Fédération CGT des Cheminots


INFO LUTTES N°7

6E JOUR DE GRÈVE : SOLIDE !

| Action depuis le 5 décembre 2019

Pour tenter de sortir de l’impasse, le Gouvernement  lance l’appareil de propagande  à plein régime pour parler d’un fléchissement de la mobilisation ce mardi 10 décembre 2019.
Avec 1 000 000 de manifestants mobilisés en seulement 4 jours, la CGT considère au contraire que le socle de la mobilisation est très solide. Ces salariés du public et du privé se sont retrouvés quasi-spontanément dans la rue et de plus en plus de discussions ont lieu dans les entreprises.
Alors on continue !

LE RAPPORT DE FORCES

SNCF

DES CHIFFRES DE GRÉVISTES BIDONNÉS PAR LA DIRECTION !

La direction vient, une nouvelle fois, de se décrédibiliser en publiant dans la presse des taux de grévistes erronés.

La CGT enregistre des écarts inexplicables dans des établissements-tests. Sur un atelier du Matériel, nous constatons un écart de -20 % tous collèges confondus. A la Traction, sur un autre établissement, nous enregistrons un delta de -30 %.

Le pourcentage de prévision des D2I chez les ADC TB pour la journée du 10 décembre était de 72,32 % dans les tableaux de la direction alors que l’observatoire social de la SNCF annonce 77,3 % de grévistes le même jour !!!

Le nombre de D2I annoncé dans plusieurs ateliers du Matériel correspond en réalité aux nouvelles D2I déposées, et non au total.

Dans certains établissements, le nombre de grévistes correspond à un seul préavis et non à l’ensemble des préavis : locaux, régionaux, nationaux.

Pour la CGT, il est donc clair que l’on ne peut plus faire confiance aux chiffres annoncés par la Direction.

ASSEMBLEES GENERALES

9658 cheminots se sont réunis en Assemblées Générales mardi 10 décembre, sachant que 25 AG avaient reconduit lundi jusqu’à mercredi.

C’est une remontée par rapport à vendredi 7 (8434) et lundi 9 (9498). Le chiffre se rapproche de celui du jeudi 5 (12958). C’est la démonstration qu’à la SNCF aussi, le socle de mobilisation est solide.

Il faut absolument qu’un maximum de grévistes participent aux AG, car c’est le seul indicateur fiable du niveau de mobilisation !

LES CIRCULATIONS

Mardi 10 décembre :

  • TGV = 20%
  • Thalys, Eurostar = 60%
  • Transilien = 21% (27% avec Tram-Trains)
  • Intercités = 18%
  • TER = 12%

Prévisions Mercredi 11 décembre :

  • TGV = 23%
  • Thalys, Eurostar = 60%
  • Transilien = 21% (27% avec Tram-Trains)
  • Intercités = 15%
  • TER = 13%

POURQUOI NOUS DEFENDONS LE SYSTEME ACTUEL DE RETRAITE ?

1   Le système de protection sociale français est le plus efficace d’Europe

Le système de protection sociale français, né des luttes pour la réponse aux besoins, et généralisé en 1945 par Ambroise Croizat, ministre communiste et militant CGT, est un mécanisme très efficace contre les inégalités.

Selon l’INSEE, 7,3 % des retraités sont touchés par la pauvreté en France, le plus bas taux d’Europe.

Avec les propositions CGT, nous pourrions encore améliorer cette situation. A l’inverse, des pays comme la Suède qui sont passés au système par points constatent un appauvrissement de leurs retraités (15,8% sont sous le seuil de pauvreté).

2   Le report de l’âge de départ conduit directement au chômage

Les réformes successives des retraites ont conduit à un accroissement du chômage dans les populations qui pourraient prétendre à la retraite : 920 000 chômeurs ont plus de 50 ans et le taux de chômage des plus de 65 ans a fortement augmenté (+ 179 % entre 2008 et 2018).

3   La situation financière du système de retraite n’a rien d’alarmant

Dans un récent rapport commandité par le Gouvernement, le Conseil d’Orientation des Retraites (COR) évalue le déficit prévisible en 2025 entre 7.9 et 17.2 milliards d’euros.

Selon les économistes, cela représente, dans le pire des scénarios, 1 % de cotisation supplémentaire nécessaire en 5 ans, soit 0.2 % par an. Le patronat pourrait largement consentir à cette augmentation de salaire socialisé.

En 2018, les seules exonérations de cotisations sociales du régime général ont représenté 37,1 milliards d’euros de cadeau au patronat (en hausse de 44,2 % en 5 ans). Il est possible de les conditionner à des contreparties en emplois ou en salaire, ou de les supprimer. La Sécu serait alors excédentaire.

4   Le régime spécial des cheminots : un ensemble de droits que les cheminots financent

Les cheminots cotisent davantage pour financer des droits spécifiques :

Régime spécial = 48.39 % (salarié : 10.95 % ; T1 employeur : 23.59 % ; T2 employeur : 13.85 %)

Régime général + retraite complémentaire ARRCO = 25.47 %.

5   Le projet du Gouvernement : moins de pension pour tous les salariés, y compris les jeunes, et surtout les femmes

Le calcul de la retraite sur les « 25 meilleures années » au lieu des « 10 meilleures années » a déjà impacté très défavorablement les salariés (7 % de baisse immédiate des pensions à liquider selon l’INSEE), et plus fortement les femmes.

