Fédération CGT des Cheminots


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LA SÉCURITÉ DANS LE VISEUR DES LIBÉRAUX

| Traction

Afin de faciliter l’arrivée de la concurrence, la direction de la SNCF réorganise et revoit de fond en comble la structure de l’entreprise et des établissements. Unis dans leur croisade libérale, la Commission Européenne, le gouvernement Français et le patronat s’attaquent à la sécurité qu’ils considèrent comme un frein au business.

Comme nous l’avons déjà écrit dans les précédents tracts, la Commission Européenne, sous couvert d’expérimentation, a validé l’abaissement du niveau de langue pour circuler sur un réseau étranger. Le but est de réécrire la directive européenne régissant la certification des ADC. Cette modification aura pour conséquence l’abaissement du niveau de sécurité !

De son côté, le gouvernement Français n’est pas en reste. Lui aussi considère que la sécurité est un frein au développement d’opérateurs concurrents. De ce fait, il décide de modifier la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM) pour faciliter l’arrivée de nouveaux entrants en limitant leurs contraintes sécuritaires de leurs obligations légales. Ainsi, l’implantation d’entreprises privées sera facilitée au détriment de la sécurité.

Ainsi, la possibilité est donnée :
• aux entreprises de s’exonérer du certificat de sécurité pour exercer une activité de transport qui exploite uniquement des services ferroviaires de transport de voyageurs sur des infrastructures ferroviaires locales et régionales autonomes ;
• aux entreprises qui exploitent uniquement des services régionaux de fret ferroviaire et les entreprises qui exploitent uniquement des services de fret sur une infrastructure ferroviaire privée qui n’existe que pour les activités de fret du propriétaire de l’infrastructure.

Des lignes telles que le train jaune, le Mont Blanc et d’autres lignes régionales sont dans le viseur des libéraux, tout comme l’est aussi celle du T4 en Ile de France par exemple.

L’obligation imposée par la directive 2007/59/CE du Parlement Européen et relative à la certification des conducteurs de trains, d’être titulaires d’une licence pour exercer leur activité professionnelle et d’une attestation précisant les infrastructures et le matériel roulant pour lesquels ils sont habilités à conduire, serait supprimée dans les cas suivants:
• Pour les réseaux qui sont séparés sur le plan fonctionnel du reste du système ferroviaire et qui sont destinés uniquement à l’exploitation de services locaux, urbains ou suburbains de transport de passagers ou de marchandises,

• Pour les infrastructures ferroviaires privées destinées à être utilisées exclusivement par leur propriétaire pour leurs propres opérations de transport de marchandises et les sections de voies qui sont temporairement fermées à la circulation normale pour cause d’entretien, de renouvellement ou de réaménagement du système ferroviaire.

Les différentes entreprises, libérées de la mise en place d’un système de certification des conducteurs, pourront sortir leurs agents du champ de la CCN ferroviaire et même du décret socle.

Elles n’auraient plus besoin de recruter des conducteurs possédant une licence répondant à des exigences médicales et psychologiques élevées et titulaires d’une attestation complémentaire attestant l’ensemble des compétences professionnelles.

Ainsi, ces salariés, sans réelle qualification de « conducteurs de trains », dépendraient d’une autre convention collective avec une réglementation du travail et une rémunération différentes. La trajectoire est tracée : plus de dumping social et moins de sécurité !

Le patronat, lui aussi, souhaite détricoter nos métiers de cheminots, dans le cadre des négociations de la CCN sur les métiers.

Pour lui, un ADC doit certes conduire des trains mais également assurer des missions commerciales, d’exploitation et d’entretien du matériel.

La direction SNCF souhaite également s’en prendre à la formation initiale des conducteurs.

Chaque activité travaille à mettre en place une formation initiale a minima dédiée à la ligne ou aux produits, mettant de fait un frein aux parcours professionnels des conducteurs.

Plus de certificat de sécurité pour les entreprises, plus de recrutement de conducteurs possédant une licence, plus de barrière de la langue, une polyvalence à outrance et une formation initiale au rabais, voilà la future conception du ferroviaire remettant gravement en cause la sécurité du système.

Quant à elle, la fédération CGT revendique un niveau de formation élevé permettant d’assurer son métier avec un haut niveau de sécurité. Chaque agent doit avoir un métier défini et non un empilement de tâches de sécurité ou non. Pour rendre le métier attractif et une production efficace, la CGT revendique la multi-activité.

Ne laissons pas nos métiers et la sécurité se déliter,
LE 04 JUIN, TOUS À LA MANIFESTATION NATIONALE À PARIS

 

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SÉCURITÉ DÉMATÉRIALISÉE

SIRIUS

| Traction

Les projets numériques sur l’IPad et SIRIUS continuent leurs évolutions durant le confinement. Une bilatérale a été réalisée pour faire le point sur l’outil Sirius et toutes les applications de l’IPad.

Ces ébauches d’études montrent toutes que la direction remplace le personnel supprimé dans les trains et dans les gares par des gadgets numériques.

