Fédération CGT des Cheminots


INFO LUTTES N°24

NOËL SANS TRÊVE, NOUVEL AN EN GRÈVE !

| Action depuis le 5 décembre 2019

Ce 28 décembre, des dizaines de milliers de personnes ont pris part aux manifestations et rassemblements qui ont été organisés dans l’ensemble des départements.

La population reste majoritairement opposée à la réforme.

Faisons plier le Gouvernement !

LA STRATÉGIE DU SILENCE ET DU MENSONGE

Le Gouvernement et la direction SNCF entrent dans une nouvelle phase stratégique.

Avec l’aide de certains médias qui vont volontairement placer sous l’étouffoir la lutte interprofessionnelle en cours, ils vont tenter de minimiser la grève, de la faire oublier et de faire passer les salariés grévistes pour des irresponsables marginalisés et hors-sol.

La période du nouvel an va être l’occasion de faire comme si les jours passés depuis le 5 décembre n’étaient qu’un lointain souvenir et comme si la réforme était dorénavant largement validée par la population.

NOUS NE TOMBERONS PAS DANS LE PANNEAU !

  1. Les raisons qui nous ont menés à entrer en grève demeurent.
  2. Les grévistes exigent le retrait du projet de réforme par points et l’ouverture de négociations afin d’améliorer le système actuel.
  3. Les cheminots exigent le maintien et l’élargissement du régime spécial à l’ensemble de la branche ferroviaire.
  4. L’opinion publique reste majoritairement hostile à la réforme.

Face au silence assourdissant qui va être orchestré par le Gouvernement et ses béquilles médiatiques, opposons le bruit, la colère, la détermination, la fierté et l’exigence d’être entendus !

La bataille que nous menons est extrêmement rude mais elle doit absolument se poursuivre.

Mieux, elle doit s’amplifier !

L’HEURE EST AU RENFORCEMENT DU MOUVEMENT SOCIAL

C’est pourquoi, des appels interprofessionnels doivent se démultiplier partout.

Rien n’a changé, la réforme concerne tous les salariés public/privé, les retraités, la jeunesse.

Le flot d’exceptions, profession par profession, annoncé par le Gouvernement, est un leurre. Il vise à diviser et démontre par ailleurs que le projet est mauvais, inefficace et porte en lui la régression sociale. Ces annonces sonnent comme un aveu.

A la SNCF, invitons nos collègues à rester ou à entrer de nouveau dans la grève !

Passons le cap des prochains jours et préparons les prochaines échéances.

Organisons-nous dans chaque chantier avec les cheminots disponibles afin de tenir des permanences, des espaces de débats, de rencontres, des moments conviviaux et festifs, des opérations de conviction auprès des populations.

LE GOUVERNEMENT ET SES PORTE-FLINGUES PASSENT DE LA MÉDIOCRITÉ…

Après avoir échoué à convaincre les français du bienfondé de sa remise en cause de notre système de retraite,

Après avoir échoué à faire croire aux français que la Sécurité Sociale créée et défendue par la CGT était archaïque,

Après avoir permis aux français de comprendre la nocivité de ce projet pour les jeunes, les femmes, l’ensemble des salariés,

Après avoir été battu sur le fond de son projet régressif, le Gouvernement va tenter de jeter le discrédit sur l’action en cours.

… À LA CALOMNIE !

Aux interventions inconsistantes sur le fond des parlementaires et ministres LREM, succèdent leurs déclarations calomnieuses et haineuses à l’encontre des salariés mobilisés.

Les agents de l’énergie sont accusés de couper le courant à mauvais escient. Un député LREM des Landes, « ambassadeur » de la réforme des retraites, accusait avant-hier les grévistes d’avoir coupé l’alimentation électrique de l’hôpital de Dax. Accusation démentie par le directeur de l’hôpital qui affirme n’avoir trouvé aucune trace de coupure ces quinze derniers jours.

Les cheminots sont accusés par la Ministre Borne de priver les français de vacances, avant qu’elle-même ne s’envole pour le Maroc.

Edouard PHILIPPE, Elisabeth BORNE et Jean-Baptiste DJEBBARI accusent la CGT et les cheminots de ne pas croire leurs promesses. Pourtant, en 2018, ce sont ces trois-là qui ont promis aux cheminots que leur régime spécial de retraite serait maintenu, même en cas de changement d’entreprise.

Inventer de fausses maladies pour vendre de mauvais remèdes au moyen de mensonges à un nom : le charlatanisme !

