Fédération CGT des Cheminots


INFO LUTTES N°5

4E JOUR DE GRÈVE : ON CONTINUE !

| Action depuis le 5 décembre 2019

Toutes les Assemblées Générales ont reconduit la grève jusqu’à lundi.

La mobilisation du week-end s’est stabilisée à un haut niveau de grévistes de près d’1 cheminot sur 2, tous collèges confondus, selon les chiffres de la Direction.

Pour lundi, les Directions de la SNCF et de la RATP déconseillent aux usagers de se rendre en gare au regard de la forte mobilisation et du faible niveau des circulations.

Il faut amplifier le rapport de forces par une grève encore plus forte !

LE RAPPORT DE FORCES

SNCF :

Chiffres à 8h, le samedi 7/12 : 45,01 % de grévistes (dont 79,72 % des ADC et 70,57 % des ASCT). La Direction n’a pas transmis de chiffres définitifs sur la journée.

Chiffres à 8h, le dimanche 8/12 : 40,43 % de grévistes (dont 79,97 % des ADC et 60,25 % des ASCT).

53 % des français ont de la sympathie pour le mouvement ou le soutiennent. Allons à leur rencontre pour les inciter à organiser la grève dans leur entreprise !

Interpro :

Reconduction dans 7 raffineries sur 8, dans certaines plateformes logistiques, des réseaux de transports urbains, des écoles, etc.

Appel de l’intersyndicale confédérale à deux temps forts dans la semaine pour permettre à d’autres entreprises publiques et privées de rentrer dans la lutte :

  • Mardi 10 décembre 2019 ;
  • Jeudi 12 décembre 2019.

Des manifestations seront organisées dans tout le territoire.

Appel à participer aux Assemblées Générales

Si la mobilisation est forte, la participation des grévistes aux Assemblées Générales reste insuffisante (1 gréviste sur 8).

La CGT appelle les cheminots à participer plus nombreux aux AG, pour débattre de la situation, pour que les décisions sur les suites soient représentatives de la population cheminote, pour participer aux initiatives (manifestations, distributions de tracts, etc.). Donnons-nous tous les moyens d’une grève victorieuse !

Nous alertons les cheminots sur le fait que la Direction observe le déroulement des AG (voir fiche de compte-rendu ci-contre) pour mesurer l’état d’esprit à partir du niveau de participation et du contenu des interventions des grévistes.

Pour envoyer un message clair de notre détermination, il faut donc être en grève et présent aux AG pour participer aux décisions !

Le rôle du syndicat plus important que jamais

La Fédération CGT appelle également ses adhérents à participer aux Assemblées Générales de syndiqués, qui permettent :

  • De se former et de s’informer (par exemple sur l’enjeu des retraites ou sur les négociations CCN « classifications /rémunération » au travers de diaporamas qui ont été adressés aux syndicats pour prendre le temps de décortiquer ces sujets) ;
  • D’assurer la conduite quotidienne de la lutte (organisation pour tenir les piquets de grève, faire les tournées, aller distribuer des tracts dans les autres entreprises, faire remonter les infos) ;
  • De déterminer la position de la CGT sur tous les sujets locaux et de faire remonter à la Fédération les analyses et les attentes de manière à ce que cette dernière adapte sa position en fonction des majorités qui se dégagent.

Les syndicats CGT, c’est l’union des syndiqués… Et l’union fait la force !

Ils ont décidé de rejoindre la CGT : 63 cheminot·e·s se sont syndiqué·e·s depuis le 5 décembre 2019…

Toi aussi, organise ta colère et tes revendications avec la CGT !

Négociations ?

Quelques cheminots militent pour le rejet de toute négociation.

Pour la CGT, tous les conflits sont par nature destinés à obtenir des négociations pour porter les revendications des salariés.

Le niveau d’exigence (et de résultat) dépend du niveau d’engagement des salariés dans la grève et de leur détermination à tenir.

Dans le conflit actuel, il n’y aurait aucun sens à gagner sur les retraites et à ne rien faire sur les questions professionnelles.

Cela laisserait le champ libre au patronat des transports et à la Direction SNCF pour nous imposer un cadre social éclaté entre les différentes entreprises, une CCN qui favoriserait le dumping social, des Règlements Intérieurs des Sociétés Anonymes qui nous ramèneraient au XIXe siècle (voir encadré), des droits laminés à la SNCF (statut vidé, RH0254 abrogé), un système ferroviaire toujours étranglé par le poids des investissements, donc la poursuite des restructurations et des suppressions d’emplois en cascade, etc.

La CGT réaffirme qu’il faut mener les deux combats en même temps.

La Direction SNCF, au contraire, va tenter de s’exonérer de répondre aux cheminots sur les sujets d’entreprise.

Quant à l’UTP (le patronat des transports qui négocie la Convention Collective Nationale), il va faire de même.

Il faut donc que tous les cheminots grévistes EXIGENT ces négociations.

Premier rendez-vous : le mardi 10 décembre est prévue une dernière réunion de négociation sur la CCN.

La méthode CGT

Nous menons le conflit interprofessionnel sur les retraites (dans lequel chacun peut mesurer que la CGT est au coeur de la mobilisation dans toutes les branches où elle est forte), et nous ne reprendrons le travail qu’à la victoire (ou s’il n’y a plus de mobilisation interprofessionnelle).

Et à ce moment-là, nous devrons avoir arraché de véritables acquis à la Direction de l’entreprise sur les sujets professionnels, car il serait difficile de mener un second conflit sur ces sujets à la suite du premier.

