Fédération CGT des Cheminots


INFO LUTTES N°7

6E JOUR DE GRÈVE : SOLIDE !

| Action depuis le 5 décembre 2019

Pour tenter de sortir de l’impasse, le Gouvernement  lance l’appareil de propagande  à plein régime pour parler d’un fléchissement de la mobilisation ce mardi 10 décembre 2019.
Avec 1 000 000 de manifestants mobilisés en seulement 4 jours, la CGT considère au contraire que le socle de la mobilisation est très solide. Ces salariés du public et du privé se sont retrouvés quasi-spontanément dans la rue et de plus en plus de discussions ont lieu dans les entreprises.
Alors on continue !

LE RAPPORT DE FORCES

SNCF

DES CHIFFRES DE GRÉVISTES BIDONNÉS PAR LA DIRECTION !

La direction vient, une nouvelle fois, de se décrédibiliser en publiant dans la presse des taux de grévistes erronés.

La CGT enregistre des écarts inexplicables dans des établissements-tests. Sur un atelier du Matériel, nous constatons un écart de -20 % tous collèges confondus. A la Traction, sur un autre établissement, nous enregistrons un delta de -30 %.

Le pourcentage de prévision des D2I chez les ADC TB pour la journée du 10 décembre était de 72,32 % dans les tableaux de la direction alors que l’observatoire social de la SNCF annonce 77,3 % de grévistes le même jour !!!

Le nombre de D2I annoncé dans plusieurs ateliers du Matériel correspond en réalité aux nouvelles D2I déposées, et non au total.

Dans certains établissements, le nombre de grévistes correspond à un seul préavis et non à l’ensemble des préavis : locaux, régionaux, nationaux.

Pour la CGT, il est donc clair que l’on ne peut plus faire confiance aux chiffres annoncés par la Direction.

ASSEMBLEES GENERALES

9658 cheminots se sont réunis en Assemblées Générales mardi 10 décembre, sachant que 25 AG avaient reconduit lundi jusqu’à mercredi.

C’est une remontée par rapport à vendredi 7 (8434) et lundi 9 (9498). Le chiffre se rapproche de celui du jeudi 5 (12958). C’est la démonstration qu’à la SNCF aussi, le socle de mobilisation est solide.

Il faut absolument qu’un maximum de grévistes participent aux AG, car c’est le seul indicateur fiable du niveau de mobilisation !

LES CIRCULATIONS

Mardi 10 décembre :

  • TGV = 20%
  • Thalys, Eurostar = 60%
  • Transilien = 21% (27% avec Tram-Trains)
  • Intercités = 18%
  • TER = 12%

Prévisions Mercredi 11 décembre :

  • TGV = 23%
  • Thalys, Eurostar = 60%
  • Transilien = 21% (27% avec Tram-Trains)
  • Intercités = 15%
  • TER = 13%

POURQUOI NOUS DEFENDONS LE SYSTEME ACTUEL DE RETRAITE ?

1   Le système de protection sociale français est le plus efficace d’Europe

Le système de protection sociale français, né des luttes pour la réponse aux besoins, et généralisé en 1945 par Ambroise Croizat, ministre communiste et militant CGT, est un mécanisme très efficace contre les inégalités.

Selon l’INSEE, 7,3 % des retraités sont touchés par la pauvreté en France, le plus bas taux d’Europe.

Avec les propositions CGT, nous pourrions encore améliorer cette situation. A l’inverse, des pays comme la Suède qui sont passés au système par points constatent un appauvrissement de leurs retraités (15,8% sont sous le seuil de pauvreté).

2   Le report de l’âge de départ conduit directement au chômage

Les réformes successives des retraites ont conduit à un accroissement du chômage dans les populations qui pourraient prétendre à la retraite : 920 000 chômeurs ont plus de 50 ans et le taux de chômage des plus de 65 ans a fortement augmenté (+ 179 % entre 2008 et 2018).

3   La situation financière du système de retraite n’a rien d’alarmant

Dans un récent rapport commandité par le Gouvernement, le Conseil d’Orientation des Retraites (COR) évalue le déficit prévisible en 2025 entre 7.9 et 17.2 milliards d’euros.

Selon les économistes, cela représente, dans le pire des scénarios, 1 % de cotisation supplémentaire nécessaire en 5 ans, soit 0.2 % par an. Le patronat pourrait largement consentir à cette augmentation de salaire socialisé.

En 2018, les seules exonérations de cotisations sociales du régime général ont représenté 37,1 milliards d’euros de cadeau au patronat (en hausse de 44,2 % en 5 ans). Il est possible de les conditionner à des contreparties en emplois ou en salaire, ou de les supprimer. La Sécu serait alors excédentaire.

