Fédération CGT des Cheminots


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LA FÉDÉRATION DES CHEMINOTS APPROUVE L’APPEL À RÉFÉRENDUM !

Réforme des retraites

| Action depuis le 5 décembre 2019

La Fédération CGT des Cheminots, très impliquée dans le mouvement social actuel, exige le retrait du projet de réforme des retraites et l’ouverture de négociations sur l’amélioration du régime actuel.

Le projet gouvernemental montre un peu plus chaque jour l’effet néfaste qu’il aura sur le niveau de vie des retraités, la solidarité intergénérationnelle et la situation des salariés actuels.

La Fédération CGT des Cheminots appelle donc les cheminots à s’engager dans la lutte au travers de la grève dans leur entreprise et la participation aux manifestations pour maintenir et amplifier la pression sur le pouvoir politique.

Selon les sondages d’opinion, la population est hostile au projet de réforme de manière très majoritaire et constante.

Le Gouvernement conteste cette réalité et y oppose sa supposée légitimité.

Nous constatons que des partis et des personnalités politiques progressistes proposent l’organisation d’un référendum.

Dans la continuité de notre lutte, pour que le retrait soit acté et que le Gouvernement sorte de sa position de passage en force, nous considérons que le recours à l’avis des citoyens au travers d’un référendum est une démarche positive.

La Fédération CGT des Cheminots approuve donc l’appel à l’organisation d’un référendum sur le retrait de la réforme des retraites.

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POUR DES GARES PLUS HUMAINES, LES CHEMINOTS RENCONTRENT LES USAGERS

Action du 13 mars

| Services communs

Une volonté politique du tout digital contraire aux valeurs du Service public !

La SNCF pousse les usagers vers des outils digitaux pour optimiser ses tarifs et le remplissage de ses trains. Les logiciels et algorithmes qui organisent désormais la distribution des billets sont paramétrés pour générer un maximum de profit, quitte à priver les usagers de solutions de transport.

En effet, les réservations longues distances, plus chères, sont privilégiées par rapport aux trajets plus courts, pour lesquels les trains sont affichés complets.
Dans le même temps, La SNCF met à disposition de ses vendeurs et vendeuses, un outil de vente inachevé, qui ne sera totalement opérationnel qu’en 2025.
Cet outil multiplie les opérations pour finaliser les ventes ou refaire des billets, ce qui allonge les temps de transaction et les temps d’attente en gare.

Les voyages deviennent un véritable parcours du combattant !

En effet, chaque Région veut décider de sa propre politique tarifaire : jungle dans les tarifs, expansion du low-cost, billets non remboursables, suppression des correspondances avec un report systématique en cas de retard de train… Bref, comme le dénonce la CGT, l’ouverture à la concurrence et la libéralisation des chemins de fer s’opèrent au détriment des usagers et des cheminots !

Une dégradation de la prise en charge liée au manque de personnel et à l’abus de contrats précaires !

Après avoir vécu la suppression de 1 200 emplois au service des voyageurs en 3 ans, les cheminots comme les usagers subissent de nombreuses fermetures de gares et de guichets. Les voyageurs sont donc les laissés pour compte d’une politique dévastatrice et rétrograde, comme l’a dénoncé le défenseur des droits de l’Homme en 2021.
La SNCF poursuit sa casse des conditions sociales des cheminots et sa logique de précarisation des emplois en usant de CDD, intérimaires et autres contrats aidés pour les seniors. Dans les centres d’appels, environ 30 % de la charge de travail des appels sont dirigés vers des centres externes à la SNCF !
Enfin, la SNCF expose ses salariés aux risques psychosociaux lorsqu’elle met en place des organisations du travail où la vente est assurée en mobilité, comme en Ile-de-France, ou encore quand les espaces de vente deviennent de simples caisses en libre-service.

LA CGT revendique :

  • Une entreprise unique, publique pour assurer un service de qualité !
  • Une tarification plus simple et homogène sur le territoire,
  • L’abandon de l’ouverture à la concurrence qui ne sert ni l’intérêt des usagers, ni celui des cheminots,
  • Un taux de TVA applicable aux billets de 5.5 % au lieu des 10 %,
  • Une prise en charge des frais de transport domicile/travail pris à 100 % par l’employeur,
  • La réhumanisation des gares avec des cheminots formés aux exigences du Service Public ferroviaire,
  • La ré internalisation des charges de travail à la SNCF.

