Fédération CGT des Cheminots


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RETRAITES : UN CHOIX DE SOCIÉTÉ

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Le Gouvernement a nommé un Haut-commissaire à la Réforme des retraites afin de préparer un rapport basé sur le slogan de campagne « 1€ cotisé vaudra les mêmes droits pour tous ». Ce rapport est paru le 18 juillet 2019 après 18 mois de« pseudo » concertation.

Il propose de mettre en place un « Régime Universel de Retraite » avec un mode de calculpar points, ce qui aurait pour conséquence desupprimer les 42 régimes de retraite existant, dont le « régime spécial des Cheminots ».

CE QUI POURRAIT CHANGER ?

La retraite serait calculée sur l’ensemble de la carrière. Aujourd’hui, elle est basée sur les vingt-cinq meilleures années pour les salariés du privé, et sur la dernière position occupée pendant six mois pour les cheminots.

Le calcul proposé sur l’ensemble de la carrière réduirait le niveau de pension.

Pour exemple : la réforme « Balladur » de 1993, (passage du calculdu salaire de référence pour le « privé » des 10 meilleures aux 25meilleures années) a entraîné une baisse directe de 7 % des niveaux depensions à liquider selon l’INSEE.

CONCERNANT LE MODE DE CALCUL …

Pour comprendre la différence avec le système actuel, il est nécessaire de le réexpliquer. Aujourd’hui, laretraite de base est accordée à taux plein à 57 ans et 52 ans pour les ADC, à condition d’avoir cotisé 166trimestres (génération 1968 pour les ADC et 1963 pour les autres cheminots). Si ce n’est pas le cas unsystème de décote de 1,25 % par trimestre manquant s’applique.

Le rapport propose que la comptabilisation des trimestres ne soit plus la règle à partir de 2025. 

Chaque mois, le salarié engrangerait des « points », qui serviraient de base de calcul de sa pension de retraite.

La transformation des points en euros au moment du départ à la retraite dépendrait de facteurs économiques et de l’espérance de vie.

• Ce système ne donne aucune visibilité sur le niveau de pension.

QUELLE SERAIT LA VALEUR DU POINT ?

A ce jour, nous ne connaissons pas encore la valeur du point à l’achat, mais selon Jean-Paul Delevoye rédacteur du rapport :« 10 € cotisés égalent un point ». Ce qui est sûr c’est que la valeur de service du point (valeur du point à la liquidation de laretraite) pourrait être fixée à 5,5 % (10 € de cotisations = 0,55 € de pension à la date de mise en oeuvre du système).

Autrement dit, si chaque mois, vous cotisiez à hauteur de 100 euros, vous engrangeriez dix points. Ces 10 points vous rapporteraient 5,50 euros de pension de retraite par an.

De plus, ce taux serait évolutif au fil des générations car la formule de calcul du système adapterait automatiquement la pension pour garantir l’équilibre du régime en tenant compte de l’espérance de vie, sans agir sur les taux de cotisations. Les cotisations versées par une génération seraient réparties en fonction du nombre de pensions à servir jusqu’à extinction de la génération.

L’objectif du système n’est plus une retraite répondant aux besoins, tant en âge, qu’en niveau de pension, mais l’équilibre financier préservant les entreprises.

SI ON N’A PAS UNE CARRIÈRE COMPLÈTE ? 

La mise en place d’un régime par « point » supprimerait complétement la référence à une carrière complète ou encore à l’âge de départ à la retraite, 57 ans ou 52 ans pour les cheminots, pour le transformer en âge auquel le salarié est « libérable » du travail. 

Le rapport propose de mettre en place un âge de référence à 64 ans, avec 5 % de pénalité par année manquante. 

Le niveau des pensions serait uniquement fonction de l’espérance de vie, et donc baisserait au fil des générations, si l’espérance de vie augmentait. 

Le montant de la pension et l’âge de départ sont liés puisque le salarié devrait choisir entre une retraite de durée « normale » (à partir de l’âge d’ouverture) avec une pension extrêmement basse ou une retraite plus courte avec une pension plus importante. 

De plus, le Gouvernement et le rapporteur se basent sur l’espérance de vie qui progresse globalement (85,5 ans pour les femmes et 79,5 ans pour les hommes), et non sur l’espérance de vie en bonne santé qui est nettement moins élevée : 64,5 ans pour les femmes 62,5 ans pour les hommes (en recul). 

Pour répondre aux besoins des cheminots, la CGT revendique notamment :

• L’extension du régime spécial à l’ensemble de la branche ferroviaire ; 

L’ouverture des droits à une retraite à taux plein à 50 ans et 55 ans ; 

Le bénéfice de bonifications de 5 ans valant pour la retraite pour l’ensemble des cheminots exerçant un métier reconnu à pénibilité avérée ; 

L’attribution d’une bonification de 2 ans par enfant pour le calcul de la retraite des cheminotes ; 

Une pension d’un montant égal à 75 % à celui correspondant à la dernière position occupée pendant au moins 6 mois ; 

Une pension d’un montant minimum égal au SMIC, lequel doit être au minimum à 1 800 euros ; 

La prise en compte pour le calcul de la retraite, de l’ensemble des éléments de rémunération ; 

• La revalorisation des salaires et des taux de cotisations sociales, pour financer la réponse aux besoins des cheminots. 

