Fédération CGT des Cheminots


Info luttes n°28

Tous en assemblée générale ! Tous en grève !

| Action depuis le 5 décembre 2019

Le conflit engagé le 5 décembre entre dans une nouvelle phase.

Celle-ci va être déterminante.

Nous devons gagner la grève MAJORITAIRE et élargir l’action.

TOUS LES CHEMINOTS doivent rejoindre le mouvement !

EMMANUEL THATCHER TOURNE EN BOUCLE !

Parler pour ne rien dire. C’est aujourd’hui la ligne de conduite retenue par le Président de la République.

Alors que, depuis un mois, la France est en crise sociale majeure, que les Français rejettent majoritairement une réforme régressive, celui-ci fait comme si de rien n’était. Ses voeux sont technocratiques, creux et inconséquents.

Les mêmes arguments qui n’ont pas convaincu depuis plusieurs semaines sont resservis.

IL FAUT DONC MAINTENIR LE CAP !

Des AG doivent se tenir partout ! Elles doivent être massives !

Organisons-nous pour démultiplier le dépôt des D2I !

Allons convaincre nos collègues de s’inscrire dans la grève comme au 1er jour de l’action !

GAGNONS LA GRÈVE MAJORITAIRE !

LA PROMOTION DU DÉSHONNEUR ?

Pendant que nous luttons avec fierté et détermination, le Président remercie ses plus fidèles militants en les décorant de la Légion d’honneur. La République selon Macron, ce sont des médailles aux amis et du mépris pour les autres !

Gilles SAVARY, rapporteur de la loi de 2014 qui a éclaté la SNCF en trois EPIC et promoteur du rapport SPINETTA « le rapport SPINETTA ose, au gouvernement d’en faire autant ! » à l’origine de la réforme de 2018.

Laurent TREVISANI, entré à la SNCF en 1996 comme directeur financier, il a été, de 2016 jusqu’à aujourd’hui, directeur général délégué de l’EPIC SNCF et est un des acteurs principaux dans la mise en oeuvre de la réforme de 2018.

Jean-François CIRELLI, président de la branche française de Black Rock, géant américain de la finance. Black Rock a été créé en 1988 et est implanté en France depuis 2006. Cette société, spécialisée dans la gestion d’actifs financiers, gère un portefeuille de 7 000 milliards de dollars dans le monde dont 2/3 (4 660 milliards) sont des fonds investis sur de l’épargne retraite.

Ces nominations sont scandaleuses et viennent renforcer notre conviction à accentuer la grève. Ça suffit !

1er JANVIER 2020 : CHOISISSONS NOS VOEUX ET PRENONS NOS PROPRES RÉSOLUTIONS !

Alors que le Mont-Saint-Michel s’apprête à devenir un EPIC, illustrant la conception gouvernementale du Service Public « réduite » au tourisme, parmi les changements survenus au 1er janvier, l’un est majeur pour les cheminots : la disparition des 3 EPIC constituant le Groupe Public Ferroviaire au « profit » de 5 Sociétés Anonymes.

Il s’agit là des effets de la loi de 2018 portant encouragement de la mise en concurrence du ferroviaire, dans la suite de la loi de 2014 et dans le sillon du projet de mise en concurrence de notre système de retraite avec les institutions financières.

Le 1er janvier 2020 marque, également, la fin du recrutement au Statut des relations collectives entre la SNCF et son personnel, et non pas « la fin du Statut », comme le clament certains médias.

Cette fin du recrutement au Statut n’a a priori, pour l’heure, pas d’incidence directe sur :

▪ La réglementation du travail applicable à l’ensemble des cheminots ;

Les dispositions statutaires applicables aux cheminots du Cadre Permanent.

Concernant les cheminots contractuels, la direction a indiqué envisager l’abrogation du référentiel RH0254, pour y substituer :

Les règlements intérieurs des SA qui définiront l’échelle des sanctions, les procédures disciplinaires, les mesures d’hygiène et de sécurité ;

Le contrat de travail soumis aux agents qui imposera une mobilité géographique nationale et une période d’essai aussi longue que celle prévue au Statut ;

L’accord de branche sur la classification et la rémunération qui définira les minima salariaux et les contours très flexibles des métiers.

Même si de nombreuses zones d’ombre demeurent, il est évident que la direction souhaite éliminer le caractère collectif des droits des cheminots pour mieux les remettre en cause.

La Convention Collective Nationale proposée par le patronat de la branche participe de cet objectif en constituant le socle le plus bas vers lequel amener les droits collectifs.

L’accord de branche proposé sur la classification des métiers et la rémunération fait fi des métiers de cheminots, il ne protège pas de la polyvalence accrue, il ne garantit pas la reconnaissance des diplômes et il instaure des salaires minimaux inférieurs à ceux en vigueur à la SNCF.

Cet accord est soumis à signature par l’organisation patronale, dont les membres sont à près de 90 % la SNCF et ses filiales.

Le patronat cherche à abaisser le niveau des garanties collectives afin de fragiliser les droits des cheminots. L’accord de branche moins-disant sur le temps de travail est déjà largement utilisé pour remettre en cause la réglementation du travail SNCF.

D’éventuelles signatures d’organisations syndicales sur un tel accord valideraient une nouvelle remise en cause des droits des cheminots.

