Fédération CGT des Cheminots


URGENCE !

Salaires

| Les conditions sociales

Des négociations annuelles obligatoires sur les salaires vont s’ouvrir durant la première quinzaine d’octobre 2021. Rappel des enjeux…

LE SALAIRE : UNE DOUBLE FINALITÉ

Le salaire doit garantir les moyens nécessaires à l’existence et permettre l’épanouissement des salariés par l’élévation de leur niveau de vie en dehors de tout autre élément de rémunération, par nature variable, et qui ne permettrait pas la réponse évolutive aux besoins.

En ce sens, le salaire comporte une partie de salaire direct (le net) pour le mois, et une partie de salaire socialisé (les cotisations) pour la vie. Cela permet au salarié de continuer à percevoir un revenu en retraite, lorsqu’il sera malade, privé d’emploi…

Les 2 rôles sont intimement liés car répondre aux besoins collectifs de Sécurité Sociale, c’est éviter les dépenses individuelles nécessaires à la réponse aux besoins (hôpital, remboursements maladie, pensions de retraite…).

Les diverses formes déviantes de rétribution, telles que la prime « Macron », la GIR, l’intéressement… ne constituent pas du salaire.

 

LE SALAIRE, CONTREPARTIE DU TRAVAIL ET DONC DE LA QUALIFICATION

Le niveau du salaire dépend de la qualification du salarié qui s’acquiert avec les diplômes, les formations qualifiantes et la technicité et l’expérience acquises.

Le patronat, bien que profitant invariablement de l’augmentation des qualifications de ses salariés, soit au travers l’expérience acquise, soit les formations, s’attache sans cesse à remettre en cause leur reconnaissance par le salaire, préférant user et abuser des éléments de rémunération liés à l’utilisation, tels que les EVS qui représentent environ 15 % de la rémunération des cheminots et disparaissent en cas de maladie ou en retraite.

Seule une grille de rémunération unique, avec une progression automatique permet la reconnaissance des qualifications des cheminots et le paiement de leur juste salaire à partir de l’embauche et pour toute la carrière.

LE SALAIRE AUGMENTE SOUS 2 EFFETS

Le salaire est susceptible de progresser sous l’effet :

  • De l’augmentation de la qualification individuelle, par la formation ou l’expérience ;
  • Des augmentations générales de salaire qui permettent notamment de compenser les augmentations du coût de la vie.

En l’absence d’augmentations générales des salaires, ce sont les gains de compétences (formation, changement de poste, avancement en grade…) et l’expérience acquise (dont l’employeur profite et qu’il qualifie de glissement vieillesse-technicité) qui servent à compenser les augmentations du coût de la vie.

C’est le cas des cheminots depuis 2014 ! À la SNCF, les qualifications cheminotes sont donc de moins en moins reconnues et rémunérées.

INFLATION : UN INDICE INSEE DEVENU OUTIL DU PATRONAT

L’indice INSEE, jadis mesure statistique de l’évolution réelle des prix pondérée par les budgets de consommation des ménages, ne mesure plus l’augmentation réelle du coût de la vie subie par les salariés.

Il est désormais élaboré à partir des prix de référentiels d’articles établis par les agences marketing de la grande distribution, donc par le patronat, puis passés à la moulinette d’algorithmes obscurs.

L’indice INSEE est devenu un outil politique pour refuser les augmentations des salaires et des pensions, au travers un abaissement fictif tel que l’indice « hors-tabac », qui sous-estime largement l’augmentation réelle du coût de la vie.

Plusieurs études évaluent cette sous-estimation à 1 point par an, portant l’inflation pour 2020 à 3 fois le taux officiel constaté.
Selon les chiffres officiels, l’inflation cumulée s’élèverait à 6,1 % depuis 2014.

LES SALAIRES DES CHEMINOTS GELÉS DEPUIS 2014

Si les salaires des cheminots avaient été augmentés ne serait-ce qu’à la hauteur du niveau officiel de l’inflation, les cheminots percevraient aujourd’hui en moyenne près de 200 euros supplémentaires par mois !

➔ Cumulés depuis 2014, ce sont 2 500 euros en moyenne que la direction doit à chaque cheminot, ne serait-ce que pour compenser l’augmentation officielle du coût de la vie.
Cette extorsion moyenne cache, en outre, d’importantes disparités salariales.

LE SALAIRE MOYEN : UN AUTRE INDICE PATRONAL

Pour justifier le gel des salaires qu’elle impose aux cheminots, la direction de l’entreprise invoque des « moyennes » de salaires qui seraient comparables, voire supérieures aux autres entreprises.

Or, le principe de la moyenne est qu’elle peut être fortement influencée par les très hauts salaires.

Le salaire brut moyen des cheminots affiché par la direction est de 3 295€. La rémunération moyenne des 10 plus hauts dirigeants de l’entreprise (hors jetons de présence des différents conseils d’administration de filiales) s’élevait en 2019 à 31 043 € (+ 4% en deux ans) par mois, soit 9.5 fois le salaire moyen des cheminots.