NOUS POUVONS FAIRE AUTREMENT !

COMMENÇONS DÈS LE 24 SEPTEMBRE 2019 Préavis national de grève du lundi 23 Septembre 2019 à 20h00 au Mercredi 25 Septembre à 07h55

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EXIGEONS L’INTERNALISATION DE LA RESTAURATION FERROVIAIRE !

Restauration ferroviaire

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À l’issue de la période particulière que nous venons de traverser, nous devons reprendre le chemin de deux revendications essentielles :

Le rattachement du personnel de la restauration ferroviaire à la CCN de branche et l’internalisation de la restauration ferroviaire dans la SNCF.

Les dirigeants de la restauration ferroviaire continuent leurs manoeuvres auprès des décideurs et sont persuadés que le temps jouera pour eux. Ils sont d’ailleurs plus prompts à s’organiser à travers l’Alliance des métiers de la restauration aérienne et ferroviaire (AMRAF) pour défendre leur business qu’à s’occuper de notre rattachement à la CCN du ferroviaire !

La lutte n’a jamais cessé depuis 2016, nous la poursuivrons ! Il est temps maintenant de déconfiner nos revendications en rappelant notre existence au nouveau patron de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, afin de lui demander de soutenir ses cheminots de la restauration.

Parce que nous sommes des cheminots à part entière, la CGT voit plus loin et a élaboré un projet d’intégration de l’ensemble de la restauration ferroviaire au sein du groupe SNCF (Eurostar, Thalys, Lyria, TGV et Intercités). Ce projet a été envoyé aux parlementaires et sera remis en main propre à la direction de la SNCF.

https://fr.calameo.com/read/006324070aaf2c882ae24

Les dirigeants de ce secteur d’activité prétendent que la restauration ferroviaire coûte chère. Dont acte ! Supprimons le coût principal : la rente versée à ces entreprises et leurs actionnaires !

Vous le savez, ce ne sont ni les salaires, ni le statut qui posent problème, mais bien la rapacité sans fin de ces sociétés qui vivent de subventions publiques et qui n’ont de cesse d’augmenter leurs marges en précarisant l’emploi, en baissant les salaires, en déstructurant notre statut et en pratiquant le chantage à l’emploi.

Internalisons la restauration ferroviaire au sein de la SNCF !

La CGT propose que les économies réalisées par la suppression de cette sous-traitance soient redéployées dans :

  • Une convention collective de haut niveau (branche ferroviaire) ;
  • Une remise à niveau des salaires et l’embauche du personnel précaire ;
  • Une restauration plus « écologiquement responsable et de proximité » ;
  • Une baisse des tarifs pour les usagers.

C’est plus enthousiasmant que de gaver les actionnaires de dividendes, non ?

Il nous reste à en convaincre la SNCF et le Gouvernement. La CGT invite une nouvelle fois l’ensemble du personnel de la restauration ferroviaire, nos collègues cheminots à un rassemblement devant le siège de la SNCF à Saint – Denis.

Le 1er juillet 2020 à 11h00

Venez nombreux défendre votre avenir !

Signez la pétition sur change.org

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INFO LUTTES

La lutte paye !

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Malgré le contexte de crise sanitaire, l’activité revendicative n’a pas connu de pause, bien au contraire ! L’importance des services publics et de la présence humaine dans les gares et dans les trains apparait plus que jamais nécessaire aux yeux des usagers, des populations et d’un nombre croissant d’élus locaux. Remettons définitivement en cause l’exploitation en EAS, rouvrons gares et guichets et gagnons les emplois nécessaires pour assurer et développer le Service Public Ferroviaire.

EAS – LA DIRECTION RECULE ET LES CONTRÔLEURS REDEVIENNENT INDISPENSABLES DANS LES TRAINS !

Depuis 2007, l’EAS est mis en place sur la région Midi-Pyrénées sur une portion de ligne de 10 km en banlieue Toulousaine. Déjà, par un conflit, nous avions réussi à limiter le retrait des contrôleurs sur cette seule partie de ligne en faisant inscrire sur la convention TER qu’hormis ces trains, la présence des ASCT à bord de chaque train était obligatoire.

Lors du renouvellement de la convention au 1er janvier 2019, sous pression forte de la SNCF, l’AOT a fait le choix de ne plus inscrire cet impératif dans la nouvelle convention. Pourtant, à l’appel des 2 secteurs CGT de Montpellier et Toulouse, des associations d’usagers, de partis politiques, un rassemblement de 1 500 personnes permettait d’interpeller sur les besoins humains dans les gares et à bord des trains en juin 2018.

