Fédération CGT des Cheminots


INFO LUTTES N°38

ÂGE PIPEAU, RETRAIT ILLICO !

| Action depuis le 5 décembre 2019

Hier, samedi 11 janvier 2020, le Premier ministre a adressé un courrier aux organisations syndicales et patronales suite aux rencontres du 10 janvier sur le financement des retraites.

JE FERAI CE QUE JE VOUDRAI !

Le Premier ministre confirme dans son courrier la volonté du Gouvernement de mettre en œuvre un système de retraite par points et surtout l’impérieuse nécessité de maintenir son équilibre financier.

Nous sommes bien face à une réforme budgétaire !

Pour cela, il intime l’ordre aux « partenaires sociaux » de se mettre d’accord pour trouver des « mesures permettant d’atteindre l’équilibre financier en 2027 » avant la fin du mois d’avril. Mesures qui « ne devront entrainer ni baisse des pensions […], ni hausse du coût du travail » !

Si, d’ici la fin avril, les organisations syndicales et patronales ne trouvent pas d’accord, le Gouvernement légifèrera par ordonnance pour prendre « toutes mesures permettant d’assurer l’équilibre du système d’ici 2027 ».

Alors que l’on sait que le débat sur l’âge pivot n’est que de l’enfumage, dans le but d’obtenir l’adhésion de certains syndicats, le Gouvernement maintient le cap dans ce domaine.

En résumé, soit vous trouvez un accord pour allonger la durée de cotisation et donc reculer l’âge de départ en retraite, soit je légifère et j’instaure de nouveau un pivot. CFDT et UNSA n’ont rien gagné : l’âge pivot n’est pas retiré de la réforme.

En fixant des objectifs d’économie aux partenaires sociaux, il refait le coup de la négociation sur l’assurance chômage, autrement dit, « je fais ce que je veux ! »

L’heure est à la poursuite et à l’élargissement de la mobilisation pour obtenir le retrait du projet du Gouvernement.

PROJET DE LOI, QUELQUES POINTS D’ANALYSE

Retraite à taux plein

Pour avoir une pension « à taux plein », il faudra avoir cotisé 43 ans minimum et avoir atteint un âge d’équilibre (?).

La durée de cotisation et l’âge d’équilibre vont être augmentés en même temps que l’espérance de vie augmentera. A chaque gain d’espérance de vie de 3 mois, il faudra donc travailler 2 mois de plus.

Ceux qui n’auront pas cotisé suffisamment longtemps et n’auront pas atteint l’âge d’équilibre, verront leurs pensions diminuer.

Conclusion : il est impossible de savoir à quel âge il sera réellement possible de partir à la retraite, avec tous nos droits. S’agissant du montant des pensions, impossible de le calculer actuellement puisque le gouvernement a choisi de ne pas fixer la valeur du point et de renvoyer cela à plus tard.

Diminution des pensions

Le Gouvernement verrouille les dépenses dévolues au financement de nos retraites à leur niveau actuel, c’est-à-dire 14 % de PIB. Or, le nombre de personnes partant à la retraite va augmenter dans les prochaines années. Pour etre clair, le Gouvernement nous contraint à payer plus de pensions avec la même somme qu’aujourd’hui. Tout le monde aura compris que mathématiquement, le niveau des pensions baissera, c’est le calcul de ce Gouvernement.

De plus, les pensions dépendraient d’un calcul sur l’ensemble de la carrière et plus sur les 25 meilleures années (dans le privé) ou les 6 derniers mois (dans le public), comme c’est le cas avec le système actuel. Ainsi, toutes les périodes de galère impacteraient le montant des pensions de retraite.

Le projet de loi va amenuiser les chances pour les salariés de partir en pleine forme à la retraite.

Le Gouvernement refuse d’améliorer la reconnaissance de la pénibilité. Au contraire : en 2017, il a supprimé certains critères de pénibilité dans le privé.

Ce projet de réforme met fin aux dispositions plus favorables de prise en compte de la pénibilité dans la fonction publique (départs anticipés) et transpose le compte pénibilité dans tous les secteurs professionnels.

Pourtant, quoi de plus normal que de permettre à celles et ceux qui sont abimé·e·s par le travail de partir plus tôt en retraite !

Pour rappel, un ouvrier a une espérance de vie inférieure de 6,5 années à celle d’un cadre. Le travail de nuit réduit l’espérance de vie de 5 à 7 ans.

En 2018, l’espérance de vie en bonne santé est de 63,4 ans pour les hommes et 64,5 ans pour les femmes, 5 mois de moins qu’en 2017 !

13 JANVIER, LES CHEMINOTS MAINTIENNENT LA PRESSION !

Après Les annonces faites par le Gouvernement, les cheminots ont décidés à juste titre de continuer de lutter et ont déjà arrêtés de nombreuses actions, dès le 13 janvier, dont :

Béziers : distribution de tracts dans les Lycées, tenu d’un stand intersyndical à l’université et au restaurant universitaire.

Tarbes : distribution de tracts place Verdun.

Pau : rassemblement avec les UD 64 et 65 à l’initiative des syndicats de Pau, Puyoo et des Hautes-Pyrénées, comité d’accueil à Macron place Clemenceau à 18h.

Dijon : remise d’une carte de vœux des cheminots grévistes, portant nos revendications, au directeur de région.

Technicentre maintenance et TSSE de Villeneuve Saint-Georges : le matin, barrage filtrant avec distribution de tracts et appel aux dons.

Clermont-Ferrand : piquets de grève et action dans la zone industrielle en soutien aux salariés d’une crèche inter-entreprises.

LES INITIATIVES INTERPROFESSIONNELLES DU 14.01.2020 (liste non exhaustive)

UD 01         Peronnas, 10h00-14h00 : rassemblement devant le MEDEF.

