Fédération CGT des Cheminots


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ENSEMBLE POUR LE FER !

Tract aux cheminots

| Action du 21 septembre 2017

AVENIR DU SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE

Alors que de plus en plus de cheminots sont mécontents, la Direction et le Gouvernement préparent des attaques de grande envergure qui pourraient mettre le feu aux poudres. Leur solution pour éviter cela : nous faire croire que nous sommes isolés, qu’il n’y a pas le choix, qu’il est inutile de se battre. La CGT refuse le fatalisme.

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20170707_Tract_aux_cheminots_ensemble_pour_le_fer-1Ouverture à la concurrence

C’est par ce sujet qu’ils veulent commencer, en s’appuyant sur le vote du 4e paquet ferroviaire européen en 2016. Pourtant le sujet est loin de faire l’unanimité : même en excluant de son application 9 pays (sur 27), qui menaçaient d’y mettre leur véto, le 4è paquet a été adopté d’une courte tête. Il doit être transposé en droit français pour être appliqué. Si les textes européens imposent l’appel d’offres comme règle de base, ils prévoient néanmoins des exceptions. Il reste donc des choix à faire dans l’écriture de la loi en France. La CGT considère que la bataille contre la concurrence peut et doit être menée, car ce mode de fonctionnement sera un recul majeur pour le service public comme pour les conditions sociales des salariés. En outre, la transférabilité des cheminots à un opérateur privé qui gagnerait un appel d’offres pose la question du devenir du Statut et du régime spécial de protection sociale.

La CGT exige un débat public !

La SNCF (ou le Groupe Public Ferroviaire) appartient à la Nation. Toute évolution doit faire l’objet d’un débat public pour que les citoyens décident des meilleures solutions pour répondre aux besoins du pays. Au lieu de cela, Gouvernement et Direction multiplient les colloques « entre soi » et la propagande pour passer en force.

Les usagers ne demandent pas la privatisation

Selon un sondage en 2011, 77% des français étaient satisfaits de leur entreprise publique SNCF. Ils manifestaient néanmoins de fortes attentes d’améliorations sur la ponctualité, la fréquence, le confort et le prix. La CGT, qui travaille avec de nombreuses associations d’usagers, a pu constater que la concurrence n’est pas une demande. Il faut donc que cela soit entendu !

LA CONCURRENCE N’A PAS DE FIN !
Alors que le transport routier est déjà largement dérégulé et soumis à une concurrence sauvage, l’Union Européenne veut réécrire les règlements pour abaisser encore les conditions sociales.
Le paquet « mobilités » prévoit qu’un conducteur puisse passer 3 semaines et demi dans son camion avec seulement 24h de repos hebdomadaire !
Juste après la fin de l’écriture des paquets ferroviaires, cette démarche montre que les capitalistes veulent un abaissement continu de nos droits, qui ne prendra fin qu’avec un rapport de forces conséquent.

 Mais quel est le mobile du crime ?

Le Groupe SNCF vise à devenir un mastodonte dont les premiers dirigeants et les futurs actionnaires tireraient de juteux revenus. Au passage, ils alimenteraient les grands groupes du BTP ou de la métallurgie en sous-traitant une large partie de l’activité d’entretien du Matériel ou de l’Infra. C’est conforme à la vision libérale du monde portée par les gouvernements successifs. Mais plutôt que d’attaquer frontalement les cheminots et les populations pour confisquer un bien public, il vaut mieux avancer masqué et mettre en avant la « modernisation » pour anesthésier les citoyens et les salariés

Peut-on faire autrement ?

OUI ! D’abord parce que les règlements européens le prévoient. Ensuite, parce que le débat traverse tout le continent : en Espagne, la réunification de RENFE et ADIF (exploitant et gestionnaire d’infra) est en discussion, de même que la renationalisation totale des chemins de fer a été le principal sujet de la dernière campagne électorale en Grande Bretagne. Mais pour cela, il faut que les forces sociales (salariés, usagers) se mobilisent pour défendre leur intérêt !

Concurrence, sous-traitance, filialisation

LA PRIVATISATION «EN MARCHE» ?

Même si elle s’en défend, c’est bien ce que la Direction SNCF est en train de préparer. En plus de l’ouverture à la concurrence dans le Voyageur, elle s’appuie sur d’autres leviers pour y parvenir :

LA FILIALISATION lui permet de conserver certaines charges stratégiques tout en précarisant les salariés (la conduite des trains par VFLI au Fret, et TRANSKEO au voyageur, la maîtrise d’oeuvre par SFERIS à l’Infra et SYSTRA au Matériel …).

LA SOUS-TRAITANCE lui permet de se constituer un vivier de prestataires pour les tâches jugées moins stratégiques, en les aidant à acquérir des compétences et des savoir-faire (à l’Equipement, au Matériel, pour les services en gare ou les services communs).

La touche finale : guillotiner le groupe ?

Pour parachever le tout, la Direction vide l’EPIC de tête sensé garantir le caractère « indissociable et solidaire du groupe ». En quelques semaines, nous avons vu se multiplier les dossiers : transfert de la gestion des combustibles, des participations financières, création de filiales immobilières.

Cela pourrait préparer une séparation totale du Gestionnaire d’Infra (SNCF Réseau) et de l’Exploitant (SNCF Mobilités), qui s’accompagnerait d’une transformation des Entreprises Publiques en Sociétés Anonymes, comme l’a récemment préconisé la Cour des Comptes.

