Fédération CGT des Cheminots


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ENSEMBLE POUR LE FER !

Tract aux cheminots

| Action du 21 septembre 2017

AVENIR DU SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE

Alors que de plus en plus de cheminots sont mécontents, la Direction et le Gouvernement préparent des attaques de grande envergure qui pourraient mettre le feu aux poudres. Leur solution pour éviter cela : nous faire croire que nous sommes isolés, qu’il n’y a pas le choix, qu’il est inutile de se battre. La CGT refuse le fatalisme.

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20170707_Tract_aux_cheminots_ensemble_pour_le_fer-1Ouverture à la concurrence

C’est par ce sujet qu’ils veulent commencer, en s’appuyant sur le vote du 4e paquet ferroviaire européen en 2016. Pourtant le sujet est loin de faire l’unanimité : même en excluant de son application 9 pays (sur 27), qui menaçaient d’y mettre leur véto, le 4è paquet a été adopté d’une courte tête. Il doit être transposé en droit français pour être appliqué. Si les textes européens imposent l’appel d’offres comme règle de base, ils prévoient néanmoins des exceptions. Il reste donc des choix à faire dans l’écriture de la loi en France. La CGT considère que la bataille contre la concurrence peut et doit être menée, car ce mode de fonctionnement sera un recul majeur pour le service public comme pour les conditions sociales des salariés. En outre, la transférabilité des cheminots à un opérateur privé qui gagnerait un appel d’offres pose la question du devenir du Statut et du régime spécial de protection sociale.

La CGT exige un débat public !

La SNCF (ou le Groupe Public Ferroviaire) appartient à la Nation. Toute évolution doit faire l’objet d’un débat public pour que les citoyens décident des meilleures solutions pour répondre aux besoins du pays. Au lieu de cela, Gouvernement et Direction multiplient les colloques « entre soi » et la propagande pour passer en force.

Les usagers ne demandent pas la privatisation

Selon un sondage en 2011, 77% des français étaient satisfaits de leur entreprise publique SNCF. Ils manifestaient néanmoins de fortes attentes d’améliorations sur la ponctualité, la fréquence, le confort et le prix. La CGT, qui travaille avec de nombreuses associations d’usagers, a pu constater que la concurrence n’est pas une demande. Il faut donc que cela soit entendu !

LA CONCURRENCE N’A PAS DE FIN !
Alors que le transport routier est déjà largement dérégulé et soumis à une concurrence sauvage, l’Union Européenne veut réécrire les règlements pour abaisser encore les conditions sociales.
Le paquet « mobilités » prévoit qu’un conducteur puisse passer 3 semaines et demi dans son camion avec seulement 24h de repos hebdomadaire !
Juste après la fin de l’écriture des paquets ferroviaires, cette démarche montre que les capitalistes veulent un abaissement continu de nos droits, qui ne prendra fin qu’avec un rapport de forces conséquent.

 Mais quel est le mobile du crime ?

Le Groupe SNCF vise à devenir un mastodonte dont les premiers dirigeants et les futurs actionnaires tireraient de juteux revenus. Au passage, ils alimenteraient les grands groupes du BTP ou de la métallurgie en sous-traitant une large partie de l’activité d’entretien du Matériel ou de l’Infra. C’est conforme à la vision libérale du monde portée par les gouvernements successifs. Mais plutôt que d’attaquer frontalement les cheminots et les populations pour confisquer un bien public, il vaut mieux avancer masqué et mettre en avant la « modernisation » pour anesthésier les citoyens et les salariés

Peut-on faire autrement ?

OUI ! D’abord parce que les règlements européens le prévoient. Ensuite, parce que le débat traverse tout le continent : en Espagne, la réunification de RENFE et ADIF (exploitant et gestionnaire d’infra) est en discussion, de même que la renationalisation totale des chemins de fer a été le principal sujet de la dernière campagne électorale en Grande Bretagne. Mais pour cela, il faut que les forces sociales (salariés, usagers) se mobilisent pour défendre leur intérêt !

Concurrence, sous-traitance, filialisation

LA PRIVATISATION «EN MARCHE» ?

Même si elle s’en défend, c’est bien ce que la Direction SNCF est en train de préparer. En plus de l’ouverture à la concurrence dans le Voyageur, elle s’appuie sur d’autres leviers pour y parvenir :

LA FILIALISATION lui permet de conserver certaines charges stratégiques tout en précarisant les salariés (la conduite des trains par VFLI au Fret, et TRANSKEO au voyageur, la maîtrise d’oeuvre par SFERIS à l’Infra et SYSTRA au Matériel …).

LA SOUS-TRAITANCE lui permet de se constituer un vivier de prestataires pour les tâches jugées moins stratégiques, en les aidant à acquérir des compétences et des savoir-faire (à l’Equipement, au Matériel, pour les services en gare ou les services communs).

La touche finale : guillotiner le groupe ?

Pour parachever le tout, la Direction vide l’EPIC de tête sensé garantir le caractère « indissociable et solidaire du groupe ». En quelques semaines, nous avons vu se multiplier les dossiers : transfert de la gestion des combustibles, des participations financières, création de filiales immobilières.

Cela pourrait préparer une séparation totale du Gestionnaire d’Infra (SNCF Réseau) et de l’Exploitant (SNCF Mobilités), qui s’accompagnerait d’une transformation des Entreprises Publiques en Sociétés Anonymes, comme l’a récemment préconisé la Cour des Comptes.

L’avenir des gares (qui seraient gérées de manière indépendante) pourrait lui aussi exacerber la division, la séparation, l’éclatement.

D’AUTRES SOLUTIONS EXISTENT

En 2014, la CGT a proposé et porté un contre projet de réforme « la Voie du Service Public SNCF ».

Il s’agissait de partir des besoins des usagers et des cheminots pour construire une organisation de la production intégrée, efficace et respectueuse des contraintes d’un transport guidé sur un réseau interconnecté. Les libéraux ont imposé leur réforme qui avait pour objectif officiel de résoudre les problèmes de l’endettement et les dysfonctionnements. Or aujourd’hui, tout le monde peut constater que la situation ne s’est pas améliorée. Ils utilisent ce prétexte pour aller encore plus loin dans la démarche de privatisation. Pourtant, même avec la règlementation européenne telle qu’elle est, il est possible de reconstruire une entreprise publique intégrée telle que la CGT le proposait.

Ce qui fera la différence, c’est le rapport de forces entre les institutions et la mobilisation des cheminots pour défendre les propositions CGT.