UD 03           Montluçon, 10h30 : manifestation interdépartementale  (03, 23) de soutien à Laurent Indruziak.

UD 04         Manosque, 18h00 : retraite aux flambeaux.

UD 05         Gap, 14h00 : manifestation.

UD 06         Nice, 10h00 : rassemblement place mécénat.

UD 08         Charleville-Mézière, 13h00 : manifestation place Ducale.

UD 09         Saint-Girons, 14h00 : rassemblement et manifestation devant la mairie.

UD 10         Troyes, 11h30 : manifestation devant la mairie de La Chapelle-Saint-Luc.

UD 11         Carcassonne, 14h30 : manifestation au portail des Jacobins.

UD 17         Saintes, Rochefort et Larochelle, 10h30 : manifestation.

UD 18         Bourges, 18h00 : manifestation.

UD 19         Tulles, 10h30 : manifestation devant la gare.

UD 22         Saint-Brieuc : tractage le matin et rassemblement à 13h30 Place de la Liberté.

UD 23         Guéret, 17h30 : rassemblement des enseignants devant la DASEN.

UD 24         Périgueux, 10h00 : manifestation.

                   Bergerac et Sarlat, 15h00 : manifestation.

UD 25           Besançon : manifestation.

UD 26           Montélimar, Romans et Valence : manifestation.

UD 29           Langolvas, 10h00 : temps fort dans le cadre de la venue du secrétaire d’État aux Transports.

                     Quimperlé, 10h30 : rassemblement rond-point Kervidanou.

                     Brest, Carhaix, Morlaix, Quimper, 10h00 : rassemblements.

UD 31         Toulouse, 10h00 : manifestation dans le quartier Saint-Cyprien.

                   Muret, 18h00 : rassemblement à la sous-préfecture.

UD 32         Auch, 10h00 : manifestation à la Pate d’oie.

UD 33         Bordeaux : rassemblement place de la République.

UD 34         Montpellier, 10h30 : rassemblement place Zeux.

UD 35         Rennes, 11h00 : rassemblement esplanade Charles de Gaulle.

                   Fougères, 17h30 : rassemblement place Aristide Briand.

UD 36         Chateauroux : manifestation.

UD 37         Tours, 10h00 : manifestation et actions devant le MEDEF et la préfecture.

UD 38         Grenoble, 10h00 : manifestation à la gare.

UD 40         Pau : rassemblement pour la venue de Macron.

UD 41         Romorantin, 10h30 : rassemblement place de la Paix.

                   Blois, 14h00 : manifestation vers l’hôpital.

                   Vendôme, 17h00 : retraite aux flambeaux.

UD 42         Roanne : manifestation.

                   Saint-Étienne : manifestation.

UD 44         Nantes, 10h30 : manifestation au Miroir d’eau.

UD 47         Agen, 14h00 : manifestation place de la Presse.

                   Marmande, 14h30 : manifestation esplanade de Maré.

UD 48         Mende, 11h00 : manifestation place Urbain V.

UD 51         Chalons et Reims, 10h00 : manifestation aux maisons des syndicats.

UD 54         Pont-à-Mousson : rassemblement le matin à l’hôpital pour les vœux de la présidente.

UD 55         Bar-le-Duc, 14h00 : manifestation à la gare.

UD 56         Lorient, 10h00 : manifestation cours de Chazelle.

UD 57         Metz, 14h00 : manifestation devant la gare.

UD 58         Nevers, 14h30 : manifestation au départ de la rue Henri Bouquillard.

UD 59         Valenciennes, 10h00 : manifestation place d’Armes.

                    Lille, 14h30 : manifestation régionale (avec UD 62), départ porte de Paris.

                   Dunkerque, 15h00 : manifestation.

UD 61         Alençon, 13h00 : manifestation.

                    Flers, 17h00 : manifestation.

UD 65         Tarbes, 10h00 : manifestation suivi d’un pique-nique et d’une AG.

UD 66         Perpignan, 10h30 : manifestation.

UD 69         Lyon, 11h30 : manifestation au départ de Jean Jaurès vers l’Hôtel de Région.

UD 72         Le Mans, 4h45, 7h00 et 13h30 : piquet de grève Renault, puis distribution de tracts au Carrefour Market la Pointe, puis rassemblement convivial à la maison des syndicats.

UD 73         Chambéry, 14h00 : manifestation devant le Palais de Justice.

UD 74         Annecy, 14h00 : manifestation devant la préfecture.

UD 79         Niort, 11h00 : manifestation.

UD 80         Abbeville, 10h00 : manifestation.

UD 81         Albi et Castres, 14h30 : manifestations.

UD 82         Montauban, 14h00 : distribution de tracts, débat et action solidarité (don de sang devant l’EFS).

UD 83         Toulon, 10h30 : manifestation place de la Liberté.

UD 85         La Roche-syr-Yon, 14h00 : manifestation place de la Vendée.

UD 87         Limoges : manifestation carrefour Tourny.

UD 88         Epinal, 14h00 : manifestation place Hoche.

UD 90         Belfort, 10h00 : manifestation Maison du peuple.

SOUTENIR ET ÉLARGIR

La Confédération générale du travail a sorti deux supports (badges et autocollants) afin d’aller à la rencontre de la population, pour provoquer la discussion à l’appui des expressions CGT, solliciter la solidarité financière auprès des citoyens, mais aussi favoriser l’implication des salariés dans les grèves et les manifestations organisées sur le territoire et rendre visible le soutien exprimé depuis le début du conflit.

Créons les conditions d’initiatives dynamiques dans les lieux publics pour aller au débat.