ENSEMBLE, EXIGEONS DES MOYENS HUMAINS, TECHNIQUES ET FINANCIERS POUR UN SERVICE PUBLIC SNCF DE QUALITÉ !

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L’ARBRE QUI « CASH » LA FORÊT !

Comptes SNCF 2023

| Espace presse

Les comptes 2023 du groupe SNCF sont désormais connus.
Le chiffre d’affaires est annoncé à 41,8 milliards d’euros (contre 41,4 en 2022).
Le résultat net est de 1,3 milliards d’euros (contre 2,4 en 2022).
Au-delà du satisfecit de la direction, ces résultats doivent être analysés notamment à la lumière du désengagement de l’État, des plans de performances, du développement de la polyvalence et de la productivité de toutes les cheminotes et tous les cheminots.

S’il on peut se féliciter de l’engouement pour le transport ferroviaire, nous savons également combien cet accroissement provoque des tensions dans le quotidien des usagers et des cheminots.
Les capacités de production et la robustesse de l’exploitation ont été fortement mis à mal ces dernières années. Les moyens ont été réduits et l’entreprise fortement désorganisées par les multiples découpages et réorganisations.
Derrière ces difficultés, ce sont des usagers qui ont bien du mal à accéder aux trains, subissent les disfonctionnements dans une jungle tarifaire qui voit les tarifs s’envoler.
Les luttes menées ces derniers mois ont d’ores et déjà permis d’infléchir la courbe des effectifs. Pour La CGT, cela reste insuffisant pour répondre aux besoins de la population, aux exigences du service public et à l’amélioration des conditions de travail des cheminots.
La situation est alarmante tant pour le matériel roulant avec des calendriers de livraison qui s’allongent que pour les travaux d’infrastructures aux perspectives lointaines.
Cette situation émane des différents plans dit de « performances » ou plutôt de productivité mis en oeuvre depuis plusieurs années et singulièrement depuis la réforme de 2018.
Cette réforme a placé la SNCF dans une trajectoire financière contrainte pour satisfaire aux attentes d’un gouvernement libéral qui organisait dans le même temps la libéralisation généralisée du transport ferroviaire et le projet de mise à mort de Fret SNCF.
Les plans de productivité se succèdent et atteignent plusieurs centaines de millions d’euros par an (possiblement environ 700 millions d’euros pour 2023).
Des plans de productivité qui s’appuient notamment sur l’accord classification-rémunération permettant d’accroitre la poly-compétence et transformant profondément les métiers et les conditions de travail des cheminots permettant à la direction de réaliser des économies.
Des plans de productivité qui ont également abouti à la réduction des programmes de maintenance et d’investissements, à l’affaiblissement des capacités industrielles sur l’autel de la rentabilité.

L’ÉTAT SE DÉSENGAGE… LES CHEMINOTES ET LES CHEMINOTS EN PAYENT LE PRIX !

La SNCF participe de manière importante au financement de la régénération du réseau ferroviaire à travers le fonds de concours mis en place dans le cadre de la loi de 2018. En 2023, c’est ainsi près de 1 milliard d’euros qui a été affecté à ce dernier. En 2024, ce montant devrait encore augmenter.
Une contribution néanmoins insuffisante au vu des travaux à réaliser. Dans le cadre du « plan d’avenir pour les transports » présenté médiatiquement il y a un an, l’État sollicite encore davantage la SNCF !
C’est donc la SNCF, sur ses seuls résultats, produits par le travail des cheminots, qui vient assurer le financement de la régénération du réseau ferré national, propriété de l’État, dans un marché que le gouvernement a décidé d’ouvrir à la concurrence !
Des moyens qui manqueront à la SNCF pour mieux assurer ses missions, améliorer la qualité de service vis-à-vis des usagers et des chargeurs et répondre aux fortes attentes d’amélioration des conditions de travail et sociales des cheminots.
Il y a quelques jours, le ministre de l’économie a annoncé 10 milliards d’économie sur le budget de l’État. Ce sont de plus de 2 milliards d’euros qui sont amputés du budget « écologie, développement et mobilité durables ». Un véritable scandale !
À l’heure où les enjeux environnementaux sont au coeur du débat public, rien ne pourra se faire sans des financements à la hauteur de telles ambitions.
C’est pourquoi, la Fédération CGT des Cheminots continue de porter les ambitions nécessaires au développement du transport ferroviaire public Voyageurs et Fret.
L’État doit non seulement assumer ses responsabilités en termes de report modal en mettant en place des politiques favorables au transport ferroviaire mais également contribuer davantage au financement du système dont la responsabilité ne peut peser sur le Groupe SNCF et donc sur les cheminots.

