Fédération CGT des Cheminots


Lettre ouverte à M. Jean-Pierre Farandou, président-directeur général de SNCF

| Espace presse

Monsieur le Président,

La Fédération CGT des cheminots tire le signal d’alarme : le système ferroviaire est dans une impasse (structurelle et financière) qui conduit à son affaiblissement, à des reculs sociaux sans précédent, et donc à de nouveaux épisodes de conflictualité très dure.

En France, le patronat s’est fixé l’objectif de remettre en cause tous les droits et repères collectifs des salariés. Il est secondé par le Gouvernement qui modifie la loi en conséquence et s’attaque à la protection sociale.

La branche ferroviaire a été créée dans ce contexte : contrairement aux autres conventions collectives, qui ont été écrites pour généraliser des droits arrachés dans certaines entreprises, la CCN ferroviaire est pensée par le Gouvernement et le patronat en opposition au Statut des cheminots de la SNCF et pour déconstruire les droits qu’il contient. Il en résulte une absence de négociation réelle et donc des démarches unilatérales du patronat qui ne sont pas acceptables.

Le groupe public SNCF se construit par mimétisme du fonctionnement des entreprises privées. La poursuite de l’externalisation des charges de travail, l’annonce de créations de filiales pour chaque « marché », aussi petit soit-il, ne peuvent pas conduire à un modèle social ou économique intégré. Comme dans le privé, cette atomisation de la production ne laisserait plus de place pour la carrière des salariés, leur mutation volontaire ou encore leur représentation syndicale. La régulation des effectifs se ferait par les licenciements et les démissions. Ce serait la jungle sociale !

Par ailleurs, nous voyons poindre une « anarchie organisée » entre produits, établissements et sociétés (SA), qui vise à brouiller les repères pour mieux déconstruire les droits des cheminots. Les contrats de travail des nouveaux embauchés, la liberté de ne plus appliquer la règlementation existante, de faire ses propres règles, d’organiser le dialogue social dans son coin selon ses propres choix, tout cela semble brouillon, mais procède d’une logique unique : effacer la SNCF et les cheminots. Cette désorganisation volontaire va aussi avoir de graves conséquences sur l’efficacité de la production et la sécurité du système ferroviaire. Notre mode de transport guidé sur réseau interconnecté et les exigences des usagers vis-à-vis de leur bien commun qu’est le service public sont des spécificités du système ferroviaire. On ne les apprend ni dans les écoles de commerce ni dans les start-up.

Le meilleur exemple est la situation du transport de marchandises dont la dérégulation, vantée pendant 15 ans par la direction, a provoqué un effondrement durable.

La finalité de ces évolutions est la privatisation, ce qui explique les choix du Gouvernement. La trajectoire économique du « Pacte » de 2018 n’est donc pas destinée à assurer la pérennité du système ferroviaire français, mais plutôt à imposer la profitabilité de chaque segment du groupe public pour rembourser la dette de l’État, se substituer à lui dans le financement des investissements d’infrastructures publiques, puis à aiguiser les appétits des actionnaires.

C’est d’ailleurs pourquoi le Gouvernement et la direction jugent indigne de maintenir les « petites lignes » au sein du réseau ferré national en les transférant à d’autres gestionnaires, ne se préoccupant plus de leur avenir.

Dans la situation actuelle, la crise sanitaire masque un certain nombre de mécontentements, les cheminots ne distinguent pas encore très bien quel avenir leur est réservé, mais les évolutions du quotidien accroissent déjà le malaise et la colère.

La direction, que ce soit au niveau de la branche ou dans le groupe public unifié, démultiplie les concertations, notamment sur le cadre social, mais nous ne constatons aucune évolution au fil des réunions, alors même que les SA poursuivent leur tâche de décomposition des règles existantes.

La direction a signé récemment un accord sur le dialogue social avec toutes les organisations syndicales. Nous constatons quelques mois plus tard que la hiérarchie des normes entre négociations de groupe et de société n’est déjà plus respectée. Alors que le sujet du cadre social de groupe n’est pas encore bouclé, les SA convoquent déjà leurs propres bilatérales avec l’objectif de réduire les droits des cheminots. Les discussions sont d’autant plus nombreuses que les décisions sont déjà prises (abrogation du dictionnaire des filières, suppression de la grille et des notations, donc liquidation du Statut). Cela ne laisse aucun espace pour intégrer les revendications des cheminots portées par la CGT (nombre de métiers, hausse des salaires minimums, sécurité de l’emploi, grille salariale basée sur la reconnaissance des diplômes et de l’ancienneté, etc.)

