Fédération CGT des Cheminots


INFO LUTTES N°7

6E JOUR DE GRÈVE : SOLIDE !

| Action depuis le 5 décembre 2019

Pour tenter de sortir de l’impasse, le Gouvernement  lance l’appareil de propagande  à plein régime pour parler d’un fléchissement de la mobilisation ce mardi 10 décembre 2019.
Avec 1 000 000 de manifestants mobilisés en seulement 4 jours, la CGT considère au contraire que le socle de la mobilisation est très solide. Ces salariés du public et du privé se sont retrouvés quasi-spontanément dans la rue et de plus en plus de discussions ont lieu dans les entreprises.
Alors on continue !

LE RAPPORT DE FORCES

SNCF

DES CHIFFRES DE GRÉVISTES BIDONNÉS PAR LA DIRECTION !

La direction vient, une nouvelle fois, de se décrédibiliser en publiant dans la presse des taux de grévistes erronés.

La CGT enregistre des écarts inexplicables dans des établissements-tests. Sur un atelier du Matériel, nous constatons un écart de -20 % tous collèges confondus. A la Traction, sur un autre établissement, nous enregistrons un delta de -30 %.

Le pourcentage de prévision des D2I chez les ADC TB pour la journée du 10 décembre était de 72,32 % dans les tableaux de la direction alors que l’observatoire social de la SNCF annonce 77,3 % de grévistes le même jour !!!

Le nombre de D2I annoncé dans plusieurs ateliers du Matériel correspond en réalité aux nouvelles D2I déposées, et non au total.

Dans certains établissements, le nombre de grévistes correspond à un seul préavis et non à l’ensemble des préavis : locaux, régionaux, nationaux.

Pour la CGT, il est donc clair que l’on ne peut plus faire confiance aux chiffres annoncés par la Direction.

ASSEMBLEES GENERALES

9658 cheminots se sont réunis en Assemblées Générales mardi 10 décembre, sachant que 25 AG avaient reconduit lundi jusqu’à mercredi.

C’est une remontée par rapport à vendredi 7 (8434) et lundi 9 (9498). Le chiffre se rapproche de celui du jeudi 5 (12958). C’est la démonstration qu’à la SNCF aussi, le socle de mobilisation est solide.

Il faut absolument qu’un maximum de grévistes participent aux AG, car c’est le seul indicateur fiable du niveau de mobilisation !

LES CIRCULATIONS

Mardi 10 décembre :

  • TGV = 20%
  • Thalys, Eurostar = 60%
  • Transilien = 21% (27% avec Tram-Trains)
  • Intercités = 18%
  • TER = 12%

Prévisions Mercredi 11 décembre :

  • TGV = 23%
  • Thalys, Eurostar = 60%
  • Transilien = 21% (27% avec Tram-Trains)
  • Intercités = 15%
  • TER = 13%

POURQUOI NOUS DEFENDONS LE SYSTEME ACTUEL DE RETRAITE ?

1   Le système de protection sociale français est le plus efficace d’Europe

Le système de protection sociale français, né des luttes pour la réponse aux besoins, et généralisé en 1945 par Ambroise Croizat, ministre communiste et militant CGT, est un mécanisme très efficace contre les inégalités.

Selon l’INSEE, 7,3 % des retraités sont touchés par la pauvreté en France, le plus bas taux d’Europe.

Avec les propositions CGT, nous pourrions encore améliorer cette situation. A l’inverse, des pays comme la Suède qui sont passés au système par points constatent un appauvrissement de leurs retraités (15,8% sont sous le seuil de pauvreté).

2   Le report de l’âge de départ conduit directement au chômage

Les réformes successives des retraites ont conduit à un accroissement du chômage dans les populations qui pourraient prétendre à la retraite : 920 000 chômeurs ont plus de 50 ans et le taux de chômage des plus de 65 ans a fortement augmenté (+ 179 % entre 2008 et 2018).

3   La situation financière du système de retraite n’a rien d’alarmant

Dans un récent rapport commandité par le Gouvernement, le Conseil d’Orientation des Retraites (COR) évalue le déficit prévisible en 2025 entre 7.9 et 17.2 milliards d’euros.

Selon les économistes, cela représente, dans le pire des scénarios, 1 % de cotisation supplémentaire nécessaire en 5 ans, soit 0.2 % par an. Le patronat pourrait largement consentir à cette augmentation de salaire socialisé.

En 2018, les seules exonérations de cotisations sociales du régime général ont représenté 37,1 milliards d’euros de cadeau au patronat (en hausse de 44,2 % en 5 ans). Il est possible de les conditionner à des contreparties en emplois ou en salaire, ou de les supprimer. La Sécu serait alors excédentaire.

4   Le régime spécial des cheminots : un ensemble de droits que les cheminots financent

Les cheminots cotisent davantage pour financer des droits spécifiques :

Régime spécial = 48.39 % (salarié : 10.95 % ; T1 employeur : 23.59 % ; T2 employeur : 13.85 %)

Régime général + retraite complémentaire ARRCO = 25.47 %.

5   Le projet du Gouvernement : moins de pension pour tous les salariés, y compris les jeunes, et surtout les femmes

Le calcul de la retraite sur les « 25 meilleures années » au lieu des « 10 meilleures années » a déjà impacté très défavorablement les salariés (7 % de baisse immédiate des pensions à liquider selon l’INSEE), et plus fortement les femmes.

Avec le régime par points, le calcul de la retraite est fait sur TOUTE la carrière, sans pouvoir neutraliser les mauvaises années. Selon l’évaluation des économistes, la baisse des pensions pourrait être de 20 à 25 %.

La retraite moyenne des femmes est, actuellement, inférieure de 39 % à celle des hommes. Cette infériorité est due aux inégalités de salaire (24 % de salaire annuel moyen en moins pour les femmes). Le système de retraite porté par le Gouvernement supprime la plupart des mécanismes de solidarité actuels qui visent à corriger ces inégalités : suppression de la majoration de la durée d’assurance (MDA) par enfant ; suppression de la majoration pour aidant familial ; suppression de la comptabilisation des périodes de maternité dans le calcul des trimestres ; remise en cause du principe de la pension de réversion… L’IPS conclut dans un rapport que les mères de famille vont encore perdre 9 à 17% de leur pension avec le régime à points.