Le développement de certaines applications a été reporté en 2021, comme la digitalisation du carnet de bord, ou encore la deuxième phase de la dématérialisation de la demande de secours.

D’autres sont en cours de développement comme ODICEO (dématérialisation des différents avis). Sa généralisation est néanmoins reportée à cause du confinement.

Les différentes versions de SIRIUS, qui seront mises en place tout au long de l’année 2020, participent de la politique néfaste de l’entreprise en matière de suppressions d’emplois et de casse des métiers.

  • La version 4.8 a été lancée en mars 2020 en phase pilote, mais comme peu de trains ont circulé, sa généralisation est reportée en juin. La principale évolution concerne la réception de messages pour informer les voyageurs en situation dégradée sur Transilien.
  • La version 4.9 sera lancée courant 2020. La mise à jour portera essentiellement sur la présence d’Opticonduite (vitesse de référence en rapport avec le GPS), prenant en compte l’avis DEFIT (présence de travaux sur la voie). La réception de messages pour notifier aux voyageurs les situations perturbées sera disponible pour TER, Intercités et Voyages.
  • La version 4.10 sera mise en place au plus tard le 15 décembre (changement de service). À la suite d’un changement de logiciel de traçage des sillons à Réseau, les vitesses de référence sur la fiche train vont disparaître. Le département “sécurité traction” étudie donc un nouveau système pour avoir cette donnée essentielle aux conducteurs.

Ces évolutions qui instaurent des dispositifs liés à l’information des voyageurs en situation dégradée, vont à l’encontre des revendications portées par la CGT.

En effet, la CGT milite pour la présence d’agents formés et qualifiés dans les trains et dans les gares pour répondre aux besoins des usagers.

Un service public de qualité ne peut se réaliser que par la présence humaine avec un haut niveau de sécurité.

Concernant la disparition des vitesses de référence sur les fiches trains, la CGT s’est fortement opposée à la généralisation et à l’obligation d’utiliser “Opticonduite”. La CGT a rappelé les dangers de cette fonctionnalité, dont la perte des repères sur les lignes parcourues par les conducteurs.

En parallèle, 2 études demandées par le pôle “sécurité” du GPU vont être menées durant l’année 2020 :

  • La première nommée “Stop and Go” permettra de partager avec l’ensemble des acteurs toutes les informations des prestations en cours (PMR, groupes, …) ;
  • La seconde concernera “H-00” et regroupera toutes les « bonnes pratiques » pour partir à l’heure.

La CGT est fermement opposée à ces projets. Avec la mise en place de l’AuM et la suppression du personnel sur les quais, le conducteur, dans son rôle d’assembleur, se verrait dans l’obligation de vérifier la réalisation de toutes les prestations sans que les applications ou fonctionnalités ajoutées prennent en compte l’augmentation de sa charge mentale.

Il est impossible de garantir une sécurité des circulations maximale en faisant reposer toutes les responsabilités sur une seule personne !

La CGT revendique la présence systématique de cheminots formés et qualifiés dans les trains et dans les gares !

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PROTECTION DES CHEMINOTS : UN CHANGEMENT D’ATTITUDE TIMIDE ET TARDIF

Flash Info : Traction

| Traction

Après une première table ronde le 4 mai, relevant plus de l’exercice de communication que d’une véritable intention de répondre aux inquiétudes et revendications exprimées par les cheminots, la direction de la Traction a dû revoir sa copie.

Interpellée par la CGT, elle a été contrainte de modifier son plan de reprise pour améliorer la protection sanitaire des salariés et l’organisation de la production.

REPRISE DU TRAVAIL

Avant toute reprise du travail, un échange entre l’ADC et son CTT sera désormais obligatoire. Le but est de déterminer l’état d’esprit de l’agent, mais aussi de le sensibiliser aux mesures spécifiques liées à la situation sanitaire. La direction préconise un entretien en présentiel plutôt qu’au téléphone, sans l’imposer pour autant, laissant les coudées franches aux activités.

La CGT a revendiqué une cartographie des installations sanitaires et des lieux de réapprovisionnement pour le gel hydroalcoolique et les lingettes virucides. La direction y a répondu positivement.

ORGANISATION DU TRAVAIL

Jusqu’alors, les activités refusaient catégoriquement d’intégrer dans les journées de service le temps nécessaire aux conducteurs pour assurer les gestes barrières.

Mises sous pression par la CGT, elles ont finalement été contraintes d’affecter un temps forfaitaire de 5 mn pour la désinfection du pupitre en début de service.

En revanche, pour les relèves en cours de route, la direction impose le port du masque si la désinfection du pupitre n’a pu se faire ! Pour la CGT, cette mesure scandaleuse est complètement inadaptée à la protection de l’agent de conduite ! Si du temps ne peut pas être alloué à la désinfection des pupitres au moment des relèves, elles doivent être interdites !

Enfin, aucun temps supplémentaire n’est pour l’heure intégré pour l’application des autres gestes barrières.

Il est essentiel que le conducteur désinfecte son pupitre à chaque nouvelle utilisation. La santé, avant la régularité !

