Fédération CGT des Cheminots


ArchivesAoût 2026

Transparence salariale : progrès ou écran de fumée ?

| Non classé

La transposition en droit français de la directive européenne sur la transparence salariale est présentée comme une avancée majeure pour l’égalité des rémunérations. Obliger les employeurs à communiquer leur politique salariale et à justifier les écarts de rémunération peut constituer un outil supplémentaire pour visibiliser les discriminations, notamment celles qui touchent les femmes.
Pour autant, rendre les inégalités visibles ne les fera pas disparaître ! Il faudra lutter pour obtenir une législation respectant l’esprit de la directive !

Cette directive européenne, qui aurait déjà dû être déclinée dans les États membres de l’Union européenne au 7 juin 2026, introduit plusieurs mesures significatives, comme l’obligation pour l’employeur de publier les critères utilisés pour fixer les rémunérations et les évolutions de carrière, de rendre publics les niveaux de rémunération moyens par catégorie de salarié·e·s, ou encore de mesurer et communiquer les écarts salariaux femmes-hommes.
La directive consacre également le principe d’égalité pour un « travail à valeur égale », un renforcement de la charge de la preuve en cas de discrimination, ainsi que des sanctions pour les employeurs fautifs. Si ces dispositions sont effectivement transposées et appliquées, elles pourraient servir à lutter contre les discriminations salariales.
Le patronat, vent debout contre ces dispositions, est entré dans une phase active de lobbying pour demander un moratoire ou réduire le texte à une simple formalité administrative… Preuve en est que les mesures annoncées vont dans le bon sens !

LES ENCADRANTES EN PREMIÈRE LIGNE

Au sein du GPU et dans la branche, l’accord « Classifications-rémunérations » fixe des rémunérations annuelles garanties. Mais, ce dispositif, censé clarifier, limite la transparence : les salaires réellement pratiqués et les écarts au sein d’une même classe ne sont pas connus. L’opacité salariale et l’arbitraire patronal règnent en maître, touchant en particulier les contractuel·les et les femmes, notamment les encadrantes. Les mécanismes qui accentuent les discriminations causées par la division sexuée du travail sont connus : ségrégation professionnelle, plafond de verre et parois de verre, temps partiel, maternité, accès inégal aux postes à responsabilité, parcours professionnels bridés… Les femmes sont, dans les faits, victimes de sexisme et de stéréotypes de genre.

Pour l’UFCM-CGT, combattre les inégalités revient à s’attaquer aux politiques qui les produisent, dans lesquelles le travail est considéré comme un coût à réduire plutôt qu’une richesse à redistribuer. L’ouverture à la concurrence, la fin du recrutement au Statut, la multiplication des filiales et l’individualisation de la rémunération ont profondément modifié les conditions d’emploi et de travail. Les cheminot·e·s sont progressivement mis en concurrence les un·es avec les autres, au détriment de l’égalité professionnelle, des salaires, de la reconnaissance des qualifications et de l’ancienneté.

L’INJUSTICE N’EST PAS UNE FATALITÉ !

Face à cette stratégie de division, la loi à venir sur la transparence salariale peut être un point d’appui, mais ne saurait être une fin en soi : sans mobilisation et sans rapport de forces pour faire respecter et appliquer les futures dispositions, cette loi pourrait s’avérer n’être qu’un pétard mouillé.

Pour la CGT et son UFCM, il est urgent de continuer à élever le rapport de forces afin de gagner des droits nouveaux, collectifs et opposables au travers d’un Nouveau Statut du Travail Cheminot : car la justice sociale ne se résume pas à connaître les écarts de rémunération ; elle consiste à les supprimer durablement en réaffirmant que les richesses créées par le travail doivent revenir à celles et ceux qui les produisent !

La CGT et son UFCM revendiquent :

  • la réunification du système ferroviaire dans une entreprise publique SNCF, unique et intégrée ;
  • l’amélioration des droits de l’ensemble des cheminot·es de la branche ferroviaire au moyen d’un Nouveau Statut du Travail Cheminot (NSTC) ;
  • parvenir à l’égalité salariale avec l’application du principe « qualification égale, salaire égal » en revendiquant :
    > un salaire égal à qualification égale pour toutes et tous à l’embauche ;
    > un véritable déroulement de carrière pour toutes et tous permettant un accès aux postes à responsabilités ;
    > une égalité d’accès à la formation continue, avec des aménagements si nécessaires (logement, garde d’enfant…).
  • l’amélioration des conditions de vie et de travail des cheminotes et cheminots, notamment par des emplois qualifiés et des embauches en nombre suffisant ;
  • des augmentations générales des salaires par le biais de NAO dès septembre.

L’AVENIR APPARTIENT À CELLES ET CEUX QUI LUTTENT !
REJOIGNEZ LA CGT !

