Fédération CGT des Cheminots


INFO LUTTES N°38

ÂGE PIPEAU, RETRAIT ILLICO !

| Action depuis le 5 décembre 2019

Hier, samedi 11 janvier 2020, le Premier ministre a adressé un courrier aux organisations syndicales et patronales suite aux rencontres du 10 janvier sur le financement des retraites.

JE FERAI CE QUE JE VOUDRAI !

Le Premier ministre confirme dans son courrier la volonté du Gouvernement de mettre en œuvre un système de retraite par points et surtout l’impérieuse nécessité de maintenir son équilibre financier.

Nous sommes bien face à une réforme budgétaire !

Pour cela, il intime l’ordre aux « partenaires sociaux » de se mettre d’accord pour trouver des « mesures permettant d’atteindre l’équilibre financier en 2027 » avant la fin du mois d’avril. Mesures qui « ne devront entrainer ni baisse des pensions […], ni hausse du coût du travail » !

Si, d’ici la fin avril, les organisations syndicales et patronales ne trouvent pas d’accord, le Gouvernement légifèrera par ordonnance pour prendre « toutes mesures permettant d’assurer l’équilibre du système d’ici 2027 ».

Alors que l’on sait que le débat sur l’âge pivot n’est que de l’enfumage, dans le but d’obtenir l’adhésion de certains syndicats, le Gouvernement maintient le cap dans ce domaine.

En résumé, soit vous trouvez un accord pour allonger la durée de cotisation et donc reculer l’âge de départ en retraite, soit je légifère et j’instaure de nouveau un pivot. CFDT et UNSA n’ont rien gagné : l’âge pivot n’est pas retiré de la réforme.

En fixant des objectifs d’économie aux partenaires sociaux, il refait le coup de la négociation sur l’assurance chômage, autrement dit, « je fais ce que je veux ! »

L’heure est à la poursuite et à l’élargissement de la mobilisation pour obtenir le retrait du projet du Gouvernement.

PROJET DE LOI, QUELQUES POINTS D’ANALYSE

Retraite à taux plein

Pour avoir une pension « à taux plein », il faudra avoir cotisé 43 ans minimum et avoir atteint un âge d’équilibre (?).

La durée de cotisation et l’âge d’équilibre vont être augmentés en même temps que l’espérance de vie augmentera. A chaque gain d’espérance de vie de 3 mois, il faudra donc travailler 2 mois de plus.

Ceux qui n’auront pas cotisé suffisamment longtemps et n’auront pas atteint l’âge d’équilibre, verront leurs pensions diminuer.

Conclusion : il est impossible de savoir à quel âge il sera réellement possible de partir à la retraite, avec tous nos droits. S’agissant du montant des pensions, impossible de le calculer actuellement puisque le gouvernement a choisi de ne pas fixer la valeur du point et de renvoyer cela à plus tard.

Diminution des pensions

Le Gouvernement verrouille les dépenses dévolues au financement de nos retraites à leur niveau actuel, c’est-à-dire 14 % de PIB. Or, le nombre de personnes partant à la retraite va augmenter dans les prochaines années. Pour etre clair, le Gouvernement nous contraint à payer plus de pensions avec la même somme qu’aujourd’hui. Tout le monde aura compris que mathématiquement, le niveau des pensions baissera, c’est le calcul de ce Gouvernement.

De plus, les pensions dépendraient d’un calcul sur l’ensemble de la carrière et plus sur les 25 meilleures années (dans le privé) ou les 6 derniers mois (dans le public), comme c’est le cas avec le système actuel. Ainsi, toutes les périodes de galère impacteraient le montant des pensions de retraite.

Le projet de loi va amenuiser les chances pour les salariés de partir en pleine forme à la retraite.

Le Gouvernement refuse d’améliorer la reconnaissance de la pénibilité. Au contraire : en 2017, il a supprimé certains critères de pénibilité dans le privé.

Ce projet de réforme met fin aux dispositions plus favorables de prise en compte de la pénibilité dans la fonction publique (départs anticipés) et transpose le compte pénibilité dans tous les secteurs professionnels.

Pourtant, quoi de plus normal que de permettre à celles et ceux qui sont abimé·e·s par le travail de partir plus tôt en retraite !

Pour rappel, un ouvrier a une espérance de vie inférieure de 6,5 années à celle d’un cadre. Le travail de nuit réduit l’espérance de vie de 5 à 7 ans.

En 2018, l’espérance de vie en bonne santé est de 63,4 ans pour les hommes et 64,5 ans pour les femmes, 5 mois de moins qu’en 2017 !

13 JANVIER, LES CHEMINOTS MAINTIENNENT LA PRESSION !

Après Les annonces faites par le Gouvernement, les cheminots ont décidés à juste titre de continuer de lutter et ont déjà arrêtés de nombreuses actions, dès le 13 janvier, dont :

Béziers : distribution de tracts dans les Lycées, tenu d’un stand intersyndical à l’université et au restaurant universitaire.

Tarbes : distribution de tracts place Verdun.

Pau : rassemblement avec les UD 64 et 65 à l’initiative des syndicats de Pau, Puyoo et des Hautes-Pyrénées, comité d’accueil à Macron place Clemenceau à 18h.

Dijon : remise d’une carte de vœux des cheminots grévistes, portant nos revendications, au directeur de région.

Technicentre maintenance et TSSE de Villeneuve Saint-Georges : le matin, barrage filtrant avec distribution de tracts et appel aux dons.

Clermont-Ferrand : piquets de grève et action dans la zone industrielle en soutien aux salariés d’une crèche inter-entreprises.