Enfin, la fin du recrutement au Statut conduit à la fermeture des accès au Régime Spécial de Prévoyance et de Retraite des cheminots. La CGT revendique, au contraire, l’élargissement des droits spécifiques du régime spécial et leur financement à l’ensemble des cheminots de la branche ferroviaire.

Préserver les droits des cheminots, les améliorer, élargir l’accès du régime spécial à la branche et gagner une Convention Collective Nationale de très haut niveau est notre voeu pour 2020 !

Amplifier la mobilisation pour y parvenir est notre résolution !

INITIATIVES ET MANIFESTATIONS INTERPROFESSIONNELLES PRÉVUES DANS LES PROCHAINS JOURS (NON EXHAUSTIVES)

 ! Intersyndicale interprofessionnelle le 3 janvier 2020

03/01/2020

UD 76 : concert de 19h à 22h à la Rotonde

UD 21 : distribution de tracts de 7h à 9h rond-point du CRI à Dijon

UD 27 : initiative intersyndicale à l’angle de la Rue Duc de Bouillon et Dr Oursel à Evreux sous la forme d’un barbecue revendicatif entre 11h30 et 14h30

UD 30 : Alès – 17h30 – départ de la bourse de travail – retraite aux flambeaux

UD 31 : action cheminote

UD 45 : Orléans – 14h00 – Place de Gaulle

UD 46 : Cahors – 14h00 -Bourse du travail – AG Educ et cheminots

UD 49 : rassemblement unitaire départemental

UD 56 : Vannes et Lorient – rassemblement et tractation – opération banderole sur ponts

UD 66 : tractage Carrefour Claira à 10 h

UD 67 : Haguenau – 9h30 – rassemblement UL CGT devant la permanence du député LREM

Strasbourg – 14h00 – 68 route de l’hôpital – rassemblement devant la permanence du député LREM Sylvain Waserman

UD 83 : Toulon – meeting en intersyndicale avec FSU SOLIDAIRES ET FO – parvis de la gare

UD 92 : Malakoff – RDV à l’UL à 17h00 – rencontre et préparation de carte de voeux pour l’Elysée

04/01/2020

UD 10 : Saint Parres aux Tertres – 10h00-12h00 – rond-point Be Green -distribution appel à la manif du 9 janvier

Troyes – 10h00-12h00 – rond-point Mitterrand, distribution tracts appel pour le 9 janvier en intersyndicale

UD 12 : distribution de tracts au rond-point de chomette à 11h00

UD 43 : distribution de tracts au rond-point des 3 pierres entrée de la 4 voies

UD 54 : partout dans le département, tractage intersyndical aux abords des zones commerciales

UD 61 : Flers – 10h00 – sur le parking d’Intermarché en face de Leclerc

UD 66 : opération tractage péage Sud

UD 69 : manifestation 13h00 gare de Lyon – République

UD 72 : 14h00 – rassemblement devant la maison des syndicats

UD 75 : 13h00 – manifestation unitaire interprofessionnelle Paris gare de Lyon/gare de l’Est

UD 76 : 14h00 – manifestation hôtel de ville

UD 78 : UL Roissy – 09h30 réunion infos-débats sur la réforme des retraites

Les Mureaux – 10h00 – manifestation au départ du centre commercial Auchan

UD 90 : Belfort – 14h00 – rassemblement devant la préfecture et tractage rue piétonne

05/01/2020

UD 78 : Mantes la Ville : 10h00 sur le marché, RDV devant le carrefour Market

UL de la région Mantaise – 14h00 pour des initiatives revendicatives

06/01/2020

UD 76 : ateliers SNCF de QUATRE MARES à St Etienne du Rouvray – 06h00 Rassemblement devant les portes des + action fin de matinée sur SOTTEVILLE

UD 59 : Lille – 07h00 – rond-point CABY ST André – tractage appel au 9 janvier

Mont de terre – 07h00 – tractage, appel au 9 janvier

CHUR : 06h00 – tractage, appel au 9 janvier

UD 66 : 07h30 – tractage place Catalogne

17h00 – AG des syndicats à la Garrigole

UD 87 : Limoges – 10h30 – carrefour Tourny Limoges manifestation

UD 90 : 09h00 – distribution de tracts au marché

Pour être plus fort, adhérez à la CGT !

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RÉSISTER, COMBATTRE ET GAGNER, C’EST ÉTHIQUE !

Repression syndicale

| Tract

Dans sa fuite en avant pour imposer la concurrence, la filialisation, voire la privatisation de pans entiers de l’entreprise SNCF, la Direction a décidé de s’en prendre aux cheminotes et cheminots en attaquant leurs représentants du personnel. Cela ne passera pas !

Les élus et militants CGT résistent et sont régulièrement pris pour cible dans le cadre de procédures disciplinaires, d’enquêtes éthiques et d’intimidations en tous genres.

Des conseils de discipline comme s’il en pleuvait !