DÉSINFECTION ET NETTOYAGE

Les cabines de conduite seront désinfectées tous les jours avec une traçabilité accessible aux ADC. Leur accès est réservé aux salariés dûment habilités dans le cadre de leur commande (y compris cabines intermédiaires et arrières). Des rappels seront réalisés par la direction.

Concernant les foyers, la direction a demandé à ORFEA une désinfection des chambres après chaque utilisation, au lieu d’une fois toutes les 24h. Les distributeurs de boissons chaudes et les fontaines à eau seront également désinfectés et remis en service.

RÉMUNÉRATION

Concernant la rémunération et l’impact sur les primes de Traction, la direction reconduit le dispositif mis en œuvre aux mois de mars et avril, sur l’ensemble de la période où l’activité n’est pas à son niveau nominal. À la demande de la CGT, le niveau des primes réalisées sera veillé, afin de s’assurer de l’efficacité du dispositif.

Bien que la CGT note un progrès dans les mesures prises par la direction, elles sont loin de satisfaire les attentes des cheminots en matière de protection.

Pour la CGT, la santé des salariés reste la priorité et le droit de retrait, sa consigne !

Pas de protection = Pas de train !

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DÉCONFINEMENT : PRIORITÉ À LA SANTÉ !

COVID 19

| Traction

Le Gouvernement a annoncé la fin progressive du confinement avec pour objectif prioritaire de relancer l’activité économique du pays. Le 11 mai pourrait, selon la situation sanitaire, être retenu. Pour la Fédération CGT des Cheminots, la priorité de la SNCF, entreprise publique de service public, doit être celle de préserver en toutes circonstances, la santé de ses salariés et des usagers.

Cette reprise ne peut donc se construire au « doigt mouillé », ni être subordonnée aux velléités des SA et des Activités. Elle nécessite un cadre précis, transverse et prescriptif pour l’ensemble de l’entreprise tout en y intégrant les particularités des diverses situations de travail rencontrées par les cheminots dans l’exercice de leurs métiers.
Une forte implication des CSSCT et de la médecine du travail dans la construction des plans de transport et dans l’organisation de la production sera dès lors incontournable.

Les conditions de reprise

Dans le cadre de l’augmentation du nombre de circulations, les gestes barrière doivent demeurer la règle. Des kits avec du gel, plusieurs masques FFP2 et des lingettes désinfectantes (anti virucides) doivent être présents partout y compris dans les lieux d’hébergement.

Tous les accès aux points d’eau doivent permettre à tous les cheminots un lavage de main qui est essentiel à la limitation de la transmission du virus.

La distance de sécurité doit être respectée : plus d’un mètre entre chaque personne.

Le port du masque doit être obligatoire lorsque la distanciation de sécurité peut être rompue : présence de 2 personnes en cabine maximum, dans les taxis, dans les lieux où le masque est rendu obligatoire par les décrets du Gouvernement, …

Pour une reprise dans les meilleures conditions, les cabinets médicaux SNCF présents sur l’ensemble du territoire avec tous leurs personnels sont primordiaux afin d’aider les cheminots à répondre à leurs inquiétudes. De nombreuses visites (VMT,…) y compris les visites d’aptitude où les tests sérologiques des agents doivent y être organisés pour éviter les parcours en voiture parasites et gagner en réactivité.

L’organisation du travail

Le contexte sanitaire va nécessiter une adaptation de la production. L’adéquation charge/ressource ne reviendra pas à l’équilibre dans les prochains mois. D’une part, certains conducteurs sont atteints du COVID – 19 et doivent être soignés, d’autre part, les congés protocolaires ont commencé dans certains établissements ce qui réduit les effectifs.

Le retard pris dans les visites médicales va également déséquilibrer la production. De plus, la CGT revendique le maintien du dispositif de gardes d’enfant, l’école n’étant pas obligatoire.

Avec la mise en place et le respect des gestes barrière, il faut donc revoir les temps nécessaires prévus pour les diverses opérations que doit accomplir un agent de conduite (prise de service, fin de service, adaptation des temps de retournement, relève,…).

L’adaptation des journées de service doit se faire avec la CSSCT. Elle doit prendre en compte la pénibilité liée au port du masque.

Le plan de transport doit être construit en limitant le nombre de matériel utilisé et en accompagnant systématiquement les trains par un contrôleur a minima.

Les coupures sont à proscrire ; les lieux de coupure ne permettent pas la distanciation sociale nécessaire.

Le nombre de RHR doit être limité. Les découchés ne peuvent se faire que dans les foyers ORFEA avec une durée raisonnable. Un service de restauration doit être proposé sur place tant que la réouverture des restaurants n’est pas effective.

La désinfection des cabines de conduite doit être réalisée lors de chaque changement de conducteurs et une fiche de suivi doit être présente en cabine.

La formation est possible à condition de respecter la distanciation de sécurité et d’adapter le nombre de personnes à la capacité de la salle. De ce fait, le recrutement et le démarrage de nouvelles formations initiales ainsi que le déroulement de celles en cours ont pris du retard ce qui va engendrer un déséquilibre des effectifs pour l’année 2021.