Le salaire MEDIAN est un indice de mesure plus fiable des politiques salariales. Il s’agit du montant de salaire pour lequel il y a autant de salariés au-dessus et en-dessous.

Le salaire médian à la SNCF s’élève à environ 2 800 € brut, soit un différentiel de plus de 15 % avec le salaire moyen, qui traduit une forte concentration des salaires vers le bas.

103 200 cheminots ont un salaire mensuel inférieur au salaire moyen affiché par la direction SNCF.

C’est d’ailleurs ce qui justifie les mesures « bas salaires » régulièrement proposées par la direction pour les premières positions de la grille.

Pour la CGT, puisque la direction reconnaît que les premières positions sont sous-payées, il faut promouvoir sans délai les cheminots aux positions supérieures au lieu de leur donner des compléments ponctuels.

À LA SNCF : UNE BAISSE CONSTANTE DE LA PART DES SALAIRES DANS LES RICHESSES PRODUITES PAR LES CHEMINOTS

Les bilans sociaux des dernières années, édités par la direction d’entreprise, font apparaître une augmentation constante des richesses produites par les cheminots et une stagnation de la masse salariale.

Si on écarte l’année 2020 dont les données sont faussées par la crise sanitaire et le recours massif au chômage partiel :

Les richesses produites par les cheminots (=valeur ajoutée) ont augmenté de 8% entre 2016 et 2019. Dans le même temps, la part dédiée aux salaires dans les richesses produites par les cheminots a diminué de 5.5 points.

LES CHEMINOTS À LA DIÈTE PENDANT QUE LE PATRONAT SE GAVE

Alors que le patronat à la tête de la SNCF refuse de payer à son juste prix le travail des cheminots depuis de nombreuses années, il engrange continuellement des profits :

  • 117 millions d’euros de cotisations sociales du Régime Spécial exonérées dans le cadre de l’activité partielle au titre de l’année 2020 ;
  • 360 millions d’euros d’aides de l’Etat perçues en 2020 au titre du chômage partiel dans le cadre des aides « Covid » ;
  • Exonérations de 6 points de cotisations sociales maladie pour tous les salaires inférieurs à 2.5 fois le SMIC (soit environ 127 000 cheminots), ce qui représente environ 25 millions d’euros ;
  • Non-paiement des heures de travail accomplies par les cheminots en forfait-jours ;
  • Hébergement de l’entreprise par les salariés en télétravail…
La Fédération CGT des cheminots exige des augmentations générales des salaires et la mise en place d’une grille des salaires au niveau de la branche, regroupant l’ensemble des cheminots, cadre permanent, contractuels et cheminots des entreprises privées, les cadres supérieurs et les agents de conduite avec une première position à 2 000 € brut.

La CGT appelle les cheminots à s’emparer de la question salariale !

La Fédération CGT des Cheminots appelle à agir massivement par la grève le 5 octobre prochain !

Feuilletez le 4 pages spécial SALAIRES

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LA JUSTICE IMPOSE LA TRANSPARENCE À SNCF RÉSEAU !

Sous-traitance

| Tract

Le 26 mars 2026, la cour d’appel de Paris a rendu un arrêt historique confirmant intégralement la condamnation de SNCF Réseau. La Direction doit désormais communiquer toutes les informations sur sa politique de sous-traitance au CSE central. Une victoire décisive pour la CGT, qui combat depuis des années l’opacité sur l’externalisation des activités ferroviaires.

Le contrat de performance signé en 2018 entre l’État et SNCF Réseau a ouvert la voie à une externalisation massive sans transparence. Les consé-quences sont majeures : précarisation de l’emploi avec la multiplication des contrats externalisés, risques accrus pour la sécurité avec l’intervention croissante de sous-traitants, perte progressive des savoir-faire internes menaçant l’avenir du service public ferroviaire.

En janvier 2024, suite à plusieurs incidents de sécurité impliquant des entre-prises extérieures, les élus CGT du CSE central ont exigé la liste complète des partenaires intervenant sur le réseau. La Direction a opposé un refus catégorique, arguant que seuls les CSE d’établissement étaient compétents sur ce sujet. Une stratégie délibérée de fragmentation de l’information pour empêcher toute analyse globale de l’externalisation.

Saisi par la CGT, le tribunal judiciaire de Bobigny a ordonné, le 10 juillet 2025, à SNCF Réseau de communiquer l’intégralité des données. La Direc-tion ayant fait appel, la cour d’appel de Paris rejette tous ses arguments et confirme le jugement point par point.

La décision du 26 mars 2026 ne laisse aucune place à l’ambiguïté. SNCF Réseau doit intégrer dans la base de données économiques, sociales et environnementales accessible au CSE central l’identité complète de toutes les entreprises partenaires, la description détaillée des prestations confiées, le montant et la durée de chaque contrat, les périmètres d’intervention sur le réseau, l’organisation du travail envisagée, avec des données couvrant six années complètes.

Les chiffres révèlent l’ampleur de ce que la Direction tentait de dissimuler : près de 5 000 entreprises partenaires recensées par an, représentant des milliers de contrats et d’interventions sur l’ensemble du réseau ferré national.