L’avenir des gares (qui seraient gérées de manière indépendante) pourrait lui aussi exacerber la division, la séparation, l’éclatement.

D’AUTRES SOLUTIONS EXISTENT

En 2014, la CGT a proposé et porté un contre projet de réforme « la Voie du Service Public SNCF ».

Il s’agissait de partir des besoins des usagers et des cheminots pour construire une organisation de la production intégrée, efficace et respectueuse des contraintes d’un transport guidé sur un réseau interconnecté. Les libéraux ont imposé leur réforme qui avait pour objectif officiel de résoudre les problèmes de l’endettement et les dysfonctionnements. Or aujourd’hui, tout le monde peut constater que la situation ne s’est pas améliorée. Ils utilisent ce prétexte pour aller encore plus loin dans la démarche de privatisation. Pourtant, même avec la règlementation européenne telle qu’elle est, il est possible de reconstruire une entreprise publique intégrée telle que la CGT le proposait.

Ce qui fera la différence, c’est le rapport de forces entre les institutions et la mobilisation des cheminots pour défendre les propositions CGT.

Financement du système : rien n’est réglé !

La pression sur l’emploi vient d’une double contrainte :

• Celle de l’Etat qui se désengage du financement de l’infrastructure et qui impose donc, grâce à la réforme de 2014, un système pervers d’autofinancement. D’un côté, SNCF Mobilités est sommée de verser un dividende (400 millions d’euros par an en moyenne selon le contrat d’orientation Etat-EPIC). De l’autre, SNCF Réseau a interdiction de s’endetter et va donc mettre sous pression les collectivités locales pour financer « leurs » lignes. L’Etat baisse sa contribution et refuse de reprendre la dette à sa charge alors qu’il en est responsable par ses décisions de constructions d’infrastructures nouvelles.

• Ensuite, celle de la Direction du groupe qui voudrait être une multinationale comme les autres dans le jeu de la compétition mondiale. Elle mobilise pour cela les ressources des EPIC et achète à tour de bras des entreprises de transport et de logistique. La dernière opération devrait coûter 2,7 milliards d’euros !

La casse de l’emploi et le gel salarial financent cette politique… Aujourd’hui la masse salariale ne représente plus que l’équivalent de 35% du chiffre d’affaires.

La CGT veut donc aussi poser la question de l’utilisation de l’argent : doit-il être utilisé pour répondre aux besoins des usagers par des créations d’emplois bien payés, ou pour répondre à ceux des capitalistes ?

Pour gagner, battons-nous ensemble !

Les batailles communes entre les associations d’usagers et les syndicats CGT sont nombreuses : pour la défense d’une gare, d’un guichet, d’une ligne, d’un train ou encore la présence des contrôleurs à bord… En plus des cheminots, la CGT veut donc mobiliser les usagers à l’échelle nationale sur le même thème « réapproprions nous le service public ferroviaire ». Nous refusons que quelques technocrates fassent un hold-up sur l’entreprise publique SNCF sans débat démocratique. Pour le gagner et imposer d’autres choix, nous ne pouvons pas nous appuyer sur les médias ou les institutions classiques. C’est l’implication du plus grand nombre qui nous permettra de construire un contre-pouvoir utile. Dans les mois qui viennent la CGT va organiser plusieurs grandes initiatives pour rendre visible le refus des usagers et des cheminots d’une privatisation qui avance de plus en plus vite.

LOGIQUE GLOBALE, IMPACT LOCAL !

La politique nationale de démembrement et de vente à la découpe de la SNCF peut paraître éloignée du quotidien des cheminots. Mais en réalité, elle se retrouve dans les restructurations, le recours aux emplois précaires, la pression pour l’abandon d’un temps partiel, le refus d’une mutation, etc.

Elle se retrouve également dans la désorganisation de la production et des services qui créée beaucoup de mécontentement.

La CGT- grâce à son réseau militant et ses syndicats locaux- identifie les dysfonctionnements et les attentes des cheminots au plus près du terrain.

Elle construit des actions pour rendre visible les problèmes, proposer des solutions construites par les cheminots eux-mêmes et les faire converger pour leur donner de la force.

La mobilisation progresse vite (5 fois plus de participants aux actions de juin 2017 qu’en décembre 2016), signe que la pression monte. Elle progressera encore plus vite si les cheminots décident de renforcer la CGT.

TOI AUSSI, CONTRIBUE A LA VICTOIRE : ADHERE A LA CGT !

LA CGT A BESOIN DE TOI !

POUR GAGNER ENSEMBLE, REJOINS-NOUS.

Le 12 septembre 2017 les cheminots dans l’action !

Le contexte interprofessionnel ne peut pas être ignoré :

• Projet de casse du Code du travail par une nouvelle réforme qui veut encore réduire les protections des salariés ;

• Annonce d’une réforme de la protection sociale qui va nous faire perdre du pouvoir d’achat (hausse de la CSG) et va menacer notre régime spécial.

Pour exiger d’autres mesures, la CGT appelle l’ensemble des salariés à une journée de grève dans les entreprises et les services.