4   Le régime spécial des cheminots : un ensemble de droits que les cheminots financent

Les cheminots cotisent davantage pour financer des droits spécifiques :

Régime spécial = 48.39 % (salarié : 10.95 % ; T1 employeur : 23.59 % ; T2 employeur : 13.85 %)

Régime général + retraite complémentaire ARRCO = 25.47 %.

5   Le projet du Gouvernement : moins de pension pour tous les salariés, y compris les jeunes, et surtout les femmes

Le calcul de la retraite sur les « 25 meilleures années » au lieu des « 10 meilleures années » a déjà impacté très défavorablement les salariés (7 % de baisse immédiate des pensions à liquider selon l’INSEE), et plus fortement les femmes.

Avec le régime par points, le calcul de la retraite est fait sur TOUTE la carrière, sans pouvoir neutraliser les mauvaises années. Selon l’évaluation des économistes, la baisse des pensions pourrait être de 20 à 25 %.

La retraite moyenne des femmes est, actuellement, inférieure de 39 % à celle des hommes. Cette infériorité est due aux inégalités de salaire (24 % de salaire annuel moyen en moins pour les femmes). Le système de retraite porté par le Gouvernement supprime la plupart des mécanismes de solidarité actuels qui visent à corriger ces inégalités : suppression de la majoration de la durée d’assurance (MDA) par enfant ; suppression de la majoration pour aidant familial ; suppression de la comptabilisation des périodes de maternité dans le calcul des trimestres ; remise en cause du principe de la pension de réversion… L’IPS conclut dans un rapport que les mères de famille vont encore perdre 9 à 17% de leur pension avec le régime à points.

6   CE QUE PROPOSE LA CGT

En plus des revendications confédérales, pour les cheminots, la CGT revendique :

L’extension du régime spécial à l’ensemble de la branche ferroviaire ;

Le bénéfice de bonifications de 5 ans pour l’ensemble des cheminots exerçant un métier reconnu à pénibilité avérée ;

L’attribution d’une bonification de 2 ans par enfant pour le calcul de la retraite des cheminotes ;

La prise en compte pour le calcul de la retraite, de l’ensemble des éléments de rémunération ;

La revalorisation des salaires et des taux de cotisations sociales pour financer la réponse aux besoins des cheminots.

SUJETS D’ENTREPRISE : PROTECTION COLLECTIVE DE BRANCHE

Une nouvelle réunion de négociation de la CCN ferroviaire se tenait mardi 10 décembre 2019 entre les organisations syndicales représentatives de la branche et le patronat des transports public (UTP).

La CGT a rappelé que les engagement pris par le gouvernement et l’UTP lors du conflit de 2018, n’ ont pas été respectés. A cette époque, la CGT dénonçait leur caractère vague et non engageant, ce qui est confirmé aujourd’hui. Aucun des volets qui devaient être négociés avant le 1er janvier 2020 n’a abouti.

Les cheminots seront donc sans protection collective à la fin de l’année !

Sur le volet classifications et rémunération, les diplômes ne sont pas reconnus, les métiers sont décrits en quelques lignes, et les salaires proposés sont en-deçà de ce qui se pratique dans l’ensemble des entreprises de la Branche.

Une nouvelle réunion de négociation aura lieu le 17 décembre. Elle sera vraisemblablement la dernière.

Les cheminots doivent se mobiliser pour imposer une CCN qui soit véritablement protectrice.

Le prochain temps fort confédéral du jeudi 12 décembre aura une DOUBLE importance :

Il montrera au Gouvernement le rejet des cheminots des annonces du Premier Ministre (celui-ci doit s’exprimer mercredi à 12h mais il a déjà annoncé qu’il n’y aurait pas de bouleversement du projet).

De son côté, la Direction SNCF convoque une première réunion de négociation sur les revendications du préavis.

SOYONS LE PLUS NOMBREUX POSSIBLE EN GREVE ET DANS LES MANIFESTATION JEUDI 12 DECEMBRE

La mobilisation depuis le 5 décembre démontre l’ampleur de la contestation

Même si les manifestations nous avaient déjà montré que la mobilisation dépassait largement les seuls cheminots SNCF ou traminots de la RATP, une réunion des Fédérations de la CGT qui s’est tenue lundi a confirmé :