Autrement dit, nous exigeons des réponses immédiates de la part de la Direction SNCF sur les 28 revendications unitaires, mais nous ne reprendrons le travail que lorsque la bataille des retraites aura été menée à son terme.

Les Règlements Intérieurs des Sociétés Anonymes ?

La Direction a transmis aux organisations syndicales un sommaire de Règlement Intérieur « socle », qui sera complété par chaque SA en fonction de ses propres objectifs.
Ces RI seront publiés au 1er janvier 2020 en même temps que la création des SA.
Ce socle comporterait 38 articles, eux-mêmes déclinés en plusieurs points. Il semble établi pour remplacer un certain nombre de RH (comportement, règles d’hygiène et de sécurité, surveillance médicale, formation…) et certaines dispositions du Statut (sanctions, facilités de circulation…).

Quelques exemples de points inscrits :
Interdiction de prendre ses repas sur les lieux de travail
Ouverture des armoires et des vestiaires individuels
➔ Signalement des accidents du travail
➔ Test d’alcoolémie
➔ Usage des véhicules de l’entreprise
➔ Danger grave et imminent
➔ Vidéosurveillance
➔ Tenue professionnelle
Manifestation dans les emprises de l’entreprise
Interdiction d’utiliser des fournitures et équipements du GPF pour ses besoins personnels
➔ Obligation de loyauté
Interdiction de diffuser dans l’entreprise des journaux, tracts, pétitions et de procéder à des affichages sans autorisation de la direction.

Ce ne sont là que quelques extraits. Nous n’avons pas encore le détail précis de ce que la Direction veut écrire. Mais il parait évident que le flicage, la répression et le maintien ou le renforcement des contraintes professionnelles est à l’ordre du jour.

Nous devons DÈS MAINTENANT peser pour faire supprimer un certain nombre de ces menaces sur nos conditions de travail du quotidien !

Étalement de la mise en place de la réforme ?

Mercredi, le Gouvernement devrait prendre la parole pour faire des annonces.

D’après les débats publics, on croit comprendre qu’il pourrait proposer des hausses de salaires dans l’Éducation Nationale et ne pas appliquer le passage au régime par points à certaines générations de cheminots et de traminots RATP.
La CFDT n’attend que cela pour annoncer sa sortie du conflit (bien qu’elle n’y soit jamais véritablement rentrée !) et se recaler sur la position de sa confédération qui est favorable à la fin des régimes spéciaux.
L’objectif du Gouvernement est de diviser les grévistes pour gagner la fin du conflit.
La CGT appelle les cheminots à ne pas tomber dans le panneau d’un report qui ne serait que cosmétique. Quelle serait la valeur de nos pensions dans un régime qui ne serait plus alimenté par des cotisations (puisque les nouvelles générations seraient au système par point) ? Quelle pérennité d’un tel système alors qu’il ne génèrerait que du déficit de la caisse ?
Plus généralement, quelle capacité aurions-nous à nous défendre collectivement si nous acceptions un traitement différencié entre générations. Pour la CGT, pas question de sacrifier qui que ce soit ! Pas question de se diviser !

Quels liens entre revendications professionnelles et bataille sur les retraites ?

L’avenir du régime spécial, comme du régime général, dépend très largement de la politique de l’emploi et des salaires.

Par exemple, selon les scénarios du Conseil d’Orientation sur les Retraites, les projections financières du régime général d’ici 2050 peuvent passer d’un déficit de 100 milliards à un excédent de 100 milliards selon l’évolution du taux de chômage !!!

C’est la même chose pour notre régime spécial.

Les économistes prévoient une baisse progressive du nombre de retraités de 251 000 actuellement à 185 000 en 2050.

Du côté des actifs, plusieurs scénarios sont possibles :

  • La poursuite des suppressions d’effectifs à 2 % par an, qui nous ferait passer à 75 000 agents en 2050 ;
  • La stabilisation du nombre de cheminots à 139 000 ;
  • L’extension du régime à toute la branche ferroviaire (passage à 160 000 affiliés) ;
  • L’extension à la branche + la réinternalisation des charges de travail sous-traitées (passage à 240 000).

Dans tous les cas, le déficit actuel (3,3 milliards) baisserait.

Si les revendications de la CGT étaient pleinement appliquées (élargissement du régime à la branche et réinternalisation des charges sous-traitées), le déficit serait pratiquement supprimé (réduit à 450 millions).

En plus de la question de l’emploi, plus la politique salariale est importante, plus le déficit se réduit.

Exiger de l’emploi et des augmentations de salaires, c’est aussi défendre nos retraites !

RETRAITES + REVENDICATIONS D’ENTREPRISE = VRAIES SOLUTIONS !

Téléchargements

LA JUSTICE IMPOSE LA TRANSPARENCE À SNCF RÉSEAU !

Sous-traitance

| Tract

Le 26 mars 2026, la cour d’appel de Paris a rendu un arrêt historique confirmant intégralement la condamnation de SNCF Réseau. La Direction doit désormais communiquer toutes les informations sur sa politique de sous-traitance au CSE central. Une victoire décisive pour la CGT, qui combat depuis des années l’opacité sur l’externalisation des activités ferroviaires.