En effet, ces derniers mois et semaines, les conseils de discipline et les procédures disciplinaires se multiplient. Au-delà du fait que ces sanctions visent le plus souvent les militants de la CGT, elles ont toutes en commun :

  • l’absence d’application de l’échelle des sanctions, la radiation étant quasi systématiquement proposée pour le moindre fait prétendument fautif ;
  • l’absence de respect des droits du mis en cause, auquel bien souvent la Direction ne prend même pas la peine d’exposer des faits fautifs précis, datés et circonstanciés ;
  • des entretiens disciplinaires qui sont une véritable mascarade, avec pour seul objectif de renvoyer vers le conseil de discipline.

Le harcèlement institutionnel qui touche les cheminots, dont les militants CGT, trouve son illustration dans les pratiques quoti-diennes d’un outil dont s’est doté la Direction : l’éthique.

Les garanties disciplinaires étant probablement jugées trop géné-reuses, cette « direction » est chargée d’enquêter et « d’entendre » des centaines de cheminot·e·s avant même que le moindre fait prétendument fautif ne leur soit opposé. Ce sont de véritables inter-rogatoires pendant de longues heures, sans possibilité d’être assis-tés. Les cheminot·e·s qui les subissent en sortent profondément bouleversés. C’est un donc un levier du harcèlement institutionnel instauré en conscience.

Les enquêtes sont uniquement « à charge » et, lorsqu’elles visent des militants CGT, sont sous-traitées à des cabinets extérieurs, qui, dans le cadre d’une relation purement commerciale, s’évertuent à produire le résultat attendu ou demandé, en toute partialité.

Ces pratiques inadmissibles, que nous pourrions apparenter à une justice de classe, sont donc le fruit d’une incapacité de la Direction à combattre sur le terrain des idées. Incapable de justifier les choix stratégiques et politiques opérés, qui vont à l’inverse de l’intérêt général, elle fait le choix de la répression et du bâillon.

C’est ainsi qu’une nouvelle fois, un représentant syndical CGT est menacé de licenciement dans le cadre d’un conseil de discipline qui se tiendra le 28 avril prochain.

La Fédération CGT des cheminots exige, dans un premier temps :

  • la dissolution de la direction de l’Éthique ;
  • l’arrêt de la répression syndicale contre ses militants ;
  • le respect des garanties disciplinaires, des droits et de la dignité des cheminot·e·s.

C’est pourquoi la Fédération CGT des cheminots soutient l’appel du 16 avril lancé par les secteurs fédéraux CGT qui couvrent le périmètre de l’axe Sud-Est à se rassembler le 28 avril prochain, à partir de 12 h 30, devant le siège de la SA Voyageurs, à Saint-Denis.

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LA CGT FAIT SAUTER LES VERROUS ! LE PATRONAT DOIT PASSER À TABLE !

CCN Ferroviaire

| Les conditions sociales

La réunion de la branche ferroviaire du 22 avril avait pour ordre du jour principal l’agenda des négociations. Le patronat comptait bien poursuivre le sabordage des droits des cheminots.
La CGT a imposé l’ouverture de négociations de nouveaux droits pour tous les cheminots de la branche ferroviaire !

La validation d’accords très structurants de la CCN permet au patronat ferroviaire de dégrader les conditions de vie, de travail et de rémunération mais aussi de raboter les garanties sociales pour cheminot·e·s transférés.

Dans un contexte d’ouverture à la concurrence en grand et de dumping social, cette réalité éclate au grand jour.

Le patronat (UTPF) est contraint de passer à la table des négociations sur la base des revendications portées par la CGT pour un nouveau Statut pour TOUS les cheminot·e·s (NSTC).

Ce qui se décide dans la branche, ce sont les droits pour tous les chemi-not·e·s. Le mandat CGT défini par ses militants à partir des besoins des cheminot·e·s est clair !

STOPPER LA LIQUIDATION DES DROITS ET CONSTRUIRE UN CADRE SOCIAL DE HAUT NIVEAU !

La CGT a donc imposé l’ouverture de négociations pour de nouveaux droits !

  • CESSATION PROGRESSIVE D’ACTIVITÉ (CAA/CPA) : le droit n’existe pas pour tous les cheminot·e·s et il n’est pas maintenu pour les cheminot·e·s du GPU SNCF transférés.

LA CGT PORTE UNE CPA FERROVIAIRE POUR TOUS LES CHEMINOT·E·S.

  • FACILITÉS DE CIRCULATION (FC) : l’accord relatif aux classifications et rémunérations est une fumisterie. Il ne met pas en place des FC universelles mais instruit leur fiscalisation et la fin programmée des FC pour tous.

LA CGT PORTE DES FACILITÉS DE CIRCULATION POUR TOUS LES CHEMINOT·E·S.

  • PÉNIBILITÉ : aucun dispositif n’existe dans la branche, et les dispositifs dont bénéficient les cheminot·e·s du GPU SNCF ne sont pas maintenus si elles ou ils sont transférés.

Par exemple, les emplois repères à pénibilité avérée et les dispositifs afférents (P1, P2 et P3) ou le décompte de la durée d’exposition n’existent qu’à la SNCF et ne sont pas garantis en cas de transfert.

LA CGT REVENDIQUE DES DROITS NOUVEAUX POUR RECONNAÎTRE LA PÉNIBILITÉ ET DES MESURES DE PRÉVENTION ET DE RÉPARATION.

  • ÉGALITÉ PROFESSIONNELLE : aucun accord n’existe pour l’ensemble de la branche ferroviaire.

