Fédération CGT des Cheminots


LA CASSE, UNE HABITUDE !

Journée de mobilisation interprofessionnelle du 17 septembre 2020

Édito

Contrairement aux éléments de langage qui circulent depuis plusieurs semaines dans la presse, le plan annoncé par le Gouvernement vise exclusivement à relancer la machine à profit. Pour le patronat en général, c’est une aubaine pour pousser la régression sociale. La direction SNCF n’est pas en reste.

La rentrée sociale revêt un caractère totalement inédit. Aux conséquences sanitaires de l’épidémie, aux effets de la crise économique sur l’emploi, s’ajoutent une succession de mesures de régression sociale mises en oeuvre par le Gouvernement dans l’intérêt du patronat et des plus riches.

La pandémie a brutalement accéléré une crise qui était annoncée. La situation impose de changer radicalement de politique.

Le 7 septembre dernier, le ministre des Transports a dit : « Dans un moment compliqué pour la France, singulièrement compliqué pour tous les transports publics […], j’aurais espéré qu’il y ait une forme de paix sociale souhaitable pour tous ».

Si la séquence que nous vivons a mis en exergue les choix politiques désastreux en matière de santé, c’est bien l’ensemble des services publics et toutes les productions qui sont affaiblis, que ce soit en termes de développement, de qualité de production ou de capacité à répondre aux besoins.

Dans un contexte d’abaissement des conditions sociales, de vie et de travail des salariés, de hausse de la précarité, de casse généralisée des services publics dont le ferroviaire, les organisations syndicales qui luttent devraient s’incliner devant l’enfumage gouvernemental et les stratégies patronales d’accompagnement de la casse !

Le ministre des Transports a aussi dit : « Lorsqu’on est dans une crise profonde (…), tout le monde doit s’y mettre. Ça veut dire parfois requestionner des matrices idéologiques ou des préconceptions politiques qui aujourd’hui n’ont pas lieu d’être ».

Tout le monde s’y met ?

Cumulés aux différentes exonérations patronales (ex : 40 milliards de CICE versés l’année dernière), qui depuis leur mise en place n’ont pas créé d’emplois, la distribution de cadeaux se poursuit, les dividendes versés aux actionnaires débordent de façon éhontée. Il faudrait répartir les richesses autrement.

À la SNCF, les différentes réformes du ferroviaire, particulièrement celles de 2014 et 2018, appliquées avec zèle par les directions d’entreprise successives, fondées sur le dogme libéral de casse de l’entreprise publique SNCF au profit du marché, sont des préconceptions politiques et idéologiques qui n’ont aucune finalité de développement du service public ferroviaire et d’amélioration des conditions de vie et de travail des cheminots.

Faut-il le rappeler ?

  • Purge de l’emploi à Statut année après année ;
  • Suppression des embauches au Statut depuis le 1er janvier 2020 ;
  • Création de quatre SA et d’une SAS (FRET) qui fragilise le système ferroviaire ;
  • Gel des salaires depuis six années consécutives ;
  • Ouverture à la concurrence du transport par fer de voyageurs ;
  • Accélération du déclin de FRET SNCF.

Pour la leçon sur la « matrice idéologique », merci de repasser !

Enfin, le même ministre des Transports a dit : « Nous étudions avec la SNCF les actifs financiers qui pourraient être cédés, mais aussi les gains de productivité qui pourraient être réalisés », en citant « la modernisation de l’outil industriel par exemple ». « Il faut que le groupe SNCF tienne ses objectifs d’équilibre financier à l’horizon 2024, fixés par la loi de réforme ferroviaire de 2018 ».

Il est clair que le Gouvernement et la direction de la SNCF n’imaginent pas un instant revoir leur stratégie.