LES INITIATIVES INTERPROFESSIONNELLES DU 14.01.2020 (liste non exhaustive)

UD 01         Peronnas, 10h00-14h00 : rassemblement devant le MEDEF.

UD 03           Montluçon, 10h30 : manifestation interdépartementale  (03, 23) de soutien à Laurent Indruziak.

UD 04         Manosque, 18h00 : retraite aux flambeaux.

UD 05         Gap, 14h00 : manifestation.

UD 06         Nice, 10h00 : rassemblement place mécénat.

UD 08         Charleville-Mézière, 13h00 : manifestation place Ducale.

UD 09         Saint-Girons, 14h00 : rassemblement et manifestation devant la mairie.

UD 10         Troyes, 11h30 : manifestation devant la mairie de La Chapelle-Saint-Luc.

UD 11         Carcassonne, 14h30 : manifestation au portail des Jacobins.

UD 17         Saintes, Rochefort et Larochelle, 10h30 : manifestation.

UD 18         Bourges, 18h00 : manifestation.

UD 19         Tulles, 10h30 : manifestation devant la gare.

UD 22         Saint-Brieuc : tractage le matin et rassemblement à 13h30 Place de la Liberté.

UD 23         Guéret, 17h30 : rassemblement des enseignants devant la DASEN.

UD 24         Périgueux, 10h00 : manifestation.

                   Bergerac et Sarlat, 15h00 : manifestation.

UD 25           Besançon : manifestation.

UD 26           Montélimar, Romans et Valence : manifestation.

UD 29           Langolvas, 10h00 : temps fort dans le cadre de la venue du secrétaire d’État aux Transports.

                     Quimperlé, 10h30 : rassemblement rond-point Kervidanou.

                     Brest, Carhaix, Morlaix, Quimper, 10h00 : rassemblements.

UD 31         Toulouse, 10h00 : manifestation dans le quartier Saint-Cyprien.

                   Muret, 18h00 : rassemblement à la sous-préfecture.

UD 32         Auch, 10h00 : manifestation à la Pate d’oie.

UD 33         Bordeaux : rassemblement place de la République.

UD 34         Montpellier, 10h30 : rassemblement place Zeux.

UD 35         Rennes, 11h00 : rassemblement esplanade Charles de Gaulle.

                   Fougères, 17h30 : rassemblement place Aristide Briand.

UD 36         Chateauroux : manifestation.

UD 37         Tours, 10h00 : manifestation et actions devant le MEDEF et la préfecture.

UD 38         Grenoble, 10h00 : manifestation à la gare.

UD 40         Pau : rassemblement pour la venue de Macron.

UD 41         Romorantin, 10h30 : rassemblement place de la Paix.

                   Blois, 14h00 : manifestation vers l’hôpital.

                   Vendôme, 17h00 : retraite aux flambeaux.

UD 42         Roanne : manifestation.

                   Saint-Étienne : manifestation.

UD 44         Nantes, 10h30 : manifestation au Miroir d’eau.

UD 47         Agen, 14h00 : manifestation place de la Presse.

                   Marmande, 14h30 : manifestation esplanade de Maré.

UD 48         Mende, 11h00 : manifestation place Urbain V.

UD 51         Chalons et Reims, 10h00 : manifestation aux maisons des syndicats.

UD 54         Pont-à-Mousson : rassemblement le matin à l’hôpital pour les vœux de la présidente.

UD 55         Bar-le-Duc, 14h00 : manifestation à la gare.

UD 56         Lorient, 10h00 : manifestation cours de Chazelle.

UD 57         Metz, 14h00 : manifestation devant la gare.

UD 58         Nevers, 14h30 : manifestation au départ de la rue Henri Bouquillard.

UD 59         Valenciennes, 10h00 : manifestation place d’Armes.

                    Lille, 14h30 : manifestation régionale (avec UD 62), départ porte de Paris.

                   Dunkerque, 15h00 : manifestation.

UD 61         Alençon, 13h00 : manifestation.

                    Flers, 17h00 : manifestation.

UD 65         Tarbes, 10h00 : manifestation suivi d’un pique-nique et d’une AG.

UD 66         Perpignan, 10h30 : manifestation.

UD 69         Lyon, 11h30 : manifestation au départ de Jean Jaurès vers l’Hôtel de Région.

UD 72         Le Mans, 4h45, 7h00 et 13h30 : piquet de grève Renault, puis distribution de tracts au Carrefour Market la Pointe, puis rassemblement convivial à la maison des syndicats.

UD 73         Chambéry, 14h00 : manifestation devant le Palais de Justice.

UD 74         Annecy, 14h00 : manifestation devant la préfecture.

UD 79         Niort, 11h00 : manifestation.

UD 80         Abbeville, 10h00 : manifestation.

UD 81         Albi et Castres, 14h30 : manifestations.

UD 82         Montauban, 14h00 : distribution de tracts, débat et action solidarité (don de sang devant l’EFS).

UD 83         Toulon, 10h30 : manifestation place de la Liberté.

UD 85         La Roche-syr-Yon, 14h00 : manifestation place de la Vendée.

UD 87         Limoges : manifestation carrefour Tourny.

UD 88         Epinal, 14h00 : manifestation place Hoche.

UD 90         Belfort, 10h00 : manifestation Maison du peuple.

