Fédération CGT des Cheminots


INFO LUTTES N°5

4E JOUR DE GRÈVE : ON CONTINUE !

| Action depuis le 5 décembre 2019

Toutes les Assemblées Générales ont reconduit la grève jusqu’à lundi.

La mobilisation du week-end s’est stabilisée à un haut niveau de grévistes de près d’1 cheminot sur 2, tous collèges confondus, selon les chiffres de la Direction.

Pour lundi, les Directions de la SNCF et de la RATP déconseillent aux usagers de se rendre en gare au regard de la forte mobilisation et du faible niveau des circulations.

Il faut amplifier le rapport de forces par une grève encore plus forte !

LE RAPPORT DE FORCES

SNCF :

Chiffres à 8h, le samedi 7/12 : 45,01 % de grévistes (dont 79,72 % des ADC et 70,57 % des ASCT). La Direction n’a pas transmis de chiffres définitifs sur la journée.

Chiffres à 8h, le dimanche 8/12 : 40,43 % de grévistes (dont 79,97 % des ADC et 60,25 % des ASCT).

53 % des français ont de la sympathie pour le mouvement ou le soutiennent. Allons à leur rencontre pour les inciter à organiser la grève dans leur entreprise !

Interpro :

Reconduction dans 7 raffineries sur 8, dans certaines plateformes logistiques, des réseaux de transports urbains, des écoles, etc.

Appel de l’intersyndicale confédérale à deux temps forts dans la semaine pour permettre à d’autres entreprises publiques et privées de rentrer dans la lutte :

  • Mardi 10 décembre 2019 ;
  • Jeudi 12 décembre 2019.

Des manifestations seront organisées dans tout le territoire.

Appel à participer aux Assemblées Générales

Si la mobilisation est forte, la participation des grévistes aux Assemblées Générales reste insuffisante (1 gréviste sur 8).

La CGT appelle les cheminots à participer plus nombreux aux AG, pour débattre de la situation, pour que les décisions sur les suites soient représentatives de la population cheminote, pour participer aux initiatives (manifestations, distributions de tracts, etc.). Donnons-nous tous les moyens d’une grève victorieuse !

Nous alertons les cheminots sur le fait que la Direction observe le déroulement des AG (voir fiche de compte-rendu ci-contre) pour mesurer l’état d’esprit à partir du niveau de participation et du contenu des interventions des grévistes.

Pour envoyer un message clair de notre détermination, il faut donc être en grève et présent aux AG pour participer aux décisions !

Le rôle du syndicat plus important que jamais

La Fédération CGT appelle également ses adhérents à participer aux Assemblées Générales de syndiqués, qui permettent :

  • De se former et de s’informer (par exemple sur l’enjeu des retraites ou sur les négociations CCN « classifications /rémunération » au travers de diaporamas qui ont été adressés aux syndicats pour prendre le temps de décortiquer ces sujets) ;
  • D’assurer la conduite quotidienne de la lutte (organisation pour tenir les piquets de grève, faire les tournées, aller distribuer des tracts dans les autres entreprises, faire remonter les infos) ;
  • De déterminer la position de la CGT sur tous les sujets locaux et de faire remonter à la Fédération les analyses et les attentes de manière à ce que cette dernière adapte sa position en fonction des majorités qui se dégagent.

Les syndicats CGT, c’est l’union des syndiqués… Et l’union fait la force !

Ils ont décidé de rejoindre la CGT : 63 cheminot·e·s se sont syndiqué·e·s depuis le 5 décembre 2019…

Toi aussi, organise ta colère et tes revendications avec la CGT !

Négociations ?

Quelques cheminots militent pour le rejet de toute négociation.

Pour la CGT, tous les conflits sont par nature destinés à obtenir des négociations pour porter les revendications des salariés.

Le niveau d’exigence (et de résultat) dépend du niveau d’engagement des salariés dans la grève et de leur détermination à tenir.

Dans le conflit actuel, il n’y aurait aucun sens à gagner sur les retraites et à ne rien faire sur les questions professionnelles.

Cela laisserait le champ libre au patronat des transports et à la Direction SNCF pour nous imposer un cadre social éclaté entre les différentes entreprises, une CCN qui favoriserait le dumping social, des Règlements Intérieurs des Sociétés Anonymes qui nous ramèneraient au XIXe siècle (voir encadré), des droits laminés à la SNCF (statut vidé, RH0254 abrogé), un système ferroviaire toujours étranglé par le poids des investissements, donc la poursuite des restructurations et des suppressions d’emplois en cascade, etc.

La CGT réaffirme qu’il faut mener les deux combats en même temps.

La Direction SNCF, au contraire, va tenter de s’exonérer de répondre aux cheminots sur les sujets d’entreprise.

Quant à l’UTP (le patronat des transports qui négocie la Convention Collective Nationale), il va faire de même.

Il faut donc que tous les cheminots grévistes EXIGENT ces négociations.

Premier rendez-vous : le mardi 10 décembre est prévue une dernière réunion de négociation sur la CCN.