La Fédération des cheminots appelle l’ensemble des personnels de la SNCF, des EF privées et filiales à y participer. Nous en ferons aussi une journée d’expression des revendications professionnelles. Aussi, il faut donner de la force aux revendications confédérales pour un « Code du travail du 21e siècle » et le « 100% sécu », mais il faut également donner de la force aux revendications fédérales pour l’emploi, les salaires et la « Voie du Service Public Ferroviaire SNCF ».

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OÙ EST PASSÉE LA DIRECTION SNCF ?

Accident de Brétigny

| Fédération

Dans le cadre de l’enquête judiciaire sur la catastrophe de Brétigny-sur-Orge, les juges d’instruction viennent de mettre en examen un jeune dirigeant de proximité pour homicides et blessures involontaires.

Pour rappel, la Fédération des cheminots CGT s’est portée partie civile pour la manifestation de la vérité, malgré les pressions qu’elle a subie. Le rapport d’expertise, réalisé par le cabinet APTEIS à la demande du CHSCT de Brétigny-sur-Orge, a été remis à la justice.

Pour la CGT, la sécurité est un impératif absolu de la production ferroviaire. Elle considère que tous les moyens doivent être mis en oeuvre pour garantir aux usagers qu’ils voyagent en toute sécurité, en toutes circonstances.

La production ferroviaire, dont la maintenance de l’infrastructure est un système intégré, repose sur des règles et prescriptions précises. L’organisation du travail, le calcul des effectifs nécessaires à la réalisation de la charge de travail, la formation professionnelle du personnel pour la qualification et l’outillage sont l’autre pan de la sécurité ferroviaire.

Depuis de nombreuses années, du fait des orientations de leurs dirigeants, les cheminots réalisent leur travail dans des conditions dégradées : baisse des effectifs, allongement des pas de maintenance, sur un réseau négligé depuis des années. Les dirigeants de proximité sont particulièrement exposés dans cette situation.

La ministre des transports, lors de la commémoration de l’accident de Brétigny-sur-Orge en 2018, a pointé les choix qui ont « sacrifié l’entretien quotidien à toujours plus de projet nouveaux ». Elle a évoqué le « symptôme d’un mal plus profond ». Les « mesures prises ne sont pas seulement techniques, mais aussi, concernent l’organisation de la SNCF » a-t-elle aussi dit. Cette déclaration lue dans ce contexte rejoint l’analyse d’une faute structurelle, et non individuelle.

Toutes les responsabilités doivent être identifiées. Les décideurs des politiques ferroviaires doivent rendre des comptes, qu’ils soient hauts-dirigeants de l’entreprise ou membres du gouvernement. Il n’est pas question que des cheminots portent le chapeau pour ceux qui leur ont imposé.

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DES ANNONCES QUI SE FONT ATTENDRE !

GT Suge du 10 janvier 2019

| Fédération

Contrainte par la mobilisation des cheminots de la SUGE les 06 et 18 décembre 2018, la direction de la sûreté était tenue d’organiser des groupes de travail en janvier, en retenant 3 thématiques : la rémunération, le parcours professionnel et la QVT.
Invitant les organisations syndicales à une 1ère réunion ce jeudi 10 janvier 2019, où la question de la rémunération devait être abordée, la direction de la sûreté entendait imposer une autre méthode et un calendrier au terme duquel elle serait en capacité de formuler des propositions.

A l’inverse d’engager de réelles discussions autour de la rémunération, comme elle s’y était engagée, la direction de la sûreté souhaitait éluder cette question et faire de ce 1er GT SUGE une réunion « fourre-tout » en y mêlant une multitude de sujets, y compris ceux pour lesquels la direction annonçait qu’aucune discussion ne serait possible (le sujet de la contractualisation pour ne citer que celui-là).

Après une interruption de séance demandée par la CGT, notre délégation a rappelé à la direction les engagements pris par la directrice de la sûreté qui, à l’occasion du rassemblement du 18 décembre 2018, indiquait que des propositions seraient annoncées dans chacun des groupes de travail programmés en janvier.

La CGT a également rappelé le contexte dans lequel se tenaient ces rencontres, et qu’à défaut d’apporter des réponses aux attentes et revendications des cheminots de la SUGE, la direction de la sûreté aurait la responsabilité d’une nouvelle mobilisation courant janvier.

Enfin, la CGT a exigé de la direction de revenir à de meilleures dispositions, ce qui suppose d’adopter une autre méthode de travail et d’arrêter une seule thématique par réunion. Également, la CGT a réclamé que chaque groupe de travail fasse l’objet d’un relevé de décisions et qu’une table ronde conclusive soit programmée une fois les groupes de travail tenus.

Après avoir acté la méthode demandée par la CGT, la direction de la sûreté a confirmé que le calendrier initial serait tenu, et que conformément à ses engagements, des annonces autour des 3 thématiques seraient faites avant le 31 janvier 2019.

