Fédération CGT des Cheminots


INFO LUTTES N°7

6E JOUR DE GRÈVE : SOLIDE !

| Action depuis le 5 décembre 2019

Pour tenter de sortir de l’impasse, le Gouvernement  lance l’appareil de propagande  à plein régime pour parler d’un fléchissement de la mobilisation ce mardi 10 décembre 2019.
Avec 1 000 000 de manifestants mobilisés en seulement 4 jours, la CGT considère au contraire que le socle de la mobilisation est très solide. Ces salariés du public et du privé se sont retrouvés quasi-spontanément dans la rue et de plus en plus de discussions ont lieu dans les entreprises.
Alors on continue !

LE RAPPORT DE FORCES

SNCF

DES CHIFFRES DE GRÉVISTES BIDONNÉS PAR LA DIRECTION !

La direction vient, une nouvelle fois, de se décrédibiliser en publiant dans la presse des taux de grévistes erronés.

La CGT enregistre des écarts inexplicables dans des établissements-tests. Sur un atelier du Matériel, nous constatons un écart de -20 % tous collèges confondus. A la Traction, sur un autre établissement, nous enregistrons un delta de -30 %.

Le pourcentage de prévision des D2I chez les ADC TB pour la journée du 10 décembre était de 72,32 % dans les tableaux de la direction alors que l’observatoire social de la SNCF annonce 77,3 % de grévistes le même jour !!!

Le nombre de D2I annoncé dans plusieurs ateliers du Matériel correspond en réalité aux nouvelles D2I déposées, et non au total.

Dans certains établissements, le nombre de grévistes correspond à un seul préavis et non à l’ensemble des préavis : locaux, régionaux, nationaux.

Pour la CGT, il est donc clair que l’on ne peut plus faire confiance aux chiffres annoncés par la Direction.

ASSEMBLEES GENERALES

9658 cheminots se sont réunis en Assemblées Générales mardi 10 décembre, sachant que 25 AG avaient reconduit lundi jusqu’à mercredi.

C’est une remontée par rapport à vendredi 7 (8434) et lundi 9 (9498). Le chiffre se rapproche de celui du jeudi 5 (12958). C’est la démonstration qu’à la SNCF aussi, le socle de mobilisation est solide.

Il faut absolument qu’un maximum de grévistes participent aux AG, car c’est le seul indicateur fiable du niveau de mobilisation !

LES CIRCULATIONS

Mardi 10 décembre :

  • TGV = 20%
  • Thalys, Eurostar = 60%
  • Transilien = 21% (27% avec Tram-Trains)
  • Intercités = 18%
  • TER = 12%

Prévisions Mercredi 11 décembre :

  • TGV = 23%
  • Thalys, Eurostar = 60%
  • Transilien = 21% (27% avec Tram-Trains)
  • Intercités = 15%
  • TER = 13%

POURQUOI NOUS DEFENDONS LE SYSTEME ACTUEL DE RETRAITE ?

1   Le système de protection sociale français est le plus efficace d’Europe

Le système de protection sociale français, né des luttes pour la réponse aux besoins, et généralisé en 1945 par Ambroise Croizat, ministre communiste et militant CGT, est un mécanisme très efficace contre les inégalités.

Selon l’INSEE, 7,3 % des retraités sont touchés par la pauvreté en France, le plus bas taux d’Europe.

Avec les propositions CGT, nous pourrions encore améliorer cette situation. A l’inverse, des pays comme la Suède qui sont passés au système par points constatent un appauvrissement de leurs retraités (15,8% sont sous le seuil de pauvreté).

2   Le report de l’âge de départ conduit directement au chômage

Les réformes successives des retraites ont conduit à un accroissement du chômage dans les populations qui pourraient prétendre à la retraite : 920 000 chômeurs ont plus de 50 ans et le taux de chômage des plus de 65 ans a fortement augmenté (+ 179 % entre 2008 et 2018).

3   La situation financière du système de retraite n’a rien d’alarmant

Dans un récent rapport commandité par le Gouvernement, le Conseil d’Orientation des Retraites (COR) évalue le déficit prévisible en 2025 entre 7.9 et 17.2 milliards d’euros.

Selon les économistes, cela représente, dans le pire des scénarios, 1 % de cotisation supplémentaire nécessaire en 5 ans, soit 0.2 % par an. Le patronat pourrait largement consentir à cette augmentation de salaire socialisé.

En 2018, les seules exonérations de cotisations sociales du régime général ont représenté 37,1 milliards d’euros de cadeau au patronat (en hausse de 44,2 % en 5 ans). Il est possible de les conditionner à des contreparties en emplois ou en salaire, ou de les supprimer. La Sécu serait alors excédentaire.

4   Le régime spécial des cheminots : un ensemble de droits que les cheminots financent

Les cheminots cotisent davantage pour financer des droits spécifiques :

Régime spécial = 48.39 % (salarié : 10.95 % ; T1 employeur : 23.59 % ; T2 employeur : 13.85 %)

Régime général + retraite complémentaire ARRCO = 25.47 %.

5   Le projet du Gouvernement : moins de pension pour tous les salariés, y compris les jeunes, et surtout les femmes

Le calcul de la retraite sur les « 25 meilleures années » au lieu des « 10 meilleures années » a déjà impacté très défavorablement les salariés (7 % de baisse immédiate des pensions à liquider selon l’INSEE), et plus fortement les femmes.

Avec le régime par points, le calcul de la retraite est fait sur TOUTE la carrière, sans pouvoir neutraliser les mauvaises années. Selon l’évaluation des économistes, la baisse des pensions pourrait être de 20 à 25 %.

