Fédération CGT des Cheminots


Info luttes n°21

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Les chiffres du jour

• 12 653 c’est le nombre de cheminots présents dans les AG des 3 et 4 mai ;
• 4 615,46 euros c’est le don de la mairie de St Pierre des Corps en soutien aux cheminots grévistes ;
• 300 c’est nombre de cheminots rassemblés, le 04 mai, devant le siège de LREM à Paris ;
• 1 005 150 EUROS c’est le montant, au 04 mai, de la cagnotte de solidarité des intellectuels, écrivains, artistes.

A l’issue des 3 et 4 mai, la mobilisation des cheminots reste significative.
Cependant, il convient d’amplifier la grève des 8 et 9 mai prochains pour gagner l’ouverture de négociations.

Le gouvernement sait-il pourquoi nous sommes en grève ?

C’est la question que nous sommes en droit de nous poser à l’aube du 8e préavis déposé en 1 mois.

Alors que nous exigeons toujours l’ouverture de négociations immédiates et sérieuses, nous ne pourrions comprendre que le Premier ministre ne fasse aucune annonce alors que le conflit s’ancre dans la durée.

Nous ne pourrions accepter qu’aucune réponse ne soit apportée aux revendications qui visent à préserver et à développer le service public ferroviaire.

La disqualification, pour un temps, de la Ministre des transports est le signe qu’il ne faut rien lâcher.

Pour autant, c’est l’augmentation du rapport de force qui fera la différence !

C’est par la grève que nous avons gagné une rencontre avec le Premier ministre, c’est par la grève que nous gagnerons des tables rondes tripartites (organisations syndicales, gouvernement, patronat).
Aussi, la Fédération CGT appelle les cheminots à cesser le travail les 8 et 9 mai prochains.

CR audience préavis des 8 et 9 mai

La réunion de concertation a de nouveau mis en évidence la financiarisation à outrance de l’entreprise, où la logique de développement du groupe et du business prend le dessus sur les besoins et les moyens à apporter au service public ferroviaire.

La Direction confirme de son côté que les mécanismes financiers qu’elle active sont parfaitement légaux et répondent aux normes comptables qui leur sont imposées…

Alors que la grande majorité des bénéfices que réalise la SNCF (1,3 Milliard en 2017) provient des activités ferroviaires en France, ces ressources ne sont pas utilisées pour améliorer le service public ferroviaire, mais plutôt pour alimenter la croissance externe par des rachats d’entreprises et prises de participations diverses aux quatre coins de la planète.

Cette politique est rendue possible par un mécanisme bien rôdé : La « redevance groupe ». C’est une ponction de 2% du chiffre d’affaires des activités versée au GPF, alors que les filiales ne contribuent qu’à hauteur de 0,15%.

Dans la même veine, la SNCF qui n’autorise pas les activités et filiales à recourir à l’emprunt pour financer leurs investissements, leur prête toutefois de l’argent !

Ainsi, elle prête à des taux avoisinant les 4% à Fret SNCF ou à Intercités, alors qu’en parallèle elle prête à des taux deux fois moins élevés à des filiales dont le lien avec le ferroviaire ou le service public est difficile à démontrer. Un véritable scandale !

Enfin, cerise sur le gâteau, la Direction qui a empoché plus de 500 millions d’euros au titre du CICE (Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi) depuis 2014 a en parallèle supprimé 2 000 emplois par an en moyenne, et reconnaît que faute de mécanismes contraignants elle a profité de cette manne tout en continuant sa purge de l’emploi…

Pour la CGT, il est urgent de remettre la SNCF sur la voie du service public en réorientant les moyens générés par le travail des cheminots vers la réponse aux besoins de transport, augmenter les salaires et améliorer les conditions de travail des cheminots.
C’est possible, les moyens existent !

En route vers la 8e séquence !
Prochain préavis unitaire du 07 Mai 20h00 au 10 Mai 07h55.