Le contrat de performance signé en 2018 entre l’État et SNCF Réseau a ouvert la voie à une externalisation massive sans transparence. Les consé-quences sont majeures : précarisation de l’emploi avec la multiplication des contrats externalisés, risques accrus pour la sécurité avec l’intervention croissante de sous-traitants, perte progressive des savoir-faire internes menaçant l’avenir du service public ferroviaire.

En janvier 2024, suite à plusieurs incidents de sécurité impliquant des entre-prises extérieures, les élus CGT du CSE central ont exigé la liste complète des partenaires intervenant sur le réseau. La Direction a opposé un refus catégorique, arguant que seuls les CSE d’établissement étaient compétents sur ce sujet. Une stratégie délibérée de fragmentation de l’information pour empêcher toute analyse globale de l’externalisation.

Saisi par la CGT, le tribunal judiciaire de Bobigny a ordonné, le 10 juillet 2025, à SNCF Réseau de communiquer l’intégralité des données. La Direc-tion ayant fait appel, la cour d’appel de Paris rejette tous ses arguments et confirme le jugement point par point.

La décision du 26 mars 2026 ne laisse aucune place à l’ambiguïté. SNCF Réseau doit intégrer dans la base de données économiques, sociales et environnementales accessible au CSE central l’identité complète de toutes les entreprises partenaires, la description détaillée des prestations confiées, le montant et la durée de chaque contrat, les périmètres d’intervention sur le réseau, l’organisation du travail envisagée, avec des données couvrant six années complètes.

Les chiffres révèlent l’ampleur de ce que la Direction tentait de dissimuler : près de 5 000 entreprises partenaires recensées par an, représentant des milliers de contrats et d’interventions sur l’ensemble du réseau ferré national.

La cour d’appel rappelle fermement les obligations légales de l’employeur. Le Code du travail exige la communication d’informations précises et documen-tées concernant tous les partenariats. Le CSE central dispose d’un droit d’accès intégral aux informations de l’entreprise, incluant celles normalement destinées aux CSE d’établissement et rien ne peut venir restreindre ces droits garantis par la loi.

Cette décision de justice crée un précédent majeur puisqu’elle interdit aux directions de fragmenter l’information pour échapper au contrôle des élus sur les politiques d’externalisation.

Téléchargements

TRACTION : UNITÉ TOTALE CONTRE LE DÉMANTÈLEMENT DE NOS DROITS !

Commission métiers Traction

| Traction

Ce matin, les quatre organisations syndicales représentatives (CGT, Unsa-Ferroviaire, Sud-Rail et CFDT) ont quitté unitairement la commission métiers Traction après une déclaration commune.

L’ouverture brutale d’un chantier de régressions sociales annoncé par l’entreprise est inacceptable. Le PDG du Groupe tente d’imposer une flexibilité accrue en faisant passer la rentabilité avant la sécurité ferroviaire et la santé physique et mentale des cheminot·e·s.

La réglementation : un rempart pour la sécurité, pas un obstacle

  • La réglementation actuelle du temps de travail est un pilier de la sécurité pour les cheminots et les usagers.
  • Les repos ne sont pas un privilège, mais une condition indispensable au maintien de la vigilance et de la concentration.
  • Le temps de repos est essentiel pour la santé, les obligations familiales et la vie sociale.

Une dégradation organisée sous prétexte de « spécificités »

Sous couvert de créer des filiales de droit privé (SVEA, SVLO et SVSA), la Direction organise la casse généralisée des conditions de travail des cheminots. Elle propose aux sociétés dédiées de puiser dans un « catalogue » de reculs sociaux sans précédent, remettant en cause l’équilibre vie professionnelle-vie personnelle issu de l’accord de 2016.

Ce qui s’appliquerait en filiales s’appliquera demain à nous tous !

L’épuisement s’installe déjà à la Traction, et la souffrance au travail est une réalité quotidienne. Exiger des cheminots qu’ils travaillent davantage avec moins de repos, c’est mettre en danger l’ensemble du système ferroviaire.

VOICI LE « CATALOGUE » DE LA RÉGRESSION – DÉCRYPTAGE TECHNIQUE

La Direction a listé des paramètres que les sociétés dédiées pourront activer selon leurs besoins. Voici les menaces concrètes :

  • amplitude max. de la JS roulant (art. 8.1) : la Direction veut allonger la journée de service. Risque : fatigue extrême et baisse de vigilance critique en fin de parcours ;
  • durée max. de travail effectif (art. 7.3) : augmentation du temps de travail réel par journée. Risque : surcharge cognitive et dépassement des limites de résistance physique ;
  • pause repas roulant (art. 11) : flexibilité ou réduction des temps de coupure. Risque : dégradation de l’hygiène de vie et de la capacité de récupération immédiate ;
  • repos journalier à résidence (art. 15) : réduction du temps de repos minimal entre 2 JS. Risque : dette de sommeil accumulée et mise en danger directe de l’agent ;
  • repos simples et doubles (art. 16.4 et 32.5) : diminution de la durée des repos pério-diques. Risque : incapacité à déconnecter durablement et accumulation de fatigue chronique ;
  • dimanches garantis (art. 18.3 et 32.7) : réduction du nombre de week-ends garantis. Risque : rupture brutale de l’équilibre vie professionnelle-vie personnelle ;
  • prise de service délocalisée : disparition de la notion de lieu principal d’affectation. Risque : instabilité, fatigue supplémentaire, surcoût de transport et possible dispari-tion des RHR ;
  • décalage PS pour CRTT dans une GPT (art. 44.1) : flexibilité accrue. Risque : rupture brutale de l’équilibre vie professionnelle-vie personnelle et impact sécurité.

