Fédération CGT des Cheminots


LA CASSE, UNE HABITUDE !

Journée de mobilisation interprofessionnelle du 17 septembre 2020

Édito

Contrairement aux éléments de langage qui circulent depuis plusieurs semaines dans la presse, le plan annoncé par le Gouvernement vise exclusivement à relancer la machine à profit. Pour le patronat en général, c’est une aubaine pour pousser la régression sociale. La direction SNCF n’est pas en reste.

La rentrée sociale revêt un caractère totalement inédit. Aux conséquences sanitaires de l’épidémie, aux effets de la crise économique sur l’emploi, s’ajoutent une succession de mesures de régression sociale mises en oeuvre par le Gouvernement dans l’intérêt du patronat et des plus riches.

La pandémie a brutalement accéléré une crise qui était annoncée. La situation impose de changer radicalement de politique.

Le 7 septembre dernier, le ministre des Transports a dit : « Dans un moment compliqué pour la France, singulièrement compliqué pour tous les transports publics […], j’aurais espéré qu’il y ait une forme de paix sociale souhaitable pour tous ».

Si la séquence que nous vivons a mis en exergue les choix politiques désastreux en matière de santé, c’est bien l’ensemble des services publics et toutes les productions qui sont affaiblis, que ce soit en termes de développement, de qualité de production ou de capacité à répondre aux besoins.

Dans un contexte d’abaissement des conditions sociales, de vie et de travail des salariés, de hausse de la précarité, de casse généralisée des services publics dont le ferroviaire, les organisations syndicales qui luttent devraient s’incliner devant l’enfumage gouvernemental et les stratégies patronales d’accompagnement de la casse !

Le ministre des Transports a aussi dit : « Lorsqu’on est dans une crise profonde (…), tout le monde doit s’y mettre. Ça veut dire parfois requestionner des matrices idéologiques ou des préconceptions politiques qui aujourd’hui n’ont pas lieu d’être ».

Tout le monde s’y met ?

Cumulés aux différentes exonérations patronales (ex : 40 milliards de CICE versés l’année dernière), qui depuis leur mise en place n’ont pas créé d’emplois, la distribution de cadeaux se poursuit, les dividendes versés aux actionnaires débordent de façon éhontée. Il faudrait répartir les richesses autrement.

À la SNCF, les différentes réformes du ferroviaire, particulièrement celles de 2014 et 2018, appliquées avec zèle par les directions d’entreprise successives, fondées sur le dogme libéral de casse de l’entreprise publique SNCF au profit du marché, sont des préconceptions politiques et idéologiques qui n’ont aucune finalité de développement du service public ferroviaire et d’amélioration des conditions de vie et de travail des cheminots.

Faut-il le rappeler ?

  • Purge de l’emploi à Statut année après année ;
  • Suppression des embauches au Statut depuis le 1er janvier 2020 ;
  • Création de quatre SA et d’une SAS (FRET) qui fragilise le système ferroviaire ;
  • Gel des salaires depuis six années consécutives ;
  • Ouverture à la concurrence du transport par fer de voyageurs ;
  • Accélération du déclin de FRET SNCF.

Pour la leçon sur la « matrice idéologique », merci de repasser !

Enfin, le même ministre des Transports a dit : « Nous étudions avec la SNCF les actifs financiers qui pourraient être cédés, mais aussi les gains de productivité qui pourraient être réalisés », en citant « la modernisation de l’outil industriel par exemple ». « Il faut que le groupe SNCF tienne ses objectifs d’équilibre financier à l’horizon 2024, fixés par la loi de réforme ferroviaire de 2018 ».

Il est clair que le Gouvernement et la direction de la SNCF n’imaginent pas un instant revoir leur stratégie.

  • Le niveau d’emploi prévu en 2020 au sein du GPU ne sera pas respecté. Cela s’ajoutera aux démissions, ruptures conventionnelles et réorganisations qui se multiplient depuis la fin juin avec bon nombre de suppressions d’emplois mettant à mal l’organisation de la production.
  • Par leurs décisions, Gouvernement et direction enlèvent toutes perspectives de développement de FRET SNCF au moment même où Gouvernement et décideurs affichent, à grand renfort de communication, la nécessité du transport de marchandises par le ferroviaire.
  • Sur les salaires, au nom de la solidarité, de la relance de l’économie et de l’équilibre des comptes, la direction voudrait nous imposer une sixième année de gel.
  • Concernant l’avenir du Réseau Ferré National, notamment au travers des « petites lignes », force est de constater que leur avenir n’est en rien garanti faute de financement via les CPER. Tout cela semble plutôt destiné à organiser le dépeçage du réseau par un transfert aux régions.

La CGT revendique :

  • Le recrutement nécessaire pour assurer la production, un plan pluriannuel de ré-internalisations d’emplois dans tous les métiers et filières, la régularisation des CDD/ Intérimaires en CDI ainsi que la ré-humanisation des gares et des trains ;
  • La tenue sans délai de négociations salariales au niveau du GPU se traduisant par des augmentations générales des salaires, et une revalorisation des primes de travail ;
  • Un véritable plan de relance de FRET SNCF, avec les investissements nécessaires dans les infrastructures, la relance des relations et dessertes TET de jour comme de nuit ;
  • Le maintien et le développement des lignes dites de desserte fine, sous maîtrise publique par la SNCF ;
  • La réouverture immédiate des négociations de branche sur les classifications et rémunération et refus de toute déclinaison unilatérale de la Direction SNCF en l’absence d’accord, l’extension du régime spécial à l’ensemble des cheminots de la Branche.