A défaut d’avoir pu tenir cette 1ère réunion sur le thème de la rémunération, la CGT a profité de cette rencontre pour repréciser les axes revendicatifs devant être pris en compte et faire l’objet de propositions à l’occasion des prochaines réunions :

▪ Rémunération

1. Intégration des indemnités de port d’armes dans la prime de travail des cheminots au statut ou dans le traitement pour les cheminots contractuels (comptant dans le calcul de la retraite) ;
2. Augmentation significative des indemnités de port d’armes (celles-ci n’ayant pas été revalorisées depuis la date de leur création en juillet 2005)

▪ Parcours professionnel

3. Augmentation du volume de qualifications D opérationnelles (et par ricochet le nombre de qualifications C) sur les prochains exercices de notations (avec une 1ère mesure dès l’exercice de notations 2019/2020) ;
4. Mesures visant à favoriser le déroulement de carrière des ADPX ;
5. Mesures pour le déroulement de carrière des agents au RH 254 ;
6. Dans le cadre de la pénibilité, mesures organisationnelles pour les agents ayant atteint 20 ans d’ancienneté ;
7. Dans le cadre de la fin de parcours professionnel, mesures favorisant la reconversion des agents (dès 20 ans d’ancienneté) avec le maintien des IPA/ICPA ou son équivalence indemnitaire.

▪ QVT – Conditions de travail

8. Réécriture du RH 657 garantissant un équilibre vie professionnelle/vie privée (calendrier prévisionnel glissant à 6 mois incluant les périodes de nuit, les repos prévisionnels étant réputés immuables sauf accord écrit de l’agent, toute modification de service doit s’accompagner d’un délai de prévenance de 10 jours, les formations et les absences de toute nature, dès lors qu’elles sont connues, ne peuvent constituer une nécessité de service ou une circonstance accidentelle ou imprévisible, limiter le nombre de GPT de 6 jours, limiter à deux le nombre d’horaires différents dans une même GPT, limiter le nombre de RP secs, tout changement de service fait l’objet de l’attribution d’une indemnité de modification de commande) ;
9. Réflexions en proximité sur une autre organisation du travail (site par site)
10. Mise en place d’un accord agression spécifique SUGE.

Si l’objectif de cette première rencontre n’a pas pu être tenu, et qu’aucune annonce n’a été faite par la direction de la sûreté, celle-ci a toutefois pris l’engagement de tenir le calendrier initial et d’acter des propositions avant le 31 janvier.

Après chaque groupe de travail programmé en janvier 2019 (les dates n’étant pas encore arrêtées), la CGT communiquera sur le contenu des échanges et des propositions qui devraient être faites par la direction de la sûreté. Dès lors, il appartiendra aux cheminots de la SUGE d’analyser ces propositions et d’apprécier si celles-ci sont à la hauteur des attentes qu’ils ont exprimées en décembre 2018.

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LOI SUR LES MOBILITÉS : « MAKE OUR PLANET GREAT AGAIN(1) ? »

| Fédération

Empêtré dans une année 2018 qui aura vu se succéder les contestations, la ministre des Transports a tenté, en fin d’année, de nous ressortir les formules datées : « des gens qui sont abandonnés depuis des années par le tout TGV, qui sont abandonnés au tout voiture et qui attendent des réponses… ».

À l’entendre donc, la loi sur les mobilités (LOM) ambitionne de marquer une rupture avec le passé… Cet Ancien Monde que la ministre a en partie façonné, elle qui a « oeuvré » au ministère de l’Équipement, à la direction de la stratégie à la SNCF, au ministère de l’Écologie comme directrice du cabinet de Ségolène Royal, à la tête de la RATP…

De quelle rupture parle-t-on ? Si le Gouvernement s’enorgueillit dans son exposé des motifs, d’une consultation sans précédent en 2018 pour faire aboutir son projet, force est de constater qu’il ne semble pas faire l’unanimité.

À l’heure où les émissions de CO2 de la France repartent à la hausse, peut-on encore fanfaronner sur le thème « make our planet great again » ?

À l’image du « pacte ferroviaire », la LOM n’ambitionne aucun report modal.

Pour exemple, confrontée à la question de l’avenir de la ligne Saint-Dié-des-Vosges – Épinal, la ministre renvoie à un « travail avec le président de région »… Il faut comprendre, LA RÉGION FINANCE !

Le projet de la LOM marque donc en réalité la poursuite du désengagement de l’État en matière de transport, et notamment pour ce qui concerne les financements des infrastructures. Si la ministre annonce des investissements supplémentaires, elle se garde bien de préciser qui va payer quoi, et notamment quel sera réellement l’effort supplémentaire fourni par l’État.

Quand SNCF Réseau s’endette, on parle de dette de la SNCF ; quand SNCF Réseau investit on parle d’investissement de l’État…

« En même temps », l’avis de l’ARAFER2 rendu public en novembre, pointe la poursuite soutenue de l’endettement de SNCF Réseau et pose la question de savoir quelle sera « la consistance du réseau ». En clair, il faut trancher et abandonner des lignes pour que la trajectoire financière soit soutenable, puisque SNCF Réseau s’endette pour maintenir un haut niveau d’investissement en lieu et place de l’État.

Selon la LOM, il faut passer d’un État stratège à un État qui libère les initiatives. Un savant mélange qui doit associer transports individuels type vélo et trottinette à l’aide d’applications numériques et entrepreneuriat privé avec des solutions de covoiturage.

Enfin, le nouveau renvoi à plus tard d’une écotaxe poids lourd résume à lui seul la politique du Gouvernement qui tente de taxer les contribuables sur le carburant tandis qu’il exonère le patronat. Le gazole des patrons serait-il plus vert que celui des « classes laborieuses » ?

Les politiques libérales, qui sont à l’oeuvre depuis plusieurs décennies et qui ne visent qu’à libéraliser l’ensemble des transports, sont en échec tant dans les réponses aux besoins exprimés par les usagers dans l’ensemble des territoires, qu’aux besoins des salariés en matière sociale et qu’aux enjeux environnementaux.