La retraite moyenne des femmes est, actuellement, inférieure de 39 % à celle des hommes. Cette infériorité est due aux inégalités de salaire (24 % de salaire annuel moyen en moins pour les femmes). Le système de retraite porté par le Gouvernement supprime la plupart des mécanismes de solidarité actuels qui visent à corriger ces inégalités : suppression de la majoration de la durée d’assurance (MDA) par enfant ; suppression de la majoration pour aidant familial ; suppression de la comptabilisation des périodes de maternité dans le calcul des trimestres ; remise en cause du principe de la pension de réversion… L’IPS conclut dans un rapport que les mères de famille vont encore perdre 9 à 17% de leur pension avec le régime à points.

6   CE QUE PROPOSE LA CGT

En plus des revendications confédérales, pour les cheminots, la CGT revendique :

L’extension du régime spécial à l’ensemble de la branche ferroviaire ;

Le bénéfice de bonifications de 5 ans pour l’ensemble des cheminots exerçant un métier reconnu à pénibilité avérée ;

L’attribution d’une bonification de 2 ans par enfant pour le calcul de la retraite des cheminotes ;

La prise en compte pour le calcul de la retraite, de l’ensemble des éléments de rémunération ;

La revalorisation des salaires et des taux de cotisations sociales pour financer la réponse aux besoins des cheminots.

SUJETS D’ENTREPRISE : PROTECTION COLLECTIVE DE BRANCHE

Une nouvelle réunion de négociation de la CCN ferroviaire se tenait mardi 10 décembre 2019 entre les organisations syndicales représentatives de la branche et le patronat des transports public (UTP).

La CGT a rappelé que les engagement pris par le gouvernement et l’UTP lors du conflit de 2018, n’ ont pas été respectés. A cette époque, la CGT dénonçait leur caractère vague et non engageant, ce qui est confirmé aujourd’hui. Aucun des volets qui devaient être négociés avant le 1er janvier 2020 n’a abouti.

Les cheminots seront donc sans protection collective à la fin de l’année !

Sur le volet classifications et rémunération, les diplômes ne sont pas reconnus, les métiers sont décrits en quelques lignes, et les salaires proposés sont en-deçà de ce qui se pratique dans l’ensemble des entreprises de la Branche.

Une nouvelle réunion de négociation aura lieu le 17 décembre. Elle sera vraisemblablement la dernière.

Les cheminots doivent se mobiliser pour imposer une CCN qui soit véritablement protectrice.

Le prochain temps fort confédéral du jeudi 12 décembre aura une DOUBLE importance :

Il montrera au Gouvernement le rejet des cheminots des annonces du Premier Ministre (celui-ci doit s’exprimer mercredi à 12h mais il a déjà annoncé qu’il n’y aurait pas de bouleversement du projet).

De son côté, la Direction SNCF convoque une première réunion de négociation sur les revendications du préavis.

SOYONS LE PLUS NOMBREUX POSSIBLE EN GREVE ET DANS LES MANIFESTATION JEUDI 12 DECEMBRE

La mobilisation depuis le 5 décembre démontre l’ampleur de la contestation

Même si les manifestations nous avaient déjà montré que la mobilisation dépassait largement les seuls cheminots SNCF ou traminots de la RATP, une réunion des Fédérations de la CGT qui s’est tenue lundi a confirmé :

DANS LE PUBLIC

  • Fédé des Finances, forte mobilisation aux douanes, aux finances publiques et même à la Banque de France (30%).
  • Fédé des Travailleurs de l’Etat, 39,7% de grévistes dans les ateliers aéronautiques des armées.
  • Fédé de l’Equipement, 20% de grévistes sur l’ensemble du périmètre du Ministère de l’Environnement, dont plus de 50 % à l’aviation civile, à Météo France…
  • Fédé des Transports, reconduction à la RATP avec quasi maintien de la mobilisation entre jeudi et lundi. Plus de 50 réseaux de transports urbains en grève, dont certains ont reconduit (Dunkerque, Toulouse, Bordeaux, Marseille, Reims, Dijon…).
  • Fédé des services publics, très fort dans les écoles, les cantines, la collecte et le tri des déchets.
  • Fédé de la Santé, 18,9 % de grévistes dans l’ensemble du champ professionnel (plus forte mobilisation depuis 2007 !). 580 établissements hospitaliers concernés par la grève reconductible qui se poursuit (ça ne faiblit pas !).
  • Fédé des Journalistes, poursuite de la grève à Radio France.
  • Fédé de l’Education, entre 55 et 60 % de grévistes dans le 1er degré, dont 1/3 ont reconduit le vendredi.
  • Fédé des organismes sociaux, 53 % de grévistes à la Sécu et des débrayages dans d’autres structures.