L’opinion publique soutient globalement la bataille que nous menons.

Continuons de convaincre autour de nous !

L’INFO EN PLUS

La Fédération CGT des cheminots a produit une expression en direction de la jeunesse (collèges, lycées, universités) qui sera diffusée dès lundi 13 janvier 2020 au matin.

Cette démarche appelle à être étendue au niveau interprofessionnel.

Pour être plus fort, adhérez à la CGT !

Téléchargements

AU SERVICE DES CHEMINOTS, PAS DE LA RENTABILITÉ !

| Maîtrise et cadres UFCM

Les 9 et 17 septembre derniers, la CGT a participé à deux réunions bilatérales consacrées à l’intelligence artificielle (IA), à SNCF Voyageurs et à SNCF Réseau.
Alors que l’IA impacte l’ensemble du GPU, la Direction choisit de traiter le sujet séparément dans chaque SA, empêchant un véritable débat de fond sur les conséquences de l’IA pour les cheminot·e·s, leurs métiers et le service public ferroviaire.
Derrière des présentations rassurantes et un discours axé sur la modernisation, la Direction affiche sa volonté d’accélérer le déploiement de l’IA. Pour la CGT, le progrès n’a de sens que s’il bénéficie à toutes et tous, et l’humain doit rester aux commandes.

UN DÉPLOIEMENT DE L’IA SANS DÉBAT NI TRANSPARENCE !

La Direction reconnaît que des outils intégrant de l’IA sont déjà utilisés depuis plusieurs années au sein des SA Réseau et Voyageurs, sans information préa-lable des représentants du personnel, ce qui ne l’empêche pas d’annoncer vouloir amplifier son déploiement ! Avec SNCF-GPT, elle affirme vouloir « sécu-riser les données » et présente l’IA comme un simple outil d’assistance destiné à gagner en temps et en efficacité. Mais lorsque sont abordées les consé-quences concrètes sur l’emploi, les salaires, les qualifications ou l’ouverture à la concurrence, la Direction botte en touche.
Pour la CGT, cette approche purement technico-technique est insuffisante : une technologie n’est jamais neutre lorsqu’elle transforme l’organisation et le contenu du travail !

DERRIÈRE LE DISCOURS TECHNOCRATIQUE, LA COURSE À LA PRODUCTIVITÉ !

Pour les directions d’entreprise, l’IA est avant tout présentée comme un levier d’optimisation des coûts et des effectifs. Les exemples déjà observés à la SNCF interrogent, à commencer par les outils de commande du type Hastus, Oscar et Score pour les roulants, Self-Service pour les agents de gare. Des IA trient déjà les appels dans les RCAD et distribuent le travail des chemi-not·e·s des agences Paie et Famille. Des transformations sont également attendues dans l’Ingénierie du Matériel, dans les communications entre les opérateurs sécurité sur les liaisons transfrontalières avec des traducteurs du type Athéna à la Traction. Plus largement, la déshumanisation des gares, des trains et de nos métiers montre que ces dangers sont désormais bien réels !
Chez SNCF Réseau, la réflexion autour d’un outil d’organisation des travaux piloté par IA illustre cette logique. Après avoir détruit les métiers, les savoir-faire et les coordinations préexistantes avec la mise en place de Résonances, ce genre d’annonce est hors sol ! Pour la CGT, l’IA doit améliorer le travail des cheminot·e·s et renforcer le service public, et non justifier des suppressions d’emplois, dégrader les conditions de travail ou faire pression sur les salaires !

L’HUMAIN DOIT RESTER AUX COMMANDES !

Il est nécessaire que tout déploiement d’outils contenant de l’IA ayant une incidence sur le travail fasse l’objet d’une information-consultation préalable des CSE, conformément aux obligations de l’employeur.

La CGT exige que soient systématiquement évalués les effets sur :

  • l’emploi ;
  • les métiers et les qualifications ;
  • les parcours professionnels ;
  • la formation ;
  • la santé et la sécurité ;
  • les conditions de travail.
  • Aucun système ne doit pouvoir décider à la place des cheminot·e·s ni servir de prétexte à la remise en cause de leurs droits.

LA CGT ET SON UFCM, PORTE DES PROPOSITIONS !

La CGT revendique un encadrement strict du recours à l’intelligence artificielle afin de garantir qu’elle reste au service des salarié·e·s.
Nous revendiquons :

  • l’interdiction de l’IA dans les décisions relatives à l’embauche, l’évaluation, la rémunération, la gestion des carrières ou les procédures disciplinaires ;
  • le maintien d’une décision humaine pour toute mesure impactant un cheminot ou une che-minote ;
  • un contrôle social des outils d’IA, de leur conception à leur exploitation, incluant les données utilisées, les objectifs poursuivis et les droits d’accès ;
  • une information-consultation systématique des CSE sur les conséquences en matière d’em-ploi, d’organisation et de conditions de travail ;
  • la garantie qu’aucun déploiement d’IA ne conduise à des suppressions d’emplois.

Pour la CGT, les gains de productivité générés par l’IA doivent bénéficier aux cheminot·e·s par la réduction du temps de travail et l’instauration de la semaine de 32 heures, la mise en place de la grille unique des salaires CGT dans le cadre de la construction d’un nouveau Statut du travail cheminot et la conquête de nouveaux droits sociaux.

POUR UN SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE HUMAIN ET SOLIDAIRE, POUR DES CONDITIONS DE TRAVAIL DIGNES, AUX ÉLECTIONS CSE DU 19 AU 26 NOVEMBRE 2026, JE VOTE CGT !

