Fédération CGT des Cheminots


INFO LUTTES N°38

ÂGE PIPEAU, RETRAIT ILLICO !

| Action depuis le 5 décembre 2019

Hier, samedi 11 janvier 2020, le Premier ministre a adressé un courrier aux organisations syndicales et patronales suite aux rencontres du 10 janvier sur le financement des retraites.

JE FERAI CE QUE JE VOUDRAI !

Le Premier ministre confirme dans son courrier la volonté du Gouvernement de mettre en œuvre un système de retraite par points et surtout l’impérieuse nécessité de maintenir son équilibre financier.

Nous sommes bien face à une réforme budgétaire !

Pour cela, il intime l’ordre aux « partenaires sociaux » de se mettre d’accord pour trouver des « mesures permettant d’atteindre l’équilibre financier en 2027 » avant la fin du mois d’avril. Mesures qui « ne devront entrainer ni baisse des pensions […], ni hausse du coût du travail » !

Si, d’ici la fin avril, les organisations syndicales et patronales ne trouvent pas d’accord, le Gouvernement légifèrera par ordonnance pour prendre « toutes mesures permettant d’assurer l’équilibre du système d’ici 2027 ».

Alors que l’on sait que le débat sur l’âge pivot n’est que de l’enfumage, dans le but d’obtenir l’adhésion de certains syndicats, le Gouvernement maintient le cap dans ce domaine.

En résumé, soit vous trouvez un accord pour allonger la durée de cotisation et donc reculer l’âge de départ en retraite, soit je légifère et j’instaure de nouveau un pivot. CFDT et UNSA n’ont rien gagné : l’âge pivot n’est pas retiré de la réforme.

En fixant des objectifs d’économie aux partenaires sociaux, il refait le coup de la négociation sur l’assurance chômage, autrement dit, « je fais ce que je veux ! »

L’heure est à la poursuite et à l’élargissement de la mobilisation pour obtenir le retrait du projet du Gouvernement.

PROJET DE LOI, QUELQUES POINTS D’ANALYSE

Retraite à taux plein

Pour avoir une pension « à taux plein », il faudra avoir cotisé 43 ans minimum et avoir atteint un âge d’équilibre (?).

La durée de cotisation et l’âge d’équilibre vont être augmentés en même temps que l’espérance de vie augmentera. A chaque gain d’espérance de vie de 3 mois, il faudra donc travailler 2 mois de plus.

Ceux qui n’auront pas cotisé suffisamment longtemps et n’auront pas atteint l’âge d’équilibre, verront leurs pensions diminuer.

Conclusion : il est impossible de savoir à quel âge il sera réellement possible de partir à la retraite, avec tous nos droits. S’agissant du montant des pensions, impossible de le calculer actuellement puisque le gouvernement a choisi de ne pas fixer la valeur du point et de renvoyer cela à plus tard.

Diminution des pensions

Le Gouvernement verrouille les dépenses dévolues au financement de nos retraites à leur niveau actuel, c’est-à-dire 14 % de PIB. Or, le nombre de personnes partant à la retraite va augmenter dans les prochaines années. Pour etre clair, le Gouvernement nous contraint à payer plus de pensions avec la même somme qu’aujourd’hui. Tout le monde aura compris que mathématiquement, le niveau des pensions baissera, c’est le calcul de ce Gouvernement.

De plus, les pensions dépendraient d’un calcul sur l’ensemble de la carrière et plus sur les 25 meilleures années (dans le privé) ou les 6 derniers mois (dans le public), comme c’est le cas avec le système actuel. Ainsi, toutes les périodes de galère impacteraient le montant des pensions de retraite.

Le projet de loi va amenuiser les chances pour les salariés de partir en pleine forme à la retraite.

Le Gouvernement refuse d’améliorer la reconnaissance de la pénibilité. Au contraire : en 2017, il a supprimé certains critères de pénibilité dans le privé.

Ce projet de réforme met fin aux dispositions plus favorables de prise en compte de la pénibilité dans la fonction publique (départs anticipés) et transpose le compte pénibilité dans tous les secteurs professionnels.

Pourtant, quoi de plus normal que de permettre à celles et ceux qui sont abimé·e·s par le travail de partir plus tôt en retraite !

Pour rappel, un ouvrier a une espérance de vie inférieure de 6,5 années à celle d’un cadre. Le travail de nuit réduit l’espérance de vie de 5 à 7 ans.

En 2018, l’espérance de vie en bonne santé est de 63,4 ans pour les hommes et 64,5 ans pour les femmes, 5 mois de moins qu’en 2017 !

13 JANVIER, LES CHEMINOTS MAINTIENNENT LA PRESSION !

Après Les annonces faites par le Gouvernement, les cheminots ont décidés à juste titre de continuer de lutter et ont déjà arrêtés de nombreuses actions, dès le 13 janvier, dont :

Béziers : distribution de tracts dans les Lycées, tenu d’un stand intersyndical à l’université et au restaurant universitaire.

Tarbes : distribution de tracts place Verdun.

Pau : rassemblement avec les UD 64 et 65 à l’initiative des syndicats de Pau, Puyoo et des Hautes-Pyrénées, comité d’accueil à Macron place Clemenceau à 18h.

Dijon : remise d’une carte de vœux des cheminots grévistes, portant nos revendications, au directeur de région.

