Fédération CGT des Cheminots


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UN GOUVERNEMENT QUI DÉRAILLE ENSEMBLE, TOUT EST POSSIBLE !

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Les organisations syndicales, réunies en interfédérale le mercredi 11 avril 2018, ont analysé la situation du rapport de force et l’avancement du débat législatif en lien avec les concertations ministérielles.

La mobilisation est importante sur l’ensemble du territoire. Les cheminots sont déterminés et sereins malgré les intimidations du gouvernement et de la direction.

De nombreuses initiatives s’organisent en direction des usagers, des populations et des élus de la République pour porter l’exigence d’un autre projet de loi concernant la réforme ferroviaire.

Ces initiatives provoquent de l’inquiétude sur les bancs de la majorité présidentielle, ce qui a provoqué l’organisation d’interventions dans les médias du président de la République au quatrième jour de grève à la SNCF (aujourd’hui sur TF1 et dimanche soir prochain sur BFM). Nous avons assisté ce jour à une prestation présidentielle complètement hors-sol, n’apportant aucune réponse aux propositions portées par les cheminots et leurs organisations syndicales. Aucune nouveauté n’a été apportée, aucune annonce n’a été faite. L’exemple de la dette est éclairant, rien n’a été proposé de nouveau par rapport aux postures tenues depuis un mois et demi : la dette serait reprise, sans précision de montant ni de date.

D’autre part, les organisations syndicales dénoncent l’attitude militante de la direction de la SNCF valorisant la réforme ferroviaire du Gouvernement.

Celle-ci se discrédite de jours en jours en s’enfermant dans des communications mensongères, Nous en voulons pour preuve le contenu de l’information qui a été donné aux cheminots via l’application « Les infos » qui met en avant l’inscription dans la loi du caractère incessible des titres de l’éventuelle future société anonyme alors que cela n’a pas été voté et ne constitue donc pas un élément de la loi. De même, à ce stade, le sort de SNCF Mobilités et SNCF Réseau n’est pas acté.

La direction ne peut pas se permettre d’interpréter à sa guise les débats parlementaires.

Une fracture est ouverte entre la direction de l’entreprise et les cheminots.

Nous mesurons tous la nécessité de développer le service public ferroviaire, ainsi que les conditions sociales, de vie et de travail des cheminots. Nous portons tous la volonté d’apporter des changements positifs pour le système ferroviaire, les usagers et les cheminots.

Les arguments et propositions des organisations syndicales sont appréciées sur les chantiers et offrent de réelles perspectives d’amélioration de la qualité de service au quotidien.

Au regard de cette situation, les fédérations CGT, UNSA, SUD-Rail et CFDT ont décidé d’interpeller le Gouvernement pour l’ouverture de réelles négociations sur la base des 8 points de la plateforme unitaire au travers d’un projet commun étayé. Elles demandent l’arrêt du processus législatif en cours et l’ouverture de négociations approfondies sur les huit points.

Les fédérations syndicales CGT, UNSA, SUD-Rail et CFDT appellent l’ensemble des cheminots à amplifier le mouvement engagé depuis les 03 et 04 avril dernier. Elles appellent les cheminots et cheminotes qui ne l’ont pas encore fait à s’inscrire dans la mobilisation. Rien n’est joué. Nous pouvons gagner !

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LA SOUS-TRAITANCE À MAINTENANCE&TRAVAUX : IL FAUT LA STOPPER !

Sous-traitance

| Fédération

La CGT, majoritaire dans le Comité d’Etablissement Maintenance et Travaux, a fait voter avec les élus une expertise sur la sous- traitance et la re-internalisation des charges. Le constat est alarmant et met en danger l’avenir des cheminots, si la direction ne change pas sa politique !

En 2017, SNCF Réseau a sous-traité pour un montant total de 5,3 milliards d’euros toutes prestations confondues dont près de 3 milliards uniquement sur la partie « Travaux », un chiffre multiplié par plus de 4 en 10 ans. 70% des travaux d’investissement sont externalisés ainsi que l’entretien et la maintenance courante, à hauteur de 24 à 30%. Toutes les activités sont concernées : voie, signalisation, caténaires, appareils de sécurité, annonces de sécurité, ingénierie de projet, etc.

C’est donc à un phénomène massif et rapide auquel nous assistons qui, contrairement à ce qui nous est dit, n’est pas guidé par la seule nécessité de faire face au pic de charge lié aux investissements de ces prochaines années. Le contrat de performance Etat-Réseau 2017-2026 fait ainsi de l’externalisation un levier central pour générer sur ces 10 prochaines années 1,2Md€ de gains de productivité nécessaires à l’équilibre financier du GI, selon l’objectif imposé par la réforme ferroviaire de 2014.

La situation actuelle à SNCF-Réseau M&T n’est déjà plus celle d’une sous-traitance « classique », où l’on fait appel à un sous-traitant pour faire face à un pic d’activité ou pour utiliser une compétence technique très spécifique, mais celle d’une externalisation stratégique : SNCF Réseau transfère depuis quelques années, de façon stable et durable et dans le cadre d’une relation contractuelle, des processus internes vers des prestataires externes en accompagnant ce transfert de ressources matérielles et/ou humaines et de connaissances et compétences.

Les conséquences de ce phénomène sont nombreuses pour les cheminots. Son développement traduit en effet un changement de modèle de production de la maintenance ferroviaire qui passe d’un modèle globalement intégré au sein de la SNCF à un modèle plus éclaté.

Mais ce mouvement d’externalisation suppose aussi que SNCF Réseau organise et accompagne la montée en compétences des entreprises partenaires en même temps qu’elle réorganise tout le processus de production : c’est ce que nous sommes en train de vivre en ce moment !

La sous-traitance coûte plus chère que les cheminots !

Les besoins de régénération du réseau, à partir de 2010, ont entraîné un accroissement important du volume de chantiers à réaliser, mais SNCF Réseau ne s’est pas donné les moyens internes de suivre cette hausse de la production.