Grâce au travail de la CGT, le rapport de force établi avec les cheminot.e.s, les usager.e.s, les élu.e.s. et partis politiques progressistes, a permis de limiter fortement le retrait des ASCT sur 3 portions lignes supplémentaires en Midi-Pyrénées.

Depuis, le travail de conviction et le rapport de force n’ont jamais cessé. La CGT n’a jamais accepté cette déshumanisation. Le nombre massif des droits de retrait sur notre région suite à l’accident du 16 octobre, en région Champagne-Ardenne, prouve que nous avions raison sur l’adhésion des cheminot.e.s et la compréhension et le soutien des usager.e.s !

Dès lors, suite à la pandémie et aux moyens à mettre en place pour permettre une reprise des circulations TER dans les meilleures conditions de sécurité possibles, la CGT a très rapidement mis comme impératif un retour de personnels qualifiés à bord des trains et dans les gares.

Cette position a été portée tant auprès du Directeur Territorial SNCF que de l’AOT.

Nos démarches ont permis de gagner le retour d’au moins un contrôleur sur chaque train. Pour l’heure, sans date limite de fin !

La présence humaine comme élément indispensable de la chaîne de sécurité du service public ferroviaire a été imposée à nos dirigeants.

A nous de continuer le combat et gagner un retour définitif de personnels qualifiés !

LA RÉSIDENCE TRAIN DE MOULINS MAINTENUE

Depuis 2016, les cheminots, avec la CGT, luttent contre la fermeture de la résidence de Moulins et la suppression des ASCT à bord des trains.

Cela a débuté avec la mise en place du projet LAF/EAS qui impactait directement les ASCT de la résidence de Moulins, avec une perte importante de charge de travail.

La CGT s’est emparée de ce projet et l’a combattu avec vigueur en réussissant à maintenir 8 ASCT en roulement avec les fonctions de sécurité et les 6 autres passant en lutte anti-fraude, mais en gardant les fonctions de sécurité.

Ce projet LAF/EAS n’était qu’une étape pour la direction puisque début 2019, elle est revenue à l’attaque. Une nouvelle réorganisation devait se faire en 2 étapes. La 1ère en supprimant les 6 ASCT LAF au 1er septembre 2019, et la 2ème devait concerner les 8 agents du roulement avec une fermeture programmée au plus tard en juillet 2020 puis repoussée une 1ère fois en décembre 2020.

La CGT, comme à son habitude, est rapidement montée au créneau malgré un contexte très difficile entre le dernier mouvement de grève et la pandémie.

A l’issue de multiples audiences et DCI, la mobilisation a néanmoins porté ses fruits en faisant reculer la direction. Non seulement la résidence ne fermera pas en décembre 2020 mais un roulement est déjà prévu pour toute l’année 2021 !

Une grande victoire pour les agents soutenus par la CGT.

Malgré tout, la vigilance est de mise car les volontés de réduction d’effectifs post -confinement sont bien réelles, tout comme l’est la détermination de la CGT !

RÉHUMANISATION DES GARES ET DES TRAINS : C’EST POSSIBLE !

En cette période complexe, marquée par la peur, le risque pour sa santé et celle des autres, la CGT du secteur de Reims et ses syndicats ont contraint la direction SNCF à mettre en place les mesures sanitaires nécessaires pour réaliser nos missions de service public. Avec le rapport de force engagé en appui de courriers en direction des élus politiques, il a été acté des réouvertures de guichets ainsi que l’abandon de l’EAS sur certains trains.

Les marquages au sol, les filtrages, visites et contrôles en gares avec personnel SUGE en appui des forces de l’ordre, la présence d’ASCT dans un grand nombre de trains ainsi que la réouverture de guichets équipés de vitres et hygiaphones dans certaines gares doivent être garanties et pérennisées.

Ainsi les gares de Sedan fermées suite à une restructuration, Fismes et Guignicourt fermées suite à la crise sanitaire, ont vu leur réouverture actée.

Ces victoires en ont appelé d’autres. Ainsi, à la traction, après avoir gagné 6 mises en stage, s’ajoutent 8 arrivées supplémentaires, dont 3 ou 4 mutations de la région Parisienne permettant d’acter dans les faits la revendication de travailler au pays…

« Le jour d’après ne sera pas un retour au jour d’avant », a déclaré Emmanuel Macron, prenons-le au mot, construisons un jour d’après offensif pour le service public. Pour cela, les directions de l’entreprise doivent cesser toutes les réorganisations qui sont néfastes pour le service public de qualité auquel chaque citoyen a le droit.

Ensemble, nous y parviendrons, rien n’est inéluctable….

 

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LE 16 JUIN, RASSEMBLONS-NOUS !