  • Le niveau d’emploi prévu en 2020 au sein du GPU ne sera pas respecté. Cela s’ajoutera aux démissions, ruptures conventionnelles et réorganisations qui se multiplient depuis la fin juin avec bon nombre de suppressions d’emplois mettant à mal l’organisation de la production.
  • Par leurs décisions, Gouvernement et direction enlèvent toutes perspectives de développement de FRET SNCF au moment même où Gouvernement et décideurs affichent, à grand renfort de communication, la nécessité du transport de marchandises par le ferroviaire.
  • Sur les salaires, au nom de la solidarité, de la relance de l’économie et de l’équilibre des comptes, la direction voudrait nous imposer une sixième année de gel.
  • Concernant l’avenir du Réseau Ferré National, notamment au travers des « petites lignes », force est de constater que leur avenir n’est en rien garanti faute de financement via les CPER. Tout cela semble plutôt destiné à organiser le dépeçage du réseau par un transfert aux régions.

La CGT revendique :

  • Le recrutement nécessaire pour assurer la production, un plan pluriannuel de ré-internalisations d’emplois dans tous les métiers et filières, la régularisation des CDD/ Intérimaires en CDI ainsi que la ré-humanisation des gares et des trains ;
  • La tenue sans délai de négociations salariales au niveau du GPU se traduisant par des augmentations générales des salaires, et une revalorisation des primes de travail ;
  • Un véritable plan de relance de FRET SNCF, avec les investissements nécessaires dans les infrastructures, la relance des relations et dessertes TET de jour comme de nuit ;
  • Le maintien et le développement des lignes dites de desserte fine, sous maîtrise publique par la SNCF ;
  • La réouverture immédiate des négociations de branche sur les classifications et rémunération et refus de toute déclinaison unilatérale de la Direction SNCF en l’absence d’accord, l’extension du régime spécial à l’ensemble des cheminots de la Branche.

Le 17 septembre prochain, par la grève et les manifestations en territoire, nous réaffirmerons que le développement du service public ferroviaire doit s’appuyer sur la mutualisation nécessaire des moyens et des personnels afin d’organiser efficacement la production.

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FILIALE INTÉRIMAIRE A LA CONDUITE : UNE LIGNE ROUGE FRANCHIE

Communiqué unitaire CGT, SUD-Rail, CFDT

| Traction

Lors d’une DCI unitaire du 7 janvier dernier, les trois organisations syndicales représentatives CGT, SUD Rail et CFDT ont formellement exprimé leur opposition à ce projet.

Ce projet ne repose sur aucune justification sérieuse, sur aucune nécessité opérationnelle démontrée en séance, y compris par la direction elle-même. Aucun des arguments avancés n’est crédible.

Les seules explications fournies jusqu’à présent relèvent d’une logique exclusivement financière et mercantile : la direction ne voit dans le travail temporaire qu’une opportunité de “tout business”, au mépris des enjeux humains, professionnels et de sécurité ferroviaire.

Nous dénonçons fermement une stratégie délibérée et organisée de précarisation de l’emploi ferroviaire. La création de contrats précaires, tout comme le recours à des salariés retraités, constitue une ligne rouge que nos organisations syndicales ne laisseront pas franchir.

Il s’agit d’une attaque frontale contre l’emploi stable, la transmission des compétences, les conditions de travail, l’avenir même de nos métiers, et de la sécurité ferroviaire
Cette absence totale de transparence, ce passage en force et ce mépris du dialogue social ne font que renforcer notre conviction et confirment que ce projet est contraire à l’intérêt de l’ensemble des cheminots comme à celui du service public ferroviaire.

En conséquence, nos trois organisations syndicales exigent l’abandon immédiat et définitif du projet de filiale de travail temporaire ADC.
Pour les fédérations CGT, SUD Rail et CFDT, ce projet ne doit en aucun cas se concrétiser !!

Si la direction persistait dans son processus et refusait d’entendre l’ultra-majorité des ADC, nos organisations prendront leurs responsabilités et déposeront un préavis de grève unitaire.

Les fédérations CGT, SUD Rail et CFDT
appellent d’ores et déjà l’ensemble des agents de conduite
à se tenir prêts à engager un rapport de force massif
si la direction persistait dans ce passage en force.

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PRIME TRACTION : APRÈS QUELQUES BOUGÉS, CONTINUONS À AGIR LE 13 JANVIER !

