Fédération CGT des Cheminots


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DÉCLASSIFICATION À LA TRACTION

| Traction

La direction du GPU a entrepris de transposer à la SNCF le volet « classifications » de l’accord de branche validé par l’UNSA, SUD-Rail et la CFDT.

Pour les cheminots de la traction, cette mise en œuvre emporte de lourdes conséquences sur les déroulements de carrière, les parcours professionnels, la prise en compte de la pénibilité. Elle consacre l’ultra-polyvalence.

Au-delà des recours individuels, la Fédération CGT des cheminots propose d’agir collectivement pour contrer cette casse sociale.

Chaque cheminot a reçu un courrier lui indiquant son rattachement à un nouvel Emploi-Type ainsi que sa classe (qualification).

Il n’y a plus de métiers bien définis comme nous les connaissions. Désormais, les emplois tels que définis dans l’accord permettent l’accumulation de missions ou de tâches au gré des objectifs de productivité de la direction.

La polyvalence se développe sur tous les postes de travail.

Famille « Conduite/Manœuvre du matériel Voyageurs et Fret » :

Les CRML voyageurs ne sont pas repris dans les emplois types de la famille conduite. Au regard des emplois types de la famille « production ferroviaire », il y a fort à craindre que ces missions soient réalisées par des « opérateurs ferroviaires industrie ».

En exemple, en Occitanie, sur le Train jaune, la direction a déjà décidé que les opérateurs Mouvement peuvent désormais conduire les trains jusqu’à la gare.

Concernant la définition de l’emploi-type « conducteur de tram-train » :

Il reprend la notion de matériel léger sans la définir exactement. La notion de vitesse 100 km/h maximum disparaît ainsi que celles de ligne et d’engin moteur.

Ainsi, les CRTT pourraient être contraints de conduire plusieurs séries d’engins moteurs.

Pour l’emploi type « conducteur de ligne » :

La direction accentue la polyvalence et d’ailleurs publie déjà des fiches de poste « TB/Gestionnaire des moyens » où le conducteur devra assurer les missions suivantes : conduite des trains, production/PACIFIC/GM/Feuilles Machines, astreinte traction, tâches annexes, comme cellule MS et remplacement surveillant de dépôt.

Pour l’emploi type « gestionnaire de moyens humains et matériels » :

Selon leurs missions, les gestionnaires des moyens se trouvent dans deux familles, « Conduite/Manœuvre du matériel Voyageurs et FRET » et « Production ferroviaire », sans prévoir de parcours professionnels.

Pour l’emploi type « manager de proximité » :

Cet encadrant va devoir gérer tous les agents avec des missions de sécurité, conducteurs, contrôleurs, etc.

Les cheminots en formation sont embauchés classe 1 et ne prendront la classe de leur emploi seulement lorsqu’ils seront en mesure de tenir leur poste de travail.

Cependant, la direction a décidé de créer des emplois spécifiques pour les agents en formation conduite. Ces derniers n’existent pas dans l’accord de branche et peuvent ne pas être repris par les directions des SA.

La CGT revendique que les cheminots en formation soient positionnés sur la classe et l’emploi pour lesquels ils ont été recrutés.

La pénibilité avérée noyée dans les emplois repères

La liste des emplois dont la pénibilité est avérée reprend l’emploi repère de conducteur de tram-train, de conducteur de manœuvre et de lignes locales et de conducteur de ligne. Les agents en formation ne sont pas repris dans cette liste.

Dorénavant, l’année d’école ne comptera plus dans le calcul pour bénéficier de la pénibilité.

Pour les contractuels, les agents descendus temporairement ou définitivement de machine ne pourront être reclassés que sur un poste de leur classe. Cela va limiter les choix de reclassement de l’agent.

Un déroulement de carrière à la main de la hiérarchie

La suppression du dictionnaire des filières (GRH00263) et des référentiels rattachés conduit à l’effacement des garanties de déroulements de carrière et de parcours professionnels. Les règles collectives de progression professionnelle sont balayées pour instaurer l’arbitraire patronal.

Les déroulements de carrière ne se font plus dans les métiers de la filière, mais sur des postes à pourvoir.

Avec la suppression des grades (niveaux) et donc de la progression dans la qualification, c’est l’expérience professionnelle des cheminots des métiers de la traction qui est niée.

Pour les conducteurs, cette progression ne pourrait plus être en fonction de la date et de la note d’examen, mais selon le choix de la direction, sans aucun critère formel.