6   CE QUE PROPOSE LA CGT

En plus des revendications confédérales, pour les cheminots, la CGT revendique :

L’extension du régime spécial à l’ensemble de la branche ferroviaire ;

Le bénéfice de bonifications de 5 ans pour l’ensemble des cheminots exerçant un métier reconnu à pénibilité avérée ;

L’attribution d’une bonification de 2 ans par enfant pour le calcul de la retraite des cheminotes ;

La prise en compte pour le calcul de la retraite, de l’ensemble des éléments de rémunération ;

La revalorisation des salaires et des taux de cotisations sociales pour financer la réponse aux besoins des cheminots.

SUJETS D’ENTREPRISE : PROTECTION COLLECTIVE DE BRANCHE

Une nouvelle réunion de négociation de la CCN ferroviaire se tenait mardi 10 décembre 2019 entre les organisations syndicales représentatives de la branche et le patronat des transports public (UTP).

La CGT a rappelé que les engagement pris par le gouvernement et l’UTP lors du conflit de 2018, n’ ont pas été respectés. A cette époque, la CGT dénonçait leur caractère vague et non engageant, ce qui est confirmé aujourd’hui. Aucun des volets qui devaient être négociés avant le 1er janvier 2020 n’a abouti.

Les cheminots seront donc sans protection collective à la fin de l’année !

Sur le volet classifications et rémunération, les diplômes ne sont pas reconnus, les métiers sont décrits en quelques lignes, et les salaires proposés sont en-deçà de ce qui se pratique dans l’ensemble des entreprises de la Branche.

Une nouvelle réunion de négociation aura lieu le 17 décembre. Elle sera vraisemblablement la dernière.

Les cheminots doivent se mobiliser pour imposer une CCN qui soit véritablement protectrice.

Le prochain temps fort confédéral du jeudi 12 décembre aura une DOUBLE importance :

Il montrera au Gouvernement le rejet des cheminots des annonces du Premier Ministre (celui-ci doit s’exprimer mercredi à 12h mais il a déjà annoncé qu’il n’y aurait pas de bouleversement du projet).

De son côté, la Direction SNCF convoque une première réunion de négociation sur les revendications du préavis.

SOYONS LE PLUS NOMBREUX POSSIBLE EN GREVE ET DANS LES MANIFESTATION JEUDI 12 DECEMBRE

La mobilisation depuis le 5 décembre démontre l’ampleur de la contestation

Même si les manifestations nous avaient déjà montré que la mobilisation dépassait largement les seuls cheminots SNCF ou traminots de la RATP, une réunion des Fédérations de la CGT qui s’est tenue lundi a confirmé :

DANS LE PUBLIC

  • Fédé des Finances, forte mobilisation aux douanes, aux finances publiques et même à la Banque de France (30%).
  • Fédé des Travailleurs de l’Etat, 39,7% de grévistes dans les ateliers aéronautiques des armées.
  • Fédé de l’Equipement, 20% de grévistes sur l’ensemble du périmètre du Ministère de l’Environnement, dont plus de 50 % à l’aviation civile, à Météo France…
  • Fédé des Transports, reconduction à la RATP avec quasi maintien de la mobilisation entre jeudi et lundi. Plus de 50 réseaux de transports urbains en grève, dont certains ont reconduit (Dunkerque, Toulouse, Bordeaux, Marseille, Reims, Dijon…).
  • Fédé des services publics, très fort dans les écoles, les cantines, la collecte et le tri des déchets.
  • Fédé de la Santé, 18,9 % de grévistes dans l’ensemble du champ professionnel (plus forte mobilisation depuis 2007 !). 580 établissements hospitaliers concernés par la grève reconductible qui se poursuit (ça ne faiblit pas !).
  • Fédé des Journalistes, poursuite de la grève à Radio France.
  • Fédé de l’Education, entre 55 et 60 % de grévistes dans le 1er degré, dont 1/3 ont reconduit le vendredi.
  • Fédé des organismes sociaux, 53 % de grévistes à la Sécu et des débrayages dans d’autres structures.

DANS LE PRIVÉ

  • Fédé de la Chimie, 5 des 8 raffineries françaises sont en arrêt d’expédition depuis le 5 décembre.
  • Fédé des télécom, 25 % de grévistes à La Poste et beaucoup d’actions locales.
  • Fédé des ports et docks, 100 % des ports fermés le 5 décembre.
  • Fédé de la métallurgie, beaucoup d’appels à la grève, y compris dans les PME. Des négociations salariales sont déclenchées par les patrons pour tenter de démobiliser.
  • Fédé du textile, beaucoup d’entreprises étaient en grève, y compris dans la maroquinerie de luxe (10 % de grévistes). Les bastions CGT mobilisés à 80 ou 90 % !
  • Fédé de l’Energie, 60 % de grévistes dans le secteur de l’électricité le 5/12, avec des pointes à 90 % dans certaines centrales. Relance de la grève lundi et reconduction. Actions ciblées de coupures d’électricité.
  • Fédé du commerce, des débrayages dans les hypermarchés (dont 2 en reconductible), des bases logistiques (dont celle d’Amazone Nord en reconductible), des centres commerciaux. 82 rassemblements d’assistantes maternelles le 5/12.
  • Fédé des Marins, le remorquage était en grève, beaucoup de passages d’eau, et certains navires (ex : chimiquiers de Gaz Océan).
  • Fédé du BTP, plusieurs sites en grève (Lafarge…).
  • Fédé des Banques, des grévistes dans plusieurs secteurs, notamment les assurances (MAAF, MMA…) et les mutuelles.
  • Fédé des Sociétés d’Etudes, des grévistes dans les sociétés d’ingénierie (CGI, ATOS…), les centres d’appels, et même parmi le personnel de cabinets d’avocats.
  • Fédé Verre et Céramique, 43 sites en grève recensés avec entre 30 et 80 % de grévistes, dont certains ont reconduit (St Gobain Chalon, Verreries du Languedoc…).
  • Fédé de l’Agroalimentaire, près de 1000 appels à la grève et 150 000 grévistes recensés le 5/12. Reconduction par débrayages quotidiens dans 50 sites.

113 cheminotes et cheminots ont rejoint la CGT depuis le début du conflit. Toi aussi, rejoins la CGT !

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FACE À L’AUSTÉRITÉ SALARIALES, TOUTES ET TOUS MOBILISÉ·E·S LE 13 JANVIER !

NAO 2026

| Actions

Le 13 janvier 2026 se tiendront les prochaines NAO au sein du GPU SNCF.

La reconnaissance par le salaire des métiers, de la technicité, des parcours professionnels et de l’investissement humain exemplaire des cheminot·e·s dans la production du service public ferroviaire est légitime et nécessaire !

Pour l’UFCM-CGT, seule la mobilisation nous permettra d’arracher des augmentations générales de salaire, pour une réelle redistribution des richesses !