NAO du 13 janvier 2026

| Traction

Le quatrième groupe de travail sur la prime de traction s’est tenu le 7 janvier dernier. À cette occasion, la CGT, qui est à l’origine de ces négociations, grâce à la mobilisation des ADC tout au long de l’année 2025, obtient quelques ajustements. Ces premières avancées nécessitent d’agir pour obtenir plus !

Depuis 2022, la Fédération CGT mène le combat pour une réforme juste de la prime de traction, avec un projet clair et abouti. À l’occasion de ce quatrième groupe de travail, qui se voulait conclusif, nous avons une nouvelle fois déploré l’absence d’Hexafret. La CGT a malgré tout exigé de la Direction des mesures claires et immédiates, notamment sur des éléments de sécurisation de la prime de traction, des éléments qui rentrent pleinement dans notre revendication de prime de base garantie et que nous avons réussi à faire partager aux autres organisations syndicales, à l’occasion de plusieurs rencontres au cours du second semestre 2025.

À défaut d’une refonte complète du système de la prime traction, quelques revendications ont été entendues lors de ce GT, notamment sur la prise en compte partielle des SU, la revalorisation de la prime de base garantie et une meilleure prise en compte de la présence dès la première heure travaillée.

Avant Après
Sécurisation de la prime traction
  • J1 : carence.
  • J2 à J11 : taux socle (CRL 20,62 €/CRML 19,03 €).
  • J12 : calcul avec un quotient 480 sur les 12 derniers mois ou taux socle (CRL 20,62 €/CRML 19,03 €).
  • J1 : carence.
  • J2 à J6 : taux socle (CRL 20,62 €/CRML 19,03 €).
  • J7 : calcul avec un quotient 480 sur les 12 derniers mois ou taux socle (CRL 20,62 €/CRML 19,03 €).
Amélioration de la prime de base garantie Paiement pour 20 jours
de travail : 705 €.
Paiement pour 20 jours
de travail : 745 €.
Journée SU (sans utilisation)
  • 1er au 3e SU du mois civil payés au taux C : 15,54 € + PNS 5,83 €, soit 21,37 €.
  • 4e SU du mois civil payé au taux A : 25,89 € + PNS 5,83 €, soit 31,72 €.
  • 1er SU du mois civil payé au taux C : 15,54 € + PNS 5,83 €, soit 21,37 €.
  • À partir du 2e SU du mois civil, payé au taux A : 25,89 € + PNS 5,83 €, soit 31,72 €.
Revalorisation de la présence horaire
au 1er janvier 2026
  • Pas de paiement dès la 1re minute.
  • Taux 2 : 1,11 € de la 3e à la 5e heure.
  • Taux 1 : 1,90 € au-delà de la 5e heure.
  • Paiement dès la 1re minute.
  • Nouveau taux 2 : de 0 à 5 heures : 0,48 € par heure.
  • Taux 1 revalorisé à 2,85 € au-delà de la 5e heure.
Simplification de la prime traction Redressement de l’acompte congés en mars
avec rappels sur salaire.
L’acompte congés est remplacé par la prime congés, calcul mensuel basé sur la moyenne des 12 derniers mois glissants.
+ Confirmation de la modification des documents ADC : fiche PT, état 113, état 31.

De plus, la rétroactivité de ces mesures au 1er janvier 2026 a été actée sur la modification de la règle de paiement des SU et la revalorisation des taux de la présence horaire et le paiement dès la première heure de la prime de présence. Si la prime de traction des ADC a connu des évolutions positives lors de ces cycles de groupe de travail grâce à la persévérance de la CGT et aux mobilisations des cheminots, le compte n’y est pas pour atteindre nos revendications initiales, notamment sur la prime de base garantie.

Alors que la Direction n’hésite pas à verser une prime exceptionnelle de 400 euros (33,33 euros brut par mois, sans pérennité ni financement pour la protection sociale), elle doit désormais engager de véritables augmentations pour régulariser le contentieux salarial et rémunérer à leur juste valeur la technicité et le savoir-faire de tous les cheminots.

LA CGT PROPOSE D’AGIR LE 13 JANVIER
DANS TOUS LES ÉTABLISSEMENTS
POUR PESER MASSIVEMENT SUR LA TABLE RONDE SALARIALE !