Technicentre maintenance et TSSE de Villeneuve Saint-Georges : le matin, barrage filtrant avec distribution de tracts et appel aux dons.

Clermont-Ferrand : piquets de grève et action dans la zone industrielle en soutien aux salariés d’une crèche inter-entreprises.

LES INITIATIVES INTERPROFESSIONNELLES DU 14.01.2020 (liste non exhaustive)

UD 01         Peronnas, 10h00-14h00 : rassemblement devant le MEDEF.

UD 03           Montluçon, 10h30 : manifestation interdépartementale  (03, 23) de soutien à Laurent Indruziak.

UD 04         Manosque, 18h00 : retraite aux flambeaux.

UD 05         Gap, 14h00 : manifestation.

UD 06         Nice, 10h00 : rassemblement place mécénat.

UD 08         Charleville-Mézière, 13h00 : manifestation place Ducale.

UD 09         Saint-Girons, 14h00 : rassemblement et manifestation devant la mairie.

UD 10         Troyes, 11h30 : manifestation devant la mairie de La Chapelle-Saint-Luc.

UD 11         Carcassonne, 14h30 : manifestation au portail des Jacobins.

UD 17         Saintes, Rochefort et Larochelle, 10h30 : manifestation.

UD 18         Bourges, 18h00 : manifestation.

UD 19         Tulles, 10h30 : manifestation devant la gare.

UD 22         Saint-Brieuc : tractage le matin et rassemblement à 13h30 Place de la Liberté.

UD 23         Guéret, 17h30 : rassemblement des enseignants devant la DASEN.

UD 24         Périgueux, 10h00 : manifestation.

                   Bergerac et Sarlat, 15h00 : manifestation.

UD 25           Besançon : manifestation.

UD 26           Montélimar, Romans et Valence : manifestation.

UD 29           Langolvas, 10h00 : temps fort dans le cadre de la venue du secrétaire d’État aux Transports.

                     Quimperlé, 10h30 : rassemblement rond-point Kervidanou.

                     Brest, Carhaix, Morlaix, Quimper, 10h00 : rassemblements.

UD 31         Toulouse, 10h00 : manifestation dans le quartier Saint-Cyprien.

                   Muret, 18h00 : rassemblement à la sous-préfecture.

UD 32         Auch, 10h00 : manifestation à la Pate d’oie.

UD 33         Bordeaux : rassemblement place de la République.

UD 34         Montpellier, 10h30 : rassemblement place Zeux.

UD 35         Rennes, 11h00 : rassemblement esplanade Charles de Gaulle.

                   Fougères, 17h30 : rassemblement place Aristide Briand.

UD 36         Chateauroux : manifestation.

UD 37         Tours, 10h00 : manifestation et actions devant le MEDEF et la préfecture.

UD 38         Grenoble, 10h00 : manifestation à la gare.

UD 40         Pau : rassemblement pour la venue de Macron.

UD 41         Romorantin, 10h30 : rassemblement place de la Paix.

                   Blois, 14h00 : manifestation vers l’hôpital.

                   Vendôme, 17h00 : retraite aux flambeaux.

UD 42         Roanne : manifestation.

                   Saint-Étienne : manifestation.

UD 44         Nantes, 10h30 : manifestation au Miroir d’eau.

UD 47         Agen, 14h00 : manifestation place de la Presse.

                   Marmande, 14h30 : manifestation esplanade de Maré.

UD 48         Mende, 11h00 : manifestation place Urbain V.

UD 51         Chalons et Reims, 10h00 : manifestation aux maisons des syndicats.

UD 54         Pont-à-Mousson : rassemblement le matin à l’hôpital pour les vœux de la présidente.

UD 55         Bar-le-Duc, 14h00 : manifestation à la gare.

UD 56         Lorient, 10h00 : manifestation cours de Chazelle.

UD 57         Metz, 14h00 : manifestation devant la gare.

UD 58         Nevers, 14h30 : manifestation au départ de la rue Henri Bouquillard.

UD 59         Valenciennes, 10h00 : manifestation place d’Armes.

                    Lille, 14h30 : manifestation régionale (avec UD 62), départ porte de Paris.

                   Dunkerque, 15h00 : manifestation.

UD 61         Alençon, 13h00 : manifestation.

                    Flers, 17h00 : manifestation.

UD 65         Tarbes, 10h00 : manifestation suivi d’un pique-nique et d’une AG.

UD 66         Perpignan, 10h30 : manifestation.

UD 69         Lyon, 11h30 : manifestation au départ de Jean Jaurès vers l’Hôtel de Région.

UD 72         Le Mans, 4h45, 7h00 et 13h30 : piquet de grève Renault, puis distribution de tracts au Carrefour Market la Pointe, puis rassemblement convivial à la maison des syndicats.

UD 73         Chambéry, 14h00 : manifestation devant le Palais de Justice.

UD 74         Annecy, 14h00 : manifestation devant la préfecture.

UD 79         Niort, 11h00 : manifestation.

UD 80         Abbeville, 10h00 : manifestation.

UD 81         Albi et Castres, 14h30 : manifestations.

UD 82         Montauban, 14h00 : distribution de tracts, débat et action solidarité (don de sang devant l’EFS).

UD 83         Toulon, 10h30 : manifestation place de la Liberté.

UD 85         La Roche-syr-Yon, 14h00 : manifestation place de la Vendée.