La CGT appelle les Cheminotes et les Cheminots à poursuivre les mobilisations dans les établissements et les métiers pour gagner sur l’emploi et les conditions de travail, les salaires et primes de travail métiers, et la Cessation Progressive d’Activité (CPA).

Avec la CGT on a tout à GAGNER !

Du 28 mars au 4 avril, on VOTE CGT aux élections des représentants salariés aux Conseils d’Administration.

Retrouvez toutes les informations et le développement de nos revendications sur https://www.renforcement-cheminotcgt.fr

Le 28 mai, construisons la riposte globale contre la concurrence et pour le service public ferroviaire. Toutes et tous à Paris à l’euro-manifestation des cheminots !

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UN MÉTIER EN SOUFFRANCE

Secrétaires médicaux

| Services communs

En fin d’année 2023, la direction annonçait le déploiement de la spécialisation des secrétaires médicaux.
Pour ceux déjà en poste, les entretiens exploratoires ont été mis en place en début d’année.
Des entretiens pour définir quels agents occuperont les postes de GMT (Guichet de Médecine du Travail), de AST (Assistant·e en Santé au Travail), ou ceux qui resteront secrétaires médicaux en soins. La direction profite bien entendu de cette réorganisation pour supprimer des postes.

Pour la CGT, la situation est inacceptable.

Lors des instances du personnel qui se sont déroulées en début d’année, la direction a clairement décliné son objectif : la suppression de certains postes de secrétaires médicaux au nom de la productivité ! Alors qu’actuellement, seuls 42 postes sur 50 sont tenus, abstraction faite par la direction des postes supprimés, l’employeur a exposé son intention de surcharger les secrétaires médicaux !

Après leur avoir infligé la charge des postes vacants, on projette désormais de leur imposer de nouvelles missions d’AST ou GMT supplémentaires à leur fiche de poste, ce qui équivaudrait à une charge de travail de 4 postes pour une seule personne !

La direction nous précise qu’en cas d’absence d’un·e secrétaire, le poste restera vacant ou sera remplacé par un·e secrétaire alternant·e. Ces choix sont directement générateurs de RPS.

Les temps partiels sont également dans le viseur de la direction. Certaines directions n’hésitent pas à culpabiliser les parents qui posent des VT les mercredis en s’appuyant sur le collectif de travail comme outil de pression, voire de maltraitance, en leur faisant porter la responsabilité de la perte de production !

De plus, nous rappelons que les secrétaires de soins et de laboratoire ont un déroulement de carrière bloqué à la classe 3. Pourtant, elles et ils ont récupéré les tâches des postes supprimés et non-remplacés.

Pour la CGT, cette situation est intolérable !

Nous exigeons :

  • L’arrêt des suppressions de postes de secrétaires et l’embauche pour éviter « les postes vacants » dans les services médicaux et les laboratoires ;
  • La description complète dans les fiches de postes des secrétaires de l’ensemble des missions administratives ;
  • L’attribution de la prime de saisie pour tou·te·s les secrétaires ;
  • Une réelle compensation des temps partiels par métier et non par établissement ;
  • Le déroulement de la classe 3 à 4 pour les postes de secrétaires médicaux à l’ancienneté ;
  • La prise en charge de la totalité des frais engendrés par la formation : hébergement, déplacement, garde d’enfants.

La CGT continue de porter les revendications des cheminot·e·s des Services Médicaux et d’en exiger la place centrale dans l’entreprise. Toutes et Tous cheminot·e·s !

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LE 13 MARS, SUSPENDONS LES VENTES !

| Exploitation

Une délégation CGT a été reçue en conciliation le 20 février dans le cadre du préavis de grève national Vente du 13 mars prochain.

Les réponses apportées par la direction lors de cette rencontre sont très en-dessous des attentes et des revendications portées et nécessitent l’intervention et la réaction collective des cheminot·e·s.