Pour éviter d’augmenter la masse salariale par des recrutements en interne à la hauteur des besoins, elle a fait le choix de s’appuyer sur des prestataires externes. C’est-à-dire de substituer une relation commerciale à la relation salariale.

Réduire les coûts par l’emploi d’une main d’oeuvre censée être moins chère et plus flexible que les cheminots sous statut, est bien la première raison de ce recours à l’externalisation. La réduction des coûts est fréquemment présentée par la direction de SNCF Réseau comme le résultat de la mise en concurrence des entreprises prestataires. Mais en réalité, ces entreprises appartiennent pour l’essentiel à 3 grands groupes du BTP : Vinci, Bouygues et Eiffage !

Par ailleurs, l’argument de la réduction des coûts mérite d’être interrogé. Sur le court terme, les prestataires doivent acquérir le savoir-faire, se former à des activités complexes et dangereuses et investir dans des matériels : cela représenterait pour la SNCF un surcoût de 10%, ce que la direction admet. Autrement dit, recourir à la sous-traitance coûte immédiatement plus cher que faire-faire le travail directement par les cheminots de SNCF Réseau !

Sur le long terme, une telle situation fait également peser un risque sur l’évolution des coûts des prestations qui dépend globalement des rapports de forces entre le donneur d’ordre et le(s) sous-traitant(s) : avec la réduction des ressources industrielles de SNCF Réseau, les entreprises sous-traitantes auront fini par capter le savoir-faire des cheminots du service public avec comme conséquence prévisible le renforcement du poids des prestataires dans les négociations.

Cette réalité fait donc peser un risque sérieux, à terme, sur les performances économiques de Maintenance et Travaux. En réalité, à court et moyen terme, la sous-traitance constitue un puissant facteur de pression sur les ressources internes de SNCF Réseau et de son cadre social historique.

Flexibiliser l’organisation et favoriser le dumping social, c’est ce que veut imposer la SNCF !

La recherche de flexibilité de l’organisation s’accompagne d’abord d’un besoin plus grand de mobilité géographique de la « main d’oeuvre », pour suivre les travaux.

Sur ce point, il faut noter que la convention collective des travaux publics, à laquelle nombre de sous-traitants sont rattachés, est structurée par la question de la mobilité de chantiers avec une population salariée souvent jeune, peu diplômée, débutant sa carrière et globalement peu regardante sur ses conditions de travail.

La réalité, c’est que le taux de turn-over est élevé dans ces entreprises !

Ce sont donc les conditions d’emploi et de travail des sous-traitants qui constituent une première variable d’ajustement. Mais on voit bien que la sous-traitance est aussi un moyen de mettre en concurrence les cheminots avec des salariés d’entreprises externes moins protégés socialement. La logique à l’oeuvre est ici celle du dumping social.

C’est pour cette raison que la CGT oeuvre pour une convention collective nationale de branche de haut niveau.

Au final, cette flexibilisation du travail conduit à :

  •  La précarisation des prestataires qui ne bénéficient pas des mêmes protections sociales que le donneur d’ordre ;
  •  La fragilisation des systèmes de sécurité et du travail y compris du fait de la contractualisation qui pousse le prestataire à prioriser les délais au détriment de la sécurité et de la qualité ;
  •  L’augmentation de la coactivité qui s’avère propice aux dysfonctionnements par la multiplicité d’intervenants qui n’ont pas de règles communes stables et partagées, comme c’était le cas dans le cadre de l’entreprise intégrée.

Tous ces éléments favorisent la dégradation de la qualité, de la fiabilité et de la sécurité du réseau à long terme, et peuvent se révéler particulièrement coûteux au final.

Nouvelle division du travail, nouvelles contraintes

Côté SNCF, le développement de l’externalisation se traduit par le passage du faire au faire-faire avec une volonté stratégique d’externalisation des charges de travail. Il s’agit moins, alors, de produire que de piloter et d’optimiser l’allocation des moyens (humains, techniques et financiers) en fonction des chantiers et de leurs particularités.

Le développement de la sous-traitance entraîne donc une nouvelle division du travail :
• Les tâches élémentaires (simples) sont réservées aux sous-traitants, celles à valeur ajoutée sont faites en interne (maîtrise d’ouvrage, surveillance du réseau et interventions d’astreinte) ;
• les cheminots SNCF doivent dorénavant apprendre à faire-faire plutôt qu’à faire : préparer des chantiers, contractualiser des prestations, gérer les contrats et en contrôler la bonne exécution, accueillir voire former les sous-traitants, les encadrer, contrôler leur travail sans nécessairement avoir suivi les mêmes processus de formation etc.

Cette nouvelle division du travail est en plus accompagnée d’une réduction massive des effectifs de production (-36% d’agents d’exécution entre 2000 et 2016) avec des impacts multiples :
• Agrandissement des territoires d’intervention du fait de la diminution des tailles d’équipes : d’où une diminution de la réactivité lors des interventions d’astreinte ;
• Complexification des activités opérationnelles :

  •  dans la phase de préparation avec un séquencement des tâches plus difficile du fait de domaines de compétences limités des prestataires ;
  •  dans la réalisation en cas d’aléas, les prestataires se bornant à exécuter un contrat sans avoir la vision d’ensemble du chantier.

• Des opérations de supervision, de suivi et de contrôle des sous-traitants qui prennent le pas sur l’activité principale, notamment des DPx et des assistants ;
• Des difficultés dans la remontée des informations lors des contrôles et des constats de défaut ;
• Une montée en compétences des cheminots plus complexe en raison de la diminution importante de la pratique sur le terrain.

Un risque majeur : une perte de compétences à tous les étages !

Le risque majeur de l’externalisation est celui de la perte des compétences des cheminots SNCF. En effet, le non renouvellement des effectifs ces dernières années n’a pas permis de transmettre en temps et en heure les connaissances détenues par les plus anciens.