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FILIALE INTÉRIMAIRE A LA CONDUITE : UNE LIGNE ROUGE FRANCHIE

Communiqué unitaire CGT, SUD-Rail, CFDT

| Traction

Lors d’une DCI unitaire du 7 janvier dernier, les trois organisations syndicales représentatives CGT, SUD Rail et CFDT ont formellement exprimé leur opposition à ce projet.

Ce projet ne repose sur aucune justification sérieuse, sur aucune nécessité opérationnelle démontrée en séance, y compris par la direction elle-même. Aucun des arguments avancés n’est crédible.

Les seules explications fournies jusqu’à présent relèvent d’une logique exclusivement financière et mercantile : la direction ne voit dans le travail temporaire qu’une opportunité de “tout business”, au mépris des enjeux humains, professionnels et de sécurité ferroviaire.

Nous dénonçons fermement une stratégie délibérée et organisée de précarisation de l’emploi ferroviaire. La création de contrats précaires, tout comme le recours à des salariés retraités, constitue une ligne rouge que nos organisations syndicales ne laisseront pas franchir.

Il s’agit d’une attaque frontale contre l’emploi stable, la transmission des compétences, les conditions de travail, l’avenir même de nos métiers, et de la sécurité ferroviaire
Cette absence totale de transparence, ce passage en force et ce mépris du dialogue social ne font que renforcer notre conviction et confirment que ce projet est contraire à l’intérêt de l’ensemble des cheminots comme à celui du service public ferroviaire.

En conséquence, nos trois organisations syndicales exigent l’abandon immédiat et définitif du projet de filiale de travail temporaire ADC.
Pour les fédérations CGT, SUD Rail et CFDT, ce projet ne doit en aucun cas se concrétiser !!

Si la direction persistait dans son processus et refusait d’entendre l’ultra-majorité des ADC, nos organisations prendront leurs responsabilités et déposeront un préavis de grève unitaire.

Les fédérations CGT, SUD Rail et CFDT
appellent d’ores et déjà l’ensemble des agents de conduite
à se tenir prêts à engager un rapport de force massif
si la direction persistait dans ce passage en force.

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PRIME TRACTION : APRÈS QUELQUES BOUGÉS, CONTINUONS À AGIR LE 13 JANVIER !

NAO du 13 janvier 2026

| Traction

Le quatrième groupe de travail sur la prime de traction s’est tenu le 7 janvier dernier. À cette occasion, la CGT, qui est à l’origine de ces négociations, grâce à la mobilisation des ADC tout au long de l’année 2025, obtient quelques ajustements. Ces premières avancées nécessitent d’agir pour obtenir plus !

Depuis 2022, la Fédération CGT mène le combat pour une réforme juste de la prime de traction, avec un projet clair et abouti. À l’occasion de ce quatrième groupe de travail, qui se voulait conclusif, nous avons une nouvelle fois déploré l’absence d’Hexafret. La CGT a malgré tout exigé de la Direction des mesures claires et immédiates, notamment sur des éléments de sécurisation de la prime de traction, des éléments qui rentrent pleinement dans notre revendication de prime de base garantie et que nous avons réussi à faire partager aux autres organisations syndicales, à l’occasion de plusieurs rencontres au cours du second semestre 2025.

À défaut d’une refonte complète du système de la prime traction, quelques revendications ont été entendues lors de ce GT, notamment sur la prise en compte partielle des SU, la revalorisation de la prime de base garantie et une meilleure prise en compte de la présence dès la première heure travaillée.