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PAS DE MIETTES POUR LES CHEMINOT·E·S DE L’ÉQUIPEMENT !

NAO du 13 janvier 2026

| Équipement

Le 13 janvier prochain, se dérouleront les négociations annuelles obligatoires (NAO). À cette occasion, la Fédération CGT des cheminots appelle les cheminots de l’Équipement à amplifier la mobilisation et à agir pour peser et obtenir des augmentations de salaire !

La Direction arrive à la table avec des résultats financiers historiques : 1,6 milliard d’euros de bénéfice net et une marge opérationnelle pour SNCF Réseau qui explose à 31,2 %.
L’argent est là ! Pourtant, les cheminots de l’Équipement voient leur pouvoir d’achat se réduire avec des augmentations générales dérisoires ces der-nières années. C’est un mépris inacceptable pour ceux qui maintiennent le réseau jour et nuit.

ASTREINTES : LE CONFLIT SE DURCIT !

Depuis plusieurs mois, les cheminot·e·s des services électriques sont en grève de l’astreinte pour arracher une véritable reconnaissance de la technicité du métier. Aujourd’hui, la colère s’amplifie à l’ensemble de la filière. La Direction doit comprendre que sans une reconnaissance réelle de nos contraintes, le réseau s’arrête !

NOS REVENDICATIONS NATIONALES CGT

Pour répondre à l’urgence sociale, la CGT porte des revendications nationales avec des exigences claires :

  • hausse des salaires : une augmentation générale d’au moins 12 % pour amorcer le rattrapage salarial nécessaire ;
  • reconnaissance de la technicité : revalorisation de la prime de travail et création d’une prime de base garantie pour tous (statutaires et contractuels) ;
  • un treizième mois pour tous : une exigence de justice pour tous les cheminots ;
  • une grille unique des salaires pour en finir avec la division entre statutaires et contractuels : « à travail égal, salaire égal ! » ;
  • annualisation de l’ancienneté : chaque année de service doit se traduire par une progression réelle et automatique.

L’HEURE EST AU RAPPORT DE FORCE !
La Direction ne nous donnera rien sans rapport de force. Les services électriques ont montré la voie. Le 13 janvier, l’ensemble de l’Équipement doit peser sur la négociation.

LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS APPELLE LES AGENT·E·S DE LA FILIÈRE ÉQUIPEMENT À L’ACTION LE 13 JANVIER 2026,
PARTOUT SUR LE TERRITOIRE, POUR FAIRE ENTENDRE NOTRE VOIX !

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PROGRAMME CIRCUL’ACTION : UN BILAN QUI POUSSE À L’ACTION !

NAO du 13 janvier 2026

| Exploitation

En ce début d’année et alors que la mobilisation monte dans les EIC, la direction de SNCF Réseau a organisé, le 8 janvier, une table ronde pour faire le bilan après 3 années de mise en oeuvre du programme Circul’action.

À cette occasion, la CGT est revenue à la charge pour faire aboutir les revendications des cheminots de la Circulation !

En 2022, les mobilisations des cheminots de la Circulation sur tout le territoire, à l’appel de la CGT, avaient contraint la Direction à lâcher une indemnité circulation, des recrutements supplémentaires et la prise en compte du temps de remise de service.
Après trois ans de mise en oeuvre de ce programme, que la CGT jugeait insuffisant, le bilan s’avère contrasté et nécessite d’être renforcé.

Bilan du programme Circul’action et propositions de la Direction :

  • emplois : baisse de 50 % des postes vacants, qui sont passés de 435 en 2022 à 236 en décembre 2025.
2022 2023 2024 2025
Recrutements 651 899 674 542
Cessations 555 551 482 366

Pour la CGT, les recrutements effectués ne permettent toujours pas de couvrir l’ensemble des postes. Cela nécessite un renforcement des recrutements pour l’année à venir ;

  • parcours professionnels : la Direction propose d’engager des travaux sur l’attractivité des parcours professionnels « grands centres », sur les métiers de l’encadrement et l’accès à la classe 5, sans plus de précisions pour l’heure ;
  • formation : proposition de renforcer l’accompagnement de la carrière via les ASFP ;
  • déroulement de carrière : pour les agents classe 4, étude d’un dispositif simplifié pour passer à la classe 5 ;
  • rémunération : proposition de majoration de l’indemnité circulation de 20 euros par mois au 1er janvier 2026, puis 20 euros supplémentaires dès le 1er octobre 2026.