DANS LE PUBLIC

  • Fédé des Finances, forte mobilisation aux douanes, aux finances publiques et même à la Banque de France (30%).
  • Fédé des Travailleurs de l’Etat, 39,7% de grévistes dans les ateliers aéronautiques des armées.
  • Fédé de l’Equipement, 20% de grévistes sur l’ensemble du périmètre du Ministère de l’Environnement, dont plus de 50 % à l’aviation civile, à Météo France…
  • Fédé des Transports, reconduction à la RATP avec quasi maintien de la mobilisation entre jeudi et lundi. Plus de 50 réseaux de transports urbains en grève, dont certains ont reconduit (Dunkerque, Toulouse, Bordeaux, Marseille, Reims, Dijon…).
  • Fédé des services publics, très fort dans les écoles, les cantines, la collecte et le tri des déchets.
  • Fédé de la Santé, 18,9 % de grévistes dans l’ensemble du champ professionnel (plus forte mobilisation depuis 2007 !). 580 établissements hospitaliers concernés par la grève reconductible qui se poursuit (ça ne faiblit pas !).
  • Fédé des Journalistes, poursuite de la grève à Radio France.
  • Fédé de l’Education, entre 55 et 60 % de grévistes dans le 1er degré, dont 1/3 ont reconduit le vendredi.
  • Fédé des organismes sociaux, 53 % de grévistes à la Sécu et des débrayages dans d’autres structures.

DANS LE PRIVÉ

  • Fédé de la Chimie, 5 des 8 raffineries françaises sont en arrêt d’expédition depuis le 5 décembre.
  • Fédé des télécom, 25 % de grévistes à La Poste et beaucoup d’actions locales.
  • Fédé des ports et docks, 100 % des ports fermés le 5 décembre.
  • Fédé de la métallurgie, beaucoup d’appels à la grève, y compris dans les PME. Des négociations salariales sont déclenchées par les patrons pour tenter de démobiliser.
  • Fédé du textile, beaucoup d’entreprises étaient en grève, y compris dans la maroquinerie de luxe (10 % de grévistes). Les bastions CGT mobilisés à 80 ou 90 % !
  • Fédé de l’Energie, 60 % de grévistes dans le secteur de l’électricité le 5/12, avec des pointes à 90 % dans certaines centrales. Relance de la grève lundi et reconduction. Actions ciblées de coupures d’électricité.
  • Fédé du commerce, des débrayages dans les hypermarchés (dont 2 en reconductible), des bases logistiques (dont celle d’Amazone Nord en reconductible), des centres commerciaux. 82 rassemblements d’assistantes maternelles le 5/12.
  • Fédé des Marins, le remorquage était en grève, beaucoup de passages d’eau, et certains navires (ex : chimiquiers de Gaz Océan).
  • Fédé du BTP, plusieurs sites en grève (Lafarge…).
  • Fédé des Banques, des grévistes dans plusieurs secteurs, notamment les assurances (MAAF, MMA…) et les mutuelles.
  • Fédé des Sociétés d’Etudes, des grévistes dans les sociétés d’ingénierie (CGI, ATOS…), les centres d’appels, et même parmi le personnel de cabinets d’avocats.
  • Fédé Verre et Céramique, 43 sites en grève recensés avec entre 30 et 80 % de grévistes, dont certains ont reconduit (St Gobain Chalon, Verreries du Languedoc…).
  • Fédé de l’Agroalimentaire, près de 1000 appels à la grève et 150 000 grévistes recensés le 5/12. Reconduction par débrayages quotidiens dans 50 sites.

113 cheminotes et cheminots ont rejoint la CGT depuis le début du conflit. Toi aussi, rejoins la CGT !

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La CGT participe pour porter la sortie du dispositif !

| Non classé

Après neuf ans de silence et sans réel suivi, sur un accord que la CGT et Sud-Rail n’ont pas signé, la direction du groupe SNCF convoque les organisations syndicales représentatives à une réunion le 23 septembre 2026 sur la mise en oeuvre du forfait jours.
Cette réunion intervient suite à une obligation juridique qui n’implique pas explicitement la notion de sortie du forfait jours.
Il s’agirait donc de remettre à plat le régime du forfait jours et ses conditions d’application.

La CGT s’est largement expliquée au moment de la négociation et depuis la mise en oeuvre du forfait jours à la SNCF. Elle n’a cessé de dénoncer ses méfaits et dangers.

LA POSITION DE LA CGT EST CLAIRE.

NOUS REVENDIQUONS L’ABROGATION DE L’ACCORD FORFAIT JOURS.

Nous ne voulons pas négocier le poids des chaînes. Pour nous, la réponse passe notamment par :

  • le décompte horaire du temps de travail ;
  • la mise en place de plages variables ;
  • le calcul des emplois nécessaires au respect du temps de travail ;
  • une autre organisation de la production et du travail.

La charge de travail doit également être traitée, mais elle ne peut pas être réduite à la mise en place d’outils de suivi du forfait jours.

Le droit à la déconnexion doit être négocié dans un autre cadre, dans un accord spécifique applicable à tous les collèges.