Les inégalités entre les statutaires et les contractuels vont s’accentuer

Les statutaires ont été assimilés aux différentes classes selon leur grade et leur position de rémunération. Mais les contractuels sont classés selon l’emploi qu’ils occupent.

Le positionnement des emplois dans les classes :

  • CRTT/ CRML : classe 3 ;
  • CRL : classe 4 ;
  • GM : rattachement à la classe 4 à 6 selon le choix arbitraire de la direction. La classe d’entrée est la classe 4 (équivaut à la qualification D) ;
  • Manager de proximité : rattachement à la classe 5 à 7 selon le choix de la direction. La classe d’entrée est la classe 5 (équivaut à la qualification E).

Pour la CGT, les GM actuellement nommés devraient être au moins positionnés sur la classe 5, les CTT sur la classe 6.

La CGT revendique un statut social de haut niveau pour tous les cheminots, avec des métiers aux contours bien définis nécessitant une qualification de haut niveau, intégrés dans un parcours professionnel et un socle de formation commun.

La CGT revendique le maintien de la filière traction avec deux lignes métiers :

  • Une ligne métier « Conduite » avec :
    • Un grand métier conduite (CRML, CRTT, CRL, CRLO, CREQ) qui garantit une uniformisation des règles de sécurité et de la formation induisant un haut niveau de sécurité et la reconnaissance des qualifications.
    • Des CTT disposant d’une formation de haut niveau afin qu’ils assurent leurs rôles de certificateur, formateur, expert métier et le suivi professionnel des conducteurs.
  • Une ligne métier « GM » avec une formation garantissant un déroulement de carrière au sein de la filière.

FACE À CETTE CASSE SOCIALE, LA CGT APPELLE LES CHEMINOTS À CONTACTER RAPIDEMENT LES SYNDICATS LOCAUX ET LEURS REPRÉSENTANTS CGT POUR CONTRECARRER COLLECTIVEMENT LES VELLÉITÉS DE LA DIRECTION !

PLUS FORT ENSEMBLE, AVEC LA CGT

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ON NE POSTULE PAS AU TGV, ON Y ACCÈDE !

Prérequis TGV

| Traction

Avec les prérequis TGV, la Direction impose une nouvelle manière de faire son marché sur le dos des ADC à TER, IC, TN et Fret.

Alors que pratiquement tous les ADC déroulaient naturellement jusqu’au TGV (sur les sites où cette activité était présente), l’ultraspécialisation a conduit à une baisse significative du nombre d’autorisés « grande vitesse » et, de facto, cela a créé un embouteillage dans le déroulement de carrière des ADC.

Plutôt que de prendre ce problème à bras-le-corps, la Direction veut imposer une sévère sélection aux ADC, qui, chaque jour, subissent de plus en plus l’éclatement de la SNCF et les choix désastreux de ses dirigeants.

RETOUR EN ARRIÈRE

Lors de la mise en service du TGV, en septembre 1981, la Direction avait souhaité trier sur le volet ses conducteurs. À travers l’arrivée de ce nouveau train, la SNCF voulait modeler un « nouveau cheminot » à son image, qu’il soit docile et malléable. Face à ces dérives, la CGT a sifflé la fin de la partie et a exigé que le TGV puisse être accessible à tous les conducteurs qui le souhaitaient, sans qu’il n’y ait aucune forme de discrimination ou de compromission.

La règle imposée fut celle de l’ancienneté (date d’examen), celle-là même qui diligente les déroulements de carrière de tous les ADC, que ce soit pour les montées en roulement ou pour les notations.

L’ÉQUITÉ REMISE EN CAUSE PAR LA DIRECTION

Aujourd’hui, au prétexte d’améliorer le taux de réussite aux constats TGV, certaines directions d’établissement imposent des QCM, des examens oraux et toute autre forme de « prérequis ». La sélection est rude et disproportionnée, pourtant le texte de référence (TT00877), qui régit la préparation et l’accès à un service grande vitesse, est clair et il précise, dans son article 3, qu’il ne nécessite pas de déclinaison régionale ou locale.

À l’heure de l’ouverture à la concurrence et alors que le fossé se creuse entre les UP cédantes (TER, IC, TN et Fret) et prenante (Voyages), la transposition du parcours professionnel SNCF devra s’exercer dans ses filiales. Dans le même temps, la direction de la Traction a déjà annoncé la modification de la TT00449, afin de figer les listings de cheminots transférés dans les entreprises ferroviaires privées.