SOUTENIR ET ÉLARGIR

La Confédération générale du travail a sorti deux supports (badges et autocollants) afin d’aller à la rencontre de la population, pour provoquer la discussion à l’appui des expressions CGT, solliciter la solidarité financière auprès des citoyens, mais aussi favoriser l’implication des salariés dans les grèves et les manifestations organisées sur le territoire et rendre visible le soutien exprimé depuis le début du conflit.

Créons les conditions d’initiatives dynamiques dans les lieux publics pour aller au débat.

L’opinion publique soutient globalement la bataille que nous menons.

Continuons de convaincre autour de nous !

L’INFO EN PLUS

La Fédération CGT des cheminots a produit une expression en direction de la jeunesse (collèges, lycées, universités) qui sera diffusée dès lundi 13 janvier 2020 au matin.

Cette démarche appelle à être étendue au niveau interprofessionnel.

Pour être plus fort, adhérez à la CGT !

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NOS DROITS, NOS LIBERTÉS

Journée internationale de luttes pour les droits des femmes

| Actions

→ Conditions de travail
Les conditions de travail et l’organisation du travail actuelles ne permettent pas d’atteindre la mixité.
Mises en place par les directions, elles ne favorisent en rien l’intégration des femmes : horaires décalés, accès à la formation, organisation du temps de travail et temps partiel subis.
Dans de trop nombreux chantiers, les femmes n’ont pas accès à des vestiaires ou même à des toilettes avec eau et savon. Elles ne disposent pas d’outils adaptés…
Les tenues imposées restent inadaptées aux diverses morphologies.

→ Égalité salariale entre les femmes et les hommes
En 2025, les femmes gagnent 25 % en moins que les hommes…
Un écart qui se creuse à la retraite (40 %). Conséquence directe de la précarisation que les femmes subissent.

→ Santé
Les entreprises ferroviaires doivent réaliser une évaluation des risques genrée des postes et lieux de travail : ce n’est pas une option, c’est la loi.
Une prise en compte des congés hormonaux, des maladies gynécologiques, de la maternité sous toutes ses formes reste très limitée voire inexistante.

→ Violences s existes et sexuelles
Une femme meurt tous les 3 jours sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint.
Seulement 1 % des viols sont condamnés.
À la SNCF 39 % des femmes déclarent avoir été victimes de sexisme et 17 % confient avoir subi des violences sexistes (chiffre entreprise).

→ Parentalité
68% des femmes déclarent faire les tâches ménagères contre 43 % des hommes selon l’observatoire des inégalités.
Les congés parentaux sont très mal rémunérés et quasiment exclusivement pris par des mères. Seulement 13,7% des femmes l’utilisent contre 0,8% des hommes s’expliquant par sa faible rémunération.
Le congé de naissance, mis en place au 1er juillet 2026, est un congé supplémentaire qui reste trop court et très mal indemnisé et au détriment de la majoration de l’allocation familiale.

Le 8 mars rejoignez les cortèges organisés par les structures CGT !
Toutes et tous féministes !

# 8 MARS
JOURNÉE INTERNATIONALE DE LUTTE POUR LES DROITS DES FEMMES DOIT S’INSCRIRE DANS LE QUOTIDIEN

La CGT revendique un Nouveau Statut du Travailleur cheminots avec :

  • L’égalité salariale entre les cheminotes et les cheminots avec une grille unique des salaires ;
  • Un déroulement de carrière pour toutes les cheminotes en supprimant les plafonds et parois de verre ;
  • La mixité dans tous les métiers ;
  • L’équilibre vie privée/ vie professionnelle avec la réduction du temps de travail à 32 heures par semaine payées 35h ;
  • Une réelle formation financée par les employeurs et dispensée à tous les salariés pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles ;
  • Une reconnaissance des victimes de violences sexistes et sexuelles ;
  • La prise en compte des maladies gynécologiques ;
  • De nouveaux droits pour la maternité et la parentalité.

La Fédération CGT des Cheminots au cœur des conditions de travail
Semaine de déploiement du 2 au 8 mars
Rapprochez vous de vos délégués CGT !

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GCIF : POURSUIVONS ET AMPLIFIONS NOS EXIGENCES !

Pétition GCIF

| Trains

Depuis quelques semaines, une pétition spécifique GCIF à l’initiative de la CGT circule.

Elle porte pour revendication centrale l’instauration d’une indemnité mensuelle forfaitaire garantie permettant d’assurer une augmentation de 20 % supplémentaire à l’indemnité actuelle.

Devant l’attente que cela suscite, la Direction doit y répondre !

La Direction, le Patronat et le Gouvernement comptent sur le contexte social dégradé subi par les salariés afin de faire taire toutes revendications sociales. Pour renforcer cette torpeur au sein du GPU, le spectre de l’ouverture à la concurrence est agité, le but étant qu’il agisse tel un puissant anesthésiant.
Les raisons sont multiples :

  • En vue de préparer les lots à l’ouverture à la concurrence, les détourages se multiplient,
  • Le contenu métier est attaqué,
  • Les conditions de travail sont mises à mal,
  • De nombreuses incertitudes se font ressentir quant à l’évolution de la réglementation,
  • Une partie de la rémunération est sur la sellette (prime de travail train, EVS…).

La CGT demeure farouchement opposée à cette vision mortifère pour les droits sociaux des cheminots et pour le service public ferroviaire. Ainsi, pour contrer les sinistres desseins de la Direction, la CGT conteste, propose et entend négocier sus ses bases revendicatives.

