Fédération CGT des Cheminots


SUGE : URGENCE SOCIALE

| Services communs

La Fédération CGT est intervenue à de multiples reprises pour imposer des mesures de protection individuelles et collectives. Pour autant, la CGT continue à porter, dans le contexte, les revendications sur la rémunération (primes de travail, IPA/ICPA), l’emploi, et les conditions de travail.

Sans attendre, des mesures immédiates peuvent et doivent être prises.

REVENDICATIONS CGT :

Prime de travail et reconnaissance du métier

  • Pour la CGT, la majoration de 20% de la prime de travail serait un premier signal de reconnaissance de l’engagement et de la disponibilité des agents de la SUGE qui ont dû s’adapter au contexte pandémique et poursuivre leurs missions de sûreté sur le terrain. La Direction semble pourtant s’orienter vers l’attribution d’une gratification exceptionnelle qui ne finance pas la protection sociale (retraite, prévoyance). D’autres mesures pérennes, comme l’intégration de l’IPA et de l’ICPA dans la prime de travail, doivent être prises.
  • La Direction doit tenir ses engagements d’indemnisation (indemnité kilométrique, Indemnité Compensatrice de Service Restreint,…), que ce soit en agence ou dans les Postes de Commandement.
  • La CGT exige la reconnaissance de la spécificité et la technicité des métiers de la Sûreté, l’exercice de notations de juin doit permettre de passer sans tarder aux travaux pratiques !

Emploi

  • La reconnaissance des métiers de la SUGE doit conduire à des requalifications de postes au regard des compétences exigées et des responsabilités requises.
  • Les parcours professionnels doivent se construire en prenant en compte les compétences acquises par l’ancienneté, mais aussi des formations continues et qualifiantes.
    La CGT exige qu’un travail d’analyse fine des postes et des qualifications soit engagé pour reconstruire les parcours professionnels et rattraper le retard en la matière. La CGT, qui travaille le sujet depuis de nombreuses années, et plus particulièrement ces derniers mois dans le cadre de la future Convention Collective, porte des propositions justes pour les salariés et efficaces pour l’organisation du travail.
  • Malgré les annonces du groupe quant au gel de 75 % des embauches prévues pour 2020, la CGT a exigé le maintien des 210 recrutements prévus cette année pour faire face aux besoins de sûreté, mais aussi combler les départs. La Direction de la sûreté affirme vouloir maintenir ce volume de recrutements. Cela doit maintenant se traduire dans les faits dans chaque DZS !
    L’UDSUR et le PCNS font partie des sites en sous-effectif et doivent faire l’objet d’une attention particulière.

Conditions de travail

  • Contractualisation : la CGT n’a jamais cessé de combattre l’incidence néfaste de la contractualisation dans l’organisation du travail de la SUGE. Ce système, constamment soumis aux aléas de la « commande » des activités, est un véritable non-sens au regard des métiers de la Sûreté.
    La Direction de la Sûreté, consciente des contraintes que cela suppose pour recruter, former et organiser la production, affirme de son côté rechercher des engagements pluriannuels des activités (3 ans).
    Pour la CGT, cette prise de conscience de la Direction est un premier pas vers une organisation du travail plus efficace. Il n’en demeure pas moins que la contractualisation reste un frein à la réponse aux besoins de sûreté.
  • Un management à revoir ! : la CGT a multiplié les alertes sur des situations dégradées, que ce soit en agences ou en postes de commandement. Le relationnel entre les agents et leurs hiérarchiques continue de se détériorer. La CGT dénonce l’utilisation managériale de la rémunération individuelle (La Prime), le manque de moyens humains et matériels des N+1, N+2, et le management inapproprié, voire agressif quel que soit l’étage managérial, …
    La CGT exige que la Direction nationale prenne ses responsabilités afin de régler immédiatement les situations sensibles.
  • Mutations : de nombreuses demandes de mutation sont en souffrance, la CGT a rappelé à la Direction que ces demandes doivent être traitées. Les recrutements programmés doivent permettre de répondre favorablement à ces demandes.
  • Temps de travail et accord agression sûreté : la CGT exige par ailleurs la réécriture des RH0657 et RH0955, afin d’organiser le travail de la Sûreté Ferroviaire dans le respect de l’accord d’entreprise sur l’Aménagement du Temps de Travail. La Direction doit maintenant mettre un terme aux atermoiements et ouvrir les négociations !

La Formation Sûreté (UDSUR), l’organisation du travail dans les Postes de Commandement, les conditions de travail (RH0657, RH0955), l’emploi et la rémunération (Qualifications-parcours pro-recrutement) sont des sujets prioritaires. La CGT, qui a formulé de nombreuses propositions sur tous ces sujets, attend maintenant de la Direction qu’elle engage sans tarder des négociations pour répondre à l’urgence sociale.

Nos conditions de travail ne doivent pas subir la pandémie.

CE N’EST PAS À NOUS DE PAYER LA CRISE !

Téléchargements

ON CONNAÎT LA MUSIQUE, CHANGEONS L’ACCORD !

CPPNI du 28 octobre 2026

| Conventions négociations

Lors de la CPPNI (réunion de négociation de la CCN) du 28 octobre, la CGT a déclenché la révision de l’accord « classifications / rémunérations et fiscalisation des FC ».
Elle a proposé aux autres organisations syndicales de la rejoindre dans cette démarche pour obtenir immédiatement de meilleurs salaires et améliorer les conditions de travail des cheminots.

En 2021, la CGT a été la seule organisation syndicale à exercer son droit d’opposition à l’accord classifications et rémunérations. Près de cinq ans après, les raisons de notre opposition restent entières.
Mais il ne s’agit pas de rejouer les débats stériles. Il s’agit de répondre ensemble aux conséquences vécues par les cheminots et de construire de nouvelles garanties. C’est pourquoi la CGT a engagé la procédure de révision de l’accord.
UNE RÉVISION POUR GAGNER DE NOUVEAUX DROITS !

1-DE MEILLEURES CONDITIONS DE TRAVAIL, PAS UNE POLYVALENCE SANS LIMITES

Les emplois sont élastiques, recomposables au gré des besoins des employeurs. Cette polyvalence imposée désorganise les collectifs, dégrade les conditions de travail pour quelques euros et alimente la souffrance au travail, avec des conséquences trop souvent dramatiques. Pour la CGT, la vie des cheminots n’est pas à vendre.
CE QUE NOUS VOULONS :

  • Une classification reposant sur des métiers clairement identifiés.
  • Une définition précise de leur contenu et de leurs contours qui s’oppose à une polyvalence accrue
  • Une organisation du travail protégeant les collectifs, la santé et la sécurité.