Pour les sédentaires (GM, CTT, agents du pôle d’appui, …), les postes de travail doivent être adaptés pour permettre la distanciation sociale. Dans certaines circonstances, des plexiglas peuvent être installés pour protéger les agents.

Chaque agent doit utiliser son propre matériel (clavier, souris, téléphone) fourni par l’entreprise.

La désinfection du poste de travail doit être réalisée plusieurs fois par jour.

Rémunération adaptée tant que le service est dégradé.

Comme la reprise se fera de manière progressive, il est indispensable de garantir la rémunération des agents de conduite. Le système de prime actuel repose beaucoup trop sur le nombre de kilomètres réalisés. Il est très pénalisant pour garantir la rémunération des agents de conduite.

La CGT revendique au minimum la prime moyenne journalière réalisée du roulement (PMJR) pour les journées produites. Il est nécessaire aussi de garantir le maintien du dispositif actuel pour le paiement des journées sans utilisation ainsi que le maintien de l’indemnité de l’activité réduite.

En conclusion, la CGT, présente sur les lieux de travail et dans les CSSCT, s’assurera que les préconisations mises en place pour protéger les cheminots seront appliquées partout sur l’ensemble du territoire.

Si un cheminot ne se sent pas assez protégé, ou rencontre des difficultés pour obtenir des kits de protection, il doit appliquer son droit de retrait.

LA SANTÉ DES SALARIÉS EST LA PRIORITÉ, NOTRE CONSIGNE EST CLAIRE :

PAS DE PROTECTION = PAS DE TRAVAIL !

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NOUS SOMMES BIEN FACE À UNE ÉPIDÉMIE !

CTN Traction : Formation en ligne

| Traction

Des dirigeants d’activité, jamais à court de nouvelles idées, propagent dans nos établissements un nouveau concept farfelu : la Journée de Formation Continue ou les Rendez-Vous Professionnels (RDVP) en visioconférence. Ces « pseudo » chefs ne se soucient guère des conséquences de leurs trouvailles, notamment en matière de sécurité des circulations.

Comme la Fédération CGT des cheminots a déjà eu l’occasion de l’écrire, la sécurité du système ferroviaire ne semble plus la priorité de nos directions. Pour beaucoup de dirigeants encadrant dans les établissements Traction, la maîtrise et la connaissance technique de nos métiers est passée au second plan.

Désormais, seuls les objectifs économiques imposés par les contrats d’activité comptent. On assiste trop souvent à une gestion de banquier obsédé par la comptabilité. L’adéquation charge-ressources va, bien sûr, être affectée par la crise, mais pour les directions d’unité ou d’établissement, la réalisation du plan de transport de sortie de crise prime sur la sécurité et la santé des agents.

C’est dans cette optique que certains dirigeants, cherchant à tirer parti du confinement des ADC, tentent d’organiser des JFC à distance.

Peu importent à leurs yeux, les conditions matérielles dans lesquelles peuvent se tenir ces soi-disant formations, ni même si l’ADC aura la capacité d’en suivre parfaitement le contenu.

Dès connaissance des faits, la Fédération CGT des cheminots a donc interpellé la direction de la Traction.

Il en ressort que le département TMS, en charge du métier et de la sécurité, ne serait pas à l’initiative de cette mauvaise idée. Ce serait bien les activités qui, sous la houlette de leurs dirigeants, souhaiteraient la mettre en oeuvre. Toutefois, une réflexion est menée au sein de TMS pour voir ce qui peut être proposé aux ADC pour maintenir leur niveau.

Plusieurs questions se posent, et la CGT a jugé urgent d’intervenir pour ne pas laisser s’installer des pratiques dangereuses, considérant que le e-learning et l’enseignement à distance ne sont pas compatibles avec un haut niveau de sécurité.

Pour la CGT, l’employeur est responsable de l’acquisition et du maintien de l’habilitation. La qualité du suivi de la formation lui incombe donc directement. Il est hors de question de faire porter à l’agent la responsabilité de sa propre formation.

Alors que la direction de la Traction souhaite mettre en place un modèle de certification par compétences, où le lien entre le CTT et l’ADC est central, ce qui compte aux yeux des activités est de mettre une croix dans la case JFC1 2020 réalisée.

Avant même la mise en place de ce nouveau modèle de certification, on voit déjà apparaître les dérives possibles.

C’est ainsi que, sur l’établissement Traction Nouvelle Aquitaine, un apprenti sorcier porté par sa hiérarchie tente de mettre en place, pendant le confinement, les entraînements prévus dans la future TT0035. Ce serait donc à l’ADC, à la maison, de faire des exercices liés au maintien de sa certification.

Pour la CGT, il est hors de question que des exercices, qui pourraient être proposés par des CTT pendant le confinement, soient tracés dans le portail DPX et comptent pour la certification. Si l’ADC commet une erreur de sécurité en ligne sur un sujet abordé lors de cette JFC ou de cet exercice, la formation serait considérée comme ayant été dispensée et la responsabilité de l’accident incomberait à l’agent.

