RELEVONS LE DÉFI DE LA MOBILISATION !
Centre d'aptitide sécurité ferroviaire
Alors que les nouvelles règles européennes (STI OPE), modifiant les conditions d’aptitude sécurité, sont entrées en vigueur le 1er avril 2026, la Direction d’Optim’Services s’en saisit pour décliner de manière brutale une réorganisation qui vise à supprimer au moins 40 % des effectifs des CFAS. Au regard du contexte sanitaire et social actuel, au sein du GPU SNCF, la CGT appelle les cheminot·e·s à se rassembler et à préparer à la grève !
UN PROJET QUI NOUS MET AU DÉFI D’AGIR !
Sous couvert d’optimisation à la suite du retrait de 17 000 agents du suivi d’aptitude par SNCF Réseau, la direction de SNCF Optim’Services lance, à travers son projet intitulé « Relevons le défi », une offensive brutale contre les métiers du médical et les conditions de travail.
Ce projet destructeur prévoit une nouvelle saignée parmi les personnels médicaux et paramédicaux avec la suppression nette de 40 % d’emplois sur un effectif de 135 que comptent les CFAS. D’ailleurs, certains ont déjà fermé ou sont prévus de fermer. Alors que le déficit de personnel est prégnant dans la plupart des cabinets médicaux, ce projet prévoit de sacrifier notamment les spécialistes cardiologues et ophtalmologues, tout en imposant une polyvalence à outrance aux secrétaires médicales transformées en gestionnaires multi-tâches. Cette dégradation est accentuée par une clause de mobilité nationale contraignante (environ 5 jours par mois) obligeant les agents à avancer leurs frais de déplacement.
De plus, et alors que tous les voyant d’alerte sanitaire sont au rouge au sein du GPU SNCF, cette réorganisation s’effectue dans un climat de mépris managérial qui se matérialise concrètement avec des entretiens exploratoires sur les temps de pause ou des convocations pendant les congés ou les arrêts maladie…
« Des personnes vont partir, les plus motivées resteront », osait dire la direction. Montrons-leur que nous restons debout, unis et déterminés !
DÉLIT D’ENTRAVE : LA DIRECTION PASSE EN FORCE !
Face à cette réorganisation qui sera examinée en CSE ce 28 mai 2026, la CGT dénonce un passage en force qui piétine délibérément le dialogue social et les instances représentatives. En effet, la Direction se rend coupable d’un véritable délit d’entrave en actant la fermeture du centre de Strasbourg sans information officielle préalable et en engageant les suppressions de postes sur le terrain avant même la fin du processus légal de consultation.
Cette stratégie du fait accompli vide les services de leurs effectifs et transforme la concertation en un simple simulacre, méprisant la voix des salariés et les procédures réglementaires, ce qui rend la mobilisation aujourd’hui indispensable.
NOS REVENDICATIONS : L’HUMAIN AVANT LES CHIFFRES !
Face à la manipulation de la réalité orchestrée par une Direction qui tente de masquer l’explosion de la souffrance au travail, la CGT refuse de rester spectatrice et passe à l’offensive. Nous exigeons :
- L’arrêt immédiat des suppressions de postes pour garantir le maintien d’une médecine de proximité de qualité, ainsi que l’ouverture de postes en médecine du travail et de soins pour l’ensemble du personnel des CFAS afin de pallier durablement le manque d’effectifs. Le retrait définitif de la clause de mobilité nationale, indispensable au respect de l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle.
- La fin des méthodes managériales brutales, notamment les sollicitations inacceptables durant les temps de repos, congés ou arrêts maladie.
- Le respect strict des instances représentatives et du Code du travail, en mettant fin aux décisions unilatérales avant les avis du CSE.
En conséquence, la CGT va déposer une demande de concertation immédiate (DCI) auprès de la direction de SNCF Optim’Services afin de porter fermement ces exigences et de préparer le rapport de force par la grève.
L’HEURE EST À LA MOBILISATION POUR DÉFENDRE NOS MÉTIERS,
NOTRE SANTÉ ET L’AVENIR DES CHEMINOT·E·S DES CFAS !




La CGT exige non seulement le maintien des 35 heures, mais estime également qu’il est temps de rouvrir des négociations sur la réduction du temps de travail, conformément aux aspirations globales des salariés dans le pays, cheminots y compris. En effet, ceux-ci aspirent à plus de temps libre consacré à leur famille, leurs amis, les loisirs, le sport et la culture. C’est pourquoi le maintien et le développement des Activités Sociales et Culturelles, portés par la CGT, doivent être une priorité !