2-LES SALAIRES DOIVENT SUIVRE AUTOMATIQUEMENT LES PRIX

Lorsque les prix augmentent sans mécanisme correspondant de revalorisation, le reste à vivre recule. Les cheminots ne doivent pas courir derrière l’augmentation du coût de la vie.

CE QUE NOUS VOULONS :

  • Une échelle mobile des salaires garantissant leur augmentation automatique, au minimum à hauteur de la hausse des prix.
  • Des augmentations qui ne reposent pas uniquement sur des décisions patronales.

3-UNE VRAIE GRILLE DES SALAIRES POUR TOUS

Les cheminots contractuels ne disposent pas d’une véritable grille salariale : les rémunérations minimales garanties sont très faibles et ne garantissent pas une progression salariale suffisante. Les cheminots statutaires voient leur grille de rémunération affaiblie par la fin du recrutement au statut.
Statutaires comme contractuels sont ainsi privés de garanties suffisantes de progression salariale. Les inégalités se creusent entre les femmes et les hommes, entre contractuels et statutaires, mais aussi entre les contractuels eux-mêmes.
CE QUE NOUS VOULONS :

  • Une grille unique des salaires pour la branche.
  • Une progression salariale automatique.
  • Un salaire reconnaissant réellement qualification et expérience

4-RECONNAÎTRE LA QUALIFICATION, PAS SEULEMENT L’EMPLOI OCCUPÉ

Le salaire dépend de l’emploi exercé plutôt que de reconnaître pleinement les savoirs, savoir-faire et qualifications acquis. Un cheminot ne perd pourtant ni son expérience ni ses savoirs lorsqu’il change de poste.
CE QUE NOUS VOULONS :

  • La reconnaissance des qualifications, diplômes et formations.
  • La prise en compte des savoirs et savoir-faire acquis tout au long de la carrière.
  • De véritables garanties collectives de progression professionnelle.

5-UN SALAIRE MENSUEL ET UN 13ᵉ MOIS DE BRANCHE

Les factures, le logement, l’énergie et l’alimentation se paient chaque mois. Une rémunération annuelle garantie ne garantit pas suffisamment le niveau de vie mensuel et ne remplace pas un véritable 13ᵉ mois de branche.
CE QUE NOUS VOULONS :

  • Un salaire brut mensuel garanti.
  • Un 13ᵉ mois de branche.

6-L’ANCIENNETÉ DOIT ÊTRE RECONNUE POUR TOUS²

L’ancienneté doit constituer un droit reconnu collectivement. Nous refusons une reconnaissance de l’ancienneté à plusieurs vitesses.
CE QUE NOUS VOULONS :

  • La revalorisation des taux de majoration liés à l’ancienneté.
  • L’annualisation de cette majoration pour tous les cheminots, quelle que soit leur classe.

7-LA PÉNIBILITÉ NE DISPARAÎT PAS AVEC UN NOUVEL INTITULÉ

La CGT dénonce la perte de reconnaissance de la pénibilité pour des cheminots dont le métier a été remplacé par un intitulé d’emploi-type. Changer le nom du travail n’en change pas les contraintes.
CE QUE NOUS VOULONS :

  • Des garanties protégeant réellement la santé des salariés.

8-DES FACILITÉS DE CIRCULATION RÉELLEMENT UNIVERSELLES

Les facilités de circulation promises à tous restent un droit qui n’est pas réellement accessible à chacun. En revanche, l’accord classifications et rémunérations a facilité leur fiscalisation.
CE QUE NOUS VOULONS :

  • De véritables facilités de circulation universelles avec des garanties effectives pour tous les cheminots actifs et retraités de la branche ainsi que leurs ayants droit.

CONSTRUISONS ENSEMBLE LES GARANTIES DE DEMAIN !

Au-delà des divergences de 2021 sur l’accord classifications et rémunérations, l’enjeu est de répondre ensemble aux besoins des cheminots.
La Fédération CGT des cheminots a adressé à toutes les organisations syndicales un projet de texte pour gagner de nouveaux droits dans la révision de l’accord.
Sans renier les positions de chacun, nous les invitons à porter tout ou partie de nos revendications pour améliorer la vie de tous les cheminots de la branche.

  • Une grille unique des salaires et une progression automatique.
  • L’échelle mobile des salaires
  • Un salaire mensuel garanti et un 13ᵉ mois de branche.
  • La reconnaissance de l’ancienneté, des diplômes, formations et qualifications.
  • Des métiers aux contours clairement définis et la reconnaissance de la pénibilité.
  • Des facilités de circulation réellement universelles.

ALORS PORTONS ENSEMBLE CES EXIGENCES !

Téléchargements

Le 3 novembre à Saint-Denis, le 5 novembre en grève et en manif !

| Maîtrise et cadres UFCM

Depuis des semaines, dans tout le pays, les mobilisations s’intensifient pour les salaires, l’emploi, les services publics et la justice sociale.
Face à la forte inflation, à l’augmentation du coût de la vie, à la précarité et à la dégradation de nos conditions de vie et de travail, la séquence qui s’ouvre va être déterminante pour obliger la direction à répondre à nos revendications légitimes !

Au sein du GPU SNCF, les 0,18 % d’augmentation générale des salaires pour 2026 ont été vécus par les cheminot·e·s comme une véritable provocation. Cette « augmentation » est un déni de reconnaissance de l’investissement sans faille de l’ensemble des cheminot·e·s, quels que soient leurs métiers, leurs qualifications, leurs responsabilités et leurs fonctions, pour produire un service public ferroviaire de transport de voyageurs et de marchandises de qualité, indispensable à la population, à l’activité économique et à l’aménagement du territoire, dans des conditions toujours plus dégradées suite aux nombreuses réorganisations, suppressions de postes, et aux orientations mortifères de l’entreprise.

LE 3 NOVEMBRE : DES NAO MAINTENANT !

La reconnaissance du travail des cheminot·e·s, à l’opérationnel comme à l’encadrement ou en pôle d’appui, doit se traduire concrètement sur la fiche de paie, avec des augmentations générales de salaire permettant à toutes et tous de vivre décemment de leur travail. Pour les encadrant·e·s, cela passe aussi par une juste reconnaissance des qualifications et des responsabilités. Rassemblons-nous massivement à Saint-Denis devant la direction de l’entreprise le 3 novembre pour exiger, dans l’unité intersyndicale impulsée par la CGT, l’ouverture immédiate de véritables négociations salariales !