La récente augmentation de la prime de travail pour tous les ASCT via la prise en compte du projet CGT (revalorisation, refonte, sécurisation et simplification) démontre que le rapport de force est nécessaire pour faire aboutir nos revendications. La réussite d’une pétition est un élément essentiel du rapport de force. S’agissant de la prime de travail, ce sont 60 % des ASCT qui, en quelques mois, avaient soutenu la démarche CGT.

Aussi, depuis l’été 2025, la CGT propose une pétition spécifique à destination des GCIF. Elle vise à l’évolution de l’indemnité journalière pour les GCIF vers une indemnité mensuelle forfaitaire Transilien revalorisée à hauteur de 20 %. La CGT revendique que le versement soit garanti en toutes circonstances (maladie, SU…) et qu’elle soit pérenne.

Le succès de cette pétition conditionnera l’ouverture de réelles négociations. En ce sens, pour conquérir de nouveaux droits, il est nécessaire d’élever le rapport de force afin de bousculer et mettre à mal la posture hermétique de la Direction.

De ce fait, la CGT appelle tous les CGIF sans distinction à appuyer cette démarche afin d’imposer l’augmentation de la rémunération. La pétition CGT est au service des GCIF. L’engagement dans le collectif est un gage déterminant à la réussite de nos exigences.

POUR PESER ET IMPOSER NOS REVENDICATIONS,
POURSUIVONS LA SIGNATURE DE LA PÉTITION CGT !

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NON AU CPE XXL !

JEUNES CHEMINOT·ES L’AVENIR SE DÉFEND COLLECTIVEMENT

| Fédération

DÉFENDONS NOS DROITS.
ENSEMBLE, ON GAGNE !

CPE XXL : NOTRE AVENIR NE SE NÉGOCIE PAS AU RABAIS !

Le MEDEF veut faire payer la jeunesse pour augmenter ses profits. Ses dernières propositions de négociations sont claires : moins de droits, moins de salaire, plus de précarité.

CDI licenciable sans motif pendant 3 ans, SMIC jeune à -20 %, contrats courts facilités, temps partiels imposés : le patronat veut faire de la jeunesse une variable d’ajustement.

Comment se projeter vers l’avenir avec si peu de moyens et de sécurité d’emploi ?

Les jeunes cheminot·es sont concerné.es en première ligne

Les jeunes cheminot·es sont concerné·es en première ligne
Dans le ferroviaire, le patronat est à la manœuvre en :

  • précarisant les contrats,
  • augmentant la sous-traitance et l’intérim,
  • dégradant les conditions de travail,
  • dévoyant les contrats d’alternance

Ces attaques ne visent pas seulement les jeunes : elles menacent l’avenir du service public ferroviaire et l’égalité entre les salariés.
La CGT le dit clairement : Jeunes cheminot·es, nous ne sommes pas des sous travailleurs·ses ! À travail égal, droits égaux, quel que soit l’âge ou le statut.

La précarité n’est pas une solution : elle sert uniquement les intérêts du patronat. D’autres choix sont possibles !

NOS EXIGENCES :

  • Un Nouveau Statut du Travail Cheminot pour toutes et tous
    Fin des contrats précaires, véritables parcours professionnels, reconnaissance de la technicité, droit au logement, …
  • Un salaire digne dès l’embauche
    Pas de SMIC jeune, revalorisation des salaires avec la mise en place de la grille unique des salaires CGT.
  • Des embauches et de la formation qualifiante
    Pour garantir l’emploi, la sécurité ferroviaire et un service public de qualité.

Rejoins la CGT
Ensemble, élevons le rapport de forces.

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UNE PREMIÈRE NÉGOCIATION… SANS NÉGOCIATION !

NAO Hexafret

| Les conditions sociales

Pour une première, c’est en effet une première : chez Hexafret, une négociation où il n’y a rien à négocier !

Les organisations syndicales représentatives ont été conviées, le 27 janvier, à la première réunion des NAO pour Hexafret. Dès l’ouverture de séance, la Direction a clairement annoncé qu’aucune négociation ne serait possible. Motif invoqué : un prétendu manque de temps !

En conséquence, la Direction a indiqué qu’elle appliquerait strictement les mesures issues des NAO Groupe, sans discussion supplémentaire.

Pour la CGT, le compte n’y est pas : les mesures prévues au niveau Groupe ne couvrent même pas l’augmentation de l’inflation actuelle et le contentieux salarial accumulé depuis de nombreuses années.

NOTATIONS ET DÉROULEMENTS DE CARRIÈRE : DES ANNONCES DÉRISOIRES

Concernant les notations, en complément des mesures d’amorçage pour les fins de carrière actées en 2025 et de la mise en œuvre du RH0910 réglementaire, la Direction annonce 14 PR supplémentaires pour près de 4 300 cheminot·e·s.
Pour la CGT, cette annonce est purement inadmissible et frise la caricature. Aucune de nos revendications relatives aux augmentations salariales et aux déroulements de carrière n’a été prise en compte.

SUSPENSION DE SÉANCE ET « NOUVELLES » PROPOSITIONS

En fin de réunion, la Direction a demandé une suspension de séance afin d’échanger avec le directeur général d’Hexafret, absent ce jour-là, prétendument pour répondre à certaines revendications.

Après 45 minutes d’interruption, les propositions suivantes ont été présentées, sous condition de signature d’au moins deux organisations syndicales :

  • dans le cadre du forfait mobilité durable (déjà acté dans l’accord de transition et qui, de ce fait, n’a pas vocation à figurer dans les NAO), une augmentation de 30 euros pour l’achat d’un vélo (passage de 150 à 180 euros) ;
  • la mise en place d’une PPV de 800 euros (prime pour le partage de la valeur), en décembre 2026, conditionnée à l’atteinte de 40 millions d’euros de bénéfices, avec une garantie minimale de 600 euros.