DANS LE PRIVÉ

  • Fédé de la Chimie, 5 des 8 raffineries françaises sont en arrêt d’expédition depuis le 5 décembre.
  • Fédé des télécom, 25 % de grévistes à La Poste et beaucoup d’actions locales.
  • Fédé des ports et docks, 100 % des ports fermés le 5 décembre.
  • Fédé de la métallurgie, beaucoup d’appels à la grève, y compris dans les PME. Des négociations salariales sont déclenchées par les patrons pour tenter de démobiliser.
  • Fédé du textile, beaucoup d’entreprises étaient en grève, y compris dans la maroquinerie de luxe (10 % de grévistes). Les bastions CGT mobilisés à 80 ou 90 % !
  • Fédé de l’Energie, 60 % de grévistes dans le secteur de l’électricité le 5/12, avec des pointes à 90 % dans certaines centrales. Relance de la grève lundi et reconduction. Actions ciblées de coupures d’électricité.
  • Fédé du commerce, des débrayages dans les hypermarchés (dont 2 en reconductible), des bases logistiques (dont celle d’Amazone Nord en reconductible), des centres commerciaux. 82 rassemblements d’assistantes maternelles le 5/12.
  • Fédé des Marins, le remorquage était en grève, beaucoup de passages d’eau, et certains navires (ex : chimiquiers de Gaz Océan).
  • Fédé du BTP, plusieurs sites en grève (Lafarge…).
  • Fédé des Banques, des grévistes dans plusieurs secteurs, notamment les assurances (MAAF, MMA…) et les mutuelles.
  • Fédé des Sociétés d’Etudes, des grévistes dans les sociétés d’ingénierie (CGI, ATOS…), les centres d’appels, et même parmi le personnel de cabinets d’avocats.
  • Fédé Verre et Céramique, 43 sites en grève recensés avec entre 30 et 80 % de grévistes, dont certains ont reconduit (St Gobain Chalon, Verreries du Languedoc…).
  • Fédé de l’Agroalimentaire, près de 1000 appels à la grève et 150 000 grévistes recensés le 5/12. Reconduction par débrayages quotidiens dans 50 sites.

113 cheminotes et cheminots ont rejoint la CGT depuis le début du conflit. Toi aussi, rejoins la CGT !

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COMMANDE DU PERSONNEL : IMPOSONS NOS RÈGLES !

| Traction

Le 27 janvier, les Fédérations syndicales ont participé à la table ronde « organisation et planification de la commande » convoquée par SNCF Voyageurs. Au regard du contenu présenté et de la posture de la Direction, c’est une fois de plus un rendez-vous manqué. La Fédération CGT des cheminots exige toujours des réponses !

Cette table ronde fait suite à une série de réunions qui ont eu lieu tout au long de l’année 2025 et à la restitution, les 12 et 13 novembre derniers, d’un audit national réalisé par un cabinet d’expertise privé.

Or, tout ce travail engagé n’a pas permis, pour l’heure, de traiter le sujet ni de modifier les orientations de la direction qui continue de déployer ces logiciels et laisse se multiplier les dérives en matière de commande du personnel.

Pire, elle entend acter un traitement différencié avec des écarts importants en fonction de l’activité utilisatrice : Voyages, Transilien, TER, Intercités mais aussi dans les sociétés dédiées.

D’ailleurs, le blocage opéré vis-à-vis des négociations en cours sur l’unité sociale dans le GPU SNCF et sa volonté de casser notamment les règles sur le temps de travail, font partie de cette stratégie.

Un cahier des charges ignoré

Les travaux décidés au printemps 2025 et élaborés avec les Fédérations dans le cadre de l’expertise ont été totalement écartés.

La Direction a imposé ses seules orientations, privilégiant les activités sans répondre aux revendications légitimes des cheminots.

Une approche inacceptable de la commande

La Direction de SNCF Voyageurs confirme son refus d’appliquer un cadre transverse ambitieux. Et les dérives continuent de se multiplier. Depuis des mois, la CGT alerte sur : le manque de cohérence et de lisibilité des roulements, les modifications récurrentes, le droit à la déconnexion, le non-respect de la réglementation et l’insuffisance de moyens pour les GM.

Cette organisation du travail basée sur la flexibilisation et l’individualisation des règles exerce une mise sous tension permanente des cheminot·e·s. Des constats qui ont d’ailleurs été confirmés par l’expertise rendue en novembre dernier.

Pour la CGT, la question de l’emploi demeure centrale et les manques d’effectifs dans les établissements fragilisent durablement la production.

La CGT revendique :

  • l’ouverture des bureaux de commande en proximité de la première/dernière heure de prise de service avec des GM formés ;
  • un droit à la déconnexion qui doit être intégré dans les protocoles de commande des agents de la traction (CTT, GM, ADC, ASCT) ;
  • la prise en compte des temps de trajet entre le lieu de fin et de prise de service et le lieu de RHR dans le temps de travail ;
  • la prise en compte en temps de travail effectif des différents temps de transport et de trajet compris dans une journée de service ;
  • une mise à jour annuelle des temps forfaitaires et supplémentaires alloués au personnel de la conduite et du bord (T00024, TT00025, TT00026 et VO 0178).

Si la Fédération CGT des cheminots va interpeller la direction avec un courrier unitaire sur ces sujets qui pèsent sur l’équilibre quotidien de vie et de travail des ASCT et des ADC.

Il est évident que dans un environnement de souffrance au travail
l’expression du rapport de force sera déterminante
pour gagner la prise en compte de nos revendications !

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CONFLITS À L’ÉQUIPEMENT : RÉCOLTONS LES PREMIERS FRUITS D’UNE LUTTE GAGNANTE !

| Équipement

Les conflits en cours à l’Équipement ont permis, par une très large participation des cheminots du service électrique à l’action, d’engager des négociations pour la reconnaissance des métiers dans la filière, les déroulements de carrière, l’emploi ainsi que reconnaissance de la pénibilité.

Pour la CGT, cette première étape démontre que la lutte paie !

MIEUX QU’HIER, INSUFFISANT POUR DEMAIN !

Ces conflits trouvent pour origine une situation professionnelle devenue ingérable au quotidien pour les cheminots. En cause, les conditions dégradées dans lesquelles ils doivent assurer leurs missions : Moins nombreux, moins formés, moins épaulés et mal rémunérés… Ce cocktail est devenu explosif !