Financement du système : rien n’est réglé !

La pression sur l’emploi vient d’une double contrainte :

• Celle de l’Etat qui se désengage du financement de l’infrastructure et qui impose donc, grâce à la réforme de 2014, un système pervers d’autofinancement. D’un côté, SNCF Mobilités est sommée de verser un dividende (400 millions d’euros par an en moyenne selon le contrat d’orientation Etat-EPIC). De l’autre, SNCF Réseau a interdiction de s’endetter et va donc mettre sous pression les collectivités locales pour financer « leurs » lignes. L’Etat baisse sa contribution et refuse de reprendre la dette à sa charge alors qu’il en est responsable par ses décisions de constructions d’infrastructures nouvelles.

• Ensuite, celle de la Direction du groupe qui voudrait être une multinationale comme les autres dans le jeu de la compétition mondiale. Elle mobilise pour cela les ressources des EPIC et achète à tour de bras des entreprises de transport et de logistique. La dernière opération devrait coûter 2,7 milliards d’euros !

La casse de l’emploi et le gel salarial financent cette politique… Aujourd’hui la masse salariale ne représente plus que l’équivalent de 35% du chiffre d’affaires.

La CGT veut donc aussi poser la question de l’utilisation de l’argent : doit-il être utilisé pour répondre aux besoins des usagers par des créations d’emplois bien payés, ou pour répondre à ceux des capitalistes ?

Pour gagner, battons-nous ensemble !

Les batailles communes entre les associations d’usagers et les syndicats CGT sont nombreuses : pour la défense d’une gare, d’un guichet, d’une ligne, d’un train ou encore la présence des contrôleurs à bord… En plus des cheminots, la CGT veut donc mobiliser les usagers à l’échelle nationale sur le même thème « réapproprions nous le service public ferroviaire ». Nous refusons que quelques technocrates fassent un hold-up sur l’entreprise publique SNCF sans débat démocratique. Pour le gagner et imposer d’autres choix, nous ne pouvons pas nous appuyer sur les médias ou les institutions classiques. C’est l’implication du plus grand nombre qui nous permettra de construire un contre-pouvoir utile. Dans les mois qui viennent la CGT va organiser plusieurs grandes initiatives pour rendre visible le refus des usagers et des cheminots d’une privatisation qui avance de plus en plus vite.

LOGIQUE GLOBALE, IMPACT LOCAL !

La politique nationale de démembrement et de vente à la découpe de la SNCF peut paraître éloignée du quotidien des cheminots. Mais en réalité, elle se retrouve dans les restructurations, le recours aux emplois précaires, la pression pour l’abandon d’un temps partiel, le refus d’une mutation, etc.

Elle se retrouve également dans la désorganisation de la production et des services qui créée beaucoup de mécontentement.

La CGT- grâce à son réseau militant et ses syndicats locaux- identifie les dysfonctionnements et les attentes des cheminots au plus près du terrain.

Elle construit des actions pour rendre visible les problèmes, proposer des solutions construites par les cheminots eux-mêmes et les faire converger pour leur donner de la force.

La mobilisation progresse vite (5 fois plus de participants aux actions de juin 2017 qu’en décembre 2016), signe que la pression monte. Elle progressera encore plus vite si les cheminots décident de renforcer la CGT.

TOI AUSSI, CONTRIBUE A LA VICTOIRE : ADHERE A LA CGT !

LA CGT A BESOIN DE TOI !

POUR GAGNER ENSEMBLE, REJOINS-NOUS.

Le 12 septembre 2017 les cheminots dans l’action !

Le contexte interprofessionnel ne peut pas être ignoré :

• Projet de casse du Code du travail par une nouvelle réforme qui veut encore réduire les protections des salariés ;

• Annonce d’une réforme de la protection sociale qui va nous faire perdre du pouvoir d’achat (hausse de la CSG) et va menacer notre régime spécial.

Pour exiger d’autres mesures, la CGT appelle l’ensemble des salariés à une journée de grève dans les entreprises et les services.

La Fédération des cheminots appelle l’ensemble des personnels de la SNCF, des EF privées et filiales à y participer. Nous en ferons aussi une journée d’expression des revendications professionnelles. Aussi, il faut donner de la force aux revendications confédérales pour un « Code du travail du 21e siècle » et le « 100% sécu », mais il faut également donner de la force aux revendications fédérales pour l’emploi, les salaires et la « Voie du Service Public Ferroviaire SNCF ».

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LA SOUS-TRAITANCE À MAINTENANCE&TRAVAUX : IL FAUT LA STOPPER !

Sous-traitance

| Fédération

La CGT, majoritaire dans le Comité d’Etablissement Maintenance et Travaux, a fait voter avec les élus une expertise sur la sous- traitance et la re-internalisation des charges. Le constat est alarmant et met en danger l’avenir des cheminots, si la direction ne change pas sa politique !

En 2017, SNCF Réseau a sous-traité pour un montant total de 5,3 milliards d’euros toutes prestations confondues dont près de 3 milliards uniquement sur la partie « Travaux », un chiffre multiplié par plus de 4 en 10 ans. 70% des travaux d’investissement sont externalisés ainsi que l’entretien et la maintenance courante, à hauteur de 24 à 30%. Toutes les activités sont concernées : voie, signalisation, caténaires, appareils de sécurité, annonces de sécurité, ingénierie de projet, etc.

C’est donc à un phénomène massif et rapide auquel nous assistons qui, contrairement à ce qui nous est dit, n’est pas guidé par la seule nécessité de faire face au pic de charge lié aux investissements de ces prochaines années. Le contrat de performance Etat-Réseau 2017-2026 fait ainsi de l’externalisation un levier central pour générer sur ces 10 prochaines années 1,2Md€ de gains de productivité nécessaires à l’équilibre financier du GI, selon l’objectif imposé par la réforme ferroviaire de 2014.

La situation actuelle à SNCF-Réseau M&T n’est déjà plus celle d’une sous-traitance « classique », où l’on fait appel à un sous-traitant pour faire face à un pic d’activité ou pour utiliser une compétence technique très spécifique, mais celle d’une externalisation stratégique : SNCF Réseau transfère depuis quelques années, de façon stable et durable et dans le cadre d’une relation contractuelle, des processus internes vers des prestataires externes en accompagnant ce transfert de ressources matérielles et/ou humaines et de connaissances et compétences.