  • Alors que les cheminot·e·s de la Vente, « agents de la relation clients au sol et à distance », subissent depuis le mois d’octobre 2022 le déploiement d’un logiciel inachevé qui en est à sa 60ième version ;
  • Alors qu’ils et elles subissent les foudres des usagers excédés par les délais de vente qui s’allongent à cause des « BUGS » informatiques et des dysfonctionnements techniques ;
  • Alors que les formations restent insuffisantes pour les cheminot·e·s ;
  • Alors que les différences de caisses liées aux défaillances techniques amputent les rémunérations liées aux objectifs ;
  • Alors qu’un grand nombre d’agents dans les RCAD ont déjà agi massivement par la grève les 10 et 24 janvier derniers ;
  • Alors que la Fédération CGT des cheminots a déposé une alerte sociale et un préavis de grève national pour porter les revendications ;

la Direction de SNCF Voyageurs reste sourde. Pire, lors de la réunion de conciliation du préavis de grève qui a eu lieu le 20 février dernier, elle a estimé avoir fait son maximum en proposant 3 mois de majoration de 20 % de la prime de travail (3×50 euros), en positionnant quelques renforts et en accordant 6 autorisations d’embauches sur le RCAD de Nantes.

Dans ces conditions, les cheminot·e·s des services commerciaux en gare et dans les RCAD doivent se mobiliser en nombre pour exiger une meilleure reconnaissance et de meilleures conditions de travail !

La Fédération CGT appelle les cheminot·e·s des gares et des RCAD à cesser massivement le travail par la grève le mercredi 13 mars 2024.

Elle appelle également à des distributions de tracts aux usagers devant les gares pour dénoncer ces conditions qui dégradent le service rendu à la population et les relations commerciales.

ENSEMBLE, EXIGEONS DES MOYENS HUMAINS, TECHNIQUES ET FINANCIERS POUR UN SERVICE PUBLIC DE QUALITÉ !

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PRIME DE TRAVAIL : SOYONS PRÉCIS !

ASCT

| Trains

La prime de travail est un élément essentiel de la rémunération des ASCT. Elle repose entièrement sur la présence et la durée du temps de travail.
Par sa proposition novatrice portée par une pétition nationale recueillant la signature de 60 % des ASCT, la CGT prend le contre-pied de la logique patronale.
Focus.

Le projet CGT sur la prime de travail intègre la nécessité de sa revalorisation et de sa refonte, la fusion des éléments 3 et 4 permettant une meilleure lisibilité et l’intégration d’un nouvel élément structurant primant la reconnaissance, l’expérience acquise et la technicité des ASCT.

TRAVAILLER + POUR GAGNER +, LA CGT A UNE AUTRE VISION.
Lors des négociations de la fin de l’année 2022, 2 mesures liées directement à la prime de travail ont été actées :

  • Intégration de 600 euros par an, soit 50 euros par mois (mesures générales NAO du 7 décembre 2022) ;
  • Intégration de 720 euros par an, soit 60 euros par mois (mesures conciliation action du 22 décembre 2022).

Ces 2 points ont été intégrés dans le premier pilier de la prime de travail en le faisant passer de 14,51 € à 20,39 € par journée travaillée. Si toutes les propositions sont louables, agir par simplicité sur ce seul levier contribue à renforcer les velléités patronales de rémunération au mérite. Très peu pour la CGT !

Ainsi, la CGT propose la création d’un nouvel élément structurant : l’ARMT¹, qui repose sur l’expérience acquise, la reconnaissance du savoir-faire et la technicité du métier. Aussi, la Fédération CGT propose d’intégrer cette indemnité dans la nouvelle rubrique de la prime de travail, en complément de la fusion des éléments 3 et 4 actuels (CR S.1 et S.2 revalorisé sur la base la plus haute, soit 6,56 €).

Pour voir le « Projet Fédération CGT : 3 exemples calculés sur 15 et 20 jours travaillés dans le mois »
→ TÉLÉCHARGER LE PDF CI-DESSOUS

En complétant la mesure de sécurisation de la prime de travail mise en place par la direction depuis le 1er janvier 2024, la proposition CGT permettrait de sécuriser la rémunération à un niveau plus élevé. Ainsi, cela garantirait à chaque ASCT, y compris en cas de maladie, blessure, SU…, le versement de sa prime de travail Trains à hauteur minimum de 65 % à 80 % avec 5 jours d’absence.