ALORS POURQUOI PARTICIPER ?

Nous avons fait le choix de participer à cette première réunion pour :

  • porter directement nos revendications ;
  • connaître les intentions de la Direction ;
  • analyser les propositions qui seront mises sur la table avant de décider des suites.

Nous ne participerons pas à une démarche visant à simplement sécuriser ou pérenniser le dispositif. Notre boussole reste de garantir la santé physique et mentale des cheminots. Nous rendrons compte de cette réunion et déciderons des suites à lui donner.

POUR L’UFCM-CGT, IL FAUT ABANDONNER LE FORFAIT JOURS, PAS LE SÉCURISER !

Nous avons des revendications qui préservent la possibilité d’organiser sa journée de travail tout en sécurisant le temps de travail en limitant la surcharge de travail.

Le combat continue pour le décompte réel du temps de travail, les emplois nécessaires et une organisation du travail respectueuse des droits des cheminot·es.

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LA CGT FAIT RÉTABLIR LES DROITS DES CHEMINOTS !

Frais de transport Hexafret

| Le transport de marchandises

Des centaines de cheminots se sont vus refuser la prise en charge par l’entreprise de leurs frais de transport par TGV entre leur domicile et leur lieu de travail.
La CGT est intervenue afin de faire respecter ce droit.

Du jour au lendemain, des centaines de cheminots ont été privés du rem-boursement de leurs trajets en TGV entre leur domicile et leur lieu de travail. Face à cette remise en cause brutale, la CGT a immédiatement interpellé la Direction pour exiger le rétablissement de ce droit. Cette décision injuste pénalise directement les agents, alors même que leurs déplacements sont imposés par l’organisation du travail.
La Direction tente aujourd’hui de se défausser en invoquant une prétendue incompréhension, alors qu’il s’agit bien d’une tentative de faire disparaître un droit dû aux cheminots. Sous la pression des interpellations de la CGT, Elle a dû s’engager à procéder sans délai au remboursement des chemi-nots concernés et aux régularisations nécessaires.
Pour la CGT, aucun cheminot ne doit supporter sur son salaire le coût des transports nécessaires pour rejoindre son poste. La Direction doit mettre fin à ces pratiques, revoir sa position et garantir une prise en charge claire, durable et identique pour toutes et tous. Par ailleurs, lorsque le trajet est effectué en train, il doit relever des facilités de circulation accor-dées aux cheminots, donc gratuit.
C’est grâce à l’action de proximité menée au quotidien par les syndicats de site CGT que cette situation a pu être rapidement identifiée et portée auprès de la Direction. Présents sur le terrain, à l’écoute des cheminots et de leurs difficultés, les syndicats de site CGT ont pu intervenir sans attendre afin que les cheminots concernés soient dédommagés.
Cette victoire concrète démontre l’importance d’un syndicalisme de proxi-mité, capable d’agir vite, de faire remonter les problèmes et d’obtenir des réponses pour les cheminots. Quand les cheminots s’adressent à leur syndicat de site CGT, les problèmes ne restent pas isolés, ils sont rassemblés, défendus collectivement et portés avec détermination face à la Direction.
La CGT continuera d’agir partout où les droits des cheminots sont remis en cause, pour que chaque agent obtienne ce qui lui est dû et pour gagner de nouvelles garanties collectives.

INFORMEZ-VOUS DANS LES SYNDICATS DE SITE ET ORGANISEZ-VOUS AVEC LA CGT !

ENSEMBLE, EXIGEONS DE NOUVEAUX DROITS POUR TOUS LES CHEMINOTS !

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mêmes droits, même combat !

Cadre social Hexafret

| Le transport de marchandises

La direction d’Hexafret tente de remettre en cause la cadre social et ouvrir la voie à de nouveaux reculs pour l’ensemble des cheminots. Son objectif est clair : affaiblir nos garanties collectives pour plus de productivité en s’attaquant d’abord à l’organisation du temps de travail.
Ce que la Direction tente d’imposer aux cheminots d’Hexafret prépare aussi une offensive plus large contre tous les cheminots.
Ensemble, organisons la riposte et imposons nos droits !

L’accord de transition, qui garantit aujourd’hui aux cheminots d’Hexafret le cadre social du GPU SNCF, prendra fin le 31 décembre 2027. La Direction tente de se servir de cette échéance pour remettre en cause nos garanties et tirer les droits vers le bas.

DES DROITS MIS AU GARAGE

Une première réunion s’est tenue le 10 septembre 2026. Derrière les discours bien connus sur la « productivité » et la « souplesse », la direction d’Hexafret cherche à faire sauter les verrous protecteurs de l’organisation du temps de travail. Elle entend sacrifier les conditions de vie et de travail des cheminots pour remplir ses objectifs économiques.