La Fédération CGT des cheminots a donc décidé qu’elle ne participerait plus à ce qui s’apparente de plus en plus à une mascarade. Nous l’avons toujours dit : dans un contexte de forte dégradation de l’ambiance dans l’entreprise, les négociations doivent produire des effets positifs mesurables par les cheminots dans leur quotidien. Nous en sommes loin.

La direction rassure le Gouvernement et les cheminots passent manifestement au second plan. Pour la CGT, ils doivent redevenir la priorité, car ce sont eux qui produisent quotidiennement le service public ferroviaire. Ils l’ont montré pendant la crise sanitaire et n’en ont retiré que mépris du Gouvernement.

Renouer le dialogue, la confiance et regagner l’efficacité de la production ne se fait pas uniquement par des discours ou des concertations, mais bien par des négociations apportant satisfaction aux revendications.

Pour rappel, nous considérons que les cheminots ont besoin de réponses positives concernant principalement trois axes :

  • Les questions budgétaires, particulièrement leurs volets « emploi » et « salaires » ;
  • L’organisation de la production, les conditions de travail, et l’avenir des activités de transport de marchandises, de transport de voyageurs, et de l’infrastructure ;
  • Le futur statut social (à l’échelle du groupe et de la branche), le maintien des facilités de circulation pour les actifs et les retraités.

Les tensions et conflits ne pourront que croître en l’absence d’actes significatifs sur ces sujets, car les cheminots agiront avec la CGT pour ne pas rester dans la situation actuelle.

Si la CGT sait prendre ses responsabilités lors des négociations, elle sait aussi les prendre pour gagner par la lutte le déblocage de situations insupportables pour les cheminots.

Dans l’attente de vous lire, recevez, Monsieur le Président, l’expression de mes respectueuses salutations.

Laurent BRUN
Secrétaire Général

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LE SALAIRE, POUR LA CGT, C’EST TOUTE L’ANNÉE !

Accord NAO salaires SNCF

| Les conditions sociales

La CGT ne signera pas l’accord salarial 2026.

Les propositions de la direction SNCF constituent une véritable provocation envers l’ensemble des cheminots.

Pour autant, la question des salaires n’est pas close !

Dès lors, nous appelons tous les cheminots à se rassembler dans les syndicats CGT afin de décider et d’organiser les mobilisations nécessaires.

Les mesures salariales reprises à l’accord ne répondent pas aux besoins des cheminots. Ces mesures accentuent les disparités et augmentent la précarité, en développant des dispositifs de rémunération non pérennes et non assujettis aux cotisations sociales, comme le complément de PPV.

Cela se fait au détriment des augmentations générales des salaires, tout en réduisant les indemnités en cas de maladie ainsi que les montants des pensions de retraite.

DU VENT DANS LES POCHES

La machine à enfumer fonctionne à plein régime. Les Temps réels de la Direction, relayés par les médias, prétendent que les cheminots seraient déjà privilégiés et profiteraient, en plus, de mesures NAO 2026 présentées comme généreuses.
Pourtant, les chiffres traduisent une tout autre réalité de la situation et du contenu de cet accord.

12 € C’est le prix d’un bidon de lessive… mais c’est aussi l’augmentation du salaire moyen de base mensuel brut à partir d’octobre 2026.
0,18% D’augmentation générale des salaires sur l’année 2026.
21,3% D’inflation cumulée depuis 10 ans.
1,3 Md€ Pour gaver les organismes de complémentaire santé obligatoire au détriment des salaires et des régimes de base (Sécurité sociale et régime spécial SNCF).
– 6,2% De la part du salaire liquidable/imposable sur 6 ans du fait du développement de la PPV et intéressement que d’autres organisations syndicales promeuvent lors des NAO.
Il faudrait travailler 11 trimestres de plus pour compenser cette perte sur la pension de retraite, soit presque 3 ans.
Cette baisse a également des conséquences sur les revenus de remplacement en cas de maladie.

Bien sûr, les initiatives organisées par la CGT le 13 janvier ont contraint la Direction à céder une forme d’annualisation de la majoration pour ancienneté. Toutefois, elle est très limitée, sans revalorisation et sans tenir compte de la pénibilité. De plus, elle maintient les inégalités entre cheminots contractuels et statutaires, instaurées par l’accord sur les classifications et rémunérations, auquel seule la CGT s’oppose.

EXIGEONS DES AUGMENTATIONS EN METTANT COLLECTIVEMENT LA PRESSION !