Journée d'action interprofessionnelle

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Parce que la santé est l’affaire de toutes et tous, la CGT soutient les mobilisations en cours dans la santé et appelle l’ensemble des citoyennes et des citoyens à prolonger leurs applaudissements en s’engageant dans ces initiatives. Cheminotes, Cheminots, le 16 juin, prenons notre place dans les rassemblements initiés sur le territoire !

Depuis plus d’un an, les personnels de la santé, du médico-social, toutes catégories confondues, sont mobilisés pour exiger plus de moyens pour bien travailler au service de la population et une reconnaissance de leur métier et de leur qualification. Durant des mois, ils et elles ont été souvent raillé·e·s voire ignoré·e·s par les pouvoirs publics et le Gouvernement.

Non, la santé n’est pas un coût, mais un investissement !

C’est dans ces conditions très difficiles que l’ensemble de ces personnels ont dû affronter de façon exemplaire la crise sanitaire du CORONAVIRUS. Ils et elles ont travaillé sans compter pour soigner, sauver des vies parfois au détriment de la leur. Cette période particulière a mis en avant la nécessité d’avoir un système de santé et de protection sociale solidaire. Elle a également révélé à grande d’échelle tous les maux et toutes les attaques subies ces dernières décennies. Nous avons été très nombreux à les avoir applaudis le soir, à les avoir chaleureusement remerciés, mais ces remerciements ne peuvent se solder par la remise d’une médaille ou de primes à géométrie variable !

Il faut des réponses concrètes aux revendications comme aux moyens dédiés à la santé et à la protection sociale dans notre pays.

>> C’est pourquoi la CGT porte le projet d’une Sécurité Sociale intégrale financée à 100 % par des cotisations sociales, salariés et employeurs. Il faut renforcer la sécurité sociale en intégrant des nouveaux droits comme la perte d’autonomie des personnes âgées ou celles en situation de handicap, quel que soit l’âge, dans la branche maladie.

Dans la sortie de crise sanitaire qui s’amorce, le Gouvernement et ses alliés voudraient que tout redevienne comme avant, ou pire. Des voix s’élèvent déjà pour augmenter le temps de travail, baisser les rémunérations et imposer des reculs sociaux.

Alors que 450 milliards ont été dépensés pour aider les entreprises, l’annonce de restructurations et de suppressions d’emplois dans les entreprises privées, publiques, comme dans les services publics, sont inadmissibles.

Au contraire, la CGT revendique :

  • Une vraie rupture avec les politiques économiques et sociales ;
  • L’annulation de la réforme de l’assurance chômage et de celle des retraites ;
  • L’augmentation des salaires ;
  • La reconnaissance des qualifications ;
  • Une réduction du temps de travail à 32 heures sans perte de salaire pour partager le travail et ainsi travailler tous et mieux.

Ce sont des leviers essentiels pour la croissance, l’emploi et contre les inégalités.

À la SNCF, les mêmes maux produisent les mêmes effets !

Les cheminot·e·s qui ont su, dans la dernière période, malgré le manque de moyens et des directives fluctuantes et parfois contradictoires, faire face à la situation et maintenir « la boutique » en ordre de marche n’ont pas à être la variable d’ajustement et subir les conséquences d’une crise dont ils ne sont en rien responsables.

C’est pourquoi un plan d’urgence d’embauches doit être lancé et qu’une sixième année consécutive de gel des salaires ne pourrait être comprise.

La crise sanitaire révèle une nouvelle fois à quel point le rail est indispensable pour garantir le droit aux transports pour toutes et tous. Le fret ferroviaire a démontré son utilité dans l’acheminement des matières et produits indispensables à la Nation. Les actes doivent désormais succéder aux paroles. Un plan de relance ambitieux et pérenne du Fret SNCF doit être décrété et financé rapidement.

La réduction des investissements annoncée par la direction SNCF ne peut être la solution pour améliorer les comptes de l’entreprise. Au contraire, ils doivent être augmentés pour permettre au ferroviaire de se développer sur l’ensemble du territoire et ne pas conduire à abandonner les milliers de kilomètres de « petites lignes » qui irriguent le pays. La CGT exige que des engagements soient pris quant à leur maintien et développement.

Les annonces du président Farandou quant aux mesures qu’il compte mettre en oeuvre pour « préserver » la situation financière de l’entreprise ont des airs de déjà-vu et vécu : maîtrise de la masse salariale et coup de frein sur les investissements.

Ce sont donc les mêmes règles qui s’appliquent partout ! Rassemblons-nous afin de mener nos combats en commun !

C’est pourquoi la Fédération CGT appelle tous les cheminots à participer activement aux initiatives interprofessionnelles liées à l’avenir de notre système de santé et de nos services publics le 16 juin prochain !

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NOUS NE NOUS LAISSERONS PAS FAIRE, LA CGT ALERTE LA DIRECTION !