Avant Après
Sécurisation de la prime traction
  • J1 : carence.
  • J2 à J11 : taux socle (CRL 20,62 €/CRML 19,03 €).
  • J12 : calcul avec un quotient 480 sur les 12 derniers mois ou taux socle (CRL 20,62 €/CRML 19,03 €).
  • J1 : carence.
  • J2 à J6 : taux socle (CRL 20,62 €/CRML 19,03 €).
  • J7 : calcul avec un quotient 480 sur les 12 derniers mois ou taux socle (CRL 20,62 €/CRML 19,03 €).
Amélioration de la prime de base garantie Paiement pour 20 jours
de travail : 705 €.
Paiement pour 20 jours
de travail : 745 €.
Journée SU (sans utilisation)
  • 1er au 3e SU du mois civil payés au taux C : 15,54 € + PNS 5,83 €, soit 21,37 €.
  • 4e SU du mois civil payé au taux A : 25,89 € + PNS 5,83 €, soit 31,72 €.
  • 1er SU du mois civil payé au taux C : 15,54 € + PNS 5,83 €, soit 21,37 €.
  • À partir du 2e SU du mois civil, payé au taux A : 25,89 € + PNS 5,83 €, soit 31,72 €.
Revalorisation de la présence horaire
au 1er janvier 2026
  • Pas de paiement dès la 1re minute.
  • Taux 2 : 1,11 € de la 3e à la 5e heure.
  • Taux 1 : 1,90 € au-delà de la 5e heure.
  • Paiement dès la 1re minute.
  • Nouveau taux 2 : de 0 à 5 heures : 0,48 € par heure.
  • Taux 1 revalorisé à 2,85 € au-delà de la 5e heure.
Simplification de la prime traction Redressement de l’acompte congés en mars
avec rappels sur salaire.
L’acompte congés est remplacé par la prime congés, calcul mensuel basé sur la moyenne des 12 derniers mois glissants.
+ Confirmation de la modification des documents ADC : fiche PT, état 113, état 31.

De plus, la rétroactivité de ces mesures au 1er janvier 2026 a été actée sur la modification de la règle de paiement des SU et la revalorisation des taux de la présence horaire et le paiement dès la première heure de la prime de présence. Si la prime de traction des ADC a connu des évolutions positives lors de ces cycles de groupe de travail grâce à la persévérance de la CGT et aux mobilisations des cheminots, le compte n’y est pas pour atteindre nos revendications initiales, notamment sur la prime de base garantie.

Alors que la Direction n’hésite pas à verser une prime exceptionnelle de 400 euros (33,33 euros brut par mois, sans pérennité ni financement pour la protection sociale), elle doit désormais engager de véritables augmentations pour régulariser le contentieux salarial et rémunérer à leur juste valeur la technicité et le savoir-faire de tous les cheminots.

LA CGT PROPOSE D’AGIR LE 13 JANVIER
DANS TOUS LES ÉTABLISSEMENTS
POUR PESER MASSIVEMENT SUR LA TABLE RONDE SALARIALE !

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PAS DE MIETTES POUR LES CHEMINOT·E·S DE L’ÉQUIPEMENT !

NAO du 13 janvier 2026

| Équipement

Le 13 janvier prochain, se dérouleront les négociations annuelles obligatoires (NAO). À cette occasion, la Fédération CGT des cheminots appelle les cheminots de l’Équipement à amplifier la mobilisation et à agir pour peser et obtenir des augmentations de salaire !

La Direction arrive à la table avec des résultats financiers historiques : 1,6 milliard d’euros de bénéfice net et une marge opérationnelle pour SNCF Réseau qui explose à 31,2 %.
L’argent est là ! Pourtant, les cheminots de l’Équipement voient leur pouvoir d’achat se réduire avec des augmentations générales dérisoires ces der-nières années. C’est un mépris inacceptable pour ceux qui maintiennent le réseau jour et nuit.

ASTREINTES : LE CONFLIT SE DURCIT !

Depuis plusieurs mois, les cheminot·e·s des services électriques sont en grève de l’astreinte pour arracher une véritable reconnaissance de la technicité du métier. Aujourd’hui, la colère s’amplifie à l’ensemble de la filière. La Direction doit comprendre que sans une reconnaissance réelle de nos contraintes, le réseau s’arrête !