Notre exigence : unité sociale et accord Groupe

L’accord Temps de travail est un accord Groupe. Il doit s’appliquer à toutes et tous, quelle que soit la filiale, sans aucunes dégradations. L’unité sociale passe par des droits équivalents pour garantir une réelle justice sociale.

NOUS NE NÉGOCIERONS AUCUN RECUL. LA SÉCURITÉ FERROVIAIRE ET LA DIGNITÉ DES CHEMINOT·E·S NE SE DISCUTENT PAS !

Téléchargements

DÉMÉNAGEMENT AUX SERRES DE PANTIN : LA DIRECTION FAIT LES POCHES DES AGENTS !

Gares & Connexions

| Tract

Le 16 mars 2026, une réunion bilatérale s’est tenue à la demande la Direction de G&C au sujet du déménagement du siège à Pantin. Voici ce que la direction vous cache, et ce que la CGT exige pour vous.

VOS TRAJETS VONT S’ALLONGER : LES INDEMNITÉS NE SUFFISENT PAS

La direction annonce des hausses d’indemnités de déplacement. Ça sonne bien. Mais regardons la réalité :

  • + 338 000 € pour les trajets dépassant 30 minutes aller-retour. C’est la stricte application du RH 910, rien de plus, rien de moins.
  • + 390 000 € pour les trajets dépassant 90 minutes. Toujours le minimum légal.
  • Le Pass Navigo : 200 agents supplémentaires concernés, entre 200 000 et 700 000 € de frais annoncés. Des chiffres flous, que nous allons vérifier.

La CGT le dit clairement : appliquer le minimum légal, ce n’est pas faire un cadeau. Des agents habitent déjà loin. Allonger encore leur trajet de 10, 20 ou 30 minutes, c’est parfois insupportable. Et quand on leur parle de cela, la Direction répond qu’« habiter loin est un choix personnel ». C’est à la fois irrespectueux et inacceptable.

TÉLÉTRAVAIL : UN PIÈGE QUE LA DIRECTION NOUS TEND

Un troisième jour de télétravail serait envisagé pour les agents dont le trajet s’allongerait de plus d’une heure aller-retour…

La CGT a réaffirmé que le télétravail ne doit pas être un outil managérial ou de productivité destiné à accompagner les restructurations incessantes de la Direction.

Le télétravail n’est pas la solution : c’est un palliatif. Le vrai problème, c’est un déménagement décidé sans mesurer réellement ses conséquences sur la vie des agents.

Pire : la direction reconnaît déjà que les règles pourraient évoluer, avec un encadrement des jours de présence et de télétravail selon les équipes pour éviter les pics d’affluence et optimiser les surfaces de bureaux.

La CGT rappelle qu’elle avait demandé une expertise dès le début du dossier, refusée par l’UNSA, tandis que la CFDT et la CFE-CGC s’étaient abstenues.

FLEX OFFICE : DES CHIFFRES QUI CLOCHENT

Concernant le flex office, la CGT a réaffirmé son opposition, mais aussi l’iniquité de ce dispositif. Comment expliquer que des métiers identiques entre AREP et G&C aient des taux de flex différents ?

La confiance affichée par la direction ne suffira pas à rassurer la délégation CGT ni les collègues de G&C. Pour la CGT, le seul objectif est d’imposer encore davantage de productivité, en dégradant toujours un peu plus les conditions de travail, avec le risque que les agents fuient le site par une explosion du télétravail, aujourd’hui non encadré.

RESTAURANT D’ENTREPRISE : LE DRH DIT NON, LES AGENTS PAIERONT

La CGT a demandé que les agents de G&C puissent accéder au restaurant d’entreprise du CASI, à 13 minutes à pied des Serres de Pantin. Réponse du DRH de Gares & Connexions : non.

La Direction affirme que ce n’est pas ce que recherchent les agents. La CGT a donc posé une question simple : leur avez-vous demandé ? Réponse : non. La Direction parle en leur nom sans les consulter, puis décide à leur place.

Pourtant, les faits sont simples :

  •  Au restaurant d’entreprise du CASI : entrée, plat, dessert pour environ 7 €.
  • À la Grande Halle des Serres de Pantin : 10 € le plat seul.
  • Soit 3 € de plus par jour pour un repas moins complet, et plusieurs centaines d’euros sur l’année.

Alors pourquoi ce refus ? Chemin non sécurisé, restaurant plein, contrôle d’accès… autant de problèmes qui peuvent se régler. Mais au final, le DRH de G&C invoque un mauvais souvenir personnel de cette cantine. Une décision qui pénalise financièrement des centaines d’agents chaque jour : c’est un comble.

La CGT ne lâchera pas ce sujet. Nous allons nous rapprocher du CASI et des représentants CGT de l’immobilier. Et nous dirons aux agents ce que cela leur coûte réellement.

LOCAUX TROP PETITS, MOBILIER RAPETISSÉ : LA DIRECTION S’EN SORT À BON COMPTE

Le premier projet de déménagement prévoyait des locaux beaucoup trop petits. La direction a fini par le reconnaître et a ajouté 2 500 m² supplémentaires. Bien. Sauf qu’ils ne seront livrés qu’en mai 2028.

En attendant, 100 % des équipes seront déménagées en 6 semaines, aux alentours de novembre 2026. Tout le monde sera dans des locaux sous-dimensionnés pendant près de deux ans.