LE 5 NOVEMBRE : EN GRÈVE ET DANS LA RUE !

L’austérité imposée à la SNCF s’inscrit dans une politique de casse de notre modèle social, où les cheminot·e·s paient le prix des gains de productivité réalisés sur leur dos, au détriment de leurs salaires, de l’emploi et du service public. Face aux offensives contre nos droits et nos conditions de vie et de travail, opposons la solidarité et la lutte collective ! L’UFCM-CGT appelle les ingénieur·e·s, cadres, technicien·ne·s, et agent·e·s de maîtrise à se mobiliser en nombre, par la grève, et à s’inscrire dans les initiatives locales unitaires le 5 novembre 2026 pour imposer un autre partage des richesses et construire un avenir fondé sur la justice sociale et l’humanité !

LA CGT ET SON UFCM REVENDIQUENT :

  • L’ouverture immédiate de négociations salariales dans les entreprises de la branche et des augmentations générales de salaires ;
  • Des embauches en nombre suffisant et des formations adaptées pour garantir un service public ferroviaire de qualité ;
  • L’amélioration des conditions de travail, avec des moyens humains et matériels permettant d’exercer nos métiers dignement ;
  • Le maintien de l’unité sociale au sein de la SNCF et l’arrêt du processus de privatisation et de filialisation ;
  • Des droits sociaux de haut niveau pour tous les cheminot·e·s !

LE 3 NOVEMBRE À SAINT-DENIS, LE 5 NOVEMBRE EN GRÈVE ET EN MANIFESTATION, POUR UNE SOCIÉTÉ ET UNE SNCF PLUS JUSTES ET SOLIDAIRES

Téléchargements

Nous pouvons gagner sur nos revendications !

Mobilisation du 5 novembre 2027

| Non classé

Depuis plusieurs semaines, lycéens, étudiants, travailleurs, privés d’emplois, retraités se mobilisent de manière convergente pour obtenir des réponses concrètes à leurs revendications.
Les cheminots sont directement touchés par de nombreuses difficultés aussi : ouverture à la concurrence, manque de moyens pour travailler, effectifs insuffisants, manque de financement pour l’infrastructure, salaires insuffisants.
Nos fédérations appellent toutes les cheminotes et tous les cheminots à se mettre massivement en grève le 5 novembre prochain.

Dans un contexte d’austérité budgétaire qui va amoindrir les droits des salariés, tout en préservant les plus avantagés, et ne donne pas de réelles perspectives au financement du ferroviaire, empreint d’autoritarisme de la part du gouvernement et d’une montée dangereuse de l’extrême droite, des stigmatisations et des propos haineux en France, la colère monte de toute part. Elle se traduit dans les rues ces dernières semaines avec :

  • La jeunesse du pays, fortement mobilisée contre « Parcoursup » et un avenir confisqué pour obtenir des moyens humains et matériels afin d’étudier dans de meilleures conditions et déterminée à faire, très légitimement, entendre sa voix ! ;
  • Les samedis citoyens contre la vie chère et le développement des services publics ;
  • Les mobilisations dans les entreprises pour revendiquer des augmentations de salaire, plus d’emplois et de meilleures conditions de vie et de travail.

Au sein de la branche ferroviaire, et particulièrement dans le GPU, l’ouverture à la concurrence – que nous combattons – impacte le quotidien de nos collègues, notamment celles et ceux qui subissent les transferts dans de nouvelles entités. Dans ce cadre, les cheminots se mobilisent sous différentes formes pour leurs conditions de travail, de meilleurs salaires, le maintien de l’unité sociale et des garanties collectives ainsi que pour gagner des moyens financiers pour développer le réseau ferroviaire.

Sur les salaires, les fédérations syndicales du GPU appellent à se rassembler le 3 novembre prochain devant le siège de la direction à Saint-Denis, à partir de 11h00.

Le 10 juin dernier, le corps social cheminot s’est fortement mobilisé lors de la journée de grève unitaire à l’appel des quatre organisations représentatives. La direction n’a pas pris la mesure du mécontentement au sein de l’entreprise. Ce pourquoi, le 5 novembre prochain, dans l’unité la plus large, les quatre fédérations appellent tous les cheminots à la grève pour :

  • L’ouverture de négociations sur les conditions de vie et de travail ;
  • La mise en oeuvre d’une politique Emploi permettant de s’assurer que, sur chaque chantier, les effectifs soient suffisants pour assurer une production ferroviaire en toute sécurité et avec de bonnes conditions de travail ;
  • Le maintien de l’unité sociale du groupe et des droits et garanties des cheminots ;
  • L’ouverture de réelles négociations salariales.

En nous mobilisant massivement, nous mettrons aussi sous pression ce gouvernement qui nous impose une asphyxie financière depuis trop d’années. Nous devons lui imposer plus d’argent public pour le ferroviaire, nos emplois et nos conditions de travail.

SANS ATTENDRE, DÉPOSEZ MASSIVEMENT VOS DII. PAR LA GRÈVE, IMPOSONS DES NÉGOCIATIONS !

Téléchargements

RETRAITÉ·ES : MOBILISATION MASSIVE LE 19 NOVEMBRE 2026 !

| Retraités UFR

Depuis plusieurs mois, les retraité·es font l’objet d’une stigmatisation inacceptable de la part du gouvernement. Elles et ils seraient responsables de l’essentiel du déficit de la Sécurité sociale et d’une part importante de la dette publique.

C’EST FAUX, LA RÉALITÉ EST BIEN DIFFÉRENTE !

Toute leur vie, elles et ils ont contribué à la création des richesses. Le montant de leur pension est lié à leur activité professionnelle durant laquelle leurs cotisations sociales leur ont permis d’acquérir des droits, et notamment celui de toucher une pension de retraite.

LES RETRAITÉ·ES N’ONT RIEN VOLÉ !

Les pensions de retraite, de base comme complémentaires, ne suivent ni l’envolée des prix de l’alimentation, de l’énergie et des dépenses contraintes et encore moins l’évolution moyenne des salaires. Résultat, le pouvoir d’achat des retraité·es est en berne.
Les projets de lois de finances et de financement de la Sécurité sociale actuellement en discussion à l’Assemblée nationale sont une attaque en règle contre les retraité·es :

  • Celles et ceux dont la totalité des pensions (base et complémentaire) seraient supérieures à 1 260 € mensuel ne seront pas revalorisés du niveau de l’inflation.
  • Baisse du plafond de l’abattement fiscal de 10 % à 3 000 € (au lieu de 4 439 € actuellement).