Les conséquences de ce phénomène sont nombreuses pour les cheminots. Son développement traduit en effet un changement de modèle de production de la maintenance ferroviaire qui passe d’un modèle globalement intégré au sein de la SNCF à un modèle plus éclaté.

Mais ce mouvement d’externalisation suppose aussi que SNCF Réseau organise et accompagne la montée en compétences des entreprises partenaires en même temps qu’elle réorganise tout le processus de production : c’est ce que nous sommes en train de vivre en ce moment !

La sous-traitance coûte plus chère que les cheminots !

Les besoins de régénération du réseau, à partir de 2010, ont entraîné un accroissement important du volume de chantiers à réaliser, mais SNCF Réseau ne s’est pas donné les moyens internes de suivre cette hausse de la production.

Pour éviter d’augmenter la masse salariale par des recrutements en interne à la hauteur des besoins, elle a fait le choix de s’appuyer sur des prestataires externes. C’est-à-dire de substituer une relation commerciale à la relation salariale.

Réduire les coûts par l’emploi d’une main d’oeuvre censée être moins chère et plus flexible que les cheminots sous statut, est bien la première raison de ce recours à l’externalisation. La réduction des coûts est fréquemment présentée par la direction de SNCF Réseau comme le résultat de la mise en concurrence des entreprises prestataires. Mais en réalité, ces entreprises appartiennent pour l’essentiel à 3 grands groupes du BTP : Vinci, Bouygues et Eiffage !

Par ailleurs, l’argument de la réduction des coûts mérite d’être interrogé. Sur le court terme, les prestataires doivent acquérir le savoir-faire, se former à des activités complexes et dangereuses et investir dans des matériels : cela représenterait pour la SNCF un surcoût de 10%, ce que la direction admet. Autrement dit, recourir à la sous-traitance coûte immédiatement plus cher que faire-faire le travail directement par les cheminots de SNCF Réseau !

Sur le long terme, une telle situation fait également peser un risque sur l’évolution des coûts des prestations qui dépend globalement des rapports de forces entre le donneur d’ordre et le(s) sous-traitant(s) : avec la réduction des ressources industrielles de SNCF Réseau, les entreprises sous-traitantes auront fini par capter le savoir-faire des cheminots du service public avec comme conséquence prévisible le renforcement du poids des prestataires dans les négociations.

Cette réalité fait donc peser un risque sérieux, à terme, sur les performances économiques de Maintenance et Travaux. En réalité, à court et moyen terme, la sous-traitance constitue un puissant facteur de pression sur les ressources internes de SNCF Réseau et de son cadre social historique.

Flexibiliser l’organisation et favoriser le dumping social, c’est ce que veut imposer la SNCF !

La recherche de flexibilité de l’organisation s’accompagne d’abord d’un besoin plus grand de mobilité géographique de la « main d’oeuvre », pour suivre les travaux.

Sur ce point, il faut noter que la convention collective des travaux publics, à laquelle nombre de sous-traitants sont rattachés, est structurée par la question de la mobilité de chantiers avec une population salariée souvent jeune, peu diplômée, débutant sa carrière et globalement peu regardante sur ses conditions de travail.

La réalité, c’est que le taux de turn-over est élevé dans ces entreprises !

Ce sont donc les conditions d’emploi et de travail des sous-traitants qui constituent une première variable d’ajustement. Mais on voit bien que la sous-traitance est aussi un moyen de mettre en concurrence les cheminots avec des salariés d’entreprises externes moins protégés socialement. La logique à l’oeuvre est ici celle du dumping social.

C’est pour cette raison que la CGT oeuvre pour une convention collective nationale de branche de haut niveau.

Au final, cette flexibilisation du travail conduit à :

  •  La précarisation des prestataires qui ne bénéficient pas des mêmes protections sociales que le donneur d’ordre ;
  •  La fragilisation des systèmes de sécurité et du travail y compris du fait de la contractualisation qui pousse le prestataire à prioriser les délais au détriment de la sécurité et de la qualité ;
  •  L’augmentation de la coactivité qui s’avère propice aux dysfonctionnements par la multiplicité d’intervenants qui n’ont pas de règles communes stables et partagées, comme c’était le cas dans le cadre de l’entreprise intégrée.

Tous ces éléments favorisent la dégradation de la qualité, de la fiabilité et de la sécurité du réseau à long terme, et peuvent se révéler particulièrement coûteux au final.

Nouvelle division du travail, nouvelles contraintes

Côté SNCF, le développement de l’externalisation se traduit par le passage du faire au faire-faire avec une volonté stratégique d’externalisation des charges de travail. Il s’agit moins, alors, de produire que de piloter et d’optimiser l’allocation des moyens (humains, techniques et financiers) en fonction des chantiers et de leurs particularités.

Le développement de la sous-traitance entraîne donc une nouvelle division du travail :
• Les tâches élémentaires (simples) sont réservées aux sous-traitants, celles à valeur ajoutée sont faites en interne (maîtrise d’ouvrage, surveillance du réseau et interventions d’astreinte) ;
• les cheminots SNCF doivent dorénavant apprendre à faire-faire plutôt qu’à faire : préparer des chantiers, contractualiser des prestations, gérer les contrats et en contrôler la bonne exécution, accueillir voire former les sous-traitants, les encadrer, contrôler leur travail sans nécessairement avoir suivi les mêmes processus de formation etc.

Cette nouvelle division du travail est en plus accompagnée d’une réduction massive des effectifs de production (-36% d’agents d’exécution entre 2000 et 2016) avec des impacts multiples :
• Agrandissement des territoires d’intervention du fait de la diminution des tailles d’équipes : d’où une diminution de la réactivité lors des interventions d’astreinte ;
• Complexification des activités opérationnelles :

  •  dans la phase de préparation avec un séquencement des tâches plus difficile du fait de domaines de compétences limités des prestataires ;
  •  dans la réalisation en cas d’aléas, les prestataires se bornant à exécuter un contrat sans avoir la vision d’ensemble du chantier.

• Des opérations de supervision, de suivi et de contrôle des sous-traitants qui prennent le pas sur l’activité principale, notamment des DPx et des assistants ;
• Des difficultés dans la remontée des informations lors des contrôles et des constats de défaut ;
• Une montée en compétences des cheminots plus complexe en raison de la diminution importante de la pratique sur le terrain.

Un risque majeur : une perte de compétences à tous les étages !

Le risque majeur de l’externalisation est celui de la perte des compétences des cheminots SNCF. En effet, le non renouvellement des effectifs ces dernières années n’a pas permis de transmettre en temps et en heure les connaissances détenues par les plus anciens.