DCI nationale

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La crise sanitaire que nous subissons depuis plusieurs mois est révélatrice, si besoin était, de la fragilité du modèle libéral exacerbé par des années de politiques d’austérité en matière d’investissement et de services publics, aux seules fins de rentabilité financière.

Le contexte particulier dû au confinement puis déconfinement progressif depuis le 11 mai ne doit pas servir de prétexte au Gouvernement et au patronat pour remettre en cause nos droits sociaux et dégrader nos conditions de vie et de travail.

Le monde ferroviaire et la SNCF en particulier n’échappent pas à la situation. Les annonces du président Farandou quant aux mesures qu’il compte mettre en œuvre pour « préserver » la situation financière de l’entreprise ont des airs de déjà-vu et vécu : maîtrise de la masse salariale et coup de frein sur les investissements.

IL N’EST PAS QUESTION QUE LES CHEMINOT·E·S PAYENT LA FACTURE !

Les cheminot·e·s qui ont su, dans la dernière période, malgré le manque de moyens et des directives fluctuantes et parfois contradictoires, faire face à la situation et maintenir « la boutique » en ordre de marche n’ont pas à être la variable d’ajustement et subir les conséquences d’une crise dont ils ne sont en rien responsables.

Dans ce contexte, la direction, qui n’a de cesse de louer le professionnalisme des agents, doit immédiatement leur rendre les 6 jours de repos qu’elle leur a pris contre leur gré.

De la même manière, les recrutements gelés dans de nombreux métiers et filières ces derniers mois doivent être rapidement réactivés et un plan massif de rattrapage doit être mis en œuvre pour au moins respecter les objectifs d’embauche initiaux. La priorité doit être donnée aux milliers d’intérimaires, de CDD et d’alternant·e·s actuellement dans l’entreprise.

Pour la CGT, la reconnaissance de l’engagement des agents passe aussi par une revalorisation des salaires, gelés depuis maintenant 5 ans.

La direction s’était engagée à ouvrir des négociations salariales en avril. Même si la période du confinement ne s’y prêtait pas, force est de constater que le déconfinement ne rime pas avec ouverture de négociation. Une 6e année sans augmentation générale de salaire conséquente, alors que les marges de manœuvre existent dans l’entreprise serait incomprise et inadmissible.

Les sommes consacrées tous les ans aux dispositifs d’intéressements, primes, gratifications individuelles pourraient aisément être réorientées vers le salaire de l’ensemble des cheminot·e·s quel que soit leur collège et ainsi être pérennisées et alimenter le financement de notre protection sociale.

LE FERROVIAIRE A PROUVÉ SA PERTINENCE !

La crise sanitaire révèle une nouvelle fois à quel point le rail est indispensable pour garantir le droit aux transports pour toutes et tous. Le fret ferroviaire a démontré son utilité dans l’acheminement des matières et produits indispensables à la Nation. Les actes doivent désormais succéder aux paroles. Un plan de relance ambitieux et pérenne de Fret SNCF doit être décrété et financé rapidement.

La réduction des investissements annoncés par le président Farandou ne peut être la solution pour améliorer les comptes de l’entreprise. Au contraire, ils doivent être augmentés pour permettre au ferroviaire de se développer sur l’ensemble du territoire et ne pas conduire à abandonner les milliers de kilomètres de « petites lignes » qui irriguent le pays. La CGT exige que des engagements soient pris quant à leur maintien et développement.

Malgré la multiplication des rencontres avec la direction sous forme de bilatérales ou tables rondes dans la dernière période, les revendications portées par la CGT depuis de nombreux mois sont toujours sans réponses. Comme quoi, qualité et efficacité du dialogue social ne rime pas avec quantité !

Face à cette situation, la CGT a décidé de provoquer la négociation en déposant une démarche de concertation immédiate (DCI) auprès du DRH national.

LA CRISE SANITAIRE NE MASQUE PAS LES REVENDICATIONS !

LA CGT CONTINUE À DÉFENDRE LES DROITS DES CHEMINOT·E·S

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HALTE À LA PANDÉMIE LIBÉRALE !

1er mai - Communiqué aux cheminots

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Si le 1er mai prochain, la fête internationale des travailleurs aura une saveur particulière en raison du confinement, les motifs du mécontentement social demeurent nombreux.

La crise sanitaire ne doit pas faire oublier la crise sociale en cours. Elle ne doit pas non plus l’accentuer.

La journée internationale des travailleurs fut instaurée à l’origine comme journée annuelle de grève, notamment pour revendiquer la journée de 8 heures. Elle devint ensuite, au XXème siècle, une journée de lutte et de célébration des combats des travailleurs.

Elle conserve donc tout son sens en cette période inédite, tant le patronat et le Gouvernement semblent vouloir poursuivre leur stratégie de casse des droits sociaux, en prenant comme prétexte la crise sanitaire.