La cour d’appel rappelle fermement les obligations légales de l’employeur. Le Code du travail exige la communication d’informations précises et documen-tées concernant tous les partenariats. Le CSE central dispose d’un droit d’accès intégral aux informations de l’entreprise, incluant celles normalement destinées aux CSE d’établissement et rien ne peut venir restreindre ces droits garantis par la loi.

Cette décision de justice crée un précédent majeur puisqu’elle interdit aux directions de fragmenter l’information pour échapper au contrôle des élus sur les politiques d’externalisation.

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TRACTION : UNITÉ TOTALE CONTRE LE DÉMANTÈLEMENT DE NOS DROITS !

Commission métiers Traction

| Traction

Ce matin, les quatre organisations syndicales représentatives (CGT, Unsa-Ferroviaire, Sud-Rail et CFDT) ont quitté unitairement la commission métiers Traction après une déclaration commune.

L’ouverture brutale d’un chantier de régressions sociales annoncé par l’entreprise est inacceptable. Le PDG du Groupe tente d’imposer une flexibilité accrue en faisant passer la rentabilité avant la sécurité ferroviaire et la santé physique et mentale des cheminot·e·s.

La réglementation : un rempart pour la sécurité, pas un obstacle

  • La réglementation actuelle du temps de travail est un pilier de la sécurité pour les cheminots et les usagers.
  • Les repos ne sont pas un privilège, mais une condition indispensable au maintien de la vigilance et de la concentration.
  • Le temps de repos est essentiel pour la santé, les obligations familiales et la vie sociale.

Une dégradation organisée sous prétexte de « spécificités »

Sous couvert de créer des filiales de droit privé (SVEA, SVLO et SVSA), la Direction organise la casse généralisée des conditions de travail des cheminots. Elle propose aux sociétés dédiées de puiser dans un « catalogue » de reculs sociaux sans précédent, remettant en cause l’équilibre vie professionnelle-vie personnelle issu de l’accord de 2016.

Ce qui s’appliquerait en filiales s’appliquera demain à nous tous !

L’épuisement s’installe déjà à la Traction, et la souffrance au travail est une réalité quotidienne. Exiger des cheminots qu’ils travaillent davantage avec moins de repos, c’est mettre en danger l’ensemble du système ferroviaire.

VOICI LE « CATALOGUE » DE LA RÉGRESSION – DÉCRYPTAGE TECHNIQUE

La Direction a listé des paramètres que les sociétés dédiées pourront activer selon leurs besoins. Voici les menaces concrètes :

  • amplitude max. de la JS roulant (art. 8.1) : la Direction veut allonger la journée de service. Risque : fatigue extrême et baisse de vigilance critique en fin de parcours ;
  • durée max. de travail effectif (art. 7.3) : augmentation du temps de travail réel par journée. Risque : surcharge cognitive et dépassement des limites de résistance physique ;
  • pause repas roulant (art. 11) : flexibilité ou réduction des temps de coupure. Risque : dégradation de l’hygiène de vie et de la capacité de récupération immédiate ;
  • repos journalier à résidence (art. 15) : réduction du temps de repos minimal entre 2 JS. Risque : dette de sommeil accumulée et mise en danger directe de l’agent ;
  • repos simples et doubles (art. 16.4 et 32.5) : diminution de la durée des repos pério-diques. Risque : incapacité à déconnecter durablement et accumulation de fatigue chronique ;
  • dimanches garantis (art. 18.3 et 32.7) : réduction du nombre de week-ends garantis. Risque : rupture brutale de l’équilibre vie professionnelle-vie personnelle ;
  • prise de service délocalisée : disparition de la notion de lieu principal d’affectation. Risque : instabilité, fatigue supplémentaire, surcoût de transport et possible dispari-tion des RHR ;
  • décalage PS pour CRTT dans une GPT (art. 44.1) : flexibilité accrue. Risque : rupture brutale de l’équilibre vie professionnelle-vie personnelle et impact sécurité.

Notre exigence : unité sociale et accord Groupe

L’accord Temps de travail est un accord Groupe. Il doit s’appliquer à toutes et tous, quelle que soit la filiale, sans aucunes dégradations. L’unité sociale passe par des droits équivalents pour garantir une réelle justice sociale.

NOUS NE NÉGOCIERONS AUCUN RECUL. LA SÉCURITÉ FERROVIAIRE ET LA DIGNITÉ DES CHEMINOT·E·S NE SE DISCUTENT PAS !

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DÉMÉNAGEMENT AUX SERRES DE PANTIN : LA DIRECTION FAIT LES POCHES DES AGENTS !

Gares & Connexions

| Tract

Le 16 mars 2026, une réunion bilatérale s’est tenue à la demande la Direction de G&C au sujet du déménagement du siège à Pantin. Voici ce que la direction vous cache, et ce que la CGT exige pour vous.