La Direction veut réduire les délais de prévenance afin de modifier plus facilement les journées de service, les prises et fins de service, les roulements et les repos.

En clair, elle veut pouvoir adapter nos vies presque au jour le jour, selon ses besoins.

Elle veut aller encore plus loin en facilitant les dérogations locales, pour tirer vers le bas l’ensemble des garanties existantes : repos, durée journalière de service…

Rien ne serait épargné au gré des objectifs économiques locaux.

TOUS LES CHEMINOTS DEMAIN ?

Défendre les droits des cheminots d’Hexafret, ce n’est pas défendre un cas

particulier, c’est défendre un cadre commun pour tous les cheminots. Il serait dangereux de croire que cette offensive s’arrête à Hexafret. Dans le ferroviaire, chaque recul imposé quelque part devient un point d’appui pour attaquer ailleurs.

La méthode est connue : isoler un périmètre, obtenir un recul, puis tenter de le généraliser. Aujourd’hui une filiale, demain une autre société, après-demain l’en- semble de la profession.

D’ailleurs, c’est ce que visent les directions de la SA Voyageurs, de la SA Réseau mais aussi dans les filiales dédiées dans le cadre de l’ouverture à la concurrence : le dumping par l’effacement brutal ou progressif des garanties et des droits collectifs. C’est maintenant qu’il faut fermer la brèche !

RÉPONDRE ENSEMBLE !

La mobilisation du 10 juin a montré qu’une exigence commune pouvait rassembler largement : mêmes droits, mêmes garanties, même niveau de protection pour tous ! Face à une stratégie qui cherche à isoler les cheminots, notre réponse doit être collective. Défendre les droits des cheminots d’Hexafret, c’est défendre les droits de tous les cheminots. Refuser les reculs ici, c’est empêcher qu’ils deviennent demain la nouvelle référence imposée à l’ensemble de la profession.

C’est en faisant front commun que nous imposerons l’unité sociale, de nouveaux droits et une organisation du travail plus protectrice pour tous les cheminots.

INFORMEZ-VOUS DANS LES SYNDICATS DE SITE ET ORGANISEZ-VOUS AVEC LA CGT !

ENSEMBLE, EXIGEONS DE NOUVEAUX

DROITS POUR TOUS LES CHEMINOTS !

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DE L’ARGENT POUR LE FER ET POUR LA TERRE, PAS POUR LA GUERRE !

| Espace jeunes

La CGT appelle à participer le 26 septembre partout en France aux grandes marches pour la Paix, le climat et les solidarités. La jeunesse, pleinement consciente de ces enjeux et les cheminot·es, qui oeuvrent chaque jour au service public ferroviaire, y prendront pleinement leur part !

Les catastrophes qui se sont accentuées cet été dans le monde entier confirment brutalement la réalité du dérèglement climatique. Pour notre syndicalisme, les questions environnementales et l’urgence climatique sont indissociables de nos combats pour le progrès et la justice sociale.

Gouvernements et patronat ont refusé d’entamer les transformations nécessaires en matière de transition écologique et les salarié·es et les populations les plus vulnérables en paient directement les conséquences. Il est impératif d’établir un grand plan pour le climat, plaçant au centre la science, la solidarité et la coopération internationales dans la lutte contre le changement climatique, avec des transformations profondes et contraignantes dans les différents secteurs économiques plutôt que de se soumettre en permanence aux lobbys industriels et anti-écologiques.

Notre jeunesse, contrairement au capital, se préoccupe de l’avenir de l’Humanité !
Changeons de systéme, pas le climat !

À l’image de nombreux autres pays, la France a opté pour un budget militaire de 53,7 milliards d’euros en 2026 et une prévision de 67,4 milliards en 2030, soit, en 13 ans, plus du doublement des dépenses militaires.
Pendant ce temps-là, alors qu’il faut trouver au moins un milliard d’euros de financement par an d’ici 2032, la CGT des Cheminots revendique une loi de programmation pluriannuelle du financement des infrastructures afin de véritablement planifier, prioriser les travaux de régénération et de développement du réseau.

Or le projet de loi-cadre relatif au développement des transports entérine le désengagement de l’État du financement des infrastructures et la poursuite du sous-investissement public. La réalité est pourtant claire :

Le moyen de transport le plus écologique, c’est le train !

Exigeons les investissements publics nécessaires pour développer un service ferroviaire public, sûr et exercé par des cheminot·es qui assurent leurs missions dans une entreprise unique et intégrée la SNCF !

Le 26 septembre, en manifestation, exigeons une véritable politique écologique, avec un budget 2027 qui tire les nécessaires leçons des catastrophes de ces derniers mois !