Des désaccords profonds existaient avant le confinement. Ils demeurent. Ainsi, le Gouvernement a profité de la propagation du virus pour dégainer des ordonnances afin d’augmenter la durée maximale hebdomadaire et rogner sur les congés et repos des salariés.

L’instauration massive du télétravail et du chômage partiel sont, par ailleurs, deux éléments supplémentaires permettant d’instaurer une autre façon de produire, tout en utilisant les salariés en fonction d’impératifs économiques.

D’ailleurs, les profits que les entreprises s’apprêtent à verser aux actionnaires du CAC 40 viennent démontrer le fond de l’idéologie libérale (53 milliards d’euros, soit +6 % depuis 2019).

Ce principe continue de rimer avec austérité, dumping social et casse des services publics. En parallèle, le Gouvernement n’abandonne pas ses réformes régressives et reviendra sans doute très vite à la charge sur son projet de retraite par points, pourtant largement contesté et dont on matérialise tous les dangers en temps de crise, telle que celle que nous vivons.

À LA SNCF

La direction n’est pas en reste. Alors que le Président de l’entreprise exhorte solennellement ses homologues à poursuivre le télétravail à grand renfort de dépêches AFP, les cheminots subissent les mêmes attaques que les autres salariés. Ils ont les mêmes interrogations quant aux protections sanitaires qui leur seront accordées, les mêmes critiques à l’égard du vol de leurs repos, du chômage partiel, du télétravail contraint.

À cela vient s’ajouter la structuration de l’entreprise qui, depuis le 1er janvier, est éclatée en SA, ne permet plus la transversalité nécessaire, engendre confusion sur les lieux de décisions et interprétations divergentes selon les dirigeants.

Pendant ce temps, les cheminots s’apprêtent à subir une 6ème année de gel des salaires si rien n’est fait !

LES SUJETS DE MÉCONTENTEMENT NE MANQUENT PAS  POUR LES CHEMINOTS DE LA SNCF  COMME CEUX DES ENTREPRISES FERROVIAIRES PRIVÉES !

FAISONS-LE SAVOIR !

SOLIDARITÉ INTERNATIONALE

Partout dans le monde, les travailleurs subissent de plein fouet les choix dévastateurs que portent les VRP de l’ultra-libéralisme. Partout, les salariés se battent, parfois dans des conditions extrêmes, y compris au péril de leur vie.

C’est pourquoi, fière de sa tradition internationaliste, la CGT condamne sans réserve les attaques incessantes de l’ultra-libéralisme débridé ainsi que les blocus opérés à l’encontre des peuples, tels qu’à Cuba par exemple.

Sortir de la crise et stopper la casse, c’est aussi envisager nos combats au-delà de notre seule entreprise, de notre seul pays. Si leurs cultures sont différentes, les intérêts des travailleurs sont communs.

Ce 1er mai ne devra donc pas déroger à la règle : manifestons, par tous les moyens compatibles avec le confinement, l’expression de nos attentes, en apposant des banderoles, des pancartes sur nos balcons, en envahissant les réseaux sociaux afin d’afficher nos revendications individuelles et collectives !

LE 1ER MAI(S), PAS LE DERNIER !

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LA SÉCU : UNE IDÉE NEUVE À DÉFENDRE ET RECONQUÉRIR !

Protection sociale

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C’est en 1945 qu’Ambroise Croizat eu le courage politique de lancer l’idée d’une sécurité sociale pour laquelle chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins.

Avoir cette ambition dans un pays ravagé par la guerre démontrait une grande confiance dans le genre humain.

Les fondements de solidarité, de l’universalité, de l’unicité de la Sécurité sociale, au cœur de l’affrontement de classe entre le Capital et les forces progressistes, sont toujours d’actualité aujourd’hui.

Dans son discours initial pour lancer le chantier de la Sécurité sociale, Ambroise Croizat situait les objectifs :

« Désormais nous mettrons l’homme à l’abri du besoin. Nous en finirons avec les incertitudes et les angoisses du lendemain… Oui nous ferons de la vie autre chose qu’une charge ou un calvaire ! Mais la sécurité sociale n’est pas qu’une affaire de lois et de décrets. Elle réclame une action concrète dans la cité, dans l’entreprise. La Sécurité sociale vous appartient. Elle réclame vos mains ! »

L’ordonnance du 4 octobre 1945 scellait l’acte fondateur de la Sécurité sociale. Elle mettait en place un financement reposant sur les cotisations sociales assises sur la richesse créée par le travail.
Ce que l’on nomme le « salaire socialisé ».

L’ordonnance du 19 octobre 1945 concernait les risques maladie, maternité, invalidité, vieillesse, décès.

Ces ordonnances d’octobre 1945 posaient 3 principes :

  • Une organisation unique ;
  • Un financement solidaire par prélèvement sur les revenus ;
  • Une gestion par les partenaires sociaux.

Dès sa mise en place, la sécu a fait l’objet d’attaques incessantes.