La CGT surveille de près le planning des travaux, les surfaces réelles et les conditions dans lesquelles les agents vont travailler dès novembre 2026.

ENSEMBLE, FAISONS ENTENDRE NOS VOIX !

Ce déménagement, c’est votre quotidien qui est en jeu. Vos trajets, votre repas du midi et votre espace de travail : la CGT se bat pour que tout cela soit garanti, noir sur blanc, dans des accords écrits.

Téléchargements

LES CHEMINOT·ES DOIVENT SE PRÉPARER À L’ACTION !

DCI GPU SNCF

| Actions

Le lundi 23 mars, la Fédération CGT a convoqué la Direction du Groupe dans le cadre d’une Demande de Concertation Immédiate.
Celle-ci cherche manifestement l’affrontement social. La CGT appelle les cheminots à engager un processus de mobilisation nationale unitaire !

→ IL FAUT ALLER CHERCHER UN MORATOIRE !

Dans le contexte détestable de l’ouverture à la concurrence, la Direction SNCF s’enferme dans une logique de productivité outrancière et de réorganisations permanentes qui engendrent de fait un contexte sanitaire déplorable et alarmant.

La CGT dénonce une véritable maltraitance institutionnelle, aggravée par une politique de l’emploi en net recul et des conditions de travail de plus en plus délétères.

Ce manque d’effectifs rend impossible le respect des commandes, le droit aux repos et aux congés, tout en augmentant la charge mentale des cheminots empêchés de réaliser un travail de qualité en toute sécurité. Ce recul de l’emploi est en totale contradiction avec les besoins de développement du ferroviaire.

Face à cette situation, la CGT porte des revendications visant à geler les réorganisations et demande un moratoire sur la mise en concurrence, dont l’inefficacité et les surcoûts apparaissent désormais au grand jour. Nous exigeons également la mise en place de comités de proximité santé-sécurité-conditions de travail au plus près du quotidien des cheminots.

→ FILIALISATION, 35 HEURES, ACTIVITÉS SOCIALES : LA PROVOCATION DE TROP !

Les négociations en cours sur « l’accord relatif à l’unité sociale » mettent en évidence une volonté de déconstruction méthodique du cadre social existant. En effet, la volonté de la Direction SNCF est bien de raboter l’accord temps de travail de 2016. La remise en cause des Activités Sociales et Culturelles (ASC), quant à elle, est une provocation supplémentaire.
Sa stratégie est claire : utiliser la filialisation pour s’attaquer en grand à notre règlementation et à nos droits collectifs !

LA CGT EXIGE LES MÊMES DROITS POUR TOUS, PARTOUT !

Vouloir aligner les droits des cheminots sur le « moins-disant » de la branche ferroviaire, alors que l’aspiration à l’équilibre vie pro/perso est centrale, est une erreur stratégique majeure qui ne fera qu’accentuer les crises dans l’entreprise et creuser encore plus le fossé qui sépare les dirigeants de l’entreprise des cheminots et de leur quotidien.

La CGT exige non seulement le maintien des 35 heures, mais estime également qu’il est temps de rouvrir des négociations sur la réduction du temps de travail, conformément aux aspirations globales des salariés dans le pays, cheminots y compris. En effet, ceux-ci aspirent à plus de temps libre consacré à leur famille, leurs amis, les loisirs, le sport et la culture. C’est pourquoi le maintien et le développement des Activités Sociales et Culturelles portées par la CGT, doivent être une priorité !

→ SALAIRES : ILS SONT À CÔTÉ DE LA PLAQUE !

Les mesures générales infimes de la NAO de janvier 2026 sont déjà balayées par l’inflation. Le coût de l’énergie et des produits de première nécessité explose sous l’effet du contexte international. Le pouvoir d’achat des cheminots s’effondre. Les artifices financiers (PPV, intéressement, primes en tous genres…) ne répondent pas à la situation vécue par les cheminot·es !

La CGT revendique la mise en œuvre d’une grille unique des salaires pour tous les cheminots et l’ouverture immédiate de négociations salariales !

FACE AU MÉPRIS, LA RIPOSTE !

Chaque réponse hors sol d’une Direction totalement déconnectée, constitue en vérité une insulte jetée à la face des cheminot·es.
La Direction adopte une posture de radicalisation sociale et s’apprête donc à commettre une erreur stratégique et politique. Elle pourra continuer d’attaquer frontalement la CGT, ses militantes et militants pour les faire taire, rien n’y fera !

L’ACTION COLLECTIVE DE TOUS LES CHEMINOTS SE POSE
DONC AUJOURD’HUI DANS L’UNITÉ LA PLUS LARGE !

C’est ce que continuera de porter la CGT des cheminots sur l’ensemble du territoire dans les jours à venir, tout en construisant l’unité des cheminot·es, seule à même de ramener la Direction sur le droit chemin.

Téléchargements

LA SUGE N’EST PAS À VENDRE !

| Services communs

Le 22 janvier dernier, le ministre des transports a lancé une mission d’évaluation sur l’avenir de la sûreté ferroviaire.
Sous couvert d’adaptation à la concurrence, c’est l’unité même de notre service public qui est visée.

La CGT, qui sera auditionnée dans le cadre de cette mission le 8 avril 2026, y portera des revendications claires : la sécurité des usagers, des installations ferroviaires et des cheminots ne peut être soumise aux lois du marché !