UNE MOBILISATION ENTIÉREMENT ORIENTÉE VERS LE BIEN-COMMUN ET LA SOLIDARITÉ

Malgré la période de fêtes de fin d’année, les salariés français n’ont pas renoncé à la lutte. Le mouvement demeure puissant et les cheminots y tiennent toute leur place. Avec d’autres salariés et militants de la CGT, ils consacrent ces périodes de fêtes à la solidarité :

  • 23 décembre : vente de boissons chaudes et collations au profit du Secours Populaire à Nancy.
  • 24 décembre : blocage des compteurs électriques, en position heures creuses, durant les fêtes pour 500 000 foyers d’Île-de-France.
  • 27 décembre : distribution de cadeaux par le Père Noël CGT aux enfants hospitalisés à l’Hôpital des Enfants de Toulouse
  • 27 décembre : repas de Noël à Amiens avec fanfare et débats.
  • 27 décembre : repas des Fêtes en gare de Narbonne ouvert à l’ensemble de la population.
  • 28 décembre : distribution de vêtements au profit du Secours Populaire à Rennes.
  • 30 décembre : don du sang par les cheminots grévistes de Toulouse.
  • 30 décembre : concert des grévistes du Nouvel An gratuit à Nancy.

Les cheminots et les autres salariés en lutte n’ont pas de leçon de solidarité à recevoir de ceux qui soutiennent l’accaparation des richesses !

Si le Gouvernement et ses soutiens sont aujourd’hui contraints de recourir aux formes les plus délétères de propagande, c’est parce que le mouvement d’ampleur se poursuit malgré les périodes de fêtes. Les chiffres du plan de transport SNCF en attestent !

PLAN DE TRANSPORT SNCF DES 28 ET 29 DÉCEMBRE

SNCF

  • 1 Transilien sur 5
  • 3 TER sur 10
  • 6 TGV sur 10
  • 3 Intercités sur 10

Pour être plus fort, adhérez à la CGT !

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Ne lâchons rien !

Cadres et maîtrises

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La mobilisation de l’encadrement par la grève, le 10 juin, a fortement contribué à obliger la Direction à prendre des engagements. Lors de la table ronde du 23 juin 2026, organisée à la suite de cette puissante journée d’action,le président Castex a ainsi effectué plusieurs annonces. L’UFCM-CGT appelle les ingénieur·e·s, cadres, technicien·ne·s et agent·e·s de maîtrise (Ictam) de la branche à amplifier le rapport de forces et à se tenir prêts à poursuivre la mobilisation !

Si certaines garanties ont été annoncées concernant la continuité des droits des cheminot·e·s dans les filiales, les dotations en ASC et les embauches, plusieurs paliers restent à franchir.

LA RECONNAISSANCE DE LA PÉNIBILITÉ DES MÉTIERS DE L’ENCADREMENT TOUJOURS OCCULTÉE !

Alors que les encadrant·e·s subissent de plein fouet des réorganisations incessantes, entraînant une surcharge de travail, une dégradation des conditions de travail et un accroissement de la charge mentale, la Direction continue de nier la réalité de leurs souffrances. Les objectifs inatteignables et le manque de moyens réduisent les encadrant·e·s à un rôle de véritables gestionnaires de misères !

L’UFCM-CGT revendique l’extension de la liste des emplois repères à pénibilité avérée (ERPA) et des dispositifs de cessation anticipée d’activité (CAA) aux encadrant·e·s de proximité (DPX, RET…) et leurs assistant·e·s, aux CTT, aux GM, aux ordonnanceurs, aux DU et RDU… ainsi qu’à tous les métiers soumis à l’astreinte !

LA QUESTION DU TEMPS DE TRAVAIL PASSÉE SOUS SILENCE !

La situation est pourtant critique depuis déjà de longues années : les dérives du forfait jours ont fait exploser le temps de travail des Ictam, bien au-delà des heures annuelles réglementaires. Il invisibilise le travail réel et les heures effectuées, en imposant aux encadrant·e·s une part importante de travail non-rémunéré tout au long de l’année ! Ce dispositif brise l’équilibre vie professionnelle-vie personnelle, supprime les temps de repos et met en danger la santé physique et mentale des cheminot·e·s.

L’UFCM-CGT revendique la mise en place d’un système de décompte horaire pour contrôler le temps de travail et garantir les temps de repos, combiné à l’instauration de véritables dispositifs de déconnexion sous la responsabilité de l’employeur !

URGENCE SUR LES SALAIRES !

Les politiques salariales au rabais successives, traduites par plus de 40 ans de désindexation des salaires sur les prix et 8 années de gel des salaires, ont créé un contentieux salarial qui s’élève toujours actuellement à plus de 30 % ! Les richesses créées par les cheminot·e·s doivent leur revenir !

L’UFCM-CGT revendique des augmentations générales de salaire, ainsi qu’un nouveau Statut du travail cheminot (NSTC) comprenant la mise en place d’une grille unique des salaires dans la branche ferroviaire et une véritable échelle mobile des salaires garantissant leur revalorisation automatique, au minimum à hauteur de l’inflation !

La mobilisation des Ictam sera déterminante pour gagner des droits nouveaux, collectifs et opposables ! L’UFCM-CGT continuera à porter la voix des Ictam pour un service public ferroviaire à visage humain, en proximité comme dans les négociations avec la direction Groupe !

MAINTENONS LA PRESSION TOUT L’ÉTÉ POUR UNE RENTRÉE REVENDICATIVE DÉTERMINANTE !

 

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ODICEO, PROGRÈS OU FARDEAU ?