La méthode CGT

Nous menons le conflit interprofessionnel sur les retraites (dans lequel chacun peut mesurer que la CGT est au coeur de la mobilisation dans toutes les branches où elle est forte), et nous ne reprendrons le travail qu’à la victoire (ou s’il n’y a plus de mobilisation interprofessionnelle).

Et à ce moment-là, nous devrons avoir arraché de véritables acquis à la Direction de l’entreprise sur les sujets professionnels, car il serait difficile de mener un second conflit sur ces sujets à la suite du premier.

Autrement dit, nous exigeons des réponses immédiates de la part de la Direction SNCF sur les 28 revendications unitaires, mais nous ne reprendrons le travail que lorsque la bataille des retraites aura été menée à son terme.

Les Règlements Intérieurs des Sociétés Anonymes ?

La Direction a transmis aux organisations syndicales un sommaire de Règlement Intérieur « socle », qui sera complété par chaque SA en fonction de ses propres objectifs.
Ces RI seront publiés au 1er janvier 2020 en même temps que la création des SA.
Ce socle comporterait 38 articles, eux-mêmes déclinés en plusieurs points. Il semble établi pour remplacer un certain nombre de RH (comportement, règles d’hygiène et de sécurité, surveillance médicale, formation…) et certaines dispositions du Statut (sanctions, facilités de circulation…).

Quelques exemples de points inscrits :
Interdiction de prendre ses repas sur les lieux de travail
Ouverture des armoires et des vestiaires individuels
➔ Signalement des accidents du travail
➔ Test d’alcoolémie
➔ Usage des véhicules de l’entreprise
➔ Danger grave et imminent
➔ Vidéosurveillance
➔ Tenue professionnelle
Manifestation dans les emprises de l’entreprise
Interdiction d’utiliser des fournitures et équipements du GPF pour ses besoins personnels
➔ Obligation de loyauté
Interdiction de diffuser dans l’entreprise des journaux, tracts, pétitions et de procéder à des affichages sans autorisation de la direction.

Ce ne sont là que quelques extraits. Nous n’avons pas encore le détail précis de ce que la Direction veut écrire. Mais il parait évident que le flicage, la répression et le maintien ou le renforcement des contraintes professionnelles est à l’ordre du jour.

Nous devons DÈS MAINTENANT peser pour faire supprimer un certain nombre de ces menaces sur nos conditions de travail du quotidien !

Étalement de la mise en place de la réforme ?

Mercredi, le Gouvernement devrait prendre la parole pour faire des annonces.

D’après les débats publics, on croit comprendre qu’il pourrait proposer des hausses de salaires dans l’Éducation Nationale et ne pas appliquer le passage au régime par points à certaines générations de cheminots et de traminots RATP.
La CFDT n’attend que cela pour annoncer sa sortie du conflit (bien qu’elle n’y soit jamais véritablement rentrée !) et se recaler sur la position de sa confédération qui est favorable à la fin des régimes spéciaux.
L’objectif du Gouvernement est de diviser les grévistes pour gagner la fin du conflit.
La CGT appelle les cheminots à ne pas tomber dans le panneau d’un report qui ne serait que cosmétique. Quelle serait la valeur de nos pensions dans un régime qui ne serait plus alimenté par des cotisations (puisque les nouvelles générations seraient au système par point) ? Quelle pérennité d’un tel système alors qu’il ne génèrerait que du déficit de la caisse ?
Plus généralement, quelle capacité aurions-nous à nous défendre collectivement si nous acceptions un traitement différencié entre générations. Pour la CGT, pas question de sacrifier qui que ce soit ! Pas question de se diviser !

Quels liens entre revendications professionnelles et bataille sur les retraites ?

L’avenir du régime spécial, comme du régime général, dépend très largement de la politique de l’emploi et des salaires.

Par exemple, selon les scénarios du Conseil d’Orientation sur les Retraites, les projections financières du régime général d’ici 2050 peuvent passer d’un déficit de 100 milliards à un excédent de 100 milliards selon l’évolution du taux de chômage !!!

C’est la même chose pour notre régime spécial.

Les économistes prévoient une baisse progressive du nombre de retraités de 251 000 actuellement à 185 000 en 2050.

Du côté des actifs, plusieurs scénarios sont possibles :

  • La poursuite des suppressions d’effectifs à 2 % par an, qui nous ferait passer à 75 000 agents en 2050 ;
  • La stabilisation du nombre de cheminots à 139 000 ;
  • L’extension du régime à toute la branche ferroviaire (passage à 160 000 affiliés) ;
  • L’extension à la branche + la réinternalisation des charges de travail sous-traitées (passage à 240 000).

Dans tous les cas, le déficit actuel (3,3 milliards) baisserait.

Si les revendications de la CGT étaient pleinement appliquées (élargissement du régime à la branche et réinternalisation des charges sous-traitées), le déficit serait pratiquement supprimé (réduit à 450 millions).

En plus de la question de l’emploi, plus la politique salariale est importante, plus le déficit se réduit.