Pour la CGT, quelle que soit l’activité ou l’entreprise à laquelle il est rattaché, quels que soient ses opinions ou son passif professionnel, tout conducteur doit pouvoir accéder au TGV s’il le souhaite. Pouvoir accéder au TGV n’est pas une chance ou un cadeau accordé aux ADC, c’est la continuité naturelle de la carrière.

Si la Direction constate un tassement voire une régression dans la réussite aux constats TGV (cela reste à prouver), elle doit se poser les bonnes questions :

  • la formation « école TGV » est passée de 4 mois à 3 mois ;
  • la formation continue est passée de 4 JFC à 2 JFC obligatoires, tout comme les accompagnements (2 accompagnements en ligne obligatoires par an).

La SNCF doit mettre les moyens pour que les ADC puissent réussir convenablement leur formation TGV. La CGT revendique :

  • l’accès pour tous au TGV (sur la base du volontariat) sur le critère unique de l’ancienneté ;

  • la fin de toute forme de prérequis ;

  • une formation continue d’un haut niveau, tout au long de la carrière.

AVEC LA CGT, GAGNONS LE RESPECT DE NOS PARCOURS PROFESSIONNELS !

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HOLD-UP SUR LE DÉROULEMENT DE CARRIÈRE DES ADC CONTRACTUELS

Agents de conduite

| Traction

L’individualisation de la rémunération, l’effacement des repères salariaux et de progression professionnelle, issus de la transposition de l’accord de branche sur les classifications et la rémunération, creusent les écarts entre les cheminot·e·s.
À l’approche des exercices de notations, ceux-ci sont de plus en plus visibles et source d’incompréhension et de colère.

Jusqu’en juillet 2022, les augmentations salariales des ADC contractuels étaient calquées sur les évolutions de carrière des ADC au Statut.

Les temps de passage en grade – 2 ans pour le passage de TB1 sur TB2 et 14 ans maximum de TB2 sur TB3 – étaient définies par le Dictionnaire des filières.

Au 1er juillet 2022, suite à la mise en application de manière unilatérale de l’accord de Branche Classifications et Rémunérations, pour lequel la CGT a fait valoir son droit d’opposition, la direction a abrogé les règlements qui permettaient l’égalité de traitement entre les ADC contractuels et statutaires (GRH0254 et GRH0263).

Aujourd’hui, les ADC contractuels n’ont donc plus d’augmentation salariale automatique en même temps que leurs collègues au Statut. La seule possibilité prévue d’évolution de carrière est désormais de négocier une augmentation salariale auprès de son supérieur hiérarchique.

Au-delà de ne plus reconnaître l’expérience et la qualification professionnelles, ce dispositif opaque occasionne de nombreuses contraintes pour les ADC et leurs CTT. En effet, comment calculer le montant d’une augmentation équivalente à celle d’un agent au Statut en y incluant la part PFA induite ?

De plus, si cette augmentation est accordée par le DPx, celle-ci sera prise sur l’enveloppe globale d’augmentation annuelle des cheminots contractuels, réduisant d’autant la part individuelle des autres agents de son équipe, mais aussi celle des cheminots des autres métiers.

La marge de manoeuvre laissée aux CTT par le logiciel de revalorisation salariale est extrêmement contrainte. Cet outil ne leur permet pas d’augmenter les conducteurs au-delà de 3 %. Ainsi, l’écart de rémunération entre ADC au Statut et contractuels se creuse à chaque changement de position de rémunération et de niveau.

À l’heure du management « juste et équitable », des agents de conduite d’un même stage, ayant la même ancienneté, n’ont plus le même déroulement de carrière selon qu’ils soient au Statut ou non. Ce n’est pas acceptable !

La CGT revendique :

  • Une grille salariale unique ;
  • Un déroulement de carrière identique pour l’ensemble des ADC ;
  • La reconnaissance de la qualification professionnelle.

TOUTES ET TOUS CHEMINOTS,
ALLONS GAGNER NOS REVENDICATIONS !

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GAGNER UN MEILLEUR DÉROULEMENT DE CARRIÈRE !

Contingents de niveaux ADC

| Traction

La réunion de présentation du volume de contingents de niveaux attribués pour chaque qualification vient d’avoir lieu.
Une fois de plus, les ADC sont sacrifiés par la direction. Le nombre de niveaux TA2 et TB3 attribués n’est pas suffisant pour permettre un déroulement de carrière normal pour les ADC.

Une fois de plus, l’austérité frappe les ADC. Comme l’ensemble des cheminots, ils subissent 8 années de gel de leur salaire. Comme l’ensemble des cheminots, ils voient leur déroulement de carrière freiné par l’attribution, année après année, de volumes de niveaux insuffisants.