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La CGT alerte depuis plusieurs mois sur les conditions de déploiement et de formation des ADC liées au nouvel outil Odiceo. Malgré nos interventions répétées lors de groupes de travail, les réponses apportées par la Direction restent insuffisantes. Nous rappelons que cet outil aura un impact direct sur les conditions d’exploitation et la sécurité des circulations à compter du 1er juillet.

DES FORMATIONS INCOMPLÈTES ET UN RISQUE POUR LA SÉCURITÉ FERROVIAIRE

Les JFC1 dispensées depuis janvier ont été réalisées avec des supports pédagogiques inadaptés et incomplets faces aux exigences qu’implique un tel changement sur l’exploitation ferroviaire. Ces formations auraient nécessité une manipulation réelle de l’application par les ADC pour en comprendre les mécanismes. Or dans la plupart des cas, ces formations se sont limitées à la présentation d’un simple support Powerpoint.
La maîtrise de telles évolutions ne peut se limiter à une simple présentation théorique. Pour la CGT, le recours au e-learning pour former à des procédures ayant un impact direct sur la sécurité ferroviaire doit être proscrit.
Nous revendiquons une formation complémentaire avec des mises en situation pra-tiques, des échanges avec les CTT formateurs ainsi qu’un accompagnement de proximité permettant une réelle appropriation des outils et des procédures.
De son côté, la Direction continue de se retrancher derrière une prétendue fiabilité du produit, tout en maintenant les procédures existantes (sticker).

DES QUESTIONS SANS RÉPONSE ET UN CALENDRIER DE DÉPLOIEMENT FLOU

L’histoire du déploiement de l’AUM, marqué par des retards de formation et de graves difficultés opérationnelles, semble se répéter. En effet, le déploiement d’Odiceo est repoussé au 1er juillet en raison d’un calendrier de formation des agents circulation qui s’étale, lui, jusqu’au 31 décembre 2026. Parallèlement, l’activation obligatoire d’Ares a déjà été reportée du 14 juin au 1er juillet.
Ce décalage pourrait différer, pour de nombreux ADC, l’application réelle de l’outil de plusieurs mois. De plus, nous ne connaissons pas, pour l’heure, les sites où le dispo-sitif sera réellement déployé.
En clair, les ADC vont travailler avec deux méthodes différentes de communication de sécurité avec les agents circulation pendant plusieurs mois sans pouvoir identifier les lieux où le dispositif sera réellement opérationnel.

UNE CHARGE COGNITIVE SUPPLÉMENTAIRE POUR LES CONDUCTEURS

Pour la CGT, Odiceo va ajouter une nouvelle couche d’interactions numériques à l’activité de conduite : notifications en temps réel, consignes à consulter et à valider, graphiques et courbes à analyser, gestion simultanée de la conduite et du système.
Cette superposition d’exigences accroît la charge cognitive des agents, génère davan-tage de stress et peut entraîner des conséquences sur la sécurité ferroviaire.
La Direction doit assumer ses responsabilités. La CGT refuse toute logique du « ça passe ou ça casse ! » en cas d’incidents ou dysfonctionnements qui résulteraient d’une appropriation insuffisante de cet outil, la responsabilité incomberait aux choix de l’entreprise en matière de formation et de déploiement, et non pas à l’ADC.

La CGT revendique :

  • une journée complète de formation en présentiel dédiée à Ocideo et aux outils numé-riques ;
  • le report du déploiement d’Odiceo tant que les conditions de formation et de sécurité ne sont pas réunies ;
  • 5 journées de formation continue par an.

Pour la CGT, la sécurité ferroviaire doit rester une priorité absolue ! Les impératifs budgétaires ne doivent jamais primer sur la formation, la sécurité des circulations, les conditions de travail des cheminots et la qualité du service public.

 

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DE LA CAISSE À LA CASSE : NON !

CA CPRPF

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Un conseil d’administration de la caisse de prévoyance et de retraite du personnel ferroviaire s’est tenu le 25 juin 2026.
Cette réunion confirme les attaques contre le régime de protection sociale des cheminots. Elle confirme aussi une nécessité : agir pour nos droits, notre santé, nos salaires et nos pensions.

Salaires, retraites, prestations spécifiques, médecine de prévention…, tous les droits construits par les luttes sont aujourd’hui visés. Face à cette offensive, une seule réponse s’impose : agir collectivement pour défendre et gagner de nou-veaux droits.

DES SALAIRES EN BERNE, DES RETRAITES EN CHUTE LIBRE !

79,3 % seulement, c’est la part du revenu imposable réellement prise en compte pour le calcul de la retraite. Le reste de la rémunération échappe aux droits à pension. Primes, EVS, PPV, intéressement : du salaire en moins, des pensions amputées demain !
En refusant les augmentations générales et en multipliant les éléments de rému-nération qui ne comptent pas pour la retraite, la SNCF organise l’affaiblissement des droits. Moins de salaire reconnu aujourd’hui, c’est moins de pension demain.
Pour compenser cette perte, il faudrait cotiser presque trois années supplémen-taires. La politique salariale pèse donc directement sur les futures pensions.