LA CGT PORTE LA MISE EN PLACE DE MESURES POUR GARANTIR L’ÉGALITÉ MAIS AUSSI DES MESURES POUR AMÉLIORER LES CONDITIONS DE TRAVAIL EN FAVEUR DE LA MIXITÉ !

  • SALAIRES : l’accord Classifications et Rémunérations a creusé des inégalités salariales. Les cheminot·e·s d’un même métier et l’exerçant dans les mêmes conditions ont des salaires différents selon le lieu, leur statut, etc.
  • LA PROGRESSION SALARIALE : aucune garantie de progression salariale n’existe dans la branche et aucune automaticité de revalorisation au regard de l’inflation.
  • L’ANCIENNETÉ : la majoration salariale par seuil de 3 ans pour ancienneté reprise dans l’accord Classifications et Rémunérations est très faible et différenciée selon la classe des cheminot·e·s.
  • LES MÉTIERS : pour réaliser des gains de productivité, les employeurs s’appuient sur l’accord Classifications-Rémunérations pour exacerber les polyvalences et dégrader les conditions de travail.
LA CGT REVENDIQUE :

  • UNE GRILLE UNIQUE DES SALAIRES POUR TOUS LES CHEMINOTS avec une progression salariale automatique ;
  • UNE MAJORATION SALARIALE ANNUELLE POUR ANCIENNETÉ ;
  • UN TREIZIÈME MOIS DE BRANCHE ;
  • UNE ÉCHELLE MOBILE DES SALAIRES (revalorisation salariale automatique si inflation) ;
  • UNE RECONNAISSANCE DES MÉTIERS, DE LEUR CONTENU ET DES PARCOURS PROFESSIONNELS ;

 

Si la CGT contraint l’UTPF à ouvrir des négociations sur la base de nos revendications, seule la mobilisation des cheminot·e·s permettra de gagner de nouveaux droits : un nouveau Statut du travail cheminot.

La Fédération CGT des cheminots invite les cheminot·e·s à s’informer dans les syndicats de site, à se rassembler et à se préparer à agir !

ENSEMBLE, GAGNONS
SUR NOS REVENDICATIONS !

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SANS RÉPONSES À LA HAUTEUR DE L’URGENCE, LA DIRECTION PORTERA SEULE LA RESPONSABILITÉ DE LA GRÈVE !

| Communiqué

Les quatre organisations syndicales représentatives CGT Cheminots, UNSA-Ferroviaire, SUD-Rail, CFDT cheminots se sont réunies en interfédérale le 14 avril 2026.

Elles actent une rupture majeure avec la Direction qui refuse d’entendre la souffrance des cheminot·e·s, et décident d’engager le rapport de force.

Nos fédérations refusent d’accompagner la casse des conditions de travail et la fin de l’unité sociale cheminote avec la multiplication de cadres sociaux suivant les SA ou les activités !

NOUS NE VOULONS PAS D’UNE UNITÉ SOCIALE DE FAÇADE.

Depuis l’alerte solennelle du 2 avril dernier, et alors que le contexte sanitaire et social s’aggrave de jour en jour, la Direction se mure dans une indifférence qui confine au mépris. Nos fédérations ne seront plus les spectatrices de cette dérive.

Nous dénonçons avec la plus grande fermeté les agissements de véritables « baronnies » locales qui, sous prétexte d’autonomie, s’autorisent désormais à piétiner les accords collectifs et les règlements nationaux. Cette désorganisation délibérée détruit les collectifs de travail, installe une insécurité sociale et porte atteinte à nos cadres sociaux communs. Nous ne tolérerons pas que la direction morcelle le Groupe SNCF en de multiples entités avec chacune ses règles propres selon son activité (Voyageurs, Réseau, etc.), rendant inopérants les cadres communs qui font l’unité sociale du Groupe.

LE NAUFRAGE ÉCONOMIQUE ET ORGANISATIONNEL DE LA CONCURRENCE.

La stratégie de filialisation et d’ouverture à la concurrence n’est pas seulement un drame social, c’est une faillite industrielle. Après le fiasco de la sous-traitance à Réseau, un récent compte-rendu de la Commission des finances du Sénat dénonce une désorganisation systémique et une gabegie financière de la concurrence à Voyageurs. Il est inadmissible que les cheminot·e·s fassent les frais d’une idéologie dont les experts soulignent aujourd’hui l’échec et le coût exorbitant pour la collectivité.

INFLATION ET JUSTE RECONNAISSANCE DU TRAVAIL.

L’urgence sociale est aussi celle des salaires. Le contexte international de ces dernières semaines engendre une inflation galopante qui étrangle les cheminot·e·s. Nos fédérations exigent la réouverture immédiate de négociations salariales de haut niveau. Il n’y aura pas de paix sociale tant que la Direction refusera de reconnaître la valeur du travail et des qualifications des cheminot·e·s.

NOS EXIGENCES :

  • Un moratoire sur les réorganisations et les suppressions de postes face à l’état d’urgence sanitaire et sociale,
  • Le maintien de l’unité sociale avec application de l’ensemble des accords à tous les cheminots,
  • La réouverture sans délai de négociations salariales.

En responsabilité, nos quatre fédérations ont déposé une Demande de Concertation Immédiate (DCI) unitaire.

