Fédération CGT des Cheminots


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LA CGT CHEMINOTS RELANCE LE PERPIGNAN RUNGIS !

Communiqué aux cheminots

| Espace presse

Ce sont près de 500 cheminots qui ont inauguré le retour du train des primeurs, ce jour, à Perpignan. Cette victoire est celle des cheminots avec la seule CGT. 

TOUT EST POSSIBLE, ENSEMBLE ! 

Après plus de 3 ans de lutte acharnée, la Fédération CGT des Cheminots savoure cette victoire ! 

Quand d’autres enterraient de manière hâtive cette relation ferroviaire, la CGT décidait d’organiser la riposte avec les cheminots, certaines associations et partis politiques progressistes. 

La Fédération CGT des Cheminots réaffirme que c’est par le rapport de force, la lutte, l’action par la grève, qu’il est possible de contrer le cours du récit libéral qui veut en finir avec le service public ferroviaire. 

Le retour de cette circulation légitime notre volonté d’aller plus loin afin de démultiplier les trains de marchandises sur l’ensemble du territoire. 

 OUI, le Fret SNCF a de l’avenir ! 

OUI, il est possible et nécessaire de développer le service public SNCF voyageurs et marchandises ! 

 Nous savons comment faire ! 

Forts des propositions formulées par la CGT, notamment dans ses 2 projets phares « Ensemble pour le fer » et « Ensemble pour le fret », nous devons maintenant hausser le ton et monter d’un cran ! 

Sur les transports marchandises et voyageurs, sur nos salaires, nos droits sociaux et nos conditions de travail, préparons-nous d’ores et déjà à de nouvelles luttes, y compris par la grève ! 

 Ensemble, nous pouvons gagner ! 

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SOLIDARITÉ AVEC LES CHEMINOTS ET LE PEUPLE CUBAIN

Solidarité internationale

| Fédération

La Fédération CGT des cheminots, avec 26 autres organisations de la CGT, lance une collecte financière en faveur de Cuba.

Cette solidarité est nécessaire parce que les États-Unis durcissent le blocus imposé à l’île, contrairement aux promesses de campagne électorale de Joe Biden et malgré la pandémie mondiale.

Cette collecte permettra d’apporter une aide concrète et immédiate au peuple cubain en finançant l’envoi de matériel médical et de produits alimentaires.

C’est aussi l’occasion de dénoncer la justice extra-territoriale des États-Unis.

Le blocus étouffe la population

Un blocus économique est imposé à Cuba par les États-Unis depuis 1962, à la suite de nationalisations d’entreprises cubaines détenues par des multinationales américaines.

Cette sanction collective est régulièrement dénoncée par l’Assemblée Générale de l’ONU. En 2021, 184 pays ont voté la résolution demandant la levée du blocus, 2 ont voté contre (États-Unis et Israël).

Sous le mandat de Trump, 190 mesures supplémentaires ont été prises contre Cuba (dont 50 depuis le début de la pandémie !), visant à étouffer l’île économiquement, y compris dans le secteur de la santé.

L’accès à la nourriture, aux médicaments et à l’électricité est devenu encore plus compliqué. Les entreprises qui commercent avec Cuba sont menacées de lourdes sanctions financières, et l’impossibilité d’utiliser les circuits bancaires classiques dans les échanges internationaux rend tout achat beaucoup plus couteux pour le pays.

Contrairement à ses engagements de campagnes, Joe Biden ne revient pas sur les sanctions de Trump.

Malgré cela, la population cubaine résiste. Mais nous ne pouvons pas la laisser seule face à la première puissance mondiale !

Nous soutenons les salariés cubains

Ils sont particulièrement touchés puisque leur travail au quotidien est impacté par les difficultés d’importation et d’exportation.

Par exemple, les cheminots cubains devaient bénéficier d’un grand plan de développement ferroviaire lancé en 2018 par leur gouvernement, qui aurait permis de créer des emplois, de répondre aux besoins de transport de la population et aurait amélioré les conditions de travail des cheminots.

Une première ligne ferroviaire de La Havane à Mariel a été complètement rénovée avant l’offensive de Trump.

Mais avec le durcissement du blocus, les différents projets sont stoppés ou retardés du fait du blocage des matériaux et des équipements nécessaires.

Nous sommes tous victimes du blocus américain

Plusieurs entreprises françaises ont déjà été victimes des lois extraterritoriales américaines (Alstom, BNP, Airbus, Renault, PSA, etc.). Les sanctions sont devenues une arme de coercition massive au service de la guerre économique et politique. C’est inacceptable !

Le partenariat avec la SNCF, qui devait permettre le développement des ateliers de Camagüey, dédié aux locomotives, et de Luyanó, réservé aux voitures de voyageurs, est aujourd’hui stoppé sous pression des banques qui ne veulent pas subir une sanction américaine.

Grâce à une mobilisation spécifique de cheminots impliqués dans le projet, cette opération devrait néanmoins être relancée.