Tout au long de l’année, les mobilisations sur la question des salaires, souvent de proximité ou de métier, font bouger les lignes. C’est particulièrement le cas des initiatives organisées par la CGT pour la reconnaissance de la technicité des métiers, à la Traction, au Train, à la Circulation, à l’Équipement et dans bien d’autres secteurs.

La période des notations pour les cheminots au statut et des entretiens individuels pour les revalorisations salariales individuelles des cheminots contractuels s’ouvre !

L’accord Classifications et Rémunérations permet des revalorisations totalement arbitraires, qui visent à diviser les cheminots contractuels entre eux, alors que les cheminots au statut voient leur évolution salariale fortement ralentie.

Portons alors, ensemble, les réclamations des cheminots contractuels et cheminots statutaires pour des revalorisations salariales avec des initiatives et des interpellations des directions locales organisées par nos syndicats de site CGT.

INFORMEZ-VOUS AUPRÈS DES SYNDICATS DE SITE POUR PORTER COLLECTIVEMENT LES RÉCLAMATIONS !
FAITES COMME DES MILLIERS DE CHEMINOTS, ORGANISEZ-VOUS EN REJOIGNANT LA CGT
POUR DÉFENDRE ET GAGNER DE NOUVEAUX DROITS !

La CGT revendique :

  • UNE AUGMENTATION GÉNÉRALE DES SALAIRES D’AU MOINS 12 % ;
  • UNE GRILLE UNIQUE DES SALAIRES POUR TOUS LES CHEMINOTS (avec une meilleure progression salariale automatique pour les cheminots, statutaires et contractuels) ;
  • UNE VÉRITABLE RECONNAISSANCE DE LA TECHNICITÉ DES MÉTIERS ET SA PÉRENNISATION (avec la revalorisation de la prime de travail, de la prime de traction et une prime de base garantie pour tous les cheminots, contractuels et statutaires) ;
  • L’ANNUALISATION ET LA REVALORISATION DE L’ANCIENNETÉ (Chaque année doit se traduire par une progression automatique et égale pour tous. ) ;
  • UN TREIZIÈME MOIS POUR TOUS.

TOUTES ET TOUS CHEMINOTS, REFUSONS L’AUSTÉRITÉ ! EXIGEONS LE PROGRÈS SOCIAL !
LA BATAILLE POUR LES SALAIRES, C’EST ENSEMBLE ET TOUTE L’ANNÉE !

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L’ALLIANCE DES DROITES CONTRE LES TRAVAILLEURS À L’ASSEMBLÉE NATIONALE !

Droit de grève

| Les conditions sociales

Une offensive législative majeure contre les droits sociaux se prépare pour le 22 janvier prochain. Profitant d’une niche parlementaire, le groupe Les Républicains, avec l’appui du RN, veut s’attaquer au 1er mai et durcir le droit de grève dans les transports. La Fédération CGT des cheminots appelle les parlementaires progressistes à renvoyer ces lois dans les poubelles de l’histoire !

En plein bras de fer budgétaire pour l’année 2026, la droite et le patronat profitent de la cure d’austérité imposée par le gouvernement pour accélé-rer leurs attaques.

Ainsi, des projets de loi intitulés « Permettre aux salariés de certains secteurs de travailler le 1er mai » ou encore « Concilier la continuité du service public de transports avec l’exercice du droit de grève et à privilégier le dialogue social et la liberté de circulation » vont être soumis au vote des députés.

Ces textes confirment les velléités du patronat et de leurs porte-serviettes de casser les outils de solidarité au mépris des conquêtes sociales historiques de notre pays.

Concernant le projet de restriction du droit de grève, le texte prévoit notamment :

  • une privation du droit de grève, jusqu’à 30 jours par an ;
  • l’instauration d’une limite de 6 heures de grève par jour, sur un maximum de 7 jours consécutifs. Périodes concernées : veilles et lendemains de jours fériés, vacances scolaires, élections, événements d’ampleur régionale, nationale ou internationale…, fixées par décret en Conseil d’État ;
  • l’allongement du délai de D2I de 48 à 72 heures ;
  • la mise en place d’un dispositif contre les préavis de grève de « longue durée » ;
  • l’interdiction du droit de grève avec les modalités de 59 minutes ou 3 heures et 59 minutes ;
  • l’affichage public du nombre de salariés en grève par ligne, par dépôt, par réseau.

Malgré le rejet unanime des organisations syndicales et l’opposition des forces progressistes, la droite s’obstine. En cherchant l’alliance avec l’extrême droite, elle confirme sa volonté d’aller au bout de sa logique de casse sociale, au mépris du dialogue et de l’unité syndicale.