L’éloignement du terrain et le manque de pratique sur certaines tâches affaiblissent gravement la montée en compétences des nouvelles recrues et fragilisent celle des cheminots expérimentés.

Pourtant, c’est bel et bien la haute technicité des cheminots SNCF qui constitue la force de notre entreprise et qui permet de produire des trains en sécurité, en s’appuyant sur une connaissance fine du patrimoine. Mais les changements d’organisation permanents, la gestion des effectifs au plus juste et le transfert de l’activité vers des entreprises privées, mettent à mal ce système et créent des risques sur la sécurité des circulations comme nous pouvons malheureusement le constater avec l’augmentation des incidents et accidents sur le réseau ces derniers temps.

La nécessité de maintenir les compétences des cheminots à un niveau élevé, par un système de formation et de tutorat performant, par une pratique terrain intensive, par une présence effective de l’encadrement de proximité, est vitale pour les agents comme pour l’avenir de l’entreprise.

Une situation alarmante qui appelle une réorientation stratégique

Au niveau des effets de la sous-traitance sur la maîtrise de la sécurité ferroviaire, l’expertise dresse des constats alarmants :

  •  L’organisation des travaux est morcelée, avec une augmentation des interfaces entre plusieurs entreprises qui est une source d’erreurs importantes et dilue les responsabilités. On ne pense plus au travail bien fait mais simplement au respect des clauses du contrat.
  •  Les risques sont reportés sur les sous-traitants qui, face aux pressions tarifaires et temporelles de la part du donneur d’ordre, priorisent trop souvent la productivité au détriment de la sécurité et de la qualité du travail.
  •  la situation dégradée de la formation avec des centres de formation qui ne cessent d’être réduits, alors même que les besoins augmentent. Cela se traduit par des difficultés de formation de nos jeunes agents mais aussi de formation continue avec le maintien de connaissances. Cela contribue à une perte de maîtrise de notre outil industriel. De plus, la concurrence dans ce domaine met à mal la volonté d’harmonisation des pratiques qui ajoute encore de la confusion et de la complexité au quotidien.

Cette expertise montre bien que l’externalisation des charges de maintenance de l’infrastructure répond avant tout au dogme libéral qui vise à saccager la SNCF. Ce constat appelle à une réorientation stratégique notamment par les mesures suivantes :

  •  La ré-internalisation des charges de travail (travaux et maintenance courante) au sein de la SNCF et l’augmentation des effectifs afin de conserver la maîtrise de notre outil industriel ;
  •  Le rattachement obligatoire de toutes les entreprises intervenant sur le réseau ferré à la convention collective de la branche ferroviaire, pour mettre un coup d’arrêt au dumping social ;
  •  Le renforcement des moyens matériels et humains, pour assurer un suivi des travaux réalisés par des tiers à la hauteur des exigences de qualité et de sécurité qui sont les nôtres ;
  •  La responsabilisation de SNCF Réseau dans l’organisation de la formation à l’échelle de la filière et la mise en place de moyens importants pour assurer et maîtriser la montée en compétences de nos agents et des salariés des entreprises extérieures.

Ce sont bien aux cheminot(e)s de prendre conscience des enjeux car c’est leur métier et leur avenir qui se jouent si rien n’est fait pour inverser la politique mise en place par la direction. La CGT continuera à s’opposer à toute forme de dumping social et pèsera sur le volet « Métier » de la convention collective nationale en portant ses revendications afin de préserver l’intérêt et l’avenir de tous les cheminots !

 

 

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LA CGT À L’OFFENSIVE !

Personnels trains

| Élections CSE 2018

La CGT continue de mener le combat contre la gestion et le pilotage par activité qui visent à opposer les cheminots entre eux.

La Direction de l’entreprise s’attache depuis des années à vouloir éclater et organiser les établissements trains et leurs personnels dans les différentes activités voyageurs (Voyages TER, Intercités, Transilien…).

La CGT et ses élus luttent sans relâche contre cette stratégie.

Les élections professionnelles qui auront lieu du 16 au 22 novembre seront inédites à bien des égards (vote électronique, création des CSE, suppression des DP, CHSCT et CE).

En effet, dans le prolongement de la loi Rebsamen qui avait mis un rude coup au syndicalisme, la loi Travail 2 a institutionnalisé les CSE au détriment des Instances Représentatives du Personnel de proximité. À l’instar des nombreuses réformes que nous vivons depuis des années, l’objectif des « géni-teurs » est bien d’attaquer encore et encore les conditions sociales et les garanties individuelles et collectives des salariés.

Ainsi, après les multiples attaques qu’ont connu les personnels au sol durant des années (fermetures de gares, guichets, agents d’escale…), la Direction s’est attelée aux cheminots du service des trains, partout sur le territoire, nous subissons :

✓ Des mises en place de l’EAS/ANS ;
✓ La disparition des ECT conduisant les personnels à être noyés dans des établissements mixtes avec la création des ESV (ESV, ESTV…) ;
✓ Des déroulements de carrière en pointillé du fait du mixage de ces établissements, de la spécialisation des produits et de la politique de l’emploi ;
✓ L’instauration des roulements dédiés entraînant de fait un cloisonnement dans les parcours professionnels, une routine totale dans la vie de l’ASCT, une perte des compétences et la disparition d’activité entière sur des établissements et des résidences ;
✓ Une non reconnaissance du travail accompli.

Face à ces attaques, le collectif fédéral Trains n’est pas resté les bras croisés.

Tout au long du mandat, au travers de son collectif technique ou en localité avec nos équipes CE/DP et CHSCT, nous avons oeuvré pour contrecarrer les néfastes desseins de la Direction, tout en proposant des améliorations concrètes (roulements, parcours professionnels, accord congés, notations, taquet dans les A/E ou sauvegarde des fondamentaux dans les négociations sur les formations continues…).