NOS REVENDICATIONS NATIONALES CGT

Pour répondre à l’urgence sociale, la CGT porte des revendications nationales avec des exigences claires :

  • hausse des salaires : une augmentation générale d’au moins 12 % pour amorcer le rattrapage salarial nécessaire ;
  • reconnaissance de la technicité : revalorisation de la prime de travail et création d’une prime de base garantie pour tous (statutaires et contractuels) ;
  • un treizième mois pour tous : une exigence de justice pour tous les cheminots ;
  • une grille unique des salaires pour en finir avec la division entre statutaires et contractuels : « à travail égal, salaire égal ! » ;
  • annualisation de l’ancienneté : chaque année de service doit se traduire par une progression réelle et automatique.

L’HEURE EST AU RAPPORT DE FORCE !
La Direction ne nous donnera rien sans rapport de force. Les services électriques ont montré la voie. Le 13 janvier, l’ensemble de l’Équipement doit peser sur la négociation.

LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS APPELLE LES AGENT·E·S DE LA FILIÈRE ÉQUIPEMENT À L’ACTION LE 13 JANVIER 2026,
PARTOUT SUR LE TERRITOIRE, POUR FAIRE ENTENDRE NOTRE VOIX !

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PROGRAMME CIRCUL’ACTION : UN BILAN QUI POUSSE À L’ACTION !

NAO du 13 janvier 2026

| Exploitation

En ce début d’année et alors que la mobilisation monte dans les EIC, la direction de SNCF Réseau a organisé, le 8 janvier, une table ronde pour faire le bilan après 3 années de mise en oeuvre du programme Circul’action.

À cette occasion, la CGT est revenue à la charge pour faire aboutir les revendications des cheminots de la Circulation !

En 2022, les mobilisations des cheminots de la Circulation sur tout le territoire, à l’appel de la CGT, avaient contraint la Direction à lâcher une indemnité circulation, des recrutements supplémentaires et la prise en compte du temps de remise de service.
Après trois ans de mise en oeuvre de ce programme, que la CGT jugeait insuffisant, le bilan s’avère contrasté et nécessite d’être renforcé.

Bilan du programme Circul’action et propositions de la Direction :

  • emplois : baisse de 50 % des postes vacants, qui sont passés de 435 en 2022 à 236 en décembre 2025.
2022 2023 2024 2025
Recrutements 651 899 674 542
Cessations 555 551 482 366

Pour la CGT, les recrutements effectués ne permettent toujours pas de couvrir l’ensemble des postes. Cela nécessite un renforcement des recrutements pour l’année à venir ;

  • parcours professionnels : la Direction propose d’engager des travaux sur l’attractivité des parcours professionnels « grands centres », sur les métiers de l’encadrement et l’accès à la classe 5, sans plus de précisions pour l’heure ;
  • formation : proposition de renforcer l’accompagnement de la carrière via les ASFP ;
  • déroulement de carrière : pour les agents classe 4, étude d’un dispositif simplifié pour passer à la classe 5 ;
  • rémunération : proposition de majoration de l’indemnité circulation de 20 euros par mois au 1er janvier 2026, puis 20 euros supplémentaires dès le 1er octobre 2026.

Des groupes de travail devraient être mis en place courant 2026 pour mise en œuvre de ces propositions.

Pour la CGT, ces mesures sont encore très éloignées des revendications portées et nécessitent d’être débattues dans les établissements avec les cheminot·e·s concernés pour décider collectivement des suites à donner.

Les cheminotes et les cheminots de la Circulation n’attendent pas de la Direction de vaines perspectives ! Ils exigent des actes, alors que leurs conditions de travail se dégradent sous la pression financière !

Pour rappel, la Fédération CGT des cheminots revendique :

  • une augmentation générale des salaires et des pensions de 12 % ;
  • un véritable treizième mois pour tous les cheminots ;
  • la mise en place d’une grille unique pour tous les cheminots, contractuels comme statutaires ;
  • la revalorisation de la prime de travail dans une prime de base garantie pour tous les cheminots, statutaires et contractuels.