Cette DCI est déposée avec la ferme intention d’appeler l’ensemble des cheminot·e·s à une grève massive si aucun engagement concret, précis et acté n’est annoncé par la Direction de l’entreprise.

Les quatre fédérations appellent à créer les conditions de l’unité la plus large dans tous les établissements et régions.

La Direction doit répondre aux exigences. Dans le cas contraire, elle portera la responsabilité d’une grève massive en juin dans l’ensemble de l’entreprise.

ENSEMBLE, DÉTERMINÉS POUR GAGNER !

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ACTIVITÉS SOCIALES ET CULTURELLES : NOUS N’AVONS PAS LES MÊMES VALEURS !

Gares & Connexions

| CSE/CCGPF

La Fédération CGT des cheminots réprouve la mise en place par le CSE Gares & Connexions, d’un abonnement à l’application « Discover Press » qui donne accès à différents magazines.

D’autant plus quand certains journaux portent des idées réactionnaires et rétrogrades.

Des cheminot·e·s de Gares & Connexions ont interpellé la CGT sur le contenu de la plateforme « Discover Press » mise à disposition par leur CSE.

UNE PLATEFORME RÉPONDANT AUX STÉRÉOTYPES

Dès l’entrée sur ce site internet, les utilisateurs·trices ont accès, en fonction de leur genre, à des revues prolongeant des stéréotypes de société : « pour lui » des magazines sur les autos, le football et « pour elle » les revues sur le tricot et la cuisine.

Pire, le site propose certains magazines comme Valeurs actuelles, qui sont clairement des médias d’opinion au service de l’extrême droite et du capital, prônant notamment la haine de l’autre ainsi que le recul des droits des femmes.

D’autres magazines comme Masculin sont des magazines érotiques qui banalisent une vision sexualisée et réductrice des femmes dans une société patriarcale.

POUR UN CSE AU SERVICE DE L’ÉMANCIPATION, PAS DU CAPITAL !

Il est crucial de rappeler que près de 90 % de la presse nationale est détenue par neuf grandes fortunes (Bolloré, Arnault, Saadé, Dassault…) qui utilisent ces outils, non pour l’information, mais pour défendre leurs intérêts financiers. L’empire de Vincent Bolloré en est l’exemple le plus frappant : une stratégie d’assaut médiatique visant à diffuser une idéologie réactionnaire, tout en instrumentalisant les discours féministes à des fins d’exclusion.

Sous le vernis des couvertures de ces magazines, le sexisme et le conservatisme restent le socle des organisations d’extrême droite que ces groupes valorisent.

Pour la CGT, nos Activités Sociales et Culturelles (ASC) doivent être un rempart contre cette emprise : elles doivent favoriser la réflexion et le lien social, et non engraisser des plateformes privées qui ne répondent en rien à l’émancipation des cheminot·e·s.

La CGT continuera de s’opposer aux idées d’extrême droite et de lutter pour une véritable émancipation des femmes et des salarié·e·s.

POUR UN NOUVEAU STATUT ET DES ACTIVITÉS SOCIALES DE HAUT NIVEAU

Face aux tentatives de division de la Direction, qui cherche à briser l’unité sociale des cheminot·e·s, la CGT porte une ambition radicalement différente. Le combat pour un Nouveau statut du travail cheminot est indissociable de la défense d’Activités Sociales et Culturelles (ASC) véritablement émancipatrices.

Contre la marchandisation et l’isolement, nous revendiquons des ASC qui soient :

  • Créatrices de lien social : à travers des lieux de rencontre physique et des projets collectifs pour les cheminots actifs et retraités et leur famille,
  • Mutalisées pour l’ensemble des cheminots : pour garantir l’égalité des droits, quels que soient le grade ou la région,
  • Vectrices de culture : à l’image du réseau exceptionnel de nos bibliothèques de proximité gérées par les CASI, et du rôle pilier du Service du Livre et des Bibliothèques du CCGPF.

Ces outils, loin d’être de simples services, sont des espaces de liberté et d’accès aux savoirs qui échappent à la propagande des grands empires médiatiques privés. Au moment où l’unité sociale est dans le viseur de la direction, la CGT réaffirme que la culture et la solidarité sont nos meilleures armes.

Pour répondre encore plus aux besoins des cheminots, la CGT revendique une dotation à hauteur de 3 % de la masse salariale pour les actifs et de 1 % pour les retraités.

En renforçant nos structures collectives et en exigeant un statut protecteur, nous pourrons faire obstacle aux idées réactionnaires, à la régression sociale, et aux stéréotypes de genre.

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UN DANGEREUX ET IRRESPONSABLE DÉNI DE RÉALITÉ !

Réunion de concertation préavis

| Les conditions sociales

La Direction avait « oublié » de convoquer la réunion prévue suite au dépôt d’un préavis. La Fédération CGT des cheminots l’a donc convoquée. La réunion s’est tenue le 8 avril. Les réponses concrètes à l’urgence sanitaire et sociale se font toujours attendre…

SUR L’ÉTAT D’URGENCE SANITAIRE ET SOCIAL

La direction de l’entreprise continue de nier la responsabilité de ses politiques brutales de transformation pour imposer son « nouveau monde ». Par le rabotage des droits et une pressurisation des cheminots à l’extrême, elle ambitionne un dumping social à tous les étages.