Exiger de l’emploi et des augmentations de salaires, c’est aussi défendre nos retraites !

RETRAITES + REVENDICATIONS D’ENTREPRISE = VRAIES SOLUTIONS !

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LA FAMILLE CHEMINOTE EST, UNE FOIS DE PLUS, ENDEUILLÉE

Communiqué accident mortel

| Non classé

Le mercredi 3 juin à 22h45, un nouveau drame est venu assombrir une situation déjà très tendue à l’Équipement avec la multiplication d’incidents et d’accidents. Un nouvel accident mortel est survenu au niveau de Lormont à la sortie de la LGV près de Bordeaux.

Un agent SM de l’Infrapole Aquitaine a perdu la vie après avoir été heurté par une circulation, alors qu’il intervenait sur un chantier.

La Fédération CGT des cheminots adresse ses plus sincères condoléances à la famille de notre camarade ainsi qu’à ses proches et à ses collègues durement éprouvés par sa disparition.

D’ores et déjà, la Fédération CGT des cheminots a interpellé la direction de l’entreprise pour que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce drame et veillera à ce que l’ensemble des éléments soient transmis en toute transparence aux représentants du personnel dans le cadre des enquêtes en cours.

PERSONNE NE DOIT PERDRE SA VIE EN LA GAGNANT !

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EXIGEONS DES EMBAUCHES !

| Non classé

La réunion nationale emploi, dans le cadre de l’accord cadre sur le pilotage de l’emploi et le développement des parcours professionnels s’est tenue le 2 juin.
La CGT a rappelé l’importance de l’emploi en nombre et formé pour assurer l’exécution d’un service public de qualité, un haut niveau de sécurité et de bonnes conditions de travail.

Face à l’autosatisfaction de la Direction s’agissant des recrutements 2025, la CGT lui a opposé une évolution des effectifs en dessous des besoins réels pour assurer la production quotidienne dans les meilleures conditions.

Concernant le budget « emploi » sur 2026, la Direction se félicite des 6 000 embauches prévues, soit une baisse de 17 % par rapport à celles budgétisées en 2025 et déjà largement insuffisantes.

2025 : UNE SITUATION DE L’EMPLOI DÉJÀ CRITIQUE !

En 2025, les cheminotes et les cheminots, dans les différents chantiers, postes, ateliers, dépôts, bureaux et gares, ont encore dû faire face aux mêmes difficultés. Leur quotidien, quels que soient leur collège et leur métier, est rythmé par les postes non tenus, des congés refusés, des postes menacés voire supprimés, des désorganisations permanentes…

La recherche permanente d’une productivité toujours plus élevée conduit notamment à la casse des collectifs de travail au profit d’une productivité toujours plus élevée. Pour exemple, à SNCF Réseau, malgré un nombre de recrutements revu à la baisse en cours d’année, la Direction n’a même pas réussi à tenir son objectif. Dans toutes les sociétés, les fonctions support n’ont pas été épargnées : 448 emplois ont été supprimés.

FÉMINISATION EN RECUL !

Fruits d’une construction patriarcale et de la politique de recrutement de la Direction, les postes majoritairement occupés par des femmes sont supprimés et entraînent donc mécaniquement un recul du taux des femmes dans le GPU. D’après le bilan social, le taux de féminisation, qui atteignait 23,44 % en 2024, passe à 23,23 % en 2025, soit 271 femmes de moins dans l’entreprise.

2026 : PAS DE CHANGEMENT EN MATIÈRE D’EMPLOI !

Sur les 6 000 recrutements budgétisés par la Direction, un peu plus d’un tiers seulement ont été réalisés. Sans l’intervention des cheminot·e·s, les embauches budgétisées ne pourraient pas être réalisées. En parallèle, la Direction admet un recul des candidatures qui n’est que le reflet d’un déficit d’intérêt et d’attractivité pour l’entreprise. C’est le résultat de la politique salariale et de délitement des droits menée par les différentes directions.

Pour la CGT, la bataille de l’emploi doit être menée sur tous les chantiers.

POUR GAGNER SUR L’EMPLOI, NOS CONDITIONS DE VIE ET DE TRAVAIL, LE 10 JUIN, TOUTES ET TOUS EN GRÈVE !

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le 10 juin en grève, c’est aussi pour nos salaires !

| 10 juin 2026

Les cheminotes et cheminots subissent de plein fouet l’explosion du coût de la vie. La facture énergétique et les prix à la consommation ont augmenté de 2,2 % en avril 2026, après +1,7 % en mars. À +2,5 %, l’inflation continue sans perspective d’amélioration. Les directions ne peuvent plus continuer à jouer la montre en gelant les salaires tout en accentuant la productivité.

Le déni de réalité du patronat ferroviaire est insupportable. Lors de la réunion de branche du 28 mai, le patronat a osé affirmer qu’il n’y avait « pas de problème de pouvoir d’achat ». Côté SNCF, aucune mesure n’est prévue. C’est un mépris inacceptable pour les cheminots qui subissent la crise ! L’heure n’est plus à l’analyse de la situation, mais à l’ouverture de véritables négociations salariales au niveau de la Branche Ferroviaire et du Groupe SNCF !