Avec ce nouveau mandat et malgré la casse de la représentation syndicale de proximité, la CGT va présenter des représentants à tous les niveaux de la filière trains (roulants, TGM, RET, GET, BA…).

Dans un contexte violent contre les cheminots et notamment pour les personnels des ECT/ESV, il y a urgence à se mobiliser, de voter et faire voter pour élire les candidats CGT. Qui défend au quotidien notre métier ? Dans le cadre des futurs CSE, il faut une organisation solide, sereine et ambitieuse pour défendre et améliorer les métiers cheminots et pour le maintien et le développement du service public ferroviaire. Le sérieux et le travail des élus CGT dans les CSE seront prépondérants pour l’avenir des ASCT et des autres personnels des ECT/ESV au sein de la SNCF.

La CGT, à l’identique du conflit que nous vivons concernant le pacte ferroviaire, ne lâchera rien. En ce sens, rien ne sera mis de côté pour pouvoir continuer à exercer notre métier dans de bonnes conditions à la SNCF.

✓ Défense sur les formations initiales et continues ;
✓ Défense sur les parcours professionnels des ASCT ;
✓ Défense sur les déroulements de carrière (accès à la qualif D, examen qualif E…) ;
✓ Défense sur les conditions de travail, aménagement du temps pour allier harmonieusement travail et repos, le respect de l’équipement des trains ou encore la sûreté à bord des trains… ;
✓ Défense de la partie technique du métier (sécurité en lien avec le code prime 24, ACO/A4, fondamentaux des 21 situations professionnelles…).

Une organisation nouvelle au sein même de la représentation du personnel nous est imposée par le Gouvernement et la Direction de l’entreprise. La CGT va y faire face pour maintenir et améliorer un métier d’ASCT.

DU 16 AU 22 NOVEMBRE,
JE VOTE CGT ET JE FAIS VOTER CGT !

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RECONNAÎTRE LA TECHNICITÉ DES MÉTIERS DE L’ENCADREMENT

Encadrement trains

| Élections CSE 2018

Gouvernement et Direction SNCF n’ont pas manqué de faire bloc pour imposer – contre l’avis majoritaire des cadres et maîtrises – une casse en règle du service public de transport ferroviaire, ayant en seule ligne de mire une libéralisation du « marché », ainsi qu’une mise en concurrence des femmes et des hommes oeuvrant à sa production.

Les effets de cette contre-réforme ne se sont pas fait attendre. Métiers en voie d’extinction, augmentation de la charge mentale des postes dits de manager, élargissement des missions de chacune et chacun associé à une diminution de moyens, mise à l’écart des espaces décisionnels, explosion des risques psycho-sociaux, déroulé de carrière au détriment des compétences. Il est temps de changer de cap !

1. Des métiers en voie d’extinction

Le métier de RET est, à l’instar de celui d’ASCT, victime d’une sape en règle. La veille, l’accompagnement des compétences des ASCT autour des 4S était progressivement enterré pour plébisciter l’émergence d’une fonction de plus en plus générique, tendant à réduire le rôle du RET à celui d’un simple animateur. Le RET est devenu une simple courroie des projets incessants de transformations et des réorganisations qui n’ont pour seul objectif que la réduction des moyens humains engagés jusqu’alors au service de nos voyageurs. Le volet technicité des RET, à travers la maîtrise et le pilotage des 4S, est ainsi relégué au domaine de l’optionnel.

Les RET deviennent de plus en plus des contributeurs à la production, des ressources comme les autres, quand leur rôle est bien l’accompagnement en proximité de leurs équipes. Dans un même temps, les cercles décisionnels en UO, Etablissements, Sièges sont rendus de plus en plus hermétiques à la participation légitime des maîtrises et cadres. Ainsi, les prises de décisions sont volontairement déconnectées des réalités du quotidien et s’imposent à toutes et tous à marche forcée. L’UFCM-CGT revendique que les RET et, plus largement tous les acteurs de la ligne hiérarchique, soient reconnus à travers leur analyse de proximité et puissent ainsi prendre part aux décisions stratégiques de leur environnement professionnel.

Côté RCT, le transfert de l’activité de commande opérationnelle des ASCT vers les GM des Centres Opérationnels, est la marque d’une volonté explicite de démantèlement méticuleux du métier tel que connu jusqu’alors. Les prises de décisions opérationnelles se font sous le seul prisme d’une gestion de ressources par des personnels de formation, volontairement éloignés des spécificités de l’environnement Trains. La Direction mise ainsi sur des process de gestion du personnel roulant qui, bien souvent, deviennent autoritaires et ce, au profit d’une augmentation de la productivité dans l’utilisation du personnel roulant. C’est, en tout point, ne pas connaître les spécificités fortes qui lient les ASCT aux personnels des CPST et cela ne peut conduire qu’à une contre-productivité en termes d’efficacité globale. Le culte aveugle de la mise en lots par produit des personnels doit immédiatement cesser pour faire place à des Etablissements fonctionnant en multi-activités où personnels des CPST et agents des Trains retrouvent une synergie efficace et utile pour le service public.

2. DPX mixte : un cercle invertueux

C’est le 2 en 1 perdant pour tous. Sous couvert des similitudes entre les métiers Trains et Vente, la Direction mise sur une confusion des genres pour réduire ses « coûts » de masse salariale. En s’en remettant une nouvelle fois au sacro-saint volet de la performance économique, la Direction passe la corde autour du cou à la qualité du service rendu par les personnels d’encadrement en proximité de leurs équipes, et en connaissance des spécificités particulières à des métiers qui n’ont de point commun que l’imaginaire que l’on veut bien leur prêter.
Les DPX mixtes se retrouvent très rapidement en perte de crédibilité face aux personnels encadrés car ne disposant pas des connaissances techniques suffisantes pour développer une animation d’équipes prenant en compte les spécificités de chaque métier. Ce manque de crédibilité impacte fortement la légitimité de l’encadrant, quand bien même ce dernier est un professionnel aguerri. Les agents encadrés dans ces organisations du travail se sentent éloignés par définition de leur N+1 et souffrent d’un accompagnement technique approximatif, faute de moyens utiles et de temps insuffisant pour le DPX. La charge mentale pour ces dirigeants explose littéralement.