Des groupes de travail devraient être mis en place courant 2026 pour mise en œuvre de ces propositions.

Pour la CGT, ces mesures sont encore très éloignées des revendications portées et nécessitent d’être débattues dans les établissements avec les cheminot·e·s concernés pour décider collectivement des suites à donner.

Les cheminotes et les cheminots de la Circulation n’attendent pas de la Direction de vaines perspectives ! Ils exigent des actes, alors que leurs conditions de travail se dégradent sous la pression financière !

Pour rappel, la Fédération CGT des cheminots revendique :

  • une augmentation générale des salaires et des pensions de 12 % ;
  • un véritable treizième mois pour tous les cheminots ;
  • la mise en place d’une grille unique pour tous les cheminots, contractuels comme statutaires ;
  • la revalorisation de la prime de travail dans une prime de base garantie pour tous les cheminots, statutaires et contractuels.

Pour les cheminot·e·s de la Circulation, nous revendiquons également :

  • de meilleures conditions de vie et de travail avec des roulements permettant de réduire la pénibilité (plus de repos, GPT courtes…) ; et
  • la neutralisation dans les compteurs, y compris celui du temps de remise de service, des journées courtes (en deçà de la DJS moyenne).

LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS APPELLE À LA MOBILISATION LE 13 JANVIER POUR GAGNER SUR NOS REVENDICATIONS !

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PRIME DE TRAVAIL : DE NOUVELLES AVANCÉES POUR LES ASCT, MAIS LA LUTTE CONTINUE LE 13 JANVIER !

NAO du 13 janvier 2026

| Trains

Une troisième rencontre du GT Prime de travail s’est tenue le 6 janvier. Si un pas important a été franchi avec la prise en compte de la revendication CGT de fusionner le S1 et le S2, la CGT n’abandonne pas l’objectif d’obtenir totalement satisfaction. Pour cela, elle appelle les ASCT à agir massivement lors des NAO du 13 janvier prochain.

Pour rappel, il y a cinq ans, la Fédération CGT a travaillé un projet novateur alliant refonte partielle et revalorisation de la prime de travail des ASCT. Une pétition spécifique recueillant 60 % des signatures des ASCT fut initiée. Aussi, le 19 mai 2022, 600 ASCT étaient réunis à l’occasion de la remise des pétitions au siège de la Direction à Saint-Denis. Depuis cette date, la CGT ne cesse de revenir réguliè-rement à la charge (audiences, DCI, rassemblements, grèves…).
Force est de constater que l’abnégation porte ses fruits. À vous de juger :

Revendications CGT Existant avant le projet CGT (2021) Projet CGT applicable au 07/01/2026
Augmentation de la prime de travail. Partie EA afin de reconnaître la technicité et le savoir-faire du métier Montant : 13,36 € par journée de service travaillée x nombre de journées travaillées dans le mois Montant 21,59 € par journée de service travaillées x nombre de journées travaillées dans le mois
Création d’une base garantie N’existait pas. Lors des absences (maladie, SU…), la prime de travail de l’ASCT n’était pas rémunérée. Création de la sécurisation de la prime de travail à hauteur de 320 €/350 par mois (selon les classes et les PR)
Prime de travail activité commerciale renforcée S1-S2 2 taux : S1 de 6 heures à 6 h et 30 min, rémunéré à 4,27 € (4,52 € au 31/12/2025) ; S2 au-delà de 6 h et 30 min, rémunéré à 6,34 € (6,71 € au 31/12/2025) Fusion S1-S2 pour un déclenchement horaire et un montant unique à partir de 6 heures, à 7,00 €

L’application de cette mesure surviendra en avril et sera donc soumise à rémunéra-tion sur la fiche de paie de juin, avec effet rétroactif pour les mois de janvier, février et mars en complément du mois d’avril. Selon les roulements de travail, c’est une augmentation pérenne et comptant pour la retraite de 20 à 40 euros par mois pour une large majorité des ASCT.