Alors que le PLFSS, désormais adopté, porte un coup sévère aux politiques de santé publique, et qu’un budget 2026 de rigueur a été imposé par le biais d’une loi spéciale, la situation n’est guère plus reluisante au sein du GPU SNCF, enfermé depuis des années dans une politique d’austérité salariale, malgré un résultat net 2025 en progression !

LA GRANDE ARNAQUE DE LA PPV !

Certaines organisations salariales se gargarisent de la malnommée « prime de partage de la valeur » (PPV) de 400 €, décision unilatérale de l’employeur, et non-liquidable. Cette basse manœuvre de la direction n’a en réalité qu’un seul but : s’affranchir du paiement des cotisations sociales finançant notre protection sociale et nos activités sociales et culturelles via les CASI et le CCGPF, tout en utilisant cette « prime » comme prétexte pour mener des NAO au moins-disant salarial !

Dans le même temps, la dégradation des conditions de vie et de travail des ingénieur·e·s, cadres, technicien·ne·s et agent·e·s de maîtrise (Ictam), la perte de sens et la souffrance au travail atteignent des sommets. Le manque de reconnaissance des diplômes, des métiers, de la technicité et des parcours professionnels les frappe de plein fouet, alors même que les richesses existent, créées par les cheminot·e·s eux-mêmes : il est temps d’en exiger une meilleure répartition !

LA CGT ET SON UFCM REVENDIQUENT :

  • l’égalité salariale entre les femmes et les hommes ;
  • la mise en place du projet CGT de grille unique des salaires pour tous les cheminot·e·s avec des garanties sur le déroulement de carrière, un avancement automatique et la reconnaissance des diplômes ;
  • un salaire mensuel de départ au collège maîtrise de 3 956 euros bruts et de 5 260 euros bruts au collège cadre ;
  • une augmentation générale des salaires et un plan de programmation de rattrapage du contentieux salarial ;
  • un véritable 13e mois pour tous les cheminot·e·s ;
  • la réévaluation et la sécurisation des primes de travail pour l’ensemble des cheminot·e·s, par la création de primes de base garanties reconnaissant les savoirs, savoir-faire ainsi que la technicité des métiers.

EN VUE DES NAO DU 13 JANVIER, L’UFCM-CGT APPELLE L’ENSEMBLE DES ICTAM À SE RASSEMBLER ET À S’INFORMER
DANS LES SYNDICATS CGT EN PROXIMITÉ POUR DÉBATTRE ET CONSTRUIRE
COLLECTIVEMENT LES MOBILISATIONS NÉCESSAIRES !

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NAO SALAIRES DU 13 JANVIER : AGIR !

Table ronde salaire 2026

| Actions

Partout, un même ressentiment domine : le manque de reconnaissance et une attente forte de mesures concrètes, pérennes et socialisées en matière salariale.
Toutes et tous concerné·es ! Ces NAO définiront le cadre des mesures salariales dans le GPU mais aussi dans les filiales Voyageurs et Fret.

La CGT revendique l’annualisation et la revalorisation de la majoration salariale d’ancienneté pour l’ensemble des cheminots, qu’ils soient contractuels ou statutaires. Il est essentiel que chaque année compte et soit pleinement reconnue.

À ce titre, l’accord de branche dit « classifications et rémunérations », non signé par la CGT, instaure une inégalité de traitement dans la prise en compte de l’ancienneté pour les cheminots contractuels.

La Fédération CGT des cheminots porte la revendication d’un nouveau statut pour tous les cheminots intégrant une grille unique des salaires, qui permet un traitement équitable et garantit une véritable progression salariale automatique ainsi que la reconnaissance des savoirs et des savoir-faire des cheminots. Ces mesures sont essentielles afin que chaque cheminot bénéficie d’une reconnaissance juste et équitable, à la hauteur de l’expertise, de l’expérience et de l’engagement quotidien déployés au service du service public ferroviaire.

DANS SON PRÉAVIS NATIONAL TOUS SERVICES, LA CGT REVENDIQUE :

  • La mise en place d’une grille unique des salaires pour l’ensemble des cheminots, quel que soit leur statut ;
  • Une véritable reconnaissance de la technicité des métiers et sa pérennisation avec la revalorisation de la prime de travail, de la prime de traction et une prime de base garantie pour tous les cheminots contractuels et statutaires ;
  • L’annualisation de l’ancienneté : chaque année doit compter. Chaque année de service doit se traduire par une progression réelle, automatique et égale pour tous ;
  • Une augmentation générale des salaires d’au moins 12 % incluant une première étape du rattrapage salarial ;
  • Un 13e mois pour tous les cheminots.

AGISSONS DANS TOUS LES ÉTABLISSEMENTS
LE 13 JANVIER,
JOUR DE LA TABLE RONDE SALARIALE !

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L’ADDITION RISQUE D’ÊTRE TRÈS SALÉE !

Complémentaire santé obligatoire

| Complémentaire santé obligatoire

Salaires, PFA (Prime de fin d’année)…, alors que les prélèvements pour la complémentaire santé n’en finissent plus, une nouvelle explosion des tarifs des organismes de complémentaire est encore annoncée pour 2026.

La CGT dénonce l’extorsion et revendique l’extension du régime spécial à tous les cheminots et la couverture intégrale de leurs besoins de santé.

Après + 4,7 % en 2023, + 8,1 % en 2024, + 6 % en 2025, la mutualité française annonce une augmentation des cotisations de 4,7 % pour 2026.

Les cotisations des assurances santé complémentaires augmentent sans relâche, et cette hausse, devenue incontrôlable, atteint désormais des niveaux démesurés.

Ce phénomène est attisé par le désengagement continu du régime général, qui réduit sans cesse ses remboursements, mais aussi par l’instauration d’une nouvelle taxe.

À cela s’ajoute surtout l’appétit insatiable de certains organismes complémentaires, qui n’hésitent pas à transformer la santé en une marchandise lucrative.

Ils organisent un véritable chantage pour accéder aux soins. Ils font de la « santé » un luxe au coût exorbitant, condamnant les salariés à renoncer aux soins pour pouvoir se nourrir ou se chauffer.

Depuis le 1er mai 2025, les cheminots de la SNCF font les frais d’une assurance complémentaire santé qui leur a été imposée.

La direction du GPU SNCF, l’UNSA, SUD-Rail et la CFDT ont signé un accord dit « de méthode » et un accord « frais de santé » qui :

  • Imposent un organisme à tous les cheminots de la SNCF, filiales et GIE,
  • Imposent aux cheminots un niveau de couverture complémentaire santé (optique, dentaire…) et des tarifs sans même s’assurer qu’ils correspondent à leurs besoins,
  • Imposent cette complémentaire aux cheminots statutaires alors que le régime spécial les couvre mieux,
  • Déterminent les modalités de prélèvement sur le salaire et sur la PFA.