 

Téléchargements

POUR UNE INGÉNIERIE DE HAUT NIVEAU, MAILLON ESSENTIEL DU SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE !

| Maîtrise et cadres UFCM

Prisonnier·e·s d’une vision comptable court-termiste, d’une non-reconnaissance de la technicité des métiers et des qualifications ainsi que d’un recours abusif à la sous-traitance et à l’externalisation, les cheminot·e·s des pôles d’études et ingénierie (PEI, ex-PRI) sont en première ligne pour essuyer les plâtres de l’ultra-financiarisation de l’entreprise.
Pour l’UFCM-CGT, il est temps de remettre au goût du jour une idée révolutionnaire : LE SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE !

Conséquence de la mauvaise loi de 2018 qui impose la règle d’or financière, empêchant la SA Réseau de s’endetter et de la Loi d’orientation des Mobilités (LOM) qui reporte la propriété des Lignes de Dessertes Fines du Territoire (LDFT) aux régions, le projet « Résonances » a été une véritable attaque en règle contre le service public ferroviaire et les cheminot·e·s.

LA VENTE À LA DÉCOUPE DU RÉSEAU AU DÉTRIMENT DE L’INGÉNIERIE !

Derrière le vernis affiché sur les présentations et les grands discours, « Résonances » a profondément changé la donne en rattachant les pôles d’études et ingénierie (PEI) aux nouvelles directions régionales, entrant dans le giron des DG (ex-ZP). Sous couvert d’une décentralisation de façade, cette réorganisation met l’ingénierie au service des appels d’offres, en mobilisant les PEI pour répondre aux besoins commerciaux de la SA Réseau, notamment auprès des nouveaux entrants, avec une approche purement comptable, au détriment des cheminot·e·s et du service public !
Les PEI contribuent ainsi aux gains de productivité de la SA Réseau dans un contexte d’ouverture à la concurrence. Ce changement génère une perte de vision stratégique de l’ingénierie, une pression accrue sur les moyens humains et financiers avec des répercussions sur l’emploi, ainsi qu’un affaiblissement du rôle des PEI, indispensables au service public ferroviaire et à l’aménagement du territoire. Pour l’UFCM-CGT, seul le retour à une entreprise publique, unique et intégrée permettra aux cheminot·e·s des PEI de travailler dans des conditions optimales, avec les moyens humains et techniques nécessaires au développement du service public ferroviaire de demain !

INGÉNIEUR·E·S, CADRES, TECHNICIEN·NE·S ET AGENT·E·S DE MAÎTRISE (ICTAM) DES PEI :
POUR UNE VÉRITABLE RECONNAISSANCE DES MÉTIERS DE L’INGÉNIERIE !

Depuis l’accord classifications-rémunérations (que la CGT n’a pas signé), tous les agent·e·s et spécialistes études, quels que soient leur classe ou leur métier, sont devenus des « chargé·e·s de production Ingénierie ». Cette uniformisation des postes a eu pour effet de casser les parcours professionnels, en supprimant les spécificités métier et les possibilités d’évolution. Elle a également conduit à une remise en cause de la reconnaissance des diplômes et des qualifications. En regroupant sous un même emploi-repère des métiers aux niveaux d’expertise différents, la reconnaissance de la technicité propre à chaque spécialité de l’ingénierie s’en trouve amoindrie.

L’ingénierie intervient sur l’ensemble du champ ferroviaire : ingénierie d’études techniques, de projet, d’exploitation, de maintenance, recherche et développement… Une production ferroviaire de qualité doit s’appuyer sur une ingénierie forte et intégrée, garante de la sécurité, reposant sur des effectifs en nombre suffisant et reconnus à la hauteur de leurs qualifications et de la technicité de leurs métiers, sous maîtrise publique exclusive du GPU SNCF, afin de garantir un service public ferroviaire de haut niveau !

PAS D’INGÉNIERIE DE QUALITÉ SANS CADRE SOCIAL DE HAUT NIVEAU !

Les conditions de vie et de travail des cadres et maîtrises se sont fortement dégradées : la charge mentale ne cesse d’augmenter et le temps de travail explose, notamment dû au forfait-jours. Cette pression constante entraîne une perte de sens et une souffrance au travail causant des effets dévastateurs sur la santé physique et mentale des cheminot·e·s. L’UFCM-CGT exige un décompte horaire garantissant le respect du temps de travail annuel, une mise en oeuvre d’un réel droit à la déconnexion préservant les temps de repos ainsi qu’une reconnaissance de la pénibilité des métiers de l’encadrement ! LA GESTION CGT DES ACTIVITÉS SOCIALES ET CULTURELLES : UNE VISION ÉMANCIPATRICE, SOLIDAIRE ET HUMAINE !
La CGT et son UFCM rappellent que les CSE qui ne mutualisent pas totalement la dotation destinée aux activités sociales et culturelles (ASC) avec les CASI privent les cheminot·e·s et leurs ayants droit de l’ensemble des prestations sociales et culturelles que ces derniers proposent.
Contrairement à certaines organisations syndicales qui privilégient les chèques en tous genres et le tourisme marchand, la gestion CGT des ASC via les CASI et le CCGPF garantit un véritable droit à des ASC émancipatrices, progressistes et humaines, ainsi qu’aux vacances pour toutes et tous (actif·ve·s, retraité·e·s et enfants), permettant à celles et ceux qui n’en auraient jamais la possibilité d’en bénéficier.

CAR NON, CONTRAIREMENT À CE QUE DISENT CERTAINES ORGANISATIONS SYNDICALES, LES ACTIVITÉS SOCIALES ET CULTURELLES NE SONT PAS UN COMPLÉMENT DE SALAIRE !

AUX ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES DU 19 AU 26 NOVEMBRE 2026,
POUR LE SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE,
POUR DÉFENDRE MES DROITS ET EN GAGNER DE NOUVEAUX,
JE VOTE CGT !