CONGÉ DE MOBILITÉ : LES CONDUCTEURS PÉNALISÉS !

Un projet de décret présenté aux membres du CA prévoit que les conducteurs en congé de mobilité soient affiliés comme cheminots sédentaires pour le calcul de la retraite. À la clé : une perte de droits inacceptable !
La CGT dénonce cette spoliation et seule la CGT a voté contre ce projet. Aucun droit retraite ne doit être sacrifié au nom de la mobilité ou du reclassement.

CAISSE DE BRANCHE :LE RÉGIME SPÉCIAL SNCF DANS LE VISEUR !

Substituer à la caisse du régime spécial SNCF une caisse de branche sans étendre ce régime à l’ensemble des cheminots revient à accompagner l’ouverture à la concurrence en facilitant les transferts de cheminots. Cette logique fragilise ses droits spécifiques.
Une caisse de branche ne garantit en rien des droits pour l’ensemble des cheminots. Pire, elle peut devenir un outil supplémentaire pour démanteler le régime spécial.
Les alertes sur un possible transfert vers la Cnav (Caisse nationale d’assurance vieillesse) et la Carsat (Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail) de la gestion du régime spécial de retraite des industries électriques et gazières montrent que le risque est réel. Le régime spécial SNCF de retraite et sa gestion pourraient être les prochains visés. Interpellés sur le sujet par la CGT, les représentants des ministères ont été incapables d’écarter cette menace.
Suppression du numéro de CP pour les retraités, feuilles de pension calquées sur le régime général…, sous couvert de rationalisation, les spécificités du régime spécial sont peu à peu effacées. Les retraités le subissent déjà, avec pour première conséquence l’explosion des prélèvements sur pensions du forfait médical et participation forfaitaire pour introduire un logiciel du régime général.

PRESTATIONS SPÉCIFIQUES : ASSEZ DE FLOU, IL FAUT DES GARANTIES !

Sans financement pérenne, les prestations spécifiques non pérennes pourraient disparaître très rapide-ment, d’ici 2 à 3 ans. Ces prestations, telles que des prises en charge financières supplémentaires des frais de santé, sont pourtant essentielles pour le quotidien des cheminots Elles doivent être inscrites durablement dans le régime de base, avec un calendrier clair, des garanties écrites et des décisions concrètes.
La CGT, avec les autres organisations syndicales et la direction SNCF, a proposé un financement pour les pérenniser. Les ministères tardent à répondre. Ce silence laisse craindre une volonté de siphonner les fonds restants pour laisser disparaître ces droits.

CABINETS MÉDICAUX SNCF : LA DIRECTION ORGANISE LE RECUL DU DROIT À LA SANTÉ !

En supprimant les cabinets médicaux SNCF, la Direction éloigne les cheminots d’un suivi de proximité et aggrave le risque de renoncement aux soins. Plutôt que de renforcer la prévention, la Direction casse des outils qui permettaient un suivi adapté aux réalités du travail ferroviaire.
Pour justifier ce recul, tous les prétextes sont utilisés, y compris les directives européennes ou encore la mise en place d’une complémentaire santé obligatoire. Mais derrière ces arguments se cache un choix patronal : supprimer un outil de prévention pour des dizaines de milliers de cheminots et supprimer, dans le même mouvement, des postes de personnel de soin à la SNCF. La CGT a dénoncé ce renonce-ment organisé et la réduction du droit à la santé.

UNE VIOLENCE ABSOLUE !

ans cette même logique de désengagement, la direction SNCF ose désormais refuser que le suivi post-professionnel soit réalisé dans les cabinets médicaux SNCF. Après avoir exposé les cheminots à l’amiante, aux produits toxiques, aux poussières, aux fumées ou à d’autres risques liés au travail, elle voudrait détourner le regard et se dégager de ses responsabilités.
C’est une honte sociale, sanitaire et morale. Les cheminots actifs et retraités concernés doivent béné-ficier d’un suivi spécifique, de proximité, assuré par des professionnels connaissant leur métier, leur parcours et leur exposition. La CGT exige le maintien des cabinets médicaux SNCF, des moyens pour la prévention et un suivi post-professionnel digne pour toutes celles et ceux qui ont été exposés.

LA CANICULE, UN AUTRE RÉVÉLATEUR DE LA CASSE !

La canicule révèle une nouvelle fois le recul de l’accès aux soins provoqué par le manque de moyens et de financements. Quand les températures explosent, ce sont d’abord les salariés les plus exposés, les retraités, les plus fragiles et celles et ceux qui travaillent en horaires décalés qui subissent les consé-quences d’un système de prévention affaibli.
Les gouvernements, par leur action politique, mais aussi les directions qui profitent des exonérations de cotisations sociales portent une lourde responsabilité.