Le 17 septembre prochain, par la grève et les manifestations en territoire, nous réaffirmerons que le développement du service public ferroviaire doit s’appuyer sur la mutualisation nécessaire des moyens et des personnels afin d’organiser efficacement la production.

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ODICEO, PROGRÈS OU FARDEAU ?

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La CGT alerte depuis plusieurs mois sur les conditions de déploiement et de formation des ADC liées au nouvel outil Odiceo. Malgré nos interventions répétées lors de groupes de travail, les réponses apportées par la Direction restent insuffisantes. Nous rappelons que cet outil aura un impact direct sur les conditions d’exploitation et la sécurité des circulations à compter du 1er juillet.

DES FORMATIONS INCOMPLÈTES ET UN RISQUE POUR LA SÉCURITÉ FERROVIAIRE

Les JFC1 dispensées depuis janvier ont été réalisées avec des supports pédagogiques inadaptés et incomplets faces aux exigences qu’implique un tel changement sur l’exploitation ferroviaire. Ces formations auraient nécessité une manipulation réelle de l’application par les ADC pour en comprendre les mécanismes. Or dans la plupart des cas, ces formations se sont limitées à la présentation d’un simple support Powerpoint.
La maîtrise de telles évolutions ne peut se limiter à une simple présentation théorique. Pour la CGT, le recours au e-learning pour former à des procédures ayant un impact direct sur la sécurité ferroviaire doit être proscrit.
Nous revendiquons une formation complémentaire avec des mises en situation pra-tiques, des échanges avec les CTT formateurs ainsi qu’un accompagnement de proximité permettant une réelle appropriation des outils et des procédures.
De son côté, la Direction continue de se retrancher derrière une prétendue fiabilité du produit, tout en maintenant les procédures existantes (sticker).

DES QUESTIONS SANS RÉPONSE ET UN CALENDRIER DE DÉPLOIEMENT FLOU

L’histoire du déploiement de l’AUM, marqué par des retards de formation et de graves difficultés opérationnelles, semble se répéter. En effet, le déploiement d’Odiceo est repoussé au 1er juillet en raison d’un calendrier de formation des agents circulation qui s’étale, lui, jusqu’au 31 décembre 2026. Parallèlement, l’activation obligatoire d’Ares a déjà été reportée du 14 juin au 1er juillet.
Ce décalage pourrait différer, pour de nombreux ADC, l’application réelle de l’outil de plusieurs mois. De plus, nous ne connaissons pas, pour l’heure, les sites où le dispo-sitif sera réellement déployé.
En clair, les ADC vont travailler avec deux méthodes différentes de communication de sécurité avec les agents circulation pendant plusieurs mois sans pouvoir identifier les lieux où le dispositif sera réellement opérationnel.

UNE CHARGE COGNITIVE SUPPLÉMENTAIRE POUR LES CONDUCTEURS

Pour la CGT, Odiceo va ajouter une nouvelle couche d’interactions numériques à l’activité de conduite : notifications en temps réel, consignes à consulter et à valider, graphiques et courbes à analyser, gestion simultanée de la conduite et du système.
Cette superposition d’exigences accroît la charge cognitive des agents, génère davan-tage de stress et peut entraîner des conséquences sur la sécurité ferroviaire.
La Direction doit assumer ses responsabilités. La CGT refuse toute logique du « ça passe ou ça casse ! » en cas d’incidents ou dysfonctionnements qui résulteraient d’une appropriation insuffisante de cet outil, la responsabilité incomberait aux choix de l’entreprise en matière de formation et de déploiement, et non pas à l’ADC.

La CGT revendique :

  • une journée complète de formation en présentiel dédiée à Ocideo et aux outils numé-riques ;
  • le report du déploiement d’Odiceo tant que les conditions de formation et de sécurité ne sont pas réunies ;
  • 5 journées de formation continue par an.

Pour la CGT, la sécurité ferroviaire doit rester une priorité absolue ! Les impératifs budgétaires ne doivent jamais primer sur la formation, la sécurité des circulations, les conditions de travail des cheminots et la qualité du service public.

 

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DE LA CAISSE À LA CASSE : NON !

CA CPRPF

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Un conseil d’administration de la caisse de prévoyance et de retraite du personnel ferroviaire s’est tenu le 25 juin 2026.
Cette réunion confirme les attaques contre le régime de protection sociale des cheminots. Elle confirme aussi une nécessité : agir pour nos droits, notre santé, nos salaires et nos pensions.

Salaires, retraites, prestations spécifiques, médecine de prévention…, tous les droits construits par les luttes sont aujourd’hui visés. Face à cette offensive, une seule réponse s’impose : agir collectivement pour défendre et gagner de nou-veaux droits.

DES SALAIRES EN BERNE, DES RETRAITES EN CHUTE LIBRE !