Lors de la NAO 2024, la direction considère que les cheminots sont largement servis en matière salariale et qu’ils n’ont pas à se plaindre en comparaison avec d’autres salariés.

Pour la CGT, ces mesures sont insuffisantes au regard du contentieux salarial.

Cet exercice 2024 constitue donc un nouveau recul concernant le déroulement de carrière des ADC. Une nouvelle fois, la direction justifie ses choix de réduction du nombre de niveaux TB3 en arguant que le nombre d’ADC éligibles baisse.
Pour la CGT, la baisse du nombre d’agents éligibles au niveau supérieur est de l’entière responsabilité de l’entreprise. C’est elle qui a fait le choix idéologique de casser le statut des cheminots et qui recrute donc des ADC contractuels au minimum de la RAG, conséquence directe de l’accord classif/rému.

FOCUS SUR LA PR 14 POUR LES TA ET DE LA PR 21 POUR LES TB

Les mesures d’amorçage insuffisantes sur les exercices précédents font que les PR 14 pour les TA et PR 21 pour les TB ne répondent pas à l’allongement des carrières.

DES VOLUMES DE NIVEAUX INSUFFISANTS

Même si la direction lâche des niveaux supplémentaires sur les bas salaires notamment, le compte n’y est pas ! Le volume de niveaux TB3 pour l’exercice 2024/2025 est de seulement 235, soit une nouvelle baisse de 23 niveaux par rapport à l’an passé. Le volume de niveaux TA2 s’établit, quant à lui, à 58, soit une légère augmentation de 6 niveaux par rapport à 2023.

Malgré l’augmentation des pourcentages de la grille et les mesures spécifiques de déroulement de carrière lors de la NAO, les cheminots vont rester plus longtemps sur la dernière PR avant de changer de niveau.

⇒ Pour consulter le graphique « Évolution contingents niveaux TA1/2 et TB2/3 » et le tableau « Répartition des niveaux TA2 et TB3 pour l’exercice 2023/2024 » télécharger ci-dessous le document complet en pdf.

La CGT revendique :

  • Un délai de 7 ans maximum sur chaque niveau ;
  • L’application de l’ancienneté TA pour accéder au niveau 3 chez les TB (ex-renvoi 4 du dictionnaire des filières) ;
  • Une nouvelle grille de rémunération commune pour tous les cheminots statutaires et contractuels.

ENSEMBLE, GAGNONS SUR NOS REVENDICATIONS !

 

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LA DIRECTION JOUE LA MONTRE, LA CGT REMET LES PENDULES À L’HEURE !

Temps de parcours

| Traction

La CGT a déposé une demande d’audience commune Traction/Trains sur les temps de parcours et les temps forfaitaires.
Les réponses apportées par la direction lors de cette rencontre ne sont pas de nature à régulariser les situations et à apaiser le mécontentement des ADC et des ASCT.
La CGT alerte la direction. Il y a urgence à revoir certaines dispositions réglementaires et à les respecter !

La CGT a rappelé, en introduisant les débats, un élément fondamental qui lie toutes et tous les cheminots : notre règlementation. L’article 10 de l’accord collectif sur l’organisation du temps de travail – Coupures – alinéa 6, est explicite : « si ce local est éloigné du lieu où l’agent cesse ou reprend son service, les temps nécessaires pour s’y rendre ou en revenir sont décomptés comme travail effectif ».

Or, en même temps que la productivité augmente dans les roulements et dans les journées de service des ADC et des ASCT, les entorses à la réglementation se multiplient. De plus, le déploiement des nouveaux logiciels de commandes (HASTUS, ORION…) ne fait que rogner du temps sur les JS. Pour les ADC de Fret SNCF, c’est encore plus dramatique. Le naufrage des systèmes informatiques, couplé aux pertes de connaissances, laisse place à des interprétations hors de tout contrôle. Ce sont donc au final les agents qui subissent la fatigue, qui vivent avec un stress démultiplié et qui voient leurs conditions de vie et de travail se dégrader fortement.

LA GENÈSE

Il y a plusieurs années, la direction a pris la décision de fermer la plupart des foyers SNCF. Ceux-ci avaient l’avantage notamment d’être dans nos emprises et souvent à distance raisonnable des lieux de PS et de FS.