 

Téléchargements

BATTERIES DÉFECTUEUSES : LA CGT OBTIENT DES MESURES IMMÉDIATES !

CTN Trains et Exploitation

| Non classé

Au coeur de l’été, la Fédération CGT des cheminots a alerté la direction de SNCF Voyageurs après la découverte de batteries de caméra-piéton qui présentaient des gonflements anormaux. Cette intervention a permis d’engager des vérifications et le remplacement des matériels concernés. Même durant l’été, les militants CGT restent vigilants et proches du quotidien des cheminots.

C’est à la suite d’un droit d’alerte déposé par les élus CGT de la région de Dijon, consécutif à plusieurs signalements de gonflements et de déformations des batte-ries des caméras-piétons Axon Body 2 et Axon Body 4, que le président de la CSSCT a décidé, par mesure de précaution, du retrait temporaire de ces équipe-ments afin d’en déterminer les causes. En effet, le gonflement de ces équipements peut entraîner des conséquences graves telles que des incendies, des explosions, des rejets de gaz toxiques ou encore des fuites d’acide.
Informée de cette situation, la Fédération CGT des cheminots a immédiatement considéré que les risques pour les agents nécessitaient une réaction rapide. Elle a alors alerté l’ensemble de ses structures métiers dans les territoires et interpellé sans délai la direction de SNCF Voyageurs afin d’obtenir une réponse nationale, des garanties en matière de prévention des risques et la mise en oeuvre de me-sures concrètes pour assurer la sécurité des cheminotes et des cheminots.
La multiplication de ces interpellations a contraint les directions (nationale et locales) à réagir et assumer. Ainsi, il apparaît que des gonflements des batteries lithium-ion peuvent survenir dans le temps (durée de vie moyenne : 4 ans), et en cas de mauvais stockage (température comprise entre – 20 et + 35 °C), de sur-charge, de mauvais rechargement, d’exposition aux fortes chaleurs ou encore de dommages liés à un choc.
Ces démarches coordonnées ont permis la mise en place d’un plan d’action concret actant la vigilance et la correction urgente si nécessaire de nouveaux protocoles de sécurité. Celles-ci ont été précisées par un courrier de la direction de la SA Voya-geurs à la Fédération CGT en date du 21 août.

  • Mise en place d’une vérification renforcée des conditions de stockage, de la température et de la ventilation, en particulier en période de fortes chaleurs.
  • Pour garantir le respect des préconisations du constructeur concernant l’exploi-tation et les conditions de stockage et de chargement du matériel, les dispositifs prévus ont été rappelés (utilisation du chargeur, contrôle systématique des signes d’anomalie, retrait immédiat avec signalement GET et RET de tout maté-riel présentant un doute pour évacuation du matériel et signalement à l’expert caméra-piéton de la direction Sécurité de chaque BU).

En outre, en réponse à un point du courrier CGT, la Direction indique poursuivre ses investigations quant au respect de la norme ISO 3941:2026 (analyse des risques en cours). Ainsi, la Direction s’engage à intervenir pour actualiser les me-sures de prévention si nécessaire. Enfin, un suivi des actions engagées sera à l’ordre du jour de la prochaine IMB (instance métier Bord) de novembre prochain et de la commission métier Relation clients Sol.

La vigilance de toute la CGT durant cette période estivale a garanti que des mesures de sécurité et de prévention soient mises en oeuvre pour éviter des événements graves (blessures, brûlures, incendie…). La CGT exercera une vigilance accrue dans les semaines à venir afin de s’assurer du respect strict de ces engagements.

Téléchargements

L’égalité à la Traction n’est pas une option !

| Traction

Le 23 juin, le CTN Traction a réuni les conductrices syndiquées à la CGT afin qu’elles puissent exprimer librement les difficultés qu’elles rencontrent au quotidien. Les revendications issues de cette journée ont été portées auprès de la direction en audience.

La CGT des Cheminots reste mobilisée pour obtenir des avancées concrètes, parce qu’améliorer les conditions de travail des femmes, c’est améliorer celles de l’ensemble des cheminotes et des cheminots.

SUR LE PAPIER, LA MIXITÉ… MAIS DANS LES FAITS ?

Depuis plusieurs années, la SNCF affiche son ambition de féminiser l’entreprise, et plus particulièrement les métiers de la Traction. Et pour cause ! Avec seulement 25 % de femmes et à peine 5 % de conductrices, le transport ferroviaire demeure l’un des secteurs les plus masculinisés. Le constat est d’ailleurs encore plus frappant chez les opérateurs privés, notamment dans le transport de fret, où le taux de féminisation dépasse à peine 1 %.

Pour promouvoir l’égalité professionnelle, la direction de la SNCF mise massivement sur des campagnes vidéo, de l’affichage ou encore la création de réseaux. Toutefois, cette image d’ouverture contraste fortement avec la réalité du terrain. Façonné depuis des décennies pour un public masculin, le métier de conducteur n’a quasiment pas évolué pour répondre aux besoins spécifiques des femmes.