Ce sont les cheminots qui produisent ces richesses par leur force de travail, ils doivent en récolter le fruit ! La politique salariale actuelle est à bout de souffle, le contentieux est lourd et l’attractivité de nos métiers est durablement affectée.

Nos revendications unitaires :

  • Face à cette situation, les quatre organisations syndicales représentatives CGT Cheminots, UNSA-Ferroviaire, SUD-Rail, CFDT Cheminots portent les exigences immédiates suivantes :
  • Augmentation générale des salaires : Revalorisation immédiate pour faire face à la baisse subie du pouvoir d’achat.
  • Revalorisation des primes de travail : Augmentation significative des primes de travail pour l’ensemble des collèges (mesures équivalentes pour les contractuels).
  • Réévaluation de l’indemnité de résidence : Indexation réelle pour tenir compte de la crise du logement et des disparités géographiques (mesures équivalentes pour les contractuels).
  • Octroi d’un véritable 13ème mois : Généralisation d’un vrai 13e mois pour l’ensemble des cheminots (statutaires et contractuels).

Le 10 Juin : mobilisation générale par la grève !

La direction ne doit plus attendre pour répondre aux cheminots. Si le patronat du ferroviaire, direction SNCF en tête, persiste dans son refus d’ouvrir immédiatement de véritables négociations de branche et d’entreprise sur la question des salaires, ils porteront l’entière responsabilité d’un mouvement social d’ampleur !

LE 10 JUIN, TOUTES ET TOUS EN GRÈVE POUR NOS SALAIRES, NOS DROITS ET LE SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE !

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100 % de droits, 0 recul social !

Congé supplémentaire de naissance

| Non classé

La direction du GPU SNCF a convoqué une réunion afin de proposer les modifications des dispositions statutaires rendues nécessaires par la mise en oeuvre du nouveau droit au congé supplémentaire de naissance.
Mais, une fois de plus, elle entend s’en tenir au strict minimum légal.
La CGT a exigé, au contraire, de véritables droits et des garanties supplémentaires pour l’ensemble des cheminots, statutaires comme contractuels.

Derrière l’annonce d’un nouveau droit, la direction cherche déjà à imposer une application minimale, au détriment des cheminots.

La réunion du 1er juin a une nouvelle fois mis en relief l’opposition entre une logique de minimum social portée par la direction et l’exigence de droits nouveaux défendue par la CGT.

CE QUE DISENT LA LOI ET LA DIRECTION CE QUE REVENDIQUE LA CGT
Un congé supplémentaire de naissance de 1 à 2 mois par parent, à partir du 1er juillet 2026, en complément des congés existants. Le droit effectif et universel à ce congé dans les entreprises ferroviaires, sans perte de salaire ni recul social.
Une indemnisation limitée à 70 % des éléments fixes de la rémunération le premier mois puis 60 % le deuxième mois, dans les limites prévues par la Sécurité sociale. Le maintien à 100 % de l’ensemble des éléments de rémunération : salaire, primes, indemnités et compléments liés à l’emploi.
Le texte prévoit un nouveau congé, mais ne garantit pas à lui seul l’absence d’impact sur la carrière La garantie de la progression professionnelle, sans blocage d’avancement ni retard de carrière.
Le congé ouvre un droit à absence, mais sans sécurisation spécifique des conditions de retour dans l’emploi. Le retour sur l’emploi sans mobilité imposée, avec réintégration sur le poste de travail.
Aucune garantie spécifique n’est prévue pour la prise en compte du congé dans le décompte de la pénibilité et des dispositifs associés. La prise en compte intégrale du congé pour la pénibilité, les dispositifs P1, P2, P3 et l’accès à la CAA spécifique.
Aucune disposition n’est prévue pour compenser la perte de salaire prise en compte dans le calcul de la pension de retraite pour les cheminots contractuels. La prise en compte intégrale du congé et du salaire pour le calcul de la pension de retraite
Aucune mesure collective, notamment en compensation emploi, n’est prévue pour pallier les absences La compensation intégrale en emploi pour garantir le remplacement des absences et éviter toute dégradation des conditions de travail

La CGT refuse qu’un nouveau droit serve de prétexte à une perte de rémunération, à un blocage de la progression salariale et professionnelle ou à une remise en cause des droits notamment liés à la pénibilité, à l’organisation du temps de travail, à la pension de retraite… Elle porte des droits spécifiques pour toutes et tous les cheminots dans un nouveau statut.

LA CGT REVENDIQUE DE NOUVEAUX DROITS POUR :

Compléter l’indemnisation à 100 % de l’ensemble des éléments qui composent la rémunération : salaire de base, primes, indemnités et compléments liés à l’emploi tenu.

Garantir la progression professionnelle pendant et après le congé, sans blocage de carrière, sans retard d’avancement et sans effet négatif sur l’évaluation.