79,3 % seulement, c’est la part du revenu imposable réellement prise en compte pour le calcul de la retraite. Le reste de la rémunération échappe aux droits à pension. Primes, EVS, PPV, intéressement : du salaire en moins, des pensions amputées demain !
En refusant les augmentations générales et en multipliant les éléments de rému-nération qui ne comptent pas pour la retraite, la SNCF organise l’affaiblissement des droits. Moins de salaire reconnu aujourd’hui, c’est moins de pension demain.
Pour compenser cette perte, il faudrait cotiser presque trois années supplémen-taires. La politique salariale pèse donc directement sur les futures pensions.

CONGÉ DE MOBILITÉ : LES CONDUCTEURS PÉNALISÉS !

Un projet de décret présenté aux membres du CA prévoit que les conducteurs en congé de mobilité soient affiliés comme cheminots sédentaires pour le calcul de la retraite. À la clé : une perte de droits inacceptable !
La CGT dénonce cette spoliation et seule la CGT a voté contre ce projet. Aucun droit retraite ne doit être sacrifié au nom de la mobilité ou du reclassement.

CAISSE DE BRANCHE :LE RÉGIME SPÉCIAL SNCF DANS LE VISEUR !

Substituer à la caisse du régime spécial SNCF une caisse de branche sans étendre ce régime à l’ensemble des cheminots revient à accompagner l’ouverture à la concurrence en facilitant les transferts de cheminots. Cette logique fragilise ses droits spécifiques.
Une caisse de branche ne garantit en rien des droits pour l’ensemble des cheminots. Pire, elle peut devenir un outil supplémentaire pour démanteler le régime spécial.
Les alertes sur un possible transfert vers la Cnav (Caisse nationale d’assurance vieillesse) et la Carsat (Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail) de la gestion du régime spécial de retraite des industries électriques et gazières montrent que le risque est réel. Le régime spécial SNCF de retraite et sa gestion pourraient être les prochains visés. Interpellés sur le sujet par la CGT, les représentants des ministères ont été incapables d’écarter cette menace.
Suppression du numéro de CP pour les retraités, feuilles de pension calquées sur le régime général…, sous couvert de rationalisation, les spécificités du régime spécial sont peu à peu effacées. Les retraités le subissent déjà, avec pour première conséquence l’explosion des prélèvements sur pensions du forfait médical et participation forfaitaire pour introduire un logiciel du régime général.

PRESTATIONS SPÉCIFIQUES : ASSEZ DE FLOU, IL FAUT DES GARANTIES !

Sans financement pérenne, les prestations spécifiques non pérennes pourraient disparaître très rapide-ment, d’ici 2 à 3 ans. Ces prestations, telles que des prises en charge financières supplémentaires des frais de santé, sont pourtant essentielles pour le quotidien des cheminots Elles doivent être inscrites durablement dans le régime de base, avec un calendrier clair, des garanties écrites et des décisions concrètes.
La CGT, avec les autres organisations syndicales et la direction SNCF, a proposé un financement pour les pérenniser. Les ministères tardent à répondre. Ce silence laisse craindre une volonté de siphonner les fonds restants pour laisser disparaître ces droits.

CABINETS MÉDICAUX SNCF : LA DIRECTION ORGANISE LE RECUL DU DROIT À LA SANTÉ !

En supprimant les cabinets médicaux SNCF, la Direction éloigne les cheminots d’un suivi de proximité et aggrave le risque de renoncement aux soins. Plutôt que de renforcer la prévention, la Direction casse des outils qui permettaient un suivi adapté aux réalités du travail ferroviaire.
Pour justifier ce recul, tous les prétextes sont utilisés, y compris les directives européennes ou encore la mise en place d’une complémentaire santé obligatoire. Mais derrière ces arguments se cache un choix patronal : supprimer un outil de prévention pour des dizaines de milliers de cheminots et supprimer, dans le même mouvement, des postes de personnel de soin à la SNCF. La CGT a dénoncé ce renonce-ment organisé et la réduction du droit à la santé.

UNE VIOLENCE ABSOLUE !

ans cette même logique de désengagement, la direction SNCF ose désormais refuser que le suivi post-professionnel soit réalisé dans les cabinets médicaux SNCF. Après avoir exposé les cheminots à l’amiante, aux produits toxiques, aux poussières, aux fumées ou à d’autres risques liés au travail, elle voudrait détourner le regard et se dégager de ses responsabilités.
C’est une honte sociale, sanitaire et morale. Les cheminots actifs et retraités concernés doivent béné-ficier d’un suivi spécifique, de proximité, assuré par des professionnels connaissant leur métier, leur parcours et leur exposition. La CGT exige le maintien des cabinets médicaux SNCF, des moyens pour la prévention et un suivi post-professionnel digne pour toutes celles et ceux qui ont été exposés.

LA CANICULE, UN AUTRE RÉVÉLATEUR DE LA CASSE !

La canicule révèle une nouvelle fois le recul de l’accès aux soins provoqué par le manque de moyens et de financements. Quand les températures explosent, ce sont d’abord les salariés les plus exposés, les retraités, les plus fragiles et celles et ceux qui travaillent en horaires décalés qui subissent les consé-quences d’un système de prévention affaibli.
Les gouvernements, par leur action politique, mais aussi les directions qui profitent des exonérations de cotisations sociales portent une lourde responsabilité.