Pour la CGT, le droit aux transports doit être réaffirmé et l’État, qui en est le garant, doit tout mettre en oeuvre au travers d’une politique ambitieuse et durable pour y parvenir. Le service public SNCF est un atout essentiel pour y parvenir !

La Fédération CGT des Cheminots porte à ce titre un projet complet « Ensemble pour le fer ».

La Fédération CGT appelle d’ores et déjà les cheminots à rester mobilisés dans les semaines et mois à venir afin de défendre leurs conditions de vie et de travail, le maintien et le développement du service public SNCF !

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DÉFINITIVEMENT INCOMPATIBLE AVEC LE SERVICE PUBLIC SNCF

Budget 2019 de la SNCF

| Fédération

La présentation du budget de la SNCF pour l’année 2019 révèle un nouveau plan social massif avec plus de 2 400 suppressions d’emplois pour le Groupe Public Ferroviaire.
Dans le même temps, le chiffre d’affaires est en augmentation, les bénéfices prévus dépassent les 700 millions d’euros.

4 ans de gel des salaires malgré des bénéfices de plusieurs centaines de millions d’euros et 2 000 suppressions d’emplois, voilà en substance la pilule de l’austérité que fait avaler le président de la SNCF chaque année aux cheminots…. Pour 2019, petite nouveauté, la pilule sera plus grosse !

Guillaume PEPY annonçait en septembre un plan stratégique de performance visant à préparer l’entreprise aux défis de l’ouverture à la concurrence ; les éléments contenus dans le budget 2019 vont encore réduire les possibilités pour la SNCF et les cheminots d’exercer les missions de service public qui leur sont dévolues.

Premier enseignement, le pacte ferroviaire va accroître la dette de SNCF Réseau puisque nous dépasserons allègrement les 50 milliards d’euros de dette, ceci malgré une hausse du chiffre d’affaires avec des commandes de régénération du réseau ferroviaire supplémentaires et un dividende de 537 millions d’euros versé par SNCF Mobilités.

En cause, le manque de subvention de l’État malgré les promesses du printemps et le recours à la sous-traitance qui représente un surcoût de 15 % par rapport à des travaux réalisés par les cheminots. Pour 2019, il faudrait, selon l’entreprise, recruter 750 emplois pour assurer la charge de travail ; 700 le seront en ayant recours aux entreprises sous-traitantes du BTP.

Par ailleurs, un effort de productivité – comprendre une dégradation des conditions de travail des cheminots – sera réalisé à hauteur de 575 emplois équivalents temps pleins (ETP).

Pour l’Epic de Tête, 4 % de productivité devront être réalisés avec la suppression de plus de 300 emplois dans les fonctions transverses, et notamment dans les Agences Paie et Famille.

70 embauches à la SUGE, 33 au service informatique et dans quelques autres services donneront au total moins 184 emplois sur ce périmètre.

A noter que les résultats sont excédentaires et que la direction de l’EPIC de tête préfère supprimer des emplois, puisque dans le même temps, elle va investir 15 millions d’euros dans des « start up ».

Pour la direction de SNCF Mobilités, nous sommes trop nombreux. Cela se traduit par la suppression de 2 095 emplois et par un effort de productivité de 2 500 équivalents temps plein.

Par activité, nous avons donc :
▪ TER et Transilien : – 827 emplois
▪ Voyages et Intercités : – 492 emplois
▪ Gares et Connexions : – 27 emplois
▪ Matériel : – 382 emplois
▪ Directions centrales : – 21 emplois
▪ Fret : – 346 emplois

Cependant, la direction nous annonce que l’entreprise se portera bien en 2019 puisqu’elle prévoit un bénéfice net de plus de 700 millions d’euros pour un chiffre d’affaires atteignant les 35 milliards.

C’est donc encore une fois les cheminots et les usagers qui vont subir la politique de l’entreprise… des centaines de guichets, de gares, de lignes ferroviaires vont fermer alors que nous avons l’argent nécessaire dans les caisses pour remplir les exigences du service public.

Pour la Fédération CGT des Cheminots, il faut poursuivre et amplifier le processus revendicatif et la mobilisation qui ont été engagés tout au long de l’année 2018 pour l’emploi, les salaires, les conditions sociales des cheminots et le développement du service public SNCF.

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UNE NOUVELLE PRIME !

La Direction SNCF est une mauvaise élève qui applique une mauvaise mesure

| Fédération

Le lundi 17 décembre 2018, la Direction SNCF a annoncé une mesure unilatérale : l’octroi d’une prime exceptionnelle créditée sur la paye de décembre.
400 € seront attribués aux cheminots dont le salaire annuel brut (hors EVS) est inférieur à 27 000 €.
200€ seront attribués à ceux dont le salaire annuel brut (hors EVS) se situe entre 27 000 € et 35 000 €.
0 € pour les autres.

La Direction affirme qu’environ 100 000 cheminots sont concernés.

C’est une mauvaise mesure qui répond mal à la pression sociale

Elle découle de l’annonce par le Président Macron d’une prime de fin d’année de 1 000 € (dans les entreprises volontaires) pour répondre au mouvement des Gilets Jaunes, alors que la revendication portait sur la hausse du SMIC et des pensions.