UD 87         Limoges : manifestation carrefour Tourny.

UD 88         Epinal, 14h00 : manifestation place Hoche.

UD 90         Belfort, 10h00 : manifestation Maison du peuple.

SOUTENIR ET ÉLARGIR

La Confédération générale du travail a sorti deux supports (badges et autocollants) afin d’aller à la rencontre de la population, pour provoquer la discussion à l’appui des expressions CGT, solliciter la solidarité financière auprès des citoyens, mais aussi favoriser l’implication des salariés dans les grèves et les manifestations organisées sur le territoire et rendre visible le soutien exprimé depuis le début du conflit.

Créons les conditions d’initiatives dynamiques dans les lieux publics pour aller au débat.

L’opinion publique soutient globalement la bataille que nous menons.

Continuons de convaincre autour de nous !

L’INFO EN PLUS

La Fédération CGT des cheminots a produit une expression en direction de la jeunesse (collèges, lycées, universités) qui sera diffusée dès lundi 13 janvier 2020 au matin.

Cette démarche appelle à être étendue au niveau interprofessionnel.

Pour être plus fort, adhérez à la CGT !

Téléchargements

LE FERROVIAIRE EN ALERTE ROUGE

| Communiqué

7 suicides en quelques mois, dont 3 depuis le lundi 19 janvier 2026, plusieurs accidents mortels dans l’ensemble du champ ferroviaire : la Direction du GPU SNCF, les directions des entreprises ferroviaires et les pouvoirs politiques successifs portent une lourde responsabilité dans la situation actuelle.

La Fédération CGT se tient résolument aux côtés des collègues et des familles durement touchés par ces drames et les assure de tout son soutien.

Parallèlement au processus de privatisation en cours, les restructurations se multiplient de manière violente sur l’ensemble du territoire.

Depuis la réforme ferroviaire de 2018, des dizaines de milliers de cheminots sont licenciés, déplacés, forcés à changer de métier, transférés dans des filiales etc.

La CGT des cheminots a alerté à de multiples reprises, mais la Direction a choisi la méthode du passage en force.

Elle étouffe depuis des années la dégradation pourtant bien réelle de la situation.

La coupe est pleine, les cheminots en ont assez.

La CGT interpelle la direction de l’entreprise, au plus haut niveau, depuis plusieurs semaines.
La CGT exige :

  • Que la Direction mette tout en œuvre pour accompagner les familles et les collègues des cheminots ayant perdu la vie.
  • L’arrêt des réorganisations ainsi qu’un moratoire sur l’ouverture à la concurrence dans l’ensemble des SA du groupe Public Unifié SNCF ainsi que dans l’ensemble des filiales Fret et Voyageurs.
  • L’ouverture de négociations immédiates sur le niveau des embauches, sur la formation professionnelle initiale et continue, les conditions de travail et les conditions sanitaire des cheminots ainsi que sur la sécurité ferroviaire, afin de prendre des mesures d’urgence et de stopper les drames.

Plus généralement, la CGT dénonce une stratégie qui vise à organiser la marche vers la privatisation de l’entreprise publique au mépris des attentes des usagers et de la souffrance des cheminots. Nous avons une série de propositions qui doivent être entendues.

NE BANALISONS PAS CES DRAMES ET IMPOSONS PAR LE RAPPORT DE FORCE
UNE RÉORIENTATION COMPLÈTE DE LA STRATÉGIE DE L’ENTREPRISE PUBLIQUE
POUR RÉPONDRE AUX ATTENTES DES USAGERS
ET AMÉLIORER LA SITUATION SANITAIRE ET SOCIALE DES CHEMINOTS !

Téléchargements

29 JANVIER : ACTONS DES AVANCÉES POUR LES SE ET L’ENSEMBLE DE LA FILIÈRE ÉQUIPEMENT !

Services électriques

| Équipement

Le 29 janvier se tiendra la réunion de lancement du programme métiers SE. Pour la CGT, ces négociations, qui ont été arrachées grâce à la détermination des cheminots des services électriques et du conflit qui dure depuis plusieurs mois, doivent aboutir rapidement à la concrétisation de certains engagements et à la satisfaction des revendications !

SERVICES ÉLECTRIQUES, LE 29 JANVIER, PAS DE RÉPONSES, PAS DE RÉPIT !

Alors que les NAO 2026 ont été particulièrement décevantes pour une majorité de cheminots, la communication de l’entreprise dans les médias faisant croire à de « grasses augmentations de salaires » a fini de les écœurer.
Pour la CGT, ces négociations ne sont pas closes, et nous ne sommes pas quittes.

À l’Équipement, en ce début d’année 2026, malgré les pressions des directions d’établissement, la mise en place de 2X8, le non-respect des jugements qui donnent pourtant raison aux cheminots, le remplacement d’agents grévistes en dépit de toute réglementation et le report de traitement de certains incidents, la grève se poursuit, et les attentes sont toujours aussi fortes.