Si aujourd’hui encore, des directions font le choix de ne pas respecter leurs engagements et jouent la carte de l’affrontement en refusant de se mettre autour de la table. Dans une majorité de régions, les négociations se sont ouvertes et permettent d’obtenir des avancées concrètes pour les cheminots.

Les établissements de Lille, Paris Sud-Est, Montpellier, Paris Nord, Toulouse, Bretagne, Limoges et Rennes ont déjà lancé des cycles de réunions et annoncé des recrutements supplémentaires, des requalifications de poste, des majorations de prime de travail de 20 % sur plusieurs mois, des gratifications exceptionnelles et des formations pour les nouveaux embauchés à partir des éléments arrachés par la grève et actés lors de la table ronde du 29 janvier.

EMPLOI : DES ENGAGEMENTS QUI DOIVENT ÊTRE TENUS !

Au niveau national, la Direction a pris l’engagement de 630 recrutements pour 2026. Ces annonces doivent être suivies de près par les cheminots dans leur mise en oeuvre. D’ores et déjà, la CGT, interpelle les directions d’établissement pour faire acter les fruits de la lutte au plus près des chantiers.

UN RAPPORT DE FORCE INDISPENSABLE ET DES CHEMINOTS TOUJOURS DÉTERMINÉS !

À l’heure où les pressions managériales se multiplient pour faire accepter n’importe quoi aux cheminots et où la situation sanitaire et sociale se dégrade, la CGT appelle les cheminots à relever la tête.
Les métiers de l’Équipement sont de plus en plus techniques et requièrent des savoir-faire importants. Les évolutions sur le réseau, en cours et à venir, nécessitent un renforcement des lignes métiers et de la formation pour répondre aux exigences accrues de sécurité.

LA CGT A DES PROPOSITIONS !

La CGT porte la création d’une prime de base garantie pour reconnaître la technicité, une grille unique des salaires pour tous et l’élargissement de la pénibilité pour les postes d’encadrants soumis à astreinte.

Les actions se multiplient dans tous les métiers, que ce soit à la Voie, Éale, Caténaires, Télécoms, Câbliers, surveillants de travaux ou encore à l’encadrement. C’est par ces mobilisations et actions en territoire que se gagneront de nouvelles avancées pour toute la filière.

S’organiser avec la CGT Cheminots, c’est renforcer les luttes, résister aux mauvais coups des directions et gagner sur nos revendications. Adhérer à la CGT, c’est ne plus rester seul face au patronat et renforcer le collectif et les solidarités !

ADHÉRER À LA CGT, C’EST CE QU’ONT DÉCIDÉ PLUS DE 120 CHEMINOT·E·S
DE LA FILIÈRE ÉQUIPEMENT DEPUIS SEPTEMBRE 2025 !

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QUAND LA DIRECTION JOUE AVEC LA SANTÉ DES CHEMINOT·E·S DU MATÉRIEL !

Amiante

| Matériel

Depuis plusieurs mois, la direction de la SNCF tient un discours rassurant autour de l’amiante, évoquant des « découvertes récentes » et un risque « maîtrisé ». Cette communication est un enfumage destiné à garder la main sur le sujet et faire taire les cheminot·e·s.

L’AMIANTE N’EST PAS NOUVELLE À LA SNCF, ELLE EST CONNUE, DOCUMENTÉE ET CONTINUE D’EXPOSER LES AGENTS DE MAINTENANCE !
Dans les ateliers du Matériel, la base fibres est incomplète ou obsolète, les repérages amiante ne sont pas réalisés ou inexistants. Lors des interventions on découvre régulièrement des matériaux contenant de l’amiante (MCA) : enduits type Becker et Isoson, cloisons et joints de porte coupe-feu, porte-fusibles, mastic rouge, cheminées de soufflage, contacteurs, isolants divers, etc.

Encore aujourd’hui, ces matériaux contenant de l’amiante sont manipulés, parfois sans information claire, sans protections adaptées, parfois même sans cadre SS4. Cela démontre que la maîtrise du risque reste largement insuffisante.

Un document de 2025 sur le groupe de travail Amiante confirme ce que la CGT dénonce depuis des années : depuis plus de vingt-cinq ans, des cheminots meurent de pathologies liées à l’amiante, et de nombreuses maladies professionnelles dues à l’amiante sont reconnues à la SNCF.

NOMBRE DE DÉCÈS LIÉS À L’AMIANTE À LA SNCF

Année Actifs Retraités Total
2001 5 43 48
2002 2 43 45
2003 0 41 41
2004 5 37 42
2005 3 31 34
2006 4 43 47
2007 5 26 31
2008 5 28 33
2009 2 49 51
2010 2 40 42
2011 0 50 50
2012 3 27 30
2013 5 31 36
2014 0 28 28
2015 3 31 34
2016 1 22 23
2017 1 18 19
2018 1 30 31
2019 2 25 27
2020 2 18 20
2021 1 15 16
2022 1 13 14
2023 2 16 18
2024 0 12 12
2025 1 17 18

Ces chiffres ne baissent pas, bien au contraire, alors que l’amiante est inter-dite depuis 1998. Les chiffres présentés sont incomplets car ne ils reprennent que les cheminot·e·s affiliés à la CPRPF. Le risque n’appartient pas au passé, il est toujours présent dans nos ateliers et sur nos matériels. Pire encore, de jeunes collègues nés après l’interdiction de l’utilisation de ce poison sont aujourd’hui exposés.

D’autre part, le suivi post-exposition des retraité·e·s n’est plus assuré dans les cabinets médicaux SNCF !