La CGT ne cédera jamais au chantage de la marchandisation de la santé.

Elle est la seule organisation syndicale à s’être opposée à la mise en place d’une complémentaire santé obligatoire pour tous les cheminots. Elle est la seule à ne pas avoir signé les accords « de méthode » et « frais de santé ».

Il n’est pas trop tard pour défaire ensemble ce qui nous a été imposé.

La CGT revendique l’extension du régime spécial à tous les cheminots et la couverture intégrale de leurs besoins de santé.

L’argent pour satisfaire ces revendications existe! À commencer par un meilleur partage des richesses avec des augmentations salariales et l’égalité entre les femmes et les hommes.

PARCE QUE NOUS SOMMES TOUTES ET TOUS CHEMINOTS

AVEC LA CGT, GAGNONS UN NOUVEAU STATUT POUR TOUTES ET TOUS

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L’ALARME EST DÉCLENCHÉE, TENONS NOUS PRÊTS À AGIR !

Circulation

| Exploitation

Alors que la CGT a déclenché l’alarme sociale, la direction tente la fuite en avant, une stratégie et une attitude inacceptables !

Les cheminots de la Circulation doivent se tenir prêts à hausser le ton pour obtenir de meilleures conditions de travail et salariales.

Les choses sont claires ! Les cheminots de la Circulation n’attendent pas de la direction de vagues promesses ou de vaines perspectives mais, avec la CGT, ils exigent des actes et des faits.

Bien que toutes les directions des EIC reconnaissent l’expertise et le professionnalisme de ces cheminots, cela ne se traduit que par des paroles ou quelques lignes dans un journal d’établissement, sans aboutir à une véritable reconnaissance concrète, un mépris qui va au contraire plus loin, en tentant de dégrader les conditions de travail pour faire de la productivité et in fine supprimer des emplois.

« Roulements innovants », « roulements à la carte »,… le panel de la direction est large pour légitimer cette dégradation sous couvert de modernisme et « d’agilité ».

Ce sont tous des outils de destruction des conditions de vie car ils visent tous le même objectif : plus de souplesse d’utilisation des cheminots pour moins d’effectifs.

SEULES LES MOBILISATIONS FONT PLIER LES DIRECTIONS

En 2022, les mobilisations sur tout le territoire des cheminots de la Circulation à l’appel de la seule CGT en proximité, avaient contraint la direction à une indemnité Circulation, à des recrutements supplémentaires et à la prise en compte du temps de remise de service (revendications portées par la seule CGT).

C’EST UN COIN D’ENFONCÉ MAIS CE N’EST PAS SUFFISANT !

Les suppressions de poste se poursuivent. La reconnaissance de la technicité du métier n’est toujours pas satisfaisante. Le temps de relève n’est pas correctement pris en compte par les directions.

LA CGT APPELLE À DE NOUVELLES MOBILISATIONS POUR ALLER PLUS LOIN

La Fédération CGT des cheminots revendique :

  • de meilleures conditions de vie et de travail avec des roulements permettant de réduire la pénibilité (plus de repos, GPT courtes…),
  • neutralisation dans les compteurs, y compris celui du temps de remise de service des journées courtes (en-deçà de la DJS moyenne)
  • revalorisation de la prime de travail dans une prime de base garantie pour tous les cheminots statutaires et contractuels.

Une table ronde circulation et les NAO salariales se tiendront respectivement le 8 et le 13 janvier 2026.

TENONS NOUS PRÊTS A HAUSSER LE TON !

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RÉSULTAT FINANCIER HEXAFRET, UNE SITUATION EN TROMPE L’ŒIL

Fret

| Le transport de marchandises

La consultation annuelle sur la situation économique et financière de l’entreprise est, pour la direction, l’occasion de mettre en avant de bons résultats.

Pourtant, l’analyse de la CGT dresse un tout autre constat et révèle de fortes fragilités dans le modèle économique d’Hexafret.

Pour la CGT, le bilan d’ouverture d’Hexafret met en évidence une structure déjà fragilisée : une trésorerie nettement insuffisante, des capitaux propres faibles et des provisions pour risques anormalement élevées, notamment 28 millions d’euros hérités de Fret SNCF.

Le choix du « cash-pooling » (une gestion centralisée de la trésorerie avec les 92 filiales du groupe SNCF) n’est guère rassurant. Il illustre l’absence d’autonomie financière d’Hexafret et sa forte dépendance au Groupe ; d’autant plus que ce n’est pas directement Hexafret qui a contractualisé avec le Groupe, mais RLE, devenant ainsi le point d’entrée pour préparer l’arrivée d’un potentiel nouvel actionnaire.

Cette fragilité initiale se retrouve dans le budget 2025, qui n’est équilibré qu’au prix d’éléments extérieurs exceptionnels et non durables. Les aides publiques au wagon isolé (environ 80 millions pour 2025, auxquels s’ajoutent quelques millions de reliquat 2024 liés à Fret SNCF), la prise en charge du T2 par le Groupe (8,6 millions d’euros pour le premier semestre), ainsi que les trafics résiduels du combiné et des autoroutes ferroviaires encore sous-traités, masquent une réalité préoccupante. Sans ces soutiens, dont la plupart ne sont pas pérennes, Hexafret serait incapable d’atteindre ses engagements de rentabilité.

Parallèlement, un flou persiste autour de la gestion des biens issus de Fret SNCF, désormais devenu C32. Les élus du CSE ne disposent d’aucune information permettant de suivre les décisions, alimentant de fortes inquiétudes quant à la transparence du processus. Pourtant, des opérations telles que la vente des locomotives sont pilotées par Hexafret et RLE, qui disposent bien des informations… mais l’omerta demeure.

Pour le premier semestre, en retrait de –0,4 %, notamment en raison d’un marché de la chimie atone et d’une baisse de la sidérurgie et, plus préoccupant encore, d’une décroissance avec Arcelor ; les charges de personnel, en baisse de plusieurs millions d’euros par rapport au budget ; Pour la CGT, ces chiffres confirment les craintes exprimées dès l’origine : le modèle économique repose essentiellement sur la réduction des effectifs, tandis que la politique commerciale, centrée sur un meilleur remplissage des trains, ne peut réussir qu’avec une véritable stratégie de développement du marché et un report massif de la route vers le rail.