Mais les lois et décisions politiques américaines ne devraient pas pouvoir s’appliquer à l’extérieur de leur territoire, notamment quand il s’agit de tenter d’étouffer économiquement toute une population. C’est une question de solidarité avec les populations visées, mais c’est aussi une question de respect de la souveraineté de la France.

Agissons concrètement contre le blocus

Grâce aux collectes en cours, nous voulons envoyer des conteneurs de produits médicaux (médicaments, seringues, gants, capteurs divers, etc.) et alimentaires (lait maternisé, viande en conserve, etc.) difficiles d’accès pour les cubains. Le premier conteneur doit partir fin décembre et d’autres suivront jusqu’au mois de juin.

Chaque geste de solidarité est donc immédiatement utile.

Rapprochez-vous d’un syndicat CGT pour participer à cette action.

Vous pouvez aussi faire un don directement sur le site internet suivant :

https://www.helloasso.com/associations/federation-cgt-des-cheminots/formulaires/1

La lutte contre l’injustice, où qu’elle se trouve, est l’affaire de tous.

Avec la CGT, participez à la collecte financière en faveur de Cuba pour desserrer l’étau du blocus injuste des États-Unis !

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ENTRAVE AUX DROITS DES CHEMINOTS, LA CONTRE-ATTAQUE S’IMPOSE !

Action sociale et offre éducative du FASS

| Fédération

Alors que l’excédent budgétaire cumulé depuis plusieurs années du Fonds d’Action Sanitaire et Sociale des cheminots atteint les 28 millions d’euros, la Direction veut priver les cheminots de droits aux prestations sociales, tout en réduisant l’accueil des bénéficiaires par la suppression de postes de cheminots à l’Action Sociale.

La CGT dit NON à la fermeture des lieux d’accueil éducatif et exige une expérimentation sur ses revendications et le recrutement massif à l’action sociale.

De la même manière que la Direction a vendu nos EHPAD, privant les bénéficiaires d’une partie de leurs droits et transférant les cheminots dans une structure privée, elle envisage, maintenant, de fermer les 5 lieux d’accueil éducatif (LAE) de l’Action Sociale privant nos enfants en difficultés scolaires et familiales d’une partie du droit à l’accompagnement social.

Depuis 2017, ces structures ont été volontairement laissées à l’abandon par la direction. Elle n’a jamais souhaité retenir les propositions que la CGT porte depuis plusieurs années pour l’amélioration de l’offre dans nos LAE de Lille, Brétigny, Montlignon, Dijon et Bischheim.

Il aura fallu une DCI unitaire pour obtenir la tenue de groupes de travail au sein de la Commission du Fonds d’Action Sanitaire et Sociale (COFASS), afin de travailler à l’évolution de l’offre éducative dans son ensemble.

De ces groupes de travail ressort une proposition unitaire efficace pour relancer l’activité par l’attractivité de nos LAE. Elle permettrait notamment d’améliorer l’offre éducative, avec et sans hébergement, de l’adapter aux besoins d’aujourd’hui des bénéficiaires, parents comme enfants, ce qui implique les moyens humains et financiers nécessaires à la bonne organisation des collectifs de travail.

Soit, une offre d’hébergement par Unité d’Action Sociale (UAS) nécessitant 38 éducateurs spécialisés (plus 21 personnels techniques), 2 éducateurs spécialisés par UAS en appui des CAS, ainsi que l’organisation de 8 week-ends et 6 séjours de répit sur l’année.

Malgré l’avancée de ces travaux, la Direction s’est focalisée sur la fermeture définitive des LAE, privant ainsi nos enfants dans le besoin du droit à l’accompagnement avec hébergement.

Ce choix unilatéral tourne le dos au travail et aux solutions apportées par les Organisations Syndicales correspondant pourtant aux études de la DREES sur la population française concernée.

En contrepartie de ce mauvais choix, la Direction annonce la création de deux CMPP (Centres médico-psycho-pédagogiques) sur la façade Ouest et la création de deux postes d’éducateurs spécialisés par UAS d’ici septembre 2022.

Ce serait, certes, une réponse aux besoins portés par la CGT, si tant est que la Direction s’en donne véritablement les moyens, et complémentairement à la nouvelle offre éducative telle que déterminée par les Organisations Syndicales, mais le dogme de la réduction des coûts refait surface.

La CGT est sceptique quant à la capacité de la Direction à tenir de tels engagements puisqu’elle annonce, dans le même temps, vouloir réaliser 3% de productivité à l’Action Sociale. De plus, trouver des éducateurs et des Travailleurs Sociaux pour réaliser un tel projet d’ici septembre 2022 paraît fantasque !

Dans les centres d’Action Sociale, porte d’entrée des demandes d’aides sociales, les effectifs sont aussi très insuffisants. Cela détériore les conditions de travail des cheminots de l’Action Sociale et dégrade, de fait, la qualité d’accueil et de service.