Pour les cheminot·e·s de la Circulation, nous revendiquons également :

  • de meilleures conditions de vie et de travail avec des roulements permettant de réduire la pénibilité (plus de repos, GPT courtes…) ; et
  • la neutralisation dans les compteurs, y compris celui du temps de remise de service, des journées courtes (en deçà de la DJS moyenne).

LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS APPELLE À LA MOBILISATION LE 13 JANVIER POUR GAGNER SUR NOS REVENDICATIONS !

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PRIME DE TRAVAIL : DE NOUVELLES AVANCÉES POUR LES ASCT, MAIS LA LUTTE CONTINUE LE 13 JANVIER !

NAO du 13 janvier 2026

| Trains

Une troisième rencontre du GT Prime de travail s’est tenue le 6 janvier. Si un pas important a été franchi avec la prise en compte de la revendication CGT de fusionner le S1 et le S2, la CGT n’abandonne pas l’objectif d’obtenir totalement satisfaction. Pour cela, elle appelle les ASCT à agir massivement lors des NAO du 13 janvier prochain.

Pour rappel, il y a cinq ans, la Fédération CGT a travaillé un projet novateur alliant refonte partielle et revalorisation de la prime de travail des ASCT. Une pétition spécifique recueillant 60 % des signatures des ASCT fut initiée. Aussi, le 19 mai 2022, 600 ASCT étaient réunis à l’occasion de la remise des pétitions au siège de la Direction à Saint-Denis. Depuis cette date, la CGT ne cesse de revenir réguliè-rement à la charge (audiences, DCI, rassemblements, grèves…).
Force est de constater que l’abnégation porte ses fruits. À vous de juger :

Revendications CGT Existant avant le projet CGT (2021) Projet CGT applicable au 07/01/2026
Augmentation de la prime de travail. Partie EA afin de reconnaître la technicité et le savoir-faire du métier Montant : 13,36 € par journée de service travaillée x nombre de journées travaillées dans le mois Montant 21,59 € par journée de service travaillées x nombre de journées travaillées dans le mois
Création d’une base garantie N’existait pas. Lors des absences (maladie, SU…), la prime de travail de l’ASCT n’était pas rémunérée. Création de la sécurisation de la prime de travail à hauteur de 320 €/350 par mois (selon les classes et les PR)
Prime de travail activité commerciale renforcée S1-S2 2 taux : S1 de 6 heures à 6 h et 30 min, rémunéré à 4,27 € (4,52 € au 31/12/2025) ; S2 au-delà de 6 h et 30 min, rémunéré à 6,34 € (6,71 € au 31/12/2025) Fusion S1-S2 pour un déclenchement horaire et un montant unique à partir de 6 heures, à 7,00 €

L’application de cette mesure surviendra en avril et sera donc soumise à rémunéra-tion sur la fiche de paie de juin, avec effet rétroactif pour les mois de janvier, février et mars en complément du mois d’avril. Selon les roulements de travail, c’est une augmentation pérenne et comptant pour la retraite de 20 à 40 euros par mois pour une large majorité des ASCT.

L’augmentation de la prime de travail des ASCT a évolué favorablement ces der-nières années. La persévérance de la CGT ainsi que les différentes mobilisations ont été centrales dans ces avancées. Cependant, il reste du chemin à parcourir pour atteindre nos objectifs, à commencer par les NAO du 13 janvier. La Direction, si prompte à verser une prime exceptionnelle de 400 euros (33,33 euros par mois brut, sans pérennité ni financement pour la protection sociale), se doit d’engager des augmentations afin d’apurer le contentieux salarial et de rémunérer à juste titre la technicité et le savoir-faire de tous les cheminots.
Pour cela, la CGT revendique :

  • une augmentation générale des salaires et des pensions de 12 % ;
  • un véritable treizième mois pour tous les cheminots ;
  • la mise en place d’une grille unique pour tous les cheminots, contractuels comme statutaires ;
  • une prime de base garantie correspondant à 75 % de sa valeur.