Or, les chiffres montrent que ce report modal bénéficie quasi exclusivement au combiné, un marché dont Hexafret est exclu pour une décennie. Sur le premier semestre, seuls 5,9 GTK ont été réalisés alors que le marché connaît une très légère croissance.

Pour la CGT, il est indispensable d’obtenir la réduction du « BAN » (bannissement) de 10 à 5 ans afin de permettre à Hexafret de se repositionner sur le segment le plus porteur, comme l’a proposé la dernière Commission parlementaire fin 2023.

Le budget 2026 a été présenté en Conseil d’administration le 11 décembre. La direction a refusé tout commentaire en CSE, mais confirme que les suppressions de postes se poursuivront en 2026. Selon la directrice financière, le budget 2026 a été construit « avec prudence ». Les élus CGT du CSE ont voté contre cette orientation financière.

La Fédération CGT des cheminots, pour sa part, porte des propositions concrètes dans le cadre d’Ensemble pour le Fret, en faveur d’un véritable développement du fret ferroviaire, reconstruire une offre solide autour du wagon isolé.

L’enjeu est de retrouver une place centrale dans la chaîne logistique du pays assuré par l’opérateur public historique, capable de répondre aux besoins des chargeurs.

 

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LE COMPTE N’Y EST PAS, AMPLIFIONS LA MOBILISATION !

Appel à la grève à l'Équipement

| Équipement

Depuis plusieurs mois, les cheminot·e·s des SEG, à l’appel de la CGT, se mobilisent pour exiger la reconnaissance de la technicité de leur métier. La Direction n’a jamais pris le soin de répondre aux revendications, préférant laisser s’enliser les conflits dans les établissements. Elle n’a pas non plus tenu compte des mobilisations des 19 novembre et 1er décembre derniers.
Ce n’est pas sérieux !

Si les dernières discussions ont permis des avancées, celles-ci sont jugées insuffisantes par les grévistes. Il est temps d’élargir et renforcer le rapport de force !
La Direction assure sur le terrain que la CGT a validé ses propositions.

C’est une grossière opération de propagande patronale !

LA RÉALITÉ : LE COMPTE N’Y EST PAS !

Les cheminot·e·s de l’Équipement exigent :

  • l’augmentation pérenne de la prime de travail pour tous les cheminot·e·s de la filière Équipement et la création d’une prime de base garantie pour tous les agent·e·s, statutaires et contractuel·le·s ;
  • la réalisation de tous les recrutements prévus aux budgets 2024 et 2025, avec la prise en compte des besoins en UTM ;
  • la revalorisation des indemnités d’astreinte aux taux A et B et du RS ;
  • l’accélération du passage à la classe 4, au bout de 7 ans maximum ;
  • la reconnaissance de la pénibilité pour tous les agent·e·s assurant l’astreinte, y compris les dirigeants d’astreinte, surveillants travaux et agents télécoms ;
  • l’abandon du projet Agur et le renforcement des effectifs GU et RH dans les établissements ;
  • un moratoire sur les réorganisations visant à fusionner les équipes ;
  • la réinternalisation des charges de travail.

Face au ras-le-bol exprimé par toute une filière, la Fédération CGT des cheminots dépose un préavis de grève illimité dès le 22 décembre 0 heure, selon la modalité de 59’ avant la fin de service.

Pour gagner, la CGT appelle tous les agent·e·s de l’Équipement à s’organiser et amplifier partout le rapport de force par la grève et à décider collectivement dans les assemblées générales des suites à donner au mouvement !

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CHEMINOT·E·S ENCADRANT·E·S, TOUTES ET TOUS UNIS DANS LA LUTTE ET DANS LA GRÈVE !

| Équipement

La Direction tente d’instrumentaliser les cheminot·e·s de l’encadrement, en leur demandant notamment de remplacer les grévistes lors du conflit en cours au service électrique général (SEG), qui aujourd’hui s’élargit à tous les métiers de l’Équipement.

Pour l’UFCM-CGT, il est hors de question que l’entreprise exploite les encadrant·e·s pour servir ses desseins, qui plus est en mettant en danger leur sécurité et le service public ferroviaire !

La Direction, aux abois, cherche par tous les moyens à endiguer la lutte exemplaire des cheminot·e·s du SEG. Portée par une détermination sans faille, celle-ci s’étend désormais à l’ensemble des métiers de l’Équipement. Pour tenter de la freiner, la Direction choisit la division en opposant les cheminot·e·s les uns aux autres, en mettant la pression sur les encadrant·e·s afin qu’ils remplacent les grévistes, en plus de pallier le manque d’effectifs en situation normale !

La réalité vécue sur le terrain par l’encadrement est pourtant implacable : périmètres d’intervention toujours plus vastes, sous-effectifs permanents, explosion du temps de travail, négation du droit à la déconnexion et de la pénibilité, délégation de responsabilité sans moyens pour bien travailler, aucune reconnaissance de la technicité des métiers par le salaire et les parcours professionnels… À cela s’ajoutent les réorganisations incessantes !

La mobilisation par la grève des encadrant·e·s est nécessaire pour obtenir des embauches, gagner une reconnaissance de la technicité des métiers Équipement par le salaire et les parcours professionnels, ainsi qu’une reconnaissance de la pénibilité pour les métiers de l’encadrement !

L’UFCM-CGT refuse que les encadrant·e·s soient utilisés hors de leurs compétences et dévoyés à l’accomplissement de tâches pour intervenir en remplacement de cheminot·e·s grévistes ! Souvenons-nous de Brétigny : la seule personne physique renvoyée devant le tribunal a été l’encadrant de proximité qui a fait les dernières vérifications des voies, pour cause de manque d’effectif !

En outre, le GRH00924 stipule que personne ne peut être affecté à des missions sans les habilitations, les formations et les aptitudes nécessaires. L’encadrement n’a donc pas à s’exposer aux risques dont l’employeur cherche à se débarrasser !

FACE AUX TENTATIVES DE DIVISIONS, RESTONS TOUTES ET TOUS SOUDÉS !

Les ingénieur·e·s, cadres, technicien·ne·s et agent·e·s de maîtrise (Ictam) sont des salarié·e·s comme les autres, pas une variable d’ajustement ni les relais des politiques mortifères de l’entreprise ! La Direction essaie de reporter sur les encadrant·e·s de proximité ses choix politiques désastreux et les conséquences de la grève. Cette basse manœuvre a pour but de casser les collectifs de travail et la solidarité entre cheminot·e·s.