Pour exemple, le lendemain d’un nouveau drame endeuillant une nouvelle fois la famille cheminote, une direction de zone de production annonçait aux élus la poursuite de l’ensemble des restructurations…

Notre exigence d’un moratoire sur l’ensemble des restructurations est plus que jamais d’actualité pour stopper cette fuite en avant dangereuse et irresponsable.

Alors que, dans tous les métiers, la situation de l’emploi impacte durement les conditions de vie et de travail des cheminots, la Direction assume au contraire la nécessité d’engendrer du cash pour alimenter le fonds de concours et la régénération du réseau.

SUR L’ÉTAT D’URGENCE SALARIAL

La Fédération a porté l’exigence de mesures immédiates, et singulièrement pour les cheminot·e·s qui payent de leur poche pour aller prendre leur service quotidiennement, mais aussi l’urgence à rouvrir des négociations en vue d’augmenter les salaires et d’instaurer une grille unique des salaires pour en finir avec l’iniquité et l’opacité du système de rémunération. La Direction se retranche derrière l’inaction du gouvernement pour justifier la sienne et consentir uniquement à convoquer courant mai un « observatoire de la rému-nération » pour nous expliquer sans doute qu’elle va continuer à nous faire les poches…

SUR L’UNITÉ SOCIALE ET LES DROITS DES CHEMINOTS

La Direction indique que toutes les discussions sont bloquées par le temps de travail, avec une volonté toujours intacte de remettre en cause les 35 heures et tous les taquets de l’accord sur l’organisation du temps de travail.
Pour la CGT, le processus de filialisation/privatisation doit être stoppé, et l’ensemble des droits des cheminot·e·s maintenus.

Face à cette situation, la Fédération CGT des cheminots continuera à maintenir et renforcer l’unité syndicale sur l’ensemble des sujets et à agir pour maintenir l’ensemble des droits des cheminots.

LES RECULS SOCIAUX NE SE NÉGOCIENT PAS, ILS SE COMBATTENT !

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LA SÛRETÉ EST ESSENTIELLE !

Avenir de la SUGE

| Services communs

Dans le cadre de l’audition des organisations syndicales par la « mission Tabarot » sur les impacts de la concurrence sur l’avenir de la SUGE, la Fédération a réitéré sa proposition de considérer la sûreté comme une facilité essentielle liée à l’accès au réseau, et qui s’imposerait à tous les opérateurs.

 

UNE MISSION DE TOUS LES DANGERS...

Cette audition aura permis de rappeler aux deux « chargés de mission » la constance des positions de la CGT, qui a toujours dénoncé la logique de marchandisation de la sûreté via le système inique de la contractualisation.

Ce qui était déjà un problème lors de la création des 3 EPIC s’est accentué par la création des 5 SA, puis du GIE, des filiales FRET et Voyageurs, sans compter les nouveaux opérateurs, tant pour les services librement organisés que conventionnés.

Si tout le monde s’accorde sur le professionnalisme des cheminots de la SUGE et leur niveau de formation, personne ne veut pour autant payer !

Les entités du groupe et la myriade de nouveaux intervenants sur le réseau préfèrent recourir à des sociétés de sécurité privées, dont les agents sont formés en à peine quelques jours, ignorent tout des risques ferroviaires et n’ont pas les prérogatives des agents de la SUGE.

DES QUESTIONNEMENTS QUI ANNONCENT DÉJÀ LA COULEUR

Les « chargés de mission » n’ont pas manqué d’interroger les organisations syndicales sur une possible externalisation de la SUGE au motif que dans un monde concurrentiel, pour les nouveaux opérateurs, le fait que la SNCF ait le monopole de cette prestation serait une anomalie.

L’éventualité d’un GIE ou d’un GIP (groupement d’intérêt économique ou groupement d’intérêt public) a été évoquée, rejoignant ainsi les ambitions de l’actuel directeur de la sûreté, qui n’a en réalité jamais abandonné cette perspective.

Pour autant, les montages du type GIE ou GIP nécessitent l’adhésion des différentes parties prenantes…

UNE EXTERNALISATION DE LA SUGE EST INACCEPTABLE !

Les promoteurs des différentes réformes et les dirigeants de l’entreprise qui promettaient que la SUGE ne serait pas impactée par la concurrence ont donc menti aux cheminots !

La CGT demeure aux côtés de cheminotes et cheminots de la SUGE et est déterminée à :

  •  Gagner une sûreté ferroviaire qui deviendrait une « facilité essentielle » qui s’imposerait à tous les opérateurs,
  • Maintenir et renforcer l’expertise ferroviaire et la formation des cheminots de la SUGE.

TOUTES ET TOUS CHEMINOTS !

RÉUNIFIONS LE SYSTÈME FERROVIAIRE
DANS UNE ENTREPRISE UNIQUE, PUBLIQUE ET INTÉGRÉE : LA SNCF !

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LA FAMILLE CHEMINOTE ENDEUILLÉE

Accident ferroviaire de Bully-les-Mines

| Espace presse

Ce mardi 7 avril 2026, un de nos collègues, cheminot de la SNCF, conducteur du train numéro 7304 circulant sur la ligne Dunkerque – Paris-Nord, est décédé au travail à la suite d’un impact violent avec un convoi militaire.