UN RAPPORT DE FORCE QUI A DÉJÀ FAIT BOUGER DES LIGNES !
Alors que la CGT à fait acter :

  • la nomination à la classe 3 dès la réussite à la formation HMT3 et la tenue réussie de 3 cycles d’astreinte en double et rémunérés ;
  • un délai de séjour de 10 ans maximum à la classe 3 pour le passage à la classe 4.
    La CGT revendique que ce délai soit ramené à 7 ans ;
  • la dispense pour l’accès à la classe 5 de prérequis pour les REQ au bout de 3 ans de tenue de poste ;
  • la requalification de 60 postes (15 par DGIR/DZP) en 2026, 30 postes en 2027 et 30 postes en 2028 de la classe 3 vers la classe 4, en y intégrant la mission de moniteur ;
  • 500 recrutements en 2026 en plus des recrutements non réalisés en 2025 ;
  • la réouverture mi-2026 de l’antenne d’Amiens avec 4 formateurs ;
  • la proposition d’une prime de reconnaissance de la technicité de 60 euros par mois ;
  • la proposition de création d’une indemnité de remise en exploitation du réseau ;
  • l’ouverture, avant la fin du premier semestre, de négociations spécifiques liées à la reconnaissance de la pénibilité, y compris pour l’encadrement tenant l’astreinte.

CE QUE LES CHEMINOTS AVEC LA CGT ATTENDENT

Si les annonces en lien avec les recrutements et les formations sont globalement attendues pour améliorer les conditions de travail, leur mise en oeuvre et la tenue des comités de suivi de l’emploi devront être rigoureusement respectées au plus près des chantiers. Les annonces de requalification de postes, l’instauration de délais de séjour maximum ainsi que l’amélioration des conditions d’accès à la classe 5 sont une première étape dans la reconnaissance des métiers qui doivent être encore renforcées au regard de la technicité requise.

Concernant la création de l’indemnité de remise en exploitation du réseau pour tous les agents d’astreinte de SNCF Réseau, quels que soient leur collège et leur métier, la CGT porte la revalorisation des taux A et B et du repos supplémentaire qui n’incite pas à la multiplication des sorties ou toutes autres déviances. S’agissant de la reconnaissance de la technicité, la proposition de mise en place d’une prime mensuelle de 60 euros pour les agents habilités est clairement insuffisante, sans compter que sa mise en oeuvre serait renvoyée à 2027.
La CGT revendique une prime de base garantie pérenne et liquidable, avec la sécurisation d’autres éléments de rémunération ayant trait à la technicité.

Enfin, concernant la majoration de 20 % de la prime de travail en attendant la concrétisation des négociations, celle-ci qui avait été actée dans de nombreuses régions n’est pas respectée.
La CGT demande le respect des engagements pris.

Alors que les cheminot·e·s sont massivement en grève et que certain·e·s rejoignent encore le mouvement, la balle est désormais dans le camp de la Direction. La CGT appelle à maintenir la pression dans tous les métiers de l’Équipement. Ne lâchons rien !

Téléchargements

AMBITION RCAD, LA SUITE

Bilatérale RCAD - Agence Groupes du 15 janvier 2026

| Exploitation

La DG TGV-IC poursuit le programme Ambition RCAD débuté le 1er septembre 2025. Sur fond de suppression d’emplois, de dysfonctionnement des outils de travail, elle souhaite désormais rattacher l’agence Groupes de Strasbourg au 1er juin 2026, ainsi que les sites RCAD de Clermont-Ferrand et de Caen-G30 au 1er septembre 2026.

La CGT reste opposée à cette réorganisation et continue d’alerter sur ses conséquences !

PRODUCTIVITÉ VERSUS CONDITIONS DE TRAVAIL

C’est à l’occasion d’une bilatérale, le 15 janvier dernier, que la direction TGV-IC a annoncé ses orientations pour 2026 sur un ton particulièrement provocateur envers les représentants de la CGT.

Dans ce contexte délétère et après un recadrage, l’annonce du maintien de tous les sites RCAD pour 2026 reste presque anecdotique. En effet, dans le même temps, elle annonce avoir supprimé 30 postes sur l’année 2025 et renouveler l’opération en 2026, soit 30 suppressions supplémentaires. En annonçant cette nouvelle saignée dans les effectifs, la Direction confirme les alertes de la CGT lors de la mise en oeuvre de cette réorganisation et dégrade toujours plus le service offert aux usagers en les renvoyant vers des boîtes vocales pilotées par l’IA.

DES ANNONCES DE MODIFICATIONS DES ROULEMENTS ET POSTES

Côté dialogue social, la mise en place au forceps d’une commission « locale » RCAD, composée de 7 membres rattachés à la CSSCT Direction sans respecter le vote des cheminots des RCAD, n’est pas satisfaisante.

De plus, les responsables de la DG TGV-IC ont présenté, le 2 décembre dernier, des fiches de postes classes 2, 3 et 4. Une réunion qui s’est tenue sans la CGT, malgré les demandes de report pour cause de grève nationale unitaire interprofessionnelle.

Dans ce contexte de suppression de postes et alors que la majorité des sites ne dispose d’aucun RPX, elle annonce vouloir lancer des travaux de refonte des roulements courant 2026. Cette démarche risque une nouvelle fois de se faire de manière unilatérale, au détriment des conditions de travail des cheminots.

La situation complexe sur l’emploi, la précarisation des contrats et les outils de production pèsent sur les conditions de travail des cheminot·e·s RCAD. Ce constat est aujourd’hui partagé par ceux de l’agence Groupes.