ALLIANCE DE CIRCONSTANCE OU FONDATIONS DE L’ALLIANCE DES DROITES ?

Pour la CGT, il n’y a pas d’ambiguïté. Nous estimons que la casse des droits sociaux constitue les fondations de l’alliance des droites !

Déjà, fin 2024, É. Ciotti, ancien président de LR et allié aujourd’hui du Rassemblement national, avait tenté le passage d’un projet de loi de ce type, sans succès.

Les travaux parlementaires qui se sont tenus en amont des débats du 22 janvier prochain ont acté que le groupe RN a mené la bataille pour durcir le texte, en présentant des amendements, tels que :

  • passer le nombre de jours d’interdiction de grève à 90 au lieu de 30 ;
  • élargir les motifs d’interdiction du droit de grève ;
  • durcir les sanctions pour les grévistes.

Le RN est une fois de plus démasqué ! Sous sa posture de défenseur des « petits » et avec la bienveillance des médias détenus par les milliardaires, le parti de la haine ne sert que les intérêts des plus puissants pour museler et sanctionner les mobilisations !

La Fédération CGT des cheminots saura prendre ses responsabilités si d’aventure ce texte était voté ! En effet, nous nous opposons fermement à toute évolution visant à restreindre le droit de grève et nous revendiquons l’abrogation de tous les textes existants sur le sujet ! La défense des intérêts des salariés par la grève est inaliénable, quels que soient leur fonction, leur classe ou leur métier !

LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS CONTINUERA À PORTER SES REVENDICATIONS
POUR L’AMÉLIORATION AU QUOTIDIEN DU SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE
ET DÉFENDRA L’ENSEMBLE DES DROITS DES CHEMINOTS,
PAR TOUS LES MOYENS QUI SERONT À SA DISPOSITION, Y COMPRIS PAR LA GRÈVE !

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COLLISION DE DEUX TRAINS À GRANDE VITESSE À ADAMUZ

Communiqué

| Communiqué

La Fédération CGT des Cheminots tient à présenter ses plus sincères condoléances aux familles des personnes décédées. Nous leur exprimons toute notre solidarité.

Pour l’heure, nous n’avons aucune information sur les causes de l’accident. Il est essentiel de mener une enquête complète et transparente sur les causes de ce tragique accident, afin de déterminer les responsabilités de chacun et de garantir la mise en oeuvre de toutes les mesures nécessaires pour éviter qu’un tel accident ne se reproduise.

La sécurité doit toujours être une priorité absolue dans le transport ferroviaire. La CGT réaffirme son soutien et sa coopération vis-à-vis des cheminots espagnols ainsi qu’aux camarades des CCOO. Nous sommes à leurs côtés dans ces moments difficiles.

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LOIN DU COMPTE !

NAO salaires

| Les conditions sociales

Aujourd’hui se tenait la table ronde salariale à la SNCF.

Partout sur le territoire, les cheminotes et les cheminots ont répondu aux appels à agir lancés par les syndicats CGT.
La Fédération CGT salue celles et ceux qui s’engagent dans l’action collective !

La direction du GPU SNCF ne prend toujours pas la mesure de l’urgence à reconnaître le travail des cheminots.

REVENDICATIONS CGT POSITIONS DE LA DIRECTION
Augmentation générale des salaires d’au moins 12 % + 0,25 % à partir du 1er juillet 2026
+ 0,25 % à partir du 1er octobre 2026
Grille unique des salaires pour tous avec une meilleure progression salariale automatique
pour les cheminots statutaires et contractuels
REFUS (prétextant de l’accord classifications-rémunérations)
Une véritable reconnaissance
de la technicité des métiers et sa pérennisation
(avec la revalorisation de la prime de travail,
de la prime de traction
et une prime de base garantie
pour tous les cheminots contractuels
et statutaires)
PAS DE MESURES POUR L’ENSEMBLE DES CHEMINOTS, mais suite aux mobilisations dans les métiers, la direction cède des mesures (non soumises à accord NAO) :

  • +40 € / mois (au total 100 € / mois) prime technicité Circulation
  • Environ +30 € / mois sur la prime de travail ASCT
  • Environ +40 € / mois prime de Traction
  • Des propositions à venir pour l’Équipement
Revalorisation de l’ancienneté AUCUNE REVALORISATION
Annualisation de la majoration de l’ancienneté
(chaque année doit se traduire
par une progression automatique et égale
pour tous)
LA DIRECTION CONCÈDE LE PRINCIPE D’UNE ANNUALISATION DE LA MAJORATION DE L’ANCIENNETÉ POUR TOUS LES CHEMINOTS.
Cela se traduit par une augmentation annuelle minimale de 0,6 %.
Un véritable 13e mois pour tous REFUS, sous couvert de l’accord classifications-rémunérations qui met en place une rémunération annuelle et pas mensuelle.