La revalorisation et la refonte de la prime de travail sont des objectifs centraux de la CGT ; pas d’usine à gaz, pas de flonflon, juste de la reconnaissance et de la justice. La CGT propose d’agir dès la première table ronde pour mettre la pression sur la direction et obtenir satisfaction.

¹ ARMT : Allocation Reconnaissant le métier Trains

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PARCE QUE NOUS SOMMES TOUTES ET TOUS CHEMINOT·E·S !

Table ronde nationale SNCF

| Les conditions sociales

Le 5 mars prochain, la direction du groupe SNCF convoque une première table ronde « conditions d’exercice des métiers ».
À l’appui des conflits locaux et nationaux qui se multiplient dans les métiers, la Fédération CGT ira porter des revendications progressistes pour l’ensemble des cheminots !

CESSATION  PROGRESSIVE D’ACTIVITÉ

Ce que la CGT propose :
Une base à 48 mois pour tous, pourquoi ?

Il s’agit, dans un premier temps, d’effacer le report de 2 ans de l’âge d’ouverture des droits (24 mois travaillés / 24 mois non travaillés) et prendre en compte les contraintes spécifiques d’exercice des métiers cheminots. Dans les faits, l’espérance de vie des cheminots n’a pas évolué positivement depuis 2020. La réforme induit donc, par le report de l’âge
de départ couplé à l’espérance de vie, une réduction du temps passé à la retraite. Ce n’est pas acceptable.

À cela doit s’ajouter : La prise en compte des contraintes spécifiques liées à l’exercice des métiers du ferroviaire.

→ 3 dispositifs améliorés :

  • 12 à 18 mois de CPA pour 20 ans d’exercice d’un métier à pénibilité avérée.
  • 12 à 24 mois de CPA pour 25 ans d’exercice d’un métier à pénibilité avérée.
  • Dispositif ASCT : + 1 à 6 mois par rapport aux 2 dispositifs ci-dessus, soit 24 à 30 mois.

SALAIRES / RÉMUNÉRATION/PRIME DE TRAVAIL

Les décisions unilatérales de la direction fin d’année 2023 n’ont pas répondu favorablement à la nécessité d’engager de véritables augmentations générales de salaires pour toutes et tous.

La CGT revendique :

  • La mise en place de l’échelle mobile des salaires ;
  • La mise en place de la grille salariale CGT unique pour tous les cheminots contractuels et statutaires avec des garanties sur le déroulement de carrière, un avancement automatique, la reconnaissance des diplômes et un salaire mensuel de début de grille, sans diplôme et sans expérience, de 2 000 euros bruts ;
  • Une augmentation générale des salaires qui ne se limite pas à la compensation de l’inflation réelle mais qui intègre une véritable reconnaissance des métiers des cheminots ;
  • Un véritable 13e mois pour tous les cheminots ;
  • La revalorisation des primes, des indemnités et des allocations au regard du contexte d’inflation réelle et du contentieux salarial ; une refonte des primes de travail.
  • La correction des inégalités salariales entre les femmes et les hommes.

EMPLOI

L’annonce de 1 100 embauches supplémentaires au budget qui porte le volume global pour 2024 à 8 400 embauches est à mettre à l’actif des actions locales et par métier qui se multiplient ces derniers mois dans tous les territoires.
Ces annonces doivent trouver rapidement une déclinaison dans tous les établisse-ments du Groupe. La direction doit comprendre que malgré ce nouvel élément, il reste encore du chemin à parcourir avant de retrouver une situation plus sereine sur ce sujet.

C’est pourquoi, la Fédération CGT appelle l’ensemble des cheminots, contractuels, statutaires, de tous grades et toutes fonctions
à prendre part aux débats en proximité, à poursuivre leur participation à la construction des luttes locales
et à mettre sous vigilance ce nouveau rendez-vous national.

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ASCT : LES PROCHAINS RENDEZ-VOUS SONT FIXÉS AUX 5 ET 14 MARS !

Info Luttes

| Trains

La puissante mobilisation des ASCT appelle des suites. Si la direction a dû faire quelques concessions, il en manque !
La Fédération CGT appelle les cheminots ASCT à mettre sous contrôle cette première table ronde.