3. Le profil au détriment des compétences

La mise aux rebuts de la technicité des métiers a une conséquence très directe : l’émergence des « profils » et de leur notion de potentiels. L’UFCM-CGT a toujours alerté : les profils et potentiels ne sont jamais que le fait du Prince. Inspirée de critères opaques pour ne pas dire inconnus, la classification des salariés à travers leur performance individuelle est consacrée. Pis, l’atteinte des objectifs mesurables et fixés lors des EIA est aisément contournable sous couvert de critères décrétés unilatéralement par l’employeur et sans débat contradictoire possible. Les salariés ne sont plus considérés ou valorisés, malgré les compétences étayées parce qu’ils ne répondent plus aux attentes d’une direction bornée sur une culture « business ». Les savoir-être, définis par des critères opaques et non-opposables, soumettent le déroulé de carrière de nos populations à la seule exigence d’être bien vu par, bien souvent, l’appréciation du seul DU / DET. C’est en ce sens que l’UFCM-CGT dénonce sans réserve la tenue des « COCA », COmités CArrières, où seuls siègent et décident des cadres supérieurs de l’entreprise. Pour la CGT, la représentativité des salariés, via leurs élus, n’est pas une option mais bien une exigence de transparence et de démocratie. C’est, avant tout, l’assurance de décisions basées sur des critères observables par tous et opposables à tous. C’est l’assurance d’un examen objectif du travail de chacun contre les décisions arbitraires de quelques-uns.

4. La santé des encadrants en danger

La mise en place du forfait en jours permet aujourd’hui à la Direction de ne pas se soucier un seul instant des conséquences possibles sur la santé, générées par l’élargissement des missions de ces personnels. L’UFCM-CGT n’avait pourtant pas manqué d’alerter, lors de la mise en place du forfait-jours qui, selon quelques-uns, ne changeait rien au quotidien d’une population qui était prétendument habituée à ne déjà pas compter ses heures. Force est de constater que le forfait en jours est bien un moyen pour la Direction d’imposer au personnel d’encadrement l’élargissement de leurs missions, compétences, en arguant l’absence d’une durée légale définissable de leur temps de travail. Les bons profils encaissent quand les plus fragiles cèdent. L’encadrement devrait constamment veiller aux risques psycho-sociaux, tout en y étant très exposé et démuni d’outils pour s’en protéger. L’augmentation sensible des épuisements professionnels, communément désignés par la notion de « burn out », ne doit pas sonner comme une fatalité mais bien nous inciter à agir, ensemble, pour une réelle prise en compte de la souffrance au travail générée par des organisations du travail de plus en plus agressives et décomplexées. Cet adage-là, l’UFCM-CGT ne l’acceptera jamais et le combattra dans l’intérêt du plus grand nombre. Les collectifs de travail doivent tendre à l’homogénéité en leur sein ; dans un souci de santé pour ceux et celles qui les constituent bien sûr mais également dans une optique de qualité du travail fourni. La santé au travail des populations d’encadrants est un marqueur très révélateur de la santé de tous.

L’UFCM-CGT portera invariablement comme exigence des cadres de travail compatibles avec ce défi sociétal qu’est devenue la santé au travail, des équipes constituées d’un seul métier, pas plus de 15 ASCT par équipe, des CBORM assistants en charge des activités spécifiques telles que la programmation d’équipes LAF, l’appui dans l’exploitation des résultats commerciaux des agents etc.

Cadres et maîtrises de la filière Trains :
✓ pour que notre avenir nous appartienne,
✓ pour notre santé et celle de nos agents,
✓ pour la qualité du service fourni à nos usagers :

du 16 au 22 novembre 2018,
je choisis la voie du succès collectif,

JE VOTE POUR LES CANDIDAT-E-S UFCM-CGT !

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Étude pour le CE M&T SNCF Réseau : Analyse du recours à la sous-traitance

| Espace presse

Synthèse et perspectives

Le CE M&T a bien voulu confier à DEGEST, en août 2016, une étude sur « les enjeux du développement de la sous-traitance au sein de M&T et les possibilités de réinternalisation de la charge ainsi sous-traitée ». Cette étude s’est menée en 5 phases, chacune centrée sur une thématique et un terrain associé. Chaque phase a fait l’objet d’une note de synthèse. Les cinq notes sont rassemblées en annexes. La présente et dernière note vise, quant à elle, à synthétiser les résultats saillants ainsi obtenus, à dessiner des perspectives et à présenter des recommandations1.

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Sous-traitance à M&T : synthèse et perspectives

| Espace presse

Le CE M&T a bien voulu confier à DEGEST, en août 2016, une étude sur « les enjeux du développement de la soustraitance au sein de M&T et les possibilités de ré-internalisation de la charge ainsi sous-traitée ». Cette étude s’est menée en 5 phases, chacune centrée sur une thématique et un terrain associé. Chaque phase a fait l’objet d’une note de synthèse. Les cinq notes sont rassemblées en annexes. La présente et dernière note vise, quant à elle, à synthétiser les résultats saillants ainsi obtenus, à dessiner des perspectives et à présenter des recommandations1. […]

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IL EST URGENT DE CHOISIR D’AGIR !

Vente et escale

| Élections CSE 2018

Si depuis plusieurs années, les cheminots de la vente et de l’escale subissent les suppressions d’emplois et la dégradation de leurs conditions de travail, les récentes annonces de la Direction révèlent son intention d’accélérer le pas.

Face aux velléités de nos hauts dirigeants, qui mettent en difficulté les directions locales sommées de suivre la ligne politique décidée par G. Pépy, il est grand temps d’agir et de choisir une autre voie : celle du Service Public.