AUTRES ANNONCES DE LA DIRECTION

  • Complément de PPV de 250 € versé sur les salaires du mois de mars.
    Ce dispositif dit « prime Macron » exonère l’entreprise de cotisations sociales.
  • Revalorisation du seuil minimum des salaires au niveau du SMIC +10 % (soit 2 005 € brut/mois) (pas soumis à accord NAO). Cela concerne moins de 150 cheminots.
    En conséquence, les seuils de rémunération annuelle pour les cheminots contractuels seront réévalués.
  • Prorogation FMD (Forfait Mobilité Durable) 400 €/an.
    Prime de 150 € pour premier achat de vélo.
  • Pour les cheminots statutaires :
    • 1 200 PR hors compte supplémentaires.
    • Délais de séjours maxi de 4 ans sur les PR des classes 2 à 6, TA et TB.
    • Refonte de la rémunération des classes 8 au statut (non soumis à accord NAO).
  • Enveloppes pour les augmentations individuelles des cheminots contractuels :
    • 1,2 % de la masse salariale pour les cheminots contractuels des classes 1 à 6.
    • 1,4 % de la masse salariale pour les cheminots contractuels des classes 7 à 8.
    • 3 % de la masse salariale pour les cheminots contractuels en début de parcours.

 

COMPLÉMENTAIRE SANTÉ : La direction considère que la participation de l’entreprise dans la cotisation à la mutuelle dite obligatoire représente
un coût et est un élément qui pèse sur les mesures salariales. En clair : c’est autant de moins pour des augmentations générales de salaire !

LA PRESSION DES MOBILISATIONS IMPULSÉES PAR LA CGT COMMENCE À FISSURER CERTAINES POSITIONS DE LA DIRECTION !

La CGT invite les cheminotes et cheminots
à rejoindre les syndicats de site pour s’informer,
débattre et construire une action collective tous services.

 

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HEXAFRET : DES EFFECTIFS EN BAISSE, ET DES CONDITIONS DE TRAVAIL QUI SE DÉGRADENT !

| Le transport de marchandises

Rien ne change. Après un passage à marche forcée vers Hexafret, la situation sociale continue de se détériorer. Malgré une communication rassurante et des recrutements en nombre important annoncés, les effectifs diminuent, la charge de travail augmente et le mal-être s’installe durablement.

DES EFFECTIFS QUI CONTINUENT DE BAISSER MALGRÉ LES RECRUTEMENTS !

Depuis le transfert massif des agents de Fret SNCF vers Hexafret au 1er janvier 2025, la direction tente de présenter une situation stabilisée. Les chiffres démontrent pourtant l’inverse. Les recrutements ne compensent pas les départs, et les effectifs disponibles continuent de reculer dans de nombreux métiers essentiels, en particulier chez les conducteurs et dans les métiers des fonctions transverses.

Démissions, ruptures conventionnelles, fins de contrats et difficultés d’intégration se multiplient. On embauche, mais on perd presque autant d’agents dans le même temps. Cette instabilité permanente empêche la constitution de collectifs de travail solides et accentue la surcharge de travail pour les agents en poste.

UNE ATTRACTIVITÉ EN FORTE CHUTE !

Pour la CGT, ces départs ne sont pas le fruit du hasard. L’attractivité d’Hexafret est aujourd’hui très faible. La perte du statut, des rémunérations insuffisantes par rapport au cout de la vie, des perspectives de carrière limitées et des conditions de travail dégradées éloignent durablement les candidats et poussent les agents à quitter l’entreprise.

Certains métiers clés restent durablement vacants, mettant en tension l’ensemble de la production. Cette situation nourrit un cercle vicieux, moins d’effectifs, plus de pression, davantage de fatigue, et donc encore plus de départs.

DES FORMATIONS QUI METTENT LES SALARIÉS EN DIFFICULTÉ !

La direction communique sur l’effort de formation, mais la réalité du terrain est toute autre. Les parcours sont souvent raccourcis, mal accompagnés et insuffisamment sécurisés. Les taux d’échec, notamment chez les OPF et les conducteurs, sont élevés, et les abandons en cours de formation se multiplient.