Ces mesures viennent s’ajouter à celles prises par décret cet été quant à l’augmentation des plafonds des franchises médicales et participations forfaitaires de 50 à 70 € et le déremboursement de certains médicaments.
De l’argent, il y en a pour financer la Sécurité sociale et répondre aux besoins de la population. Il faut aller le chercher là où il est : dans les cadeaux fiscaux et exonérations de cotisations sociales sans contrôle ni contrepartie. Un rapport sénatorial approuvé à l’unanimité par les sénateurs fait état de 211 milliards d’euros offerts aux plus riches.
Dans l’entreprise, les cheminot·es retraité·es sont aussi mis à l’index. La dématérialisation à outrance de toutes les démarches administratives pénalise celles et ceux en fracture numérique et rend l’accès aux droits de plus en plus compliqué, et notamment l’accès et l’utilisation des facilités de circulation pour les retraité·es et leurs ayants droit.
La direction de l’entreprise a aussi décidé, unilatéralement, de ne plus assurer dans les cabinets médicaux le suivi post-professionnel amiante. Ainsi, elle refuse de remplir ses obligations d’employeur laissant sans solution les retraité·es concerné·es.
C’est pourquoi les organisations de retraité·es cheminots CGT, UNSA et SUD RailT appellent l’ensemble des cheminot·es retraité·es à se mobiliser massivement le 19 novembre 2026 pour exiger :

  • Une revalorisation immédiate de 10 % des pensions de retraite ;
  • Un droit à la santé et un accès aux soins quel que soit le lieu de vie ;
  • Le retour du suivi post-professionnel amiante au sein des cabinets médicaux SNCF ;
  • La pérennisation des facilités de circulation pour les retraité·es et leurs ayants droit.

TOUTES ET TOUS À PARIS LE 19 NOVEMBRE 2026 !
RENDEZ-VOUS 11h00 GARE DE PARIS MONTPARNASSE

Téléchargements

19 NOVEMBRE 2026 : LES RETRAITÉ·E·S CHEMINOT·ES DESCENDENT EN MASSE DANS LES RUES DE PARIS !

| Retraités UFR

Depuis plusieurs semaines, le mouvement social prend de l’ampleur dans tout le pays, de la jeunesse étudiante aux retraité·e·s en passant par les salarié.es du public et du privé.
Une lutte intergénérationnelle, convergente où les retraité·e·s du public comme du privé sont bien décidés à faire entendre avec force leurs voix et leurs revendications.

Le gouvernement est aux abois depuis plusieurs semaines face à la puissance du mouvement lycéens engagé depuis mi-septembre. Et plutôt que d’écouter et répondre aux justes revendications des lycéens soutenues par leurs professeurs, il choisit la répression et le pourrissement. Une vieille stratégie de la droite et de son extrême soutenu par le patronat qui a conduit à renforcer le mouvement, ayant oublié que les jeunes en lutte étaient soutenus par leurs parents.
Cette lutte prend de l’ampleur en convergence avec le monde du travail, comme cela a été le cas le 29 septembre, les 6,13 et 17 octobre… Une grande journée de grève et de manifestations à l’appel de tous les syndicats est programmée le 5 novembre et les retraité·e·s en seront.
Déjà, les retraité·e·s étaient plus de 10 000 mobilisés, dont de nombreux cheminot·e·s, le 14 octobre pour une véritable revalorisation des retraites complémentaires AGIRC ARRCO. La proposition de les augmenter de seulement 1,4% est scandaleuse après une année blanche en 2025.

LES RETRAITÉ·E·S DOIVENT AMPLIFIER LA MOBILISATION ET L’ACTION

En effet, elles et ils sont toujours une cible pour le gouvernement, le patronat et des candidats à la présidentielle. Ils tentent de nous culpabiliser sur le niveau de la dette et de rendre inéluctables les mesures austéritaires. Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) en est l’exemple criant. Il cible prioritairement le monde du travail et les retraité·e·s mais préserve les intérêts du capital et des actionnaires.

L’AVENIR DE LA SÉCURITÉ SOCIALE EST EN DANGER.

Par la volonté de s’attaquer au salaire socialisé en rapprochant le net du brut, vieux leitmotiv des libéraux de tous bords et du patronat, en s’attaquant aux cotisations sociales, partie intégrante du salaire, ils remettent en cause le financement et l’avenir même de la Sécurité sociale, notre bien commun depuis 1945 que le patronat rêve de s’approprier.
Si les annonces sont multiples, la désindexation des pensions, la suppression de l’abattement fiscal de 10 % reviennent en force. Auxquels il faut ajouter la forte augmentation des franchises médicales et des participations forfaitaires validées par décret cet été.
Le patronat est à l’origine de ces choix politiques. Il veut imposer un système par capitalisation comme il le fait pour la santé avec les complémentaires santé obligatoires. Il s’attaque ainsi au fondement de notre système de Sécurité sociale.

Depuis son arrivée en 2017, E. Macron fait les poches des retraité·e·s, un véritable racket qui se chiffre à plus de 110 milliards d’euros. Laisser entendre que les retraité·e·s sont égoïstes et ne se préoccupent pas de leurs descendants relève aussi du scandale !
Les retraité·e·s qui ont toute leur vie produit de la richesse (en partie détournée par le capital à son profit) continuent d’en produire en s’investissant dans les associations, les conseils municipaux, la garde des petits-enfants, en étant aidant·e·s de proche. Les jeunes qui défilent dans les rues ne tombent pas dans ce piège grossier, ciblent le capital et appellent à la lutte intergénérationnelle.

LE DÉBAT N’EST PAS ÉCONOMIQUE MAIS POLITIQUE !