Les conséquences de ces décisions, purement financières, ont conduit à un éloignement des prises de repos en RHR ou en coupure. Ceci a été ajouté aux nombreuses réorganisations, aux déménagements des dépôts et des ECT vers les gares. Les déplacements pour les RHR ou lors des coupures ont fait exploser les temps de parcours ainsi que les trajets en taxi.

La CGT a revendiqué auprès de la direction qu’elle engage rapidement la réévaluation des temps forfaitaires en prenant en compte les temps nécessaires pour les opérations de sécurité, de marche à pied et l’éloignement des lieux de coupure et de RHR.

GESTION ORFÉA

Pour la CGT, il y a urgence à réorienter la politique d’Orféa. En effet, et malgré les engagements pris, la priorité n’est plus donnée aux personnels roulants dans les foyers qui privilégient de plus en plus d’autres types de réservations.

Ceci engendre des délogements, parfois à plusieurs dizaines de kilomètres qui impactent le temps de repos et de rémunération des cheminots ! Les épisodes de forte chaleur de l’été 2023 et la prolifération d’insectes et de nuisibles ont contraint à la fermeture de chambres, de foyers ou d’hôtels. Cette situation, qui peut se renouveler, nécessite de pouvoir disposer d’un volant de chambres nécessaire afin d’accueillir les personnels roulants dans de bonnes conditions.

Aussi, à l’aune d’un grand événement international sur notre territoire, ce point doit être, selon la CGT, traité avec sérieux par la Direction.

« QUELQUES ANNONCES MAIS PAS DE RÉPONSES…»

Pour les JO, les ADC et les ASCT en service seront prioritaires pour prendre leurs repos dans les foyers Orféa… Des dispositions sont à l’étude pour loger les agents en RHR court à proximité des gares.

Concernant la prise en compte du temps de parcours en temps de travail effectif, la direction a répondu négativement au prétexte que les agents ne sont pas obligés d’aller dans les endroits mis à disposition par l’entreprise pour prendre leur coupure…

S’agissant des lieux de RHR éloignés, la direction part du principe qu’il y a une règle définie qui peut s’appliquer permettant d’avoir un minimum de 8h. Cela lui permet l’’amputation du temps de parcours sur le temps de repos.

Pour la CGT, la réglementation est pourtant claire : la règle d’un RHR qui peut être réduit à 8h n’est en aucun cas un principe et ne s’applique que pour les lieux de RHR éloignés repris dans les annexes des documents de référence (TT01123 et FR430). En aucun cas il ne peut être créé de dérogation nouvelle sans modification préalable des règlements.

La CGT rappelle que le repos temporel ainsi que sa qualité sont des facteurs essentiels pour la récupération des cheminots, et donc pour la sécurité. La direction est garante de la santé au travail.

Aussi, la CGT poursuivra ce combat pour garantir et améliorer les droits des ASCT et des ADC.

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CRML : UN MÉTIER, PAS UNE VARIABLE !

Métier Conducteur

| Traction

La CGT a déposé une demande d’audience sur l’avenir du métier de CRML et le pesage des roulements suite à la modification de la TT659 « pesage d’un roulement CRML ».

Depuis la signature de l’accord Classifications-Rémunérations dans la branche ferroviaire, le métier de CRML est démantelé selon les velléités des activités. À cela s’ajoute la non-application des textes réglementaires, véritables garde-fous contre le dumping social entre métiers de conducteur.

LE PESAGE DES ROULEMENTS

Les textes réglementaires ont évolué, et certains roulements ne sont pas pesés correctement, notamment par Fret SNCF. Plus particulièrement, la Direction triche sur le comptage des points dans les chantiers ou encore elle ne comptabilise pas tous les itinéraires possibles.

Pire, pour les CRML effectuant des remplacements, la Direction les autorise aux missions de plusieurs roulements, ce qui a pour conséquence de faire exploser le nombre de points.

Lors des interpellations des militants CGT sur le dépassement de points de certains CRML, la Direction répond hypocritement : « ce sont les roulements qui sont pesés et non les agents ». Scandaleux  ! Alors que la réglementation précise que les CRML assurant le remplacement doivent être pesés !

La CGT exige :

  • la mise à jour des listes des navettes et remontes dans les CSE ;
  • la distribution des pesages dans les instances ;
  • des réunions « pesage » avec l’application stricte des textes réglementaires.

L’AVENIR DU MÉTIER DE CRML

Lors de la modernisation de la Traction (2003), des règles avaient été définies afin de limiter le métier de CRML dans les connaissances (lignes et engins moteurs) pour le différencier du métier de CRL et éviter le dumping social entre les deux métiers. C’est pourquoi la TT659 sur le pesage de roulement avait été initiée par la direction de la Traction.