600 MILLIONS D’EUROS : L’ARGENT EXISTE POUR LES SALAIRES ET LES PENSIONS !

À la SNCF, la complémentaire santé obligatoire représente près de 200 millions d’euros par an sous-traits aux salaires. Avec l’intéressement, la PPV et les dispositifs qui contournent le salaire, près de 600 millions d’euros par an échappent à une véritable politique salariale.
600 millions, ce serait 12,7 % d’augmentation générale immédiate pour tous les cheminots ! Du vrai salaire, soumis à cotisations, pour financer la Sécurité sociale, le régime spécial et de meilleures pensions.
Les exonérations et niches sociales affaiblissent le salaire socialisé et financent le marché de la protection complémentaire au lieu de renforcer le régime de base.

LA CGT REVENDIQUE L’AMÉLIORATION DES DROITS ET L’EXTENSION DU RÉGIME SPÉCIAL À L’ENSEMBLE DES CHEMINOTS DE LA BRANCHE.
ENSEMBLE, GAGNONS DE NOUVEAUX DROITS !
GAGNONS UN NOUVEAU STATUT POUR TOUS LES CHEMINOTS !

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LA RETRAITE DES CONDUCTEURS DANS LE VISEUR !

Congé mobilité

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Un conseil d’administration de la caisse de prévoyance et de retraite du personnel ferroviaire s’est tenu le 25 juin 2026.
Cette réunion a une nouvelle fois confirmé les attaques portées contre le régime de protection sociale des cheminots.

Plusieurs projets examinés remettent en cause des droits acquis de longue date et impactent directement les agents de conduite, notamment en matière de retraite, de pénibilité et de reconnaissance des spécificités de leur métier.

En effet, un projet de décret présenté aux membres du conseil d’admini-stration prévoit que les conducteur·trice·s placés en congé mobilité soient affiliés en tant que cheminots sédentaires pour le calcul de leurs droits à la retraite.

Pour rappel, le congé mobilité est un dispositif de reconversion profession-nelle qui permet aux salariés de bénéficier d’un accompagnement vers un nouvel emploi tout en conservant certains droits.

La CGT a été la seule organisation syndicale à voter contre ce projet, et pour cause : ses conséquences seraient particulièrement pénalisantes pour les conducteur·trice·s.

En étant assimilés à des sédentaires pendant cette période, les ADC pourraient perdre la prise en compte de la pénibilité liée à leur métier. Les conducteur·trice·s au statut embauchés avant janvier 2009 seraient éga-lement impactés par la perte des bonifications traction prises en compte dans le calcul de leur retraite.

Pour la CGT, il est hors de question que les conducteur·trice·s soient une nouvelle fois les victimes collatérales des réformes. Ces remises en cause sont inacceptables et s’inscrivent dans une logique de démantèlement pro-gressif des garanties sociales des cheminots.

LA CGT REVENDIQUE L’AMÉLIORATION DES DROITS ET L’EXTENSION DU RÉGIME SPÉCIAL À L’ENSEMBLE DES CHEMINOTS DE LA BRANCHE.

ENSEMBLE, GAGNONS DE NOUVEAUX DROITS !
GAGNONS UN NOUVEAU STATUT POUR TOUS LES CHEMINOTS !

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LES CHEMINOTS EN SURCHAUFFE !

ALERTE CONDITIONS DE TRAVAIL

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Une vague de fortes chaleurs impacte une très large partie du territoire, avec des impacts sur les installations, les plans de transport et la multiplication des incidents. Des mesures urgentes de protection des cheminots doivent être prises.

La Fédération CGT des cheminots a déposé ce jour une demande de concertation immédiate auprès du groupe SNCF pour exiger des mesures immédiates de protection des cheminots qui sont en première ligne pour assurer le service public dans des conditions pour le moins extrêmes dans le cadre de l’exercice de leurs métiers.

La CGT porte l’exigence de mesures immédiates, effectives et adaptées aux différents métiers et conditions d’exercice. Cela passe notamment par des mesures de prévention, des équipements de protection, des tenues adaptées, des temps de pause allongés, des locaux de coupure adaptés, des journées de service adaptées, etc.

Le groupe SNCF ne doit pas seulement regarder le niveau du thermomètre, mais exiger de chacune des sociétés des mesures cohérentes et adaptées à chaque situation de travail, pour qu’aucun chantier, dépôt ou atelier ne soit oublié et que des conditions de travail dignes soient garanties à chaque cheminot, sans que sa santé ne soit mise en danger.

LA FÉDÉRATION CGT EXIGE DES MESURES IMMÉDIATES, MAIS AUSSI SUR LE PLUS LONG TERME !

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L’EXPERTISE, ÇA SE PAYE !

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Les technologies employées dans les métiers de l’Équipement ne cessent d’évoluer.
Les cheminots développent une expertise toujours plus importante, mais les directions refusent de la reconnaître durablement : elles multiplient les primes non garanties et exclues du calcul de la retraite.
La CGT revendique une prime de base garantie métier (PBGM) pérenne et liquidable pour tous les cheminots, contractuels et statutaires, de l’Équipement.