AGENCE GROUPES : UNE ACTIVITÉ À L’ARRÊT, UN QUOTIDIEN MIS À MAL

Les cheminot·e·s du service Groupes de Strasbourg subissent déjà les secousses de la politique de la direction RCAD. En effet, après l’arrêt brutal des outils de distribution VEG au 1er janvier, ceux-ci n’ont plus aucuns moyens pour travailler. Cette décision prise au plus haut niveau de l’entreprise fait suite à un contentieux avec le prestataire en charge du développement et de la gestion des outils.

À date, les réservations ont repris en mode dégradé, avec un outil transitoire qui fonctionne sans possibilité de modification des dossiers. Les lignes téléphoniques de l’agence sont saturées et débordent déjà vers les téléconseillers des sites RCAD, tandis que les cheminot·e·s dans les gares et à bord des trains se retrouvent confrontés à des groupes d’usagers en détresse.

Pour le moment, la direction SNCF, elle, reste silencieuse et accentue de fait les risques, en exposant les cheminot·e·s au contact des usagers. Cette situation avait déjà été vécue en 2024, après les dysfonctionnements de l’outil Newbook.

Sans remise en question de ses choix, sans pause sur ses projets, sans annonces fortes pour les cheminot·e·s des RCAD, dont l’agence Groupes, sur leurs conditions de travail et la reconnaissance de la technicité de leur métier, la Direction fait le choix de raccrocher au nez des cheminot·e·s.

LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS APPELLE LES CHEMINOT·E·S
À AMPLIFIER LE RAPPORT DE FORCE ET À CRÉER LES CONDITIONS DE MOBILISATION
POUR GAGNER SUR NOS REVENDICATIONS !

 

Téléchargements

SECOND ACCIDENT FERROVIAIRE EN ESPAGNE

Communiqué

| Communiqué

Deux jours après le déraillement tragique de Adamuz en Espagne qui a fait 42 morts et plus de 120 blessés, un second accident ferroviaire s’est produit mardi 20 janvier en Catalogne. Un train a percuté un mur de soutènement effondré, à hauteur de la commune de Gelida, près de Barcelone suite aux fortes pluies.

Le conducteur du train est décédé et on compte une quinzaine de blessés parmi les usagers.

La Fédération CGT des Cheminots présente ses plus sincères condoléances à la famille du conducteur.

Personne ne doit perdre sa vie au travail.

La sécurité du transport commence par celle des cheminots.

La CGT réaffirme son soutien et sa coopération vis-à-vis des cheminots espagnols ainsi qu’aux camarades des CCOO.

Téléchargements

LE SALAIRE, POUR LA CGT, C’EST TOUTE L’ANNÉE !

Accord NAO salaires SNCF

| Les conditions sociales

La CGT ne signera pas l’accord salarial 2026.

Les propositions de la direction SNCF constituent une véritable provocation envers l’ensemble des cheminots.

Pour autant, la question des salaires n’est pas close !

Dès lors, nous appelons tous les cheminots à se rassembler dans les syndicats CGT afin de décider et d’organiser les mobilisations nécessaires.

Les mesures salariales reprises à l’accord ne répondent pas aux besoins des cheminots. Ces mesures accentuent les disparités et augmentent la précarité, en développant des dispositifs de rémunération non pérennes et non assujettis aux cotisations sociales, comme le complément de PPV.

Cela se fait au détriment des augmentations générales des salaires, tout en réduisant les indemnités en cas de maladie ainsi que les montants des pensions de retraite.

DU VENT DANS LES POCHES

La machine à enfumer fonctionne à plein régime. Les Temps réels de la Direction, relayés par les médias, prétendent que les cheminots seraient déjà privilégiés et profiteraient, en plus, de mesures NAO 2026 présentées comme généreuses.
Pourtant, les chiffres traduisent une tout autre réalité de la situation et du contenu de cet accord.

12 € C’est le prix d’un bidon de lessive… mais c’est aussi l’augmentation du salaire moyen de base mensuel brut à partir d’octobre 2026.
0,18% D’augmentation générale des salaires sur l’année 2026.
21,3% D’inflation cumulée depuis 10 ans.
1,3 Md€ Pour gaver les organismes de complémentaire santé obligatoire au détriment des salaires et des régimes de base (Sécurité sociale et régime spécial SNCF).
– 6,2% De la part du salaire liquidable/imposable sur 6 ans du fait du développement de la PPV et intéressement que d’autres organisations syndicales promeuvent lors des NAO.
Il faudrait travailler 11 trimestres de plus pour compenser cette perte sur la pension de retraite, soit presque 3 ans.
Cette baisse a également des conséquences sur les revenus de remplacement en cas de maladie.

Bien sûr, les initiatives organisées par la CGT le 13 janvier ont contraint la Direction à céder une forme d’annualisation de la majoration pour ancienneté. Toutefois, elle est très limitée, sans revalorisation et sans tenir compte de la pénibilité. De plus, elle maintient les inégalités entre cheminots contractuels et statutaires, instaurées par l’accord sur les classifications et rémunérations, auquel seule la CGT s’oppose.

EXIGEONS DES AUGMENTATIONS EN METTANT COLLECTIVEMENT LA PRESSION !

Tout au long de l’année, les mobilisations sur la question des salaires, souvent de proximité ou de métier, font bouger les lignes. C’est particulièrement le cas des initiatives organisées par la CGT pour la reconnaissance de la technicité des métiers, à la Traction, au Train, à la Circulation, à l’Équipement et dans bien d’autres secteurs.