Pour la CGT, ces échecs ne sont pas liés aux agents mais à des choix organisationnels hasardeux. Là encore, ce sont les agents en poste qui subissent les conséquences, avec une charge de travail accrue et une pression permanente pour compenser les manques.

DES CONDITIONS DE TRAVAIL QUI SE DÉGRADENT PARTOUT !

Les indicateurs sociaux sont alarmants. L’absentéisme progresse, y compris au siège. L’accidentologie repart à la hausse, en fréquence comme en gravité. Le climat social est marqué par l’inquiétude, le stress et l’incertitude.

Les réorganisations successives, comme « PADOVA phase 2 » pour le siège, désorganisent profondément les collectifs et donnent le sentiment d’une restructuration permanente, sans vision claire ni perspectives à moyen terme pour les agents.

UNE PÉNIBILITÉ TOUJOURS NIÉE !

La pénibilité reste une réalité quotidienne pour de nombreux agents, mais elle demeure largement ignorée par la direction, notamment en fin de carrière.
Tant que la pénibilité ne sera pas reconnue pour tous les métiers concernés, les arrêts maladie, l’absentéisme et les départs continueront d’augmenter. On ne peut pas construire une entreprise durable en fermant les yeux sur la santé des agents.

DES INJUSTICES SALARIALES QUI PERDURENT !

Les premières données communiquées confirment l’existence d’écarts de rémunération importants entre statutaires et contractuels, mais aussi entre agents occupant des fonctions comparables. Ces différences découlant d’une classification de Branche régressive, ne sont ni clairement expliquées ni justifiées.
Pour la CGT, le principe est simple, à travail égal, salaire égal. L’opacité salariale alimente le sentiment d’injustice et affaiblit encore la confiance des agents envers la direction.

La CGT a voté contre lors de cette consultation sur la politique sociale marquée par baisse continue des effectifs, la perte d’attractivité, la dégradation des conditions de travail, la non-reconnaissance de la pénibilité et les injustices salariales.

Ce vote contre est un signal clair adressé à la direction, la situation sociale d’Hexafret exige des mesures immédiates, ambitieuses et durables.

Hexafret ne se construira pas sur le dos des agents.
La CGT continuera d’exiger des effectifs suffisants, des conditions de travail dignes,
la reconnaissance de la pénibilité, des rémunérations justes, une vraie politique de formation
et des perspectives professionnelles claires.

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NOTRE DÉTERMINATION FAIT RECULER LA DIRECTION !

Filiale de travail temporaire à la Traction

| Traction

La direction de SNCF Voyageurs vient d’annoncer le retrait de la présentation de son projet de création d’une filiale d’intérim à la traction, qui était à l’ordre du jour de la CSEC Voyageurs du 14 janvier.

Depuis septembre 2025, la direction de la SA Voyageurs affiche la volonté de créer une filiale de travail temporaire à la traction pour selon ses termes « répondre aux besoins et aux aléas des filiales dédiées » en production.

Consécutivement à l’audience de la DCI unitaire du 7 janvier, déposée par les fédérations CGT, SUD-Rail et CFDT, la direction de SNCF Voyageurs annonce le retrait de son projet. Ce dernier s’inscrivait pleinement dans la stratégie de l’entreprise liée à l’ouverture à la concurrence, visant à multiplier les filiales dédiées afin de répondre aux seuls impératifs de rentabilité.

Il visait à organiser la précarisation de l’emploi ferroviaire à la traction, en portant atteinte aux conditions de travail, à la transmission des savoir-faire et à la sécurité ferroviaire.

La Fédération CGT des cheminots prend acte de ce recul de la direction. Obtenue par une démarche unitaire, cette décision constitue une première étape.

Pour autant, la CGT exige le retrait définitif de ce projet.

Le processus unitaire, engagé à l’initiative de la CGT, confirme une nouvelle fois que la mobilisation collective, unitaire et déterminée des cheminots est le seul moyen efficace pour faire plier les choix régressifs de l’entreprise. Cette première victoire syndicale en appelle d’autres.

La Fédération CGT des cheminots restera pleinement mobilisée
pour défendre l’emploi, les métiers, les conditions de travail et le service public ferroviaire.
Toute nouvelle tentative de remise en cause se heurtera à une opposition ferme, unitaire et collective de notre part.

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GOPRO, LE RETOUR !