La SNCF a déjà été condamnée pour son manquement à protéger les agent·e·s. Par exemple, des décisions de justice ont obligé l’entreprise à indemniser des cheminots du technicentre de Romilly-sur-Seine exposés à l’amiante pendant des années, avec des condamnations à verser des indemnités pour préjudice d’anxiété et violation volontaire de l’obligation de sécurité.

D’autres juridictions ont également condamné la SNCF pour le même type de préjudice d’anxiété lié à l’amiante, avec des dizaines voire des centaines de salariés concernés.

Des fiches d’exposition sont établies par centaines pour les agents exposés, et pourtant, la Direction continue d’afficher une communication rassurante qui minimise le danger, en totale déconnexion avec les situations vécues par les cheminot·e·s.

L’actualité récente nous rappelle d’ailleurs la persistance du danger : porte-fusibles Legrand et télémécanique sur les voitures Corail, cheminées de contacteur sur les Z5600 et VB2N. On découvre encore la présence de MCA de manière fortuite, avec une gestion dans l’urgence, bien loin de la sérénité affichée.

RAPPEL SUR L’AMIANTE (SOURCE INRS)

De 400 à 500 fois moins épaisses qu’un cheveu, les fibres d’amiante sont invisibles dans les poussières de l’atmosphère. Inhalées, elles peuvent se déposer au fond des poumons et provoquer des maladies respiratoires graves : plaques pleurales, cancers des poumons et de la plèvre (mésothéliome), fibroses (ou asbestoses)… Certaines maladies peuvent survenir après de faibles expositions, mais la répétition de l’exposition augmente la probabilité de tomber malade. Les effets sur la santé d’une exposition à l’amiante surviennent souvent plusieurs années après le début de l’exposition.

Au niveau interprofessionnel, l’amiante est responsable chaque année de 3 000 à 4 000 maladies reconnues comme étant liées au travail. Il s’agit de la deuxième cause de maladies professionnelles.

Cheminot·e·s du Matériel, ne restons pas silencieux face à ce danger mortel. Organisons-nous et alertons nos collègues ! Rejoignez la CGT, et construisons ensemble le rapport de force. Notre santé, nos vies et la sécurité ferroviaire valent plus que leurs mensonges et leur rentabilité !

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MÉPRIS ET FUITE EN AVANT !

Conditions de travail en proximité

| Les conditions sociales

La Direction méprise la gravité de la situation et tente d’esquiver ses responsabilités.

La CGT appelle les cheminots à hausser le ton !

Neuf suicides en quelques semaines, des collectifs de travail mais aussi des individus en souffrance depuis des mois et même des années, pourtant, les réorganisations locales et nationales ou les stratégies de filialisation se pour-suivent et s’accélèrent.

La Direction n’a pas pris la mesure des drames qui se déroulent. Alors que la souffrance au travail se traduit de plus en plus violemment dans la vie des cheminots, la Direction continue de nier ses responsabilités dans cette crise sanitaire.

Lors de la table ronde de ce jour, elle ne consent qu’à programmer différents groupes de travail, des retours d’expérience et un observatoire du travail, avec pour seul objectif d’accompagner les restructurations toujours plus nombreuses.

Pour cela, elle compte déployer une nouvelle « task force RH » dans les territoires pour mieux faire passer la pilule. Pour être clair, elle invite les cheminots à une écoute « polie » sans moyens pour améliorer les conditions de travail.

La Fédération CGT des cheminots n’accompagnera jamais ces réorganisations qui broient tant de vies et aggravent la souffrance au travail. En séance, la CGT a rappelé l’exigence de mesures immédiates :

  • la mise en œuvre par la Direction de dispositifs d’aide et de soutien pour les familles et les collègues des cheminots ayant perdu la vie ;
  • l’arrêt des réorganisations locales et nationales ainsi qu’un moratoire sur l’ouverture à la concurrence dans l’ensemble des sociétés du groupe public unifié SNCF ainsi que dans l’ensemble des filiales fret et voyageurs ;
  • l’ouverture de négociations immédiates sur le niveau des embauches, surla formation professionnelle initiale et continue, sur les conditions de travailet les conditions sanitaires des cheminots ainsi que sur la sécurité ferroviaire, ceci afin de prendre des mesures d’urgence et stopper les drames.

Aucune réponse sérieuse n’a été fournie, renvoyant l’essentiel à différents groupes de parole. La CGT a donc quitté cette table ronde stérile.

NOUS APPELONS LES CHEMINOTS, SUR TOUT LE TERRITOIRE, À S’ORGANISER DANS LES SYNDICATS DE SITE AFIN DE CONSTRUIRE LES MOBILISATIONS NÉCESSAIRES POUR FAIRE PLIER LES DIRECTIONS LOCALES POUR AMÉLIORER LES CONDITIONS DE TRAVAIL EN PROXIMITÉ.

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UN DÉTOURNEMENT SCANDALEUX !

Action sociale SNCF

| Les conditions sociales

Dans l’ombre la direction passe à la moulinette les droits des cheminots et les emplois des travailleurs sociaux à l’action sociale SNCF La CGT appelle les cheminots à se mobiliser.

Plus qu’un filet de sécurité, l’Action Sociale SNCF a été construite pour aider les cheminots contractuels et statutaires, actifs et retraités à faire face aux aléas de la vie mais aussi pour les accompagner au quotidien.

La direction de la SNCF a entrepris de briser cette solidarité que les professionnels et les travailleurs sociaux SNCF font vivre alors qu’ils subissent des coupes franches inacceptables dans leurs effectifs (803 professionnels en 2016 à 509 en 2026).