600 MILLIONS D’EUROS : L’ARGENT EXISTE POUR LES SALAIRES ET LES PENSIONS !

À la SNCF, la complémentaire santé obligatoire représente près de 200 millions d’euros par an sous-traits aux salaires. Avec l’intéressement, la PPV et les dispositifs qui contournent le salaire, près de 600 millions d’euros par an échappent à une véritable politique salariale.
600 millions, ce serait 12,7 % d’augmentation générale immédiate pour tous les cheminots ! Du vrai salaire, soumis à cotisations, pour financer la Sécurité sociale, le régime spécial et de meilleures pensions.
Les exonérations et niches sociales affaiblissent le salaire socialisé et financent le marché de la protection complémentaire au lieu de renforcer le régime de base.

LA CGT REVENDIQUE L’AMÉLIORATION DES DROITS ET L’EXTENSION DU RÉGIME SPÉCIAL À L’ENSEMBLE DES CHEMINOTS DE LA BRANCHE.
ENSEMBLE, GAGNONS DE NOUVEAUX DROITS !
GAGNONS UN NOUVEAU STATUT POUR TOUS LES CHEMINOTS !

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LA RETRAITE DES CONDUCTEURS DANS LE VISEUR !

Congé mobilité

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Un conseil d’administration de la caisse de prévoyance et de retraite du personnel ferroviaire s’est tenu le 25 juin 2026.
Cette réunion a une nouvelle fois confirmé les attaques portées contre le régime de protection sociale des cheminots.

Plusieurs projets examinés remettent en cause des droits acquis de longue date et impactent directement les agents de conduite, notamment en matière de retraite, de pénibilité et de reconnaissance des spécificités de leur métier.

En effet, un projet de décret présenté aux membres du conseil d’admini-stration prévoit que les conducteur·trice·s placés en congé mobilité soient affiliés en tant que cheminots sédentaires pour le calcul de leurs droits à la retraite.

Pour rappel, le congé mobilité est un dispositif de reconversion profession-nelle qui permet aux salariés de bénéficier d’un accompagnement vers un nouvel emploi tout en conservant certains droits.

La CGT a été la seule organisation syndicale à voter contre ce projet, et pour cause : ses conséquences seraient particulièrement pénalisantes pour les conducteur·trice·s.

En étant assimilés à des sédentaires pendant cette période, les ADC pourraient perdre la prise en compte de la pénibilité liée à leur métier. Les conducteur·trice·s au statut embauchés avant janvier 2009 seraient éga-lement impactés par la perte des bonifications traction prises en compte dans le calcul de leur retraite.

Pour la CGT, il est hors de question que les conducteur·trice·s soient une nouvelle fois les victimes collatérales des réformes. Ces remises en cause sont inacceptables et s’inscrivent dans une logique de démantèlement pro-gressif des garanties sociales des cheminots.

LA CGT REVENDIQUE L’AMÉLIORATION DES DROITS ET L’EXTENSION DU RÉGIME SPÉCIAL À L’ENSEMBLE DES CHEMINOTS DE LA BRANCHE.

ENSEMBLE, GAGNONS DE NOUVEAUX DROITS !
GAGNONS UN NOUVEAU STATUT POUR TOUS LES CHEMINOTS !

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LES CHEMINOTS EN SURCHAUFFE !

ALERTE CONDITIONS DE TRAVAIL

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Une vague de fortes chaleurs impacte une très large partie du territoire, avec des impacts sur les installations, les plans de transport et la multiplication des incidents. Des mesures urgentes de protection des cheminots doivent être prises.

La Fédération CGT des cheminots a déposé ce jour une demande de concertation immédiate auprès du groupe SNCF pour exiger des mesures immédiates de protection des cheminots qui sont en première ligne pour assurer le service public dans des conditions pour le moins extrêmes dans le cadre de l’exercice de leurs métiers.

La CGT porte l’exigence de mesures immédiates, effectives et adaptées aux différents métiers et conditions d’exercice. Cela passe notamment par des mesures de prévention, des équipements de protection, des tenues adaptées, des temps de pause allongés, des locaux de coupure adaptés, des journées de service adaptées, etc.

Le groupe SNCF ne doit pas seulement regarder le niveau du thermomètre, mais exiger de chacune des sociétés des mesures cohérentes et adaptées à chaque situation de travail, pour qu’aucun chantier, dépôt ou atelier ne soit oublié et que des conditions de travail dignes soient garanties à chaque cheminot, sans que sa santé ne soit mise en danger.

LA FÉDÉRATION CGT EXIGE DES MESURES IMMÉDIATES, MAIS AUSSI SUR LE PLUS LONG TERME !

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L’EXPERTISE, ÇA SE PAYE !

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Les technologies employées dans les métiers de l’Équipement ne cessent d’évoluer.
Les cheminots développent une expertise toujours plus importante, mais les directions refusent de la reconnaître durablement : elles multiplient les primes non garanties et exclues du calcul de la retraite.
La CGT revendique une prime de base garantie métier (PBGM) pérenne et liquidable pour tous les cheminots, contractuels et statutaires, de l’Équipement.