Par ailleurs, à n’ouvrir ces structures d’accueil que sous forme de permanence, la Direction envisage la fermeture définitive.

Ce sont des économies réalisées sur la santé des cheminots et de leurs ayants droit, des droits fondamentaux que la direction veut faire disparaître du statut social.

Afin que les droits des cheminots et de leur famille soient maintenus et améliorés, la Fédération CGT revendique :

la mise en place d’une expérimentation de la nouvelle offre éducative reprenant les propositions unitaires décrites en amont ;
une véritable campagne de communication sur tout support existant à destination de tous les cheminots et de leurs ayants droit ;
une campagne de recrutement visant à tenir les Cadres d’Organisation de tous les CAS composés a minima d’un.e secrétaire-assistant.e, un.e Assistant.e Social.e, un.e Conseiller.e en Economie sociale et familiale ainsi que deux postes d’éducateurs spécialisés par UAS ;
un centre d’action sociale a minima par département pour accueillir comme il se doit les bénéficiaires dans de bonnes conditions.

Ensemble, exigeons le maintien de nos LAE, le renforcement de notre Action Sociale pour l’amélioration des droits des cheminots et de leur famille.

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CES PRIMES QUI NOUS COÛTENT CHER !

Rémunération

| Fédération

En cette fin d’année, la direction SNCF n’en finit plus de déverser des primes en tous genres. Derrière cette soudaine « générosité » se cache cependant une stratégie salariale et managériale peu glorieuse.

Les récentes Négociations Annuelles Obligatoires qui se sont tenues le 17 novembre dernier relèvent d’une pièce de théâtre savamment orchestrée et jouée par quelques acteurs dociles. Il en résulte une absence totale d’augmentation générale et la poursuite du gel des salaires pour la huitième année consécutive.

UNE AUGMENTATION GÉNÉRALE DES SALAIRES, C’EST QUOI ?

Pour la CGT, cela se traduit notamment par une augmentation en pourcentage, identique pour tous les cheminots, sans distinction de leur métier, grade, fonction ou contrat de travail. C’est une mesure pérenne, qui a un impact positif sur notre rémunération à long terme, sur notre protection sociale (tant du point du vue de la santé que de la retraite).

Les annonces de la direction ne relèvent donc pas d’une mesure générale, sauf pour les primes de travail, bien que les propositions soient bien en deçà des exigences liées à l’évolution technique des métiers et à l’augmentation d’une productivité imposée par des choix stratégiques hasardeux.

La direction soumet à signature un accord salarial jusqu’au 10 décembre. Elle fait le choix du chantage et de la culpabilisation puisqu’elle conditionne certaines annonces à la validation par toutes les Organisations Syndicales de cette NAO qui n’en est pas une ! Dans les faits, la non signature aurait pour seule conséquence la non perception de 15 à 20 euros mensuels.

UNE DÉCISION UNILATÉRALE DE L’EMPLOYEUR, C’EST QUOI ?

La direction SNCF peut décider elle-même et seule des mesures qu’elle souhaite voir appliquer aux cheminots. C’est précisément ce qu’elle a fait lorsqu’elle a annoncé tout récemment une nouvelle prime sur le périmètre de la SA Voyageurs.

Alors que la direction se répandait encore tout récemment dans les médias sur la chute vertigineuse d’un chiffre d’affaires impacté par la pandémie, justifiant ainsi la mise en place d’un accord sur le chômage partiel (APLD), elle annonce donc, contre toute attente, que les « résultats » permettent le versement de cette énième prime.

Bien que semblant incohérente, cette stratégie cache en vérité une réalité bien moins reluisante.

LA VÉRITÉ SUR LA STRATÉGIE DE LA DIRECTION SNCF

Le niveau des salaires et le gel de ceux-ci depuis 2014 engendrent un recul indéniable du niveau de vie des cheminots. Il est donc compréhensible que l’annonce du versement immédiat de certaines primes soit vécue comme un bol d’air pour bon nombre d’entre nous.

Dans les faits, ils cherchent pourtant à nous asphyxier !

DES PRIMES, MAIS À QUEL PRIX ?

  • La direction SNCF finance ces primes en opérant des saignées dans les effectifs par milliers, comme elle le prévoit encore pour 2022.
  • La direction SNCF dégrade donc nos conditions de travail au quotidien, par manque de moyens humains permettant d’assurer un service public de qualité.
  • La direction SNCF tente d’acheter et de diviser les cheminots entre eux, puisque nous sommes traités différemment selon nos grades, notre ancienneté, notre statut, notre SA d’appartenance, nos métiers, « l’activité » dans laquelle nous travaillons.
  • La direction SNCF travaille une idéologie à long terme afin de nous faire « oublier » ce qu’est une véritable augmentation générale des salaires. Dans sa démarche de déconstruction, elle vise particulièrement les plus jeunes d’entre nous, qui pour certains, n’ont encore jamais connu d’augmentation depuis qu’ils sont à la SNCF.