Téléchargements

PAS DE SALAIRES SUR VOIE DE GARAGE

| Non classé

Partout, les cheminotes et les cheminots voient leurs salaires décrocher, leur niveau de vie reculer et les dépenses indispensables absorber une part toujours plus grande de leur budget.
Quels que soient leur métier ou leur statut, toutes et tous font face à la même urgence : pouvoir vivre dignement de leur travail.

Même dans l’hypothèse la plus favorable, l’inflation atteindrait 2,9 % d’ici à la fin de 2026. En un an, le gazole a bondi de 41 % et l’essence de 24 %. En neuf mois, les dépenses contraintes – loyers, énergie, transports, assurances ou crédits – ont augmenté de 3,6 %. L’alimentation pèse elle aussi toujours plus lourd, avec notamment une hausse de 17 % pour les légumes frais.

À LA SNCF, LE COMPTE N’Y EST PAS

Réuni le 22 septembre à la SNCF, l’Observatoire de la rémunération a confirmé ce que les fiches de paie disent déjà : pendant que les prix prennent de la vitesse, les salaires restent à quai. Mois après mois, l’écart se creuse et le niveau de vie des cheminotes et des cheminots poursuit sa sortie de voie.
Face à ce constat et à la colère exprimée massivement, notamment par l’action de grève du 10 juin, la direction a annoncé l’ouverture, le 3 novembre, de discussions pour le « pouvoir d’achat ».
Chaque jour, les cheminotes et les cheminots font circuler les trains, assurent le service public ferroviaire et produisent la richesse de l’entreprise. Cette richesse doit revenir à celles et ceux qui la créent : leur engagement et leur savoir-faire exigent plus que des mots de remerciements. Ils exigent de véritables augmentations.

NOS SALAIRES DOIVENT CHANGER DE VOIE

Réunies en interfédérale le soir même de l’Observatoire, la CGT Cheminots, l’UNSA-Ferroviaire et la CFDT Cheminots portent ensemble des revendications unitaires (SUD-Rail, également invitée, a malheureusement décliné sa participation) :

  • Des augmentations générales maintenant : une revalorisation immédiate des salaires pour rattraper la chute du niveau de vie et reconnaître réellement le travail des cheminots,
  • Des primes de travail enfin revalorisées : une hausse significative pour tous les collèges, avec des mesures équivalentes pour les contractuels,
  • Une indemnité de résidence à la hauteur : une véritable indexation tenant compte de la crise du logement et des disparités géographiques, avec des mesures équivalentes pour les contractuels,
  • Un vrai 13e mois pour toutes et tous : sa généralisation à l’ensemble des cheminots, statutaires comme contractuels.

Rien ne nous sera donné ! Dès maintenant, tenons-nous prêts à agir pour aller chercher ce qui nous est dû !

ENSEMBLE, ALLONS CHERCHER NOS AUGMENTATIONS !

Téléchargements

Alternant·e·s : construisons l’avenir sur des droits de haut niveau !

| Espace jeunes

Les politiques d’austérité menées au sein du GPU SNCF n’ont pas épargné les alternant·e·s. Précarité, mal-logement, alourdissement de la charge mentale, pression subie, incertitudes sur l’avenir…
Pour la CGT, son UFCM et ses collectifs Jeunes, il est urgent de gagner des droits nouveaux pour les alternant·e·s, qui sont les cheminot·e·s d’aujourd’hui et de demain !

Les alternant·e·s ne doivent pas être une main-d’oeuvre à bas coût, sous prétexte qu’elles et ils sont jeunes ! Utilisés par la Direction pour combler les manques de personnels, rémunérés au minimum légal, privés de primes de travail et de gratification de fin d’année, et contraints d’assumer une grande partie de leurs frais de transport, de déplacement (repas, etc.) et d’héberge-ment, elles et ils subissent une précarité insupportable. Pourtant, l’entreprise bénéficie d’importants financements publics en faveur de l’alternance. Pour la CGT et son UFCM, ces aides doivent servir à former les cheminot·e·s de demain au lieu de servir à réaliser des gains de productivité !

MAL-ÊTRE ET SANTÉ MENTALE : AGIR MAINTENANT !

Les alternant·e·s doivent bénéficier d’un statut social de haut niveau, garan-tissant une rémunération juste, des conditions de vie dignes et de réelles perspectives professionnelles. Cela leur procurerait une sécurité économique et sociale, leur permettant de réussir pleinement leurs vies personnelle et professionnelle. Garantir des conditions de vie dignes pour les cheminot·e·s en alternance, c’est aussi garantir leur réussite et préparer l’avenir !

LA CGT ET SON UFCM REVENDIQUENT POUR TOU·TE·S LES ALTERNANT·E·S :

  • le recrutement en CDI à l’issue de leur formation, pour celles et ceux qui le souhaitent ;
  • l’augmentation de leur rémunération et la reconnaissance de leurs diplômes ;
  • l’attribution de la prime de travail et de la gratification de fin d’année ;
  • la prise en charge par l’employeur de tous les frais de transport et de dépla-cement domicile-CFA-lieu de travail ;
  • des garanties de logement et d’hébergement, et la prise en charge intégrale des loyers ;
  • qu’elles et ils bénéficient d’un accompagnement de qualité assuré par des cheminot·e·s en nombre suffisant, disposant du temps nécessaire au tutorat et au monitorat, afin de garantir la transmission des savoirs, des savoir-faire et de la culture cheminote.

POUR DES DROITS NOUVEAUX, POUR UN AVENIR HUMAIN ET SOLIDAIRE, AUX ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES DU 19 AU 26 NOVEMBRE 2026, JE VOTE CGT !