À l’Équipement, l’expertise des cheminots progresse, mais la reconnaissance salariale ne suit pas. Plutôt que de reconnaître durablement l’évolution technologique des métiers, les directions multiplient les EVS, les primes variables, non garanties et exclues du calcul de la retraite. Résultat : au moindre arrêt, en formation, en congés ou en maladie, la rémunération baisse. C’est une double peine : moins de salaire aujourd’hui, moins de droits demain pour la retraite !

UNE PBGM EN PLUS DE LA PRIME DE TRAVAIL ET DES REQUALIFICATIONS

Voie, Signalisation, Caténaires, Télécoms, Énergie, EIV, Créq…, ces métiers exigent qualifications, adaptation permanente aux évolutions technologiques et techniques. La CGT ne se satisfera pas de miettes ni de primes bricolées. L’expertise des cheminots doit être reconnue à sa juste valeur :

  • par des requalifications ;
  • par l’augmentation de la prime de travail ;
  • par une PBGM garantie, mensuelle, cotisée et prise en compte pour la retraite.

Les directions doivent arrêter les faux-semblants : les métiers évoluent, les responsabilités augmentent, et les connaissances explosent. Il est temps que la fiche de paie suive.

LE X 2, AU MINIMUM !

La PBGM revendiquée par la CGT représente au minimum le doublement de la prime de travail pour les cheminots statutaires et l’équivalent garanti sur les salaires pour les cheminots contractuels.

La PBGM, c’est en plus, pas à la place du salaire, pas à la place des majo-rations nuits, dimanches, fêtes ou astreintes. Aucun droit ne doit disparaître.

GARANTIE POUR TOUTE LA VIE

  • L’UNIFICATION : un socle commun pour une même expertise techno-logique et quel que soit le métier (Voie, Signalisation, Caténaires, Télé-coms, Éale, EIV, ABE, etc.).
  • LA SÉCURITÉ : fini les pertes de rémunération liées aux formations, con-gés ou absences. La PBGM est fixe, garantie et intégrée au salaire.
  • LA RETRAITE : avec la PBGM, les droits futurs à pension sont améliorés.

La PBGM, c’est pour tous les cheminots, statutaires comme contractuels. Nous faisons circuler les trains ensemble, nous devons gagner ensemble !

La PBGM doit être un vrai gain : du salaire en plus, des droits en plus, de la retraite en plus. Pas des primes jetables, pas de recul, pas de division.

Nos savoirs, notre expérience et notre engagement font la sécurité ferroviaire. Il est temps que la fiche de paie le reconnaisse vraiment !

ENSEMBLE, GAGNONS DE NOUVEAUX DROITS !

GAGNONS UN NOUVEAU STATUT POUR TOUS LES CHEMINOTS !

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LA GRÈVE BOUSCULE LES DIRECTIONS !

Table ronde

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La table ronde nationale de ce jour présidée par Jean CASTEX s’est tenue sous la pression de la grève du 10 juin dernier.
Le rapport de force construit par les cheminot·es contraint la direction à faire des premières annonces sur les points du préavis unitaire.

Maintien de l’unité sociale et de l’ensemble des droits et garanties pour tous les cheminots du GPU et des filiales fret et voyageurs :

  • Pour les 3 filiales déjà créées (SVEA, SVSA, SVLO) : prolongation à fin 2028 des accords, y compris celui sur le temps de travail ;
  • Pour les filiales à venir (notamment celles mises en exploitation au 13/12/2026 : Bourgogne Ouest Nivernais, 2ème phase de transferts SVLO, ligne L) : la durée de maintien des accords sera portée à 24 mois.

Les droits sont donc maintenus pour l’ensemble de ces filiales jusqu’à décembre 2028.

  • Maintien de la dotation Activités Sociales et Culturelles pour le GPU SNCF et les filiales jusqu’en 2027.
  • Décloisonnement et garantie des passerelles et parcours professionnels entre les sociétés, par un avenant à l’accord PEDPP.

Arrêt des restructurations/ déstructurations et du processus de filialisation/ privatisation, et des mesures immédiates en termes d’emploi pour améliorer les conditions de vie et de travail des cheminots :

  • Aucune restructuration d’ampleur ne sera lancée dans le second semestre 2026.
  • Détente du calendrier de mise en oeuvre des restructurations locales.
  • La direction annonce 450 emplois supplémentaires : 70 à la traction, 80 pour les métiers de la relation client et production, 100 à la maintenance ingénierie et travaux, 40 à la SUGE, 10 au service informatique et digital, 100 pour la filière RH, et 50 fléchés prioritairement sur Réseau.

L’ouverture immédiate de négociations salariales.

  • Augmentation de 100 € en juillet de la gratification vacances ;
  • Augmentation de 2,41 % du SMIC sur les bas salaires qui sera décliné dans le cadre de l’engagement groupe de ne pas avoir de rémunération inférieure au SMIC + 10 % ;
  • Si l’inflation se situe au-dessus de 2,5 % en septembre, des négociations salariales s’ouvriront.

Concernant HEXAFRET et TECHNIS, la CGT exige la même durée de maintien des droits que dans les filiales de la SA voyageurs.
Elle exige également l’application de l’ensemble des mesures annoncées pour ces deux entités.