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LA CGT EXIGE DES MESURES IMMÉDIATES POUR LA SÉCURITÉ DU RÉSEAU

Flash info : Déraillement de Cléon

| Non classé

Le 11 septembre, un grave déraillement est survenu à Cléon, faisant 43 blessés parmi les 183 voyageurs à bord.
La CGT adresse son soutien aux victimes, à leurs proches et à l’ensemble des cheminots touchés par cet événement.

Lors de la table ronde sécurité du 14 septembre, la CGT a rappelé qu’il est indispensable de laisser les enquêtes déterminer les causes et les responsabilités. Mais il est tout aussi indispensable d’agir dès maintenant pour prévenir tout nouvel accident.

DES MESURES IMMÉDIATES

La CGT demande sans délai :

  • le renforcement de la surveillance du réseau par la SUGE,
  • le recensement et le ramassage de tous les rails, coupons et matériaux de voie stockés ou abandonnés le long des infrastructures,
  • une information claire et immédiate de tous les personnels sur les mesures de prévention et de sécurité.

La sécurité ne peut pas attendre les conclusions des enquêtes.

LA SÉCURITÉ EXIGE DES MOYENS HUMAINS

Cet accident relance également la question des moyens attribués à SNCF Réseau. Sur le secteur concerné, seulement 10 cheminots assurent la surveillance et la maintenance de 57 km de voies.
Pour la CGT, il est urgent de :

  • renforcer les effectifs de SNCF Réseau et de la SUGE,
  • consolider les équipes de maintenance,
  • préserver les métiers et les savoir-faire ferroviaires,
  • mettre fin à la logique de sous-effectifs et de contractualisation de la sûreté.

LA CGT AGIT

La CGT a saisi le parquet de Rouen et se constituera partie civile afin que toute la lumière soit faite sur les circonstances du déraillement.

LA SÉCURITÉ FERROVIAIRE EXIGE DES MOYENS, DES EFFECTIFS ET DES ACTES IMMÉDIATS.

 

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Pas d’austérité pour le service public ferroviaire !

29 septembre : journée de lutte interprofessionnelle

| Communiqué

L’été 2026 a mis en exergue des décennies de choix politiques mortifères pour les services publics.
De la Sécurité Civile à la situation sanitaire et sociale dans les hôpitaux ou encore dans les chemins de fer, les politiques d’austérité conduisent nos services publics au bord du précipice !

Le Gouvernement Lecornu poursuit le récit édicté par Macron : la dette française est abyssale, la guerre est à nos portes et la crise financière couve, il faut donc faire des choix !

Ce sont donc, comme à chaque fois, les services publics qui sont privés de moyens pour fonctionner, ce sont les droits sociaux des plus précaires qui sont ciblés, ce sont les étrangers les boucs émissaires pendant que le Capital, lui, est préservé !

Dans les faits, l’austérité ne s’applique pas partout !

Au moment même où le Gouvernement nous explique que les caisses sont vides, plus de 415 milliards d’euros sont mobilisés au titre de la loi de programmation militaire, avec 36 milliards supplémentaires ajoutés dans la foulée, sans le moindre débat au Parlement.

Les aides et les exonérations de cotisations faites aux entreprises sans contrepartie, elles, sont par contre toujours garanties…

Sur le rail, les canicules à répétition ont provoqué jusqu’à trois fois plus d’incidents par jour que d’ordinaire. La production ferroviaire s’est retrouvée impactée par les suppressions de trains, les retards et les conditions de travail des cheminot·e·s ont été considérablement dégradées.

Pour la CGT, le bilan est sans appel : le plan canicule de la Direction est loin des exigences portées par les cheminot·e·s !

Le manque d’effectif est chronique, il impacte tous les métiers et les services. Certaines directions locales ont annoncé, dès la rentrée, le gel des embauches prévues dans le cadre du budget 2026 !

Dans ce contexte, les messages de remerciement et d’encouragement du Président Castex envoyés aux cheminot·e·s ces derniers jours n’éteindront pas l’incendie sur les chantiers et ne suffiront pas à calmer la colère qui s’est exprimée, notamment le 10 juin dernier !

Par ailleurs, la pseudo-consultation des cheminots lancée à grand renfort de Temps Réel pour les associer à la stratégie patronale relève non seulement d’une manipulation grossière, mais va, sans aucun doute, exacerber les tensions déjà palpables.

DES REVENDICATIONS LÉGITIMES SONT PORTÉES PARTOUT ET DES RÉPONSES CONCRÈTES SONT ATTENDUES !

Durant toute la période estivale, la CGT a agi pour préserver les droits de celles et ceux qui font, chaque jour, le service public ferroviaire.