Assurer le retour sur l’emploi sans mobilité imposée, avec réintégration sur le poste ou sur un poste équivalent, sans déclassement ni modification contrainte de l’organisation du travail.

Garantir la prise en compte intégrale du congé dans le décompte de la pénibilité et dans l’ouverture des droits associés, notamment pour les dispositifs P1, P2, P3 ainsi que pour l’accès à la CAA spécifique.

Empêcher toute discrimination liée à la parentalité dans l’accès aux postes, aux formations, aux parcours professionnels et aux mesures salariales.

Garantir la prise en compte intégrale du congé et du salaire pour le calcul de la pension de retraite.

Garantir les compensations en emploi.

POUR TOUS LES SALARIÉS, LA CGT PORTE :

Un congé maternité de 24 semaines ;

L’augmentation du congé paternité et d’accueil de l’enfant à 4 mois.

Pour la CGT, le congé supplémentaire de naissance doit être un progrès social réel.

Il ne peut pas être réservé à celles et ceux qui ont les moyens financiers de perdre une partie de leur rémunération. Il ne peut pas non plus fragiliser les droits des cheminots et salariés du ferroviaire en matière de progression salariale et professionnel ou de pénibilité.

La direction ne cédera rien sans y être contrainte : seuls la lutte, le rapport de force et la grève permettront d’arracher de nouveaux droits, pour toutes et tous les cheminots statutaires comme contractuels.

LE 10 JUIN 2026, TOUS EN GRÈVE POUR GAGNER DE NOUVEAUX DROITS !

SNCF RÉSEAU : DES MOYENS POUR LA FORMATION !

CTN Équipement

| Non classé

Le projet initial des trois campus de Nanterre, Lyon et Bègles avait été pensé pour l’accueil et la formation de 1 800 nouveaux embauchés par an. Face à la réalité des besoins, l’entreprise est aujourd’hui contrainte de maintenir le centre de Marseille et de rouvrir l’école d’Amiens. Bien que la fédération CGT soit favorable à ces mesures, elles ne suffisent pas à résorber des années d’abandon.

Jadis référence pour ses investissements en matière de formation, la SNCF est depuis rentrée dans le rang. En quelques années, la direction a réduit l’offre, fermé des centres entiers et sabordé un outil de travail performant. Aujourd’hui, cet outil est largement sous-dimensionné et, dans tous les collèges, les cheminots souffrent d’un manque criant de formation.

UN FLAGRANT MANQUE DE MOYENS !

Face au développement nécessaire du service public ferroviaire et aux besoins de régénération du réseau, ce manque de moyens est une faute grave. La CGT combat ce sous-dimensionnement pied à pied.

Chaque année, plus de 2 600 cheminots doivent suivre une formation initiale. À titre d’exemple, pour le seul service électrique, ce sont 630 recrutements à réaliser en 2026, nécessitant autant de formations. Rappelons-le : ces emplois ont été obtenus par la lutte !

Alors que la direction cherche aujourd’hui à cumuler les formations et tente ainsi d’imposer la poly-compétence, visant à redéfinir les métiers dans le cadre de l’accord « classif-remu ». Pour la CGT, ce n’est pas la solution : un métier fort s’appuie sur une spécialité maîtrisée.

SOUS-TRAITANCE : UN CHOIX DANGEREUX !

Pour éponger le surplus qu’elle ne peut pas assumer en interne, la direction sous-traite à des entreprises privées peu regardantes sur la sécurité.

Par exemple, des agents ont été formés récemment sur l’application de DPG alors que ce dispositif a été remplacé par des DFV depuis au moins 10 ans.

Malgré des résultats catastrophiques qui ont contraint la direction à rompre certains contrats avec des entreprises pour insuffisance de qualité du contenu, celle-ci persiste à utiliser des prestataires comme Sferis, imposant à des collectifs de travail déjà sous tension des effectifs mal formés.

La CGT maintiendra la pression pour que les cheminots soient correctement formés et interviendra à nouveau si les contenus pédagogiques ne sont pas revus !

MIEUX RECONNAÎTRE LES FORMATEURS D’ENTREPRISE (FE) !

Après l’intervention de la CGT auprès de la direction de SNCF Réseau qui voulait imposer aux Formateurs d’Entreprise (FE) 5 jours de présence obligatoire dans leur campus de rattachement, un autre dispositif doit être proposé !

Pour la CGT, l’avenir réside dans la formation de proximité. Puisque les recrutements se font sur tout le territoire, les formations doivent être décentralisées. Alors qu’un milliard d’euros supplémentaire sera mobilisé dès 2028 pour le réseau, il est hors de question de sacrifier la formation !

S’agissant de la reconnaissance professionnelle des FE, la direction a validé la création d’un parcours professionnel pour les formations à l’Équipement. Cependant, pour la CGT, celui existant aujourd’hui pour les formateurs « circulation » n’est pas complet. Il ne permet pas l’accès à la classe 6.

DES INVESTISSEMENTS INDISPENSABLES POUR LA SÉCURITÉ !

