LE 28 MAI : TOUTES ET TOUS RASSEMBLÉS, LE 10 JUIN : TOUTES ET TOUS EN GRÈVE !
Reçue le 13 mai dernier dans le cadre d’une demande de concertation immédiate (DCI), la Fédération CGT des Cheminots a fermement dénoncé le démantèlement de la médecine de proximité, des centres d’aptitude et le manque de reconnaissance des métiers médicaux et paramédicaux.
Face à une direction qui reste sourde aux alertes, la mobilisation collective s’impose !
UNE DIRECTION OBSTINÉE DANS LE PASSAGE EN FORCE !
La rencontre du 13 mai, consécutive à la DCI, confirme l’absence de réponses concrètes de la direction. Le flou persiste sur l’avenir des CFAS directement menacés par une suppression de minimum 40 % de leurs effectifs. La CGT exige le retrait immédiat de ce plan destructeur et le maintien d’une médecine de qualité.
La direction organise le chaos en transférant l’activité des CFAS vers des SPST déjà saturés et sans renforts. De plus, pour masquer la suppression des postes d’infirmier·e·s, elle impose des tâches (EFR, ECG, tests urinaires) aux secrétaires assistant·e·s, ce qui outrepasse leur rôle et met en péril leur responsabilité.
Pendant que le personnel des CFAS subit ces coupes sombres sans perspective de reclassement, les laboratoires souffrent d’un sous-effectif chronique. Ce tableau sombre est complété par la suppression des postes de psychologues et le délaissement des CFAS PSY, pourtant au bord de la rupture avec 42 % de postes vacants.
CARRIÈRES ET ÉGALITÉ
Le dévouement quotidien des personnels de santé n’est pas synonyme de docilité ni d’esprit de sacrifice. La CGT exige une revalorisation immédiate des carrières, passant par l’accès automatique à la classe 4 pour toutes les secrétaires et à la classe 6 pour toutes les infirmier·e·s.
Ces mesures de justice sociale sont d’autant plus urgentes que le bilan social 2025 met en lumière une politique d’entreprise profondément injuste : les femmes y subissent un écart salarial de 25,5 % et une chute de 45 % de leurs chances de promotion.
DES STRUCTURES DE SOINS INDISPENSABLES
Dans un contexte de forte dégradation sanitaire et sociale pour l’ensemble des cheminots, la médecine du travail, les laboratoires et les CFAS sont indispensables à la sécurité ferroviaire. Pourtant, la carence organisationnelle de la direction engendre un retard historique de 12 000 visites médicales. La CGT refuse la polyvalence forcée et le glissement des tâches, tout en dénonçant les failles critiques des outils informatiques qui entravent l’accès aux soins de tous les agents, actifs comme retraités.
NE LES LAISSONS PLUS DÉCIDER SANS NOUS !
Pour appuyer nos revendications – qui incluent également l’embauche urgente d’infirmier·e·s avec le remplacement de tous les départs de 2025, l’embauche de secrétaires médicaux·les dans chaque cabinet médical régional, ainsi que l’accès aux classes 7 et 8 pour les cadres paramédicaux, nous avons remis le 13 mai à la direction une pétition forte de 166 signatures de professionnels de santé.
Depuis plusieurs mois, la CGT alerte sans relâche sur la dégradation profonde des services médicaux de la SNCF. Des revendications claires et légitimes ont été portées à chaque niveau de négociation, mais aucune avancée ne sera obtenue sans l’implication active et massive des professionnels de santé de l’entreprise.
DANS CE CADRE, LA CGT APPELLE AU RASSEMBLEMENT DES « BLOUSES BLANCHES » LE JEUDI 28 MAI 2026 À 11H00 DEVANT LA DIRECTION OPTIM’SERVICES AU CAMPUS ACROBATES À SAINT-DENIS.
ELLE APPELLE ÉGALEMENT À AGIR MASSIVEMENT PAR LA GRÈVE AUX CÔTÉS DE TOUS LES CHEMINOTS DU GPU LE MERCREDI 10 JUIN PROCHAIN !
