Une interfédérale s’est tenue à l’issue de cette table ronde.

À cette occasion, la Fédération CGT des cheminots a proposé de poursuivre la démarche unitaire engagée depuis plusieurs mois, notamment sur les salaires. Cette proposition n’a pas retenu, pour l’heure, l’assentiment de l’ensemble des organisations syndicales représentatives.

La Fédération CGT des cheminots proposera une nouvelle rencontre des fédérations syndicales dans un délai qu’elle jugera opportun et utile.

L’unité des cheminot·es démontre une fois encore qu’elle est la seule à même de faire bouger les lignes !

La CGT considère qu’il nous faudra encore franchir un cap revendicatif, par les mobilisations, afin d’engranger de nouvelles victoires, y compris au niveau local, en imposant notamment l’application des annonces faites !

PAS DE CHEMINOT·ES SANS CHEMINS DE FER ! PAS DE CHEMINS DE FER SANS LES CHEMINOT·ES !

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32 heures : une nécessité pour l’égalité entre les femmes et les hommes !

| Droits des femmes

L’articulation entre sphère professionnelle, familiale et personnelle est un enjeu majeur de justice sociale et d’égalité réelle entre les femmes et les hommes.

Les femmes sont encore majoritairement celles qui réduisent ou interrompent leur activité professionnelle après l’arrivée d’un enfant, qui passent à temps partiel, souvent contraint ou faute de solution de garde, qui assument les rendez-vous médicaux, les sorties d’école, les enfants malades, les démarches administratives et l’essentiel des tâches domestiques.

Ces choix imposés ont des conséquences concrètes : surcharge mentale et physique, carrières ralenties, promotions manquées, salaires plus faibles, retraites amputées et dépendance économique accrue.

Loin d’être une simple question d’organisation individuelle, le temps de travail est un enjeu politique, social et féministe.

Aujourd’hui encore, ce sont majoritairement les femmes qui paient le prix de l’articulation impossible entre emploi, responsabilités familiales et vie personnelle !

Cette situation est le produit d’une organisation du travail construite autour d’un modèle masculin : une disponibilité permanente, des horaires extensifs, une valorisation du présentéisme et une invisibilisation du travail domestique et parental.

Revendiquer la semaine de 32 heures, sans perte de salaire ni intensification du travail, c’est donc porter une exigence d’égalité réelle !

C’est permettre à toutes et tous de mieux partager les responsabilités professionnelles, parentales, domestiques. C’est aussi refuser que les femmes soient contraintes de choisir entre leur emploi, leur salaire, leur santé et leur vie familiale.

Pour la CGT, la réduction collective du temps de travail n’est pas un aménagement à la marge : c’est un levier de transformation sociale !

Les 32 heures sont une revendication syndicale et féministe pour reprendre du pouvoir sur nos vies, combattre les inégalités structurelles et imposer un autre partage des richesses, du travail et du temps.

LES 32 HEURES DOIVENT S’ACCOMPAGNER DE CRÉATIONS D’EMPLOIS, D’UNE REVALORISATION DES MÉTIERS FÉMINISÉS, DE CONGÉS PARENTAUX MIEUX PARTAGÉS ET MIEUX RÉMUNÉRÉS, AINSI QUE DE SERVICES PUBLICS DE LA PETITE ENFANCE À LA HAUTEUR DES BESOINS !

ENSEMBLE, ALLONS CHERCHER LES 32 HEURES !

LE CONGÉ SUPPLEMENTAIRE DE NAISSANCE : UN DROIT NON ABOUTI !

Le nouveau congé supplémentaire de naissance, d’une durée d’un à deux mois et indemnisé à hauteur de 70 % le premier mois puis 60 % le second, constitue une avancée limitée.

Son premier défaut est son niveau d’indemnisation. Une rémunération partielle crée immédiatement une inégalité d’accès : seules les familles qui peuvent se permettre une perte de revenu pourront réellement en bénéficier.

Dans de nombreux couples, lorsque les femmes ont déjà les salaires les plus faibles, cette baisse de rémunération risque de renforcer les arbitrages défavorables aux femmes et de maintenir les inégalités existantes.

Sa durée est également trop courte.

Tant que le congé n’est pas pleinement rémunéré, protégé et accompagné d’une obligation sociale forte pour que les pères le prennent réellement, les femmes resteront les principales utilisatrices. Le congé peut alors devenir un nouvel outil de retrait des femmes du travail, plutôt qu’un levier d’égalité.

GAGNER DE NOUVEAUX DROITS POUR LES FEMMES, C’EST GAGNER DE NOUVEAU DROITS POUR TOUS !

 

 

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LA DIRECTION « LOUPE » L’OCCASION D’ANTICIPER LA CRISE !

Canicule et outil "Loupe" de Pacific

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Alors que l’été n’a pas encore débuté, le pays traverse déjà son deuxième épisode de canicule. Ces pics de chaleur extrême ont de lourdes répercussions sur la santé, le repos et les conditions de travail des cheminots. Les faits récents démontrent que le plan d’action de la Direction n’est pas à la hauteur de la situation. Face à un phénomène désormais récurrent d’année en année, la CGT réclame des mesures immédiates !