Depuis 1993, les gouvernements successifs ont systématiquement réduit les ressources de la protection sociale. Les allègements et exonérations de cotisations sociales, accordés y compris aux entreprises qui versent des dividendes records, représentent des dizaines de milliards d’euros de manque à gagner chaque année, à l’image du rapport du Sénat démontrant que 211 milliards d’euros d’aides publiques sont versées aux entreprises chaque année sans contrôle ni contrepartie. Supprimer tous ces cadeaux fiscaux suffirait non seulement à renflouer les caisses de la Sécurité sociale, mais aussi à garantir à toutes et tous l’accès aux soins et des retraites dignes pour toutes et tous, ceci même dans la perspective d’une démographie qui amplifie le rapport défavorable actif·ves – retraité·e·s.
Depuis 2017, la fortune des milliardaires français a doublé. 53 d’entre eux détiennent autant de richesses que 32 millions de Français. Dans le même temps, la France compte 1,2 million de pauvres supplémentaires, dont nombre d’entre eux sont des retraité·e·s.
Ça suffit ! La question n’est pas de savoir si la France a les moyens de financer ses retraites et sa protection sociale. Elle a les moyens !
Le vrai débat porte sur la manière dont ces richesses sont réparties. Les choix actuels favorisent une petite minorité au détriment du bien-être de la majorité. Il est temps d’inverser cette logique.
Le 19 novembre, dans l’unité, les retraité·e·s exigerons une revalorisation immédiate des pensions de 10 %, l’indexation des pensions sur les salaires, pas de pension en-dessous du SMIC, une Sécurité sociale intégrale avec une prise en charge à 100 % des frais de santé, des services publics de proximité sur l’ensemble du territoire.

Les cheminot·es retraité·e·s exigeront également :

  • Le retour du suivi post-professionnel amiante au sein des cabinets médicaux SNCF dont nous demandons l’accès à toutes et tous les retraité·e·s.
  • La pérennisation des facilités de circulation pour les retraité·e·s et leurs ayants droit.

LE JEUDI 19 NOVEMBRE, DANS L’UNITÉ, TOUTES ET TOUS À PARIS POUR UNE GRANDE MANIFESTATION NATIONALE !

Rendez-vous à partir de 11h00 Gare Montparnasse pour un départ de la manifestation à 13h30 en direction des Invalides.

Téléchargements

Astreintes encadrement : quand la sécurité se découpe en filiales !

| Le transport de marchandises

À compter du 13 décembre 2026, Hexafret assurera de manière autonome les astreintes Traction-Exploitation liées à ses circulations. Cette réorganisation s’inscrit dans une logique d’éclatement du système ferroviaire qui gagne progressivement l’ensemble des sociétés du groupe SNCF. Des territoires toujours plus vastes et des moyens cloisonnés, la CGT refuse une organisation qui oppose logique concurrentielle et sécurité ferroviaire !

À travers cette réorganisation, la direction d’Hexafret envisage de mettre en place de nouveaux cycles d’astreinte, qui étaient jusqu’ici mutualisés avec les autres activités. Ces nouveaux cycles prévoient notamment une mutuali-sation des encadrants Exploitation et Traction.
Les interventions seraient désormais limitées aux seules activités Hexafret, et le nouveau dispositif programmé pour 2027 réduit fortement les moyens dédiés, passant de 51 cycles et 480 astreinteurs à 27 cycles territoriaux (12 mixtes Exploitation-Traction, 10 Exploitation et 5 Traction).
Cette réorganisation s’accompagne d’un élargissement significatif des péri-mètres d’intervention. Les cartographies présentées montrent des terri-toires couvrant plusieurs départements ou de vastes zones géographiques. C’est notamment le cas des territoires de Garonne–Limousin–Midi-Pyrénées, d’Auvergne ou encore des cycles Traction regroupant le Rhône et les Alpes.

DES CADRES TRACTION AU CENTRE DU DISPOSITIF !

Pour la CGT, les cadres Traction, qu’ils soient de Fret ou de Voyageurs, sont les experts de la conduite ferroviaire. Leur expertise doit être mise au service de l’ensemble du système ferroviaire, sans cloisonnement entre les sociétés du Groupe. La mutualisation des astreintes est une garantie d’effi-cacité, de réactivité et de sécurité. L’autonomisation des filiales ne peut justifier la multiplication des organisations, la réduction des moyens ou une mise en concurrence de la sécurité ferroviaire.

LES RISQUES NE SE MONNAYENT PAS !

Pour la CGT, cette nouvelle organisation accroît fortement les contraintes pesant sur les agents d’astreinte. La Direction reconnaît elle-même que les nouveaux cycles impliquent des déplacements plus longs, y compris de nuit, alors que les cheminots peuvent être appelés à intervenir à tout moment sur des événements graves de sécurité ferroviaire (accident de personne, déraillement, franchissement de signal d’arrêt, etc.).
L’allongement des trajets augmente les risques liés à la fatigue, à la somno-lence, aux conditions météorologiques, à la pression de l’urgence, ainsi qu’au risque routier, notamment après des interventions longues ou psychologique-ment éprouvantes. Pour la CGT, la sécurité des cheminots ne peut devenir la variable d’ajustement d’une politique de réduction et de spécialisation des moyens.

La création d’astreintes mixtes renforce également les exigences de polyvalence en combi-nant des compétences Traction et Exploitation, avec davantage de connaissances, de forma-tions et de responsabilités.
Face à ces contraintes supplémentaires, la Direction propose un « Welcome Bonus » pouvant atteindre 1 000 euros pour les cycles mixtes et 600 euros pour certaines intégra-tions. Pour la CGT, une prime ponctuelle ne compense ni les risques encourus, ni l’augmen-tation des responsabilités. La reconnaissance de ces missions doit passer par des moyens humains adaptés et une revalorisation pérenne des rémunérations.

LA CGT REVENDIQUE DES MESURES CONCRÈTES !

La CGT exige :

  • le maintien d’une organisation mutualisée des astreintes, au-delà des frontières entre sociétés et activités du groupe SNCF ;
  • une réduction des périmètres géographiques d’astreinte à 50 km, avec des cycles supplémentaires permettant une réelle proximité entre les agents et les lieux d’inter-vention ;
  • une évaluation précise et préalable du risque routier, intégrant les kilomètres poten-tiellement parcourus, les temps de trajet réels, les conditions météorologiques, les interventions nocturnes et la fatigue cumulée ;
  • une augmentation des effectifs d’astreinteurs, afin de répartir les contraintes et de limiter les déplacements ;
  • des garanties sur les temps de travail et de repos, avec une prise en compte inté-grale des déplacements et des interventions et l’interdiction de toute reprise de service incompatible avec une récupération suffisante ;
  • des formations complètes et adaptées, ainsi qu’une véritable reconnaissance des qualifications des cadres d’astreinte et de leurs responsabilités.

Pour la CGT, la sécurité ne peut être proclamée comme une priorité tout en élargissant les périmètres d’intervention et les contraintes des agents. L’optimi-sation des ressources ne doit pas se faire au détriment de la prévention, de la sécurité et des conditions de travail.