À l’Équipement, l’expertise des cheminots progresse, mais la reconnaissance salariale ne suit pas. Plutôt que de reconnaître durablement l’évolution technologique des métiers, les directions multiplient les EVS, les primes variables, non garanties et exclues du calcul de la retraite. Résultat : au moindre arrêt, en formation, en congés ou en maladie, la rémunération baisse. C’est une double peine : moins de salaire aujourd’hui, moins de droits demain pour la retraite !

UNE PBGM EN PLUS DE LA PRIME DE TRAVAIL ET DES REQUALIFICATIONS

Voie, Signalisation, Caténaires, Télécoms, Énergie, EIV, Créq…, ces métiers exigent qualifications, adaptation permanente aux évolutions technologiques et techniques. La CGT ne se satisfera pas de miettes ni de primes bricolées. L’expertise des cheminots doit être reconnue à sa juste valeur :

  • par des requalifications ;
  • par l’augmentation de la prime de travail ;
  • par une PBGM garantie, mensuelle, cotisée et prise en compte pour la retraite.

Les directions doivent arrêter les faux-semblants : les métiers évoluent, les responsabilités augmentent, et les connaissances explosent. Il est temps que la fiche de paie suive.

LE X 2, AU MINIMUM !

La PBGM revendiquée par la CGT représente au minimum le doublement de la prime de travail pour les cheminots statutaires et l’équivalent garanti sur les salaires pour les cheminots contractuels.

La PBGM, c’est en plus, pas à la place du salaire, pas à la place des majo-rations nuits, dimanches, fêtes ou astreintes. Aucun droit ne doit disparaître.

GARANTIE POUR TOUTE LA VIE

  • L’UNIFICATION : un socle commun pour une même expertise techno-logique et quel que soit le métier (Voie, Signalisation, Caténaires, Télé-coms, Éale, EIV, ABE, etc.).
  • LA SÉCURITÉ : fini les pertes de rémunération liées aux formations, con-gés ou absences. La PBGM est fixe, garantie et intégrée au salaire.
  • LA RETRAITE : avec la PBGM, les droits futurs à pension sont améliorés.

La PBGM, c’est pour tous les cheminots, statutaires comme contractuels. Nous faisons circuler les trains ensemble, nous devons gagner ensemble !

La PBGM doit être un vrai gain : du salaire en plus, des droits en plus, de la retraite en plus. Pas des primes jetables, pas de recul, pas de division.

Nos savoirs, notre expérience et notre engagement font la sécurité ferroviaire. Il est temps que la fiche de paie le reconnaisse vraiment !

ENSEMBLE, GAGNONS DE NOUVEAUX DROITS !

GAGNONS UN NOUVEAU STATUT POUR TOUS LES CHEMINOTS !

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LA GRÈVE BOUSCULE LES DIRECTIONS !

Table ronde

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La table ronde nationale de ce jour présidée par Jean CASTEX s’est tenue sous la pression de la grève du 10 juin dernier.
Le rapport de force construit par les cheminot·es contraint la direction à faire des premières annonces sur les points du préavis unitaire.

Maintien de l’unité sociale et de l’ensemble des droits et garanties pour tous les cheminots du GPU et des filiales fret et voyageurs :

  • Pour les 3 filiales déjà créées (SVEA, SVSA, SVLO) : prolongation à fin 2028 des accords, y compris celui sur le temps de travail ;
  • Pour les filiales à venir (notamment celles mises en exploitation au 13/12/2026 : Bourgogne Ouest Nivernais, 2ème phase de transferts SVLO, ligne L) : la durée de maintien des accords sera portée à 24 mois.

Les droits sont donc maintenus pour l’ensemble de ces filiales jusqu’à décembre 2028.

  • Maintien de la dotation Activités Sociales et Culturelles pour le GPU SNCF et les filiales jusqu’en 2027.
  • Décloisonnement et garantie des passerelles et parcours professionnels entre les sociétés, par un avenant à l’accord PEDPP.

Arrêt des restructurations/ déstructurations et du processus de filialisation/ privatisation, et des mesures immédiates en termes d’emploi pour améliorer les conditions de vie et de travail des cheminots :

  • Aucune restructuration d’ampleur ne sera lancée dans le second semestre 2026.
  • Détente du calendrier de mise en oeuvre des restructurations locales.
  • La direction annonce 450 emplois supplémentaires : 70 à la traction, 80 pour les métiers de la relation client et production, 100 à la maintenance ingénierie et travaux, 40 à la SUGE, 10 au service informatique et digital, 100 pour la filière RH, et 50 fléchés prioritairement sur Réseau.

L’ouverture immédiate de négociations salariales.

  • Augmentation de 100 € en juillet de la gratification vacances ;
  • Augmentation de 2,41 % du SMIC sur les bas salaires qui sera décliné dans le cadre de l’engagement groupe de ne pas avoir de rémunération inférieure au SMIC + 10 % ;
  • Si l’inflation se situe au-dessus de 2,5 % en septembre, des négociations salariales s’ouvriront.