Dans la SA Voyageurs, la Direction a décidé de créer des directions de ligne pour faciliter l’ouverture à la concurrence, ce qui a pour conséquence la diminution des connaissances (lignes et engins moteurs) des CRML. Pour ces directions, le métier de CRML ne se justifie plus, et elles envisagent d’étendre les connaissances des remiseurs-dégareurs pour les faire circuler sur le RFN.

En revanche, dans la SAS Fret SNCF, la Direction fait le choix de déqualifier le métier de CRL en utilisant les CRML et en ne respectant pas les textes réglementaires, notamment sur le pesage ou le respect des navettes de 150 kilomètres. Ce dumping social bloque les parcours professionnels.

Pour la CGT, la mise en concurrence entre les métiers doit cesser immédiatement. Les remiseurs-dégareurs circulent dans les dépôts ou technicentres. Les CRML circulent entre les différents chantiers sur le RFN.

En cela, la CGT défend le grand métier « conduite ». Les remiseurs-dégareurs seraient Q1 (pas d’accès sur le RFN) et les CRML Q2, ce qui garantit une uniformisation des règles de sécurité et de la formation, induisant un haut niveau de sécurité et la reconnaissance des qualifications.

ENSEMBLE, AVEC LA CGT, ON EST PLUS FORT !

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ADC MONITEURS : PRIME À L’ACTION

Métier conducteur

| Grève le 26 septembre 2023

La CGT a déposé une DCI (demande de concertation immédiate) pour porter les revendications suivantes :

  • la refonte du système du calcul de la prime de traction ;

  • la reconnaissance du monitorat.

Elle a été reçue le 20 septembre par la direction de la Traction.

Les sujets refonte de la prime de traction et monitorat ont été abordés sans même que la Direction daigne répondre aux besoins des cheminots. C’est avec mépris qu’une fin de non-recevoir nous a été signifiée.

PRIME TRACTION

Les suppressions de poste, les réorganisations à la hache et la digitalisation ont fragilisé le système de décompte des primes traction. Ce sont les conducteurs qui payent l’addition et voient disparaître plusieurs dizaines d’euros sur leur fiche de paie.

Depuis 2019, la CGT porte un projet de refonte de la prime traction, validé par une pétition signée par plus de 4 000 agents de conduite. Nous revendiquons une prime de « base garantie », une prime « technicité » et une prime « présence ».

Un système plus simple, plus juste !
La reconnaissance de la technicité !
Un gain garanti pour tous !
Une garantie de rémunération en cas de maladie !

Sur ce point, la Direction considère qu’une éventuelle intégration du « code prime 1 » comme base forfaitaire, environ 300 euros (montant restant à fixer précisément), suffirait à satisfaire les conducteurs.

MONITORAT

Avec 1 400 mises en stage sur l’année 2023 et autant de prévues sur 2024, les conducteurs moniteurs sont très sollicités et revendiquent l‘amélioration de leurs conditions de travail et la reconnaissance de l’apprentissage du métier de conducteur.

La CGT revendique une journée de formation annuelle dédiée au monitorat, des temps de rencontre avec les équipes pédagogiques, du temps pour la préparation et l’accueil du stagiaire.

Pour la CGT, après sa formation, le moniteur doit être reconnu comme tel. La prime moniteur (13,16 € par JS avec stagiaire) reconnaissant cette technicité doit être réévaluée, attribuée même quand il n’a pas de stagiaire, additionnée dans la prime traction et être liquidable pour sa retraite.

Revalorisation de la prime moniteur !
Acquisition de la prime dès la fin de formation !
Des moyens pour un travail plus efficace !

Sur ce point, la Direction reconnaît l’utilité des conducteurs moniteurs mais balaie d’un revers de la main leurs revendications. Elle leur propose des chèques-cadeaux, un trombinoscope des moniteurs affiché dans le dépôt et la participation à la remise des diplômes.

Tous en grève le 26 septembre !

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ADC : AGISSONS POUR NOS MÉTIERS !

| Grève le 26 septembre 2023

La CGT a été reçue par la direction des ressources humaines de SNCF Voyageurs le 5 septembre 2023 sur les thèmes de l’emploi et de l’exercice des métiers.

Elle a rappelé ses revendications.

Si la direction annonce une meilleure qualité de la production cet été que l’année précédente, les différents dispositifs « Robustesse » n’auront, malgré tout, pas empêché les plans de transports adaptés, les suppressions de trains, les compositions non-conformes et autres fermetures de places à la vente pour prévenir des défaillances de matériel.