Avec le régime par points, le calcul de la retraite est fait sur TOUTE la carrière, sans pouvoir neutraliser les mauvaises années. Selon l’évaluation des économistes, la baisse des pensions pourrait être de 20 à 25 %.

La retraite moyenne des femmes est, actuellement, inférieure de 39 % à celle des hommes. Cette infériorité est due aux inégalités de salaire (24 % de salaire annuel moyen en moins pour les femmes). Le système de retraite porté par le Gouvernement supprime la plupart des mécanismes de solidarité actuels qui visent à corriger ces inégalités : suppression de la majoration de la durée d’assurance (MDA) par enfant ; suppression de la majoration pour aidant familial ; suppression de la comptabilisation des périodes de maternité dans le calcul des trimestres ; remise en cause du principe de la pension de réversion… L’IPS conclut dans un rapport que les mères de famille vont encore perdre 9 à 17% de leur pension avec le régime à points.

6   CE QUE PROPOSE LA CGT

En plus des revendications confédérales, pour les cheminots, la CGT revendique :

L’extension du régime spécial à l’ensemble de la branche ferroviaire ;

Le bénéfice de bonifications de 5 ans pour l’ensemble des cheminots exerçant un métier reconnu à pénibilité avérée ;

L’attribution d’une bonification de 2 ans par enfant pour le calcul de la retraite des cheminotes ;

La prise en compte pour le calcul de la retraite, de l’ensemble des éléments de rémunération ;

La revalorisation des salaires et des taux de cotisations sociales pour financer la réponse aux besoins des cheminots.

SUJETS D’ENTREPRISE : PROTECTION COLLECTIVE DE BRANCHE

Une nouvelle réunion de négociation de la CCN ferroviaire se tenait mardi 10 décembre 2019 entre les organisations syndicales représentatives de la branche et le patronat des transports public (UTP).

La CGT a rappelé que les engagement pris par le gouvernement et l’UTP lors du conflit de 2018, n’ ont pas été respectés. A cette époque, la CGT dénonçait leur caractère vague et non engageant, ce qui est confirmé aujourd’hui. Aucun des volets qui devaient être négociés avant le 1er janvier 2020 n’a abouti.

Les cheminots seront donc sans protection collective à la fin de l’année !

Sur le volet classifications et rémunération, les diplômes ne sont pas reconnus, les métiers sont décrits en quelques lignes, et les salaires proposés sont en-deçà de ce qui se pratique dans l’ensemble des entreprises de la Branche.

Une nouvelle réunion de négociation aura lieu le 17 décembre. Elle sera vraisemblablement la dernière.

Les cheminots doivent se mobiliser pour imposer une CCN qui soit véritablement protectrice.

Le prochain temps fort confédéral du jeudi 12 décembre aura une DOUBLE importance :

Il montrera au Gouvernement le rejet des cheminots des annonces du Premier Ministre (celui-ci doit s’exprimer mercredi à 12h mais il a déjà annoncé qu’il n’y aurait pas de bouleversement du projet).

De son côté, la Direction SNCF convoque une première réunion de négociation sur les revendications du préavis.

SOYONS LE PLUS NOMBREUX POSSIBLE EN GREVE ET DANS LES MANIFESTATION JEUDI 12 DECEMBRE

La mobilisation depuis le 5 décembre démontre l’ampleur de la contestation

Même si les manifestations nous avaient déjà montré que la mobilisation dépassait largement les seuls cheminots SNCF ou traminots de la RATP, une réunion des Fédérations de la CGT qui s’est tenue lundi a confirmé :

DANS LE PUBLIC

  • Fédé des Finances, forte mobilisation aux douanes, aux finances publiques et même à la Banque de France (30%).
  • Fédé des Travailleurs de l’Etat, 39,7% de grévistes dans les ateliers aéronautiques des armées.
  • Fédé de l’Equipement, 20% de grévistes sur l’ensemble du périmètre du Ministère de l’Environnement, dont plus de 50 % à l’aviation civile, à Météo France…
  • Fédé des Transports, reconduction à la RATP avec quasi maintien de la mobilisation entre jeudi et lundi. Plus de 50 réseaux de transports urbains en grève, dont certains ont reconduit (Dunkerque, Toulouse, Bordeaux, Marseille, Reims, Dijon…).
  • Fédé des services publics, très fort dans les écoles, les cantines, la collecte et le tri des déchets.
  • Fédé de la Santé, 18,9 % de grévistes dans l’ensemble du champ professionnel (plus forte mobilisation depuis 2007 !). 580 établissements hospitaliers concernés par la grève reconductible qui se poursuit (ça ne faiblit pas !).
  • Fédé des Journalistes, poursuite de la grève à Radio France.
  • Fédé de l’Education, entre 55 et 60 % de grévistes dans le 1er degré, dont 1/3 ont reconduit le vendredi.
  • Fédé des organismes sociaux, 53 % de grévistes à la Sécu et des débrayages dans d’autres structures.