⇒ CONDITIONS D’EXERCICE DES MÉTIERS

Le 5 mars prochain, la direction du GPU SNCF déclenche une première table ronde nommée « conditions d’exercice des métiers ». Le 14 mars, une réunion spécifique ASCT est organisée par la SA Voyageurs. À ces occasions, la CGT revendiquera :

⇒ La refonte et la revalorisation significative de la prime de travail des Trains.

La CGT revendique une refonte de la prime de travail, la fusion des éléments 3 et 4 et la création d’une nouvelle rubrique intitulée ARMT (Allocation Reconnaissant le Métier Trains), avec une partie forfaitaire mensuelle évaluée à 150 euros. La CGT porte une proposition qui permet d’élever le montant de la prime de travail à 780 euros/mois.

La CGT exige, par ailleurs, des dispositions de convergence salariales et de rémunération envers nos collègues contractuels.

  • Une CPA spécifique ASCT pouvant aller jusqu’à 78 mois et des mesures spécifiques de reconnaissance de la pénibilité pour les agents de la filière Trains, qu’ils soient statutaires ou contractuels.

Pour rappel, la CGT revendique une CPA pour tous les cheminots de 48 mois, accompagnée par des mesures spécifiques de pénibilité pour les métiers de la filière Trains et notamment TOUS les ASCT, qu’ils soient contractuels ou statutaires, pouvant aller jusqu’à 78 mois (39 mois travaillés, 39 mois non-travaillés).

⇒ FAIRE APPLIQUER CE QUI A ÉTÉ GAGNÉ

⇒ 200 embauches ASCT en plus des 650 déjà prévues.

La Fédération CGT appelle ses syndicats locaux, avec les cheminots ASCT, à déposer des DCI locales dans les tous prochains jours et à aller chercher la déclinaison de ces embauches, en proximité, dans toutes les activités (IC, TN, OUIGO, TGV, TER).

⇒ 3 000 positions de rémunération hors compte, mais combien pour les ASCT ?

La Fédération CGT appelle ses syndicats locaux, avec les cheminots ASCT, à déposer des DCI locales et à aller chercher, une à une, des PR hors compte pour les ASCT, dans chaque site, et pour toutes les activités.

⇒ Augmentation de 0,1 % de l’enveloppe annuelle allouée aux contractuels.

De la même manière, la Fédération CGT appelle ses syndicats locaux, avec les cheminots ASCT à aller chercher la traduction concrète de cette annonce pour gagner une cohérence avec les mesures à destination des statutaires.

La direction cherche à gagner du temps, nous ne voulons pas en perdre ! C’est dès maintenant qu’il faut mettre sous pression ce nouveau rendez-vous !

Par conséquent, la Fédération CGT appelle ses équipes militantes locales, avec les cheminots ASCT et plus globalement ceux de la filière Trains, à organiser la mise sous contrôle des 5 mars et 14 mars en décidant des modalités qui leur sembleront les plus adaptées.

 

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8 MARS : LA GRÈVE FÉMINISTE !

Égalité professionnelle

| Tract

Au cours de la DCI unitaire portant sur l’amélioration des droits des femmes, la Direction a estimé avoir de bons résultats avec un écart salarial relativement faible, une amélioration pour l’accès aux sanitaires, etc., mais la vérité est bien différente…

La Direction affiche son autosatisfaction quant aux résultats en matière d’égalité entre les femmes et les hommes, mais les faits sont têtus : ils illustrent parfaitement que la priorité est donnée à la productivité et non à l’amélioration de l’égalité et des conditions de travail.

INÉGALITÉS SALARIALES…
Pour la Direction, l’écart salarial entre les femmes et les hommes est très faible, de l’ordre de 0,9 %. Mais l’analyse des données par collège démontre une autre réalité : l’écart salarial en défaveur des femmes atteint – 10,2 % chez les agents de maîtrise et – 6,4 % à l’exécution. Il s’explique en partie par le poids des éléments variables de solde (EVS).
Concernant les contractuelles, l’écart se creuse du fait de l’absence de grille de rémunération et de la négociation de gré à gré souvent discriminante pour les femmes.
L’accord Classifications-Rémunérations de branche transposé dans l’entreprise en juillet 2022 a ajouté à l’inégalité salariale puisque, pour les contractuels, c’est le poste occupé qui définit la classe de l’agent répondant à des critères plus que subjectifs à la main des directions.
De plus, les inégalités salariales s’accentuent du fait du temps partiel souvent subi par les femmes pour concilier vie familiale et vie professionnelle. 70 % des femmes endossent les charges domestiques dans le couple.