LA CGT APPELLE À AGIR DANS TOUS LES ÉTABLISSEMENTS LE 13 JANVIER POUR PESER MASSIVEMENT SUR LA TABLE RONDE SALARIALE !

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FACE À L’AUSTÉRITÉ SALARIALES, TOUTES ET TOUS MOBILISÉ·E·S LE 13 JANVIER !

NAO 2026

| Actions

Le 13 janvier 2026 se tiendront les prochaines NAO au sein du GPU SNCF.

La reconnaissance par le salaire des métiers, de la technicité, des parcours professionnels et de l’investissement humain exemplaire des cheminot·e·s dans la production du service public ferroviaire est légitime et nécessaire !

Pour l’UFCM-CGT, seule la mobilisation nous permettra d’arracher des augmentations générales de salaire, pour une réelle redistribution des richesses !

Alors que le PLFSS, désormais adopté, porte un coup sévère aux politiques de santé publique, et qu’un budget 2026 de rigueur a été imposé par le biais d’une loi spéciale, la situation n’est guère plus reluisante au sein du GPU SNCF, enfermé depuis des années dans une politique d’austérité salariale, malgré un résultat net 2025 en progression !

LA GRANDE ARNAQUE DE LA PPV !

Certaines organisations syndicales se gargarisent de la malnommée « prime de partage de la valeur » (PPV) de 400 €, décision unilatérale de l’employeur, et non-liquidable. Cette basse manœuvre de la direction n’a en réalité qu’un seul but : s’affranchir du paiement des cotisations sociales finançant notre protection sociale et nos activités sociales et culturelles via les CASI et le CCGPF, tout en utilisant cette « prime » comme prétexte pour mener des NAO au moins-disant salarial !

Dans le même temps, la dégradation des conditions de vie et de travail des ingénieur·e·s, cadres, technicien·ne·s et agent·e·s de maîtrise (Ictam), la perte de sens et la souffrance au travail atteignent des sommets. Le manque de reconnaissance des diplômes, des métiers, de la technicité et des parcours professionnels les frappe de plein fouet, alors même que les richesses existent, créées par les cheminot·e·s eux-mêmes : il est temps d’en exiger une meilleure répartition !

LA CGT ET SON UFCM REVENDIQUENT :

  • l’égalité salariale entre les femmes et les hommes ;
  • la mise en place du projet CGT de grille unique des salaires pour tous les cheminot·e·s avec des garanties sur le déroulement de carrière, un avancement automatique et la reconnaissance des diplômes ;
  • un salaire mensuel de départ au collège maîtrise de 3 956 euros bruts et de 5 260 euros bruts au collège cadre ;
  • une augmentation générale des salaires et un plan de programmation de rattrapage du contentieux salarial ;
  • un véritable 13e mois pour tous les cheminot·e·s ;
  • la réévaluation et la sécurisation des primes de travail pour l’ensemble des cheminot·e·s, par la création de primes de base garanties reconnaissant les savoirs, savoir-faire ainsi que la technicité des métiers.

EN VUE DES NAO DU 13 JANVIER, L’UFCM-CGT APPELLE L’ENSEMBLE DES ICTAM À SE RASSEMBLER ET À S’INFORMER DANS LES SYNDICATS CGT EN PROXIMITÉ POUR DÉBATTRE ET CONSTRUIRE COLLECTIVEMENT LES MOBILISATIONS NÉCESSAIRES !

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NAO SALAIRES DU 13 JANVIER : AGIR !