VOS TRAJETS VONT S’ALLONGER : LES INDEMNITÉS NE SUFFISENT PAS

La direction annonce des hausses d’indemnités de déplacement. Ça sonne bien. Mais regardons la réalité :

  • + 338 000 € pour les trajets dépassant 30 minutes aller-retour. C’est la stricte application du RH 910, rien de plus, rien de moins.
  • + 390 000 € pour les trajets dépassant 90 minutes. Toujours le minimum légal.
  • Le Pass Navigo : 200 agents supplémentaires concernés, entre 200 000 et 700 000 € de frais annoncés. Des chiffres flous, que nous allons vérifier.

La CGT le dit clairement : appliquer le minimum légal, ce n’est pas faire un cadeau. Des agents habitent déjà loin. Allonger encore leur trajet de 10, 20 ou 30 minutes, c’est parfois insupportable. Et quand on leur parle de cela, la Direction répond qu’« habiter loin est un choix personnel ». C’est à la fois irrespectueux et inacceptable.

TÉLÉTRAVAIL : UN PIÈGE QUE LA DIRECTION NOUS TEND

Un troisième jour de télétravail serait envisagé pour les agents dont le trajet s’allongerait de plus d’une heure aller-retour…

La CGT a réaffirmé que le télétravail ne doit pas être un outil managérial ou de productivité destiné à accompagner les restructurations incessantes de la Direction.

Le télétravail n’est pas la solution : c’est un palliatif. Le vrai problème, c’est un déménagement décidé sans mesurer réellement ses conséquences sur la vie des agents.

Pire : la direction reconnaît déjà que les règles pourraient évoluer, avec un encadrement des jours de présence et de télétravail selon les équipes pour éviter les pics d’affluence et optimiser les surfaces de bureaux.

La CGT rappelle qu’elle avait demandé une expertise dès le début du dossier, refusée par l’UNSA, tandis que la CFDT et la CFE-CGC s’étaient abstenues.

FLEX OFFICE : DES CHIFFRES QUI CLOCHENT

Concernant le flex office, la CGT a réaffirmé son opposition, mais aussi l’iniquité de ce dispositif. Comment expliquer que des métiers identiques entre AREP et G&C aient des taux de flex différents ?

La confiance affichée par la direction ne suffira pas à rassurer la délégation CGT ni les collègues de G&C. Pour la CGT, le seul objectif est d’imposer encore davantage de productivité, en dégradant toujours un peu plus les conditions de travail, avec le risque que les agents fuient le site par une explosion du télétravail, aujourd’hui non encadré.

RESTAURANT D’ENTREPRISE : LE DRH DIT NON, LES AGENTS PAIERONT

La CGT a demandé que les agents de G&C puissent accéder au restaurant d’entreprise du CASI, à 13 minutes à pied des Serres de Pantin. Réponse du DRH de Gares & Connexions : non.

La Direction affirme que ce n’est pas ce que recherchent les agents. La CGT a donc posé une question simple : leur avez-vous demandé ? Réponse : non. La Direction parle en leur nom sans les consulter, puis décide à leur place.

Pourtant, les faits sont simples :

  •  Au restaurant d’entreprise du CASI : entrée, plat, dessert pour environ 7 €.
  • À la Grande Halle des Serres de Pantin : 10 € le plat seul.
  • Soit 3 € de plus par jour pour un repas moins complet, et plusieurs centaines d’euros sur l’année.

Alors pourquoi ce refus ? Chemin non sécurisé, restaurant plein, contrôle d’accès… autant de problèmes qui peuvent se régler. Mais au final, le DRH de G&C invoque un mauvais souvenir personnel de cette cantine. Une décision qui pénalise financièrement des centaines d’agents chaque jour : c’est un comble.

La CGT ne lâchera pas ce sujet. Nous allons nous rapprocher du CASI et des représentants CGT de l’immobilier. Et nous dirons aux agents ce que cela leur coûte réellement.

LOCAUX TROP PETITS, MOBILIER RAPETISSÉ : LA DIRECTION S’EN SORT À BON COMPTE

Le premier projet de déménagement prévoyait des locaux beaucoup trop petits. La direction a fini par le reconnaître et a ajouté 2 500 m² supplémentaires. Bien. Sauf qu’ils ne seront livrés qu’en mai 2028.

En attendant, 100 % des équipes seront déménagées en 6 semaines, aux alentours de novembre 2026. Tout le monde sera dans des locaux sous-dimensionnés pendant près de deux ans.

La CGT surveille de près le planning des travaux, les surfaces réelles et les conditions dans lesquelles les agents vont travailler dès novembre 2026.

ENSEMBLE, FAISONS ENTENDRE NOS VOIX !

Ce déménagement, c’est votre quotidien qui est en jeu. Vos trajets, votre repas du midi et votre espace de travail : la CGT se bat pour que tout cela soit garanti, noir sur blanc, dans des accords écrits.

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LES CHEMINOT·ES DOIVENT SE PRÉPARER À L’ACTION !

DCI GPU SNCF

| Actions

Le lundi 23 mars, la Fédération CGT a convoqué la Direction du Groupe dans le cadre d’une Demande de Concertation Immédiate.
Celle-ci cherche manifestement l’affrontement social. La CGT appelle les cheminots à engager un processus de mobilisation nationale unitaire !

→ IL FAUT ALLER CHERCHER UN MORATOIRE !