A la SNCF, la situation est identique. La Direction doit répondre à un malaise social profond qui s’est exprimé lors du conflit du début d’année et encore récemment lors de la grève du 14 décembre 2018. Sur la question salariale, l’exigence d’une vraie augmentation est portée de plus en plus fortement après 4 ans de baisse du pouvoir d’achat.

Mais au lieu d’entendre les cheminots, la Direction annonce une prime, donc une mesure non pérenne, qui ne correspond même pas au montant annoncé par le Gouvernement, et qui représente moins de 0,4 % de la masse salariale (quand l’inflation a été de 2,4 % sur les 4 années de gel).

Dans le même temps, la Direction présente les budgets 2019 au CCGPF et prévoit une nouvelle année d’augmentation « 0 % ». Comment ose-t-elle parler de « défense du pouvoir d’achat » après cela ? C’est totalement malhonnête !

Enfin, elle rajoute à l’insuffisance de la mesure Gouvernementale, une discrimination entre les cheminots.

Comme le Président Macron, la Direction SNCF est à côté de la plaque.

Les besoins sociaux doivent être entendus réellement

Les cheminots ne demandent pas l’aumône. Ils exigent un juste retour sur les richesses produites par leur travail, pour bien vivre. Cela passe par une augmentation générale des salaires et pensions.

Ils exigent également le maintien et l’amélioration de leur régime spécial de prévoyance et de retraite, financé par les cotisations sociales.

Si de plus en plus d’éléments de la rémunération ne sont pas soumis à cotisations (intéressement, heures supplémentaires, prime…), le régime spécial et la sécurité sociale seront affaiblis. Le remboursement des soins, les aides familiales ou les droits à la retraite continueront de se dégrader.

Pourquoi faire pression sur les malades, les familles ou les retraités alors que les dividendes versés aux actionnaires sont indécents ???

Le patronat doit payer le juste prix du travail : des augmentations générales et des cotisations sociales pour notre modèle de solidarité !

A la SNCF, malgré un coût de la dette de 1,3 milliard d’euros et des investissements massifs financés à la place de l’Etat, le résultat net des entreprises publiques a été de 1,1 milliard d’euros en 2017, et il est prévu à 700 millions d’euros en 2019. Pour rappel, une mesure de rattrapage salarial de 6 % coûterait moins de 400 millions d’euros.

Arracher une hausse des salaires des cheminots, c’est juste et c’est possible :
mobilisons-nous pour cela !

La CGT va déposer une nouvelle DCI à la SNCF sur les salaires et la situation de l’entreprise. Elle appelle ses syndicats à interpeller leur direction dans les Entreprises Ferroviaires privées et filiales, et elle prépare une motion pour le Conseil d’Administration de la CPRP pour exiger la hausse des pensions.

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GPF SNCF : « Nos besoins doivent être entendus, j’agis !

Pétition

| Fédération

Mieux vivre, s’épanouir dans son travail, et après son travail, sont des aspirations légitimes pour tous les salariés, jeunes, privés d’emplois et retraités.

Nous pouvons constater que les choix qui sont faits par les employeurs et les gouvernants de notre pays rendent au contraire nos vies plus difficiles.

Les richesses produites sont pourtant importantes, mais elles sont captées par des actionnaires qui perçoivent des dividendes sans cesse à la hausse.

AVEC LA CGT, JE REVENDIQUE :

• L’augmentation des salaires, des minima sociaux et des pensions, la prise en charge par l’employeur des trajets domicile/travail ;
Une meilleure reconnaissance des qualifications ;
L’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ;
Des emplois de qualité, une amélioration des conditions de travail, une réduction du temps de travail pour travailler tous, mieux et moins ;
Une vraie protection sociale tout au long de sa vie .

À LA SNCF :
Le maintien du recrutement au Statut ;
La renégociation du RH0254 pour aligner les droits des contractuels sur le Statut ;
La régularisation des emplois précaires en emplois stables ;
L’arrêt de la politique d’externalisation de nos charges de travail ;
L’arrêt des restructurations et de la recherche de productivité sans fin ;
Une meilleure représentation du personnel avec des instances de proximité ;
Des moyens pour le service public pour augmenter l’offre, maintenir les gares et les lignes ouvertes, avec du personnel SNCF ;
Une CCN de haut niveau.

POUR OBTENIR SATISFACTION, JE PARTICIPE :

Je décide de ME MOBILISER pour, ensemble, maintenir nos droits et en gagner de nouveaux, imposer l’ouverture de négociations sur nos revendications et sur les propositions de la CGT.
Je décide de M’ENGAGER sous diverses formes, et notamment par la grève interprofessionnelle dans les entreprises et les administrations.

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14 DÉCEMBRE : LA GRÈVE

Appel à la grève

| Fédération

La CGT constate que le mécontentement est présent partout dans les chantiers et les services.
Si nous voulons mettre en échec la violence sociale du Gouvernement et de la Direction SNCF, nous devons exprimer notre colère et nos revendications de manière visible et claire.

La Direction SNCF a largement accompagné la réforme ferroviaire portée par le Gouvernement, au détriment des cheminots, de l’entreprise et du pays.

Aujourd’hui, elle commence à mettre en oeuvre cette réforme au travers de restructurations massives, passées en force. Cette stratégie, en plus d’exacerber les inquiétudes, n’apporte aucune solution de développement du service public SNCF, Marchandises et Voyageurs.