L’augmentation de la prime de travail des ASCT a évolué favorablement ces der-nières années. La persévérance de la CGT ainsi que les différentes mobilisations ont été centrales dans ces avancées. Cependant, il reste du chemin à parcourir pour atteindre nos objectifs, à commencer par les NAO du 13 janvier. La Direction, si prompte à verser une prime exceptionnelle de 400 euros (33,33 euros par mois brut, sans pérennité ni financement pour la protection sociale), se doit d’engager des augmentations afin d’apurer le contentieux salarial et de rémunérer à juste titre la technicité et le savoir-faire de tous les cheminots.
Pour cela, la CGT revendique :

  • une augmentation générale des salaires et des pensions de 12 % ;
  • un véritable treizième mois pour tous les cheminots ;
  • la mise en place d’une grille unique pour tous les cheminots, contractuels comme statutaires ;
  • une prime de base garantie correspondant à 75 % de sa valeur.

LA CGT APPELLE À AGIR DANS TOUS LES ÉTABLISSEMENTS LE 13 JANVIER POUR PESER MASSIVEMENT SUR LA TABLE RONDE SALARIALE !

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FACE À L’AUSTÉRITÉ SALARIALES, TOUTES ET TOUS MOBILISÉ·E·S LE 13 JANVIER !

NAO 2026

| Actions

Le 13 janvier 2026 se tiendront les prochaines NAO au sein du GPU SNCF.

La reconnaissance par le salaire des métiers, de la technicité, des parcours professionnels et de l’investissement humain exemplaire des cheminot·e·s dans la production du service public ferroviaire est légitime et nécessaire !

Pour l’UFCM-CGT, seule la mobilisation nous permettra d’arracher des augmentations générales de salaire, pour une réelle redistribution des richesses !

Alors que le PLFSS, désormais adopté, porte un coup sévère aux politiques de santé publique, et qu’un budget 2026 de rigueur a été imposé par le biais d’une loi spéciale, la situation n’est guère plus reluisante au sein du GPU SNCF, enfermé depuis des années dans une politique d’austérité salariale, malgré un résultat net 2025 en progression !

LA GRANDE ARNAQUE DE LA PPV !

Certaines organisations syndicales se gargarisent de la malnommée « prime de partage de la valeur » (PPV) de 400 €, décision unilatérale de l’employeur, et non-liquidable. Cette basse manœuvre de la direction n’a en réalité qu’un seul but : s’affranchir du paiement des cotisations sociales finançant notre protection sociale et nos activités sociales et culturelles via les CASI et le CCGPF, tout en utilisant cette « prime » comme prétexte pour mener des NAO au moins-disant salarial !

Dans le même temps, la dégradation des conditions de vie et de travail des ingénieur·e·s, cadres, technicien·ne·s et agent·e·s de maîtrise (Ictam), la perte de sens et la souffrance au travail atteignent des sommets. Le manque de reconnaissance des diplômes, des métiers, de la technicité et des parcours professionnels les frappe de plein fouet, alors même que les richesses existent, créées par les cheminot·e·s eux-mêmes : il est temps d’en exiger une meilleure répartition !

LA CGT ET SON UFCM REVENDIQUENT :

  • l’égalité salariale entre les femmes et les hommes ;
  • la mise en place du projet CGT de grille unique des salaires pour tous les cheminot·e·s avec des garanties sur le déroulement de carrière, un avancement automatique et la reconnaissance des diplômes ;
  • un salaire mensuel de départ au collège maîtrise de 3 956 euros bruts et de 5 260 euros bruts au collège cadre ;
  • une augmentation générale des salaires et un plan de programmation de rattrapage du contentieux salarial ;
  • un véritable 13e mois pour tous les cheminot·e·s ;
  • la réévaluation et la sécurisation des primes de travail pour l’ensemble des cheminot·e·s, par la création de primes de base garanties reconnaissant les savoirs, savoir-faire ainsi que la technicité des métiers.