Dans le contexte détestable de l’ouverture à la concurrence, la Direction SNCF s’enferme dans une logique de productivité outrancière et de réorganisations permanentes qui engendrent de fait un contexte sanitaire déplorable et alarmant.

La CGT dénonce une véritable maltraitance institutionnelle, aggravée par une politique de l’emploi en net recul et des conditions de travail de plus en plus délétères.

Ce manque d’effectifs rend impossible le respect des commandes, le droit aux repos et aux congés, tout en augmentant la charge mentale des cheminots empêchés de réaliser un travail de qualité en toute sécurité. Ce recul de l’emploi est en totale contradiction avec les besoins de développement du ferroviaire.

Face à cette situation, la CGT porte des revendications visant à geler les réorganisations et demande un moratoire sur la mise en concurrence, dont l’inefficacité et les surcoûts apparaissent désormais au grand jour. Nous exigeons également la mise en place de comités de proximité santé-sécurité-conditions de travail au plus près du quotidien des cheminots.

→ FILIALISATION, 35 HEURES, ACTIVITÉS SOCIALES : LA PROVOCATION DE TROP !

Les négociations en cours sur « l’accord relatif à l’unité sociale » mettent en évidence une volonté de déconstruction méthodique du cadre social existant. En effet, la volonté de la Direction SNCF est bien de raboter l’accord temps de travail de 2016. La remise en cause des Activités Sociales et Culturelles (ASC), quant à elle, est une provocation supplémentaire.
Sa stratégie est claire : utiliser la filialisation pour s’attaquer en grand à notre règlementation et à nos droits collectifs !

LA CGT EXIGE LES MÊMES DROITS POUR TOUS, PARTOUT !

Vouloir aligner les droits des cheminots sur le « moins-disant » de la branche ferroviaire, alors que l’aspiration à l’équilibre vie pro/perso est centrale, est une erreur stratégique majeure qui ne fera qu’accentuer les crises dans l’entreprise et creuser encore plus le fossé qui sépare les dirigeants de l’entreprise des cheminots et de leur quotidien.

La CGT exige non seulement le maintien des 35 heures, mais estime également qu’il est temps de rouvrir des négociations sur la réduction du temps de travail, conformément aux aspirations globales des salariés dans le pays, cheminots y compris. En effet, ceux-ci aspirent à plus de temps libre consacré à leur famille, leurs amis, les loisirs, le sport et la culture. C’est pourquoi le maintien et le développement des Activités Sociales et Culturelles portées par la CGT, doivent être une priorité !

→ SALAIRES : ILS SONT À CÔTÉ DE LA PLAQUE !

Les mesures générales infimes de la NAO de janvier 2026 sont déjà balayées par l’inflation. Le coût de l’énergie et des produits de première nécessité explose sous l’effet du contexte international. Le pouvoir d’achat des cheminots s’effondre. Les artifices financiers (PPV, intéressement, primes en tous genres…) ne répondent pas à la situation vécue par les cheminot·es !

La CGT revendique la mise en œuvre d’une grille unique des salaires pour tous les cheminots et l’ouverture immédiate de négociations salariales !

FACE AU MÉPRIS, LA RIPOSTE !

Chaque réponse hors sol d’une Direction totalement déconnectée, constitue en vérité une insulte jetée à la face des cheminot·es.
La Direction adopte une posture de radicalisation sociale et s’apprête donc à commettre une erreur stratégique et politique. Elle pourra continuer d’attaquer frontalement la CGT, ses militantes et militants pour les faire taire, rien n’y fera !

L’ACTION COLLECTIVE DE TOUS LES CHEMINOTS SE POSE
DONC AUJOURD’HUI DANS L’UNITÉ LA PLUS LARGE !

C’est ce que continuera de porter la CGT des cheminots sur l’ensemble du territoire dans les jours à venir, tout en construisant l’unité des cheminot·es, seule à même de ramener la Direction sur le droit chemin.

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LA SUGE N’EST PAS À VENDRE !

| Services communs

Le 22 janvier dernier, le ministre des transports a lancé une mission d’évaluation sur l’avenir de la sûreté ferroviaire.
Sous couvert d’adaptation à la concurrence, c’est l’unité même de notre service public qui est visée.

La CGT, qui sera auditionnée dans le cadre de cette mission le 8 avril 2026, y portera des revendications claires : la sécurité des usagers, des installations ferroviaires et des cheminots ne peut être soumise aux lois du marché !

LA « CONTRACTUALISATION » : LE POISON DE 2014

Depuis la loi de 2014 (article L2251-1-1 du Code des transports), la SUGE est enfermée dans une relation « client-fournisseur ». Ce mécanisme absurde transforme les cheminots de la SUGE en prestataires de service pour les entreprises ferroviaires (EF). Cette logique marchande fragilise les missions et l’avenir même du service.
La CGT conteste cette mise en concurrence qui fait la part belle aux entreprises de gardiennage privée. La sûreté doit sortir de la sphère marchande pour redevenir une fonction transverse de sécurité ferroviaire publique.