DANS LE PRIVÉ

  • Fédé de la Chimie, 5 des 8 raffineries françaises sont en arrêt d’expédition depuis le 5 décembre.
  • Fédé des télécom, 25 % de grévistes à La Poste et beaucoup d’actions locales.
  • Fédé des ports et docks, 100 % des ports fermés le 5 décembre.
  • Fédé de la métallurgie, beaucoup d’appels à la grève, y compris dans les PME. Des négociations salariales sont déclenchées par les patrons pour tenter de démobiliser.
  • Fédé du textile, beaucoup d’entreprises étaient en grève, y compris dans la maroquinerie de luxe (10 % de grévistes). Les bastions CGT mobilisés à 80 ou 90 % !
  • Fédé de l’Energie, 60 % de grévistes dans le secteur de l’électricité le 5/12, avec des pointes à 90 % dans certaines centrales. Relance de la grève lundi et reconduction. Actions ciblées de coupures d’électricité.
  • Fédé du commerce, des débrayages dans les hypermarchés (dont 2 en reconductible), des bases logistiques (dont celle d’Amazone Nord en reconductible), des centres commerciaux. 82 rassemblements d’assistantes maternelles le 5/12.
  • Fédé des Marins, le remorquage était en grève, beaucoup de passages d’eau, et certains navires (ex : chimiquiers de Gaz Océan).
  • Fédé du BTP, plusieurs sites en grève (Lafarge…).
  • Fédé des Banques, des grévistes dans plusieurs secteurs, notamment les assurances (MAAF, MMA…) et les mutuelles.
  • Fédé des Sociétés d’Etudes, des grévistes dans les sociétés d’ingénierie (CGI, ATOS…), les centres d’appels, et même parmi le personnel de cabinets d’avocats.
  • Fédé Verre et Céramique, 43 sites en grève recensés avec entre 30 et 80 % de grévistes, dont certains ont reconduit (St Gobain Chalon, Verreries du Languedoc…).
  • Fédé de l’Agroalimentaire, près de 1000 appels à la grève et 150 000 grévistes recensés le 5/12. Reconduction par débrayages quotidiens dans 50 sites.

113 cheminotes et cheminots ont rejoint la CGT depuis le début du conflit. Toi aussi, rejoins la CGT !

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LE FERROVIAIRE EN ALERTE ROUGE

| Communiqué

7 suicides en quelques mois, dont 3 depuis le lundi 19 janvier 2026, plusieurs accidents mortels dans l’ensemble du champ ferroviaire : la Direction du GPU SNCF, les directions des entreprises ferroviaires et les pouvoirs politiques successifs portent une lourde responsabilité dans la situation actuelle.

La Fédération CGT se tient résolument aux côtés des collègues et des familles durement touchés par ces drames et les assure de tout son soutien.

Parallèlement au processus de privatisation en cours, les restructurations se multiplient de manière violente sur l’ensemble du territoire.

Depuis la réforme ferroviaire de 2018, des dizaines de milliers de cheminots sont licenciés, déplacés, forcés à changer de métier, transférés dans des filiales etc.

La CGT des cheminots a alerté à de multiples reprises, mais la Direction a choisi la méthode du passage en force.

Elle étouffe depuis des années la dégradation pourtant bien réelle de la situation.

La coupe est pleine, les cheminots en ont assez.

La CGT interpelle la direction de l’entreprise, au plus haut niveau, depuis plusieurs semaines.
La CGT exige :

  • Que la Direction mette tout en œuvre pour accompagner les familles et les collègues des cheminots ayant perdu la vie.
  • L’arrêt des réorganisations ainsi qu’un moratoire sur l’ouverture à la concurrence dans l’ensemble des SA du groupe Public Unifié SNCF ainsi que dans l’ensemble des filiales Fret et Voyageurs.
  • L’ouverture de négociations immédiates sur le niveau des embauches, sur la formation professionnelle initiale et continue, les conditions de travail et les conditions sanitaire des cheminots ainsi que sur la sécurité ferroviaire, afin de prendre des mesures d’urgence et de stopper les drames.

Plus généralement, la CGT dénonce une stratégie qui vise à organiser la marche vers la privatisation de l’entreprise publique au mépris des attentes des usagers et de la souffrance des cheminots. Nous avons une série de propositions qui doivent être entendues.

NE BANALISONS PAS CES DRAMES ET IMPOSONS PAR LE RAPPORT DE FORCE
UNE RÉORIENTATION COMPLÈTE DE LA STRATÉGIE DE L’ENTREPRISE PUBLIQUE
POUR RÉPONDRE AUX ATTENTES DES USAGERS
ET AMÉLIORER LA SITUATION SANITAIRE ET SOCIALE DES CHEMINOTS !

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29 JANVIER : ACTONS DES AVANCÉES POUR LES SE ET L’ENSEMBLE DE LA FILIÈRE ÉQUIPEMENT !

Services électriques

| Équipement

Le 29 janvier se tiendra la réunion de lancement du programme métiers SE. Pour la CGT, ces négociations, qui ont été arrachées grâce à la détermination des cheminots des services électriques et du conflit qui dure depuis plusieurs mois, doivent aboutir rapidement à la concrétisation de certains engagements et à la satisfaction des revendications !

SERVICES ÉLECTRIQUES, LE 29 JANVIER, PAS DE RÉPONSES, PAS DE RÉPIT !

Alors que les NAO 2026 ont été particulièrement décevantes pour une majorité de cheminots, la communication de l’entreprise dans les médias faisant croire à de « grasses augmentations de salaires » a fini de les écœurer.
Pour la CGT, ces négociations ne sont pas closes, et nous ne sommes pas quittes.