La direction SNCF poursuit, en parallèle, sa casse de l’entreprise publique pour en faire une entreprise comme une autre, soumise aux aléas du « marché », dans laquelle les salariés seraient infantilisés et asservis aux objectifs financiers. C’est la stratégie du « marche ou crève ».

Dans ce contexte, la Fédération CGT a proposé aux autres Organisations Syndicales représentatives nationalement une démarche commune visant à demander la réouverture immédiate de véritables négociations salariales.

Malheureusement, une unité large n’a pu être trouvée, certaines d’entre elles considérant que « ce qui est pris n’est plus à prendre » et que « c’est mieux que rien » !

La Fédération CGT considérant que la direction SNCF ne peut être quitte, exige à nouveau la réouverture d’une table ronde salaires dans les plus brefs délais !

Le climat actuel, sur la question salariale comme sur d’autres, nécessite donc une montée en puissance de l’action revendicative dans le « Groupe Public Unifié ». Rien n’est acquis sans luttes collectives, massives et organisées.

Les cheminotes et les cheminots qui subissent quotidiennement les assauts d’une direction SNCF prête à tout pour en finir avec le train public, avec les droits sociaux, avec un Statut social de haut niveau, ne sont ni à acheter, ni à vendre !

La Fédération CGT appelle donc les cheminotes et cheminots à faire vivre le débat collectif au sein de nos 300 syndicats locaux, à renforcer la CGT en y adhérant et à réfléchir activement à l’élévation du rapport de forces, y compris en envisageant une action tous services de haut niveau dans les semaines et mois à venir.

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RENDEZ L’ARGENT AUX CHEMINOTS !

NAO - Salaires

| Fédération

Le 17 novembre 2021, 1 cheminot sur 6 était en grève à l’appel de la CGT à l’occasion des négociations annuelles salariales après 7 années de gel des salaires à la SNCF.

Si la mobilisation des cheminots par la grève a permis d’arracher certaines mesures à la direction, le compte n’y est pas et les augmentations générales de salaires sont toujours absentes des propositions patronales.

LES CHEMINOTS SONT VICTIMES DU GEL DE LEURS SALAIRES DEPUIS 2014

Les cheminots ont perdu 30 % de pouvoir d’achat depuis 1983 dont un tiers depuis 2014.

A pouvoir d’achat comparé à 2014, les cheminots travaillent bénévolement à partir du mois d’octobre et devraient gagner en moyenne 200 euros supplémentaires par mois.

Lors de la table-ronde de NAO salaires, la direction s’est réfugiée derrière les augmentations de rémunération dont auraient bénéficié les cheminots en 2021 au titre des notations et des échelons d’ancienneté.

La direction va ainsi jusqu’à prétendre que 95 % des cheminots auraient bénéficié d’augmentations supérieures à l’inflation depuis 6 ans.

Or, lorsqu’un cheminot prend une position, un niveau ou une qualification supplémentaire, c’est en reconnaissance de son expérience, de sa qualification professionnelle, d’un examen ou d’une formation qu’il a suivi avec succès.

La direction profite de cette hausse de qualification du cheminot dont la productivité et l’efficacité sont accrues.

En revanche, la direction refuse de compenser cette hausse des prix sur le salaire des cheminots.

Les cheminots, même de moins en moins nombreux, produisent davantage de richesses chaque année (+ 8 % de richesses produites entre 2016 et 2019) et la part des salaires dans les richesses produites est en constante diminution (- 5,5 % entre 2016 et 2019).

La rémunération moyenne des 10 plus hauts dirigeants de l’entreprise, hors jetons de présence des différents conseils d’administration de filiales, s’élevait en 2019 à 31 043 € par mois, soit 9.5 fois le salaire moyen des cheminots.

103 200 cheminots ont un salaire mensuel inférieur au salaire moyen affiché par la direction SNCF.

IL EST TEMPS DE RENDRE L’ARGENT AUX CHEMINOTS !

À l’issue de cette table ronde, la direction propose des mesures au titre des années 2021 ET 2022.

La plupart de ces mesures ne concernent pas 2021 et certaines sont renvoyées à plusieurs années.

Parmi les mesures arrachées par la lutte des cheminots :

  • Majoration au 1er janvier 2022 de 220 euros brut par an de la prime de travail et prime de traction, ou du salaire brut de base pour les personnels qui ne perçoivent pas de prime de travail.
  • Revalorisation au 1er janvier 2022 de 130 euros brut par an des salaires des positions de rémunération 4 à 15 et augmentation identique pour les cheminots contractuels.
  • Augmentation en 2022 de l’enveloppe de révision salariale individuelle des cheminots contractuels de 1.1 % pour l’exécution et la maîtrise et 1,8 % pour les cadres.
  • Réduction du délai maximum de séjour sur le niveau 1 des qualifications B à H de 14 à 12 ans.
  • Création d’un niveau 3 de la qualification H et d’une Position 36 en 2023.
  • Création d’une position D2 20 en 2023.
  • Création d’une position C2 16 en 2023.
  • Mise en place en 2022 d’un délai de passage maximum sur les positions des qualifications B et TA afin de neutraliser l’impact négatif de la fin du recrutement au Statut pour les cheminots présents sur ces qualifications.
  • Promesse de discussions sur la création en 2023/2024 d’une position TA2 14 et d’une position TB3 21.
  • Mise en place dans les 3 ans d’un échelon d’ancienneté supplémentaire pour les salariés statutaires.