Pour la Fédération CGT, une telle situation est intolérable.

Le télétravail est régi par une réglementation spécifique à laquelle les ADC ne sont pas soumis, pour des raisons évidentes. Aucune contrainte ne saurait donc leur être imposée pour participer à des réunions téléphoniques ou en visioconférences, afin de réviser ou suivre une formation.

De plus, de nombreux agents de la Traction sont confinés avec le statut de garde d’enfant. Ce statut ne permet pas de suivre correctement une formation et interdit donc toute forme de travail commandé à domicile.

Aucun rendez-vous professionnel (RDVP) au travers des moyens audio ou vidéo ne peut non plus leur être imposé. La périodicité de ce rendez-vous d’avril 2020 à mars 2021 laisse suffisamment de temps à l’encadrement pour les réaliser plus tard.

Pour la CGT, seul l’EIF, Entretien Individuel de Formation, est essentiel pour la carrière d’un agent de conduite. Cet entretien doit être préparé avec sérieux et les documents préparatoires remis bien en amont. On ne peut donc pas considérer que ces moments d’échanges professionnels peuvent être pris à la légère.

La Fédération CGT des cheminots appelle donc ces dirigeants à se ressaisir et à ne pas pousser à la faute les ADC.

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PRIMES DE TRACTION PENDANT LA PÉRIODE DU COVID19 !

Rémunération ADC

| Traction

Alors que la direction de l’entreprise a annoncé des mesures pour garantir la rémunération des cheminots, la fédération CGT s’est attachée à ce que celles des ADC (Fret et Voyageurs) le soit au mieux. En effet, au travers notamment d’un système de primes de Traction trop complexe, la rémunération des ADC est très variable et difficile à garantir.

Cette garantie de la rémunération (ensemble des éléments de la rémunération à l’exception des déplacements et des indemnités de travail de nuit ou de dimanche) ne vaut que pour les ADC (statutaires ou contractuels) placés dans les situations suivantes :

  • Agent malade ;
  • Agent ne travaillant pas pour assurer la garde d’un enfant malade ;
  • Agent ne travaillant pas pour assurer la garde d’un enfant de moins de 16 ans du fait de la fermeture de crèche ou d’établissement scolaire ;
  • Agent placé en « quarantaine » ou isolement sanitaire ;
  • Agent non utilisé à la suite de mesure gouvernementale de réduction de l’activité au strict minimum.

La codification dans PACIFIC de ces journées est le code « JB ».

Pour maintenir le traitement et l’indemnité de résidence le cas échéant, il n’y a aucune problématique particulière. En revanche, concernant la prime de traction, l’exercice se révèle plus délicat :

La direction a choisi de recourir au paiement de l’acompte congé pour les journées relevant des cas ci-dessus. Elle s’appuie sur le fait que les logiciels permettent ce type d’opération sans avoir trop d’interventions manuelles sur le système.

Le paiement à l’acompte congé gomme également les effets négatifs des dernières grèves, ces dernières n’impactant pas le calcul du taux de congé.

La fédération CGT a mis en avant les inconvénients du paiement de l’acompte congé pour ces journées considérées tels que :

  • Nombre important de jours payés à l’acompte congé, ce qui aura un impact sur le taux congé calculé en fin d’année 2020 ;
  • Risque de redressements importants en mars 2021 de l’acompte congé, ce qui reviendrait à reprendre d’une main ce qui aurait été donnée de l’autre ;
  • Taux congé ne correspondant pas à la récente utilisation des ADC suite à différents cas (nomination TB en cours d’année 2019, maladies importantes en 2019, etc.) ;

Après plusieurs échanges avec la direction de la Traction, cette dernière s’engage sur les points suivants :

  • Les mois de mars et d’avril (pour le moment en fonction de la durée du confinement) seront payés au taux congé de 2019 (celui qui vient d’être recalculé) ;
  • Ces 2 mois n’interviendront pas dans le calcul du taux congé 2020 en fin d’année. Le calcul se fera sur les 10 mois restants ;
  • De fait, les mois de mars et d’avril ne pourront pas subir de redressement en fin d’année 2020 ;
  • L’acompte congé des agents nommés TB l’an dernier sera réévalué par les cellules primes.

Les ADC assurant une journée de service percevront normalement la rémunération liée à la journée réalisée (prime de Traction, indemnités et allocations). En complément, afin de compenser certains effets du service restreint, une indemnité compensatrice est mise en place.

Elle apparaîtra sur le bulletin de salaire à la rubrique « Ind serv restreint ». Le taux journaliers cette indemnité compensatrice est variable en fonction du grade :

TA1 : 5,45 € • TA2 : 7,38 € • TB1 : 8,40 € • TB2 : 9,63 € • TB3 : 11,81 €

Si des cas particuliers voient le jour, la fédération CGT interviendra auprès de la direction pour régler ces problématiques.

Par son expertise, la fédération CGT s’est donc attachée à maintenir au mieux la rémunération des ADC sans que les effets pervers de notre système de primes et du calcul de l’acompte congé ne viennent à plus long terme pénaliser à nouveau les ADC.