Ne pas investir dans la formation met en danger l’acquisition et le maintien des compétences. L’état du réseau exige une maîtrise parfaite des installations, particulièrement dans les métiers où cohabitent des technologies déployées sur plusieurs décennies. Les cheminots doivent pouvoir travailler en toute sécurité avec le bagage technique requis.

LA CGT REVENDIQUE :

la ré-internalisation des formations et la réouverture de centres régionaux pour garantir un accès équitable à la formation (initiale et continue) sans sacrifier la vie privée des stagiaires et des formateurs ;

la création et l’amélioration des parcours professionnels pour les formateurs (Équipement et EIC) afin de reconnaître leur expertise pédagogique, avec un déroulement de carrière garanti vers la classe 6 et au-delà ;

un budget formation nationalisé et sanctuarisé : La direction veut laisser la création de postes de FE à la main des établissements. C’est un leurre ! Sous pression budgétaire permanente, en sous-effectif chronique, certains établissements déclarent avoir consommé 85 % de leur budget formation dès le 1er avril, entraînant des reports de formations et d’habilitations de sécurité.

Tous ensemble, exigeons les moyens nécessaires pour notre formation et notre sécurité !

TOUS EN GRÈVE LE 10 JUIN POUR GAGNER LES REVENDICATIONS ET LE RESPECT DES MÉTIERS !

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TÉLÉCOMS : CONNECTÉ À L’ACTION !

CTN Équipement : ESTI

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Alors que les métiers des télécoms vivent d’importantes transformations liées à l’évolution technologique, la direction de SNCF Réseau persiste dans sa politique de sous-effectif et de moins disant social. Au moment où les cheminots des télécoms de l’Île-de-France à la région Alpes, relèvent la tête et entrent en action, la Fédération CGT des Cheminots appelle à faire grandir le rapport de force pour imposer d’autres choix !

DES TRANSFORMATIONS TECHNOLOGIQUES MAJEURES, MAIS À QUEL PRIX ?

Reprise du réseau GSM-R, disparition des téléphones de voies, commandes centralisées, déploiement de la fibre optique, téléaffichage en gare, arrivée de FERCOM… Les mutations des métiers des télécoms sont aussi rapides que profondes.
Si la CGT ne s’oppose pas au progrès technologique, elle refuse que celui-ci se fasse sur le dos des agents. Aujourd’hui, l’inquiétude face à l’explosion de la charge de travail est générale. Pire encore, le maintien des compétences indispensables sur les anciennes installations est gravement menacé par le manque d’anticipation et de transmission.

DES CONDITIONS DE TRAVAIL BRADÉES AU NOM DE LA RENTABILITÉ !

La création des ESTI à la taille des Zones de Production (ZP) s’est faite dans la douleur, instaurant un éloignement managérial néfaste. Face à cette réalité, l’annonce d’un prochain Retour d’Expérience (REX) par la direction ne suffira pas à calmer la colère.
Sur le terrain, le sous-effectif chronique se traduit par une multiplication de postes vacants, en totale contradiction avec les engagements du GRH 009 en matière d’adéquation charges/ressources.
De plus, le déficit de formation adaptée aux réalités quotidiennes fragilise gravement les agents face aux nouveaux outils et aux réinternalisations du GSM-R, des antennes ou des VRE.
Enfin, les organisations de l’astreinte ne respectent plus la vie personnelle, les temps de repos et de récupération des agents.

LA LUTTE S’ORGANISE AVEC LA CGT !

Le récent conflit à l’Équipement a prouvé que le rapport de force paie : il a permis d’arracher l’ouverture de négociations sur la technicité, l’emploi et la pénibilité. Ces avancées doivent immédiatement trouver un prolongement pour les services Télécoms !
Depuis le début de l’année, les agents des Télécoms d’Île-de-France puis de la région Alpes se sont mis en grève. La Fédération CGT des Cheminots soutient pleinement ces démarches et appelle l’ensemble des agents des Télécoms à s’inscrire massivement dans la grève nationale unitaire du 10 juin prochain pour gagner sur les revendications !

La Fédération CGT des Cheminots revendique :

  • emploi & GPEC de proximité : Recrutements immédiats basés sur la charge réelle de travail et anticipation des embauches à 3 ans pour mettre fin aux surcharges ;
  • conditions de travail & Astreintes : Un dimensionnement des astreintes adapté aux réalités des territoires, garantissant le respect de la vie personnelle et des temps de repos ;
  • formation de haut niveau : Un plan de formation continue dispensé par des formateurs aguerris pour maîtriser l’ensemble des technologies (anciennes et nouvelles) et accompagner sereinement les réinternalisations ;
  • reconnaissance & Carrière : Passage automatique de la classe 2 à la classe 3 après 3 ans (habilitations terminées) ; Passage de la classe 3 à la classe 4 après 7 ans ; Augmentation du nombre de postes au collège Maîtrise ;
  • rémunération : Création d’une prime de base garantie reconnaissant la technicité des métiers des Télécoms ;
  • pénibilité & Évolution : Reconnaissance de la pénibilité pour tous les collèges et création de passerelles fluides entre les métiers de la Ligne Terminale (LT), des Télécoms et de l’Informatique.