DES ASTREINTES DE PROXIMITÉ, DES EFFECTIFS SUFFISANTS, DES CONDITIONS DE TRAVAIL SÉCURISÉES !
LA SÉCURITÉ DES CHEMINOTS N’A PAS DE PRIX !
TOUTES ET TOUS EN GRÈVE LE 5 NOVEMBRE PROCHAIN !

Téléchargements

Des annonces au rabais, loin des réalités du terrain !

| Sécurité ferroviaire

Le 21 octobre, une table ronde consacrée à la sécurité ferroviaire s’est tenue sous le pilotage de la direction de SNCF Réseau.
Au-delà des communications qui ne manqueront pas de saturer les messageries et les médias, la faiblesse des moyens annoncés montre que la direction ne prend pas réellement la mesure de la gravité de la situation.
La CGT exige des moyens humains, matériels et financiers au plus près des cheminots, des métiers et du travail réel.

Si les accidents ferroviaires sont souvent multifactoriels, l’accident de Cléon – et tous les autres – ne peut être dissocié de la situation organisationnelle, sanitaire et sociale à la SNCF.
Leur accumulation révèle que le mal qui ronge l’entreprise est profond et qu’il trouve ses racines dans des choix structurels auxquels la direction refuse encore de s’attaquer.
Le morcellement de l’entreprise, l’externalisation, la polyvalence, la dégradation des conditions de travail et le sous-investissement dans le réseau fragilisent profondément la sécurité ferroviaire.
Cette table ronde s’inscrivait dans le prolongement de la réunion du 24 septembre, convoquée en urgence au niveau du Groupe SNCF sous la pression de la CGT.
Dans ce contexte, la direction de SNCF Réseau était appelée à présenter les mesures engagées et les moyens mobilisés pour répondre à la situation.
Concernant les coupons de rail entreposés aux abords des voies, directement mis en cause dans l’accident de Cléon, la direction affirme que plus de 50 % des coupons identifiés ont été retirés et annonce achever leur enlèvement dans un délai de six mois.
Mais comment prétend-elle inscrire ce ramassage dans la durée et assurer sa continuité alors que, sur certains territoires, jusqu’à 90 % des draisines peuvent être indisponibles faute d’entretien et que les effectifs de conducteurs de l’Équipement ne cessent de fondre ?
Sans matériels disponibles ni effectifs suffisants, c’est une promesse sans lendemain.
La direction ose se gargariser d’un budget en augmentation de 460 recrutements.
Un chiffre pourtant dérisoire au regard des besoins et des suppressions de brigades sur tout le territoire. Plus de 9 000 cheminots supplémentaires à Réseau sont indispensables pour répondre aux exigences de sécurité et assurer correctement les missions.
La direction annonce également une hausse de 15 % des investissements consacrés aux engins et aux matériels. Là encore très loin du compte quand les brigades sur le terrain manquent de tout.
Elle invoque les difficultés à obtenir du gouvernement les financements nécessaires pour l’infrastructure et sa maintenance.

Mais cette réalité ne saurait l’exonérer de ses propres responsabilités : l’organisation du travail, l’élargissement des périmètres d’astreinte, les sous-effectifs et la polyvalence imposée aux métiers relèvent directement de ses choix, dont elle doit pleinement assumer les conséquences.
D’ailleurs, la direction refuse toujours de reconnaître la nocivité de « Maintenir demain » et d’en tirer la seule conclusion qui s’impose : un moratoire immédiat.
Les seuls correctifs qu’elle envisage sont sur les parcours d’astreinte, les missions et formation des ordonnanceurs, les moyens et l’accompagnement des REC.

UNE SEULE CHAÎNE, TOUTE LA SNCF

La sécurité engage tous les métiers et toutes les activités. À mesure que l’entreprise se fragmente par la filialisation, l’externalisation et la sous-traitance, les responsabilités se diluent, les interfaces se multiplient et les savoirs se dispersent : le risque, lui, s’installe.
En confiant le pilotage de cette réunion à SNCF Réseau, la direction du GPU SNCF tente à la fois d’échapper à ses propres responsabilités et de cantonner les réponses à des mesures directement liées aux accidents.
Or, la crise est bien plus profonde : elle est structurelle et résulte des choix d’organisation, de fragmentation et de gestion imposés à l’ensemble de la SNCF.
Y répondre exige des moyens humains, matériels et financiers importants dans toutes les sociétés du Groupe et un retour à une entreprise intégrée. C’est donc toute la politique de l’entreprise qui doit être revue.

CESSER DE RESTRUCTURER, SÉCURISER MIEUX

Réorganisations incessantes, dégradation des conditions de travail, souffrance des cheminots : lorsque les cheminots sont fragilisés, c’est toute la chaîne de sécurité qui l’est.
Nous exigeons un moratoire immédiat sur toutes les réorganisations, locales comme nationales, ainsi que l’arrêt des politiques de filialisation et d’externalisation, qui aggravent les risques ferroviaires et la souffrance au travail.
Nous revendiquons la fin de la polyvalence imposée et des emplois à géométrie variable, ainsi que de véritables formations aux métiers tout au long de la carrière.
Nous exigeons des effectifs suffisants, des moyens matériels à la hauteur et la suppression des frontières entre les sociétés et les activités, afin de rétablir une organisation cohérente et intégrée au service de la sécurité ferroviaire.
Il faut repartir du travail réel : les cheminots connaissent les risques, les besoins et les solutions.
Les accidents ne sont que la partie visible des dysfonctionnements auxquels sont exposés les cheminots comme les usagers.
Répondre à l’urgence est indispensable, mais ne suffit pas. Réparer après l’accident, c’est trop tard ; sécuriser, c’est agir à la racine.

DANS LES TERRITOIRES, IMPOSONS NOS CHOIX !

Le 21 octobre, les syndicats CGT de site ont multiplié, partout en France, les initiatives et les interpellations pour placer les directions locales devant leurs responsabilités et obtenir les moyens nécessaires.
Cette mobilisation les a contraintes à dépasser les annonces et à s’engager dans un travail de proximité pour mesurer les besoins réels et y répondre concrètement.
Des réunions inter-SA sont et seront organisées dans chaque région. Les directions locales devront répondre aux revendications portées.
Le 25 novembre, une nouvelle réunion nationale, pilotée par la direction du GPU SNCF, devra dresser le bilan.

POUR PESER DAVANTAGE, IMPOSER D’AUTRES CHOIX ET GAGNER SUR NOS REVENDICATIONS, INFORMONS-NOUS AUPRÈS DES SYNDICATS CGT DE SITE ET REJOIGNONS LA CGT !