À l’Équipement, en ce début d’année 2026, malgré les pressions des directions d’établissement, la mise en place de 2X8, le non-respect des jugements qui donnent pourtant raison aux cheminots, le remplacement d’agents grévistes en dépit de toute réglementation et le report de traitement de certains incidents, la grève se poursuit, et les attentes sont toujours aussi fortes.

UN RAPPORT DE FORCE QUI A DÉJÀ FAIT BOUGER DES LIGNES !
Alors que la CGT à fait acter :

  • la nomination à la classe 3 dès la réussite à la formation HMT3 et la tenue réussie de 3 cycles d’astreinte en double et rémunérés ;
  • un délai de séjour de 10 ans maximum à la classe 3 pour le passage à la classe 4.
    La CGT revendique que ce délai soit ramené à 7 ans ;
  • la dispense pour l’accès à la classe 5 de prérequis pour les REQ au bout de 3 ans de tenue de poste ;
  • la requalification de 60 postes (15 par DGIR/DZP) en 2026, 30 postes en 2027 et 30 postes en 2028 de la classe 3 vers la classe 4, en y intégrant la mission de moniteur ;
  • 500 recrutements en 2026 en plus des recrutements non réalisés en 2025 ;
  • la réouverture mi-2026 de l’antenne d’Amiens avec 4 formateurs ;
  • la proposition d’une prime de reconnaissance de la technicité de 60 euros par mois ;
  • la proposition de création d’une indemnité de remise en exploitation du réseau ;
  • l’ouverture, avant la fin du premier semestre, de négociations spécifiques liées à la reconnaissance de la pénibilité, y compris pour l’encadrement tenant l’astreinte.

CE QUE LES CHEMINOTS AVEC LA CGT ATTENDENT

Si les annonces en lien avec les recrutements et les formations sont globalement attendues pour améliorer les conditions de travail, leur mise en oeuvre et la tenue des comités de suivi de l’emploi devront être rigoureusement respectées au plus près des chantiers. Les annonces de requalification de postes, l’instauration de délais de séjour maximum ainsi que l’amélioration des conditions d’accès à la classe 5 sont une première étape dans la reconnaissance des métiers qui doivent être encore renforcées au regard de la technicité requise.

Concernant la création de l’indemnité de remise en exploitation du réseau pour tous les agents d’astreinte de SNCF Réseau, quels que soient leur collège et leur métier, la CGT porte la revalorisation des taux A et B et du repos supplémentaire qui n’incite pas à la multiplication des sorties ou toutes autres déviances. S’agissant de la reconnaissance de la technicité, la proposition de mise en place d’une prime mensuelle de 60 euros pour les agents habilités est clairement insuffisante, sans compter que sa mise en oeuvre serait renvoyée à 2027.
La CGT revendique une prime de base garantie pérenne et liquidable, avec la sécurisation d’autres éléments de rémunération ayant trait à la technicité.

Enfin, concernant la majoration de 20 % de la prime de travail en attendant la concrétisation des négociations, celle-ci qui avait été actée dans de nombreuses régions n’est pas respectée.
La CGT demande le respect des engagements pris.

Alors que les cheminot·e·s sont massivement en grève et que certain·e·s rejoignent encore le mouvement, la balle est désormais dans le camp de la Direction. La CGT appelle à maintenir la pression dans tous les métiers de l’Équipement. Ne lâchons rien !

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AMBITION RCAD, LA SUITE

Bilatérale RCAD - Agence Groupes du 15 janvier 2026

| Exploitation

La DG TGV-IC poursuit le programme Ambition RCAD débuté le 1er septembre 2025. Sur fond de suppression d’emplois, de dysfonctionnement des outils de travail, elle souhaite désormais rattacher l’agence Groupes de Strasbourg au 1er juin 2026, ainsi que les sites RCAD de Clermont-Ferrand et de Caen-G30 au 1er septembre 2026.

La CGT reste opposée à cette réorganisation et continue d’alerter sur ses conséquences !

PRODUCTIVITÉ VERSUS CONDITIONS DE TRAVAIL

C’est à l’occasion d’une bilatérale, le 15 janvier dernier, que la direction TGV-IC a annoncé ses orientations pour 2026 sur un ton particulièrement provocateur envers les représentants de la CGT.

Dans ce contexte délétère et après un recadrage, l’annonce du maintien de tous les sites RCAD pour 2026 reste presque anecdotique. En effet, dans le même temps, elle annonce avoir supprimé 30 postes sur l’année 2025 et renouveler l’opération en 2026, soit 30 suppressions supplémentaires. En annonçant cette nouvelle saignée dans les effectifs, la Direction confirme les alertes de la CGT lors de la mise en oeuvre de cette réorganisation et dégrade toujours plus le service offert aux usagers en les renvoyant vers des boîtes vocales pilotées par l’IA.

DES ANNONCES DE MODIFICATIONS DES ROULEMENTS ET POSTES

Côté dialogue social, la mise en place au forceps d’une commission « locale » RCAD, composée de 7 membres rattachés à la CSSCT Direction sans respecter le vote des cheminots des RCAD, n’est pas satisfaisante.

De plus, les responsables de la DG TGV-IC ont présenté, le 2 décembre dernier, des fiches de postes classes 2, 3 et 4. Une réunion qui s’est tenue sans la CGT, malgré les demandes de report pour cause de grève nationale unitaire interprofessionnelle.