La CGT n’a pas l’intention de laisser détricoter, par une direction libérale, ce que des générations de cheminot-e-s ont patiemment construit au cours des décennies passées.

Le mouvement était déjà amorcé mais le vote de la réforme du système ferroviaire a aiguisé l’appétit destructeur de la Direction !

13542 cheminots sont directement menacés !

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A la vente : Plus qu’un plan social, une stratégie « d’éradication ».

Après la destruction progressive des postes à la vente, dans les gares et boutiques, la Direction de la SNCF a décidé de changer de braquet en lançant une campagne agressive de suppressions d’emplois.

Les annonces tombent à un rythme effréné, et toujours plus destructrices.

C’est sous couvert du développement du digital que la Direction tente d’éradiquer la vente physique.

Elle va jusqu’à fermer les points de vente qu’elle juge pourtant « rentables » pour contraindre les usagers à se diriger vers les réseaux de distribution digitaux.

Peu lui importent les conséquences pour les usagers et les files d’attente qui s’allongent.

Cette stratégie pousse jusqu’au cynisme, lorsque, dans les médias, G.PEPY conseille aux usagers de se rabattre sur les Centres Ligne Directe (CLD) pourtant déjà exsangues et qui explosent sous la charge de travail.

De la même veine, en sous dimensionnant les cadres d’organisation des CLD, la Direction souhaite d’une part développer l’externalisation et d’autre part, augmenter les délais d’attente afin de contraindre les usagers à se diriger vers le « tout digital ».

Partout en France, les annonces de suppressions d’emplois à la vente pleuvent, toujours plus néfastes les unes que les autres.

Les annonces atteignent l’inimaginable lorsque sur la région Paris Rive Gauche, la Direction annonce plus de 250 suppressions de postes à la vente (guichets, encadrants, pôles d’appui).

Ces annonces sont d’autant plus inquiétantes que dans le contexte de la réforme du système ferroviaire, les menaces de transferts de personnels, de mobilité géographique et de licenciements pèsent sur les cheminots.

L’Escale est également dans le collimateur.

Avec la complicité de Gares & Connexions, SNCF Voyages transforme les cheminots des escales en agents accueil-embarquement pour les TGV 100 % service (INOUI) et OUIGO.

L’accueil en gare est négligé voire supprimé, ou alors sous-traité à City One, Itiremia ou Ariès, association qui utilise des travailleurs en réinsertion professionnelle à moindre coût, ni formés, ni équipés pour répondre aux besoins des usagers.

Les portes d’embarquement dégradent les conditions de travail des cheminots.

Les formations juridique/placement sont devenues inadaptées et inapplicables, ce qui génère une explosion des faits sûreté et atteintes, en lien avec les portes d’embarquement (13 faits sûreté recensés en 2017 à Paris Montparnasse contre 39 fin août 2018).

Au TER, les annonces sont moins brutales, plus étalées dans le temps, mais l’objectif est le même : détruire l’emploi pour pouvoir transférer des lignes à de futurs concurrents, répondre à la commande des Autorités Organisatrices régionales placées sous contrainte financière par l’Etat et faire de la productivité.

Les zones diffuses se désertifient et les grandes gares ne sont pas épargnées.

La Direction en profite pour développer des équipes mobiles avec un mix des métiers afin de supprimer davantage d’emplois et réduire les parcours professionnels.

Plus particulièrement en Ile de France et sur Transilien :

La mise en place sur tous les établissements Transilien des « petits collectifs » se fait dans des conditions catastrophiques, que ce soit pour les conditions de travail des agents ou pour la qualité du service rendu aux usagers.

Dans un contexte de travaux d’infrastructure permanents, d’incidents de circulation toujours plus nombreux, les usagers sont livrés à eux-mêmes, tôt le matin ou tard le soir, les week-ends et en dehors des pointes !

Pour les agents, c’est une perte importante de rémunération (EVS) et une dégradation de leurs conditions de vie, avec la disparition quasi systématique des postes d’appui en horaires de journée.
Le sous-effectif dans ces établissements est tellement flagrant que les directions ne se cachent même plus pour faire appel à des intérimaires pour tenir des postes du cadre d’organisation.

Comme si cela ne suffisait pas, les missions des agents commerciaux sont dévoyées et les contours métier explosent : transbordement dans les voies, réarmement d’un signal d’alarme, contrôle des billets (via l’assermentation), patrouilles en tenue SNCF dans les RER par du personnel sédentaire (EML, Escorte…), ….

En revanche, il est devenu « INTERDIT » de vendre des billets « grandes lignes » aux guichets !

La CGT revendique :

  • le maintien et le développement des services d’accueil en gares ;
  • un dimensionnement correct des Centres Opérationnels Escale ;
  • l’arrêt des fermetures et des réductions d’ouverture de points de vente ;
  • la ré-internalisation de charges pour les Centres Ligne Directe ;
  • la reconnaissance d’un métier Commercial Voyageurs complet ;
  • la réouverture des services clientèle dans les gares ;
  • que l’ensemble des ventes, prestations SNCF et multimodales soit réalisé par des agents commerciaux voyageurs ;
  • l’arrêt de la polyvalence accrue pour les agents commerciaux ;
  • l’arrêt de la séparation des ventes TER et Voyages ;
  • des cadres d’organisation adaptés à la charge de travail et couverts ;
  • l’arrêt de la bi-localisation ;
  • des postes d’appui technique Vente Qualification D tenus par un ACM ;
  • la mise en place de guichets multi-activités mono-métier.

 AVEC LA CGT,
IMPOSONS NOS CHOIX,
NOS REVENDICATIONS !

 

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À LA CROISÉE DES CHEMINS, CHOISISSONS NOTRE VOIE !

Escale et circulation

| Élections CSE 2018

Emploi, conditions de travail, sécurité, fermetures de lignes, de gares, de postes d’aiguillage, charge travaux, parcours professionnels…tous ces sujets seront prochainement revisités, passés au filtre de la réforme du système ferroviaire en cours, aux objectifs de productivité et aux renoncements de la Direction d’entreprise.