Caméra-piéton

| Trains

Un décret d’application paru au Journal officiel en fin d’année 2025 autorise désormais le port de la caméra-piéton pour les chefs de bord. Si son utilisation demeure exclusivement sur la base du volontariat, la CGT reste vigilante vis-à-vis de son déploiement, qui ne doit faire l’objet d’aucune pression managériale.

En attente de signature depuis de longs mois, le décret d’application autorisant l’utilisation par les contrôleurs, de caméras-piétons est entré en vigueur par décret le 18 décembre dernier. Cette promulgation met fin à une série de ratés qui dure depuis plusieurs années.

En effet, le déploiement des caméras-piétons à la SNCF, loin d’être un long fleuve tranquille, a été marqué par de nombreux soubresauts, entre maté-riels défaillants et zones d’ombre juridiques. Si le décret du 18 décembre 2025 vient aujourd’hui verrouiller le dispositif, il ne doit pas faire oublier les années de lutte pour garantir le volontariat des agents et empêcher que cet outil ne devienne un instrument de surveillance managériale.

Pour la CGT, la sécurité des cheminots ne passera jamais par un simple gadget technologique, mais par des moyens humains renforcés (agents B, R, EA…) et une présence physique accrue dans les trains et les gares. De plus et malgré les satisfecit de la Direction, il demeure plusieurs points à vigiler :

  • la caméra-piéton n’est pas un outil de prévention. En ce sens, elle ne peut se substituer à une formation sûreté de haut niveau. Elle est plutôt un élément qui peut servir à l’étape suivante, celles des poursuites judiciaires ;
  • si elle peut permettre dans certains cas de dissuader des actes agressifs (agressions physiques et verbales, outrages…), elle peut être aussi un « déclencheur » lors d’une phase d’extrême tension ;
  • la base du volontariat doit être scrupuleusement respectée ; et enfin,
  • selon les paramètres et données de la Direction, le nombre d’accidents de travail dus aux agressions n’a pas évolué entre le port de caméras en expérimentation et la période où elles ont été retirées.

La CGT alerte déjà des possibles voire probables dérives dont le port de la caméra-piéton pourrait faire l’objet. La période transitoire de l’expérimen-tation avait déjà mis en évidence quelques exemples significatifs.

Ainsi, pour la CGT, pas de chantage aux notations ni au versement de l’Impec ou autres artifices managériaux ! La Direction doit se cantonner à ce qui est prévu par la loi, confirmé par la promulgation du décret 2025-1234.

LA CGT RESTE ET DEMEURERA VIGILANTE
À CE QUE LES ASCT NE SUBISSENT PAS D’ENTORSES
RELATIVES AUX CONDITIONS D’APPLICATION.

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FILIALE INTÉRIMAIRE A LA CONDUITE : UNE LIGNE ROUGE FRANCHIE

Communiqué unitaire CGT, SUD-Rail, CFDT

| Traction

Lors d’une DCI unitaire du 7 janvier dernier, les trois organisations syndicales représentatives CGT, SUD Rail et CFDT ont formellement exprimé leur opposition à ce projet.

Ce projet ne repose sur aucune justification sérieuse, sur aucune nécessité opérationnelle démontrée en séance, y compris par la direction elle-même. Aucun des arguments avancés n’est crédible.

Les seules explications fournies jusqu’à présent relèvent d’une logique exclusivement financière et mercantile : la direction ne voit dans le travail temporaire qu’une opportunité de “tout business”, au mépris des enjeux humains, professionnels et de sécurité ferroviaire.

Nous dénonçons fermement une stratégie délibérée et organisée de précarisation de l’emploi ferroviaire. La création de contrats précaires, tout comme le recours à des salariés retraités, constitue une ligne rouge que nos organisations syndicales ne laisseront pas franchir.

Il s’agit d’une attaque frontale contre l’emploi stable, la transmission des compétences, les conditions de travail, l’avenir même de nos métiers, et de la sécurité ferroviaire
Cette absence totale de transparence, ce passage en force et ce mépris du dialogue social ne font que renforcer notre conviction et confirment que ce projet est contraire à l’intérêt de l’ensemble des cheminots comme à celui du service public ferroviaire.

En conséquence, nos trois organisations syndicales exigent l’abandon immédiat et définitif du projet de filiale de travail temporaire ADC.
Pour les fédérations CGT, SUD Rail et CFDT, ce projet ne doit en aucun cas se concrétiser !!

Si la direction persistait dans son processus et refusait d’entendre l’ultra-majorité des ADC, nos organisations prendront leurs responsabilités et déposeront un préavis de grève unitaire.