Pour avoir plus de liberté d’action dans la casse de nos emplois, de nos métiers et de nos conditions de travail, elle impose une réduction drastique des moyens syndicaux et supprime les instances de proximité qui traitaient du quotidien des cheminots.

Elle pense qu’attaquer la représentation du personnel suffirait à éliminer toute contestation dans l’entreprise.

Par conséquent, la CGT, par la voix de ses syndicats de site, appelle les cheminots à participer à la journée de grève interprofessionnelle du vendredi 14 décembre 2018 !

Nous appelons à agir pour passer à l’offensive sur les revendications interprofessionnelles qui nous concernent :
L’exigence de hausse des salaires ;
L’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes ;
Des emplois de qualité, une amélioration des conditions de travail et la réduction du temps de travail ;
La défense de la protection sociale tout au long de la vie, notamment contre une réforme des retraites par points qui amènerait une baisse d’au moins 30% des pensions pour les cheminots si le Gouvernement la menait au bout !

Nous appelons à agir aussi pour porter haut et fort nos revendications professionnelles :
Le maintien du recrutement au Statut et la renégociation du RH0254 pour aligner les droits des contractuels sur le Statut ;
La régularisation des emplois précaires en emplois stables ;
L’arrêt de la politique d’externalisation de nos charges de travail ;
L’arrêt des restructurations et de la recherche de productivité sans fin, en particulier l’arrêt des fermetures de guichets, du déploiement de l’EAS, de la suppression des autorisations de départ, de la pression sur les roulements en préparation pour le changement de service, de la remise en cause des accords locaux, etc.
La grève du 14 décembre prochain se placera également quelques jours avant la nouvelle séance de négociation de la CCN ferroviaire sur « les classifications et la rémunération » qui se tiendra le 20 du même mois. Cette grève permettra donc de mettre un nouveau coup de pression sur le patronat des transports pour éviter qu’il impose la polyvalence dans la définition des métiers.

La Fédération CGT des cheminots appelle également à continuer le combat contre la réforme ferroviaire.

Contrairement à ce que le Gouvernement annonce, rien n’est joué. La loi a été votée en juin, notamment sur des mensonges de la majorité présidentielle. Il n’appartient qu’à nous de remettre nos revendications pour notre avenir, celui de l’entreprise et du service public au centre des débats publics.

Pour cela, construisons avec détermination des mobilisations massives et visibles.

Les cheminots, comme l’ensemble des salariés, refusent de se laisser plumer et ils doivent le montrer!

TOUS ENSEMBLE, TOUS EN GRÈVE, LE VENDREDI 14 DÉCEMBRE 2018 !

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Les retraités ne sont pas seulement en colère… Ils veulent une revalorisation de leurs pensions

| Fédération

Pour justifier les mesures qui réduisent le pouvoir d’achat des retraités, le gouvernement d’Emmanuel Macron affirme vouloir favoriser « ceux qui travaillent » ou encore « ceux qui font tourner le pays » Mais comment peut-on les croire ?!

Car pour le président de la République, ceux « qui font tourner le pays » ce sont  » les premiers de cordée », autrement dit les grandes fortunes du pays et le grand patronat. Ceux à qui il ne demande jamais de « faire un effort » alors qu’ils pourraient le faire sans mettre en péril leur immense patrimoine.

Bien au contraire, il leur a accordé tous les privilèges : suppression de l’impôt Solidarité sur la fortune, réduction de la fiscalité sur les dividendes et le capital, exonérations fiscales de toutes sortes et sans jamais vraiment inquiéter les évadés fiscaux et les fraudeurs.

Pourquoi enrichir les riches et appauvrir les autres ?

Sous la présidence d’Emmanuel Macron, les plus riches n’ont jamais amassé autant d’argent : record battu cette année avec un montant de 431 milliards soit une hausse de 15% en moyenne. Le plus riche d’entre eux, Bernard Arnaud, a vu sa fortune augmentée de 50 %.
Selon le Président, ces faveurs devaient favoriser l’’investissement et l’emploi. Les investissements stagnent, les prévisions de croissance sont revues à la baisse. Le chômage a encore augmenté. Les salaires ?
Une maigre augmentation par la suppression des cotisations sociales, compensée par la hausse de la CSG. Ce qui revient à faire financer par les retraités, à la place des employeurs, des prestations dont ils ne bénéficient jamais : indemnités de chômage et congés de maladie et maternité.

Les retraités font aussi « tourner le pays »

Préserver et augmenter le pouvoir d’achat des retraités, contrairement à ce qu’affirment nos gouvernants, est très utile à l’économie du pays.
L’immense majorité des retraités ne spéculent pas, ni ne placent leur argent dans des paradis fiscaux. Ils l’injectent dans l’économie.
Selon le CREDOC, les plus de 50 ans représentent 48 % de la consommation totale de la France. Ils assurent 64% du marché de la santé, 60% de l’alimentation, 58% de l’équipement, 57% des loisirs et un tiers des jouets sont achetés par les retraités.

Ils sont le coeur d’une nouvelle industrie, la « silver economie », emplois à domicile, télé-assistance et sécurité, qui va générer la création de 350 000 emplois d’ici 2020. Ils consacrent 4 % de leurs revenus soit 10 milliards à leurs enfants et petits enfants… Et que dire de leur contribution aux activités associatives socialement précieuses pour compenser le désengagement de l’Etat.