LA « CONTRACTUALISATION » : LE POISON DE 2014

Depuis la loi de 2014 (article L2251-1-1 du Code des transports), la SUGE est enfermée dans une relation « client-fournisseur ». Ce mécanisme absurde transforme les cheminots de la SUGE en prestataires de service pour les entreprises ferroviaires (EF). Cette logique marchande fragilise les missions et l’avenir même du service.
La CGT conteste cette mise en concurrence qui fait la part belle aux entreprises de gardiennage privée. La sûreté doit sortir de la sphère marchande pour redevenir une fonction transverse de sécurité ferroviaire publique.

FINANCEMENT : POUR UN RECOURS À LA « FACILITÉ ESSENTIELLE »

Le gouvernement et les opérateurs privés lorgnent sur un éclatement du financement pour « baisser les coûts ». Pour la CGT, la solution est politique et technique : le financement de la SUGE doit être intégré aux droits d’accès au réseau.
En tant que facilité essentielle, la sûreté doit être garantie de manière indissociable de l’infrastructure, d’autant plus au regard du nombre croissant d’actes de malveillance (vol de câbles). C’est le seul verrou pour maintenir le monopole de la SUGE et son efficacité sur l’ensemble du territoire.

AUTONOMIE ET MONOPOLE : PAS DE DÉMANTÈLEMENT !

La lettre de mission du ministre des transports évoque des pistes de « coordination » qui cachent mal une volonté de laisser les opérateurs privés gérer leur propre sécurité ou de fragmenter le champ d’intervention de la SUGE.
Or, le rail est un système complexe. Multiplier les acteurs privés de sécurité, c’est multiplier les risques et diluer les responsabilités.
Pour la CGT, la SUGE doit rester au sein de la SNCF, avec une autonomie garante de sa déontologie et de son savoir-faire professionnel.

LA CGT REVENDIQUE :

  • L’abrogation des dispositions de la loi de 2014 plaçant la SUGE en position de prestataire.
  • Le maintien et l’extension du monopole de la SUGE sur tout le RFN (réseau ferré national).
  • Un financement pérenne via les péages, sanctuarisant les effectifs et les missions.

ENSEMBLE, EXIGEONS UN SERVICE PUBLIC DE SÛRETÉ FORT, UNIFIÉ ET 100 % SNCF !

Téléchargements

LES ADC D’HEXAFRET AURONT DROIT À LA MÊME PRIME TRACTION QU’À VOYAGEURS !

| Le transport de marchandises

Présentée comme un groupe de travail conclusif sur la prime traction et l’organisation du service annuel, cette réunion a surtout confirmé que les décisions étaient déjà arrêtées par la direction, sans aucune marge de discussion.

La direction annonce appliquer les mesures issues des négociations Voyageurs avec effet rétroactif au 1er janvier 2026 et toujours sans tenir compte des spécificités du fret ferroviaire. Pour rappel, voir les mesures ci-dessous :

 

Avant Après
Sécurisation de la prime traction
  • J1 : carence
  • J2 à J11 : taux socle (CRL 20,62 €/CRML 19,03 €)
  • J 12 : calcul avec un quotient 480 sur les 12 derniers mois ou taux socle (CRL 20,62 €/CRML 19,03 €)
  • J1 : carence
  • J2 à J6 : taux socle (CRL 20,62 €/CRML 19,03 €)
  • J 7 : calcul avec un quotient 480 sur les 12 derniers mois ou taux socle (CRL 20,62 €/CRML 19,03 €)
Amélioration de la prime de base garantie Paiement pour 20 jours de travail : 705 €. Paiement pour 20 jours de travail : 745 €
Journée SU (sans utilisation)
  • 1er au 3e SU du mois civil payés au taux C : 15,54 € + PNS 5,83 €, soit 21,37 €
  • 4e SU du mois civil payé autaux A : 25,89 € + PNS 5,83 €, soit 31,72 €
  • 1er SU du mois civil payé au taux C : 15,54 € + PNS 5,83 €,soit 21,37 €
  • À partir du 2e SU du mois civil, payé au taux A : 25,8
Revalorisat° de la présence horaire au 01/01/26
  • Pas de paiement dès la 1re minute
  • Taux 2 : 1,11 € de la 3e àla 5e heure
  • Taux 1 : 1,90 € au-delà de la 5e heure
  • Paiement dès la 1re minute• Nouveau taux 2 : de 0 à 5 heures : 0,48 € par heure
  • Taux 1 revalorisé à 2,85 €au-delà de la 5e heure
Simplification de la prime traction Redressement de l’acompte congés en mars avec rappels sur salaire.

L’acompte congés est remplacé par la prime congés, calcul mensuel basé sur la moyenne des 12 derniers mois glissants.

+ Confirmation de la modification des documents ADC : fiche PT, état 113, état 31

Dans le même temps, elle maintient la mise en place de deux adaptations (avril et septembre) en plus du changement de service annuel, mais en garantissant un déroulé de grille de RP annuels (l’adaptation de septembre passera en commission roulement au mois de juin).

La délégation CGT, avec les autres organisations syndicales, a rappelé clairement son positionnement. Nous refusons que l’évolution de la prime traction soit conditionnée à des modifications de l’organisation du travail. Sur le terrain, la situation est tout autre, les roulements évoluent en permanence, les journées sont modifiées et les agents n’ont plus de visibilité sur leur organisation personnelle. Les congés sont difficilement accordés, les compteurs gonflent, les demandes de temps partiel sont refusées et les ADC assurent la production dans des conditions de plus en plus dégradées, ce qui engendre une augmentation de la souffrance au travail, déjà bien élevée suite à la procédure de discontinuité.