Dans ce contexte de suppression de postes et alors que la majorité des sites ne dispose d’aucun RPX, elle annonce vouloir lancer des travaux de refonte des roulements courant 2026. Cette démarche risque une nouvelle fois de se faire de manière unilatérale, au détriment des conditions de travail des cheminots.

La situation complexe sur l’emploi, la précarisation des contrats et les outils de production pèsent sur les conditions de travail des cheminot·e·s RCAD. Ce constat est aujourd’hui partagé par ceux de l’agence Groupes.

AGENCE GROUPES : UNE ACTIVITÉ À L’ARRÊT, UN QUOTIDIEN MIS À MAL

Les cheminot·e·s du service Groupes de Strasbourg subissent déjà les secousses de la politique de la direction RCAD. En effet, après l’arrêt brutal des outils de distribution VEG au 1er janvier, ceux-ci n’ont plus aucuns moyens pour travailler. Cette décision prise au plus haut niveau de l’entreprise fait suite à un contentieux avec le prestataire en charge du développement et de la gestion des outils.

À date, les réservations ont repris en mode dégradé, avec un outil transitoire qui fonctionne sans possibilité de modification des dossiers. Les lignes téléphoniques de l’agence sont saturées et débordent déjà vers les téléconseillers des sites RCAD, tandis que les cheminot·e·s dans les gares et à bord des trains se retrouvent confrontés à des groupes d’usagers en détresse.

Pour le moment, la direction SNCF, elle, reste silencieuse et accentue de fait les risques, en exposant les cheminot·e·s au contact des usagers. Cette situation avait déjà été vécue en 2024, après les dysfonctionnements de l’outil Newbook.

Sans remise en question de ses choix, sans pause sur ses projets, sans annonces fortes pour les cheminot·e·s des RCAD, dont l’agence Groupes, sur leurs conditions de travail et la reconnaissance de la technicité de leur métier, la Direction fait le choix de raccrocher au nez des cheminot·e·s.

LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS APPELLE LES CHEMINOT·E·S
À AMPLIFIER LE RAPPORT DE FORCE ET À CRÉER LES CONDITIONS DE MOBILISATION
POUR GAGNER SUR NOS REVENDICATIONS !

 

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SECOND ACCIDENT FERROVIAIRE EN ESPAGNE

Communiqué

| Communiqué

Deux jours après le déraillement tragique de Adamuz en Espagne qui a fait 42 morts et plus de 120 blessés, un second accident ferroviaire s’est produit mardi 20 janvier en Catalogne. Un train a percuté un mur de soutènement effondré, à hauteur de la commune de Gelida, près de Barcelone suite aux fortes pluies.

Le conducteur du train est décédé et on compte une quinzaine de blessés parmi les usagers.

La Fédération CGT des Cheminots présente ses plus sincères condoléances à la famille du conducteur.

Personne ne doit perdre sa vie au travail.

La sécurité du transport commence par celle des cheminots.

La CGT réaffirme son soutien et sa coopération vis-à-vis des cheminots espagnols ainsi qu’aux camarades des CCOO.

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LE SALAIRE, POUR LA CGT, C’EST TOUTE L’ANNÉE !

Accord NAO salaires SNCF

| Les conditions sociales

La CGT ne signera pas l’accord salarial 2026.

Les propositions de la direction SNCF constituent une véritable provocation envers l’ensemble des cheminots.

Pour autant, la question des salaires n’est pas close !

Dès lors, nous appelons tous les cheminots à se rassembler dans les syndicats CGT afin de décider et d’organiser les mobilisations nécessaires.

Les mesures salariales reprises à l’accord ne répondent pas aux besoins des cheminots. Ces mesures accentuent les disparités et augmentent la précarité, en développant des dispositifs de rémunération non pérennes et non assujettis aux cotisations sociales, comme le complément de PPV.

Cela se fait au détriment des augmentations générales des salaires, tout en réduisant les indemnités en cas de maladie ainsi que les montants des pensions de retraite.

DU VENT DANS LES POCHES

La machine à enfumer fonctionne à plein régime. Les Temps réels de la Direction, relayés par les médias, prétendent que les cheminots seraient déjà privilégiés et profiteraient, en plus, de mesures NAO 2026 présentées comme généreuses.
Pourtant, les chiffres traduisent une tout autre réalité de la situation et du contenu de cet accord.

12 € C’est le prix d’un bidon de lessive… mais c’est aussi l’augmentation du salaire moyen de base mensuel brut à partir d’octobre 2026.
0,18% D’augmentation générale des salaires sur l’année 2026.
21,3% D’inflation cumulée depuis 10 ans.
1,3 Md€ Pour gaver les organismes de complémentaire santé obligatoire au détriment des salaires et des régimes de base (Sécurité sociale et régime spécial SNCF).
– 6,2% De la part du salaire liquidable/imposable sur 6 ans du fait du développement de la PPV et intéressement que d’autres organisations syndicales promeuvent lors des NAO.
Il faudrait travailler 11 trimestres de plus pour compenser cette perte sur la pension de retraite, soit presque 3 ans.
Cette baisse a également des conséquences sur les revenus de remplacement en cas de maladie.

Bien sûr, les initiatives organisées par la CGT le 13 janvier ont contraint la Direction à céder une forme d’annualisation de la majoration pour ancienneté. Toutefois, elle est très limitée, sans revalorisation et sans tenir compte de la pénibilité. De plus, elle maintient les inégalités entre cheminots contractuels et statutaires, instaurées par l’accord sur les classifications et rémunérations, auquel seule la CGT s’oppose.