Si le fatalisme fait partie de la stratégie de la Direction, les cheminots seront très prochainement en mesure de refuser la résignation et de faire le choix de revendications ambitieuses mais légitimes.

Compte tenu des perspectives que trace la Direction pour nos métiers, les semaines à venir seront déterminantes ! Imposons notre voie !

ESCALE : la sécurité, mètre-étalon des conditions de travail et de l’emploi.

Dans de nombreuses régions, la direction procède au transfert de l’autorisation de départ du sol au bord et plus généralement à la suppression des missions de sécurité à l’Escale, avec pour conséquence l’élimination des cheminots de la filière Transport Mouvement.

Les évolutions réglementaires concernant le départ des trains, attendues en 2019, entrent dans ce cadre.

Dans les gares où elle l’estime nécessaire, la direction conserve des postes d’aide au départ mais à la filière Commerciale en utilisant des CDD, et demain des agents d’intérim ou de sociétés privées.

Ce choix consiste à faire de la productivité mais aussi à liquider les postes difficilement transférables dans de nouvelles Entreprises Ferroviaires, dans le cadre de l’ouverture à la concurrence.

Plus de 5600 emplois sont donc suspendus au maintien des missions de sécurité à l’Escale.

De plus, en effaçant la technicité liée à la sécurité, la Direction tente de réduire les déroulements de carrière et leurs parcours professionnels.

Cependant, même si la Direction montre un acharnement féroce à détruire les métiers de l’Escale, la CGT, aux côtés des cheminots, mène des luttes victorieuses.

A Saint-Etienne et dans d’autres chantiers, les mobilisations ont permis de faire bouger certaines lignes et d’imposer une formation sécurité solide (AMV) pour le chef d’escale chargé de donner les autorisations de départ.

La CGT revendique :

  • Le maintien des missions de Sécurité au sol (autorisation de départ, STEM, protections travaux, bulletins de freinage, etc.) ;
  • Un recrutement massif pour une réhumanisation des gares, afin d’assurer la sécurité des voyageurs et des circulations ;
  • Un éventail plus large en termes de parcours professionnels et une véritable reconnaissance de la technicité des cheminots de l’Escale ;
  • L’arrêt des transferts incessants des tâches des agents de la filière Commerciale sur ceux de la filière Transport Mouvement et inversement.

Lorsqu’à la Circulation, les masques tombent…

Les prétentions de la Direction sont tellement énormes et destructrices pour près de 13000 cheminots de la Circulation, qu’elles ont fini par éclater au grand jour.

Le désengagement de l’Etat à financer les lignes UIC 7 à 9 pèse sur le devenir de plus de 1200 cheminots des EIC qui travaillent exclusivement sur celles-ci.

De plus, la Direction compte ajouter au tableau ses leviers de productivité (télécharger le fichier)

Pourtant, tous les compteurs temps sont déjà au rouge et les postes non tenus se multiplient. Les repos, les congés reportés et les divers compteurs représentent un manque de près de 400 emplois.

Dans le même temps, avec plus 1600 travaux par an, la charge travaux va exploser alors qu’elle est déjà sous-évaluée et que les conditions de travail sont dégradées.

Malgré ce tableau noir, les récentes mobilisations des cheminots des EIC démontrent que nous avons les ressources pour gagner une autre voie.

Avec la CGT, la mobilisation des cheminots de l’EIC PRG (Paris Rive Gauche) a permis de gagner des revendications importantes améliorant les conditions de travail et de rémunération lors des phases travaux.

Dans de nombreux EIC, les lignes bougent sous la mobilisation des cheminots avec la CGT.

La CGT revendique :

  • Le maintien du réseau capillaire et des postes d’aiguillage ;
  • Un recrutement massif ;
  • La création de postes en pré-opérationnel dans le processus « organisation des travaux » ;
  • Création de postes et réduire la charge sur le principe : 6 heures de nuit = 8 ;
  • Revalorisation des dispositions de rémunération reprises à la DC 04410 ;
  • La considération dans le temps de travail des « prises et remises de service ».

AVEC LA CGT,
IMPOSONS NOS CHOIX, NOS REVENDICATIONS !
VOTEZ CGT !

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DEMANDE D’EXPLICATIONS ÉCRITES

adressée ce jour à Messieurs Pepy et Jeantet

| Fédération

Exposé des faits

Messieurs,

Vous menez une politique d’externalisation des travaux et de la maintenance de l’infrastructure depuis des années, en vous appuyant sur des entreprises privées du BTP qui précarisent leur personnel à outrance au point de recourir désormais régulièrement à des salariés détachés issus de pays à faible coup de main d’œuvre.

Votre stratégie expose les cheminots à un abaissement des savoir-faire dans votre entreprise, qui n’est pas compensé par une montée en compétence des entreprises privées puisqu’elles ne pérennisent pas l’emploi de leur personnel. La qualité de la production est impactée et les accidents se multiplient.

Vous encouragez le dumping social en n’appliquant pas la CCN ferroviaire dans votre propre filiale systra. Ce cap est aussi suivi par VFLI pour la traction des trains de travaux que vous souhaitez également soustraire à la CCN ferroviaire.

À la SNCF, le manque d’effectifs conduit à une dégradation des conditions de travail et de la production alors que le plan de charge est en hausse, notamment en région parisienne. Mis en situation de concurrence et de culpabilisation permanente, les cheminots se mettent en danger.

En toute connaissance de cette situation, vous avez instauré des « règles qui sauvent », dont le seul objectif est de vous dédouaner de vos responsabilités.

Deux accidents mortels sont intervenus la semaine dernière. Ils font suite à d’autres moins spectaculaires mais tout aussi graves, et à une série impressionnante d’incidents qui auraient pu avoir des conséquences graves.