En lieu et place d’une augmentation générale des salaires au titre de 2021, la direction propose, une Prime « Macron » ponctuelle, d’un montant de 300 à 600 euros, qui serait versée en décembre 2021.

Cette prime non-soumise à cotisations sociales est un cadeau offert au patronat pour lui éviter de verser des augmentations pérennes des salaires et affaiblit la protection sociale des cheminots.

La direction cherche à diviser les cheminots et à affaiblir leur protection sociale alors que les moyens existent :

  • La productivité est en hausse constante sous l’effet de la hausse de la qualification et de la technicité des métiers.
  • Le patronat à la tête de l’entreprise a bénéficié de 117 millions d’euros d’exonération de cotisations sociales du Régime Spécial dans le cadre de l’activité partielle en 2020.
  • Le patronat à la tête de l’entreprise a bénéficié de 6 points d’exonération de cotisations sociales maladie pour tous les salaires inférieurs à 2.5 fois le SMIC (soit environ 127000 cheminots), ce qui représente environ 25 millions d’euros.
  • Le patronat à la tête de l’entreprise profite du non-paiement des heures de travail accomplies par les cheminots en forfait-jours, ce qui représente l’équivalent de 6 000 emplois et un grand nombre de cheminots payés en deçà du SMIC horaire.
  • Le patronat à la tête de l’entreprise fait héberger l’entreprise par les salariés en télétravail, ce qui réduit ses frais de structures…

Pour la CGT, ces moyens doivent permettre l’amélioration des conditions de vie et de travail des cheminots.

AUCUNE AUGMENTATION GÉNÉRALE DES SALAIRES !

La table ronde de négociations salariales du 17 novembre se solde donc par une 8ème ET une 9ème année de gel des salaires.

La Fédération CGT des Cheminots exige la tenue d’une nouvelle table ronde sans délai.

La CGT a proposé aujourd’hui une démarche unitaire en ce sens aux 3 autres fédérations syndicales de cheminots, représentatives nationalement, afin de créer unitairement les conditions d’un rapport de force pour qu’enfin la direction nous « rende notre argent !».

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STATUT SOCIAL DES CONTRACTUELS : AMÉLIORONS LES DROITS DE TOUS LES CHEMINOTS !

Rémunération

| Fédération

Suite à la réforme de 2018, les nouveaux embauchés depuis le 1er janvier 2020 ne bénéficient plus des droits liés au Statut. Au-delà de la protection sociale, le principal recul concerne la grille de rémunération et le droit à la carrière.

Une table ronde aura lieu le 22 novembre 2021 sur la rémunération de ces contractuels.

Cette négociation concerne TOUS les cheminots, car la direction veut étendre par la suite l’application des nouvelles règles à tous les contractuels et même aux statutaires. La CGT formulera des propositions précises pour l’égalité entre les cheminots.

Mais nous tirons déjà le signal d’alarme sur le projet transmis aux Organisations Syndicales par la direction !

Quel est le nouveau système proposé ?

Conformément à la CCN ferroviaire, les cheminots se verraient attribuer non plus une qualification, mais une classe :

Pour chacune de ces classes, la direction propose une Rémunération Annuelle Garantie (RAG) à l’embauche.

Ces montants se situent en dessous de ce qui se pratique actuellement à la SNCF !

Ensuite, l’agent gagnerait une augmentation de 1,5 % tous les 3 ans, liée à sa progression professionnelle (ce qui remplace en quelque sorte la progression en Position de Rémunération), mais celle-ci se bloquerait après 24 ans dans l’entreprise.

L’agent bénéficierait également d’une majoration d’ancienneté (équivalent des échelons du Statut), mais qui serait limitée à 24 ans elle aussi et ne donnerait que 14,4 % d’augmentation maximale (contre 23,6 % au Statut).


Pour comparer les propositions de la direction avec la situation actuelle, prenons l’exemple d’un cheminot « opérateur de maintenance » du Matériel, code prime 33, avec une indemnité de résidence 3 (0 ), sans aucune majoration de son traitement, ni aucun EVS, mais en intégrant la PFA, la GAEX et la GVAC :

À l’embauche (Qualif B PR4 / Classe 2) :
Au Statut, son salaire brut serait : 19 980,2par an.
Dans la grille de la direction, son salaire brut serait : 19 600 par an…

– 380 €/an

En fin de carrière (Qualif C PR13 /Classe 3) :
Au Statut, son salaire brut serait : 29 465,39par an, sans pénibilité.
Dans la grille de la direction, son salaire brut serait :  27 321 € par an…

-2 144 €/an

Les différences avec les rémunérations statutaires sont de plus en plus importantes au fil des classes, sauf pour les cadres supérieurs (classes 8 et 9).