Téléchargements

NOTRE SALAIRE, NOTRE AVENIR !

| Espace jeunes

Les loyers augmentent. Les denrées alimentaires augmentent. L’énergie, les transports, les assurances augmentent.
Et nos salaires ?

La direction nous parle de péril du modéle économique, de graphiques et de patience. Mais nous, on regarde notre compte en banque à la fin du mois. Pour une génération qui débute dans le ferroviaire, qui cherche à se
loger, qui veut construire sa vie, les salaires sont une question d’avenir.

NOTRE TRAVAIL CRÉE DES RICHESSES.
NOTRE SALAIRE DOIT NOUS PERMETTRE D’EN VIVRE !

Face à une inflation galopante à 2,9 % (dans les meilleurs prévisions) et des dépenses contraintes qui bondissent de 3,6 %, l’augmentation dérisoire de 0,18 % octroyée début 2026 par la direction condamne les bas salaires à la précarité.
Le loyer étant le premier poste de dépense des ménages, garantir un logement digne à tous les nouveaux embauchés cheminot.es de la branche (SNCF, filiales et privées) est une mesure d’urgence et un levier puissant contre la précarité.
C’est un des moyens de redonner immédiatement du pouvoir d’achat, et d’imposer que notre travail nous permette enfin de vivre dignement !

  • +12 % d’augmentation générale immédiatement pour toutes et tous,
  • Un Nouveau Statut du Travail Cheminot comprenant une grille unique des salaires,
  • La revalorisation des primes de travail et de traction, avec l’équivalent pour les contractuel·les,
  • Un véritable 13e mois pour toutes et tous,
  • Le rattrapage du contentieux salarial,
  • L’échelle mobile des salaires, pour que nos paies suivent les prix,
  • Une embauche = un logement!

La direction annonce des NAO en janvier 2027 et une réunion « pouvoir d’achat »
le 3 novembre, elle reconnaît donc qu’il y a une problématique sérieuse!

JEUNES CHEMINOT·ES, NOUS N’ATTENDRONS PAS !
Nos fins de mois, c’est maintenant.
Nos loyers, c’est maintenant.
Nos besoins, c’est maintenant.
Notre avenir, c’est maintenant.

La jeunesse cheminote ne veut pas de promesses.
ELLE VEUT DU SALAIRE !
POUR L’AUGMENTATION GÉNÉRALE DES SALAIRES
TOUT DE SUITE !
RASSEMBLONS-NOUS.
ORGANISONS-NOUS.
MOBILISONS-NOUS.

Téléchargements

GM : FACE À NOS RÉALITÉS, PLACE À LA RECONNAISSANCE DE NOTRE MÉTIER !

| Maîtrise et cadres UFCM

À l’initiative de la CGT, une audience s’est tenue le 8 septembre dernier. Trois axes revendicatifs majeurs ont été portés : la reconnaissance de la pénibilité, la revalorisation de la prime de travail et l’ouverture à un véritable parcours professionnel des métiers de la commande et de la planification.

Cette première audience confirme l’analyse de la CGT, les transformations de l’entreprise ont profondément modifié le métier de gestionnaire de moyens : multiplication des outils numériques, réorganisations, charge de travail accrue et perte de sens au travail. Pour-tant, les GM restent au coeur de la production ferroviaire et assument chaque jour des responsabilités essentielles. Face à cette situation, la CGT et son UFCM portent trois exi-gences : pénibilité et conditions de travail, reconnaissance salariale et parcours profes-sionnels.

LA CGT POURSUIT SON PROCESSUS AVEC LES GM.

Pénibilité – Le quotidien des agents de la commande, qu’ils soient GM, RCT, programmeurs ou ordonnanceurs, est marquée par des contraintes lourdes et chroniques. Horaires en 2X8, 3X8 ou forfait jours, alourdissement de la charge mentale, travail sous pression, déni du droit à la déconnexion, gestion des incidents, décisions à prendre rapidement et responsabilité permanente dans la production constituent leur réalité quotidienne. Ces contraintes ne peuvent plus être ignorées par la Direction ! Elles doivent être pleinement reconnues et prises en compte dans les emplois repères à pénibilité avérée (ERPA).

Reconnaissance salariale – La charge de travail, les contraintes horaires, la pression per-manente et les responsabilités assumées par les agents de la commande justifient une véritable revalorisation de la prime de travail (et une mesure équivalente pour les contrac-tuels). La Direction refuse pourtant de reconnaître l’expertise et les fonctions d’encadre-ment exercées au quotidien par les GM. Cette absence de reconnaissance n’est plus acceptable ! La CGT et son UFCM revendiquent le rattachement des gestionnaires de moyens de la commande Traction et Trains au code prime 25, correspondant à la prime d’encadrement train, afin que leurs responsabilités et les contraintes spécifiques de leur métier soient enfin reconnues.

Parcours professionnels – Les compétences acquises, la reconnaissance de la technicité du métier, l’expérience, l’ancienneté et les responsabilités assumées doivent ouvrir des droits et des perspectives. Pour la CGT et son UFCM, il n’est pas question que les cheminot·e·s soient condamnés à rester dans un « tube » professionnel alors même que l’entreprise leur demande de s’adapter en permanence. L’évolution des métiers doit aussi être une opportunité d’évolution professionnelle pour les GM.