DES FONDS DÉTOURNÉS :
Le FASS (Fonds d’Action Sanitaire et Sociale) permet de financer les prestations sociales et les services de l’action sociale SNCF.
Son financement s’appuie sur le travail des cheminots. L’argent du FASS leur appartient.

Pourtant, depuis le 1er janvier 2026, la direction de la SNCF a décidé de siphonner le FASS en réduisant son financement pour alimenter son ambition d’ouvrir en grand à la concurrence et réaliser des économies sur les dos des cheminots : (de 1,1 % à 0,82 %).

RÉDUIRE LE FINANCEMENT DU FASS, C’EST :

  • dégrader la qualité des prestations, voire les supprimer ;
  • affaiblir un service essentiel aux salariés, retraités et à leurs familles ;
  • organiser la disparition de l’Action Sociale SNCF.

LA CGT PORTE DES ALTERNATIVES EN REVENDIQUANT :

  • le maintien du taux de financement du FASS à 1,1% de la MSI ;
  • la fin de l’externalisation des prestations ;
  • la couverture de l’ensemble du territoire : Département = 1 CAS (Centre d’Action Sociale) au minimum ;
  • à minima par CAS : 1 secrétaire et 1 travailleur social ;
  • la revalorisation des prestations et des barèmes ;
  • la révision du secours d’urgence ;
  • de nouvelles prestations ;
  • le développement des centres médico-psycho-pédagogiques (CMPP) ;
  • des Centres d’Orientation Scolaire et Professionnelle (COSP) de proximité.

La CGT appelle tous les salariés et retraités à la mobilisation et à un sursaut collectif.

Pour plus d’informations, contacter le syndicat de votre site et faites comme des milliers de cheminots : rejoignez la CGT !

ENSEMBLE, GAGNONS
UN NOUVEAU STATUT POUR TOUS LES CHEMINOTS

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LA COOPÉRATION PLUTÔT QUE LA CONCURRENCE !

Politique ferroviaire en Europe

| Europe ferroviaire demain

Les syndicats espagnols seront rassemblés ce 3 février devant le ministère des Transports.

Ils seront également en grève les 9, 10, 11 février prochain pour dénoncer le manque de moyens et exiger un bilan de la libéralisation.

Le 18 janvier dernier, l’Espagne a connu un accident ferroviaire tragique qui a fait 46 morts et plus d’une centaine de blessés près de la ville d’Adamuz dans la région de Cordoue. Le lendemain, un second accident par suite d’un éboulement de talus a causé le décès du conducteur. Deux autres accidents suivront, heureusement sans conséquences graves sur le personnel et les passagers.

Cette situation remet en cause le suivi de la maintenance et le signalement des incidents ; c’est aussi une conséquence de la libéralisation des transports voulue par les dirigeants politiques conservateurs en Europe.

Tous les syndicats européens demandent un retour d’expérience de la libéralisation mais la Commission et le Parlement européen s’y refusent.

L’Administrateur de l’infrastructure ferroviaire (ADIF) en Espagne a été créé en 2005. Cette structure est totalement séparée de la RENFE, opérateur historique.

L’ADIF fait d’ailleurs l’objet d’une enquête pour corruption, impliquant des personnalités politiques et le ministère des Transports.
Le réseau Espagnol de ligne à grande vitesse est le plus grand d’Europe avec 3 240 km contre 2 814 km en France. La ligne entre Madrid et Malaga passant par Cordoue a été inaugurée en 2007 et rénovée entre 2021 et 2023 à hauteur de 700M € avec des financements provenant en partie de fonds européens (FEDER).

Les premiers éléments d’enquêtes identifieraient une fissure de 40 cm entre un rail de 1989 et un rail récent de 2023. De plus, plusieurs conducteurs ont signalé des secousses anormales à l’endroit de l’accident, sans réaction du gestionnaire réseau en amont des accidents.

En 2021, le gouvernement espagnol décidait d’ouvrir à la concurrence les lignes à grande vitesse par une procédure d’appels d’offres. Trois opérateurs remportaient les lots : RENFE AVE, OUIGO, détenue à 100 % par le Groupe SNCF, et IRYO, compagnie détenue par trois acteurs (TRENITALIA, la compagnie aérienne espagnole low-cost AIR NOSTRUM et le fonds espagnol d’investissement en infrastructures GLOBALVIA).

En avril 2024, le gouvernement dénonçait les tarifs pratiqués par les concurrents et notamment OUIGO, avec des prix de ticket 40 % moins cher.

Cette situation crée de fait un déséquilibre avec l’opérateur historique.

Pour rappel, OUIGO Espagne a bénéficié d’un investissement de près d’un milliard d’euros de la part du groupe SNCF au détriment des investissements en France et des conditions de travail des cheminots et cheminotes SNCF. En trois années d’exploitation, la compagnie n’a pas encore rapporté le moindre euro. C’est une situation inquiétante pour les cheminots et cheminotes de OUIGO dont les droits sociaux et les salaires sont inférieurs à l’opérateur historique RENFE.

Comme dans tous les pays européens, la libéralisation est à l’évidence une catastrophe annoncée, à l’instar du transport de marchandises, libéralisé depuis 2006, et qui a conduit à une chute drastique des tonnages et la liquidation de Fret SNCF au 1er janvier 2025.

La réduction des péages aux opérateurs entrants, la fin de la péréquation (financement des lignes non rentables par les lignes rentables), entrainent une désorganisation de la maintenance. C’est par exemple le projet « Résonances » à la SNCF.