INÉGALITÉS DANS LES CONDITIONS DE TRAVAIL…
Les vestiaires et les toilettes avec un lavabo et du savon n’existent pas dans de nombreux postes, ateliers et dépôts. Les équipements individuels de sécurité ne sont pas toujours adaptés aux personnels féminins. Les organisations de travail ne permettent pas non plus d’avoir le temps d’utiliser les sanitaires. Le travail de nuit se développe considérablement alors que différentes études montrent qu’il est source de maladies, notamment pour les femmes (augmentation du risque de cancer du sein).
L’entreprise affiche une posture d’engagement en faveur de l’égalité professionnelle renvoyant une image positive vis-à-vis du public, mais, dans le même temps, la productivité reste le maître-mot, ne laissant aucune place au respect des besoins les plus essentiels de chacune et chacun.

INÉGALITÉS DANS LE RECRUTEMENT…
Encore aujourd’hui, le recrutement dans les métiers techniques reste très majoritairement masculin. Les femmes représentaient seulement 21,44 % des 8 700 embauches.
Les mesures affichées par la Direction depuis des décennies n’ont pas permis de gagner la mixité dans les métiers. La féminisation des métiers est un échec : en 2022, 794 femmes pour 15 173 hommes à la Conduite ; au Matériel, 1 252 femmes pour 18 886 hommes. Les femmes restent cantonnées aux métiers transverses ou de relation clients. Elles représentent 92 % à Optim’services.
La CGT considère que l’émancipation des femmes passe par leur égal accès à l’ensemble des métiers et des filières. Elle agit pour la liberté pleine et entière des femmes, au travail et dans la société. Elle se bat sur la base d’une approche globale intégrant l’égalité dans l’emploi, la rémunération, la carrière, la formation continue, la santé, la vie personnelle et la retraite.

La CGT revendique :

  • l’égalité salariale entre les femmes et les hommes ;
  • la suppression du travail de nuit s’il n’est pas d’une extrême nécessité (continuité de service) ;
  • la mise en place des 32 heures hebdomadaires sans perte de salaire afin de permettre à tous de travailler à temps plein tout en assumant la parentalité ;
  • l’amélioration des conditions et de l’organisation du travail (accès à des toilettes et le temps pour s’y rendre).

C’est pourquoi la Fédération CGT des cheminots appelle les cheminot·e·s à s’inscrire pleinement dans la journée de grève unitaire et féministe.

Pour gagner l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, le combat doit être mené par l’ensemble des cheminotes et des cheminots.


ENSEMBLE,
EN GRÈVE LE 8 MARS !
GAGNONS NOS REVENDICATIONS !

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8 MARS, TOUS ET TOUTES NÉCESSAIREMENT FÉMINISTES !

Égalité professionnelle

| Maîtrise et cadres UFCM

« Dans toutes les branches du travail humain, la femme assume la même fonction que l’homme… Comment de cette identité d’existence et de fonction ne résulterait-il pas l’identité des droits et des revendications. » (Jean Jaurès, La Dépêche, 1907)

Et si l’identité des droits et des revendications est valable pour que les femmes s’associent aux mouvements de l’ensemble des salariés, alors l’ensemble des salariés doit s’associer aux mouvements pour les droits et revendications pour les femmes. Et en plus, ils ont tout à y gagner !

Dans la branche ferroviaire et le GPU, les femmes, notamment maîtrises et cadres, continuent de souffrir des mêmes écueils :

  • le plancher collant : difficultés qu’ont les femmes à être promues en début de carrière et à gravir les échelons au sein d’une entreprise. Les femmes ont moins accès aux promotions fonctionnelles, en lien avec les présupposés de disponibilité et technicité de ces postes ;
  • les parois de verre : les femmes sont concentrées dans peu de professions. Or, ces emplois sont dévalorisés ;
  • le plafond de verre : même si la part des femmes cadres augmente, elles n’occupent pas les postes les mieux rémunérés ;
  • les primes : les femmes touchent moins de primes. La part variable des cadres étant importante, les femmes sont plus discriminées.