PRIME TRACTION : DES CONTREPARTIES INACCEPTABLES

Concernant l’application de « l’amélioration » de la prime traction obtenue chez Voyageurs, la Direction propose d’en discuter lors d’une réunion fin février pour une éventuelle application en mars, mais avec des contreparties !
Pour la CGT, les légères avancées obtenues pour les ADC de Voyageurs doivent s’appliquer de plein droit aux ADC d’Hexafret, sans aucune autre contrepartie.

UNE POSITION CLAIRE DE LA CGT

Pour la CGT, nous sommes très loin du compte ! Aucune de nos revendications essentielles n’a été retenue. Les cheminot·e·s d’Hexafret, qui ont déjà subi un plan de discontinuité et disposent d’un sursis de trois ans avant la négociation d’un nouveau cadre social, méritent autre chose que du mépris et des annonces symboliques.

En cohérence avec son opposition aux NAO Groupe, la Fédération CGT n’a pas apposé sa signature sur cet accord.

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LE COMPTE N’Y EST PAS !

Notations Hexafret

| Actions

Le prochain exercice de notations se déroulera dans l’austérité, à l’image des NAO.

Lors des NAO (négociations annuelles obligatoires), les directions d’Hexafret et du GPU ont fait le choix de l’austérité, une orientation qui se traduira également dans le futur exercice de notations.

En effet, aux augmentations salariales et aux déroulements de carrière au rabais, la Direction ajoute une stratégie de division des cheminot·e·s statutaires et contractuels par la mise en place de mesures différenciées.

DES MESURES SALARIALES TROP BASSES

La Fédération CGT des cheminots n’a pas signé l’accord NAO GPU et Hexafret 2026, les mesures salariales proposées étant très éloignées des besoins des cheminot·e·s.

Ces mesures accentuent les disparités et la précarité en développant des dispositifs de rémunération non pérennes et non assujettis aux cotisations sociales, tels que le complément de PPV (prime pour le partage de la valeur) proposé par la direction d’Hexafret.

À l’inverse, la CGT revendique une grille unique des salaires pour tous les cheminot·e·s, une véritable reconnaissance de la technicité des métiers et un véritable treizième mois.

POSITIONS DE RÉMUNÉRATION HORS COMPTE

La direction d’Hexafret a décidé de mettre 14 PR supplémentaires hors compte afin de favoriser le déroulement de carrière des cheminot·e·s statutaires à compter du 1er avril 2026.

Dans le cadre de l’accompagnement de la mise en œuvre des niveaux de fin de carrière, 49 PR hors compte avaient été accordées au titre d’amorçage, lors du précédent exercice de notations. Alors qu’il reste 650 PR hors compte à distribuer pour 2026-2027 au sein du GPU, aucune mesure spécifique n’est prévue pour Hexafret.

Pour les contractuel·le·s, une enveloppe de révision salariale individuelle est définie en cohérence avec celle attribuée au personnel statutaire au titre des mesures en positions et niveaux. Il s’agit du même dispositif mis en place dans le GPU.

Pour garantir un déroulement de carrière et une progression salariale automatique, la CGT revendique un délai de séjour maximal de 7 ans sur les niveaux 1 et la mise en place de la grille unique commune à tous les cheminot·e·s.

UNE ACTION SPÉCIFIQUE ET COLLECTIVE POUR LES CHEMINOTS CONTRACTUELS

La CGT est à l’initiative d’une démarche collective visant à rassembler les cheminot·e·s statutaires et contractuels dans les exercices de notations. Tous les agent·e·s contractuels sont donc appelés à transmettre leur lettre de réclamation aux militants CGT de leur site de travail.

CALENDRIER NOTATIONS

Remise de notes Point réclamation Commission
Exécution 18/02 05/03 12/03
Maîtrise 17/02 05/05 11/03
Cadres 16/02 04/03 10/03
Traction 24/02 11/03 19/03

Les délégués notations CGT disposent de toutes les informations nécessaires pour vous aider.
N’hésitez pas à les joindre pour tous renseignements sur le listing de notation et pour remettre vos lettres de réclamation.

 

 

Exécution LAPINA Frédéric TESTE Jérémy
LEGER Lemmy MOULIN Brice
JULLIARD Loïc HARDY Vincent

 

Conduite BOUCHET Nicolas PORTARIES Élodie
MEUSNIER Mikaël BELLOT Daniel

 

Maîtrise LEFEBVRE Olivier D’HALLUIN Héloïse
VAUTRIN Franck ETCHECAHARRETA Daniel
DOUAI Stéphane VEDANI Sébastien

 

Cadres FOURNIER François TRANKLE Fabrice

 

→ Exemple de lettre de réclamation :

Nom:
Prénom:
Grade:
UO ………. /établissement:

Monsieur le Directeur de …….. ,Je viens de prendre connaissance de vos propositions pour les notations de l’exercice 2026-2027 et je suis étonné de ne pas figurer pour le passage à la position supérieure.

En effet, il me semble que, ayant accédé à la classe X le ………….. et à la position …….. le ………….. , il me faudrait, pour avoir le déroulement de carrière auquel je peux prétendre accéder à la position supérieure, c’est-à-dire: …… .

Je vous demande donc de prendre en compte ma requête et de l’examiner favorablement lors de la commission de notations du …. mars 2026.

En espérant que ma demande aura des suites favorables, je vous prie de recevoir, monsieur le Directeur, mes salutations.