FINANCEMENT : POUR UN RECOURS À LA « FACILITÉ ESSENTIELLE »

Le gouvernement et les opérateurs privés lorgnent sur un éclatement du financement pour « baisser les coûts ». Pour la CGT, la solution est politique et technique : le financement de la SUGE doit être intégré aux droits d’accès au réseau.
En tant que facilité essentielle, la sûreté doit être garantie de manière indissociable de l’infrastructure, d’autant plus au regard du nombre croissant d’actes de malveillance (vol de câbles). C’est le seul verrou pour maintenir le monopole de la SUGE et son efficacité sur l’ensemble du territoire.

AUTONOMIE ET MONOPOLE : PAS DE DÉMANTÈLEMENT !

La lettre de mission du ministre des transports évoque des pistes de « coordination » qui cachent mal une volonté de laisser les opérateurs privés gérer leur propre sécurité ou de fragmenter le champ d’intervention de la SUGE.
Or, le rail est un système complexe. Multiplier les acteurs privés de sécurité, c’est multiplier les risques et diluer les responsabilités.
Pour la CGT, la SUGE doit rester au sein de la SNCF, avec une autonomie garante de sa déontologie et de son savoir-faire professionnel.

LA CGT REVENDIQUE :

  • L’abrogation des dispositions de la loi de 2014 plaçant la SUGE en position de prestataire.
  • Le maintien et l’extension du monopole de la SUGE sur tout le RFN (réseau ferré national).
  • Un financement pérenne via les péages, sanctuarisant les effectifs et les missions.

ENSEMBLE, EXIGEONS UN SERVICE PUBLIC DE SÛRETÉ FORT, UNIFIÉ ET 100 % SNCF !

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LES ADC D’HEXAFRET AURONT DROIT À LA MÊME PRIME TRACTION QU’À VOYAGEURS !

| Le transport de marchandises

Présentée comme un groupe de travail conclusif sur la prime traction et l’organisation du service annuel, cette réunion a surtout confirmé que les décisions étaient déjà arrêtées par la direction, sans aucune marge de discussion.

La direction annonce appliquer les mesures issues des négociations Voyageurs avec effet rétroactif au 1er janvier 2026 et toujours sans tenir compte des spécificités du fret ferroviaire. Pour rappel, voir les mesures ci-dessous :

 

Avant Après
Sécurisation de la prime traction
  • J1 : carence
  • J2 à J11 : taux socle (CRL 20,62 €/CRML 19,03 €)
  • J 12 : calcul avec un quotient 480 sur les 12 derniers mois ou taux socle (CRL 20,62 €/CRML 19,03 €)
  • J1 : carence
  • J2 à J6 : taux socle (CRL 20,62 €/CRML 19,03 €)
  • J 7 : calcul avec un quotient 480 sur les 12 derniers mois ou taux socle (CRL 20,62 €/CRML 19,03 €)
Amélioration de la prime de base garantie Paiement pour 20 jours de travail : 705 €. Paiement pour 20 jours de travail : 745 €
Journée SU (sans utilisation)
  • 1er au 3e SU du mois civil payés au taux C : 15,54 € + PNS 5,83 €, soit 21,37 €
  • 4e SU du mois civil payé autaux A : 25,89 € + PNS 5,83 €, soit 31,72 €
  • 1er SU du mois civil payé au taux C : 15,54 € + PNS 5,83 €,soit 21,37 €
  • À partir du 2e SU du mois civil, payé au taux A : 25,8
Revalorisat° de la présence horaire au 01/01/26
  • Pas de paiement dès la 1re minute
  • Taux 2 : 1,11 € de la 3e àla 5e heure
  • Taux 1 : 1,90 € au-delà de la 5e heure
  • Paiement dès la 1re minute• Nouveau taux 2 : de 0 à 5 heures : 0,48 € par heure
  • Taux 1 revalorisé à 2,85 €au-delà de la 5e heure
Simplification de la prime traction Redressement de l’acompte congés en mars avec rappels sur salaire.

L’acompte congés est remplacé par la prime congés, calcul mensuel basé sur la moyenne des 12 derniers mois glissants.

+ Confirmation de la modification des documents ADC : fiche PT, état 113, état 31

Dans le même temps, elle maintient la mise en place de deux adaptations (avril et septembre) en plus du changement de service annuel, mais en garantissant un déroulé de grille de RP annuels (l’adaptation de septembre passera en commission roulement au mois de juin).

La délégation CGT, avec les autres organisations syndicales, a rappelé clairement son positionnement. Nous refusons que l’évolution de la prime traction soit conditionnée à des modifications de l’organisation du travail. Sur le terrain, la situation est tout autre, les roulements évoluent en permanence, les journées sont modifiées et les agents n’ont plus de visibilité sur leur organisation personnelle. Les congés sont difficilement accordés, les compteurs gonflent, les demandes de temps partiel sont refusées et les ADC assurent la production dans des conditions de plus en plus dégradées, ce qui engendre une augmentation de la souffrance au travail, déjà bien élevée suite à la procédure de discontinuité.

Ce sont nos conditions de travail, notre santé, notre vie personnelle et nos conditions de rémunération qui sont dans la balance !