L’éloignement du terrain et le manque de pratique sur certaines tâches affaiblissent gravement la montée en compétences des nouvelles recrues et fragilisent celle des cheminots expérimentés.

Pourtant, c’est bel et bien la haute technicité des cheminots SNCF qui constitue la force de notre entreprise et qui permet de produire des trains en sécurité, en s’appuyant sur une connaissance fine du patrimoine. Mais les changements d’organisation permanents, la gestion des effectifs au plus juste et le transfert de l’activité vers des entreprises privées, mettent à mal ce système et créent des risques sur la sécurité des circulations comme nous pouvons malheureusement le constater avec l’augmentation des incidents et accidents sur le réseau ces derniers temps.

La nécessité de maintenir les compétences des cheminots à un niveau élevé, par un système de formation et de tutorat performant, par une pratique terrain intensive, par une présence effective de l’encadrement de proximité, est vitale pour les agents comme pour l’avenir de l’entreprise.

Une situation alarmante qui appelle une réorientation stratégique

Au niveau des effets de la sous-traitance sur la maîtrise de la sécurité ferroviaire, l’expertise dresse des constats alarmants :

  •  L’organisation des travaux est morcelée, avec une augmentation des interfaces entre plusieurs entreprises qui est une source d’erreurs importantes et dilue les responsabilités. On ne pense plus au travail bien fait mais simplement au respect des clauses du contrat.
  •  Les risques sont reportés sur les sous-traitants qui, face aux pressions tarifaires et temporelles de la part du donneur d’ordre, priorisent trop souvent la productivité au détriment de la sécurité et de la qualité du travail.
  •  la situation dégradée de la formation avec des centres de formation qui ne cessent d’être réduits, alors même que les besoins augmentent. Cela se traduit par des difficultés de formation de nos jeunes agents mais aussi de formation continue avec le maintien de connaissances. Cela contribue à une perte de maîtrise de notre outil industriel. De plus, la concurrence dans ce domaine met à mal la volonté d’harmonisation des pratiques qui ajoute encore de la confusion et de la complexité au quotidien.

Cette expertise montre bien que l’externalisation des charges de maintenance de l’infrastructure répond avant tout au dogme libéral qui vise à saccager la SNCF. Ce constat appelle à une réorientation stratégique notamment par les mesures suivantes :

  •  La ré-internalisation des charges de travail (travaux et maintenance courante) au sein de la SNCF et l’augmentation des effectifs afin de conserver la maîtrise de notre outil industriel ;
  •  Le rattachement obligatoire de toutes les entreprises intervenant sur le réseau ferré à la convention collective de la branche ferroviaire, pour mettre un coup d’arrêt au dumping social ;
  •  Le renforcement des moyens matériels et humains, pour assurer un suivi des travaux réalisés par des tiers à la hauteur des exigences de qualité et de sécurité qui sont les nôtres ;
  •  La responsabilisation de SNCF Réseau dans l’organisation de la formation à l’échelle de la filière et la mise en place de moyens importants pour assurer et maîtriser la montée en compétences de nos agents et des salariés des entreprises extérieures.

Ce sont bien aux cheminot(e)s de prendre conscience des enjeux car c’est leur métier et leur avenir qui se jouent si rien n’est fait pour inverser la politique mise en place par la direction. La CGT continuera à s’opposer à toute forme de dumping social et pèsera sur le volet « Métier » de la convention collective nationale en portant ses revendications afin de préserver l’intérêt et l’avenir de tous les cheminots !

 

 

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DEMANDE D’EXPLICATIONS ÉCRITES

adressée ce jour à Messieurs Pepy et Jeantet

| Fédération

Exposé des faits

Messieurs,

Vous menez une politique d’externalisation des travaux et de la maintenance de l’infrastructure depuis des années, en vous appuyant sur des entreprises privées du BTP qui précarisent leur personnel à outrance au point de recourir désormais régulièrement à des salariés détachés issus de pays à faible coup de main d’œuvre.

Votre stratégie expose les cheminots à un abaissement des savoir-faire dans votre entreprise, qui n’est pas compensé par une montée en compétence des entreprises privées puisqu’elles ne pérennisent pas l’emploi de leur personnel. La qualité de la production est impactée et les accidents se multiplient.

Vous encouragez le dumping social en n’appliquant pas la CCN ferroviaire dans votre propre filiale systra. Ce cap est aussi suivi par VFLI pour la traction des trains de travaux que vous souhaitez également soustraire à la CCN ferroviaire.

À la SNCF, le manque d’effectifs conduit à une dégradation des conditions de travail et de la production alors que le plan de charge est en hausse, notamment en région parisienne. Mis en situation de concurrence et de culpabilisation permanente, les cheminots se mettent en danger.

En toute connaissance de cette situation, vous avez instauré des « règles qui sauvent », dont le seul objectif est de vous dédouaner de vos responsabilités.

Deux accidents mortels sont intervenus la semaine dernière. Ils font suite à d’autres moins spectaculaires mais tout aussi graves, et à une série impressionnante d’incidents qui auraient pu avoir des conséquences graves.

L’ensemble de cette situation résulte d’un désengagement de l’Etat qui n’apporte pas les financements nécessaires à la préservation du domaine public, notamment en matière de régénération des voies, et que vous avez décidé de couvrir en fixant des objectifs de productivité déraisonnables.

Nous considérons que vous portez la responsabilité d’avoir constitué un écosystème dangereux dans le domaine des travaux et de la maintenance de l’infrastructure.

Nous vous demandons de nous fournir vos explications.

Le 17/10/2018

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PRIME ENFIN RETROUVÉE GRÂCE À LA CGT !

Prime de convergence

| Fédération

Cela semble une évidence, mais mérite néanmoins d’être rappelé, la CGT a toujours été contre ce système de reversement de primes, préférant de réelles négociations salariales.

Cependant, le constat est simple, le gel des salaires à la SNCF fait que la valeur du point n’a pas augmenté depuis 2014 entraînant une baisse de notre pouvoir d’achat.

EN AVRIL, NOUS AVIONS LANCÉ UN AVIS DE RECHERCHE : MAIS OÙ EST DONC PASSÉE NOTRE PRIME ?

Le 28 mars dernier, la Direction de la SNCF annonce sa décision de retrancher la prime à l’intéressement de l’assiette du calcul de la dotation aux activités sociales.

Ce retrait se traduit, dès cette année, par un manque à gagner de plus d’1 million d’euros pour le CCGPF et plus de 2,5 millions en y ajoutant les CE !