Concernant HEXAFRET et TECHNIS, la CGT exige la même durée de maintien des droits que dans les filiales de la SA voyageurs.
Elle exige également l’application de l’ensemble des mesures annoncées pour ces deux entités.

Une interfédérale s’est tenue à l’issue de cette table ronde.

À cette occasion, la Fédération CGT des cheminots a proposé de poursuivre la démarche unitaire engagée depuis plusieurs mois, notamment sur les salaires. Cette proposition n’a pas retenu, pour l’heure, l’assentiment de l’ensemble des organisations syndicales représentatives.

La Fédération CGT des cheminots proposera une nouvelle rencontre des fédérations syndicales dans un délai qu’elle jugera opportun et utile.

L’unité des cheminot·es démontre une fois encore qu’elle est la seule à même de faire bouger les lignes !

La CGT considère qu’il nous faudra encore franchir un cap revendicatif, par les mobilisations, afin d’engranger de nouvelles victoires, y compris au niveau local, en imposant notamment l’application des annonces faites !

PAS DE CHEMINOT·ES SANS CHEMINS DE FER ! PAS DE CHEMINS DE FER SANS LES CHEMINOT·ES !

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32 heures : une nécessité pour l’égalité entre les femmes et les hommes !

| Droits des femmes

L’articulation entre sphère professionnelle, familiale et personnelle est un enjeu majeur de justice sociale et d’égalité réelle entre les femmes et les hommes.

Les femmes sont encore majoritairement celles qui réduisent ou interrompent leur activité professionnelle après l’arrivée d’un enfant, qui passent à temps partiel, souvent contraint ou faute de solution de garde, qui assument les rendez-vous médicaux, les sorties d’école, les enfants malades, les démarches administratives et l’essentiel des tâches domestiques.

Ces choix imposés ont des conséquences concrètes : surcharge mentale et physique, carrières ralenties, promotions manquées, salaires plus faibles, retraites amputées et dépendance économique accrue.

Loin d’être une simple question d’organisation individuelle, le temps de travail est un enjeu politique, social et féministe.

Aujourd’hui encore, ce sont majoritairement les femmes qui paient le prix de l’articulation impossible entre emploi, responsabilités familiales et vie personnelle !

Cette situation est le produit d’une organisation du travail construite autour d’un modèle masculin : une disponibilité permanente, des horaires extensifs, une valorisation du présentéisme et une invisibilisation du travail domestique et parental.

Revendiquer la semaine de 32 heures, sans perte de salaire ni intensification du travail, c’est donc porter une exigence d’égalité réelle !

C’est permettre à toutes et tous de mieux partager les responsabilités professionnelles, parentales, domestiques. C’est aussi refuser que les femmes soient contraintes de choisir entre leur emploi, leur salaire, leur santé et leur vie familiale.

Pour la CGT, la réduction collective du temps de travail n’est pas un aménagement à la marge : c’est un levier de transformation sociale !

Les 32 heures sont une revendication syndicale et féministe pour reprendre du pouvoir sur nos vies, combattre les inégalités structurelles et imposer un autre partage des richesses, du travail et du temps.

LES 32 HEURES DOIVENT S’ACCOMPAGNER DE CRÉATIONS D’EMPLOIS, D’UNE REVALORISATION DES MÉTIERS FÉMINISÉS, DE CONGÉS PARENTAUX MIEUX PARTAGÉS ET MIEUX RÉMUNÉRÉS, AINSI QUE DE SERVICES PUBLICS DE LA PETITE ENFANCE À LA HAUTEUR DES BESOINS !

ENSEMBLE, ALLONS CHERCHER LES 32 HEURES !

LE CONGÉ SUPPLEMENTAIRE DE NAISSANCE : UN DROIT NON ABOUTI !

Le nouveau congé supplémentaire de naissance, d’une durée d’un à deux mois et indemnisé à hauteur de 70 % le premier mois puis 60 % le second, constitue une avancée limitée.

Son premier défaut est son niveau d’indemnisation. Une rémunération partielle crée immédiatement une inégalité d’accès : seules les familles qui peuvent se permettre une perte de revenu pourront réellement en bénéficier.

Dans de nombreux couples, lorsque les femmes ont déjà les salaires les plus faibles, cette baisse de rémunération risque de renforcer les arbitrages défavorables aux femmes et de maintenir les inégalités existantes.

Sa durée est également trop courte.

Tant que le congé n’est pas pleinement rémunéré, protégé et accompagné d’une obligation sociale forte pour que les pères le prennent réellement, les femmes resteront les principales utilisatrices. Le congé peut alors devenir un nouvel outil de retrait des femmes du travail, plutôt qu’un levier d’égalité.

GAGNER DE NOUVEAUX DROITS POUR LES FEMMES, C’EST GAGNER DE NOUVEAU DROITS POUR TOUS !

 

 

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LA DIRECTION « LOUPE » L’OCCASION D’ANTICIPER LA CRISE !