La période des notations pour les cheminots au statut et des entretiens individuels pour les revalorisations salariales individuelles des cheminots contractuels s’ouvre !

L’accord Classifications et Rémunérations permet des revalorisations totalement arbitraires, qui visent à diviser les cheminots contractuels entre eux, alors que les cheminots au statut voient leur évolution salariale fortement ralentie.

Portons alors, ensemble, les réclamations des cheminots contractuels et cheminots statutaires pour des revalorisations salariales avec des initiatives et des interpellations des directions locales organisées par nos syndicats de site CGT.

INFORMEZ-VOUS AUPRÈS DES SYNDICATS DE SITE POUR PORTER COLLECTIVEMENT LES RÉCLAMATIONS !
FAITES COMME DES MILLIERS DE CHEMINOTS, ORGANISEZ-VOUS EN REJOIGNANT LA CGT
POUR DÉFENDRE ET GAGNER DE NOUVEAUX DROITS !

La CGT revendique :

  • UNE AUGMENTATION GÉNÉRALE DES SALAIRES D’AU MOINS 12 % ;
  • UNE GRILLE UNIQUE DES SALAIRES POUR TOUS LES CHEMINOTS (avec une meilleure progression salariale automatique pour les cheminots, statutaires et contractuels) ;
  • UNE VÉRITABLE RECONNAISSANCE DE LA TECHNICITÉ DES MÉTIERS ET SA PÉRENNISATION (avec la revalorisation de la prime de travail, de la prime de traction et une prime de base garantie pour tous les cheminots, contractuels et statutaires) ;
  • L’ANNUALISATION ET LA REVALORISATION DE L’ANCIENNETÉ (Chaque année doit se traduire par une progression automatique et égale pour tous. ) ;
  • UN TREIZIÈME MOIS POUR TOUS.

TOUTES ET TOUS CHEMINOTS, REFUSONS L’AUSTÉRITÉ ! EXIGEONS LE PROGRÈS SOCIAL !
LA BATAILLE POUR LES SALAIRES, C’EST ENSEMBLE ET TOUTE L’ANNÉE !

Téléchargements

L’ALLIANCE DES DROITES CONTRE LES TRAVAILLEURS À L’ASSEMBLÉE NATIONALE !

Droit de grève

| Les conditions sociales

Une offensive législative majeure contre les droits sociaux se prépare pour le 22 janvier prochain. Profitant d’une niche parlementaire, le groupe Les Républicains, avec l’appui du RN, veut s’attaquer au 1er mai et durcir le droit de grève dans les transports. La Fédération CGT des cheminots appelle les parlementaires progressistes à renvoyer ces lois dans les poubelles de l’histoire !

En plein bras de fer budgétaire pour l’année 2026, la droite et le patronat profitent de la cure d’austérité imposée par le gouvernement pour accélé-rer leurs attaques.

Ainsi, des projets de loi intitulés « Permettre aux salariés de certains secteurs de travailler le 1er mai » ou encore « Concilier la continuité du service public de transports avec l’exercice du droit de grève et à privilégier le dialogue social et la liberté de circulation » vont être soumis au vote des députés.

Ces textes confirment les velléités du patronat et de leurs porte-serviettes de casser les outils de solidarité au mépris des conquêtes sociales historiques de notre pays.

Concernant le projet de restriction du droit de grève, le texte prévoit notamment :

  • une privation du droit de grève, jusqu’à 30 jours par an ;
  • l’instauration d’une limite de 6 heures de grève par jour, sur un maximum de 7 jours consécutifs. Périodes concernées : veilles et lendemains de jours fériés, vacances scolaires, élections, événements d’ampleur régionale, nationale ou internationale…, fixées par décret en Conseil d’État ;
  • l’allongement du délai de D2I de 48 à 72 heures ;
  • la mise en place d’un dispositif contre les préavis de grève de « longue durée » ;
  • l’interdiction du droit de grève avec les modalités de 59 minutes ou 3 heures et 59 minutes ;
  • l’affichage public du nombre de salariés en grève par ligne, par dépôt, par réseau.

Malgré le rejet unanime des organisations syndicales et l’opposition des forces progressistes, la droite s’obstine. En cherchant l’alliance avec l’extrême droite, elle confirme sa volonté d’aller au bout de sa logique de casse sociale, au mépris du dialogue et de l’unité syndicale.

ALLIANCE DE CIRCONSTANCE OU FONDATIONS DE L’ALLIANCE DES DROITES ?

Pour la CGT, il n’y a pas d’ambiguïté. Nous estimons que la casse des droits sociaux constitue les fondations de l’alliance des droites !

Déjà, fin 2024, É. Ciotti, ancien président de LR et allié aujourd’hui du Rassemblement national, avait tenté le passage d’un projet de loi de ce type, sans succès.

Les travaux parlementaires qui se sont tenus en amont des débats du 22 janvier prochain ont acté que le groupe RN a mené la bataille pour durcir le texte, en présentant des amendements, tels que :

  • passer le nombre de jours d’interdiction de grève à 90 au lieu de 30 ;
  • élargir les motifs d’interdiction du droit de grève ;
  • durcir les sanctions pour les grévistes.

Le RN est une fois de plus démasqué ! Sous sa posture de défenseur des « petits » et avec la bienveillance des médias détenus par les milliardaires, le parti de la haine ne sert que les intérêts des plus puissants pour museler et sanctionner les mobilisations !