EN VUE DES NAO DU 13 JANVIER, L’UFCM-CGT APPELLE L’ENSEMBLE DES ICTAM À SE RASSEMBLER ET À S’INFORMER DANS LES SYNDICATS CGT EN PROXIMITÉ POUR DÉBATTRE ET CONSTRUIRE COLLECTIVEMENT LES MOBILISATIONS NÉCESSAIRES !

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NAO SALAIRES DU 13 JANVIER : AGIR !

Table ronde salaire 2026

| Actions

Partout, un même ressentiment domine : le manque de reconnaissance et une attente forte de mesures concrètes, pérennes et socialisées en matière salariale.
Toutes et tous concerné·es ! Ces NAO définiront le cadre des mesures salariales dans le GPU mais aussi dans les filiales Voyageurs et Fret.

La CGT revendique l’annualisation et la revalorisation de la majoration salariale d’ancienneté pour l’ensemble des cheminots, qu’ils soient contractuels ou statutaires. Il est essentiel que chaque année compte et soit pleinement reconnue.

À ce titre, l’accord de branche dit « classifications et rémunérations », non signé par la CGT, instaure une inégalité de traitement dans la prise en compte de l’ancienneté pour les cheminots contractuels.

La Fédération CGT des cheminots porte la revendication d’un nouveau statut pour tous les cheminots intégrant une grille unique des salaires, qui permet un traitement équitable et garantit une véritable progression salariale automatique ainsi que la reconnaissance des savoirs et des savoir-faire des cheminots. Ces mesures sont essentielles afin que chaque cheminot bénéficie d’une reconnaissance juste et équitable, à la hauteur de l’expertise, de l’expérience et de l’engagement quotidien déployés au service du service public ferroviaire.

DANS SON PRÉAVIS NATIONAL TOUS SERVICES, LA CGT REVENDIQUE :

  • La mise en place d’une grille unique des salaires pour l’ensemble des cheminots, quel que soit leur statut ;
  • Une véritable reconnaissance de la technicité des métiers et sa pérennisation avec la revalorisation de la prime de travail, de la prime de traction et une prime de base garantie pour tous les cheminots contractuels et statutaires ;
  • L’annualisation de l’ancienneté : chaque année doit compter. Chaque année de service doit se traduire par une progression réelle, automatique et égale pour tous ;
  • Une augmentation générale des salaires d’au moins 12 % incluant une première étape du rattrapage salarial ;
  • Un 13e mois pour tous les cheminots.

AGISSONS DANS TOUS LES ÉTABLISSEMENTS
LE 13 JANVIER,
JOUR DE LA TABLE RONDE SALARIALE !

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L’ADDITION RISQUE D’ÊTRE TRÈS SALÉE !

Complémentaire santé obligatoire

| Complémentaire santé obligatoire

Salaires, PFA (Prime de fin d’année)…, alors que les prélèvements pour la complémentaire santé n’en finissent plus, une nouvelle explosion des tarifs des organismes de complémentaire est encore annoncée pour 2026.

La CGT dénonce l’extorsion et revendique l’extension du régime spécial à tous les cheminots et la couverture intégrale de leurs besoins de santé.

Après + 4,7 % en 2023, + 8,1 % en 2024, + 6 % en 2025, la mutualité française annonce une augmentation des cotisations de 4,7 % pour 2026.

Les cotisations des assurances santé complémentaires augmentent sans relâche, et cette hausse, devenue incontrôlable, atteint désormais des niveaux démesurés.

Ce phénomène est attisé par le désengagement continu du régime général, qui réduit sans cesse ses remboursements, mais aussi par l’instauration d’une nouvelle taxe.

À cela s’ajoute surtout l’appétit insatiable de certains organismes complémentaires, qui n’hésitent pas à transformer la santé en une marchandise lucrative.

Ils organisent un véritable chantage pour accéder aux soins. Ils font de la « santé » un luxe au coût exorbitant, condamnant les salariés à renoncer aux soins pour pouvoir se nourrir ou se chauffer.

Depuis le 1er mai 2025, les cheminots de la SNCF font les frais d’une assurance complémentaire santé qui leur a été imposée.