Pour maintenir l’activité, la direction a recours à une multitude de conducteurs extérieurs avec des niveaux de rémunération nettement supérieurs à ceux des agents d’Hexafret. Cette situation crée un écart difficilement compréhensible et difficilement justifiable pour les agents qui assurent quotidiennement la production dans un contexte très difficile. De plus, cela a un coût économique très élevé pour l’entreprise.

La CGT constate une gestion qui repose essentiellement sur l’adaptation permanente et la flexibilité, sans réponse structurelle sur les effectifs et sans reconnaissance du travail accompli chaque jour.

La CGT porte des exigences claires :

  • une reconnaissance réelle du travail des conducteurs,▪des effectifs en adéquation avec la charge dans le respect de la réglementation,
  • le respect des droits des agents notamment sur les congés,
  • une dissociation claire entre rémunération et organisation du travail,
  • une prise en compte concrète des spécificités du fret dans le calcul de la prime traction.

LES AGENTS DE CONDUITE NE PEUVENT PAS ÊTRE UNE VARIABLE D’AJUSTEMENT PERPÉTUELLE.

 

LA CGT CONTINUERA DE PORTER CES REVENDICATIONS ET D’AGIR
POUR OBTENIR DES AVANCÉES QUI BÉNÉFICIERONT
À TOUS LES ADC D’HEXAFRET !

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UN PREMIER RÉTROPÉDALAGE DE LA DIRECTION QUI DOIT NOUS AMENER À LA VICTOIRE !

Formation à réseau

| Tract

La direction a voulu imposer une mesure visant à imposer cinq jours d’animation de formation par an aux formateurs entreprise (FE) dans leur campus de rattachement.
Cette décision a été très largement jugée inacceptable par les cheminots.

Une telle modification de l’organisation du travail était incompatible avec une vie familiale. Les agents concernés ont refusé en masse cette décision unilatérale de l’entreprise – plus de 50 formateurs sur environ 70 rien que pour le campus de Lyon, avaient refusé la signature de cet avenant !

Face à la colère des agents concernés, la CGT s’est exprimée dans une expression datant du 12 mars dernier.

Lors de CSE Central Réseau du 18 mars 2026, la CGT a dénoncé fermement de telles méthodes et a mis la direction face à ses responsabilités. Devant les arguments de la CGT et le rejet des cheminots, la direction a pris la décision de stopper cette procédure ! Les avenants tripartites déjà signés sont également annulés.

Ce n’est qu’une première étape. La CGT va déposer une demande d’audience dans les tous prochains jours dans l’intérêt global de la formation professionnelle en portant :

  • la réouverture des centres de formation SNCF en proximité pour garantir à tous les cheminots un accès équitable à la formation initiale et à la formation professionnelle continue sans impacter la vie privée à la fois des stagiaires et des FE ;
  • l’augmentation du nombre de FE et une meilleure reconnaissance de leur fonction, notamment par l’amélioration de leur déroulement de carrière (accès à la classe 6) et de leur parcours professionnel ;
  • les revendications spécifiques concernant notamment les effectifs, les contenus et la durée des formations ainsi que les parcours professionnels des formateurs de l’ensemble des campus ;
  • la revalorisation de l’indemnité de face-à-face pédagogique et de l’indemnité fixe mensuelle de formateur permanent ;
  • l’arrêt du recours au « e-learning ».

L’expression des cheminots avec la CGT confirme que le choix politique de la direction en termes de formation doit changer radicalement.

POUR REDONNER DU SENS AU TRAVAIL CHEMINOT, POUR UNE FORMATION PROFESSIONNELLE DE HAUT NIVEAU, REJOIGNEZ LA CGT ET SON UFCM !

 

 

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UNI·ES POUR NOS DROITS !

Communiqué aux cheminot·es

| Les conditions sociales

Une rencontre entre la direction de la SA Voyageurs et les organisations syndicales a eu lieu le mercredi 18 mars.

Cette réunion s’est tenue en présence de la DRH Groupe.

Elle fait suite à la table ronde du 10 mars avec le président Castex, qui refuse toujours d’étendre les accords et textes concernant l’organisation du travail aux filiales SNCF.

La direction de la SA Voyageurs souhaitait préciser ses intentions en matière d’évolution de l’organisation du travail au sein des filiales créées en réponse aux appels d’offres.