Des règles très inégalitaires !

Pourquoi un passage de la classe 2 à la classe 3 conduit à une hausse de salaire de 600 € par an, alors qu’un passage de la classe 8 à la classe 9 conduit à une hausse de salaire de 13 000 € ?!

Pourquoi un seuil de progression professionnelle de la classe 1 conduit à une hausse de salaire de 287 par an alors qu’un seuil de la classe 9 conduit à une hausse de salaire de 885 € par an ?

Pourquoi un agent ayant un BAC+5 n’a pas la garantie d’être embauché sur une classe du collège Cadre ? Et s’il est embauché sur une classe exécution, qu’est-ce qui garantit à ceux qui n’ont pas les mêmes diplômes qu’ils ne seront pas péjorés dans leur déroulement de carrière ?

Dans la proposition de la direction, les petits salaires progressent peu alors que les gros progressent beaucoup. Ce n’est pas juste !

Si certains affirment que ces propositions sont « mieux que rien », la CGT considère au contraire qu’il s’agit d’une injustice parce que nous ne partons pas de « rien ». Aujourd’hui, les règles qui prévalent sont celles du Statut. Il n’est pas juste que les contractuels nouveaux embauchés ne bénéficient pas de règles au moins équivalentes. À travail égal, salaire égal !

Le 22 novembre, la CGT exigera l’égalité entre Statutaires et Contractuels.
Elle fera des propositions dans ce sens.

Cheminotes et cheminots contractuel·le·s, organisez-vous avec la CGT pour obtenir satisfaction sur cette revendication d’égalité !

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Adresse du Conseil National aux cheminot·e·s

| Fédération

Réunis en Conseil National les 20 et 21 octobre 2021, les 180 représentants des syndicats de la Fédération CGT des Cheminots tirent le signal d’alarme.

Partout, ils font le constat que les cheminots sont mécontents de leur situation.

Les gares ferment, les roulements se dégradent, les postes ne sont pas tenus, les restructurations s’empilent toujours pour « faire du moins », l’impression de ne pas pouvoir faire correctement son travail se généralise. Les salaires sont insuffisants et ne permettent pas de vivre décemment.

À cela se rajoute désormais le sentiment d’une trahison de la direction SNCF qui cherche à éclater l’entreprise en créant de multiples filiales ou en externalisant les charges de travail, et qui a pour objectif de réduire les droits sociaux des cheminots, alors que les réformes les ont déjà bien fragilisés.

« Tous SNCF » ne peut pas être qu’un objet de communication pour rassurer au quotidien alors que les projets de casse continuent à avancer.

Nous n’avons rien volé ! Notre travail a de la valeur ! La situation qui nous est imposée doit être combattue ! Nous ne nous laisserons pas faire !

Bien que la traduction concrète des orientations de la direction SNCF soit différente d’un métier à l’autre et d’un site à l’autre, nous sommes tous concernés par cette régression de nos conditions sociales. Alors que nous sommes tous des professionnels, l’intérêt de notre travail est remis en question.

Ce n’est pas le fait du hasard. Les décisions de la direction et du Gouvernement convergent sur un résultat commun : l’emploi cheminot est écrasé, c’est la variable pour faire de la place à d’autres.

Les orientations stratégiques qui ont été présentées en CCGPF il y a quelques semaines nous ont éclairés sur l’objectif de la direction, qui est de dégager un résultat net d’ici 2030 de 1 milliard d’euros pour SNCF Voyageurs et 2 milliards d’euros pour SNCF Réseau !

Donc, si nos salaires et nos carrières sont écrasés, si l’emploi est réduit et manquant, si des charges de travail sont supprimées, si les restructurations dégradent le fonctionnement des services ou poussent à la polyvalence, c’est pour dégager un bénéfice répondant à cet objectif financier !

Nos sujets de mécontentement de tous les jours sont tous liés à cette équation.

C’est pourquoi les représentants des syndicats CGT considèrent qu’une action forte et unie des cheminots est indispensable.

Nous devons faire entendre à la direction SNCF que sans notre travail, il n’y a pas de production ferroviaire. À ce titre, le juste prix du travail doit être payé, quitte à réduire les objectifs purement financiers pour cela !

Le Conseil National de la Fédération CGT des cheminots appelle donc les cheminots à la multiplication des actions revendicatives locales, sous les formes adaptées, sur tous les sujets de mécontentement, pour qu’aucun thème ne reste méconnu ou sans réaction.