Signature:

ENSEMBLE, TOUTES ET TOUS CHEMINOT·E·S !

 

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L’HUMAIN POUR SEUL HORIZON COMMUN !

Conditions de travail

| Les conditions sociales

La situation tragique que traverse la famille cheminote depuis de trop nombreuses semaines doit obliger la direction du GPU SNCF à prendre des mesures d’urgence pour garantir la santé et la sécurité des cheminot·e·s.

L’humain doit devenir le centre des préoccupations de l’entreprise !

Derrière les nombreux plans de communication et les déclarations de façade de la Direction, la réalité vécue au quotidien par les cheminot·e·s est sans équi-voque : conditions de travail précaires, stress, charge mentale accrue, perte de sens au travail, burn-out… Partout dans les établissements, les sièges, les directions centrales, dans les équipes, les ateliers et les chantiers, les cheminot·e·s, y compris les encadrant·e·s, quel que soit leur poste ou leur métier, subissent ces maltraitances.

L’inadéquation charge-ressources, la dérégulation du temps de travail, les par-cours de formation inadaptés, la mise en place des flex offices et open spaces ou encore un télétravail débridé sont autant de causes de mal-être que les cheminot·e·s éprouvent jusque dans leur chair. La souffrance est désormais profondément ancrée dans le quotidien des cheminotes et cheminots, qui œuvrent chaque jour au sein du GPU SNCF.

Les chiffres sont sans appel et traduisent l’urgence absolue d’une réaction. L’accidentologie des cheminot·e·s s’aggrave : + 30 % d’accidents de travail au premier semestre 2025 comparé au premier semestre 2024 ; + 13,8 % de cheminot·e·s reconnus en maladie professionnelle en 2025. Derrière ces statistiques se trouvent des femmes et des hommes qui se lèvent chaque jour pour simplement pouvoir vivre et travailler dignement, en toute sécurité.

LA DIRECTION EST PLEINEMENT RESPONSABLE DU MAL-ÊTRE DES CHEMINOT·E·S.

L’ouverture à la concurrence, les filialisations et les réorganisations tant locales que nationales, telles que la création du GIE Optim’services, Destination 2030, Résonances ou encore la liquidation de Fret SNCF, pèsent lourdement sur la qualité de vie et de travail des cheminot·e·s de l’ensemble du GPU.

La forfaitisation du temps de travail, la reconnaissance de la pénibilité à géométrie variable, le culte du présentéisme combiné à un management par objectifs, agres-sif, toxique, et un environnement de travail qu’il l’est tout autant, principalement axé sur les gains de productivité, créent chez les cheminot·e·s, notamment Ictam, une véritable anxiété quant à leur avenir individuel et collectif, exacerbent les tensions et nourrissent une crise sans précédent dans l’entreprise.

La direction du GPU SNCF dispose pourtant de tous les leviers nécessaires pour améliorer concrètement et immédiatement les conditions de travail de l’ensemble des cheminot·e·s, à commencer par l’attribution de moyens supplémentaires en termes d’effectifs et la mise en oeuvre d’une politique ambitieuse de formation professionnelle. Or, les orientations mises en oeuvre par l’entreprise démontrent sans ambiguïté l’absence totale de volonté politique de s’engager dans cette direction.

Par la désorganisation de la production à tous les niveaux, l’explosion de la charge et du temps de travail aggravée par les manques de personnel, l’isolement des cheminot·e·s et la casse des repères collectifs, la Direction crée les conditions de la situation actuelle.

La CGT et son UFCM revendiquent :

  • que la Direction mette tout en oeuvre pour accompagner les familles et les collègues des cheminots ayant perdu la vie ;
  • l’arrêt des réorganisations locales et nationales ainsi qu’un moratoire sur l’ouverture à la concurrence dans l’ensemble des entreprises du GPU SNCF ainsi que dans l’ensemble des filiales fret et voyageurs ;
  • l’ouverture de négociations immédiates sur le niveau des embauches, sur la formation professionnelle initiale et continue, les conditions de travail et les conditions sanitaires des cheminots ainsi que sur la sécurité ferroviaire, ceci afin de prendre des mesures d’urgence et stopper les drames.

CHEMINOTS ET CHEMINOTES, PLUS QUE JAMAIS,
IL EST NÉCESSAIRE DE NOUS RASSEMBLER ET DE DÉBATTRE
DANS LES SYNDICATS CGT DE SITE
POUR ÉLEVER LE RAPPORT DE FORCES
ET TRACER COLLECTIVEMENT LE CHEMIN VERS UN HORIZON À VISAGE HUMAIN !

 

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COMMANDE DU PERSONNEL : IMPOSONS NOS RÈGLES !

| Traction

Le 27 janvier, les Fédérations syndicales ont participé à la table ronde « organisation et planification de la commande » convoquée par SNCF Voyageurs. Au regard du contenu présenté et de la posture de la Direction, c’est une fois de plus un rendez-vous manqué. La Fédération CGT des cheminots exige toujours des réponses !

Cette table ronde fait suite à une série de réunions qui ont eu lieu tout au long de l’année 2025 et à la restitution, les 12 et 13 novembre derniers, d’un audit national réalisé par un cabinet d’expertise privé.

Or, tout ce travail engagé n’a pas permis, pour l’heure, de traiter le sujet ni de modifier les orientations de la direction qui continue de déployer ces logiciels et laisse se multiplier les dérives en matière de commande du personnel.