GAGNONS DES MOYENS, REFUSONS L’AUSTÉRITÉ MOBILISONS-NOUS LE 3 ET LE 5 NOVEMBRE 2026 !

 

Téléchargements

SUGE : L’ENCADREMENT AU COEUR DU COLLECTIF ET DU SERVICE PUBLIC ferroviaire !

| Maîtrise et cadres UFCM

Essentiel à la cohésion des équipes et à l’efficacité des missions, l’encadrement SUGE exige une véritable reconnaissance de son expérience, de ses qualifications et de sa technicité.
La CGT revendique des parcours professionnels qui prennent en compte les savoirs, savoir-faire, et reconnaissent l’expérience acquise, les qualifications et la technicité des métiers, en renforçant la complémentarité avec les cheminot·e·s de terrain.

Depuis la loi de 2014, la SUGE est enfermée dans une logique de client fournisseur avec les autres sociétés du groupe. Cette contractualisation réduit progressivement sa mission essentielle de sûreté ferroviaire à une simple prestation de service facturée aux entreprises ferroviaires. Cette situation implique de graves conséquences, y compris au regard des accidents et incidents survenus dans la dernière période. Cette transformation détourne la SUGE de sa vocation première et fragilise, à terme, les missions, les emplois et l’avenir même du service.
La CGT et son UFCM dénoncent depuis des années cette mise en concurrence, encouragée par un cadre réglementaire qui favorise le recours notamment aux entreprises privées de gardiennage. La sûreté ferroviaire ne peut être considérée comme un simple « produit » soumis aux lois du marché et à la concurrence, mais bien retrouver pleinement sa place comme une fonction transverse de sécurité ferroviaire, au service des cheminot·e·s, des usagers et de l’intérêt général.

L’IMPOSTURE DE L’OUVERTURE À LA CONCURRENCE !

La concurrence se construit TOUJOURS sur le dos des usager·e·s et des salarié·e·s, sur l’abaissement des repères collectifs et sur la liquidation du service public. Elle frappe directement les conditions d’emploi des cheminot·e·s, y compris de l’encadrement : l’éclatement de l’entreprise, les réorganisations successives et les suppressions de postes détériorent fortement leurs conditions de travail et celles de leurs assistant·e·s. Ces dernier·e·s deviennent de simples gestionnaires de pénurie, au lieu d’être des référent·e·s techniques et des expert·e·s de leur métier, disposant des moyens nécessaires pour encadrer des collectifs de travail à taille humaine, au plus près du terrain !

UNE SOUFFRANCE AU TRAVAIL NIÉE PAR LA DIRECTION !

Les cheminot·e·s de l’encadrement subissent une dégradation continue de leurs conditions de travail. Malgré ce constat et les alertes, la Direction persiste à vouloir imposer ses objectifs inatteignables en exerçant une pression permanente et des injonctions contradictoires. La perte de sens au travail se généralise, les risques psychosociaux augmentent et la charge mentale des encadrant·e·s atteint un niveau critique !
De plus, les dérives du forfait-jours ont fait exploser leur temps de travail, bien au-delà de la durée annuelle réglementaire. Sans réel droit à la déconnexion et en invisibilisant les heures réellement effectuées, ce dispositif favorise une part importante de travail non rémunéré et rogne les temps de repos les soirs, les week-ends, et même durant les congés ! L’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle est sacrifié, au détriment de la santé physique et mentale des cheminot·e·s, mais aussi de l’emploi. Pour la CGT et son UFCM, il est grand temps de briser cette spirale infernale !

LA CGT ET SON UFCM REVENDIQUENT :

  • La mise en place d’une grille unique des salaires et l’instauration de l’échelle mobile des salaires indexée sur l’inflation ;
  • La création d’une prime de travail spécifique SUGE et d’une prime de base garantie reconnaissant la technicité des métiers de la SUGE ;
  • Le décompte des heures de travail pour garantir le strict respect du temps de travail annuel ainsi que l’équilibre vie personnelle-vie professionnelle ;
  • Un réel droit à la déconnexion garantissant les temps de repos et protégeant la santé mentale ;
  • L’extension de la liste des emplois-repères à pénibilité avérée (ERPA) et des dispositifs de CAA pénibilité aux agents de commande, aux formateur·trice·s et aux métiers de l’encadrement SUGE ;
  • La classification des postes d’APDX à la classe 5 après 10 ans d’ancienneté, sans remise en cause de la pénibilité ;
  • La reconnaissance des qualifications des formateur·trice·s TIS/TIR par la classe 5 ;
  • La classification des postes de DUO à la classe 8 selon les spécificités métiers et géographiques ;
  • Le maintien des indemnités de port d’armes après 20 ans de pénibilité, y compris en cas de reconversion ou d’aménagement de fin de carrière ;
  • La création de postes de fin de carrière dans toutes les DZS et les agences ;
  • La réduction de moitié des nuits après 50 ans, pour les agents volontaires, avec maintien du salaire et sans repos secs.

POUR UNE SÛRETÉ FERROVIAIRE INTÉGRÉE, RECONNUE ET DÉVELOPPÉE,
AUX ÉLECTIONS CSE DU 19 AU 26 NOVEMBRE 2026,
JE VOTE CGT !

 

Téléchargements

Pour gagner : dans la rue et en grève !

Infoluttes

| Non classé

Depuis plusieurs semaines, les luttes se multiplient contre l’austérité, la casse sociale, la faiblesse des salaires et pensions.
Après la journée réussie du 29 septembre ainsi que les mobilisations de la jeunesse, le 17 octobre, près de 800 000 personnes, dont de nombreux cheminot·e·s, se sont mobilisées partout en France.
La Fédération CGT des cheminots, et ses structures locales prennent toute leur place dans ces mobilisations.

Les mobilisations se multiplient pour l’augmentation des salaires, des minima sociaux, le financement des retraites et des services publics. La jeunesse, les salariés, les retraités, les privés d’emploi, dénoncent les inégalités dans notre pays et la violence du projet budgétaire en cours de discussion, alors même que beaucoup d’entre nous devons choisir entre faire le plein de carburant, faire nos courses, s’alimenter tous les jours ou se soigner.
Le budget débattu actuellement à l’Assemblée nationale ne prévoit aucune mesure pour récupérer l’argent des exonérations de cotisations sociales (211 milliards d’euros), celui stocké dans les niches ou paradis fiscaux, ou encore pour taxer les profits records des entreprises du CAC 40 notamment (environ 63 milliards d’euros de dividendes versés aux actionnaires dans le premier semestre 2026). À l’inverse, il prévoit 54 milliards d’économies qui pèseront directement sur les services publics déjà exsangues (- 7 milliards d’euros sur les moyens attribués aux Régions), la baisse de la taxe exceptionnelle sur les hauts revenus (passage de 7 à 5 milliards) et de nouveaux cadeaux aux grands groupes.
Ce budget régressif que voudrait nous imposer l’Exécutif va aggraver la pauvreté, amputer la Sécurité sociale, geler les salaires des fonctionnaires et assécher les moyens pour les services publics et la transition écologique.