La vague de chaleur de fin mai à mis en exergue la fragilité de notre matériel roulant : Ouigo, Intercités, les rames TER (X73500…) et, dans une moindre mesure, Inoui ont subi des défaillances importantes. Alors que nous entrons dans un deuxième épisode caniculaire, les pannes se multiplient à nouveau.

En première ligne, les agents de train et de conduite subissent et gèrent ces dysfonctionnements au quotidien, souvent au péril de leur propre sécurité. L’agression intolérable d’un ASCT sur la ligne Intercités Paris–Clermont, le 15 juin, en est la triste illustration. Face à l’accumulation de ces événements, la Direction doit sortir de l’inertie et prendre des mesures d’urgence et pérennes.

Au-delà du matériel voyageurs, ce sont toutes nos infrastructures qui subis-sent de plein fouet ces températures extrêmes : rails, caténaires et instal-lations électriques sont poussés à leurs limites. Pourtant, rien de tout cela n’est nouveau. Les limites historiques du matériel Corail sont identifiées depuis la canicule de 2003, et les systèmes de réfrigération de certains TER s’avèrent totalement inefficaces dès que l’affluence augmente. Dans nos technicentres, les sous-effectifs chroniques et les choix d’organisation du travail empêchent d’assurer une maintenance préventive de qualité, dégradant inévitablement le service rendu.

Face à cette impasse, la Direction a fait le choix de la fuite en avant et du renoncement. Sa seule réponse face aux alertes de fortes chaleurs : supprimer purement et simplement des circulations. Cette méthode, dont l’activité Intercités est devenue la spécialiste, devient insupportable pour les usagers et les cheminots. Pour la CGT, cette logique de repli est inaccep-table ! Alors que le train est la réponse incontournable au défi climatique, il doit pouvoir circuler en toutes circonstances pour répondre aux besoins des usagers.

Nous refusons de continuer à subir cette gestion de crise permanente qui met en danger la santé des cheminots et dégrade le service public. Il y a urgence à rompre avec les politiques de rigueur. Nous exigeons des inves-tissements d’envergure, tant dans l’humain (les embauches) que dans le matériel et les infrastructures, pour faire face à l’avenir et assurer nos missions en toute sécurité !

Selon une étude récente de l’INRS (Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies profes-sionnelles), il est difficile de travailler au-delà de 28 °C dès lors que des efforts physiques sont exigés et de 30 °C pour un travail sédentaire. Au-delà de 33 °C, c’est même considéré comme un danger. Or, des tempéra-tures supérieures ont déjà été constatées dans plusieurs rames…

La CGT rappelle que le décret du 25 mai 2025 impose plusieurs mesures aux employeurs :

  • augmentation de la quantité d’eau ;
  • choix d’équipements de travail adaptés (suspension du port de la casquette) ;
  • fourniture d’équipements de protection individuelle ;
  • adaptation des organisations du travail avec la mise en place de pauses complémen-taires.

Pourtant, alors même que la situation exigerait une mobilisation totale de la Direction, celle-ci, atteinte d’une myopie préoccupante, préfère concentrer ses efforts sur un tout autre sujet. Une communication adressée aux ADC et ASCT a ainsi officialisé la suppres-sion de la loupe sur Pacific. Sous couvert de la directive RGPD, la Direction fait disparaître un dispositif apprécié des roulants, utile aussi bien pour l’organisation du travail que pour la gestion du RHR.

Pour la CGT, cette décision est incompréhensible. Bien plus qu’un simple outil, la loupe sur Pacific favorise les échanges entre collègues, rompt l’isolement et contribue à faire vivre les collectifs de travail. La supprimer, c’est fragiliser encore davantage la qualité de vie au travail des roulants. La CGT a interpellé la Direction pour demander des explications sur les raisons qui ont conduit à cette annonce. Si une suspension de la suppression jusqu’à la fin de l’année a été annoncée, la Direction va proposer une alternative à Pacific (appelé à disparaître).

Pour la CGT, il est urgent de changer de cap. Face aux épisodes de fortes chaleurs, la Direction doit prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la santé et la sécurité des cheminot·e·s, investir massivement dans le matériel, les infrastructures et les effectifs, et appliquer sans délai les dispositions réglementaires de protection des cheminot·e·s.

Dans le même temps, elle doit cesser de fragiliser les collectifs de travail en supprimant des outils utiles aux roulants. La CGT exige le maintien de la loupe sur Pacific ainsi que de tous les outils indispensables au quotidien des ADC et des ASCT.

LES CHEMINOT·E·S ONT BESOIN DE RÉPONSES CONCRÈTES, PAS DE NOUVELLES RÉGRESSIONS !

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L’ENCADREMENT DIT STOP !

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La journée du 10 juin met en lumière une mobilisation forte de tous les cheminot·e·s de la branche ferroviaire, qui expriment un ras-le-bol face à une organisation du travail devenue délétère. Y compris dans les filiales, les cheminotes et cheminots se sont mobilisés, parfois très fortement (Sud Azur et SVLO), et partout avec leur encadrement.
La direction de la SNCF refuse de communiquer les chiffres de participation à la grève du 10 juin dernier. Que cherche-t-elle à cacher ?