Pour la CGT, l’heure de changer notre système de primes de Traction est venu. La CGT a des propositions garantissant au mieux la rémunération des ADC.

 

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LA DIRECTION PRÊTE À DES CHANGEMENTS SI AU FINAL RIEN NE CHANGE !!!

Table ronde sur le métier de conducteur du 27 novembre 2019

| Action depuis le 5 décembre 2019

Suite aux nombreux droits de retrait survenus après l’accident au PN 70 de Boulzicourt, le 16 octobre dernier, la direction a pris l’engagement d’ouvrir des discussions sur le métier de conducteur.

La 1ère table ronde a été convoquée le 27 novembre … L’arrogance de la direction, perdue pendant l’épisode des droits de retrait, est revenue prestement.

Difficile pour la direction de chasser le naturel !

Un des objectifs de ces discussions sur le métier de conducteur est de rétablir la confiance entre les conducteurs et la direction.

Dans ce contexte, l’ensemble des fédérations est intervenu pour demander à la direction du GPF de revoir sa position dogmatique de graphiquer les agents, ayant fait légitimement usage de leur droit de retrait, en absence irrégulière.

Rappelons au passage que les droits de retrait ont été confirmés par de nombreux inspecteurs du travail, à travers des courriers envoyés à la direction.

Réponse de la direction : « la direction RH du GPF ne peut pas contredire les initiatives prises par les directions de proximité. Il n’y a eu aucune consigne nationale de mettre les agents en absence irrégulière, ce sont les DPX et leur hiérarchie qui ont pris ces décisions ».

Avec une telle posture, le rétablissement du climat de confiance ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices car ce sont bien des directives nationales qui ont conduit a posteriori à pointer les conducteurs en absence irrégulière (HA). L’encadrement de proximité appréciera le courage de la direction nationale qui renvoie toute la responsabilité de la situation sur leurs épaules.

Le reste de la réunion a été consacré à des échanges sur les sujets à aborder dans les futures rencontres.

Le 1er sujet à l’ordre du jour, en début d’année prochaine, sera les parcours professionnels. La direction a annoncé travailler sur un dispositif associant l’ensemble des activités, Fret compris.

La CGT a une fois de plus dénoncé le décalage entre les déclarations de la direction, désirant faire vivre les parcours professionnels, et des activités, cherchant à se cloisonner toujours plus. 2

La direction souhaitait, une nouvelle fois, revenir sur les autorisations de mouvement. Mais cette dernière ne voulant pas reporter la date de mise en service, l’ensemble des organisations syndicales a mis la direction face à ses responsabilités. L’entreprise devra assumer les conséquences de sa politique.

La CGT a rappelé son exigence de voir les thèmes suivants abordés lors des futures rencontres :

  • Parcours professionnels ;
  • Place des ADC dans la production ;
  • Rémunération ;
  • Formations ;
  • Dialogue social et la place de la direction de la Traction.

A l’issue de cette table ronde, il apparait clairement que la direction ne veut pas remettre en cause sa politique. C’est pourtant la cause essentielle du mal-être chez les conducteurs.

La CGT compte bien faire bouger les lignes avec l’appui des cheminots ! Il en va de nos conditions de vie et de travail mais également de notre avenir professionnel.

LE 5 DÉCEMBRE, POUR DÉFENDRE NOS RETRAITES, NOS MÉTIERS, AGISSONS PAR LA GRÈVE !

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PRIMES DE TRACTION REVENDIQUÉES PAR LA CGT, UN SYSTÈME À ADOPTER

Primes de traction

| Traction

Depuis longtemps, la CGT revendique un nouveau système calculant les primes de traction. Au début des années 2000, dans le cadre de la modernisation de la traction, une première tentative de modification avait échoué, suite à l’intervention d’une organisation syndicale autonome.

La CGT a pour objectif de revaloriser la prime de traction, tout en simplifiant le système et en le rendant compréhensible par tous les conducteurs. Une prime de base journalière doit être garantie, notamment en cas de descente de machine, ou lors des journées de formation. Le postulat de départ est qu’aucun conducteur quel que soit son roulement ou son activité ne doit perdre un centime sur la prime moyenne journalière qu’il perçoit actuellement.

Un système simplifié

Le système proposé par la CGT ne tient plus compte des kilomètres parcourus. L’enveloppe allouée en 2018 pour les primes de parcours et complémentaires sert de base pour la détermination de la prime de base journalière garantie versée à tous les agents y compris en cas de maladie ou autres.

Bien que les kilomètres ne soient plus pris en compte, notre méthode de répartition repose sur les critères de pénibilité et la difficulté des journées notamment sur l’amplitude de travail, le temps en tête des trains et le travail de nuit. Pour chaque élément, des taux différents ont été appliqués. La somme globale sera fixée à la création du système et sera revalorisée soit dans le cadre d’augmentation générale des salaires ou lors de négociations spécifiques.

Avec l’ensemble de ces critères, la CGT arrive à réduire les inégalités de primes générées par le système actuel.