EXIGEONS DES AUGMENTATIONS EN METTANT COLLECTIVEMENT LA PRESSION !

Tout au long de l’année, les mobilisations sur la question des salaires, souvent de proximité ou de métier, font bouger les lignes. C’est particulièrement le cas des initiatives organisées par la CGT pour la reconnaissance de la technicité des métiers, à la Traction, au Train, à la Circulation, à l’Équipement et dans bien d’autres secteurs.

La période des notations pour les cheminots au statut et des entretiens individuels pour les revalorisations salariales individuelles des cheminots contractuels s’ouvre !

L’accord Classifications et Rémunérations permet des revalorisations totalement arbitraires, qui visent à diviser les cheminots contractuels entre eux, alors que les cheminots au statut voient leur évolution salariale fortement ralentie.

Portons alors, ensemble, les réclamations des cheminots contractuels et cheminots statutaires pour des revalorisations salariales avec des initiatives et des interpellations des directions locales organisées par nos syndicats de site CGT.

INFORMEZ-VOUS AUPRÈS DES SYNDICATS DE SITE POUR PORTER COLLECTIVEMENT LES RÉCLAMATIONS !
FAITES COMME DES MILLIERS DE CHEMINOTS, ORGANISEZ-VOUS EN REJOIGNANT LA CGT
POUR DÉFENDRE ET GAGNER DE NOUVEAUX DROITS !

La CGT revendique :

  • UNE AUGMENTATION GÉNÉRALE DES SALAIRES D’AU MOINS 12 % ;
  • UNE GRILLE UNIQUE DES SALAIRES POUR TOUS LES CHEMINOTS (avec une meilleure progression salariale automatique pour les cheminots, statutaires et contractuels) ;
  • UNE VÉRITABLE RECONNAISSANCE DE LA TECHNICITÉ DES MÉTIERS ET SA PÉRENNISATION (avec la revalorisation de la prime de travail, de la prime de traction et une prime de base garantie pour tous les cheminots, contractuels et statutaires) ;
  • L’ANNUALISATION ET LA REVALORISATION DE L’ANCIENNETÉ (Chaque année doit se traduire par une progression automatique et égale pour tous. ) ;
  • UN TREIZIÈME MOIS POUR TOUS.

TOUTES ET TOUS CHEMINOTS, REFUSONS L’AUSTÉRITÉ ! EXIGEONS LE PROGRÈS SOCIAL !
LA BATAILLE POUR LES SALAIRES, C’EST ENSEMBLE ET TOUTE L’ANNÉE !

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L’ALLIANCE DES DROITES CONTRE LES TRAVAILLEURS À L’ASSEMBLÉE NATIONALE !

Droit de grève

| Les conditions sociales

Une offensive législative majeure contre les droits sociaux se prépare pour le 22 janvier prochain. Profitant d’une niche parlementaire, le groupe Les Républicains, avec l’appui du RN, veut s’attaquer au 1er mai et durcir le droit de grève dans les transports. La Fédération CGT des cheminots appelle les parlementaires progressistes à renvoyer ces lois dans les poubelles de l’histoire !

En plein bras de fer budgétaire pour l’année 2026, la droite et le patronat profitent de la cure d’austérité imposée par le gouvernement pour accélé-rer leurs attaques.

Ainsi, des projets de loi intitulés « Permettre aux salariés de certains secteurs de travailler le 1er mai » ou encore « Concilier la continuité du service public de transports avec l’exercice du droit de grève et à privilégier le dialogue social et la liberté de circulation » vont être soumis au vote des députés.

Ces textes confirment les velléités du patronat et de leurs porte-serviettes de casser les outils de solidarité au mépris des conquêtes sociales historiques de notre pays.

Concernant le projet de restriction du droit de grève, le texte prévoit notamment :

  • une privation du droit de grève, jusqu’à 30 jours par an ;
  • l’instauration d’une limite de 6 heures de grève par jour, sur un maximum de 7 jours consécutifs. Périodes concernées : veilles et lendemains de jours fériés, vacances scolaires, élections, événements d’ampleur régionale, nationale ou internationale…, fixées par décret en Conseil d’État ;
  • l’allongement du délai de D2I de 48 à 72 heures ;
  • la mise en place d’un dispositif contre les préavis de grève de « longue durée » ;
  • l’interdiction du droit de grève avec les modalités de 59 minutes ou 3 heures et 59 minutes ;
  • l’affichage public du nombre de salariés en grève par ligne, par dépôt, par réseau.

Malgré le rejet unanime des organisations syndicales et l’opposition des forces progressistes, la droite s’obstine. En cherchant l’alliance avec l’extrême droite, elle confirme sa volonté d’aller au bout de sa logique de casse sociale, au mépris du dialogue et de l’unité syndicale.

ALLIANCE DE CIRCONSTANCE OU FONDATIONS DE L’ALLIANCE DES DROITES ?

Pour la CGT, il n’y a pas d’ambiguïté. Nous estimons que la casse des droits sociaux constitue les fondations de l’alliance des droites !

Déjà, fin 2024, É. Ciotti, ancien président de LR et allié aujourd’hui du Rassemblement national, avait tenté le passage d’un projet de loi de ce type, sans succès.