La situation intolérable dans laquelle se trouve aujourd’hui le service public ferroviaire met en danger la santé physique et mentale de tout le personnel : l’exercice du droit de grève est notre outil pour matérialiser notre refus de cette situation et élever le rapport de force pour gagner des droits nouveaux, collectifs et opposables !

La CGT et son UFCM revendiquent :

  • l’augmentation pérenne de la prime de travail pour tous les cheminot·e·s de la filière Équipement et la création d’une prime de base garantie pour tous les agent·e·s, statutaires et contractuel·le·s ;
  • la réalisation de tous les recrutements prévus aux budgets 2024 et 2025, avec la prise en compte des besoins en UTM ;
  • des assistants de proximité réactifs pour les services nécessaires aux chemi-not·e·s et pour la production ;
  • la revalorisation des indemnités d’astreinte aux taux A et B et du RS ;
  • la reconnaissance de la pénibilité pour tous les agent·e·s qui tiennent l’astreinte, y compris l’encadrement, surveillants travaux et agents télécoms ;
  • l’arrêt immédiat de toutes les réorganisations en cours, notamment du projet Agur ;
  • le renforcement des effectifs GU et RH dans les établissements ;
  • des parcours professionnels reconnaissant l’expérience, l’ancienneté, la technicité des métiers et les diplômes.

Après avoir été aux côtés des cheminot·e·s du SEG depuis le début du mouvement et construit collectivement les revendications en réponse à l’expression des besoins du plus grand nombre, la CGT et son UFCM ont déposé un préavis de grève illimitée à compter du 22 décembre 2025 0 heure, selon la modalité de 59 minutes avant la fin de service, couvrant l’ensemble du personnel de l’Équipement, y compris le personnel assurant l’astreinte ainsi que ceux appelés à les remplacer.

CHEMINOT·E·S ENCADRANT·E·S DE L’ÉQUIPEMENT,
TOUTES ET TOUS EN GRÈVE POUR GAGNER SUR NOS REVENDICATIONS
ET METTRE LA PRESSION POUR LES NAO DU 13 JANVIER 2026 !

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LA CGT APPELLE LES ASCT À FAIRE UNITÉ POUR DÉFENDRE NOTRE MÉTIER ET NOS DROITS !

| Trains

Les multiples restructurations opérées ces dernières années ont considérablement affecté le contenu du métier d’ASCT.
La Fédération CGT pointe plusieurs sujets qui imposent la construction d’un rapport de force de haut niveau. La prime de travail et l’organisation du travail ont déjà fait l’objet de discussions. Cependant, la réalité démontre que les réponses apportées ne sont pas à la hauteur des exigences. De plus, nous estimons que l’application du règlement STI OPE aura des conséquences néfastes pour l’avenir et la reconnaissance du métier, avec de premiers effets sur le contenu de la formation initiale. Enfin, la gestion des délogements et plus largement des conditions de RHR doit, au regard des enjeux, faire l’objet d’une défense par tous les ASCT.

STI OPE : UN OUTIL DE DUMPING SOCIAL

Sous couvert d’une évolution réglementaire européenne les compé-tences des cheminots en matière de sécurité, dont celle d’une majorité d’ASCT, ont été considérablement abaissées. l’essence de cette régle-mentation vise à faciliter l’ouverture à la concurrence en détricotant les contenus formation, sécurité et d’aptitude. Ainsi, c’est désormais aux entreprises ferroviaires de fixer les critères de reconnaissance. Au regard de ce bouleversement, la Fédération CGT est intervenue à plusieurs occasions afin que la Direction s’exprime sur ses choix en la matière. Cette dernière a été contrainte, lors de l’instance Métier Bord, d’être enfin plus précise.
Pour une majorité d’ASCT, les conséquences sont majeures sur leur quotidien :

  • la suppression de 95 % des textes réglementaires ;
  • le basculement des TES (tâches essentielles de sécurité) en TCS (tâches critiques de sécurité) ;
  • la disparition pour les ASCT des contenus formation et d’aptitude.

Concrètement :

  • les GCIF n’ont plus de formation ni de suivi sécurité ;
  • les ASCT TER accompagnant du matériel ACO et ne pratiquant plus de fonctions sécurité n’auront pas la formation complète pour les nouveaux embauchés et perdront la notion de TCS pour les autres ;
  • les ASCT Intercités opérant sur du matériel Oxygène perdront égale-ment les TCS.

Côté rémunération, cette baisse de compétences laisse planer la question du maintien du code prime 24 (déqualification du métier et perte des sujétions sécurité).

Enfin, concernant les visites médicales, tout agent ayant des TCS continuera à avoir une VAS médicale et psychologique. Pour les autres, la VAS sera réduite et se concentrera sur la recherche de stupéfiants et d’alcoolémie en complément de la VM traditionnelle.

Pour la CGT, c’est un abaissement de savoir-faire qui va encourager le dumping social dans le seul but de favoriser les nouveaux opérateurs ferroviaires. La Direction a le choix de fixer les critères et la responsabi-lité de protéger et de respecter le contenu des métiers des cheminots.

UNE FORMATION INITIALE ASCT À LA HAUTEUR DES ENJEUX DU MÉTIER

Pour la CGT, la formation initiale constitue le socle indispensable du professionnalisme des agents du service commercial trains. Elle garantit la sécurité ferroviaire, la sûreté, la protection des voyageurs et des cheminots ainsi que la qualité du service public.
Seulement, au fil des années, la Direction s’est efforcée de réduire drastiquement le contenu des formations « Premier Emploi » comme continues. Ces choix, dictés par le syndrome du moindre coût, ont été imposés en méprisant les phases d’apprentissage et de connaissance du système ferroviaire, le concept du risque calculé prenant le pas sur la raison et les boucles de rattrapage !
Mi-2025, la Direction a annoncé qu’elle travaillait sur une nouvelle mouture de la formation initiale des ASCT. Si des bilatérales ont été organisées afin « d’écouter » les organisations syndicales, force est de constater que ces rencontres n’ont pas permis d’être entendus… Enfin, n’écoutant que son slogan « Former au juste besoin et au bon moment ! », la Direction a mis en chantier une première cession début octobre.
La CGT s’oppose à cette vision et défend une formation solide et complète. Être ASCT, c’est bénéficier de :

  • une formation qualifiante et reconnue : chaque formation doit déboucher sur une qualification dans la grille CGT du NSTC (nouveau Statut du travail cheminot) ;
  • méthodes pédagogiques exigeantes :
    • en présentiel à 100 %, pas de e-learning ou visio substitutive,
    • avec alternance terrain encadrée par les CBORM, et une négociation autour du cahier des charges formation de la CGT ;
  • unicité du métier ASCT :
    • refus du cloisonnement des parcours et des activités des ASCT formés à toutes les lignes et à toutes les activités,
    • un examen final unique pour l’ensemble des ASCT ;
  • une architecture de formation complète et cohérente de 93 jours de formation en 8 phases successives :
    • immersion dans les métiers ferroviaires,
    • culture sécurité et service public,
    • campus : sécurité, sûreté, incendie, premiers secours, circulation ferroviaire, commercial…,
    • alternance terrain encadrée par les CBORM,
    • retour campus,
    • alternance terrain en autonomie,
    • consolidation sécurité,
    • validation unique nationale ;

Objectif CGT : garantir la maîtrise technique, humaine et réglementaire du métier dès l’examen final et remettre la sécurité ferroviaire au cœur du métier. La sécurité ne se délègue pas et exige :

  • une formation renforcée sur les risques ferroviaires ;
  • des retours d’expérience et études de cas ;
  • une autonomie progressive, jamais imposée.