Les représentants des syndicats CGT mettent également en débat la nécessité d’un engagement commun des cheminots derrière trois thèmes fédérateurs, qui permettent d’obtenir les moyens de répondre à tous ces mécontentements :

• Les salaires :

Une augmentation générale des salaires est indispensable pour tenir compte de la hausse des richesses produites par les cheminots, de l’augmentation du coût de la vie et pour placer tous les salaires au-dessus du SMIC.

Une refonte totale et une augmentation des primes de travail doivent être engagées pour tenir compte de la hausse de la technicité de nos métiers.

Des mesures spécifiques doivent être négociées pour faire face à certaines situations (coût de la vie dans les métropoles, notamment la Région Parisienne, sous-qualification de certains métiers, etc.).

• Le statut social des cheminots :

Pour pérenniser les droits de tous les cheminots, une véritable grille des salaires doit être instaurée pour les contractuels, avec des dispositifs de déroulement de carrière automatique et une prise en compte sérieuse de l’ancienneté, dans des proportions identiques aux statutaires.

Le statut social (statutaire ou contractuel) doit être maintenu intégralement dans l’éventualité d’un transfert à une filiale. Pour assurer que toutes les entreprises le respectent, il doit être transposé dans une CCN ferroviaire de haut niveau, notamment dans le volet « classifications et rémunérations ».

Les agressions en cours contre les autres droits sociaux des cheminots (FC, retraite, prévoyance, logement, médecine, formation, conditions de travail, conditions d’exercice des métiers, etc.) doivent cesser. Ces droits doivent également être maintenus intégralement en cas de transfert à une filiale et doivent être généralisés dans la CCN ferroviaire.

• Les moyens de bien travailler :

Un autre modèle économique doit être trouvé que celui de la suppression permanente d’effectifs. Des embauches doivent être déclenchées, notamment pour tenir les postes nécessaires à la production, la ré-internalisation des charges de travail et la régularisation des emplois précaires. Ce sont autant d’atouts pour bien travailler.

L’organisation de la production doit être améliorée en désenclavant les SA et les activités, en les unifiant, en assurant une meilleure coopération et une mutualisation des moyens de production.

Les syndicats CGT appellent tous les cheminot·e·s à s’inscrire dans les actions (du local au national) qui s’organiseront dans les prochaines semaines pour obtenir satisfaction sur les revendications portées.

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LA DIRECTION LIQUIDE LES L.A.E. (LIEUX D’ACCUEIL ÉDUCATIF DE L’ACTION SOCIALE)

Flash Info

| Fédération

Le 28 octobre dernier, se tenait une réunion exceptionnelle de la Commission du Fonds d’Action Sanitaire et Sociale (CoFASS).

L’ordre du jour concernait le devenir de l’offre éducative à disposition des cheminots et de leurs enfants.

La CoFASS est chargée d’examiner la gestion et le fonctionnement des activités sanitaires et sociales de l’entreprise.

Elle est composée des représentants de la direction d’une part et des représentants des cheminots d’autre part.

Cette réunion de la CoFASS faisait suite aux 4 mois de travail des représentants des cheminots sur l’évolution de l’offre éducative permettant de parfaire la réponse aux besoins des cheminots.

Lors de ces travaux, la direction SNCF s’est adjoint les services d’un cabinet de conseil extérieur, financés par le FASS à hauteur de 120 000 euros.

Les LAE sont des lieux d’accueil éducatif destinés aux enfants de 6 à 17 ans (dérogation possible au-delà de 17 ans). Ils ont pour but un accompagnement éducatif, scolaire et social du jeune.

Depuis plusieurs années, la fréquentation des 5 LAE (Lille, Bischheim, Montlignon, Dijon et Brétigny) est en recul (34 enfants en 2020 pour une capacité de 66).

La CGT attribue ce recul principalement à l’éloignement géographique et à l’absence de communication large auprès des cheminots sur cette prestation.

La direction SNCF préfère considérer que ces structures n’attirent plus les cheminots et ce, pour mieux pouvoir justifier leur fermeture définitive.

Pour la CGT, les réflexions engagées devaient permettre d’améliorer l’offre éducative avec ou sans hébergement, d’augmenter le nombre de structures d’hébergement (9 réparties sur l’ensemble du territoire) pour une meilleure proximité et d’élargir le champ d’intervention de ces structures vers d’autres publics tels que les enfants de cheminots poursuivant leurs études hors région et l’accompagnement des parents.

Malgré les travaux et les fonds engagés dans la réflexion sur un projet de développement de l’offre, avec et sans hébergement, les documents préparatoires à la réunion de la CoFASS faisaient apparaître le projet de fermeture des cinq Lieux d’Accueil Educatif (LAE).

Sous l’impulsion de la CGT, les représentants des bénéficiaires ont porté une déclaration liminaire unitaire, afin de signifier notre plus ferme désapprobation quant à cette nouvelle attaque sur les droits des cheminots.