Le manque de personnel, malgré des annonces de réalisation d’embauches supérieures aux années précédentes, ne permet pas d’assurer un service de qualité aux voyageurs de plus en plus nombreux.

L’EMPLOI

Pour gagner sur nos revendications et l’amélioration des conditions de travail, il faut gagner la bataille de l’emploi. Au niveau national, après 2 années avec un solde négatif (2020 : -106, 2021 : -190), la balance entre le nombre de départs et le nombre d’embauches est redevenue positive (+350). Les quelque 1 000 embauches prévues sur 2023 et 2024 couvrent juste les embauches non réalisées ces dernières années et ne permettent pas d’améliorer les conditions de vie et de travail des conducteurs.

LA FORMATION « CONDUCTEUR »

Elle doit être de haut niveau pour permettre l’acquisition des connaissances afin d’assurer la conduite des trains en toute sécurité. Elle doit se faire en « double » afin que le stagiaire apprenne les gestes métier. Elle doit être une base solide pour assurer, par la suite, les parcours professionnels et les déroulements de carrière.

L’ORGANISATION DU TRAVAIL

La CGT revendique des roulements avec des journées de service comprenant, entre autres :

  • Des pauses physiologiques. Des sanitaires doivent être disponibles sur chaque lieu de retournement ;
  • Des temps forfaitaires adaptés à la réalisation des opérations sur le matériel, pour se rendre dans les différents chantiers et éliminer les crochets courts ;
  • La suppression des coupures dans les journées de service ;
  • Des temps de Repos Hors Résidence compris entre 9h au minimum et 15h au maximum ainsi que leur compensation par un repos journalier à domicile plus long. Les lieux de couchage doivent être proches des gares et les temps de trajet pour s’y rendre doivent être pris en compte ;
  • Le retour à la multi-activités pour diversifier les journées de service ;
  • La présence de cheminots formés et en nombre suffisant dans les trains, dans les gares et dans les ateliers de maintenance afin de stopper les transferts de responsabilité sur les conducteurs et améliorer la sécurité des circulations.

LA RÉMUNÉRATION

La CGT revendique, en plus d’une augmentation générale des salaires, la refonte du système de calcul de la prime de traction. Elle exige l’ouverture d’une véritable négociation sur la prime de traction aboutissant sur une revalorisation des primes de l’ensemble des conducteurs, une simplification du système et une sécurité des primes en cas de maladie ou d’inaptitude.

TOUS EN GRÈVE LE 26 SEPTEMBRE !

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GESTIONNAIRES DE MOYENS, PAS GESTIONNAIRES DE MISÈRE !

| Traction

La multiplication des restructurations, la mise en place des nouveaux logiciels de commande (Orion, Oscar, Progrès/Score, ORP) dégradent considérablement les conditions de travail des gestionnaires des moyens (GM) ainsi que les relations entre cheminots. La formation inexistante et le peu de postes disponibles dans la ligne métier GM sclérose les déroulements de carrière.

En moyenne, une restructuration est mise en place tous les 6 mois sur les chantiers. La plupart des réorganisations ont pour but de réduire les effectifs, de créer des plates-formes de commande, de passer les bureaux de commande en 2X8 ou en journée avec transfert des appels durant la nuit dans les centres opérationnels.

En multipliant les outils numériques de commande, la Direction uniformise les gestes métier des GM, déqualifie leur métier et facilite le dumping social entre cheminots des bureaux de commande. Les nombreux « BUGS » engendrent un surcroît de travail fastidieux.

LE MÉTIER DE GESTIONNAIRE DES MOYENS

La définition du métier de « gestionnaire des moyens » : technicien chargé de la gestion prévisionnelle et opérationnelle des personnels et du matériel du domaine ferroviaire.

Une formation « initiale » lui permettant d’acquérir la gestion des moyens humains, la gestion des moyens matériels, la protection du personnel, la gestion des installations de traction électriques secondaires et les règles de composition des trains.

Cette formation doit commencer immédiatement après son embauche. La première semaine doit être une semaine « découverte du métier ». Elle doit se faire en alternance entre le centre de formation et le terrain en présence du titulaire du poste. Dès le premier jour de formation, le jeune embauché doit avoir sa propre boîte mail et les codes de sa session. À la fin de la formation, un constat doit être réalisé avec la présence des délégués du personnel.