Nos fédérations syndicales ont mis trois constats et exigences en avant :

  1. La réglementation actuelle du temps de travail est le fruit d’une histoire : celle de la production et de la situation sociale.
    L’organisation du travail répond à plusieurs impératifs : elle permet d’assurer la production ferroviaire et de répondre aux obligations et contraintes posées par le contexte local grâce à ses capacités d’adaptation.
    L’équilibre issu de la réglementation applicable en matière de temps de travail est également un pilier de la sécurité ferroviaire, donc du service public. Les repos constituent la réponse à un impératif physiologique indispensable au maintien de la vigilance, de la concentration et à l’ensemble des aptitudes nécessaires à la sécurité de l’exploitation ferroviaire et à la sécurité des personnels. Les repos, c’est aussi du temps à consacrer à nos besoins du quotidien (santé, loisirs, obligations familiales) ainsi que du temps que nous pouvons partager avec nos familles / amis.L’accord temps de travail existant au sein de l’entreprise permet déjà des adaptations sans changer le droit des cheminotes et des cheminots. Nos fédérations ont fortement rappelé que la réglementation existante permet aux directions d’organiser le temps et les organisations de travail à partir des particularités et des réalités professionnelles des roulants, des sédentaires en horaires décalés ou de journée, et des mesures liées à la continuité de service et à l’astreinte.
  2. Cette garantie d’application des droits existants est une condition évidente de l’unité sociale.
    Il ne s’agit ni d’un concept ni d’un principe, mais bel et bien d’une réalité. L’unité sociale passe par des droits équivalents pour toutes et tous. C’est une nécessité pour garantir les parcours professionnels et assurer une réelle justice sociale pour toutes les cheminotes et tous les cheminots. L’accord temps de travail est un accord Groupe. Il doit s’appliquer à tous, quelle que soit la société ou filiale.
  3. Nos fédérations syndicales ont demandé à ce qu’un état des lieux précis de la situation économique des filiales Voyageurs soit présenté.
    Les discussions doivent se baser sur des faits, pas sur des dogmes. La SA Voyageurs ne peut pas dicter des changements qui lui paraissent inévitables, il faut le démontrer !

Nos fédérations ont également rappelé que l’organisation du travail est intimement liée à la question de l’emploi. Il est impératif que les moyens nécessaires soient directement attribués à la production. Plus d’emploi est indispensable pour assurer une production ferroviaire de qualité, en toute sécurité, et permettre des conditions de vie et de travail dignes pour les cheminotes et les cheminots.

Une prochaine rencontre avec la direction de la SA Voyageurs est prévue d’ici un mois. Nos fédérations syndicales se rencontreront en interfédérale avant cette réunion.

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NOUS NE SOMMES PAS LES MARIONNETTES DU BUSINESS !

Temps de travail

| Les conditions sociales

La direction SNCF s’attaque aux 35 heures, à l’instar du patronat français qui en rêve pour préserver ses profits sur le dos des salariés !

Lors d’une table ronde qui s’est déroulée le 18 mars, elle a clairement réaffirmé cette intention.

La CGT appelle à l’unité et au rassemblement des cheminots pour organiser la lutte.

Le 10 mars, Jean Castex annonçait sa volonté de revenir sur la mise en oeuvre des 35 heures à la SNCF. La direction souhaite commencer par les filiales dédiées de la SA Voyageurs, puis insidieusement l’étendre à tous les cheminots du Groupe SNCF.

L’analyse des dirigeants est froide ! Elle est d’ailleurs la même depuis la mise en place de l’accord 35 heures à la SNCF en 1999. Cette réduction du temps de travail a toujours été vivement pointée comme un obstacle économique par tous les dirigeants successifs à la SNCF.

Cette fois, l’objectif est précisé : augmenter la durée de travail et la souplesse d’utilisation des cheminots en déréglementant l’organisation du temps de travail.

Les moyens sont clairement identifiés. Il s’agit de lever tous les freins : réduire la durée des repos journaliers, remettre en cause le 19/6 pour les roulants, réduire le nombre et la qualité des repos périodiques, généraliser les prises et fins de service délocalisées…

La direction l’a déclaré, elle vise à réaliser des économies sur les conditions de vie et de travail des cheminots pour pouvoir dégager plus de marge bénéficiaire, profitant du contexte de l’ouverture à la concurrence que nous combattons.
Alors que le Groupe, grâce au travail des cheminots, a généré 1,8 milliard de bénéfice en 2025, les taux de rentabilité dans les trois nouvelles filiales (SVSA, SVEA, SVLO) de la SA Voyageurs sont déjà importants, pouvant atteindre jusqu’à près de 5 % de marge. Rien ne justifie donc une telle régression !

Pendant ce temps, les cheminots ne cessent de souffrir de la productivité accrue, de la politique de filialisation, des réorganisations incessantes qui dégradent les conditions de vie et de travail. Les accidents de travail se multiplient, la souffrance au travail s’aggrave, pouvant conduire jusqu’au suicide.

Les cheminots, comme l’ensemble des salariés, aspirent légitimement à de meilleures conditions de travail, à de véritables temps de repos pour répondre pleinement aux besoins quotidiens de la vie, à plus de loisirs et de moments partagés avec leurs amis et leur famille. La direction SNCF s’aligne sur le dogme gouvernemental de la régression sociale qui vise, entre autres, à faire sauter le jour férié du Premier-Mai pour l’ensemble des salariés.

La CGT refuse toute remise en cause des droits conquis par les cheminots et revendique, à rebours de la direction, la réduction et le partage du temps de travail pour tous !

Elle appelle l’ensemble des cheminots à se préparer à agir et à se rassembler avec les syndicats de site pour organiser la lutte.

ENSEMBLE, REMETTONS LES PENDULES À L’HEURE ET GAGNONS DE NOUVEAUX DROITS !

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