Des luttes et des mobilisations se sont construites au plus près du terrain et, d’ores et déjà, plusieurs régions ont décidé d’agir durant le mois de septembre.

Dans le même temps, sur le plan national, les organisations syndicales de la fonction publique ont décidé d’un appel à la grève et aux manifestations le 29 septembre prochain.

Il est donc nécessaire de porter nos revendications spécifiques (investissement dans l’infrastructure et sa régénération, filialisation, avenir du Fret, droits collectifs, emploi, sécurité), tout en s’associant à la bataille commune contre l’austérité budgétaire.

En effet, ce que vivent les cheminot·e·s, les hospitalier·e·s, les pompier·e·s, les agent·e·s des finances publiques et des collectivités n’est pas une somme de crises sectorielles : c’est un choix politique unique, celui d’un budget 2027 qui annonce, une nouvelle fois, des coupes sévères dans l’engagement financier public.

C’EST POURQUOI LA CGT CHEMINOTS APPELLE L’ENSEMBLE DES PERSONNELS À AGIR LE 29 SEPTEMBRE PROCHAIN ET À S’INSCRIRE MASSIVEMENT DANS LES ACTIONS QUI SERONT DÉCIDÉES EN TERRITOIRE À L’APPEL DES SYNDICATS CGT.

LE 29 SEPTEMBRE, AGISSONS POUR PRÉSERVER NOS SERVICES PUBLICS ET NOS DROITS !

 

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Notre seule boussole : l’unité des cheminot·es !

Interfédérale

| Communiqué

Les quatre fédérations représentatives nationalement se sont à nouveau réunies le 7 septembre au soir sous l’impulsion de la CGT.
L’objectif : tracer des perspectives revendicatives les plus unitaires possibles au regard de la situation sociale dans les entreprises du ferroviaire et plus globalement dans le pays.

Pour la CGT, les questions liées à la paix, au climat, aux services publics et aux salaires doivent trouver des réponses dans la lutte sociale. Cheminot·e·s et citoyen·ne·s : nous avons notre mot à dire !

En ouverture de cette rencontre, la Fédération CGT des cheminots a rappelé que les enjeux de la paix, du climat et des moyens pour les services publics sont d’ores et déjà mis en avant avec un appel à la mobilisation large :

  • le 21 septembre, journée internationale pour la paix,
  • le 26 septembre avec une grande marche pour la paix et le climat
  • le 29 septembre à l’appel de l’intersyndicale de la fonction publique.

La Fédération CGT est également revenue sur la production ferroviaire estivale catastrophique où le manque de moyens humains, financiers et matériels se sont cruellement fait sentir. Elle a par ailleurs proposé de construire unitairement des suites à la puissante journée de grève nationale du 10 juin dernier pour gagner de nouvelles avancées pour les cheminot·e·s.

La Fédération CGT des cheminots a fait les propositions suivantes :

  • Concernant les 21, 26 et 29 septembre : une expression unitaire autour des sujets budgétaires, les besoins pour le service public ainsi que sur les enjeux climatiques et la paix, assortie d’un appel à agir.
  • Concernant les salaires : un appel à agir (grève nationale et/ou rassemblement à caractère national) si des négociations s’ouvrent au quatrième trimestre autour de nouvelles NAO. Les fédérations ont convenu de se rencontrer après le 22 septembre (jour de l’Observatoire des rémunérations) pour discuter des perspectives sur le sujet.
  • Concernant les suites à donner à la puissante grève du 10 juin, notamment sur :
    > L’arrêt du processus de mise en concurrence et un moratoire sur les restructurations ;
    > Le maintien des droits sociaux pour l’ensemble des cheminot·e·s,

la proposition formulée par la CGT n’a, pour l’heure, pas recueilli l’unanimité des OS. Nous le déplorons.

Sur l’ensemble de ces sujets, la Fédération CGT des cheminots continuera d’impulser la construction d’une réponse revendicative massive et la plus unitaire possible, en privilégiant ce qui constitue le seul rapport de forces à même de bousculer le camp d’en face :
L’UNITÉ DES CHEMINOT·E·S !

 

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LA CGT PROTÈGE LES CONDITIONS DE TRAVAIL DES ASCT

Flash infos CTN train

| Non classé

La Direction de l’AXE TGV Sud Est a tenté une manoeuvre visant à détériorer, un peu plus, les conditions de travail des ASCT en voulant supprimer les places réservées aux ASCT en service dans certaines rames. L’interpellation de la Direction par notre Organisation Syndicale a obligé l’entreprise à revoir sa copie.