Pire, elle entend acter un traitement différencié avec des écarts importants en fonction de l’activité utilisatrice : Voyages, Transilien, TER, Intercités mais aussi dans les sociétés dédiées.

D’ailleurs, le blocage opéré vis-à-vis des négociations en cours sur l’unité sociale dans le GPU SNCF et sa volonté de casser notamment les règles sur le temps de travail, font partie de cette stratégie.

Un cahier des charges ignoré

Les travaux décidés au printemps 2025 et élaborés avec les Fédérations dans le cadre de l’expertise ont été totalement écartés.

La Direction a imposé ses seules orientations, privilégiant les activités sans répondre aux revendications légitimes des cheminots.

Une approche inacceptable de la commande

La Direction de SNCF Voyageurs confirme son refus d’appliquer un cadre transverse ambitieux. Et les dérives continuent de se multiplier. Depuis des mois, la CGT alerte sur : le manque de cohérence et de lisibilité des roulements, les modifications récurrentes, le droit à la déconnexion, le non-respect de la réglementation et l’insuffisance de moyens pour les GM.

Cette organisation du travail basée sur la flexibilisation et l’individualisation des règles exerce une mise sous tension permanente des cheminot·e·s. Des constats qui ont d’ailleurs été confirmés par l’expertise rendue en novembre dernier.

Pour la CGT, la question de l’emploi demeure centrale et les manques d’effectifs dans les établissements fragilisent durablement la production.

La CGT revendique :

  • l’ouverture des bureaux de commande en proximité de la première/dernière heure de prise de service avec des GM formés ;
  • un droit à la déconnexion qui doit être intégré dans les protocoles de commande des agents de la traction (CTT, GM, ADC, ASCT) ;
  • la prise en compte des temps de trajet entre le lieu de fin et de prise de service et le lieu de RHR dans le temps de travail ;
  • la prise en compte en temps de travail effectif des différents temps de transport et de trajet compris dans une journée de service ;
  • une mise à jour annuelle des temps forfaitaires et supplémentaires alloués au personnel de la conduite et du bord (T00024, TT00025, TT00026 et VO 0178).

Si la Fédération CGT des cheminots va interpeller la direction avec un courrier unitaire sur ces sujets qui pèsent sur l’équilibre quotidien de vie et de travail des ASCT et des ADC.

Il est évident que dans un environnement de souffrance au travail
l’expression du rapport de force sera déterminante
pour gagner la prise en compte de nos revendications !

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CONFLITS À L’ÉQUIPEMENT : RÉCOLTONS LES PREMIERS FRUITS D’UNE LUTTE GAGNANTE !

| Équipement

Les conflits en cours à l’Équipement ont permis, par une très large participation des cheminots du service électrique à l’action, d’engager des négociations pour la reconnaissance des métiers dans la filière, les déroulements de carrière, l’emploi ainsi que reconnaissance de la pénibilité.

Pour la CGT, cette première étape démontre que la lutte paie !

MIEUX QU’HIER, INSUFFISANT POUR DEMAIN !

Ces conflits trouvent pour origine une situation professionnelle devenue ingérable au quotidien pour les cheminots. En cause, les conditions dégradées dans lesquelles ils doivent assurer leurs missions : Moins nombreux, moins formés, moins épaulés et mal rémunérés… Ce cocktail est devenu explosif !

Si aujourd’hui encore, des directions font le choix de ne pas respecter leurs engagements et jouent la carte de l’affrontement en refusant de se mettre autour de la table. Dans une majorité de régions, les négociations se sont ouvertes et permettent d’obtenir des avancées concrètes pour les cheminots.

Les établissements de Lille, Paris Sud-Est, Montpellier, Paris Nord, Toulouse, Bretagne, Limoges et Rennes ont déjà lancé des cycles de réunions et annoncé des recrutements supplémentaires, des requalifications de poste, des majorations de prime de travail de 20 % sur plusieurs mois, des gratifications exceptionnelles et des formations pour les nouveaux embauchés à partir des éléments arrachés par la grève et actés lors de la table ronde du 29 janvier.

EMPLOI : DES ENGAGEMENTS QUI DOIVENT ÊTRE TENUS !

Au niveau national, la Direction a pris l’engagement de 630 recrutements pour 2026. Ces annonces doivent être suivies de près par les cheminots dans leur mise en oeuvre. D’ores et déjà, la CGT, interpelle les directions d’établissement pour faire acter les fruits de la lutte au plus près des chantiers.

UN RAPPORT DE FORCE INDISPENSABLE ET DES CHEMINOTS TOUJOURS DÉTERMINÉS !

À l’heure où les pressions managériales se multiplient pour faire accepter n’importe quoi aux cheminots et où la situation sanitaire et sociale se dégrade, la CGT appelle les cheminots à relever la tête.
Les métiers de l’Équipement sont de plus en plus techniques et requièrent des savoir-faire importants. Les évolutions sur le réseau, en cours et à venir, nécessitent un renforcement des lignes métiers et de la formation pour répondre aux exigences accrues de sécurité.

LA CGT A DES PROPOSITIONS !

La CGT porte la création d’une prime de base garantie pour reconnaître la technicité, une grille unique des salaires pour tous et l’élargissement de la pénibilité pour les postes d’encadrants soumis à astreinte.

Les actions se multiplient dans tous les métiers, que ce soit à la Voie, Éale, Caténaires, Télécoms, Câbliers, surveillants de travaux ou encore à l’encadrement. C’est par ces mobilisations et actions en territoire que se gagneront de nouvelles avancées pour toute la filière.