La direction du GPU SNCF, l’UNSA, SUD-Rail et la CFDT ont signé un accord dit « de méthode » et un accord « frais de santé » qui :

  • Imposent un organisme à tous les cheminots de la SNCF, filiales et GIE,
  • Imposent aux cheminots un niveau de couverture complémentaire santé (optique, dentaire…) et des tarifs sans même s’assurer qu’ils correspondent à leurs besoins,
  • Imposent cette complémentaire aux cheminots statutaires alors que le régime spécial les couvre mieux,
  • Déterminent les modalités de prélèvement sur le salaire et sur la PFA.

La CGT ne cédera jamais au chantage de la marchandisation de la santé.

Elle est la seule organisation syndicale à s’être opposée à la mise en place d’une complémentaire santé obligatoire pour tous les cheminots. Elle est la seule à ne pas avoir signé les accords « de méthode » et « frais de santé ».

Il n’est pas trop tard pour défaire ensemble ce qui nous a été imposé.

La CGT revendique l’extension du régime spécial à tous les cheminots et la couverture intégrale de leurs besoins de santé.

L’argent pour satisfaire ces revendications existe! À commencer par un meilleur partage des richesses avec des augmentations salariales et l’égalité entre les femmes et les hommes.

PARCE QUE NOUS SOMMES TOUTES ET TOUS CHEMINOTS

AVEC LA CGT, GAGNONS UN NOUVEAU STATUT POUR TOUTES ET TOUS

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L’ALARME EST DÉCLENCHÉE, TENONS NOUS PRÊTS À AGIR !

Circulation

| Exploitation

Alors que la CGT a déclenché l’alarme sociale, la direction tente la fuite en avant, une stratégie et une attitude inacceptables !

Les cheminots de la Circulation doivent se tenir prêts à hausser le ton pour obtenir de meilleures conditions de travail et salariales.

Les choses sont claires ! Les cheminots de la Circulation n’attendent pas de la direction de vagues promesses ou de vaines perspectives mais, avec la CGT, ils exigent des actes et des faits.

Bien que toutes les directions des EIC reconnaissent l’expertise et le professionnalisme de ces cheminots, cela ne se traduit que par des paroles ou quelques lignes dans un journal d’établissement, sans aboutir à une véritable reconnaissance concrète, un mépris qui va au contraire plus loin, en tentant de dégrader les conditions de travail pour faire de la productivité et in fine supprimer des emplois.

« Roulements innovants », « roulements à la carte »,… le panel de la direction est large pour légitimer cette dégradation sous couvert de modernisme et « d’agilité ».

Ce sont tous des outils de destruction des conditions de vie car ils visent tous le même objectif : plus de souplesse d’utilisation des cheminots pour moins d’effectifs.

SEULES LES MOBILISATIONS FONT PLIER LES DIRECTIONS

En 2022, les mobilisations sur tout le territoire des cheminots de la Circulation à l’appel de la seule CGT en proximité, avaient contraint la direction à une indemnité Circulation, à des recrutements supplémentaires et à la prise en compte du temps de remise de service (revendications portées par la seule CGT).

C’EST UN COIN D’ENFONCÉ MAIS CE N’EST PAS SUFFISANT !

Les suppressions de poste se poursuivent. La reconnaissance de la technicité du métier n’est toujours pas satisfaisante. Le temps de relève n’est pas correctement pris en compte par les directions.

LA CGT APPELLE À DE NOUVELLES MOBILISATIONS POUR ALLER PLUS LOIN

La Fédération CGT des cheminots revendique :

  • de meilleures conditions de vie et de travail avec des roulements permettant de réduire la pénibilité (plus de repos, GPT courtes…),
  • neutralisation dans les compteurs, y compris celui du temps de remise de service des journées courtes (en-deçà de la DJS moyenne)
  • revalorisation de la prime de travail dans une prime de base garantie pour tous les cheminots statutaires et contractuels.

Une table ronde circulation et les NAO salariales se tiendront respectivement le 8 et le 13 janvier 2026.

TENONS NOUS PRÊTS A HAUSSER LE TON !

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05 décembre 2025

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