Ce sont nos conditions de travail, notre santé, notre vie personnelle et nos conditions de rémunération qui sont dans la balance !

Pour maintenir l’activité, la direction a recours à une multitude de conducteurs extérieurs avec des niveaux de rémunération nettement supérieurs à ceux des agents d’Hexafret. Cette situation crée un écart difficilement compréhensible et difficilement justifiable pour les agents qui assurent quotidiennement la production dans un contexte très difficile. De plus, cela a un coût économique très élevé pour l’entreprise.

La CGT constate une gestion qui repose essentiellement sur l’adaptation permanente et la flexibilité, sans réponse structurelle sur les effectifs et sans reconnaissance du travail accompli chaque jour.

La CGT porte des exigences claires :

  • une reconnaissance réelle du travail des conducteurs,▪des effectifs en adéquation avec la charge dans le respect de la réglementation,
  • le respect des droits des agents notamment sur les congés,
  • une dissociation claire entre rémunération et organisation du travail,
  • une prise en compte concrète des spécificités du fret dans le calcul de la prime traction.

LES AGENTS DE CONDUITE NE PEUVENT PAS ÊTRE UNE VARIABLE D’AJUSTEMENT PERPÉTUELLE.

 

LA CGT CONTINUERA DE PORTER CES REVENDICATIONS ET D’AGIR
POUR OBTENIR DES AVANCÉES QUI BÉNÉFICIERONT
À TOUS LES ADC D’HEXAFRET !

Téléchargements

UN PREMIER RÉTROPÉDALAGE DE LA DIRECTION QUI DOIT NOUS AMENER À LA VICTOIRE !

Formation à réseau

| Tract

La direction a voulu imposer une mesure visant à imposer cinq jours d’animation de formation par an aux formateurs entreprise (FE) dans leur campus de rattachement.
Cette décision a été très largement jugée inacceptable par les cheminots.

Une telle modification de l’organisation du travail était incompatible avec une vie familiale. Les agents concernés ont refusé en masse cette décision unilatérale de l’entreprise – plus de 50 formateurs sur environ 70 rien que pour le campus de Lyon, avaient refusé la signature de cet avenant !

Face à la colère des agents concernés, la CGT s’est exprimée dans une expression datant du 12 mars dernier.

Lors de CSE Central Réseau du 18 mars 2026, la CGT a dénoncé fermement de telles méthodes et a mis la direction face à ses responsabilités. Devant les arguments de la CGT et le rejet des cheminots, la direction a pris la décision de stopper cette procédure ! Les avenants tripartites déjà signés sont également annulés.

Ce n’est qu’une première étape. La CGT va déposer une demande d’audience dans les tous prochains jours dans l’intérêt global de la formation professionnelle en portant :

  • la réouverture des centres de formation SNCF en proximité pour garantir à tous les cheminots un accès équitable à la formation initiale et à la formation professionnelle continue sans impacter la vie privée à la fois des stagiaires et des FE ;
  • l’augmentation du nombre de FE et une meilleure reconnaissance de leur fonction, notamment par l’amélioration de leur déroulement de carrière (accès à la classe 6) et de leur parcours professionnel ;
  • les revendications spécifiques concernant notamment les effectifs, les contenus et la durée des formations ainsi que les parcours professionnels des formateurs de l’ensemble des campus ;
  • la revalorisation de l’indemnité de face-à-face pédagogique et de l’indemnité fixe mensuelle de formateur permanent ;
  • l’arrêt du recours au « e-learning ».

L’expression des cheminots avec la CGT confirme que le choix politique de la direction en termes de formation doit changer radicalement.

POUR REDONNER DU SENS AU TRAVAIL CHEMINOT, POUR UNE FORMATION PROFESSIONNELLE DE HAUT NIVEAU, REJOIGNEZ LA CGT ET SON UFCM !

 

 

Téléchargements

UNI·ES POUR NOS DROITS !

Communiqué aux cheminot·es

| Les conditions sociales

Une rencontre entre la direction de la SA Voyageurs et les organisations syndicales a eu lieu le mercredi 18 mars.

Cette réunion s’est tenue en présence de la DRH Groupe.

Elle fait suite à la table ronde du 10 mars avec le président Castex, qui refuse toujours d’étendre les accords et textes concernant l’organisation du travail aux filiales SNCF.

La direction de la SA Voyageurs souhaitait préciser ses intentions en matière d’évolution de l’organisation du travail au sein des filiales créées en réponse aux appels d’offres.