LA CGT ET SON UFCM REVENDIQUENT :

  • l’élargissement de la liste des ERPA aux GM, ouvrant droit à la cessation anticipée d’activité (CAA) pénibilité ainsi qu’aux dispositifs de rémunération P1, P2 et P3 ;
  • le rattachement de la prime de travail au code prime 25 (environ + 144 euros men-suels) et une mesure équivalente pour les contractuels ;
  • une prime de base garantie reconnaissant la technicité du métier, mensuelle, cotisée et prise en compte pour la retraite ;
  • la prise en compte du temps de prise de service à hauteur de 10 minutes par JS, au moyen de l’incrémentation d’un compteur à la main de l’agent ;
  • un parcours professionnel reconnaissant les diplômes, les qualifications et l’ancienneté pour un véritable déroulement de carrière et des passerelles entre les métiers.

C’EST POURQUOI LA CGT APPELLE TOUS LES CHEMINOT·E·S GESTIONNAIRES DE MOYENS À SIGNER ET FAIRE SIGNER LA PÉTITION. CELLE-CI DOIT PERMETTRE D’INTERPELLER LA DIRECTION DANS LES PROCHAINES SEMAINES SUR LA BASE DE NOS REVENDICATIONS.

Téléchargements

UNE DIRECTION QUI PERSISTE ET SIGNE !

| Maîtrise et cadres UFCM

À la suite d’une obligation juridique, la direction du GPU a convié la CGT le 23 septembre 2026 à une réunion portant sur la mise en oeuvre de l’accord forfait-jours, que la CGT n’a pas signé.
Loin de revenir sur l’essence même de ce dispositif, cette réunion a surtout été l’occasion pour la Direction de réaffirmer sa volonté de poursuivre dans cette voie !

La participation de la CGT à cette réunion a été l’occasion, une nouvelle fois, de réaffirmer notre revendication d’abrogation pure et simple de toute forme de comptabilisation du temps de travail forfaitisé en jours. Après 9 années d’application chaotique et détournée du forfait-jours, et d’un suivi quasi inexistant, la direction s’est simplement contentée de proposer un bien pâle ripolinage de ce dispositif sans s’attaquer à la source du problème, à savoir l’absence de comptabilisation des heures réellement travaillées !

Pour la CGT et son UFCM, ce ne sont ni les opérations de communication ni la succession d’interminables « groupes de travail » visant à débattre des contraintes et des dégâts du forfait-jours, sans jamais les remettre en cause, qui régleront l’explosion du temps de travail et l’aggravation de la charge mentale subies au quotidien par les encadrant·e·s !

La charge de travail de l’encadrement doit être étudiée poste par poste en dehors du carcan du forfait-jours, suivie en IRP et permettre de déterminer le nombre et les types d’emplois nécessaires pour assurer un service public ferroviaire de qualité. Pour la CGT et son UFCM, l’autonomie c’est avant tout d’avoir la main sur l’organisation de ses missions !
Seul point positif, la direction a annoncé que le droit à la déconnexion fera l’objet d’une négociation à part. La plateforme commune unitaire du 24 octobre 2025, construite sous l’impulsion de l’UFCM-CGT, a porté ses fruits. La Fédération CGT des cheminots continuera de porter la construction d’une réponse revendicative massive et la plus unitaire possible dans l’intérêt de tous·tes les cheminot·e·s !

La CGT et son UFCM revendiquent :

  • le décompte horaire du temps de travail ;
  • la mise en place de plages horaires variables ;
  • le calcul des emplois nécessaires au respect du temps de travail et des temps de repos ;
  • de remettre l’Humain au centre de l’organisation de la production et du travail.

POUR DES CONDITIONS DE VIE ET DE TRAVAIL QUI PROTÈGENT RÉELLEMENT LA SANTÉ PHYSIQUE ET MENTALE DES CHEMINOT·E·S ET QUI FAVORISENT L’EMPLOI, ÉLEVONS COLLECTIVEMENT LE RAPPORT DE FORCE !

Téléchargements

14 OCTOBRE 2026 : RETRAITÉ·E·S CHEMINOT·E·S ET DU PRIVÉ, ENSEMBLE DANS L’ACTION !

AGIRC-ARRCO

| Retraités UFR

Face à l’avalanche d’annonces de mauvais coups visant notamment les retraité·e·s et leur pouvoir d’achat, nous avons besoin d’élever le rapport de force en nous mobilisant massivement.

Les gouvernements se suivent, mais les orientations politiques de régression sociale perdurent. Et les retraité·e·s sont toujours une cible. Depuis plusieurs semaines, une campagne orchestrée par le gouvernement et le Medef, nombre de candidats à la présidentielle allant du centre gauche à l’extrême droite, tente de nous culpabiliser sur le niveau de la dette et nous préparer à des périodes très difficiles en prévision du futur projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) en ciblant le monde du travail, comme les retrai-té·e·s, mais préservant les intérêts du capital et ses actionnaires.
Avec un sujet commun qui est de s’attaquer au salaire socialisé, en évoquant souvent la volonté de rapprocher le net du brut, vieux leitmotiv de l’extrême droite et du patronat, en s’attaquant aux cotisations sociales, partie intégrante du salaire, ils s’attaquent au financement et à l’avenir même de la Sécurité sociale, notre bien commun depuis 1945 que veut s’approprier le capital. Car si les annonces sont multiples, il est toujours envisagé la désindexation des pensions, la suppression des 10 % d’exonération fiscale… sans oublier la forte augmentation des franchises médicales et des participations forfaitaires qui viennent d’être validées par décret. Le patronat est à l’origine de ces choix politiques et voudrait imposer un système par capitalisation comme il le fait pour la santé et les complémentaires santé obligatoires, s’attaquant au fonde-ment de notre système de Sécurité sociale.
Depuis l’arrivée d’E. Macron, les pertes de pouvoir d’achat pour les retraité·e·s se chiffrent en dizaines de milliards d’euros, situation amplifiée pour les salarié·e·s touchant l’Agirc-Arrco, qui ont subi deux années sans revalorisation, le patronat bloquant les revalorisations alors qu’il y a plus de 108 milliards dans les caisses. Cet argent ne leur appartient pas, c’est le fruit des cotisations des salarié·e·s, et parmi eux, les cheminot·e·s contractuels, qui sont au régime général, ainsi que des dizaines de milliers de cheminot·e·s statutaires polypensionnés, ainsi que leur épouses ou époux.
Depuis 2020, la retraite complémentaire moyenne ne cesse de diminuer pour les retraité·e·s : 8,4 % pour les employé·e·s et ouvrier·e·s ; et 17,9 % pour les cadres. C’est la conséquence d’une politique du prix d’achat du point le plus élevé au-dessus de l’inflation et d’un prix du point retraite sous-évalué. C’est la double peine ! Plus de cotisations, moins de points acquis et un niveau de retraite complémentaire en recul à chaque génération. Laisser entendre que les retraité·e·s sont égoïstes et ne se préoccupent pas de leurs descen-dants relève aussi du scandale ! Les retraités qui ont toute leur vie produit de la richesse (en partie détournée par le capital à son profit) continuent d’en produire en s’investissant dans les associations, les conseils municipaux, la garde des petits-enfants, en étant aidants de proches…
Le débat n’est pas économique mais politique. Il faut sortir du « pilotage » financier de l’Agirc-Arrco. Avec la CGT, exigeons :