A cela s’ajoutent, comme actuellement, des primes TGV, Interopérables, … qui sont des formations techniques et procurent une reconnaissance salariale.

Notre Prime Moyenne Journalière Théorique est donc la somme de la prime de base journalière garantie et des taux appliqués sur l’amplitude de la journée, le temps en tête des trains et le travail de nuit s’il y en a. A cela, il faudra ajouter les primes supplémentaires (TGV, Interopérable, Grand Axe, Agent seul,…).

Un système équitable

Notre proposition, basée sur les journées de service, est plus juste. Chaque agent peut ainsi facilement calculer sa prime de traction, contrairement au système mis en place par la direction. Celle-ci ne pourra plus utiliser la prime traction pour faire passer ses mauvais coups.

Ce calcul réduit les écarts entre les plus hautes et les plus basses primes de traction, ce qui permet également d’avoir des pensions plus équitables lors du départ en retraite.

Un calcul simplifié

Les taux suivants déterminés en fonction de l’enveloppe de base sont appliqués pour chaque type de contraintes horaires :

  • Amplitude : 1.8€ par heure
  • Temps en tête des trains : 2€ par heure
  • Nuit : 3€ par heure.

Les primes reconnaissant certaines spécificités du métier d’agent de conduite sont maintenues aux taux actuels.

Par ce système, la prime de traction d’un conducteur ne dépendra ni de l’état du réseau, ni de l’UP où il travaille. Les formations complémentaires sont reconnues. Ainsi, la direction ne pourra pas utiliser le chantage, opposant les conditions de travail et la rémunération dans les négociations roulements.

Elément essentiel du cahier revendicatif CGT Traction, le système proposé s’insère dans les revendications sur les conditions de travail, le parcours professionnel, la formation initiale et continue. Il permet, en améliorant l’égalité de traitement de tous les conducteurs, de pouvoir réellement choisir de travailler et vivre au pays sans en payer le prix par une rémunération moindre.

Malgré la productivité demandée depuis plus de 10 ans aux conducteurs, la direction n’a jamais augmenté l’enveloppe « Primes de traction ».

Elle est d’environ 150 millions d’euros par an pour l’ensemble des TB.

Pour alimenter notre système, il faut revaloriser la somme allouée. Il est temps pour la direction de lâcher les cordons de la bourse !!!

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LE PATRONAT ORGANISE LE DUMPING SOCIAL CHEZ LES GESTIONNAIRES DES MOYENS

Gestionnaires des moyens

| Maîtrise et cadres UFCM

Dans le cadre des discussions sur la CCN, le volet classification des métiers et rémunération commence à être abordé depuis le 8 octobre 2019. L’UTP (Union des Transports Publics), MEDEF de la branche ferroviaire, abat ses cartes et dévoile son projet néfaste pour les cheminots et particulièrement ceux à la Traction.

Lors de la CMPN suivante, initialement prévue le 21/10/19, le Patronat devait nous présenter ses premières propositions en matière de rémunération. Suite à l’accident survenu dans les Ardennes, le mouvement social a entraîné l’annulation de cette réunion, la direction de la SNCF n’ayant pas envie de rencontrer les organisations syndicales. Le document préparatoire, envoyé en amont, ne peut que mettre en évidence le peu de respect que le patronat porte aux cheminots notamment sur les propositions salariales.

L’UTP n’épargne pas le métier de gestionnaire des moyens en tirant la rémunération vers le bas.

Pour mettre en évidence ce dumping, la fédération CGT vous propose un tableau comparatif reprenant les propositions des définitions du métier de la traction autre que la conduite, les déroulements de carrière et les rémunérations correspondantes entre le dictionnaire des filières (applicable à la SNCF, GRH0263) et les propositions de l’UTP.

Critique du système de rémunération

A la différence des autres métiers de la Traction pour lesquels le patronat envisage une forte polyvalence, les métiers de gestionnaire des moyens sont assez proches de ceux que nous connaissons à la SNCF.

Le dénominateur commun à toutes les qualifications de la spécialité gestion des moyens est une nette régression salariale. Ces écarts se creusent plus fortement dans les qualifications supérieures.

Les possibilités de déroulement de carrière, déjà assez restreintes à la SNCF, sont encore plus amoindries dans le projet de l’UTP car elles sont dictées uniquement par des choix patronaux. Le patronat n’a aucun intérêt à dérouler les gestionnaires de moyens jusqu’à la qualification H comme à la SNCF, le but étant de tirer les salaires au maximum vers le bas.

Positions de la CGT afin de combattre les minima salariaux

La CGT, force de propositions, revendique un métier Gestionnaire des moyens rattaché à la filière traction.

Pour la CGT, le Gestionnaire des moyens est « une personne chargée de la gestion prévisionnelle et opérationnelle des conducteurs et du matériel du domaine ferroviaire ».

Le Gestionnaire des moyens peut assurer les fonctions suivantes : technicien chargé de la gestion opérationnelle, cadre chargé de la gestion prévisionnelle et opérationnelle, cadre responsable de l’encadrement des gestionnaires des moyens, et le cadre supérieur responsable de la direction d’une structure dans le domaine de la gestion des moyens.