L’accident est survenu à 6 h 53 au passage à niveau se situant sur la commune de Bully-les-Mines entre Dunkerque et Arras.

Face à ces circonstances dramatiques qui suscitent la plus vive émotion au sein de la famille cheminote, la Fédération CGT des cheminots adresse ses plus sincères condoléances à la famille de notre collègue ainsi qu’à ses proches.

Elle adresse aussi tout son soutien aux nombreux blessés dénombrés dans cet accident.

D’ores et déjà, la Fédération CGT des cheminots a interpellé la direction de l’entreprise afin que les mesures d’accompagnement des collègues directement touchés par ce drame soient mises en place dans les plus brefs délais. L’ensemble des éléments doit être transmis en toute transparence aux représentants du personnel.

Sans devancer les conclusions des enquêtes en cours, la Fédération CGT des cheminots exige que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce drame.

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LA FILIALISATION : UN CHEVAL DE TROIE CONTRE LES DROITS DE TOUS !

Droits et temps de travail

| Les conditions sociales

Face à la colère des cheminots et à la dénonciation unitaire du projet de « paramètres activables » sur le temps de travail dans les filiales, la Direction tente un rétropédalage tactique. Par un courrier du 27 mars, elle prétend « dissiper les malentendus » et jure de ne pas toucher aux 35 heures. Mais ne nous y trompons pas, si la durée légale reste, c’est l’organisation de nos vies qu’ils veulent saccager !

UN RECUL EN TROMPE-L’ŒIL
L’invitation pour le 21 avril prochain ne change rien au fond du problème, la Direction maintient sa stratégie de filialisation (sociétés dédiées) pour répondre aux appels d’offres. Pourquoi créer des filiales si ce n’est pour ne pas appliquer la totalité des accords ?

Vouloir remettre en cause le temps de travail dans les filiales est un cheval de Troie. Une fois que la Direction aura réussi à imposer des conditions dégradées dans une « société dédiée », elle s’en servira comme d’un levier pour exiger les mêmes sacrifices partout ailleurs, au nom de la « concurrence interne ».

LE VRAI VISAGE DU PROJET : DÉCRYPTAGE DES ARTICLES

Voici la réalité des « paramètres activables » que la Direction souhaite mettre en œuvre dans les filiales en dérogeant à nos droits :

Paramètre activé (projet Direction) Réf. accord groupe SNCF Réf. accord de branche Impact pour le cheminot
Amplitude max. (roulants) Art. 8.1 (11/12 heures) Art. 18 (jusqu’à 13 h) Journées de service à rallonge.
Travail effectif/JS (roulants) Art. 7.3 Art. 7 Densification de la journée de travail.
Pause repas (roulants) Art. 11 (cadre strict) Art. 31 (plus souple) Temps de coupure réduit.
Repos journalier à résidence (roulants) Art. 15 (14 h minimum) Art. 22 (11 h minimum) Moins de sommeil, plus de fatigue.
Repos simples (roulants) Art. 16.4 Art. 27 Fragilisation des récupérations.
Prise de service délocalisée Encadrée (résidence) Art. 6 (autorisée) Le trajet devient votre problème.
Repos périodiques (roulants) Art. 16.6 et 18.1 Encadrement strict 19/6 Art. 25 à 28 Encadrement plus souple Perte de la qualité des repos.
Repos doubles (roulants et sédentaires) Art. 16.4 et 32.5 (52 par an) 39 pour les roulants, 30 pour les sédentaires (art. 45) Casse massive des week-ends.
Dimanches garantis Art. 18.3 et 32.7 (22 par an) Art. 26 (14 par an) Casse de la vie familiale et sociale.
Définition du roulant Art. 4 (protecteur) Art. 16 (restrictif) Basculer des agents vers des régimes dégradés.
Décalage PS (CRTT) Stabilité (GPT) Art. 4 (souplesse) Flexibilité et imprévisibilité en gare.
Forfait jours (cadres) 205 jours 217 jours + 12 jours de travail gratuit par an.

LA RÉGLEMENTATION : UN GARDE-FOU, PAS UNE VARIABLE D’AJUSTEMENT
Il est crucial de rappeler que nos accords actuels ne sont pas des privilèges mais des protections indispensables. Dans le cadre de la continuité de service, le régime ferroviaire est déjà extrêmement contraignant par rapport au droit commun : astreintes, travail de nuit, dimanches, jours fériés et découchés.

Les « taquets » que la Direction veut aujourd’hui « activer » sont en réalité des garde-fous vitaux. Ils garantissent :

  • la sécurité ferroviaire – un cheminot fatigué par une amplitude démesurée ou un repos écourté est un risque pour lui-même, ses collègues et les usagers ;
  • la santé des travailleurs – nos organismes subissent déjà les effets des horaires décalés, réduire les temps de récupération, c’est condamner les cheminots à l’épuise-ment professionnel.

Vouloir « bouger les taquets » pour gagner quelques points de productivité face à la concur-rence, c’est jouer avec la sécurité du système ferroviaire et donner aux concurrents le top départ du dumping social.