Les travaux parlementaires qui se sont tenus en amont des débats du 22 janvier prochain ont acté que le groupe RN a mené la bataille pour durcir le texte, en présentant des amendements, tels que :

  • passer le nombre de jours d’interdiction de grève à 90 au lieu de 30 ;
  • élargir les motifs d’interdiction du droit de grève ;
  • durcir les sanctions pour les grévistes.

Le RN est une fois de plus démasqué ! Sous sa posture de défenseur des « petits » et avec la bienveillance des médias détenus par les milliardaires, le parti de la haine ne sert que les intérêts des plus puissants pour museler et sanctionner les mobilisations !

La Fédération CGT des cheminots saura prendre ses responsabilités si d’aventure ce texte était voté ! En effet, nous nous opposons fermement à toute évolution visant à restreindre le droit de grève et nous revendiquons l’abrogation de tous les textes existants sur le sujet ! La défense des intérêts des salariés par la grève est inaliénable, quels que soient leur fonction, leur classe ou leur métier !

LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS CONTINUERA À PORTER SES REVENDICATIONS
POUR L’AMÉLIORATION AU QUOTIDIEN DU SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE
ET DÉFENDRA L’ENSEMBLE DES DROITS DES CHEMINOTS,
PAR TOUS LES MOYENS QUI SERONT À SA DISPOSITION, Y COMPRIS PAR LA GRÈVE !

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COLLISION DE DEUX TRAINS À GRANDE VITESSE À ADAMUZ

Communiqué

| Communiqué

La Fédération CGT des Cheminots tient à présenter ses plus sincères condoléances aux familles des personnes décédées. Nous leur exprimons toute notre solidarité.

Pour l’heure, nous n’avons aucune information sur les causes de l’accident. Il est essentiel de mener une enquête complète et transparente sur les causes de ce tragique accident, afin de déterminer les responsabilités de chacun et de garantir la mise en oeuvre de toutes les mesures nécessaires pour éviter qu’un tel accident ne se reproduise.

La sécurité doit toujours être une priorité absolue dans le transport ferroviaire. La CGT réaffirme son soutien et sa coopération vis-à-vis des cheminots espagnols ainsi qu’aux camarades des CCOO. Nous sommes à leurs côtés dans ces moments difficiles.

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LOIN DU COMPTE !

NAO salaires

| Les conditions sociales

Aujourd’hui se tenait la table ronde salariale à la SNCF.

Partout sur le territoire, les cheminotes et les cheminots ont répondu aux appels à agir lancés par les syndicats CGT.
La Fédération CGT salue celles et ceux qui s’engagent dans l’action collective !

La direction du GPU SNCF ne prend toujours pas la mesure de l’urgence à reconnaître le travail des cheminots.

REVENDICATIONS CGT POSITIONS DE LA DIRECTION
Augmentation générale des salaires d’au moins 12 % + 0,25 % à partir du 1er juillet 2026
+ 0,25 % à partir du 1er octobre 2026
Grille unique des salaires pour tous avec une meilleure progression salariale automatique
pour les cheminots statutaires et contractuels
REFUS (prétextant de l’accord classifications-rémunérations)
Une véritable reconnaissance
de la technicité des métiers et sa pérennisation
(avec la revalorisation de la prime de travail,
de la prime de traction
et une prime de base garantie
pour tous les cheminots contractuels
et statutaires)
PAS DE MESURES POUR L’ENSEMBLE DES CHEMINOTS, mais suite aux mobilisations dans les métiers, la direction cède des mesures (non soumises à accord NAO) :

  • +40 € / mois (au total 100 € / mois) prime technicité Circulation
  • Environ +30 € / mois sur la prime de travail ASCT
  • Environ +40 € / mois prime de Traction
  • Des propositions à venir pour l’Équipement
Revalorisation de l’ancienneté AUCUNE REVALORISATION
Annualisation de la majoration de l’ancienneté
(chaque année doit se traduire
par une progression automatique et égale
pour tous)
LA DIRECTION CONCÈDE LE PRINCIPE D’UNE ANNUALISATION DE LA MAJORATION DE L’ANCIENNETÉ POUR TOUS LES CHEMINOTS.
Cela se traduit par une augmentation annuelle minimale de 0,6 %.
Un véritable 13e mois pour tous REFUS, sous couvert de l’accord classifications-rémunérations qui met en place une rémunération annuelle et pas mensuelle.

AUTRES ANNONCES DE LA DIRECTION

  • Complément de PPV de 250 € versé sur les salaires du mois de mars.
    Ce dispositif dit « prime Macron » exonère l’entreprise de cotisations sociales.
  • Revalorisation du seuil minimum des salaires au niveau du SMIC +10 % (soit 2 005 € brut/mois) (pas soumis à accord NAO). Cela concerne moins de 150 cheminots.
    En conséquence, les seuils de rémunération annuelle pour les cheminots contractuels seront réévalués.
  • Prorogation FMD (Forfait Mobilité Durable) 400 €/an.
    Prime de 150 € pour premier achat de vélo.
  • Pour les cheminots statutaires :
    • 1 200 PR hors compte supplémentaires.
    • Délais de séjours maxi de 4 ans sur les PR des classes 2 à 6, TA et TB.
    • Refonte de la rémunération des classes 8 au statut (non soumis à accord NAO).
  • Enveloppes pour les augmentations individuelles des cheminots contractuels :
    • 1,2 % de la masse salariale pour les cheminots contractuels des classes 1 à 6.
    • 1,4 % de la masse salariale pour les cheminots contractuels des classes 7 à 8.
    • 3 % de la masse salariale pour les cheminots contractuels en début de parcours.