Canicule et outil "Loupe" de Pacific

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Alors que l’été n’a pas encore débuté, le pays traverse déjà son deuxième épisode de canicule. Ces pics de chaleur extrême ont de lourdes répercussions sur la santé, le repos et les conditions de travail des cheminots. Les faits récents démontrent que le plan d’action de la Direction n’est pas à la hauteur de la situation. Face à un phénomène désormais récurrent d’année en année, la CGT réclame des mesures immédiates !

La vague de chaleur de fin mai à mis en exergue la fragilité de notre matériel roulant : Ouigo, Intercités, les rames TER (X73500…) et, dans une moindre mesure, Inoui ont subi des défaillances importantes. Alors que nous entrons dans un deuxième épisode caniculaire, les pannes se multiplient à nouveau.

En première ligne, les agents de train et de conduite subissent et gèrent ces dysfonctionnements au quotidien, souvent au péril de leur propre sécurité. L’agression intolérable d’un ASCT sur la ligne Intercités Paris–Clermont, le 15 juin, en est la triste illustration. Face à l’accumulation de ces événements, la Direction doit sortir de l’inertie et prendre des mesures d’urgence et pérennes.

Au-delà du matériel voyageurs, ce sont toutes nos infrastructures qui subis-sent de plein fouet ces températures extrêmes : rails, caténaires et instal-lations électriques sont poussés à leurs limites. Pourtant, rien de tout cela n’est nouveau. Les limites historiques du matériel Corail sont identifiées depuis la canicule de 2003, et les systèmes de réfrigération de certains TER s’avèrent totalement inefficaces dès que l’affluence augmente. Dans nos technicentres, les sous-effectifs chroniques et les choix d’organisation du travail empêchent d’assurer une maintenance préventive de qualité, dégradant inévitablement le service rendu.

Face à cette impasse, la Direction a fait le choix de la fuite en avant et du renoncement. Sa seule réponse face aux alertes de fortes chaleurs : supprimer purement et simplement des circulations. Cette méthode, dont l’activité Intercités est devenue la spécialiste, devient insupportable pour les usagers et les cheminots. Pour la CGT, cette logique de repli est inaccep-table ! Alors que le train est la réponse incontournable au défi climatique, il doit pouvoir circuler en toutes circonstances pour répondre aux besoins des usagers.

Nous refusons de continuer à subir cette gestion de crise permanente qui met en danger la santé des cheminots et dégrade le service public. Il y a urgence à rompre avec les politiques de rigueur. Nous exigeons des inves-tissements d’envergure, tant dans l’humain (les embauches) que dans le matériel et les infrastructures, pour faire face à l’avenir et assurer nos missions en toute sécurité !

Selon une étude récente de l’INRS (Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies profes-sionnelles), il est difficile de travailler au-delà de 28 °C dès lors que des efforts physiques sont exigés et de 30 °C pour un travail sédentaire. Au-delà de 33 °C, c’est même considéré comme un danger. Or, des tempéra-tures supérieures ont déjà été constatées dans plusieurs rames…

La CGT rappelle que le décret du 25 mai 2025 impose plusieurs mesures aux employeurs :

  • augmentation de la quantité d’eau ;
  • choix d’équipements de travail adaptés (suspension du port de la casquette) ;
  • fourniture d’équipements de protection individuelle ;
  • adaptation des organisations du travail avec la mise en place de pauses complémen-taires.

Pourtant, alors même que la situation exigerait une mobilisation totale de la Direction, celle-ci, atteinte d’une myopie préoccupante, préfère concentrer ses efforts sur un tout autre sujet. Une communication adressée aux ADC et ASCT a ainsi officialisé la suppres-sion de la loupe sur Pacific. Sous couvert de la directive RGPD, la Direction fait disparaître un dispositif apprécié des roulants, utile aussi bien pour l’organisation du travail que pour la gestion du RHR.

Pour la CGT, cette décision est incompréhensible. Bien plus qu’un simple outil, la loupe sur Pacific favorise les échanges entre collègues, rompt l’isolement et contribue à faire vivre les collectifs de travail. La supprimer, c’est fragiliser encore davantage la qualité de vie au travail des roulants. La CGT a interpellé la Direction pour demander des explications sur les raisons qui ont conduit à cette annonce. Si une suspension de la suppression jusqu’à la fin de l’année a été annoncée, la Direction va proposer une alternative à Pacific (appelé à disparaître).

Pour la CGT, il est urgent de changer de cap. Face aux épisodes de fortes chaleurs, la Direction doit prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la santé et la sécurité des cheminot·e·s, investir massivement dans le matériel, les infrastructures et les effectifs, et appliquer sans délai les dispositions réglementaires de protection des cheminot·e·s.

Dans le même temps, elle doit cesser de fragiliser les collectifs de travail en supprimant des outils utiles aux roulants. La CGT exige le maintien de la loupe sur Pacific ainsi que de tous les outils indispensables au quotidien des ADC et des ASCT.

LES CHEMINOT·E·S ONT BESOIN DE RÉPONSES CONCRÈTES, PAS DE NOUVELLES RÉGRESSIONS !

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