Par leur refus obstiné de répondre aux revendications portées massivement dans les manifestations, gouvernement et patronat portent la responsabilité politique de la montée des violences, qui ne sont en rien le fait des manifestants.
Dans ce contexte, la CGT soutient sans retenue le mouvement de la jeunesse qui défend des revendications légitimes et est confrontée à une répression qui menace la liberté de manifester. Elle appelle à poursuivre la mobilisation pacifique avec les jeunes, à mettre partout en débat sur les lieux de travail les conditions de la réussite des prochaines étapes revendicatives, dont la grande journée unitaire et interprofessionnelle de grève et de manifestation du 5 NOVEMBRE PROCHAIN.

Dans le ferroviaire

Les salaires sont en berne. L’austérité imposée dans le ferroviaire reflète la politique gouvernementale appliquée dans tout le pays. Partout, les cheminotes et les cheminots voient leur salaire décrocher, leur niveau de vie reculer. Face à la flambée des prix, les 0,18 % d’augmentation générale des salaires décidés lors des négociations annuelles à la SNCF pour 2026 ont tout d’un affront. Quand la Direction répond en centimes à des factures qui se comptent en centaines d’euros, elle ne reconnaît pas notre travail, elle en rabaisse la valeur.
La reconnaissance du travail des cheminots doit enfin se lire sur la fiche de paie. Quels que soient le métier, le statut social ou l’entreprise ferroviaire, nous faisons toutes et tous face à la même urgence : pouvoir vivre dignement de notre travail. Toutes et tous ensemble, interpellons les directions des entreprises ferroviaires pour exiger des augmentations générales des salaires. Sous l’impulsion de la Fédération CGT des cheminots, un rassemblement unitaire est organisé pour exiger l’ouverture de négociations salariales à la SNCF.

LE 3 NOVEMBRE, SOYONS NOMBREUX À SAINT-DENIS !

Parallèlement, nos conditions sociales, de vie et de travail se dégradent. Le manque de moyens pour bien travailler, la dérèglementation du travail et les reculs sociaux deviennent la norme. Le processus de privatisation en cours à la SNCF, la mise en place de filiales, l’ouverture du capital d’Hexafret ainsi que les nombreuses réorganisations/restructurations dans les différentes sociétés du Groupe frappent notre quotidien d’incertitudes, d’incompréhensions et génèrent de l’anxiété.
Par ailleurs, les cures d’austérité vis-à-vis du financement du réseau, le manque d’emplois et de formations, impactent le niveau de sécurité des circulations et les conditions de vie et de travail des cheminot·e·s.

LE 5 NOVEMBRE, L’UNITÉ DES CHEMINOTS SERA NOTRE FORCE !

Dans ce contexte de mobilisations multiformes de ces dernières semaines, la CGT – et sa fédération des cheminots – a fait le choix de soutenir les mobilisations lycéennes et étudiantes et de sécuriser les cortèges de manifestants, de s’inscrire dans les mobilisations citoyennes du samedi. Pour la CGT, le patronat en général, celui du ferroviaire dont la direction du GPU SNCF en particulier, ne peuvent demeurer simples spectateurs d’un contexte abrasif. Les grèves dans les entreprises s’imposent et doivent s’ancrer pour que s’ouvrent des négociations sur les salaires, l’emploi, les conditions de travail notamment.

MANIFESTER DONNE DE LA VISIBILITÉ MAIS NE SUFFIRA PAS : IL NOUS FAUT DÉSORMAIS PESER SUR L’ÉCONOMIE ET SUR LA PRODUCTION POUR OBLIGER GOUVERNEMENT ET PATRONAT À ENTENDRE NOS REVENDICATIONS

POUR LE SERVICE PUBLIC, POUR NOS CONDITIONS SOCIALES ET DE TRAVAIL, EXIGEONS ENSEMBLE :

  • L’ouverture immédiate de négociations salariales dans les entreprises de la branche ferroviaire et des augmentations générales des salaires ;
  • Le maintien de l’unité sociale au sein de la SNCF ;
  • Des embauches en nombre suffisant ;
  • Une formation qui permette d’exercer nos métiers dans les meilleures conditions ;
  • La mutualisation des moyens financiers, matériels et humains pour une production plus efficace et sûre ;
  • Des droits sociaux de haut niveau pour l’ensemble des cheminot·e·s de la branche ;
  • L’arrêt du processus de privatisation de la SNCF ;
  • L’accès aux cabinets médicaux pour les actifs et les retraités.

À chaque fois que nous nous sommes mobilisés fortement par la grève, nous avons mis en échec de nombreuses attaques du gouvernement et des directions des entreprises ferroviaires.
Sous l’impulsion de la Fédération CGT des cheminots, les quatre organisations syndicales représentatives à la SNCF appellent les cheminot·e·s à s’inscrire dans la grande journée intersyndicale de grève et de manifestation du 5 novembre.
L’urgence sociale et salariale frappe l’ensemble des métiers avec la même force qu’elle frappe les écoles, les hôpitaux et les usines. Dès maintenant, débattons le plus largement possible sur les lieux de travail, avec les syndicats CGT de proximité, de la construction d’une grève majoritaire dans toutes les entreprises du ferroviaire.

POUR EXIGER UN AUTRE PARTAGE DES RICHESSES, RETROUVER NOTRE DIGNITÉ ET IMPOSER D’AUTRES CHOIX, ACCENTUONS NOTRE MOBILISATION, TOUTES ET TOUS ENSEMBLE !

Téléchargements

Renforce-toi, adhère à la CGT !

La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

23 avril 2026

« Ça déshumanise les gares » : la CGT cheminots mobilisée dans les gares du Limousin contre la fermeture de guichets

Lire la suite

Voir les autres articles

Liste des actualités

Lexique

Contacts

J'adhère

Bandeaux publicitaires

  • Les pétitions, ça ce signe ici.