Ce que la CGT exige concrètement, c’est :

  • une formation initiale complète et qualifiante ;
  • des exigences sécurité maintenues au plus haut niveau ;
  • une expertise service public intégrée au cursus ;
  • un accompagnement syndical en formation.

Pour un métier respecté, un seul métier ASCT ! une seule validation nationale !

PRIME DE TRAVAIL : ASCT CONTRACTUEL·LE·S COMME STATUTAIRES, UN SEUL MÉTIER, UNE SEULE PRIME, UNE SEULE LUTTE !
C’est sur les bases d’un réel savoir-faire que la Fédération CGT défend la reconnais-sance du métier. Sur l’impulsion de la CGT et d’un rapport de force important, le code prime 24 spécifique aux agents aux Trains a été créé. Depuis ces 25 dernières années, les revendications suivies d’actions CGT ont permis de revaloriser à plusieurs reprises notre prime de travail et d’y joindre un élément supplémentaire de rémunéra-tion (S2). Cette conquête propre aux ASCT s’est ouverte autant pour les contractuel·le·s que pour les statutaires. Les ASCT sont au coeur du service public ferroviaire et au coeur de la sécurité ferroviaire, avec leurs différents partenaires de sécurité. Ils sont les garant·e·s quotidiens de la sécurité ferroviaire, des voyageurs et du service public.

Pour la CGT, la prime de travail rémunère notre technicité, notre savoir-faire et nos responsabilités. La prime de travail est une indemnité liée à la présence et à la durée effective du temps de travail. Aussi, elle doit prendre en compte la complexité de notre métier. Pour la CGT Cheminots, la prime de travail doit être revalorisée de toute urgence ! Depuis 2021, la CGT propose un projet permettant de revaloriser et de refondre le mécanisme actuel.

Éléments de la prime de travail Ce que cela rémunère
EA – accompagnement train Journées relevées × taux journalier
AC – activité commerciale Heures effectives × taux horaire × coefficient
CR.S1 – commercial renforcé S1 Minutes de 6 h à 6 h 30 min × taux horaire
CR.S2 – commercial renforcé S2 Minutes au-delà de 6 h 30 min x taux horaire

RÉSULTAT : UN CALCUL ALÉATOIRE, PEU LISIBLE ET SOURCE D’INJUSTICES
Ne se satisfaisant pas du mécanisme actuel, la CGT Cheminots revendique la refonte de la prime de travail. Pour cela, la CGT Cheminots revendique :

  • la revalorisation, la sécurisation et la simplification pour tous les ASCT, contractuel·le·s et statutaires ;
  • la revalorisation immédiate pour tous les ASCT (contractuel·le·s et statutaires) par l’augmentation de l’élément EA de 21,59 €/jour à 32,14 euros, ceci permettant d’atteindre une prime de travail d’environ 820 euros (selon la position de rémuné-ration), dont 500 euros de base garantie ;
  • l’égalité de traitement : même prime de travail à toutes les activités, fondée sur un socle unique intégrant les missions de sécurité ;
  • un calcul juste et une lecture simple : déclenchement dès la première minute de travail, fusion des éléments sans perte (S1-S2) à partir de 6 heures de travail effectif sur le taux le plus élevé (6,71 euros à ce jour).

DÉLOGEMENTS ET CONDITIONS DE RHR : IL EST TEMPS D’AGIR !

La bonne santé physique et mentale des cheminots est un souci majeur et permanent de la Fédération CGT des cheminots. En ce sens, la qualité des repos hors résidence est scrupuleusement suivie en territoires par les militant·e·s CGT. Seulement, mois après mois, force est de constater que la situation se dégrade pour les ASCT et les ADC, des délogements de dernières minutes par manque de places Orféa entraînant des relogements à plusieurs dizaines de kilomètres. S’ajoutent à ces situations, l’abaissement voire la médiocrité de certaines conditions de RHR (climatisation en rade l’été, punaises de lit…). La récurrence des événements et leur gestion dégradent le quotidien des ASCT. Ils ont en outre des répercussions négatives sur la qualité des repos.

Avec l’amplification des problèmes rencontrés par les ASCT lors des RHR, la Fédération CGT des cheminots a exigé des mesures concrètes auprès de la Direction, mais celle-ci rechigne à mettre en oeuvre ses propres décisions.

La CGT revendique que les temps de trajets sur les RHR soient pris en compte dans le temps de travail et donc de modifier les journées de service en conséquence sans les dégrader !

Trois dates sont prévues avec la Direction : le 6 janvier concernant la prime de travail ; le 13 janvier avec la table ronde NAO ; et enfin courant janvier (pas de date précise à l’heure où nous écrivons ce texte) pour un échange avec la Direction sur les suites de la restitution de l’audit « Organisation du travail ». Il sera nécessaire de peser sur ces séquences afin de sauvegarder le contenu du métier, de conquérir de nouveaux droits et d’améliorer le quotidien de tous les ASCT. Aussi, à l’issue de ces rencontres, la Fédération CGT proposera d’agir.

Pour la CGT, il est nécessaire que TOUS les ASCT soient unis pour faire face à ces attaques. Aussi, la Fédération CGT des cheminots propose aux fédéra-tions Unsa, Sud-Rail et CFDT une rencontre afin de proposer et créer les bases permettant la construction d’une plate-forme commune ASCT.

La CGT, reste constante pour la défense des droits de TOUS les cheminots. Elle appelle les ASCT de toutes activités à débattre sur les enjeux de la période et de décider collectivement des suites à donner à nos mobilisations.

ENSEMBLE, NOUS SERONS PLUS FORTS !