Nous avons interpelé à plusieurs reprises le Président de la Commission Paritaire. De nombreuses actions ont eu lieu en région, dans les différents CE, avec envahissements de plénière, interpellations, déclarations de nos camarades CGT sur tout le territoire.

Tout au long du conflit des cheminots, durant les mois d’avril/mai/juin, les personnels CE ont été présents sur les actions et initiatives, portant haut et fort cette revendication.

LA CGT N’A EU DE CESSE D’INTERPELLER LA DIRECTION SNCF.

Elle vient d’annoncer dans un courrier adressé à tous les Présidents de CE qu’elle accepte pour cette année d’inclure l’intéressement dans l’assiette de calcul des dotations, permettant ainsi de donner le financement nécessaire au versement de cette prime à l’ensemble des personnels CE/CCGPF !

Pour les prochaines semaines, restons mobilisés et unis pour :

  •  Le devenir des CE et du CCGPF ;
  •  La mise en place des CSE ;
  •  La révision de la grille des salaires en lien avec la révision des emplois repères ;
  •  La mise à jour de la Convention Collective Nationale (CCN) ;
  •  La mutuelle et sa clause de revoyure ;
  •  La Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC).

Le collectif personnels CE/CCGPF invite l’ensemble des personnels à continuer de s’engager dans la lutte aux côtés des cheminots, et plus largement des salariés, des retraités, des jeunes, des précaires… ! Pour dénoncer la politique menée par le Président Macron et son gouvernement.

Avec la CGT, les salariés, les jeunes, les retraités et les privés d’emploi réclament une meilleure répartition des richesses, une société plus juste et plus solidaire et pour :

  •  La fin du gel de l’indice des fonctionnaires ;
  •  La réduction du temps de travail à 32 heures ;
  •  Des Services Publics par tout pour tous ;
  •  Le remboursement intégral des dépenses de santé par la Sécurité Sociale.
  •  L’augmentation des salaires et des pensions avec le SMIC à 1 800 € ;
  •  La retraite à 60 ans et avant 60 ans pour les métiers pénibles.

TOUS DANS L’ACTION LE 9 OCTOBRE !

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LE 9 OCTOBRE 2018 ON STOPPE LA GRANDE LESSIVE !

Action interprofessionnelle

| Fédération

Dans le cadre de la journée de mobilisation interprofessionnelle du 09 octobre 2018, la Fédération CGT des cheminots appelle à agir massivement par la grève et à participer aux manifestations en territoire.

Le gouvernement continue de mener ses réformes antisociales au pas de charge, malgré une chute dans les sondages et un mécontentement qui se généralise chez les salariés et les citoyens.

Le budget 2019 lève le voile sur les intentions de l’Exécutif de poursuivre la casse sociale, ainsi que le démantèlement des services publics.

Fidèle parmi les fidèles d’un « nouveau monde » empreint de dumping social, de précarité, de casse de l’emploi, de fermetures en tout genre (guichets, gares, sites et lignes ferroviaires…), la Direction de la SNCF tente de fermer le chapitre du conflit dur contre le pacte ferroviaire pour laisser à penser que les cheminots, les usagers, sont passés à autre chose.

LA BATAILLE SE POURSUIT

Le pacte ferroviaire devrait être mis en place au 1er janvier 2020. Nous bénéficions d’un an et demi pour mettre en exergue les mensonges du Gouvernement et de la Direction SNCF proférés devant les cheminots, les usagers de la SNCF et la population concernant les bienfaits d’une telle réforme.

Déjà les annonces de fermetures de lignes, de gares, de guichets, s’empilent. Les journaux locaux s’en font régulièrement l’écho.

Les exemples ne manquent pas, toutes les Régions sont touchées.

Face à ce plan social assumé par le Président du directoire dans une interview accordée le 21 septembre 2018, les cheminots luttent pour préserver leurs emplois sur les sites et exercer dans de bonnes conditions leurs métiers pour assurer un service public ferroviaire de qualité.

Que ce soit pour le développement du Fret ou du Voyageur, avec la CGT, des actions locales s’organisent à l’appui de cahiers revendicatifs locaux.

Contrairement à ce que certains dirigeants voudraient, même en activant leur arsenal répressif contre les militants syndicaux, les cheminots ont décidé de ne pas baisser la tête et de se battre.

LA RÉFORME AU QUOTIDIEN

  •  Accélération de la transformation de certains métiers (Escale / Vente par exemple) alors même que les négociations sur le contour des métiers sont en cours dans le cadre de la construction d’une CCN de branche !
  •  Déshumanisation des gares et des trains (suppressions en masse de guichets en PACA ou en Ile de France par exemple) ;
  •  Hausse de la productivité, qui se traduirait par un rythme de 2 000 suppressions d’emplois par an à partir de 2019 ;
  •  Accélération des fermetures des sites (l’atelier du Matériel à Cerbère, triages Fret, guichets à Avignon, Austerlitz,…) ;
  •  Fermetures de lignes appuyées par la SNCF, tout en prenant soin de renvoyer la responsabilité aux Régions ;
  •  Dégradation des conditions de travail et de vie des cheminots ;
  •  Pression et répression de plus en plus importantes exercées sur les agents et les militants syndicaux.

Au-delà des attaques qui appellent à une riposte d’ampleur pour préserver nos emplois, développer l’outil public au service de la Nation qu’est la SNCF, nous ne pouvons rester sans réagir quand on subit une 4ème année de gel des salaires, alors que la SNCF réalise des bénéfices (1 300 000 000 euros en 2017).

La Fédération CGT, ses syndicats de site, appellent les cheminots à agir massivement par la grève le 09 octobre prochain.

La CGT, à l’appui de son projet global « Ensemble pour le fer » et des propositions de développement qu’elle porte localement, ouvre des perspectives pour que nous puissions toutes et tous travailler ensemble, dans de bonnes conditions.

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LA MAITRISE INTERNE, LA SOLUTION POUR LA QUALITÉ DU TRAVAIL

Organisation de la production

| Fédération

Dérive de toute entreprise qui se focalise sur une logique financière, le développement de la sous-traitance désorganise la production et conduit à la perte de compétences.

La SNCF a pris cette voie, il y a plus de 20 ans maintenant sous la pression de RFF. Aujourd’hui plus un service n’est épargné.

N’est-il pas l’heure de s’interroger et de se concentrer sur la qualité du travail, moins coûteuse en euros comme en énergie ?