Une grille de salaire CGT a été créée pour positionner l’ensemble des métiers du ferroviaire. Sur la première position, avec une rémunération équivalente au SMIC, la CGT a placé les salariés recrutés sans diplôme et sans qualification.

Pour les métiers « Gestionnaire des moyens », le recrutement se fait au niveau BTS/ DUT en externe ou en interne. Ces salariés, déjà diplômés, suivent une formation qualifiante qui leur permet d’obtenir une rémunération plus conséquente.

Parallèlement au déroulement de carrière par position, viennent s’ajouter les échelons d’ancienneté, soit une majoration maximum de 33,01% après 33 années de carrière.

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LE PATRONAT ORGANISE LE DUMPING SOCIAL DANS LES MÉTIERS DE L’ENCADREMENT

CTTL

| Maîtrise et cadres UFCM

Dans le cadre des discussions sur la CCN, le volet classification des métiers et rémunération commence à être abordé depuis le 8 octobre 2019. L’UTP (Union des Transports Publics), MEDEF de la branche ferroviaire, abat ses cartes et dévoile son projet néfaste pour les cheminots et particulièrement ceux à la Traction.

Lors de la CMPN suivante, initialement prévue le 21/10/19, le Patronat devait nous présenter ses premières propositions en matière de rémunération. Suite à l’accident survenu dans les Ardennes, le mouvement social a entraîné l’annulation de cette réunion, la direction de la SNCF n’ayant pas envie de rencontrer les organisations syndicales. Le document préparatoire, envoyé en amont, ne peut que mettre en évidence le peu de respect que le patronat porte aux cheminots notamment sur les propositions salariales.

L’UTP n’épargne pas l’encadrement traction en éclatant le métier et en tirant la rémunération vers le bas.

Pour mettre en évidence ce dumping, la fédération CGT vous propose un tableau comparatif reprenant les propositions des définitions du métier de la traction autre que la conduite, les déroulements de carrière et les rémunérations correspondantes entre le dictionnaire des filières (applicable à la SNCF, GRH0263) et les propositions de l’UTP.

Critique du métier et du système de rémunération

Le constat est fait que les métiers de l’encadrement ne sont pas mieux reconnus que ceux de la conduite. Le métier de Cadre Traction, comme nous le connaissons dans l’entreprise, sera éclaté en plusieurs parties, soit le salarié sera Manager de Proximité Conduite soit il sera Expert Métier Sécurité.

Cette explosion va induire une déqualification du métier, ce qui a amené l’UTP à placer ces métiers dans le collège Maîtrise et non Cadre comme ils sont actuellement à la SNCF.

De toute évidence, nous pouvons constater que c’est bien l’entreprise historique qui tire les ficelles. En effet, courant septembre, la direction de la traction avait reçu les organisations syndicales pour présenter son nouveau modèle de compétences sur la certification des conducteurs (TT0035).

Pour la CGT, la certification des conducteurs doit se faire par un cadre traction qui a reçu une formation qualifiante afin de garantir un haut niveau de sécurité.

Propositions de la CGT afin de combattre les minima salariaux et la baisse de compétences

La CGT, force de propositions, revendique un cadre traction dont le coeur de métier est la sécurité du ferroviaire.

Pour la CGT, le cadre traction est « le supérieur hiérarchique des conducteurs chargé de leur certification, notamment à travers la formation et le suivi continu professionnel. Il est responsable de l’animation et du pilotage de la sécurité ferroviaire pour les conducteurs dont il a la charge ».

Le cadre Traction peut assurer les fonctions suivantes : certificateur métier, cadre responsable de la formation ou cadre responsable de l’application règlement relative à la sécurité ferroviaire et cadre supérieur en charge de l’animation et du pilotage des certificateurs ou « Expert Métier ».

Une grille de salaire CGT a été créée pour positionner l’ensemble des métiers du ferroviaire. Sur la première position, avec une rémunération équivalente au SMIC, la CGT a placé les salariés recrutés sans diplôme et sans qualification.

Pour les métiers « Cadre Traction», le recrutement se fait au niveau licence en externe ou après 4 années de pratique à la conduite. Ces salariés, déjà diplômés, suivent une formation qualifiante qui leur permet d’obtenir une rémunération plus conséquente.

Parallèlement au déroulement de carrière par position, viennent s’ajouter les échelons d’ancienneté, soit une majoration maximum de 33,01% après 33 années de carrière.

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Solidarité grévistes cheminots - grève retraites

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Dans les médias

25 mai 2020

A partir de septembre, les conducteurs de train seront seuls à bord de la ligne Belfort-Besançon

Dans une lettre ouverte, la CGT s'indigne de la mise en place d'une nouvelle organisation sur la ligne TER Belfort-Montbéliard-Besançon à partir du 1er septembre. Les contrôleurs SNCF disparaîtront des wagons et les conducteurs de trains seront seuls à bord.[…]

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