Sur le réseau Sud-Est, la direction a tenté d’imposer unilatéralement et en catimini la remise en cause d’un élément essentiel aux conditions d’exercice du métier pour les chefs de bord en supprimant les places assises réservées sur certaines rames TGV au 31/08.
Malgré une production ferroviaire dégradée durant la période estivale et l’impact de la canicule sur la santé des ASCT, la Direction a trouvé un intérêt soudain à vouloir imposer de nouveaux reculs.
Aussi, face à cette méthode inacceptable autant sur le fond que sur la forme, la CGT est intervenue sans attendre auprès de la direction afin d’exiger le retour immédiat à la situation antérieure et le respect des chefs de bord en pointant le coup de massue au dialogue social. (Les élus étant informés d’un projet le 03/09 sans plus de précisions).
La réactivité et la détermination de la CGT portent leurs fruits, puisque la direction a fait machine arrière en actant l’abandon de cette décision : Les places sont à nouveau bloquées pour les ASCT.
La CGT rappelle que si l’Entreprise souhaite améliorer l’offre ferroviaire et les conditions de voyage des usagers, alors elle doit proposer plus de circulations et garantir l’équipement des trains en permanence.

Cette victoire démontre une fois de plus la réactivité de la CGT quelle que soit la période de l’année, pour défendre les conditions de travail !
Cependant, la plus grande vigilance reste de mise : cette tentative malheureuse pourrait bien en cacher d’autres.

AVEC LA CGT TOUTE L’ANNÉE JE DÉFENDS MON MÉTIER !

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GARANTIR L’AVENIR DU METIER D’ASCT, LA CGT MAINTIENT LA PRESSION !

Suite DCI du 8 juillet 2026

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La CGT et la CFDT ont été reçues par la direction de Voyageurs le 27 août dans le cadre du processus d’alerte sociale enclenché au mois de juillet concernant la mise en oeuvre de la STI OPE.

Sous couvert d’un pragmatisme de façade et du dogme de la compétitivité dans le cadre de l’ouverture à la concurrence, la direction frappe fort : la perte des TCS est effective pour les GCIF et menace 90 % des ASCT TER.

La mise en oeuvre de la STI OPE vise, par la baisse du niveau de formation des agents, la déqualification programmée du métier et conduira inévitablement à la destruction du parcours professionnel.

Des arguments intenables justifiant une application dangereuse pour les ASCT.

Des agents formés à la sécurité ferroviaire (tant sur Transilien que sur TER) perdent et perdront ces compétences clés. Ceci aura à terme des conséquences négatives tant sur la sécurité de toutes les circulations que sur le déroulement de carrière des agents concernés (rémunération, parcours professionnel…).

De plus, cela entrainera d’autres impacts sur le métier, à commencer par l’incertitude concernant la poursuite de l’engagement du parcours professionnels d’été (TER/TN vers TGV ou IC). En effet, en ne dispensant plus de formation spécifique à la sécurité ferroviaire, ni même en assurant le maintien des connaissances, la direction torpille un des pans de l’accord de décembre 2022. Face à la révélation de cette situation, la direction, visiblement ennuyée, espère trouver une solution pour 2027. En outre, cela pose inexorablement le sujet du financement des formations, entre le cédant et le prenant au vu de la lourdeur et du coût des formations octroyées aux ASCT accédant à Voyageurs.

Abaisser les coûts de formation et de suivi médical pour s’ajuster aux exigences de la concurrence, c’est bien cela son véritable projet !

En dévoilant l’impasse sociale et l’absurdité d’une telle logique pour le service public comme pour les conditions sociales des ASCT, la CGT a mis la Direction au pied du mur. Incapable de justifier ses incohérences, elle est aujourd’hui contrainte d’amorcer un recul en promettant des réponses lors de la prochaine IMB concernant les parcours professionnels.

C’EST LARGEMENT INSUFFISANT !

  • La CGT fait des propositions concrètes qui doivent garantir tout au long d’une carrière le droit à la formation et à l’amélioration des savoir-faire quelle que soit l’activité des cheminot·e·s.
  • La CGT refuse de rester dans des positions figées fragilisant le métier et l’avenir des ASCT, tout en restant ferme concernant la consolidation du contenu métier et la sécurisation des parcours professionnels.
  • La CGT porte une voie juste et équilibrée pour préserver la qualification des agents et garantir une sécurité ferroviaire de haut niveau.

Le rapport de force doit s’amplifier ! La Direction ne semble pas avoir entendue la colère des ASCT qui s’est exprimée massivement le 10 juin dernier dans le cadre de l’action unitaire tous services.
Nul doute que la rentrée sociale qui se profile sera déterminante pour imposer et arracher nos revendications.

ENSEMBLE, UNI·E·S ET DETERMINÉ·E·S POUR TRANSFORMER L’ESSAI !

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