Le développement du ferroviaire en France est en grande partie dû à la maîtrise technique et organisationnelle des cheminots de la SNCF. La possession de l’ensemble des leviers pour assurer un travail de qualité avec des effectifs stabilisés et des carrières construites pour monter en compétences a fait ses preuves.

Ces savoirs, de l’ingénieur à l’ouvrier, ont toujours nécessité un dialogue.

Un modèle économique tournant le dos au travail.

Un virage dangereux pour l’avenir de l’entreprise et la sécurité ferroviaire a été pris par nos premiers dirigeants : est-ce pour le moins disant social, pour une réduction mathématique des effectifs (comme si la productivité se mesurait au nombre d’emplois internes), pour éclater la SNCF et favoriser l’ouverture à la concurrence ou pour des intérêts privés ?

Il en résulte un système coûteux et insatisfaisant pour la qualité du travail. Une étude du CE Maintenance et Travaux montre aussi la dégradation des conditions de travail des dirigeants de proximité.

20% de charge supplémentaire pour un DPX.

Un DPX avec ses assistants tentent de coordonner la production sans avoir toutes les cartes en main. La charge administrative devient procédurale puisque nous ne travaillons plus en confiance.

Mesurer le niveau de compétences du prestataire, établir des cahiers des charges irréprochables, comparer le devis, organiser en fonction de la disponibilité, gérer la cohabitation et les habilitations, assurer le suivi et la restitution des travaux et éventuellement reprendre les malfaçons, sont leur lot quotidien … Passer du « faire » au « faire faire » change le travail et son sens.

L’ARAFER un organisme borgne !

Au nom de la concurrence libre et non faussée, cette institution financée par l’argent public scrute le CV des responsables nommés à SNCF Réseau pour s’assurer qu’ils n’ont pas de lien avec SNCF Mobilités. Par contre, leurs connexions avec les puissants groupes du BTP ne posent pas de suspicion alors que les contrats se mesurent en milliards d’euros.

Internaliser, une urgence.

Le pacte d’entreprise se discute actuellement dans un semblant de co-construction. Dans les faits, les décisions ont été prises avec le gouvernement en amont de la réforme.

La CGT porte la nécessité d’une entreprise intégrée. Par la mobilisation autour d’intérêts compris de tous les cheminots de tous collèges pour la qualité du travail, nous parviendrons ensemble à construire une entreprise à la hauteur des enjeux environnementaux et sociaux.

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HOLD-UP SUR NOTRE TRAVAIL

Groupe SNCF- Bilan 2017

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Le groupe SNCF en quelques chiffres

Il est composé du Groupe Public Ferroviaire (3 EPIC) et de ses filiales en France et dans le monde. Aujourd’hui, 963 filiales sont détenues à plus de 50 % par la SNCF, qui est également actionnaire minoritaire d’environ 160 filiales supplémentaires.
271 090 salariés composent le groupe SNCF dont 146 000 cheminots français, 40 000 salariés en Europe (dont 6 000 en Suède) et 10 000 dans le monde (dont 2 000 en Australie).

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Autres chiffres du Groupe SNCF

  • Marge opérationnelle en 2017 : + 4.5 milliards d’euros (Ce
    ratio indique la performance économique avant prise en
    compte du résultat financier, des impôts, et des événements
    exceptionnels.)
  • Résultat net d’exploitation (bénéfices) en 2017 : + 1.3 milliard
    d’euros dont 1.1 milliard réalisé par les 3 EPIC, soit
    7 500 euros par cheminot.
  • Dette Réseau : 2017 = 46,6 milliards ; 2016 = 44,9 milliards
  • Dette Mobilités : 2017 = 7,9 milliards ; 2016 = 8 milliards
  • Intérêts financiers annuels de la dette : 1.8 milliard d’euros.

Et dans les autres entreprises ?

Thello (ferroviaire voyageurs) : Chiffre d’Affaires = 37,5m€ ; Valeur Ajoutée = 1,5m€ (4,1%). C’est le modèle d’une entreprise qui sous-traite tout et ne crée pas de richesses.

ECR (ferroviaire marchandises) : CA= 178m€ ; VA= 53,5m€ (30,1%)

La précarité du privé crée moins de richesses que le public. DB (entreprise historique allemande) : CA= 40 557m€ ; VA= 20 456m€ (50,4%). Le Groupe SNCF avec 58,1% de valeur ajoutée crée donc plus de richesses…

Analyses CGT

1. Le TRAVAIL des cheminots est-il productif ?

  • La valeur ajoutée créée par le travail des cheminots et des salariés du groupe SNCF est énorme et en augmentation (58,1% du chiffre d’affaires en 2017 contre 57,7% en 2016).
  • 3,8% de productivité ont été réalisés en une seule année.
  • La valeur créée par chaque cheminot et salarié du groupe est de 71 828€, ce qui est supérieur à la moyenne nationale (70 130€).
  • Pour comparaison, la Deutsche Bahn ne crée « que » 50,4% de valeur ajoutée par rapport à son chiffre d’affaires, soit 66 631€ par salarié.
  • Les cheminots et salariés du groupe SNCF sont donc EXTREMEMENT productifs.
  • Les chiffres montrent que la sous-traitance dégrade les résultats. De même, la croissance externe fait grossir artificiellement le chiffre d’affaires, mais les compagnies rachetées ne contribuent pas autant que les EPIC à la création de valeur.

2. La RÉPARTITION des richesses est-elle juste ?

  • Le « poids » de la masse salariale baisse : 42,3% du chiffre d’affaires en 2017 contre 42,6% en 2016. Ce « poids » est encore plus faible dans les entreprises publiques !
  • La part des richesses créées qui revient aux salariés sous forme de salaire est en constante régression : 72,7% de la valeur ajoutée en 2017, contre 73,9% en 2016. C’est donc 235 millions d’euros qui ont été confisqués aux salariés en 2017.
  • La cible de nos dirigeants est probablement de rejoindre la moyenne nationale de 64,3% pour accroître la place des profits. Le sens donné par la politique d’entreprise est donc l’augmentation des injustices !