Table ronde salaire 2026

| Actions

Partout, un même ressentiment domine : le manque de reconnaissance et une attente forte de mesures concrètes, pérennes et socialisées en matière salariale.
Toutes et tous concerné·es ! Ces NAO définiront le cadre des mesures salariales dans le GPU mais aussi dans les filiales Voyageurs et Fret.

La CGT revendique l’annualisation et la revalorisation de la majoration salariale d’ancienneté pour l’ensemble des cheminots, qu’ils soient contractuels ou statutaires. Il est essentiel que chaque année compte et soit pleinement reconnue.

À ce titre, l’accord de branche dit « classifications et rémunérations », non signé par la CGT, instaure une inégalité de traitement dans la prise en compte de l’ancienneté pour les cheminots contractuels.

La Fédération CGT des cheminots porte la revendication d’un nouveau statut pour tous les cheminots intégrant une grille unique des salaires, qui permet un traitement équitable et garantit une véritable progression salariale automatique ainsi que la reconnaissance des savoirs et des savoir-faire des cheminots. Ces mesures sont essentielles afin que chaque cheminot bénéficie d’une reconnaissance juste et équitable, à la hauteur de l’expertise, de l’expérience et de l’engagement quotidien déployés au service du service public ferroviaire.

DANS SON PRÉAVIS NATIONAL TOUS SERVICES, LA CGT REVENDIQUE :

  • La mise en place d’une grille unique des salaires pour l’ensemble des cheminots, quel que soit leur statut ;
  • Une véritable reconnaissance de la technicité des métiers et sa pérennisation avec la revalorisation de la prime de travail, de la prime de traction et une prime de base garantie pour tous les cheminots contractuels et statutaires ;
  • L’annualisation de l’ancienneté : chaque année doit compter. Chaque année de service doit se traduire par une progression réelle, automatique et égale pour tous ;
  • Une augmentation générale des salaires d’au moins 12 % incluant une première étape du rattrapage salarial ;
  • Un 13e mois pour tous les cheminots.

AGISSONS DANS TOUS LES ÉTABLISSEMENTS
LE 13 JANVIER,
JOUR DE LA TABLE RONDE SALARIALE !

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L’ADDITION RISQUE D’ÊTRE TRÈS SALÉE !

Complémentaire santé obligatoire

| Complémentaire santé obligatoire

Salaires, PFA (Prime de fin d’année)…, alors que les prélèvements pour la complémentaire santé n’en finissent plus, une nouvelle explosion des tarifs des organismes de complémentaire est encore annoncée pour 2026.

La CGT dénonce l’extorsion et revendique l’extension du régime spécial à tous les cheminots et la couverture intégrale de leurs besoins de santé.

Après + 4,7 % en 2023, + 8,1 % en 2024, + 6 % en 2025, la mutualité française annonce une augmentation des cotisations de 4,7 % pour 2026.

Les cotisations des assurances santé complémentaires augmentent sans relâche, et cette hausse, devenue incontrôlable, atteint désormais des niveaux démesurés.

Ce phénomène est attisé par le désengagement continu du régime général, qui réduit sans cesse ses remboursements, mais aussi par l’instauration d’une nouvelle taxe.

À cela s’ajoute surtout l’appétit insatiable de certains organismes complémentaires, qui n’hésitent pas à transformer la santé en une marchandise lucrative.

Ils organisent un véritable chantage pour accéder aux soins. Ils font de la « santé » un luxe au coût exorbitant, condamnant les salariés à renoncer aux soins pour pouvoir se nourrir ou se chauffer.

Depuis le 1er mai 2025, les cheminots de la SNCF font les frais d’une assurance complémentaire santé qui leur a été imposée.

La direction du GPU SNCF, l’UNSA, SUD-Rail et la CFDT ont signé un accord dit « de méthode » et un accord « frais de santé » qui :

  • Imposent un organisme à tous les cheminots de la SNCF, filiales et GIE,
  • Imposent aux cheminots un niveau de couverture complémentaire santé (optique, dentaire…) et des tarifs sans même s’assurer qu’ils correspondent à leurs besoins,
  • Imposent cette complémentaire aux cheminots statutaires alors que le régime spécial les couvre mieux,
  • Déterminent les modalités de prélèvement sur le salaire et sur la PFA.