La CGT dénonce au plus haut niveau les méfaits de la libéralisation et en premier lieu l’éclatement de l’entreprise intégrée, la dérégulation et l’ouverture du marché ferroviaire tant fret que voyageur.

Le patronat européen du ferroviaire (CER), piloté par la DB et SNCF, mène une campagne de lobbying auprès de la Commission européenne dans le cadre de la révision de la directive 2007/59 concernant la certification des conducteurs de train.

Ils veulent imposer des logiciels de traduction remettant en cause les principes de sécurité. C’est le cas de l’expérimentation du logiciel Athena pour la SNCF. De plus, les compagnies mettent la pression sur l’agence ferroviaire européenne (ERA) pour refuser l’enregistrement du temps de conduite et de travail des conducteurs.

La CGT dénonce depuis de nombreuses années la perversité du système libéral, les conséquences sur la sécurité du personnel et des passagers, l’opacité d’un système qui multiplie les acteurs (sous-traitance accrue, multiplicité des organismes…) et qui dilue les responsabilités.

C’est pourquoi la Fédération CGT des cheminots se tient résolument aux côtés des cheminots espagnols.

Elle souhaite réaffirmer sa solidarité, son soutien ainsi que toute sa disponibilité pour combattre l’éclatement du système ferroviaire européen et gagner un retour aux entreprises historiques dans le cadre de la coopération en lieu et place de la concurrence !

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UNE DIRECTION PAS AU NIVEAU !

Contigents de niveaux

| Tract

Le 26 janvier, s’est tenue la réunion annuelle pour définir le nombre de niveaux à attribuer aux cheminots statutaires lors de l’exercice de notations 2026/2027. La direction acte un recul sans précédent pour tous les cheminots du GPU en excluant ceux d’Hexafret, Technis et des sociétés dédiées voyageurs !

NAO (Négociations Annuelles Obligatoires) et contingents de niveaux, la direction fait le choix de l’austérité et de la division. Aux augmentations et déroulements de carrière au rabais, elle ajoute la division des cheminots statutaires et contractuels par la mise en place de mesures différentes.

Les cheminots d’Hexafret, de Technis et des filiales voyageurs sont de nouveau exclus des négociations en laissant une liberté totale à chaque direction sans aucune garantie pour les cheminots concernés.

DES MESURES SALARIALES TROP BASSES

D’année en année, le nombre de niveaux accordé par la direction diminue plus vite que les effectifs ralentissant les déroulements de carrière et impactant négativement la rémunération des cheminots.

Cette année, le nombre de cheminots statutaires a encore chuté (- 7 547 par rapport à l’exercice précédent). La direction comptait imposer un volume de contingents de niveaux de 3 645, soit une baisse de près de 727 par rapport à l’année précédente !

La CGT est parvenue à obtenir 523 niveaux supplémentaires.

Pour autant, ce n’est pas suffisant pour garantir un déroulement de carrière et une progression salariale automatique.

La CGT revendique notamment un délai de séjour maximal de 7 ans sur les niveaux 1 et la mise en place de la grille unique commune à tous les cheminots.

PRES DE 2 000 NIVEAUX EN MOINS EN 2 ANS

Alors qu’un déficit de 1 773 niveaux avait été imposé lors de l’exercice 2025, la direction accentue le recul du déroulement de carrière des cheminots en 2026 !
Les multiples interventions de la fédération CGT des cheminots ont imposé la révision à la hausse du contingent de niveaux de cette année, pour autant, la direction entérine un nouveau recul de -204 niveaux ! La proposition finale de la
direction établit un contingent de niveaux à hauteur de 21.06 % des cheminots dits éligibles au niveau 2 soit un total de 4 168 niveaux à répartir par classe. En 2025, il était de 21.19 % soit 4 372 niveaux.

UNE ACTION SPÉCIFIQUE ET COLLECTIVE POUR LES CHEMINOT·ES CONTRACTUELS.
La CGT est à l’initiative d’une démarche collective visant à rassembler les cheminots statutaires et contractuels dans les exercices de notation.
Tous les agents contractuels sont donc appelés à transmettre leur lettre de réclamations à leurs militants CGT de leur site de travail.

 

B/Classe 2 /
C/Classe 3 890
D/Classe 4 1005
E/Classe 5 734
F/Classe 6 630
G/Classe 7 400
H/Classe 8 238
TA 8
TB 263
TOTAL 4168

ENSEMBLE, TOUS ET TOUTES CHEMINOT·ES !

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LE FERROVIAIRE EN ALERTE ROUGE

| Communiqué

7 suicides en quelques mois, dont 3 depuis le lundi 19 janvier 2026, plusieurs accidents mortels dans l’ensemble du champ ferroviaire : la Direction du GPU SNCF, les directions des entreprises ferroviaires et les pouvoirs politiques successifs portent une lourde responsabilité dans la situation actuelle.

La Fédération CGT se tient résolument aux côtés des collègues et des familles durement touchés par ces drames et les assure de tout son soutien.

Parallèlement au processus de privatisation en cours, les restructurations se multiplient de manière violente sur l’ensemble du territoire.

Depuis la réforme ferroviaire de 2018, des dizaines de milliers de cheminots sont licenciés, déplacés, forcés à changer de métier, transférés dans des filiales etc.

La CGT des cheminots a alerté à de multiples reprises, mais la Direction a choisi la méthode du passage en force.

Elle étouffe depuis des années la dégradation pourtant bien réelle de la situation.

La coupe est pleine, les cheminots en ont assez.