DE LA COMMUNICATION, MAIS TOUJOURS PAS DE TRANSFORMATION

Avec un taux de féminisation aussi faible, loin des 7 à 10 % observés chez certains voisins européens, pour la CGT, la direction privilégie clairement la communication à l’adaptation réelle du travail.

En effet, féminiser cette profession exige avant tout d’adapter les conditions d’exercice du métier au quotidien. Or, le manque de prévisibilité des plannings (parfois connus la veille pour le lendemain) se heurte directement à l’organisation familiale et aux modes de garde, une charge domestique qui pèse encore majoritairement sur les femmes.

Sans aménagements concrets du temps de travail ou de solutions de garde adaptées, ce statu quo force nombre de conductrices à renoncer à la profession, à reporter leurs projets de maternité, voire à quitter le métier.

Si les alertes formulées lors de l’audience du 16 juillet ont poussé la direction à annoncer une meilleure prise en compte du sujet, la CGT attend aujourd’hui de réels engagements !

PHYSIOLOGIE ET DIGNITÉ DOIVENT ÊTRE UNE PRIORITÉ !

Au-delà de l’organisation des plannings, une autre contrainte majeure touche le quotidien des conductrices : l’accès aux sanitaires. De nombreux témoignages mettent en évidence les difficultés récurrentes rencontrées sur le terrain, ainsi que les solutions de fortune auxquelles ces cheminotes et cheminots sont parfois contraints de recourir en l’absence d’installations adaptées.  Alors pour éviter ces situations, faute d’accès à des sanitaires, de nombreuses conductrices déclarent se retenir de boire pendant leur service, malgré les risques que cela représente pour la santé.

 

La gestion des règles est, de surcroît, rendue extrêmement complexe faute d’installations propres et accessibles : certaines conductrices avouent doubler leur protection par crainte d’avoir à gérer une situation déjà compliquée, d’autres abandonnent l’utilisation de protections réutilisables, simplement parce qu’elles savent qu’elles ne trouveront pas d’endroit propre pour les changer. Or, le choix de sa protection ne devrait jamais être subi.

Cette difficulté n’est pourtant pas une fatalité : dans d’autres secteurs, des solutions existent déjà. À bord des navires et des avions, les personnels navigants disposent de toilettes, dont certains sont dédiés aux seules travailleuses et travailleurs. Les chauffeurs routiers ont également vu leurs conditions s’améliorer sur cette question, puisque l’Union européenne a imposé la création d’aires de repos à intervalles réguliers sur le réseau routier principal (hors autoroutes).

Concernant le rail, le Royaume-Uni fait même figure de précurseur puisqu’en 2025, les entreprises ferroviaires se sont engagées, via une charte, à prévoir une pause physiologique après un maximum de quatre heures de conduite et à garantir l’accès à des toilettes sûres, propres et facilement accessibles.

Pour la CGT, la possibilité de répondre à ce besoin physiologique n’est pas une option, mais une question fondamentale de dignité, de santé et de sécurité. Un impératif d’autant plus urgent que le morcellement de la SNCF en une multitude d’entités, conjugué à la sécurisation accrue de nombreux locaux, a fini par fermer l’accès à certaines installations jusque-là disponibles. L’employeur doit désormais sortir de cette logique d’exclusion en garantissant un accès effectif à des sanitaires ainsi que les temps nécessaires pour y accéder et ce, dès la conception des journées de service.

SEXISME EN FORMATION : FORMER SANS DISCRIMINER

Les débats du 23 juin sont également beaucoup revenus sur la formation initiale. Si peu de femmes déclarent avoir eu des soucis avec leur moniteur, en revanche nombreuses sont celles qui rapportent avoir été témoins de commentaires et comportements sexistes de la part de certains formateurs ou encadrants.

Si, lors de l’audience, la direction s’est dit étonnée par les faits évoqués, elle s’est vite retranchée derrière sa cellule éthique. Une réponse jugée insuffisante par la CGT, car le lien de subordination et la peur d’entraver leur parcours professionnel empêchent la plupart des stagiaires de signaler ces actes. Si la direction prône la « tolérance zéro », elle n’intervient qu’une fois les faits accomplis : la véritable urgence réside dans une prévention active pour empêcher que surviennent ces agissements.

DES PAROLES… ET DES ACTES ?

Si la direction a pointé certaines améliorations déjà mises en œuvre, notamment sur les temps de retournement en région parisienne ou sur la mise en place de distributeurs de protections hygiéniques, l’interpellation de la CGT a permis d’insister sur la nécessité de poursuivre et d’accélérer le travail engagé.