  • un plan de rattrapage des 10 % de perte du pouvoir d’achat depuis 2020 ;
  • une augmentation immédiate de 5 % du prix du point de service (retraite) ;
  • une baisse de 2 % du point d’achat ;
  • l’obtention de points dès le premier euro cotisé ;
  • la suppression de la sous-indexation de 0,4 % par rapport à l’inflation ;
  • l’attribution de points supplémentaires pour les petites retraites ;
  • le retour au principe de revalorisation en début d’année.

C’est notre argent, c’est le fruit du travail qui seul crée de la richesse ! Et c’est bien pourquoi il est inadmissible que le patronat puisse décider comme bon lui semble de l’argent qui ne lui appartient pas.

Le 14 octobre 2026, nous appelons les cheminot·e·s retraités à se mobiliser et à manifester avec l’ensemble des retraité·e·s du secteur privé !

À Paris, rassemblement festif autour d’un pique-nique à partir de 12 heures, place de la Bastille, et manifestation en direction du siège de l’Agirc-Arrco (Paris 12e).

Et au niveau national, dans chaque département, rassemblement devant les agences de l’Agirc-Arrco, les chambres de commerce et d’industrie, le patronat…

SIGNEZ MASSIVEMENT LA PÉTITION ÉDITÉE PAR L’UCR-CGT !

Téléchargements

La CGT des cheminots lance l’alerte !

Communiqué

| Espace presse

Après le déraillement de Cléon le 11 septembre et la découverte d’une éclisse cassée à Coutances le 22 septembre, un droit d’alerte a été déposé par les élus CGT auprès de la direction TER Normandie.
Actuellement, les cheminots concernés exercent leur droit de retrait.
La Fédération CGT des cheminots se tient aux côtés de tous les cheminots qui alertent depuis des mois sur la situation du réseau national.

Les derniers évènements sécurité graves survenus en Normandie, ajoutés à tous ceux recensés sur l’ensemble du territoire depuis le début de l’année, viennent confirmer ce que la CGT des cheminots dénonce depuis des mois : l’urgence sur les moyens pour l’entretien du réseau est bien réelle !
Alors que la France figure en queue du peloton européen en matière d’investissements dans les infrastructures ferroviaires, les désorganisations successives réduisent les effectifs des cheminots et rendent intenable l’exercice de leurs métiers !
Gouvernement et directions doivent répondre des enjeux de sécurité, de moyens humains et matériels consacrés à la surveillance et à la maintenance du réseau : par exemple, comment seulement 10 cheminots sont-ils censés assurer la maintenance et la surveillance régulières de 57 kilomètres de voies, dont certaines atteignent près de 37 ans d’âge ?

La CGT des cheminots porte des revendications concrètes :

  • Renforcer les équipes de maintenance,
  • Remettre totalement en cause le programme Maintenir Demain et déclencher immédiatement un moratoire pour toutes les réorganisations en cours,
  • Mettre fin à la logique de sous-effectifs à la SUGE (Surveillance Générale SNCF) et de contractualisation de la sûreté,
  • Préserver les métiers et les savoir-faire ferroviaires,
  • Garantir des parcours professionnels reconnaissant l’expérience, l’ancienneté, la technicité des métiers et les diplômes,
  • Flécher de nouvelles ressources financières pour investir massivement sur les infrastructures ferroviaires.

L’ensemble des cheminots exerçant sur le réseau ferré est exposé : la CGT des cheminots a donc déposé un droit d’alerte national sur les CSE Centraux Réseau et Voyageurs, sur le CSE Hexafret et a pris contact avec les élus CGT des entreprises ferroviaires privées !

La vie des cheminots et des usagers ne se brade pas : la sécurité ferroviaire repose sur la prévention, une infrastructure entretenue et des cheminots suffisamment nombreux et expérimentés.
Nous réaffirmons que c’est grâce aux cheminots que la sécurité ferroviaire tient, et que c’est à cause des politiques ultra-libérales qu’elle est mise en péril, à l’instar du service public !

Téléchargements

Renforce-toi, adhère à la CGT !

La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

23 avril 2026

« Ça déshumanise les gares » : la CGT cheminots mobilisée dans les gares du Limousin contre la fermeture de guichets

Lire la suite

Voir les autres articles

Liste des actualités

Lexique

Contacts

J'adhère

Bandeaux publicitaires

  • Les pétitions, ça ce signe ici.