Les fédérations CGT, SUD Rail et CFDT
appellent d’ores et déjà l’ensemble des agents de conduite
à se tenir prêts à engager un rapport de force massif
si la direction persistait dans ce passage en force.

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PRIME TRACTION : APRÈS QUELQUES BOUGÉS, CONTINUONS À AGIR LE 13 JANVIER !

NAO du 13 janvier 2026

| Traction

Le quatrième groupe de travail sur la prime de traction s’est tenu le 7 janvier dernier. À cette occasion, la CGT, qui est à l’origine de ces négociations, grâce à la mobilisation des ADC tout au long de l’année 2025, obtient quelques ajustements. Ces premières avancées nécessitent d’agir pour obtenir plus !

Depuis 2022, la Fédération CGT mène le combat pour une réforme juste de la prime de traction, avec un projet clair et abouti. À l’occasion de ce quatrième groupe de travail, qui se voulait conclusif, nous avons une nouvelle fois déploré l’absence d’Hexafret. La CGT a malgré tout exigé de la Direction des mesures claires et immédiates, notamment sur des éléments de sécurisation de la prime de traction, des éléments qui rentrent pleinement dans notre revendication de prime de base garantie et que nous avons réussi à faire partager aux autres organisations syndicales, à l’occasion de plusieurs rencontres au cours du second semestre 2025.

À défaut d’une refonte complète du système de la prime traction, quelques revendications ont été entendues lors de ce GT, notamment sur la prise en compte partielle des SU, la revalorisation de la prime de base garantie et une meilleure prise en compte de la présence dès la première heure travaillée.

Avant Après
Sécurisation de la prime traction
  • J1 : carence.
  • J2 à J11 : taux socle (CRL 20,62 €/CRML 19,03 €).
  • J12 : calcul avec un quotient 480 sur les 12 derniers mois ou taux socle (CRL 20,62 €/CRML 19,03 €).
  • J1 : carence.
  • J2 à J6 : taux socle (CRL 20,62 €/CRML 19,03 €).
  • J7 : calcul avec un quotient 480 sur les 12 derniers mois ou taux socle (CRL 20,62 €/CRML 19,03 €).
Amélioration de la prime de base garantie Paiement pour 20 jours
de travail : 705 €.
Paiement pour 20 jours
de travail : 745 €.
Journée SU (sans utilisation)
  • 1er au 3e SU du mois civil payés au taux C : 15,54 € + PNS 5,83 €, soit 21,37 €.
  • 4e SU du mois civil payé au taux A : 25,89 € + PNS 5,83 €, soit 31,72 €.
  • 1er SU du mois civil payé au taux C : 15,54 € + PNS 5,83 €, soit 21,37 €.
  • À partir du 2e SU du mois civil, payé au taux A : 25,89 € + PNS 5,83 €, soit 31,72 €.
Revalorisation de la présence horaire
au 1er janvier 2026
  • Pas de paiement dès la 1re minute.
  • Taux 2 : 1,11 € de la 3e à la 5e heure.
  • Taux 1 : 1,90 € au-delà de la 5e heure.
  • Paiement dès la 1re minute.
  • Nouveau taux 2 : de 0 à 5 heures : 0,48 € par heure.
  • Taux 1 revalorisé à 2,85 € au-delà de la 5e heure.
Simplification de la prime traction Redressement de l’acompte congés en mars
avec rappels sur salaire.
L’acompte congés est remplacé par la prime congés, calcul mensuel basé sur la moyenne des 12 derniers mois glissants.
+ Confirmation de la modification des documents ADC : fiche PT, état 113, état 31.

De plus, la rétroactivité de ces mesures au 1er janvier 2026 a été actée sur la modification de la règle de paiement des SU et la revalorisation des taux de la présence horaire et le paiement dès la première heure de la prime de présence. Si la prime de traction des ADC a connu des évolutions positives lors de ces cycles de groupe de travail grâce à la persévérance de la CGT et aux mobilisations des cheminots, le compte n’y est pas pour atteindre nos revendications initiales, notamment sur la prime de base garantie.

Alors que la Direction n’hésite pas à verser une prime exceptionnelle de 400 euros (33,33 euros brut par mois, sans pérennité ni financement pour la protection sociale), elle doit désormais engager de véritables augmentations pour régulariser le contentieux salarial et rémunérer à leur juste valeur la technicité et le savoir-faire de tous les cheminots.

LA CGT PROPOSE D’AGIR LE 13 JANVIER
DANS TOUS LES ÉTABLISSEMENTS
POUR PESER MASSIVEMENT SUR LA TABLE RONDE SALARIALE !

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