Les cheminots attendent désormais des actes concrets, à la hauteur des enjeux ; ils relèvent de la santé, de l’égalité, de la dignité, de la sécurité et de l’attractivité de nos métiers.

Nos revendications sont claires :

  • Intégrer dans le référentiel TT0023 un article définissant un droit à une pause physiologique d’au moins dix minutes incompressibles, auxquelles doivent s’ajouter les temps de cheminement nécessaires pour rejoindre les sanitaires ;
  • Prévoir ces pauses dès la conception des journées de service ;
  • Recenser les sanitaires adaptés aux besoins des femmes sur l’ensemble des lieux de retournement, chantier ou établissement, préciser le dispositif d’accès et garantir leur accès par le Carmillon ou badge personnel ;
  • Mettre en place un mécanisme de suivi des aménagements réalisés ;
  • Installer des distributeurs de protections périodiques sur tous les principaux sites ;
  • Travailler à une sérieuse anticipation des plannings afin de permettre une réelle conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle ;
  • Former véritablement l’ensemble des encadrants et formateurs à la prévention des discriminations, des violences sexistes et sexuelles et aux enjeux de l’inclusion, allant au-delà des communications de façade.

LA SNCF AFFIRME VOULOIR DAVANTAGE DE FEMMES À LA TRACTION.
POUR LA CGT, IL EST TEMPS DE PASSER DES DISCOURS AUX ACTES.

Téléchargements

Des milliards qui coûtent cher aux cheminots et aux usagers !

| Communiqué

Les comptes du Groupe pour le premier semestre ont été présentés ce 27 juillet 2026.

Cette nouvelle hausse du chiffre d’affaires (21,9 Md€) et du résultat net (1,2 Md€) se conjugue
avec une autre réalité : la baisse des moyens et des droits pour les cheminots, la hausse des prix et la dégradation des conditions de transport pour les usagers.

Pour la CGT, il y a urgence à changer de modèle.

Nous pouvons nous satisfaire que de plus en plus de voyageurs prennent le train (TGV +2,8 %, TER +2,3 %, Transilien +4 %). Cette tendance, qui s’inscrit désormais dans la durée, nécessite un changement de politique pour répondre aux besoins croissants de transport par le rail.

La hausse de la fréquentation des trains s’accompagne d’une dégradation de la production.

Le cloisonnement des activités, les aléas climatiques, le matériel vieillissant, la réduction des plans de transport ont des conséquences importantes sur le fonctionnement du système et impactent de manière dramatique certains territoires (pour exemple, sur Intercités -3,8 % de fréquentation).

De plus, les retards de livraison de nouveaux matériels (notamment TGV et Intercités) empêchent toute offre supplémentaire, tant en quantité qu’en qualité, pour répondre aux besoins des populations.

Ainsi, guidé par un objectif purement financier, ce sont les usagers, par les prix des billets, et les cheminots, par une pression accrue sur l’emploi, les salaires, les droits et les conditions de travail, qui passent à la caisse.

Pour la Fédération CGT des cheminots, il faut se donner des objectifs d’un report modal ambitieux et y allouer les moyens pour y parvenir afin de faire face aux enjeux environnementaux. Cela implique un changement de modèle mettant au cœur le service public SNCF.

Face aux enjeux environnementaux et sociaux, la réunification du système ferroviaire est plus que jamais urgente.

Le développement de l’offre ferroviaire pour répondre aux besoins ne doit pas se heurter aux limites des capacités industrielles, aux choix inefficaces du financement actuel du système ferroviaire et au dogme de la concurrence.

Pour la Fédération CGT des cheminots, la concurrence comme alternative au désengagement de l’Etat est une impasse.

Promouvoir la contribution au financement du réseau par les autres opérateurs privés, via le fonds de concours, est un leurre.

Ce mécanisme alimente la libéralisation du rail, donc le dumping social pour les cheminots et la dégradation des conditions de transports pour les usagers.

L’État doit être stratège de la politique des transports et singulièrement sur le temps long de la production ferroviaire.

Toujours force de propositions, la Fédération CGT des cheminots revendique :

  • L’urgence d’une véritable loi de financement pluriannuelle des investissements permettant de moderniser, développer le réseau sans en sacrifier des parties.
  • La réunification du système ferroviaire dans une entreprise publique, unique et intégrée : La SNCF.
  • L’amélioration des droits de l’ensemble des cheminotes et cheminots de la branche ferroviaire,
  • L’amélioration des conditions de travail et de vie notamment par des emplois qualifiés ainsi que des augmentations générales des salaires.

LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS APPELLE À L’UNITÉ DES CHEMINOTS POUR DONNER DES SUITES À LA PUISSANTE JOURNÉE DE GRÈVE  DU 10 JUIN DERNIER.

Téléchargements

Lexique

Contact

J'adhère

Bandeaux publicitaires

  • Les pétitions, ça ce signe ici.