Une résolution, préparée unitairement par les organisations syndicales, a été soumise au vote afin d’obtenir de la DRH du GPU une véritable négociation sur la nouvelle offre éducative et la relance de l’activité des LAE (Lieux d’Accueil Educatif) par l’attractivité en prenant en compte les propositions des représentants des bénéficiaires à la CoFASS.

Contre toute attente, les représentants de la direction ont voté l’abstention, motivant ainsi leur désaccord sur l’arbitrage du GPU.

Après la vente de nos EHPAD avec leurs résidents à une association à but très lucratif, ce positionnement marque la fébrilité d’une direction d’OPTIM’SERVICES et de l’Action Sociale qui ne semble pas assumer le rôle de liquidateur que lui confère le GPU.

Pour la CGT, les excédents cumulés du FASS (27 millions d’euros) doivent être consacrés à l’amélioration de la réponse aux besoins des cheminots, pas à l’accompagnement de la casse sociale et des projets et restructurations décidés par le patronat à la tête de l’entreprise.

La CGT exige le maintien des 5 LAE et le lancement d’une expérimentation reprenant les propositions partagées par les représentants des bénéficiaires en COFASS.

Pour l’heure, le président s’est juste engagé à transmettre la résolution au DRH du GPU et à faire une réponse écrite aux demandes formulées par les organisations syndicales dans la déclaration liminaire unitaire.

La CGT ne lâchera rien et entend continuer à revendiquer le maintien et l’amélioration des droits des cheminots et agira dans l’unité la plus large possible.

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LA CGT ENGAGÉE AUPRÈS DES AGENTS DE LA SUGE

Communiqué aux cheminots

| Fédération

 Le 1er novembre 2021, alors qu’ils effectuaient une opération de contrôle en gare de Paris Saint-Lazare, des agents de la SUGE ont été agressés à l’arme blanche. Ils ont fait usage de leur arme. 

Le pronostic vital de l’individu serait engagé. 

 Cette situation dramatique met à nouveau en exergue les conditions de travail souvent difficiles dans lesquelles évoluent les cheminots, et notamment ceux chargés d’assurer la protection des personnes et des biens et la continuité du service public ferroviaire. 

Entendus par la police judiciaire, dont un officier était présent au moment des faits, nos collègues ont été laissés libres. 

Malgré la gravité de la situation, la direction de l’entreprise n’a pas jugé utile d’informer les représentants du personnel. Néanmoins, dès connaissance des faits, la CGT a fait réunir toutes les IRP concernées. 

Les enquêtes en cours devront faire toute la lumière sur les circonstances de cette intervention. 

Dans l’attente des conclusions, la Fédération CGT des cheminots exige de la direction SNCF qu’elle accompagne les agents tant juridiquement que psychologiquement. 

Face à la multiplication des faits sûreté dans les gares et à bord des trains, il est urgent que la direction prenne enfin la mesure de la situation, abandonne son projet de GIE, et réponde favorablement aux revendications portées par les cheminots, notamment en matière d’emplois et d’organisation du travail. 

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UNE GRÈVE QUI EN APPELLE D’AUTRES !

Action interprofessionnelle du 5 octobre 2021

| Fédération

Ce 05 octobre, 1 cheminot sur 5 a répondu à l’appel de la Fédération CGT et de ses syndicats à agir par la grève dans le cadre de la journée d’action interprofessionnelle unitaire sur l’ensemble du territoire.

La colère liée au démantèlement de la SNCF, à l’abaissement des droits sociaux des cheminots du public comme du privé, s’est exprimée avec détermination, mais va devoir franchir un nouveau palier dans les semaines et mois à venir.

En effet, les conséquences de la réforme de 2018 se font concrètes sur divers sujets. Ainsi, la Fédération CGT appelle les cheminots à être extrêmement vigilants et à se tenir prêts à agir de nouveau sur :

  • L’obtention d’un statut social de haut niveau pour tous les cheminots ;
  • L’augmentation générale des salaires et des embauches supplémentaires dans chaque chantier pour assurer la production ferroviaire ;
  • La réouverture des négociations sur l’ensemble de la CCN ;
  • L’amélioration et l’extension des droits, notamment ceux liés aux Facilités de Circulation pour les actifs, les retraités, les ayants droit ;
  • Une opposition franche et massive à la concurrence qui nous concerne TOUS, en commençant par combattre la filialisation et les externalisations.

Nous devons poursuivre le combat contre toute tentative de privatisation partielle ou totale du chemin de fer public !

C’est pourquoi il convient d’ores et déjà de mettre en débat partout les actions à mettre en oeuvre afin de s’opposer aux stratégies du Gouvernement et de la direction et imposer nos justes revendications !

Par conséquent, la Fédération CGT appelle les cheminotes et les cheminots à s’inscrire dans l’initiative nationale qui se tiendra le 29 octobre à Marseille, pour poursuivre le combat contre la casse de l’entreprise publique SNCF, contre la concurrence dans le ferroviaire et entre les cheminots !

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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

25 novembre 2021

Philippe Martinez au chevet du rail limousin

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