Le patronat n’a jamais accepté de contribuer au financement de la sécu et a toujours voulu externaliser ces « charges » insupportables, le fameux « coût du travail » lié aux cotisations.

Principales remises en cause :

  • Ordonnances Jeanneney d’octobre 1967 :
    • La sécu est scindée en 4 branches : maladie, famille, vieillesse et recouvrement ;
    • Les conseils d’administration deviennent paritaires et organisent l’exclusion de la CGT de toute responsabilité.
  • 1991 : la CSG est créée par Rocard avec l’appui du patronat et de la CFDT :
    • C’est la porte ouverte à la fiscalisation qui désengage les entreprises en ponctionnant essentiellement les salariés et les retraités. De 1991 à aujourd’hui, la part des cotisations dans le financement de la sécu est passée de 86,8 % à 65,6 %. Alors que la part de l’impôt incluant la CSG est passée de 4,9 % à 30,3 %.
  • 1995/1996 : Plan Juppé soutenu par la CFDT :
    • Création de la CRDS de 0,5 % (contribution au remboursement de la dette sociale) ;
    • Ordonnances qui suppriment les élections aux CA des caisses de sécu et création des lois de financement de la sécurité sociale.
  • 2010 : réforme des retraites Sarkozy augmentant l’âge de départ à la retraite de 60 à 62 ans.
  • 2014 : réforme des retraites Hollande augmentant la durée des cotisations nécessaires de 40 à 42 ans.

Malgré toutes ces attaques, la Sécurité sociale reste debout et fait face pour répondre aux besoins de notre société. Elle a été un rempart face aux crises successives que nous avons connues, notamment celle de 2008 et celle que nous connaissons actuellement.

Soyons ambitieux pour notre pays et notre peuple, comme ont su l’être hier nos anciens !

Avec notre projet de Sécurité sociale intégrale, la CGT développe son ambition :

  • Prendre à 100 % tous les risques couverts par la sécu (maladie, retraite, allocations chômage, famille,…) en y rajoutant le risque lié à la perte d’autonomie;
  • Revoir notre système de santé et la tarification à l’acte subsistant aujourd’hui en promouvant des centres de santé publique avec des médecins salariés de la sécu, dans tous nos territoires.
  • Engager une maîtrise publique du médicament avec une relocalisation des productions ;
  • Nous irions vers un collecteur unique et un prestataire unique en termes de prestations sociales.

Perte d’autonomie / EPHAD : un désastre annoncé !

Depuis de nombreuses années, nous dénonçons le manque de moyens dont disposent les EPHAD ainsi que les services aux personnes à domicile.

Il nous faudrait 200 000 embauches.

Une nouvelle loi, annoncée par Macron pour 2019 devait être engagée pour faire face aux enjeux.

D.Libault médiateur avait fait des propositions pour la nouvelle loi :

  • Engagement de 9,2 milliards d’euros d’ici 2030 ;
  • Embauche de 25  % de personnel en plus soit 80 000 personnes d’ici 2024.

Si ces propositions, même nettement insuffisantes, avaient été adoptées, nous ne connaîtrions pas la situation catastrophique d’aujourd’hui avec des milliers de morts.

Les personnels des EHPAD ont mené des luttes importantes, notamment les 30 janvier et 15 mars 2018, avec la participation des organisations de retraités pour exiger un soignant par résident et une augmentation de leurs salaires.

Nous devons poursuivre le combat pour gagner cette loi et sa mise en oeuvre très rapidement avec des moyens financiers, humains et matériels, pour faire face aux enjeux du grand âge.

Exigeons :

  • Une autre société, soucieuse de l’environnement, de la biodiversité et des humains  ;
  • Une nouvelle sécurité sociale intégrale ne laissant personne sur le bord du chemin ;
  • Un système de santé sortant de sa logique financière pour mieux répondre aux besoins de populations.

Ce combat citoyen à mener et à gagner est l’affaire de toutes la CGT, de tous les salariés et retraités.

Alors oui, le jour d’après c’est maintenant que nous devons le gagner !

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ACTION SOCIALE ET FONDS D’ACTION SANITAIRE ET SOCIALE : C’EST ESSENTIEL !

Continuité Action sociale et FASS

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Pour répondre aux besoins de tous les cheminots, actifs comme retraités, la CGT est intervenue à de multiples reprises auprès de la direction pour garantir la continuité des prestations sociales et une surveillance accrue en faveur des plus fragiles.

L’action sociale SNCF et le FASS sont dans la période un atout essentiel et une activité de première nécessité.

Pendant cette crise sanitaire et sociale sans précédent, outre la continuité de l’activité syndicale CGT de site pour défendre vos droits collectifs et individuels, le Fonds d’Action Sanitaire et Social (FASS) et l’Action Sociale SNCF devaient être encore plus mobilisés pour s’adapter à la situation.