TOUS EN GRÈVE LE 10 JUIN POUR GAGNER LES REVENDICATIONS ET LE RESPECT DES MÉTIERS !

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UN CHANTAGE INTOLÉRABLE POUR JUSTIFIER L’INJUSTIFIABLE !

Observatoire de la rémunération

| Non classé

Le 28 mai 2026, la direction SNCF a mis en scène auprès des organisations syndicales son « observatoire de la rémunération » pour tenter de légitimer une politique salariale inacceptable, alors que la mobilisation du 10 juin s’annonce déjà forte.

À force de scruter les chiffres, de comparer les centimes et de modéliser des scénarios, la Direction voudrait qu’on oublie l’essentiel : ce ne sont pas les tableaux qui font les fins de mois, ni les graphiques qui remplissent la marmite.
L’observatoire de la rémunération est une mascarade ridicule ! Derrière les tableaux, les indicateurs économiques et les experts convoqués pour l’occasion, le message est déjà connu : il faudrait accepter que les cheminots aient « déjà été suffisamment servis » et que la situation économique ne permettrait pas d’aller plus loin. Mais chacun le sait, nos salaires ne suivent pas l’augmentation des prix. Les factures explosent, les loyers augmentent, les courses coûtent toujours plus cher et, pour beaucoup de cheminots, finir le mois devient une épreuve.

Notre travail, nos métiers et nos qualifications ne sont pas reconnus à leur juste valeur ! Les inégalités salariales se creusent entre les femmes et les hommes, entre cheminots contractuels et statutaires, mais aussi entre cheminots exerçant les mêmes métiers selon leur site d’affectation. Pendant ce temps, la Direction bloque les déroulements de carrière, freine les progressions salariales et nie la reconnaissance des qualifications.

Dans ces conditions, venir expliquer qu’il n’y aurait pas de marge pour les salaires relève d’un choix politique et patronal, pas d’une fatalité ! Le plus insupportable, c’est le chantage assumé de la Direction : il faudrait choisir entre nos conquis sociaux, comme la CPA/CAA ou le système de protection sociale, et des augmentations salariales. En clair, choisir entre une meilleure espérance de vie en bonne santé et la possibilité de vivre dignement tout le mois. Nous refusons cette opposition scandaleuse.

Les cheminots n’ont pas à arbitrer entre leur santé, leur avenir et leur salaire pour le mois. Nous avons droit aux deux, la défense de nos acquis sociaux et de véritables augmentations générales des salaires.

Face à cette offensive, nous devons refuser les faux discours, dénoncer les manipulations et porter haut nos revendications :

  • DES AUGMENTATIONS GÉNÉRALES DES SALAIRES IMMÉDIATES D’AU MOINS 12 % ;
  • L’ÉGALITÉ ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES ;
  • UNE GRILLE UNIQUE DES SALAIRES POUR TOUS LES CHEMINOTS qui permet un traitement équitable et garantit une véritable progression salariale automatique ainsi que la reconnaissance des savoirs et des savoir-faire des cheminots ;
  • UN TREIZIÈME MOIS POUR TOUS LES CHEMINOTS ;
  • UNE REVALORISATION AUTOMATIQUE DES SALAIRES en fonction des prix pour ne plus subir les soubresauts de l’inflation.

La CGT revendique un nouveau Statut pour tous les cheminots, avec de nouveaux droits, afin d’en finir avec les inégalités entre cheminots d’entreprises différentes, comme entre contractuels et statutaires.

LE 10 JUIN, TOUS EN GRÈVE POUR LES SALAIRES !

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NE VOUS INQUIÉTEZ PAS, IL EST URGENT D’ATTENDRE !

Réunion de la CPPNI du 29 mai 2026

| Non classé

La plénière de l’instance de la branche s’est réunie le 29 mai 2026 au ministère des Transports.
Le patronat du ferroviaire a confirmé sa priorité de dévoyer les moyens de la formation professionnelle et non de répondre aux revendications salariales des cheminots.
Devant le refus du patronat de s’engager sur les mesures d’urgences et l’augmentation des salaires, l’ensemble des organisations syndicales ont quitté la séance.

La CPPNI (Commission paritaire permanente de négociation et d’interprétation) est l’instance de branche où siègent le patronat du ferroviaire (UTPF), les ministères du Travail et des Transports et les organisations syndicales. À l’ordre du jour de cette plénière : ouverture de la négociation sur un avenant à l’accord formation et surtout l’exigence de mesures immédiates concernant la rémunération par des augmentations de salaires.

Après notre déclaration, nous avons souligné une nouvelle fois l’importance de répondre à la problématique du paiement de notre travail, de la reconnaissance de nos métiers et de nos qualifications à travers notre salaire.

Il a été exigé, en conséquence, que cette CPPNI soit consacrée dans un premier temps à cette négociation, à l’urgence de la mise en place d’une grille unique des salaires et l’échelle mobile qui l’accompagne pour passer ensuite au sujet de la formation et du calendrier arrêté par le patronat.