Nos fédérations syndicales ont mis trois constats et exigences en avant :

  1. La réglementation actuelle du temps de travail est le fruit d’une histoire : celle de la production et de la situation sociale.
    L’organisation du travail répond à plusieurs impératifs : elle permet d’assurer la production ferroviaire et de répondre aux obligations et contraintes posées par le contexte local grâce à ses capacités d’adaptation.
    L’équilibre issu de la réglementation applicable en matière de temps de travail est également un pilier de la sécurité ferroviaire, donc du service public. Les repos constituent la réponse à un impératif physiologique indispensable au maintien de la vigilance, de la concentration et à l’ensemble des aptitudes nécessaires à la sécurité de l’exploitation ferroviaire et à la sécurité des personnels. Les repos, c’est aussi du temps à consacrer à nos besoins du quotidien (santé, loisirs, obligations familiales) ainsi que du temps que nous pouvons partager avec nos familles / amis.L’accord temps de travail existant au sein de l’entreprise permet déjà des adaptations sans changer le droit des cheminotes et des cheminots. Nos fédérations ont fortement rappelé que la réglementation existante permet aux directions d’organiser le temps et les organisations de travail à partir des particularités et des réalités professionnelles des roulants, des sédentaires en horaires décalés ou de journée, et des mesures liées à la continuité de service et à l’astreinte.
  2. Cette garantie d’application des droits existants est une condition évidente de l’unité sociale.
    Il ne s’agit ni d’un concept ni d’un principe, mais bel et bien d’une réalité. L’unité sociale passe par des droits équivalents pour toutes et tous. C’est une nécessité pour garantir les parcours professionnels et assurer une réelle justice sociale pour toutes les cheminotes et tous les cheminots. L’accord temps de travail est un accord Groupe. Il doit s’appliquer à tous, quelle que soit la société ou filiale.
  3. Nos fédérations syndicales ont demandé à ce qu’un état des lieux précis de la situation économique des filiales Voyageurs soit présenté.
    Les discussions doivent se baser sur des faits, pas sur des dogmes. La SA Voyageurs ne peut pas dicter des changements qui lui paraissent inévitables, il faut le démontrer !

Nos fédérations ont également rappelé que l’organisation du travail est intimement liée à la question de l’emploi. Il est impératif que les moyens nécessaires soient directement attribués à la production. Plus d’emploi est indispensable pour assurer une production ferroviaire de qualité, en toute sécurité, et permettre des conditions de vie et de travail dignes pour les cheminotes et les cheminots.

Une prochaine rencontre avec la direction de la SA Voyageurs est prévue d’ici un mois. Nos fédérations syndicales se rencontreront en interfédérale avant cette réunion.

Téléchargements

NOUS NE SOMMES PAS LES MARIONNETTES DU BUSINESS !

Temps de travail

| Les conditions sociales

La direction SNCF s’attaque aux 35 heures, à l’instar du patronat français qui en rêve pour préserver ses profits sur le dos des salariés !

Lors d’une table ronde qui s’est déroulée le 18 mars, elle a clairement réaffirmé cette intention.

La CGT appelle à l’unité et au rassemblement des cheminots pour organiser la lutte.

Le 10 mars, Jean Castex annonçait sa volonté de revenir sur la mise en oeuvre des 35 heures à la SNCF. La direction souhaite commencer par les filiales dédiées de la SA Voyageurs, puis insidieusement l’étendre à tous les cheminots du Groupe SNCF.

L’analyse des dirigeants est froide ! Elle est d’ailleurs la même depuis la mise en place de l’accord 35 heures à la SNCF en 1999. Cette réduction du temps de travail a toujours été vivement pointée comme un obstacle économique par tous les dirigeants successifs à la SNCF.

Cette fois, l’objectif est précisé : augmenter la durée de travail et la souplesse d’utilisation des cheminots en déréglementant l’organisation du temps de travail.

Les moyens sont clairement identifiés. Il s’agit de lever tous les freins : réduire la durée des repos journaliers, remettre en cause le 19/6 pour les roulants, réduire le nombre et la qualité des repos périodiques, généraliser les prises et fins de service délocalisées…

La direction l’a déclaré, elle vise à réaliser des économies sur les conditions de vie et de travail des cheminots pour pouvoir dégager plus de marge bénéficiaire, profitant du contexte de l’ouverture à la concurrence que nous combattons.
Alors que le Groupe, grâce au travail des cheminots, a généré 1,8 milliard de bénéfice en 2025, les taux de rentabilité dans les trois nouvelles filiales (SVSA, SVEA, SVLO) de la SA Voyageurs sont déjà importants, pouvant atteindre jusqu’à près de 5 % de marge. Rien ne justifie donc une telle régression !

Pendant ce temps, les cheminots ne cessent de souffrir de la productivité accrue, de la politique de filialisation, des réorganisations incessantes qui dégradent les conditions de vie et de travail. Les accidents de travail se multiplient, la souffrance au travail s’aggrave, pouvant conduire jusqu’au suicide.

Les cheminots, comme l’ensemble des salariés, aspirent légitimement à de meilleures conditions de travail, à de véritables temps de repos pour répondre pleinement aux besoins quotidiens de la vie, à plus de loisirs et de moments partagés avec leurs amis et leur famille. La direction SNCF s’aligne sur le dogme gouvernemental de la régression sociale qui vise, entre autres, à faire sauter le jour férié du Premier-Mai pour l’ensemble des salariés.

La CGT refuse toute remise en cause des droits conquis par les cheminots et revendique, à rebours de la direction, la réduction et le partage du temps de travail pour tous !

Elle appelle l’ensemble des cheminots à se préparer à agir et à se rassembler avec les syndicats de site pour organiser la lutte.

ENSEMBLE, REMETTONS LES PENDULES À L’HEURE ET GAGNONS DE NOUVEAUX DROITS !

Téléchargements

Renforce-toi, adhère à la CGT !

La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

05 décembre 2025

La bataille du rail contre la “désertification organisée” des guichets est lancée

Lire la suite

Voir les autres articles

Liste des actualités

Lexique

Contacts

J'adhère

Bandeaux publicitaires

  • Les pétitions, ça ce signe ici.