Le gestionnaire des moyens doit bénéficier au minimum de 2 journées de formation continue par an en présentiel, auxquelles s’ajoutent 2 jours consécutifs de formation sur le terrain ou en ligne afin de mieux appréhender les méthodes et les contraintes des autres métiers.

Les postes doivent être sur les sites de production, au plus près des cheminots. La formation acquise leur permet de gérer en autonomie les moyens humains et matériels et d’assurer la circulation des trains en toute sécurité.

En plus de la revalorisation des salaires, étant toute la journée devant plusieurs écrans, les gestionnaires de moyens revendiquent le déblocage de l’indemnité de saisie au-delà de la classe 4 (environ 70 euros par mois).

Avec la CGT, gagnons nos revendications !

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LA DIRECTION DOIT PAYER LES CONDUCTEURS !

Dysfonctionnements application Sirius

| Services communs

Suite aux nombreux bugs sur Sirius en mai et juin 2023, la CGT a déposé une demande d’audience.

Non seulement la sécurité des circulations a été mise à mal, mais les conducteurs n’ont pas été rémunérés suite au travail réalisé.

Depuis le début de l’année, l’application Sirius a connu de nombreux bugs. Ceux des mois de mai et juin ont été beaucoup plus importants et ont mis à mal la sécurité ferroviaire mais également la rémunération des conducteurs.

LA SÉCURITÉ DES CIRCULATIONS MENACÉE

Les dysfonctionnements liés à l’application Sirius ont de réelles incidences sur la sécurité des circulations puisque les informations nécessaires à la conduite des trains ne sont pas disponibles.

Même si un mode dégradé avec impression des documents de sécurité est repris dans la réglementation, il est de plus en plus compliqué de le mettre en oeuvre tant la suppression et la réorganisation des services est conséquente.

La Direction en est bien consciente puisqu’elle réfléchit à la création d’une nouvelle application, ADC Secours, pour pallier les différents dysfonctionnements que les conducteurs ont rencontrés ces derniers temps.

La CGT a vivement réagi face à la création de cette nouvelle application. En effet, cette dernière ne peut pas remplacer la présence humaine dans les cellules d’appui ou dans les bureaux de commande.

De plus, la lecture des documents dans une nouvelle application amène les conducteurs à sortir du « mode conduite », ce qui est lourdement sanctionné aujourd’hui par la Direction préférant la politique du bâton plutôt que la prévention.

LA RÉMUNÉRATION DES CONDUCTEURS AMPUTÉE

La Direction, qui externalise nos métiers et recourt massivement à la sous-traitance, est aujourd’hui incapable de nous dire quel système d’information (SI) gère le site « Interface salariés ».

Elle explique qu’aucun message d’alerte ne lui est parvenu de la part du site interface salariés et qu’il lui était impossible de corriger immédiatement les erreurs de l’outil Sirius. Il aura fallu que plusieurs conducteurs constatent des erreurs sur l’outil et en informe leur N+1 pour que la Direction soit alertée de la panne de l’outil.

Ce système gère, entre autres, l’accès au service Administration-Paie, les notes de frais, les RDV Action sociale. Les bugs à répétition de l’outil Sirius et le manque de contrôle et de visibilité de la part de la Direction sur l’application Interface salariés, ne permettent pas de garantir la rémunération des cheminots et le respect du règlement général sur la protection des données (RGPD).

Cette situation est inacceptable. La CGT dénonce et s’oppose depuis plusieurs années à la casse des SI dans le groupe public unifié.

Après de nombreuses années de réorganisation, de suppression de postes, d’externalisation de notre travail et d’accroissement de la polyvalence, le résultat est là : la Direction ne sait plus qui gère quoi.

La CGT rappelle que les coûts d’un service externalisé chez un prestataire s’additionnent avec le travail induit et gratuit effectué par les cheminot·e·s, qui doivent ensuite reprendre et corriger les erreurs.

Après avoir échangé avec la direction de la Traction, cette dernière s’engage à régulariser par mandat les oublis d’EVS et de prime de traction suite aux bugs de l’outil Sirius de mai et juin 2023. Chaque conducteur devra contrôler le calcul de sa prime traction et de ses états 31/32.

La Fédération CGT des cheminots veillera au bon déroulement du processus de rémunération des ADC. Faites remonter immédiatement tout problème à vos délégué·e·s CGT !

LA CGT ET SES MILITANTS RESTENT VIGILANTS ET DISPONIBLES POUR DÉFENDRE VOS CONDITIONS DE VIE ET DE TRAVAIL !

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