La CGT a réaffirmé que nous ne voulions pas d’un sparadrap à travers une énième prime qui ferait suite à la situation inflationniste due aux guerres, mais bien une réelle reconnaissance du fruit de notre travail et une augmentation

Les primes variables, les « one shot », défiscalisés et exonérés de cotisations pour les patrons sont basés sur une politique d’incertitude et des objectifs de productivité.

Le seul choix simple et sérieux est le salaire socialisé, durable dans le temps, basé sur la reconnaissance des qualifications et qui finance notre protection sociale. Il est urgent d’arrêter ce principe qui ne compte pas pour la retraite, ne sécurise pas notre pouvoir d’achat et peut être supprimé ou modifié à tout moment !

Les cheminots ne peuvent vivre avec des primes incertaines. Ils doivent vivre avec un vrai salaire.

Les représentants du patronat ont répondu ne pas avoir de mandat sur ce sujet, que NON, ce n’est pas le moment, que NON, il faut attendre, que nous n’étions pas les plus malheureux en comparaison à d’autres branches.

Pour la Fédération CGT des cheminots, il est hors de question de smicardiser la corporation cheminte et d’abaisser nos droits.

Nous exigeons un nouveau statut du travail cheminot dans la branche !
Nous exigeons des facilités de circulation pour tous !
Nous exigeons de redonner du sens au travail et de remettre l’humain au centre des décisions !
Nous exigeons un haut niveau de formation afin d’assurer un haut niveau de sécurité !
Enfin, nous exigeons de réelles augmentations de nos salaires et l’arrêt de toutes ces primes qui affaiblissent la protection sociale !

Nous appelons les cheminotes et cheminots, quelle que soit leur entreprise, à relever la tête, à se rassembler et à imposer, par la lutte, ce que les directions refusent d’accorder : des salaires décents, de meilleures conditions de vie et de travail et la fin des stratégies de fracturation de la corporation dans la course à une pseudo-concurrence entre nous.

PARCE QUE RIEN N’EST INÉLUCTABLE, L’ENSEMBLE DES FÉDÉRATIONS CGT CHEMINOTS, UNSA FERROVIAIRE, SUD-RAIL ET CFDT CHEMINOTS ONT APPELÉ UNITAIREMENT À AGIR PAR LA GRÈVE LE 10 JUIN 2026.

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81,80 %

Élections personnels CSE-CASI-CCGPF

| Métiers

Les élections des personnels des CSE, CASI et du CCGPF se sont tenues entre le 9 avril et le 22 mai 2026. Dans une période marquée par la remise en cause des ASC par la direction du GPU SNCF, nos collègues et camarades ont conforté la CGT comme 1ère organisation syndicale.

Le vote massif des salariés des CASI, des CSE et du CCGPF en faveur des listes CGT se traduit par une progression de 0,57 % et un résultat global de 81,80 % des voix exprimées.

La deuxième organisation syndicale se retrouve à près de 68 points derrière la CGT. Dans 16 CASI, la CGT récolte 100 % des voix.

Au siège du CCGPF, la CGT continue de progresser et obtient 66,06 %. Au global, la participation progresse encore de 2,84 %.

Ce résultat électoral révèle la confiance accordée par les salariés aux militantes et militants CGT de proximité et leur disponibilité pour construire les luttes de demain en faveur des salaires, des conditions de vie et de travail, comme de la pérennisation des emplois directement liés au modèle d’activités sociales développé et revendiqué par la CGT !

Ce résultat électoral est donc la victoire d’un syndicalisme tourné vers la convergence revendicative personnels CASI/CSE/CCGPF – Cheminot·e·s ! C’est le seul à même de tracer des perspectives de luttes communes, et plus largement le TOUS ENSEMBLE porté par la CGT !

Enfin, ce résultat électoral est un point d’appui pour lutter, tous ensemble, pour la préservation des Activités Sociales et Culturelles locales et nationales solidaires et mutualisées. C’est aussi un point d’appui pour préserver et développer les emplois qui permettent la réalisation concrète de nos ASC alors que la direction du GPU SNCF, sous prétexte de création de filiales et d’arrivée d’autres entreprises ferroviaires, menace cet outil formidable au service de l’émancipation par le sport, la culture et les loisirs.

CONTINUONS ET AMPLIFIONS LES LUTTES CONVERGENTES !

Agissons partout par la grève le 10 juin prochain !

LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS SALUE CELLE ET CEUX QUI, PAR LEUR ENGAGEMENT PERMANENT, CONTRIBUENT À PORTER DE MANIÈRE OFFENSIVE UNE AUTRE VISION DE LA SOCIÉTÉ, PLUS JUSTE ET PLUS ÉGALITAIRE, DANS L’INTÉRÊT DE TOUTES ET TOUS !

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23 avril 2026

« Ça déshumanise les gares » : la CGT cheminots mobilisée dans les gares du Limousin contre la fermeture de guichets

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