La CGT ne cédera jamais au chantage de la marchandisation de la santé.

Elle est la seule organisation syndicale à s’être opposée à la mise en place d’une complémentaire santé obligatoire pour tous les cheminots. Elle est la seule à ne pas avoir signé les accords « de méthode » et « frais de santé ».

Il n’est pas trop tard pour défaire ensemble ce qui nous a été imposé.

La CGT revendique l’extension du régime spécial à tous les cheminots et la couverture intégrale de leurs besoins de santé.

L’argent pour satisfaire ces revendications existe! À commencer par un meilleur partage des richesses avec des augmentations salariales et l’égalité entre les femmes et les hommes.

PARCE QUE NOUS SOMMES TOUTES ET TOUS CHEMINOTS

AVEC LA CGT, GAGNONS UN NOUVEAU STATUT POUR TOUTES ET TOUS

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L’ALARME EST DÉCLENCHÉE, TENONS NOUS PRÊTS À AGIR !

Circulation

| Exploitation

Alors que la CGT a déclenché l’alarme sociale, la direction tente la fuite en avant, une stratégie et une attitude inacceptables !

Les cheminots de la Circulation doivent se tenir prêts à hausser le ton pour obtenir de meilleures conditions de travail et salariales.

Les choses sont claires ! Les cheminots de la Circulation n’attendent pas de la direction de vagues promesses ou de vaines perspectives mais, avec la CGT, ils exigent des actes et des faits.

Bien que toutes les directions des EIC reconnaissent l’expertise et le professionnalisme de ces cheminots, cela ne se traduit que par des paroles ou quelques lignes dans un journal d’établissement, sans aboutir à une véritable reconnaissance concrète, un mépris qui va au contraire plus loin, en tentant de dégrader les conditions de travail pour faire de la productivité et in fine supprimer des emplois.

« Roulements innovants », « roulements à la carte »,… le panel de la direction est large pour légitimer cette dégradation sous couvert de modernisme et « d’agilité ».

Ce sont tous des outils de destruction des conditions de vie car ils visent tous le même objectif : plus de souplesse d’utilisation des cheminots pour moins d’effectifs.

SEULES LES MOBILISATIONS FONT PLIER LES DIRECTIONS

En 2022, les mobilisations sur tout le territoire des cheminots de la Circulation à l’appel de la seule CGT en proximité, avaient contraint la direction à une indemnité Circulation, à des recrutements supplémentaires et à la prise en compte du temps de remise de service (revendications portées par la seule CGT).

C’EST UN COIN D’ENFONCÉ MAIS CE N’EST PAS SUFFISANT !

Les suppressions de poste se poursuivent. La reconnaissance de la technicité du métier n’est toujours pas satisfaisante. Le temps de relève n’est pas correctement pris en compte par les directions.

LA CGT APPELLE À DE NOUVELLES MOBILISATIONS POUR ALLER PLUS LOIN

La Fédération CGT des cheminots revendique :

  • de meilleures conditions de vie et de travail avec des roulements permettant de réduire la pénibilité (plus de repos, GPT courtes…),
  • neutralisation dans les compteurs, y compris celui du temps de remise de service des journées courtes (en-deçà de la DJS moyenne)
  • revalorisation de la prime de travail dans une prime de base garantie pour tous les cheminots statutaires et contractuels.

Une table ronde circulation et les NAO salariales se tiendront respectivement le 8 et le 13 janvier 2026.

TENONS NOUS PRÊTS A HAUSSER LE TON !

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Renforce-toi, adhère à la CGT !

La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

05 décembre 2025

La bataille du rail contre la “désertification organisée” des guichets est lancée

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