût de la vie spécifique à la Région Parisienne ;
  • Négociation, dans chaque atelier, d’une requalification des postes pour tenir compte de l’évolution de la technicité et pour assurer un meilleur déroulement de carrière ;
  • Négociation, dans chaque atelier, d’une augmentation des cadres d’organisation pour assurer toute la charge de travail et plan de recrutement de tous les intérimaires qui le souhaitent ;
  • Arrêt de la répression ;
  • Mise en place de RPX dans chaque atelier qui n’en dispose pas encore.

Nous appelons donc les cheminots du Matériel à se réunir avec leurs représentants CGT en Assemblées Générales pour débattre des revendications, décliner les revendications nationales au niveau local, les porter au dirigeant d’Etablissement.

Cela doit servir d’avertissement à la Direction pour qu’elle apporte rapidement des réponses.

Si les négociations locales et nationales ne s’avéraient pas satisfaisantes, un mouvement tous services sur les revendications d’entreprise sera indispensable.

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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

30 mars 2021

La CGT cheminots lance une alerte sociale

Depuis de nombreuses années les cheminot-e-s subissent d’incessantes restructurations. Ces restructurations qui étaient censées améliorer le système ferroviaire ont plongé la SNCF dans un monde concurrentiel a des années lumières du service que se doit de rendre une entreprise publique.[…]

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