L’ensemble de cette situation résulte d’un désengagement de l’Etat qui n’apporte pas les financements nécessaires à la préservation du domaine public, notamment en matière de régénération des voies, et que vous avez décidé de couvrir en fixant des objectifs de productivité déraisonnables.

Nous considérons que vous portez la responsabilité d’avoir constitué un écosystème dangereux dans le domaine des travaux et de la maintenance de l’infrastructure.

Nous vous demandons de nous fournir vos explications.

Le 17/10/2018

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L’INGÉNIERIE, UNE VÉRITABLE RICHESSE !

Ingénierie

| Élections CSE 2018

Elle est une composante essentielle de la sécurité, des savoir-faire au service du système ferroviaire.

L’ingénierie, dans son histoire, intervient dans quatre grands domaines, l’ingénierie technique et de système, par l’optimisation des performances du système ferroviaire et de son coût de cycle de vie. Mais, ce n’est pas cette ingénierie que la direction choisit !

Dans toutes les entités de l’ingénierie, la charge de travail est estimée par les agents comme trop importante. Il suffit de les écouter pour comprendre les problèmes auxquels ils sont confrontés et d’échanger avec eux pour y apporter des réponses concrètes.

Depuis de nombreuses années, la charge de travail est élevée et en constante augmentation, cet effet est induit par les gros projets (CDG Express, RER E, Vigirail, CCR, Suite Rapide), mais aussi du fait de nombreuses régénérations. Dans le même temps, les effectifs restent au mieux constants, voire diminuent. Cela conduit les structures à faire de plus en plus appel à de la prestation externe qui représente en Ile de France entre 20 à 25% de l’activité. Ainsi, les agents se voient ajouter une tâche supplémentaire : piloter les prestataires, ce qui augmente encore plus leur charge de travail, sans compter qu’il existe un turn-over très important chez les prestataires nécessitant en permanence d’en former de nouveaux.

Les départs en retraite de ces dernières années ont provoqué une perte de savoirs et de référents pour les nouveaux arrivants.

La gestion de la charge de travail n’est pas suffisamment anticipée, à cela s’ajoute un déficit de fiabilisation et de stabilisation des projets de la part de la maîtrise d’ouvrage. Les cellules des coordinateurs études / projets ont pris du volume au fil du temps, traduisant un manque de projection sur le long terme.

Il y a tellement de projets que personne n’arrive à faire le tri et à arbitrer. De nombreuses études sont menées en procédure dégradée à cause d’un mode d’urgence permanent pour tenir les délais. Travailler dans l’urgence devient la norme, au prix d’une souffrance au travail croissante.

Loin de résoudre ces problèmes, la direction met en place une énième réorganisation avec le projet Nouvel’R et le projet de « transformation opérationnelle des études » mettant en place de nombreux chantiers.

Parmi ceux-ci, on retrouve la remontée des alertes, l’anticipation de la prévision de la charge, la mise en place de revues hebdomadaires d’activité avec les agents, des « reportings » supplémentaires concernant les projets à « enjeux nationaux ».

Pour la direction, les difficultés rencontrées par les agents dans la conduite des projets viennent des agents eux-mêmes !

Aujourd’hui déjà, agents d’études et chefs de projet, soucieux du travail bien fait, n’ont de cesse d’alerter leur hiérarchie sur des plannings intenables.

Aujourd’hui déjà, tous les ans, les chefs de groupe élaborent le plan de charge de leur groupe, affichant parfois un manque d’effectif conséquent, sans que cela ne soit suivi d’augmentation du cadre d’organisation, ni de priorisation des études.

Aujourd’hui déjà, des revues d’activité ou « reportings » sont réalisés, jugés souvent par les agents comme chronophages.

Ce projet de transformation opérationnelle des études ne résoudra rien, car les solutions à apporter sont tout autre.

Mais rien n’est écrit d’avance ! La connaissance du système ferroviaire et l’expertise technique des agents de l’ingénierie sont un atout considérable pour la sécurité et l’efficacité du système ferroviaire.

La CGT revendique :

  • Une écoute des agents et de co-élaborer avec eux les solutions pour améliorer leurs conditions et la qualité de travail ;
  • Des embauches suffisantes pour ré-internaliser la charge de travail et faire face au défi d’investissement des années à venir ;
  • De mener ces embauches pour préparer, sans perte de compétences, le remplacement des agents qui vont partir en retraite dans les années à venir et intégrer dans les cadres d’organisation les postes tenus actuellement par des prestataires ;
  • La détente des plannings projet, pour que ceux-ci soient réalistes, avec la prise en compte du temps nécessaire, aussi bien en études, qu’en travaux et aux essais ;
  • Le maintien d’une ingénierie SNCF intégrée à l’EPIC, l’arrêt du transfert des compétences par filialisation ou externalisation ;
  • D’étaler la charge d’études dans le temps pour diminuer les recours à l’externalisation ;
  • De prioriser les projets et d’opérer de véritables arbitrages partagés à tous les niveaux (maîtrise d’ouvrage, maîtrise d’oeuvre et réalisateurs travaux). Tous les projets ne peuvent être prioritaires !
  • Le maintien d’une ingénierie régionale repartie sur le territoire, garante d’une proximité avec les acteurs terrain et la bonne connaissance des installations ;
  • Le retour des CO par PRI et par département d’activité, au lieu d’un CO par plaque. Ceci pour éviter la déqualification de postes et leur juste pesage ;
  • Le maintien d’une politique de développement ambitieuse dont l’ingénierie SNCF reste maîtresse au niveau maîtrise technique des systèmes mis en œuvre.

VOTER CGT, C’EST MAINTENIR ET DÉVELOPPER LE SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE, PAS LE SABORDER !

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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

16 octobre 2018

La CGT dénonce la politique régionale de la SNCF

Dans un communiqué envoyé ce mardi après-midi, la CGT dénonce la politique menée par la direction régionale de la SNCF sur les petites lignes TER de Bourgogne-Franche-Comté.[…]

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