La Fédération CGT des cheminots saura prendre ses responsabilités si d’aventure ce texte était voté ! En effet, nous nous opposons fermement à toute évolution visant à restreindre le droit de grève et nous revendiquons l’abrogation de tous les textes existants sur le sujet ! La défense des intérêts des salariés par la grève est inaliénable, quels que soient leur fonction, leur classe ou leur métier !

LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS CONTINUERA À PORTER SES REVENDICATIONS
POUR L’AMÉLIORATION AU QUOTIDIEN DU SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE
ET DÉFENDRA L’ENSEMBLE DES DROITS DES CHEMINOTS,
PAR TOUS LES MOYENS QUI SERONT À SA DISPOSITION, Y COMPRIS PAR LA GRÈVE !

Téléchargements

COLLISION DE DEUX TRAINS À GRANDE VITESSE À ADAMUZ

Communiqué

| Communiqué

La Fédération CGT des Cheminots tient à présenter ses plus sincères condoléances aux familles des personnes décédées. Nous leur exprimons toute notre solidarité.

Pour l’heure, nous n’avons aucune information sur les causes de l’accident. Il est essentiel de mener une enquête complète et transparente sur les causes de ce tragique accident, afin de déterminer les responsabilités de chacun et de garantir la mise en oeuvre de toutes les mesures nécessaires pour éviter qu’un tel accident ne se reproduise.

La sécurité doit toujours être une priorité absolue dans le transport ferroviaire. La CGT réaffirme son soutien et sa coopération vis-à-vis des cheminots espagnols ainsi qu’aux camarades des CCOO. Nous sommes à leurs côtés dans ces moments difficiles.

Téléchargements

LOIN DU COMPTE !

NAO salaires

| Les conditions sociales

Aujourd’hui se tenait la table ronde salariale à la SNCF.

Partout sur le territoire, les cheminotes et les cheminots ont répondu aux appels à agir lancés par les syndicats CGT.
La Fédération CGT salue celles et ceux qui s’engagent dans l’action collective !

La direction du GPU SNCF ne prend toujours pas la mesure de l’urgence à reconnaître le travail des cheminots.

REVENDICATIONS CGT POSITIONS DE LA DIRECTION
Augmentation générale des salaires d’au moins 12 % + 0,25 % à partir du 1er juillet 2026
+ 0,25 % à partir du 1er octobre 2026
Grille unique des salaires pour tous avec une meilleure progression salariale automatique
pour les cheminots statutaires et contractuels
REFUS (prétextant de l’accord classifications-rémunérations)
Une véritable reconnaissance
de la technicité des métiers et sa pérennisation
(avec la revalorisation de la prime de travail,
de la prime de traction
et une prime de base garantie
pour tous les cheminots contractuels
et statutaires)
PAS DE MESURES POUR L’ENSEMBLE DES CHEMINOTS, mais suite aux mobilisations dans les métiers, la direction cède des mesures (non soumises à accord NAO) :

  • +40 € / mois (au total 100 € / mois) prime technicité Circulation
  • Environ +30 € / mois sur la prime de travail ASCT
  • Environ +40 € / mois prime de Traction
  • Des propositions à venir pour l’Équipement
Revalorisation de l’ancienneté AUCUNE REVALORISATION
Annualisation de la majoration de l’ancienneté
(chaque année doit se traduire
par une progression automatique et égale
pour tous)
LA DIRECTION CONCÈDE LE PRINCIPE D’UNE ANNUALISATION DE LA MAJORATION DE L’ANCIENNETÉ POUR TOUS LES CHEMINOTS.
Cela se traduit par une augmentation annuelle minimale de 0,6 %.
Un véritable 13e mois pour tous REFUS, sous couvert de l’accord classifications-rémunérations qui met en place une rémunération annuelle et pas mensuelle.

AUTRES ANNONCES DE LA DIRECTION

  • Complément de PPV de 250 € versé sur les salaires du mois de mars.
    Ce dispositif dit « prime Macron » exonère l’entreprise de cotisations sociales.
  • Revalorisation du seuil minimum des salaires au niveau du SMIC +10 % (soit 2 005 € brut/mois) (pas soumis à accord NAO). Cela concerne moins de 150 cheminots.
    En conséquence, les seuils de rémunération annuelle pour les cheminots contractuels seront réévalués.
  • Prorogation FMD (Forfait Mobilité Durable) 400 €/an.
    Prime de 150 € pour premier achat de vélo.
  • Pour les cheminots statutaires :
    • 1 200 PR hors compte supplémentaires.
    • Délais de séjours maxi de 4 ans sur les PR des classes 2 à 6, TA et TB.
    • Refonte de la rémunération des classes 8 au statut (non soumis à accord NAO).
  • Enveloppes pour les augmentations individuelles des cheminots contractuels :
    • 1,2 % de la masse salariale pour les cheminots contractuels des classes 1 à 6.
    • 1,4 % de la masse salariale pour les cheminots contractuels des classes 7 à 8.
    • 3 % de la masse salariale pour les cheminots contractuels en début de parcours.

 

COMPLÉMENTAIRE SANTÉ : La direction considère que la participation de l’entreprise dans la cotisation à la mutuelle dite obligatoire représente
un coût et est un élément qui pèse sur les mesures salariales. En clair : c’est autant de moins pour des augmentations générales de salaire !