Les réorganisations permanentes, la pression managériale, la polyvalence et l’intensification des tâches nourrissent un contexte de risques psychosociaux massifs, désormais visibles dans la situation sanitaire interne de l’entreprise qui a vu le nombre notamment de décès et de situations les plus extrêmes atteindre des niveaux élevés. La CGT le réaffirme : perdre la santé, perdre la vie à cause du travail, ÇA SUFFIT !

Le niveau de grévistes, nettement supérieur aux précédentes journées uni-taires, traduit un refus clair de laisser perdurer un système qui abîme les collectifs de travail et met en danger la santé des cheminots. Dans ce mou-vement, la mobilisation des maîtrises et cadres occupe une place détermi-nante : leur engagement montre que même celles et ceux chargés de faire tenir l’organisation refusent de compenser les effets destructeurs des choix de la Direction.

Leur participation marque et signale une rupture profonde dans l’encadre-ment, qui refuse d’être réduit à un simple relais d’injonctions contradictoires et revendique des conditions de travail compatibles avec la santé, la respon-sabilité et le sens du service public. Pour la CGT, cette mobilisation confirme l’urgence d’un changement profond : stopper les restructurations destruc-trices, reconstruire des organisations protectrices, renforcer les effectifs et garantir des conditions de travail dignes pour toutes et tous, encadrement compris.

Ces chiffres révèlent aussi une prise de conscience de plus en plus visible parmi les maîtrises et les cadres quant à la nécessité d’agir maîtrises et cadres en grève et près d’un cadre sur cinq !

ILS DISENT STOP !

STOP aux restructurations incessantes, aux réorganisations permanentes, aux reconfigurations et aux réaménagements successifs qui désorganisent le travail !

STOP aux attaques contre le temps de travail ! Beaucoup remettent en cause le forfait jours ainsi que la stratégie immobilière, notamment le flex office, qui détériore les conditions de travail et impose trop souvent un télétravail subi.

STOP à la surconnexion, qui entraîne intensification du travail, surcharge, dépas-sement des horaires et remise en cause des temps de repos !

STOP à la souffrance au travail !

On ne peut pas traiter la souffrance au travail sans s’attaquer à la racine du mal.

La Direction reconnaît enfin que les transformations ont des effets humains, que la qualité du travail est un enjeu stratégique, que la charge de travail doit être analysée, que les risques psychosociaux nécessitent une action ciblée et que les collectifs de travail doivent être davantage écoutés. Pourtant, elle n’interroge jamais les causes profondes de ces phé-nomènes : ouverture à la concurrence, filialisations, réductions d’effectifs, logique de gains de productivité à tout prix et fragmentation des collectifs. La qualité du travail ne peut pas être analysée indépendamment des choix d’organisation qui la déterminent.

À cela s’ajoute un besoin de reconnaissance exprimé par une large partie de l’encadrement, une reconnaissance qui ne soit pas seulement financière. Il s’agit de reconnaître leur enga-gement au service du ferroviaire, leur implication pour faire fonctionner une organisation qui s’enraye, pour sécuriser et organiser dans les meilleures conditions le travail des chemi-notes et cheminots de leurs équipes, notamment en production. Il s’agit aussi de reconnaître qu’ils sont cheminots comme les autres, que leurs métiers sont pénibles, et que le fait d’être classés « managers » ne les transforme pas en simples gestionnaires déconnectés des contraintes et de la technicité du monde ferroviaire.
La Direction affirme vouloir mesurer et améliorer la qualité du travail, alors qu’une part importante du travail des cheminots, notamment des Ictam (ingénieurs, cadres, techniciens et agents de maîtrise), s’effectue dans un cadre qui ne permet plus de mesurer objective-ment le temps de travail réel. Or, il est impossible d’évaluer sérieusement la charge de travail, les risques psychosociaux, le droit à la déconnexion ou la qualité du travail si le temps réelle-ment consacré au travail disparaît des outils d’analyse.

Plusieurs réponses immédiates sont possibles :

  • arrêter immédiatement les restructurations ;
  • mesurer et réduire la charge réelle de travail ;
  • sortir du forfait jours et construire une organisation du temps de travail conciliant auto-nomie, responsabilité et protection de la santé ;
  • garantir un droit effectif à la déconnexion ;
  • encadrer socialement le développement de l’IA afin qu’elle soit mise au service du travail humain, et non de son intensification ;
  • reconnaître la pénibilité pour la totalité des emplois repères soumis à l’astreinte (enca-drants de proximité et leurs assistants, RET et leurs assistants, GM, CTT, DU, RDU, ordonnanceurs…).

Face à l’urgence de la situation, la Direction doit rapidement s’engager sur des réponses.

La Fédération CGT des cheminots, son UFCM et ses syndicats exigent de véritables négociations dans les plus brefs délais.

L’UFCM-CGT APPELLE L’ENSEMBLE DES CADRES ET MAÎTRISES À RESTER UNIS ET RÉACTIFS AUX PROPOSITIONS DE MOBILISATION POUR TRANSFORMER LA COLÈRE EXPRIMÉE PAR LA GRÈVE EN VICTOIRE CONCRÈTE.

 

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23 avril 2026

« Ça déshumanise les gares » : la CGT cheminots mobilisée dans les gares du Limousin contre la fermeture de guichets

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