 

COMPLÉMENTAIRE SANTÉ : La direction considère que la participation de l’entreprise dans la cotisation à la mutuelle dite obligatoire représente
un coût et est un élément qui pèse sur les mesures salariales. En clair : c’est autant de moins pour des augmentations générales de salaire !

LA PRESSION DES MOBILISATIONS IMPULSÉES PAR LA CGT COMMENCE À FISSURER CERTAINES POSITIONS DE LA DIRECTION !

La CGT invite les cheminotes et cheminots
à rejoindre les syndicats de site pour s’informer,
débattre et construire une action collective tous services.

 

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HEXAFRET : DES EFFECTIFS EN BAISSE, ET DES CONDITIONS DE TRAVAIL QUI SE DÉGRADENT !

| Le transport de marchandises

Rien ne change. Après un passage à marche forcée vers Hexafret, la situation sociale continue de se détériorer. Malgré une communication rassurante et des recrutements en nombre important annoncés, les effectifs diminuent, la charge de travail augmente et le mal-être s’installe durablement.

DES EFFECTIFS QUI CONTINUENT DE BAISSER MALGRÉ LES RECRUTEMENTS !

Depuis le transfert massif des agents de Fret SNCF vers Hexafret au 1er janvier 2025, la direction tente de présenter une situation stabilisée. Les chiffres démontrent pourtant l’inverse. Les recrutements ne compensent pas les départs, et les effectifs disponibles continuent de reculer dans de nombreux métiers essentiels, en particulier chez les conducteurs et dans les métiers des fonctions transverses.

Démissions, ruptures conventionnelles, fins de contrats et difficultés d’intégration se multiplient. On embauche, mais on perd presque autant d’agents dans le même temps. Cette instabilité permanente empêche la constitution de collectifs de travail solides et accentue la surcharge de travail pour les agents en poste.

UNE ATTRACTIVITÉ EN FORTE CHUTE !

Pour la CGT, ces départs ne sont pas le fruit du hasard. L’attractivité d’Hexafret est aujourd’hui très faible. La perte du statut, des rémunérations insuffisantes par rapport au cout de la vie, des perspectives de carrière limitées et des conditions de travail dégradées éloignent durablement les candidats et poussent les agents à quitter l’entreprise.

Certains métiers clés restent durablement vacants, mettant en tension l’ensemble de la production. Cette situation nourrit un cercle vicieux, moins d’effectifs, plus de pression, davantage de fatigue, et donc encore plus de départs.

DES FORMATIONS QUI METTENT LES SALARIÉS EN DIFFICULTÉ !

La direction communique sur l’effort de formation, mais la réalité du terrain est toute autre. Les parcours sont souvent raccourcis, mal accompagnés et insuffisamment sécurisés. Les taux d’échec, notamment chez les OPF et les conducteurs, sont élevés, et les abandons en cours de formation se multiplient.

Pour la CGT, ces échecs ne sont pas liés aux agents mais à des choix organisationnels hasardeux. Là encore, ce sont les agents en poste qui subissent les conséquences, avec une charge de travail accrue et une pression permanente pour compenser les manques.

DES CONDITIONS DE TRAVAIL QUI SE DÉGRADENT PARTOUT !

Les indicateurs sociaux sont alarmants. L’absentéisme progresse, y compris au siège. L’accidentologie repart à la hausse, en fréquence comme en gravité. Le climat social est marqué par l’inquiétude, le stress et l’incertitude.

Les réorganisations successives, comme « PADOVA phase 2 » pour le siège, désorganisent profondément les collectifs et donnent le sentiment d’une restructuration permanente, sans vision claire ni perspectives à moyen terme pour les agents.

UNE PÉNIBILITÉ TOUJOURS NIÉE !

La pénibilité reste une réalité quotidienne pour de nombreux agents, mais elle demeure largement ignorée par la direction, notamment en fin de carrière.
Tant que la pénibilité ne sera pas reconnue pour tous les métiers concernés, les arrêts maladie, l’absentéisme et les départs continueront d’augmenter. On ne peut pas construire une entreprise durable en fermant les yeux sur la santé des agents.

DES INJUSTICES SALARIALES QUI PERDURENT !

Les premières données communiquées confirment l’existence d’écarts de rémunération importants entre statutaires et contractuels, mais aussi entre agents occupant des fonctions comparables. Ces différences découlant d’une classification de Branche régressive, ne sont ni clairement expliquées ni justifiées.
Pour la CGT, le principe est simple, à travail égal, salaire égal. L’opacité salariale alimente le sentiment d’injustice et affaiblit encore la confiance des agents envers la direction.

La CGT a voté contre lors de cette consultation sur la politique sociale marquée par baisse continue des effectifs, la perte d’attractivité, la dégradation des conditions de travail, la non-reconnaissance de la pénibilité et les injustices salariales.

Ce vote contre est un signal clair adressé à la direction, la situation sociale d’Hexafret exige des mesures immédiates, ambitieuses et durables.

Hexafret ne se construira pas sur le dos des agents.
La CGT continuera d’exiger des effectifs suffisants, des conditions de travail dignes,
la reconnaissance de la pénibilité, des rémunérations justes, une vraie politique de formation
et des perspectives professionnelles claires.

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