3. Qu’est-ce qui pèse sur les COMPTES ?

  • Alors que la marge opérationnelle est de plus de 4,5 milliards d’euros, on pourrait penser que la situation financière est saine. Mais d’autres charges qui n’ont rien à voir avec les cheminots déstabilisent ensuite les comptes de la SNCF.
  • L’Etat n’assume toujours pas une grande partie des investissements nécessaires aux infrastructures, qui sont pourtant de sa responsabilité au titre de l’aménagement du territoire et de la politique publique en matière de transports. Dans le passé, il a fait financer la construction des LGV par la SNCF. Aujourd’hui, il fait financer la régénération du réseau.
  • 8,7 milliards ont été investis en 2017, dont 5,2 pour la régénération du réseau et 2,3 pour l’acquisition de matériels. Les subventions publiques ne correspondent qu’à 2,6 milliards soit 30% du total (elles couvrent 99% des investissements quand il s’agit du mode routier). C’est donc le produit du travail des cheminots et la hausse de l’endettement qui sont mis à contribution.
  • En parallèle, l’augmentation de la charge de travail due aux besoins de régénération est confiée à la sous-traitance de grands groupes du BTP (Bouygues, Vinci, Eiffage) avec un surcoût d’au moins 10 %, selon les aveux de la direction de l’Epic Réseau.
  • Les frais financiers liés à la dette représentent une charge importante pour le Groupe : plus d’1,8 milliard d’euros par an. Cela devrait diminuer d’1 milliard chaque année avec les engagements de reprise de la dette arrachés lors du conflit sur la réforme. Où sera réinvesti ce milliard d’économies ?

Ces chiffres confortent les propositions CGT : ré internalisation des charges sous-traitées, arrêt de la croissance externe, ressources publiques pérennes pour financer l’infra, hausse des salaires…

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COLLUSION ET MENSONGES !

Interview de G.Pépy du 21.09.2018

| Fédération

Rompu à l’exercice de l’interview, M. Pépy, Président du directoire du Groupe Public ferroviaire, s’est exprimé sur un média national vendredi dernier.
La stratégie d’écrémage des trafics, de plans sociaux et de casse généralisée de la SNCF est confirmée.

La loi ferroviaire votée le 17 juin dernier fixe le cadre et les règles qui devraient régir le transport ferré de marchandises et de voyageurs à l’horizon du 1er janvier 2020. Pour la CGT Cheminots, le combat se poursuit.

D’aujourd’hui à la date de sa mise en oeuvre programmée, nous disposons d’un an et demi pour mettre en exergue la nocivité de cette loi, faire sortir du bois le Gouvernement et la direction SNCF sur leurs réels objectifs.

Le texte de loi, co-écrit entre le Gouvernement et le Président du directoire du GPF, n’a pas pour objectif de développer et moderniser le service public ferroviaire, mais d’alléger la masse salariale du GPF, de réaliser un maximum d’économie au nom de la compétitivité qu’impose la logique de marché incarnée par l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageurs et de marchandises.

Dans l’interview qu’il a donnée vendredi dernier, M. Pépy a véritablement fait tomber les masques.

Sur l’emploi :

Tout en annonçant la réalisation de 4 500 recrutements en 2019 (dans quels métiers ? dans quelles conditions ? – cadre permanent ou contractuel ?, etc.), il a annoncé que la productivité qui serait faite impactera le niveau d’emploi de l’ordre de 2 000 suppressions par an.

Les besoins humains se font sentir dans l’ensemble des métiers, quels que soient la filière ou le collège (30 000 suppressions d’emplois sont à déplorer durant ces 10 dernières années).

La direction de la SNCF se sert de l’existence d’un texte de loi qui n’est pas encore officiellement en application pour accélérer sa politique de casse de l’emploi, en oeuvre depuis plusieurs années.

M. Pépy n’a pas hésité, lors de cette interview, à opposer l’intronisation de nouvelles technologies dans certains métiers à la nécessaire présence humaine. Les nouvelles technologies, la digitalisation sont des leviers pour casser l’emploi dans de nombreux métiers, alors qu’elles pourraient être un appui et facteur d’amélioration des conditions de vie et de travail.

Alors que la négociation de la CCN de branche est en cours sur le volet Classification et Rémunération, la direction de la SNCF force la mise en place de son projet d’entreprise en accélérant la transformation, la fusion de certains métiers.

Les syndicats de la CGT Cheminots, à l’appui des cahiers revendicatifs locaux, agissent tous les jours pour stopper cette purge sur l’emploi.

Ces derniers temps, les cheminotes et cheminots se mobilisent dans plusieurs points du territoire contre la fermeture des guichets, l’éclatement des métiers, les restructurations incessantes, les fermetures de sites, la mise à mort de Fret SNCF.

Il y a bien collusion entre Gouvernement, patronat du ferroviaire et direction de la SNCF, qui rêvent de refermer la page de la réforme et du conflit des cheminots.

M. Pépy se fait le porte-voix du Gouvernement, en n’hésitant pas à pointer la responsabilité des Régions dans l’avenir des lignes de proximité (dites « petites lignes ») dont certaines d’entre elles sont lourdement menacées. Cette orientation est assumée par la direction du GPF, dit-il.

Se servant de l’instruction judiciaire dans le cadre du drame de Millas (Pyrénées-Orientales) il y a 9 mois, il n’a pas non plus hésité à annoncer que la priorité n’était pas de réouvrir la ligne.

Partout et en usant de toutes les circonstances, ces fossoyeurs du service public ferroviaire, de façon décomplexée, comptent bien devancer les éventuelles orientations qui pourraient être prises dans le cadre de la loi sur les mobilités, pour démanteler une partie du Réseau Ferré National qu’ils jugent non-rentable.

Dans ce contexte, certes lourd d’enjeux, la Fédération CGT des cheminots, ses syndicats de site et l’ensemble de ses militants appellent les cheminots à se mobiliser, à relever la tête dès le 09 octobre prochain, car nous avons prouvé autour de notre projet national « Ensemble pour le fer » ainsi qu’autour des revendications locales, que d’autres choix sont possibles.

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LES ALTERNANT-E-S SONT L’AVENIR DE LA SNCF !

Jeunes diplômés

| Fédération

La CGT cheminots et son Union Fédérale Cadres et Maîtrises sont favorables au développement de l’alternance dans le Groupe Public Ferroviaire.
Accueillir des jeunes, les former, leur permettre d’accéder à une qualification reconnue, répond en effet à notre conception des missions citoyennes d’une entreprise publique.

La formation des alternants doit s’inscrire dans une perspective de transmission de nos savoir-faire, de renouvellement de nos compétences. Elle devrait relever d’une politique d’accueil professionnel durable.

Une entreprise comme la SNCF a besoin de renouveler les compétences pour remplacer les cheminots qualifiés qui partent en retraite. La formation des jeunes, en alternance sur des diplômes bac +2, des Masters de diverses spécialités, des ingénieurs, a toujours été une nécessité pour inscrire la SNCF dans le progrès technologique.