ENCADREMENT ET FORFAIT JOURS : LA BOMBE À RETARDEMENT

Les cheminots de l’encadrement ne sont pas épargnés, bien au contraire. Déjà, aujourd’hui, le forfait jours est synonyme d’une explosion du temps de travail effectif, bien au-delà de toute limite raisonnable. La charge mentale, la disponibilité permanente et l’absence de réelle déconnexion mènent déjà trop de collègues au burn-out.
Vouloir passer de 205 jours (accord groupe) à 217 jours (accord de branche) dans les filiales, c’est rajouter 12 jours de travail par an sans aucun encadrement des heures réelles, c’est institutionnaliser le surmenage et sacrifier la santé des cadres sur l’autel de la rentabilité. La CGT revendique un encadrement strict du forfait jours et une réduction réelle du nombre de jours travaillés.

L’ÉQUILIBRE VIE PRO–VIE PERSO : UNE ASPIRATION NON NÉGOCIABLE

Aujourd’hui, les cheminots, tous collèges confondus, aspirent légitimement à une vie privée préservée. Travailler la nuit, le dimanche, les jours fériés ou avec des horaires décalés a un impact lourd sur la santé et la famille. La Direction veut nous faire reculer de 20 ans, alors que le progrès social commande d’aller vers :

  • la semaine de 32 heures sans perte de salaire, pour travailler mieux, vivre mieux et créer des emplois ;
  • le maintien de l’ensemble des accords pour TOUS les cheminots (GPF et filiales) ;
  • l’arrêt immédiat du processus de filialisation, qui fragmente le corps social et prépare le dumping.

PRÉPARONS L’ACTION !

L’unité syndicale construite par la CGT est notre meilleure arme. La Direction a reculé sur la forme car elle craint notre réaction collective. Transformons cette peur en victoire !
Ne laissons pas le cheval de Troie de la filialisation dégrader nos vies et nos métiers.

TOUS ENSEMBLE, AVEC LA CGT, EXIGEONS LE MAINTIEN
DE L’ENSEMBLE DES DROITS POUR TOUTES ET TOUS ET LA CONQUÊTE DES 32 HEURES !

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« INCENTIVE » : LA PRIME QUI VEUT DU MAL AUX CHEMINOTS DU MATÉRIEL !

Sécurité du personnel

| Matériel

Une nouvelle fois, la direction du Matériel tente de monnayer la santé des cheminot·e·s. La reconduction de la prime « Incentive » dans les technicentres industriels cache une réalité dangereuse : faire produire toujours plus avec toujours moins, au mépris de la sécurité et de la réglementation.

Pour la CGT, c’est inadmissible !

LA SÉCURITÉ N’EST PAS UN CHALLENGE, C’EST UN DEVOIR DE L’ENTREPRISE !
En 2026, l’un des indicateurs pour toucher cette prime est le nombre d’accidents du travail avec arrêt (ATAA). La Direction fixe des quotas : dépassez le nombre d’accidents « autorisés », et vous perdez votre prime.

Ce système est nocif, injuste et dangereux. Il transforme une blessure en une variable comptable. La CGT dénonce ces pratiques managériales qui conduisent à : l’incitation à la dissimulation, l’omerta organisée par une pression constante pour ne pas déclarer les accidents, la culpabilisation des victimes, et la mise en danger des agents.

SITUATION SANITAIRE ET RÉGLEMENTATION : LE DOUBLE DISCOURS !

Pendant que la Direction s’amuse avec des primes de « challenge », nous constatons dans de nombreux ateliers un manque de moyens pour l’entretien des locaux et des outillages et une dégradation du suivi médical des cheminot·e·s qui met en péril notre santé au quotidien.

De plus, pour atteindre les objectifs, la Direction n’hésite plus à contourner les réglementations sur le temps de travail, les repos et les procédures de sécurité.

NOTRE SANTÉ N’EST PAS À VENDRE !

En limitant les hausses de salaire à quelques miettes, la Direction utilise la préca-rité pour imposer des méthodes toxiques. L’engagement des cheminot·e·s est exemplaire, mais il est sabordé par une désorganisation chronique.

Le salaire ne doit jamais être opposé à l’intégrité physique. Un accident n’est pas un « mauvais chiffre », c’est un signal d’alerte qui impose de renforcer la préven-tion, pas de faire taire les victimes.

Pour la CGT, la sécurité ne doit en aucun cas devenir un levier de chantage financier !
LA CGT REVENDIQUE :

  • l’arrêt immédiat des primes infantilisantes et nocives, qui incitent à la sous-déclaration ;
  • le renforcement et l’extension du régime spécial de protection sociale à l’en-semble des cheminot·e·s de la branche ferroviaire, pour garantir la santé des cheminot·e·s ;
  • des hausses générales de salaire et l’instauration d’une grille unique ;
  • le respect strict de la réglementation du travail et des accords sur le temps de travail ;
  • un véritable plan d’urgence sanitaire pour nos locaux, nos postes de travail et notre suivi médical ;
  • la hausse de la prime de travail à hauteur de 650 euros minimum, pour TOUS.

La sécurité des cheminot·e·s n’est ni à vendre, ni une variable d’ajustement !

LA CGT APPELLE LES CHEMINOT·E·S DU MATÉRIEL À SE TENIR PRÊTS À AGIR !

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