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EIA : Les conseils de l’UFCM

| Maîtrise et cadres UFCM

L’Entretien Individuel d’Appréciation (EIA) est un moment crucial dans la vie des cheminot·e·s qui y sont soumis.

Pour l’UFCM-CGT, les objectifs doivent porter sur les moyens à disposition des cheminot·e·s pour bien travailler, être collectifs et partagés, en plaçant l’humain au cœur du service public ferroviaire !

Le management par objectifs est un stratagème patronal visant à faire adhérer les salarié·e·s aux « valeurs » de l’entreprise, inciter au culte du présentéisme et exiger une disponibilité quasi-permanente, le tout en individualisant les responsabilités au détriment des collectifs de travail. La confusion entre « obligation de moyens » et « obligation de résultats » conduit à une évaluation du salarié restreinte à la seule année écoulée, et subordonnée uniquement à l’atteinte d’objectifs qui finissent par primer sur la tenue du poste, contribuant ainsi à la perte de sens au travail.

Les objectifs irréalistes impactent gravement la santé physique et mentale des salarié·e·s. L’accroissement de la charge mentale, le manque de reconnaissance, la compétition entre cheminot·e·s ainsi que les risques de discrimination sont tout autant de causes qui peuvent conduire jusqu’au burn-out.

Les salarié·e·s, quelle que soit leur classe, n’ont qu’une obligation de moyens : ils doivent effectuer le travail qui leur est commandé afin de contribuer à l’objectif général, mais ne peuvent EN AUCUN CAS endosser de responsabilité personnelle si le résultat n’est pas atteint.

L’UFCM-CGT PRÉCONISE DE NÉGOCIER LES MOYENS NÉCESSAIRES POUR ATTEINDRE LES OBJECTIFS, DONC DE NE VALIDER QUE DES OBJECTIFS DE MOYENS !

Les encadrant·e·s, au même titre que l’ensemble des salarié·e·s, doivent pouvoir débattre et négocier avec leurs prescripteurs dans le but d’obtenir les moyens nécessaires à la production d’un service public ferroviaire de qualité.
Accepter des objectifs inatteignables, c’est aussi renoncer à les contester en cas de procédure disciplinaire, de remise en cause du poste ou d’incident !

DÉLÉGATION DE POUVOIR ET RESPONSABILITÉ JURIDIQUE : ATTENTION DANGER !

La délégation de pouvoir peut représenter un outil managérial visant à transférer des responsabilités, sans pour autant transférer un pouvoir décisionnel. Elle peut mettre en difficulté les encadrant·e·s, dans la mesure où ils doivent assumer les conséquences de la politique de l’entreprise, sans disposer des moyens suffisants pour effectuer leur travail de manière satisfaisante. Ce procédé dégrade les conditions de vie et de travail des Ictam en situation d’encadrement, renforçant la pression managériale et individualisant les responsabilités.
Les risques juridiques ne sont pas en reste, le délégataire pouvant être tenu responsable en cas d’accident, de supposé manquement ou d’infraction.

POUR L’UFCM-CGT, TOUTE DÉLÉGATION DE POUVOIR NE PEUT SE FAIRE QU’EN DESTINATION D’UN·E SALARIÉ·E DISPOSANT DES COMPÉTENCES, MOYENS ET AUTORITÉ NÉCESSAIRES ET DOIT ÊTRE CLAIREMENT DÉFINIE PAR ÉCRIT !

CHEMINOT·E·S CONTRACTUEL·LE·S : LA QUESTION DU SALAIRE

La mauvaise loi de 2018 éclatant la SNCF en SA et le volet classifications-rémunérations de la CCN de branche, ont durablement impacté le cadre social des cheminot·e·s et tenté de nous diviser, notamment en cassant les repères collectifs en termes de salaires. Pour les cheminot·e·s contractuel·le·s, le pourcentage de l’enveloppe dédiée aux augmentations de salaires est négocié chaque année lors des NAO, donc variable, et au final à la main de la direction. Cette enveloppe est ensuite répartie dans les établissements de façon très opaque et sans contrôle par les organisations syndicales. Il est donc nécessaire, lors de l’EIA, de formaliser par écrit toute demande de revalorisation salariale.

→ Indépendamment de l’EIA, la CGT et son UFCM invite tou·te·s les cheminot·e·s contractuel·le·s à rédiger une lettre de réclamation en exigeant les mêmes conditions salariales que les cheminot·e·s statutaires, et à la transmettre aux délégué·e·s de notation CGT afin de faire valoir les droits de l’ensemble des cheminot·e·s lors des commissions de notation !

Chaque cheminot·e, quel que soit son contrat, participe à la production du service public ferroviaire. Le salaire doit être transparent, équitable et fondé sur des critères objectifs : c’est dans ce cadre que la CGT et son UFCM, à travers la création d’un nouveau Statut du travail cheminot, revendiquent une grille unique des salaires pour l’ensemble des cheminot·e·s de la branche !

LORS DES EIA, EXIGEONS COLLECTIVEMENT :

  • Une charge de travail en cohérence avec la durée légale du travail (1 589h annuelles) ;
  • Une organisation de la production garantissant des conditions de vie et de travail de haut niveau ; Des appuis de proximité réactifs pour les services nécessaires aux cheminot·e·s ;
  • Des appuis techniques en proximité pour garantir la qualité du service public ferroviaire ;
  • Des moyens humains, matériels et financiers qui concourent à l’application de nos missions ;
  • Le respect d’un droit à la déconnexion garantissant les temps de repos ;
  • Une reconnaissance de la pénibilité pour les métiers de l’encadrement.

À NOTER :
La préparation de l’EIA sur Station C, c’est du temps de travail ! Elle doit se faire en service et avec les moyens matériels de l’entreprise. De plus, aucune disposition légale ni contractuelle n’oblige les cheminot·e·s à adhérer au contenu de son EIA.
L’UFCM-CGT invite les cheminot·e·s à préciser par écrit, pour chacun des items, dans les cases prévues à cet effet, les raisons qui amèneraient à cocher la case « NON » (objectifs inatteignables, commentaires sur le savoir-être…) ; ce qui est inscrit par le·la salarié·e ne peut être modifié sans son autorisation.
En outre, conformément à l’article 2.1 de l’accord PEDPP, l’EIA « est un rendez-vous annuel entre un manager et un salarié » : la direction ne peut donc pas être en supériorité numérique face à un·e cheminot·e lors de l’EIA.

TOUTES ET TOUS RASSEMBLÉ·E·S AVEC L’UFCM-CGT ! 

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ET TOURNÉ VERS LE PROGRÈS SOCIAL

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