La CGT interpelle la direction de l’entreprise, au plus haut niveau, depuis plusieurs semaines.
La CGT exige :

  • Que la Direction mette tout en œuvre pour accompagner les familles et les collègues des cheminots ayant perdu la vie.
  • L’arrêt des réorganisations ainsi qu’un moratoire sur l’ouverture à la concurrence dans l’ensemble des SA du groupe Public Unifié SNCF ainsi que dans l’ensemble des filiales Fret et Voyageurs.
  • L’ouverture de négociations immédiates sur le niveau des embauches, sur la formation professionnelle initiale et continue, les conditions de travail et les conditions sanitaire des cheminots ainsi que sur la sécurité ferroviaire, afin de prendre des mesures d’urgence et de stopper les drames.

Plus généralement, la CGT dénonce une stratégie qui vise à organiser la marche vers la privatisation de l’entreprise publique au mépris des attentes des usagers et de la souffrance des cheminots. Nous avons une série de propositions qui doivent être entendues.

NE BANALISONS PAS CES DRAMES ET IMPOSONS PAR LE RAPPORT DE FORCE
UNE RÉORIENTATION COMPLÈTE DE LA STRATÉGIE DE L’ENTREPRISE PUBLIQUE
POUR RÉPONDRE AUX ATTENTES DES USAGERS
ET AMÉLIORER LA SITUATION SANITAIRE ET SOCIALE DES CHEMINOTS !

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29 JANVIER : ACTONS DES AVANCÉES POUR LES SE ET L’ENSEMBLE DE LA FILIÈRE ÉQUIPEMENT !

Services électriques

| Équipement

Le 29 janvier se tiendra la réunion de lancement du programme métiers SE. Pour la CGT, ces négociations, qui ont été arrachées grâce à la détermination des cheminots des services électriques et du conflit qui dure depuis plusieurs mois, doivent aboutir rapidement à la concrétisation de certains engagements et à la satisfaction des revendications !

SERVICES ÉLECTRIQUES, LE 29 JANVIER, PAS DE RÉPONSES, PAS DE RÉPIT !

Alors que les NAO 2026 ont été particulièrement décevantes pour une majorité de cheminots, la communication de l’entreprise dans les médias faisant croire à de « grasses augmentations de salaires » a fini de les écœurer.
Pour la CGT, ces négociations ne sont pas closes, et nous ne sommes pas quittes.

À l’Équipement, en ce début d’année 2026, malgré les pressions des directions d’établissement, la mise en place de 2X8, le non-respect des jugements qui donnent pourtant raison aux cheminots, le remplacement d’agents grévistes en dépit de toute réglementation et le report de traitement de certains incidents, la grève se poursuit, et les attentes sont toujours aussi fortes.

UN RAPPORT DE FORCE QUI A DÉJÀ FAIT BOUGER DES LIGNES !
Alors que la CGT à fait acter :

  • la nomination à la classe 3 dès la réussite à la formation HMT3 et la tenue réussie de 3 cycles d’astreinte en double et rémunérés ;
  • un délai de séjour de 10 ans maximum à la classe 3 pour le passage à la classe 4.
    La CGT revendique que ce délai soit ramené à 7 ans ;
  • la dispense pour l’accès à la classe 5 de prérequis pour les REQ au bout de 3 ans de tenue de poste ;
  • la requalification de 60 postes (15 par DGIR/DZP) en 2026, 30 postes en 2027 et 30 postes en 2028 de la classe 3 vers la classe 4, en y intégrant la mission de moniteur ;
  • 500 recrutements en 2026 en plus des recrutements non réalisés en 2025 ;
  • la réouverture mi-2026 de l’antenne d’Amiens avec 4 formateurs ;
  • la proposition d’une prime de reconnaissance de la technicité de 60 euros par mois ;
  • la proposition de création d’une indemnité de remise en exploitation du réseau ;
  • l’ouverture, avant la fin du premier semestre, de négociations spécifiques liées à la reconnaissance de la pénibilité, y compris pour l’encadrement tenant l’astreinte.

CE QUE LES CHEMINOTS AVEC LA CGT ATTENDENT

Si les annonces en lien avec les recrutements et les formations sont globalement attendues pour améliorer les conditions de travail, leur mise en oeuvre et la tenue des comités de suivi de l’emploi devront être rigoureusement respectées au plus près des chantiers. Les annonces de requalification de postes, l’instauration de délais de séjour maximum ainsi que l’amélioration des conditions d’accès à la classe 5 sont une première étape dans la reconnaissance des métiers qui doivent être encore renforcées au regard de la technicité requise.

Concernant la création de l’indemnité de remise en exploitation du réseau pour tous les agents d’astreinte de SNCF Réseau, quels que soient leur collège et leur métier, la CGT porte la revalorisation des taux A et B et du repos supplémentaire qui n’incite pas à la multiplication des sorties ou toutes autres déviances. S’agissant de la reconnaissance de la technicité, la proposition de mise en place d’une prime mensuelle de 60 euros pour les agents habilités est clairement insuffisante, sans compter que sa mise en oeuvre serait renvoyée à 2027.
La CGT revendique une prime de base garantie pérenne et liquidable, avec la sécurisation d’autres éléments de rémunération ayant trait à la technicité.

Enfin, concernant la majoration de 20 % de la prime de travail en attendant la concrétisation des négociations, celle-ci qui avait été actée dans de nombreuses régions n’est pas respectée.
La CGT demande le respect des engagements pris.

Alors que les cheminot·e·s sont massivement en grève et que certain·e·s rejoignent encore le mouvement, la balle est désormais dans le camp de la Direction. La CGT appelle à maintenir la pression dans tous les métiers de l’Équipement. Ne lâchons rien !

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05 décembre 2025

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