LA PRESSION DES MOBILISATIONS IMPULSÉES PAR LA CGT COMMENCE À FISSURER CERTAINES POSITIONS DE LA DIRECTION !

La CGT invite les cheminotes et cheminots
à rejoindre les syndicats de site pour s’informer,
débattre et construire une action collective tous services.

 

Téléchargements

HEXAFRET : DES EFFECTIFS EN BAISSE, ET DES CONDITIONS DE TRAVAIL QUI SE DÉGRADENT !

| Le transport de marchandises

Rien ne change. Après un passage à marche forcée vers Hexafret, la situation sociale continue de se détériorer. Malgré une communication rassurante et des recrutements en nombre important annoncés, les effectifs diminuent, la charge de travail augmente et le mal-être s’installe durablement.

DES EFFECTIFS QUI CONTINUENT DE BAISSER MALGRÉ LES RECRUTEMENTS !

Depuis le transfert massif des agents de Fret SNCF vers Hexafret au 1er janvier 2025, la direction tente de présenter une situation stabilisée. Les chiffres démontrent pourtant l’inverse. Les recrutements ne compensent pas les départs, et les effectifs disponibles continuent de reculer dans de nombreux métiers essentiels, en particulier chez les conducteurs et dans les métiers des fonctions transverses.

Démissions, ruptures conventionnelles, fins de contrats et difficultés d’intégration se multiplient. On embauche, mais on perd presque autant d’agents dans le même temps. Cette instabilité permanente empêche la constitution de collectifs de travail solides et accentue la surcharge de travail pour les agents en poste.

UNE ATTRACTIVITÉ EN FORTE CHUTE !

Pour la CGT, ces départs ne sont pas le fruit du hasard. L’attractivité d’Hexafret est aujourd’hui très faible. La perte du statut, des rémunérations insuffisantes par rapport au cout de la vie, des perspectives de carrière limitées et des conditions de travail dégradées éloignent durablement les candidats et poussent les agents à quitter l’entreprise.

Certains métiers clés restent durablement vacants, mettant en tension l’ensemble de la production. Cette situation nourrit un cercle vicieux, moins d’effectifs, plus de pression, davantage de fatigue, et donc encore plus de départs.

DES FORMATIONS QUI METTENT LES SALARIÉS EN DIFFICULTÉ !

La direction communique sur l’effort de formation, mais la réalité du terrain est toute autre. Les parcours sont souvent raccourcis, mal accompagnés et insuffisamment sécurisés. Les taux d’échec, notamment chez les OPF et les conducteurs, sont élevés, et les abandons en cours de formation se multiplient.

Pour la CGT, ces échecs ne sont pas liés aux agents mais à des choix organisationnels hasardeux. Là encore, ce sont les agents en poste qui subissent les conséquences, avec une charge de travail accrue et une pression permanente pour compenser les manques.

DES CONDITIONS DE TRAVAIL QUI SE DÉGRADENT PARTOUT !

Les indicateurs sociaux sont alarmants. L’absentéisme progresse, y compris au siège. L’accidentologie repart à la hausse, en fréquence comme en gravité. Le climat social est marqué par l’inquiétude, le stress et l’incertitude.

Les réorganisations successives, comme « PADOVA phase 2 » pour le siège, désorganisent profondément les collectifs et donnent le sentiment d’une restructuration permanente, sans vision claire ni perspectives à moyen terme pour les agents.

UNE PÉNIBILITÉ TOUJOURS NIÉE !

La pénibilité reste une réalité quotidienne pour de nombreux agents, mais elle demeure largement ignorée par la direction, notamment en fin de carrière.
Tant que la pénibilité ne sera pas reconnue pour tous les métiers concernés, les arrêts maladie, l’absentéisme et les départs continueront d’augmenter. On ne peut pas construire une entreprise durable en fermant les yeux sur la santé des agents.

DES INJUSTICES SALARIALES QUI PERDURENT !

Les premières données communiquées confirment l’existence d’écarts de rémunération importants entre statutaires et contractuels, mais aussi entre agents occupant des fonctions comparables. Ces différences découlant d’une classification de Branche régressive, ne sont ni clairement expliquées ni justifiées.
Pour la CGT, le principe est simple, à travail égal, salaire égal. L’opacité salariale alimente le sentiment d’injustice et affaiblit encore la confiance des agents envers la direction.

La CGT a voté contre lors de cette consultation sur la politique sociale marquée par baisse continue des effectifs, la perte d’attractivité, la dégradation des conditions de travail, la non-reconnaissance de la pénibilité et les injustices salariales.

Ce vote contre est un signal clair adressé à la direction, la situation sociale d’Hexafret exige des mesures immédiates, ambitieuses et durables.

Hexafret ne se construira pas sur le dos des agents.
La CGT continuera d’exiger des effectifs suffisants, des conditions de travail dignes,
la reconnaissance de la pénibilité, des rémunérations justes, une vraie politique de formation
et des perspectives professionnelles claires.

Téléchargements

Renforce-toi, adhère à la CGT !

La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

05 décembre 2025

La bataille du rail contre la “désertification organisée” des guichets est lancée

Lire la suite

Voir les autres articles

Liste des actualités

Lexique

Contacts

J'adhère

Bandeaux publicitaires

  • Les pétitions, ça ce signe ici.