L’exonération de la taxe d’habitation ? Un leurre

Au total, c’est près de 5 milliards de pouvoir d’achat qui aura été prélevé sur les pensions. L’exonération par tiers de la taxe d’habitation représente cette année 1,2 milliards seulement. Mais de plus, cela va se traduire par des suppressions d’aides et de services dans les municipalités que l’Etat aura privé de ressources. Les retraités en particulier se verront privés de toutes sortes d’aides dans les villes et les villages. A cela s’ajoutent les augmentations de carburants, du fuel, du gaz, des mutuelles, la réduction de l’aide au logement…

Une baisse continue du pouvoir d’achat des retraités

Les retraités sont et seront lourdement frappés. Toutes les prévisions montrent que le niveau de vie des retraités va baisser au minimum de 20 % d’ici à 2035. Cela n’est pas acceptable sur le plan humain, mais ne l’est pas non plus sur le plan économique et social. Pas question de laisser faire.

Nous sommes 16 millions

Le gouvernement fait semblant d’ignorer le rôle que jouent les retraités dans tous les domaines de notre société. Il ne peut mépriser à ce point le rôle qu’elles et ils ont joué dans la production des richesses de la France. En réalité, il craint la colère des retraités et surtout leur résistance et leurs actions. Nous n’allons pas le rassurer. Nous allons multiplier les initiatives dans tout le pays.

La CGT à la rencontre des retraité·e·s

Dans les villes et les villages, les retraités CGT vont au devant de leurs « collègues retraités » pour débattre de leurs situations, certains sont en grande difficulté, définir les modes d’actions qui rassemblent largement les retraités. Car nous ne sommes pas seulement en colère, nous voulons que nos retraites soient revalorisées à la hauteur de ce qui nous a été injustement prélevé.

RASSEMBLEMENT DEVANT LE MINISTÈRE DES FINANCES LE 18 DÉCEMBRE À 14 h 30

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CONTRE LE CHÔMAGE ET LA PRÉCARITÉ: MOBILISONS-NOUS LE 1ER DÉCEMBRE!

Communiqué aux cheminots

| Fédération

La Fédération CGT appelle les cheminots à participer massivement aux manifestations contre le chômage et la précarité, organisées sur tout le territoire le 1er décembre afin d’exiger des hausses de salaires et pensions, lutter contre la précarisation croissante du salariat et le chômage de masse.

Des salariés actifs et retraités, des citoyens expriment une colère légitime pour avoir les moyens de vivre dignement, pour plus de justice sociale. Cette colère, la CGT la comprend et la porte au quotidien depuis plusieurs mois et notamment au travers de nombreuses journées d’action et de grève.

Alors que la France est en 2017 le 5e pays producteur de richesses dans le monde, la préoccupation d’une partie grandissante de la population est de boucler les fins de mois.

Les cheminots qui sont confrontés à une quatrième année de gel des salaires, à la multiplication des contrats précaires de toutes sortes (intérim/CDD, CDD séniors,…) et à des suppressions massives d’emplois, vivent des difficultés similaires.

Ça ne peut plus durer !

Le Gouvernement joue avec le feu en banalisant les revendications, en ignorant les organisations syndicales. Pire, le président de la République, ses ministres sont régulièrement méprisants vis-à-vis des citoyens au travers de la multiplication de « petites phrases ».

Au cours du long conflit du printemps, les cheminots ont lutté contre le pacte ferroviaire et formulé des propositions concrètes et chiffrées contenues dans le rapport « Ensemble pour le FER ». Qu’il s’agisse de report modal, de financement des modes de transport, de dessertes de tous les territoires, les cheminots se sont inscrits et continuent à s’inscrire dans une perspective plus large de réponse aux besoins des citoyens.

Par ses initiatives, sa volonté de rassemblement et d’unité, la CGT est au service des salariés, des citoyens pour un monde de progrès et de justice sociale. Elle prendra toutes les initiatives dans la période pour permettre à ceux qui luttent de s’organiser afin de gagner sur leurs justes revendications.

Il y a donc urgence à répondre aux attentes sociales comme :
• L’augmentation du SMIC à 1800 euros avec répercussion sur l’ensemble des grilles de salaires mais aussi des pensions et des minima sociaux ;
• La prise en charge des transports par les employeurs ;
• Une TVA à 5,5% pour les produits de première nécessité, notamment le gaz et l’électricité ;
• Une fiscalité juste, tenant compte des revenus, avec en premier lieu le rétablissement de l’impôt sur la fortune ;
• L’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ;
• Une vraie protection sociale tout au long de sa vie ;
• Des augmentations générales de salaire à la SNCF ;
• Des moyens pour le service public.

Par conséquent, la Fédération CGT appelle les cheminots à se joindre aux manifestations des privés d’emploi organisées sur le territoire et notamment à Paris, ce 1er décembre, place de la République à 12h00.

Exigeons des réponses précises et immédiates !

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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

21 décembre 2018

Des personnels des gares de Bourges et Vierzon en grève à l’appel de la CGT cheminots

Un mouvement de grève des personnels présents dans les gares SNCF de Bourges et Vierzon a démarré ce vendredi matin, à l'appel du syndicat CGT des cheminots.[…]

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