Quelques exemples tirés des données officielles UTP et GPU 2022 (chiffres 2023 non encore connus) pour les illustrer :

  • En 2022, les femmes ne représentent que 21 % des effectifs de la branche ferroviaire et 20,4 % des embauches. Pour le GPU, les femmes représentent 22,89 % de l’effectif, + 0,10 point en un an, et 20,81 % des embauches en CDI.
  • La part des femmes en emploi précaire est significative : 52,61 % des contrats aidés et 50,18 % des CDD, dont 64,55 % des CDD cadres !
  • En 2022, les femmes représentaient 29,79 % des classe 1 (+9 % en 2 ans), 21,81 % des classe 2 (- 1,5 % en 2 ans) et 21,74 % des classe 3 (-0,6 en 2 ans), mais, en 2022, les femmes ne représentent que 20,96 % des promotions à la classe 4 où elles ne représentent que 16,39 %. LA DISCRIMINATION S’INTENSIFIE DÈS L’ACCÈS À LA MAÎTRISE.
  • La part des femmes, dans le nombre de promotion en classe est toujours inférieure à la représentation des femmes (– 0,5 % en 2022) ;
  • À part à la classe 1, la rémunération mensuelle moyenne brute est systématiquement inférieure pour les femmes, au CP comme contractuelles ;
  • Le poids des EVS dans la rémunération réelle des femmes maîtrises ou cadres est systématiquement inférieur à celui des hommes ;
  • Moins de 17 % du volume d’heures de formation dispensées au sein du GPU au cours des deux dernières années ont concerné des femmes, quand elles représentent 22,9 % de l’effectif total.

Accepter la discrimination envers les femmes, c’est accepter toutes les discriminations, qu’elles soient basées sur le sexe, la race, la religion réelle ou supposée, les aptitudes physiques réelles ou supposées, la sexualité réelle ou supposée, les contraintes familiales réelles ou supposées, la disponibilité réelle ou supposée, la mobilité réelle ou supposée…

Si toutes concernent les femmes, chacune ne concerne pas que les femmes.

Lutter contre ces discriminations, c’est donc lutter pour chacun, pour TOUS. Les hommes comme les femmes doivent donc prendre toute leur place dans ce combat.

Garantir l’égalité réelle entre les femmes et les hommes au travail passe par des règles collectives, un cadre unique et commun qui s’impose à toutes et tous !

Gagner de meilleures conditions de travail pour les femmes, comme un accès facile aux toilettes, des outils pour le port de charges lourdes, la fin des réunions à 17h30, la réduction du travail de nuit au strict minimum de la continuité de service public, c’est gagner pour tous l’hygiène au travail, la réduction des troubles musculosquelettiques, le droit à la parentalité, à une vie sociale, sportive et culturelle… bref permettre aux hommes d’être des femmes comme les autres !

Concernant l’accès aux métiers à dominante féminine pour les hommes, ils sont depuis de nombreuses années supprimés massivement par l’entreprise, comme les fonctions RH, la vente et le médical et social, souvent remplacés par des alternantes sur les plus basses tranches de rémunération et largement subventionnées.

Gagner une grille des salaires de branche pour tous permet de lutter contre les discriminations salariales, qu’elles soient sexistes, racistes, syndicales, politiques…

Gagner un dispositif d’accès aux fonctions maîtrises et cadres qui repose sur des connaissances du système ferroviaire, des savoir-faire techniques et des connaissances théoriques des métiers et un dispositif de déroulement de carrière qui repose sur la formation sous contrôle des salariés, c’est gagner pour tous de la transparence, de la légitimité et empêcher l’encadrant d’être soupçonné de favoritisme pour quelque cause que ce soit.

ALORS, CE 8 MARS, ON MATÉRIALISE SON ENGAGEMENT ET SON ACTION AU QUOTIDIEN POUR L’ÉGALITÉ
PAR SA PARTICIPATION À LA GRÈVE FÉMINISTE ET AUX RASSEMBLEMENTS ET MANIFESTATIONS SUR TOUT LE TERRITOIRE !

 

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20 décembre 2023

Fret SNCF : comment la libéralisation a accéléré le déclin du rail

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