S’organiser avec la CGT Cheminots, c’est renforcer les luttes, résister aux mauvais coups des directions et gagner sur nos revendications. Adhérer à la CGT, c’est ne plus rester seul face au patronat et renforcer le collectif et les solidarités !

ADHÉRER À LA CGT, C’EST CE QU’ONT DÉCIDÉ PLUS DE 120 CHEMINOT·E·S
DE LA FILIÈRE ÉQUIPEMENT DEPUIS SEPTEMBRE 2025 !

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QUAND LA DIRECTION JOUE AVEC LA SANTÉ DES CHEMINOT·E·S DU MATÉRIEL !

Amiante

| Matériel

Depuis plusieurs mois, la direction de la SNCF tient un discours rassurant autour de l’amiante, évoquant des « découvertes récentes » et un risque « maîtrisé ». Cette communication est un enfumage destiné à garder la main sur le sujet et faire taire les cheminot·e·s.

L’AMIANTE N’EST PAS NOUVELLE À LA SNCF, ELLE EST CONNUE, DOCUMENTÉE ET CONTINUE D’EXPOSER LES AGENTS DE MAINTENANCE !
Dans les ateliers du Matériel, la base fibres est incomplète ou obsolète, les repérages amiante ne sont pas réalisés ou inexistants. Lors des interventions on découvre régulièrement des matériaux contenant de l’amiante (MCA) : enduits type Becker et Isoson, cloisons et joints de porte coupe-feu, porte-fusibles, mastic rouge, cheminées de soufflage, contacteurs, isolants divers, etc.

Encore aujourd’hui, ces matériaux contenant de l’amiante sont manipulés, parfois sans information claire, sans protections adaptées, parfois même sans cadre SS4. Cela démontre que la maîtrise du risque reste largement insuffisante.

Un document de 2025 sur le groupe de travail Amiante confirme ce que la CGT dénonce depuis des années : depuis plus de vingt-cinq ans, des cheminots meurent de pathologies liées à l’amiante, et de nombreuses maladies professionnelles dues à l’amiante sont reconnues à la SNCF.

NOMBRE DE DÉCÈS LIÉS À L’AMIANTE À LA SNCF

Année Actifs Retraités Total
2001 5 43 48
2002 2 43 45
2003 0 41 41
2004 5 37 42
2005 3 31 34
2006 4 43 47
2007 5 26 31
2008 5 28 33
2009 2 49 51
2010 2 40 42
2011 0 50 50
2012 3 27 30
2013 5 31 36
2014 0 28 28
2015 3 31 34
2016 1 22 23
2017 1 18 19
2018 1 30 31
2019 2 25 27
2020 2 18 20
2021 1 15 16
2022 1 13 14
2023 2 16 18
2024 0 12 12
2025 1 17 18

Ces chiffres ne baissent pas, bien au contraire, alors que l’amiante est inter-dite depuis 1998. Les chiffres présentés sont incomplets car ne ils reprennent que les cheminot·e·s affiliés à la CPRPF. Le risque n’appartient pas au passé, il est toujours présent dans nos ateliers et sur nos matériels. Pire encore, de jeunes collègues nés après l’interdiction de l’utilisation de ce poison sont aujourd’hui exposés.

D’autre part, le suivi post-exposition des retraité·e·s n’est plus assuré dans les cabinets médicaux SNCF !

La SNCF a déjà été condamnée pour son manquement à protéger les agent·e·s. Par exemple, des décisions de justice ont obligé l’entreprise à indemniser des cheminots du technicentre de Romilly-sur-Seine exposés à l’amiante pendant des années, avec des condamnations à verser des indemnités pour préjudice d’anxiété et violation volontaire de l’obligation de sécurité.

D’autres juridictions ont également condamné la SNCF pour le même type de préjudice d’anxiété lié à l’amiante, avec des dizaines voire des centaines de salariés concernés.

Des fiches d’exposition sont établies par centaines pour les agents exposés, et pourtant, la Direction continue d’afficher une communication rassurante qui minimise le danger, en totale déconnexion avec les situations vécues par les cheminot·e·s.

L’actualité récente nous rappelle d’ailleurs la persistance du danger : porte-fusibles Legrand et télémécanique sur les voitures Corail, cheminées de contacteur sur les Z5600 et VB2N. On découvre encore la présence de MCA de manière fortuite, avec une gestion dans l’urgence, bien loin de la sérénité affichée.

RAPPEL SUR L’AMIANTE (SOURCE INRS)

De 400 à 500 fois moins épaisses qu’un cheveu, les fibres d’amiante sont invisibles dans les poussières de l’atmosphère. Inhalées, elles peuvent se déposer au fond des poumons et provoquer des maladies respiratoires graves : plaques pleurales, cancers des poumons et de la plèvre (mésothéliome), fibroses (ou asbestoses)… Certaines maladies peuvent survenir après de faibles expositions, mais la répétition de l’exposition augmente la probabilité de tomber malade. Les effets sur la santé d’une exposition à l’amiante surviennent souvent plusieurs années après le début de l’exposition.

Au niveau interprofessionnel, l’amiante est responsable chaque année de 3 000 à 4 000 maladies reconnues comme étant liées au travail. Il s’agit de la deuxième cause de maladies professionnelles.

Cheminot·e·s du Matériel, ne restons pas silencieux face à ce danger mortel. Organisons-nous et alertons nos collègues ! Rejoignez la CGT, et construisons ensemble le rapport de force. Notre santé, nos vies et la sécurité ferroviaire valent plus que leurs mensonges et leur rentabilité !

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