Le Service Public ferroviaire exige des qualifications qui mobilisent des savoir-faire complexes nécessitant du temps pour se construire et s’aguerrir.

FORMER DES JEUNES PAR LA VOIE DE L’ALTERNANCE, C’EST BIEN.
OFFRIR UN ACCES A UN EMPLOI, C’EST MIEUX !

C’est vital pour l’avenir de l’entreprise, et celles et ceux qui se lancent dans le monde du travail et développent des projets pour leur vie personnelle.

Cependant la direction de l’entreprise, loin des objectifs qu’elle affiche « l’alternance un tremplin pour l’avenir », utilise d’abord ces contrats comme des emplois de substitution aux emplois pérennes aux cadres d’organisation. Seul un petit nombre de jeunes peut espérer un recrutement sur quelques métiers techniques. Dans certains services l’essentiel du personnel est constitué de jeunes en alternance, le partant formant souvent le nouvel arrivant.

Utilisés comme des intérimaires de longue durée, trop nombreux arrivent à la fin de leur cursus sans avoir mis en pratique les connaissances apprises.

LA CGT REFUSE QUE LES ALTERNANT-E-S SOIENT UNE VARIABLE D’AJUSTEMENT DE L’EMPLOI DANS L’ENTREPRISE !

L’alternance doit être un véritable tremplin pour l’avenir et non l’apprentissage de la précarité !

La CGT et son UFCM revendiquent le recrutement des alternant-e-s à l’issue de leur contrat dans l’un des établissements du Groupe Public Ferroviaire !

La CGT pousse, lors de la négociation Classification de la CCN de la branche ferroviaire pour la reconnaissance des diplômes. Le patronat, sous l’influence des premiers dirigeants de la SNCF cherche à la contourner
Le vote CGT des Alternant-e-s aux élections professionnelles contribuera à établir le rapport de forces nécessaire.

AGISSONS ENSEMBLE POUR NOUS DONNER UN AVENIR EN COMMUN.

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AGIR, POUR UNE FONCTION MATÉRIEL DE QUALITÉ

Rentrée offensive

| Fédération

Aux ordres du COMEX, les technicentres industriels et de maintenance sont contraints de modifier dangereusement les organisations de travail au détriment de la qualité de maintenance, de la sécurité des personnes, des biens et des conditions de travail des cheminots. La CGT rappelle que le conflit entamé au 1er semestre 2018 est loin d’être terminé.

 Alors que des directions locales sont abandonnées aux activités, voire livrées à elles-mêmes, celle du Domaine annonce vouloir faire en sorte de modifier l’organisation de la production dans plusieurs sites : renforts, TASK force, équipes de soutien, dépannages mobiles, intérim/alternance, … toutes ces solutions sans avenir sont orchestrées dans la précipitation. Elles désorganisent et vident des unités de travail entières.

Les cheminots subissent des restructurations menées tambour battant, sans consultation au préalable des élus et mandatés – entravant ainsi les IRP – tout en étant en contradiction avec les avis du service de santé au travail, de l’encadrement et de certains dirigeants. A l’approche des élections professionnelles – qui auront lieu en novembre 2018 – et de la mise en place des Conseils Sociaux Economiques (qui verra fusionner le CE, les CHSCT et les DP), le flou régnant sur ces futures Instances Représentatives du Personnel est inacceptable ! AU vu de la conjoncture, des directeurs d’établissements s’inquiètent par ailleurs de l’absence future de représentants du personnel de proximité et de la désinformation voulue des directions régionales sur ce sujet.

Pour autant, cet état de fait inquiétant n’empêche pas l’évolution catastrophique des organisations de travail.

Au risque de se retrouver au « Pôle Emploi SNCF » les cheminots se voient contraints de se déplacer vers la charge de travail. Ils sont ainsi exposés au risque d’accidents, sans qu’aucun travail de prévention des risques ne soit engagé en amont avec les CHSCT. Et ce n’est pas la dernière lubie de la direction du Domaine en matière de sécurité, « les règles qui sauvent », qui protégeront et épargneront ceux qui emprunteront les routes surchargées de camions, suralimentées par les hordes de bus MACRON.

La mobilité imposée, le cloisonnement par produit, les transferts de charges, l’utilisation abusive de l’intérim et de prestataires peu regardants, la polyvalence accrue et la désertification des technicentres, … sont des outils de destruction massive d’emploi, ni plus ni moins que des plans sociaux déguisés.

Comme nous avons su le faire depuis le mois d’avril durant ce conflit épique, afin de défendre le Service Public Ferroviaire, nous devons réagir ensemble et exiger l’arrêt de toutes ces restructurations néfastes à une production de maintenance de qualité en toute sécurité.

Sans cesse, la CGT continuera d’affirmer que la charge de travail doit être mieux répartie pour donner à chacun du travail sur son lieu de travail, sans pour autant devoir obliger les cheminots à la mobilité forcée. De par leur savoir, leur savoir-faire, leur professionnalisme et leur implication, l’adaptabilité des techniciens de maintenance aux postes de travail n’est plus à prouver !

A contrario d’une réforme ferroviaire, voulue par un gouvernement au service du capital, qui affaiblira à terme nos Services Publics de transport, les technicentres de maintenance ont besoin de cheminots au statut, formés et en nombre afin de garantir un haut niveau de fiabilité et de sécurité ; et de moderniser le matériel et le développer pour rendre un service de qualité aux usagers. Sans plus attendre l’Etat doit s’engager dans cette voie, voie que l’entreprise doit suivre et développer.

Cheminots de tous collèges, ENSEMBLE, continuons à maintenir notre vigilance pour ne pas laisser l’outil de production dépérir et péricliter entre les mains de ceux qui ne voient que la rentabilité et le profit.

En cette période de rentrée, la mobilisation des salariés est nécessaire et doit se poursuivre en s’intensifiant, afin d’obtenir le rapport de forces nécessaire pour faire barrage à l’ouverture à la concurrence et la libéralisation du rail.

La SNCF, CERTAINS VEULENT LA DESCENDRE …
NOUS, ON LA DÉFEND !!!

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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

16 octobre 2018

La CGT dénonce la politique régionale de la SNCF

Dans un communiqué envoyé ce mardi après-midi, la CGT dénonce la politique menée par la direction régionale de la SNCF sur les petites lignes TER de Bourgogne-Franche-Comté.[…]

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