Bien que tous contacts physiques aient été légitimement exclus dans les structures d’accueil (centres d’action sociale, lieux d’accueil pour enfants et pensionnés,…), les moyens de communication à distance ont tout naturellement pris le relais afin de garder un contact permanent entre les bénéficiaires et les travailleurs sociaux, afin d’assurer la continuité des aides en cours et la prise en charge des bénéficiaires dans le besoin.

Pour cela, et en plus des centres d’action sociale de proximité, la direction a mis en place 2 plateformes d’appels (actifs/pensionnés) afin de répondre à l’urgence sociale que pourraient générer cette mise en confinement, l’apparition des symptômes du virus, voire la maladie.

L’accompagnement psychologique, ouvert 24h/24, procure une écoute attentive aux différentes situations afin d’apporter, notamment, un soutien moral en toute discrétion.

Suivant les besoins identifiés, ils redirigent les bénéficiaires vers les professionnels de l’action sociale SNCF, les services médicaux SNCF, les urgences médicales publiques et les associations de la protection de l’enfance, répondent à l’explosion des violences conjugales, et mettent en place les prestations d’aide à domicile (courses, toilettes, soins,…).

En cas de difficultés à subvenir financièrement aux besoins fondamentaux, plus particulièrement pour se nourrir, pour l’hygiène, pour se soigner…, il a été mis en place un système de délivrance exceptionnel sous forme de mandat cash à retirer dans une banque, de pré-payement des courses dans les grandes surfaces, récupérables par drive ou par livraison à domicile selon l’évaluation des travailleurs sociaux.

Ces aides « extralégales » et non-remboursables, sont pourtant limitées. C’est ce que dénonce la CGT régulièrement. Il ne s’agit pas de distribuer de l’argent ou de pallier la faiblesse des salaires, mais de permettre aux travailleurs sociaux l’évaluation des besoins, et la réponse aux urgences.

Pour la CGT, il faut aller plus loin. En effet, ce système ne couvre pas suffisamment les bénéficiaires potentiels, notamment celles et ceux qui vivent loin des villes, celles et ceux qui sont en perte d’autonomie ou n’ont, tout simplement pas accès à cette unique banque de retrait.

La direction doit aussi porter l’effort sur la communication de l’existence même de l’Action Sociale et des prestations de notre FASS envers les bénéficiaires (actifs comme retraités), financé à hauteur de 1,1% de notre salaire socialisé.

L’Action Sociale SNCF est composée de cheminots diplômés d’Etat des métiers de travailleur social (assistant social, éducateur, psychologue, pédopsychiatre, conseiller en économie,…) qui sont notamment tenus au secret professionnel.

Pour la CGT, le Fonds d’Action Sanitaire et Social SNCF doit venir en aide pour pallier les aléas de la vie, et doit répondre aux besoins évalués par les travailleurs sociaux. Dans ce cadre exceptionnel, l’entreprise doit tout mettre en oeuvre pour subvenir aux besoins fondamentaux et sans atermoiements.

Le centre d’action sociale de proximité est le point d’entrée et la clef de voûte de l’accompagnement social.

La CGT encourage tous les cheminots qui seraient dans le besoin urgent, à ne pas hésiter à demander à bénéficier de ces aides.

Pour cela, les plateformes téléphoniques qui ont été mises en place, pourront vous orienter vers l’aide dont vous avez besoin, et vous communiquer les coordonnées des Centres d’Action Sociale de proximité.

Plateforme agents actifs : 09.80.98.03.22

Plateforme pensionnés : 09.80.98.03.25

3919 contre les violences aux femmes

119 contre l’enfance maltraitée

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Plus jamais ça ! Construisons ensemble le Jour d’Après

Signez la pétition

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Ensemble, préparons le Jour d’Après, avec un même mot d’ordre : « plus jamais ça ! ».

Avec les organisations signataires, nous appelons chaque citoyen-ne-s – vous ! – à faire entendre sa voix pour défendre des mesures sociales, environnementales et féministes et construire, ensemble, le monde d’après.

La crise sanitaire actuelle a mis le monde à l’arrêt tout en le précipitant dans l’urgence, celle de sauver des vies. Celle, aussi, de repenser et reconstruire un système qui, la preuve vient d’en être dramatiquement donnée, ne mène qu’à l’impasse.

Une impasse sanitaire, mais aussi sociale et climatique, pour laquelle nous sonnons l’alarme depuis des années.

Aujourd’hui, une opportunité historique nous est donnée :

  • Celle d’une remise à plat d’un système injuste, climaticide et sexiste.
  • Celle de réaliser les changements politiques nécessaires, les plus importants de ces dernières décennies.
  • Celle d’un progrès collectif, jamais réalisé depuis des générations, pour un monde juste et durable.
  • Celle de construire un monde « d’après » qui profite à toutes et tous et non plus à une minorité privilégiée, et préserve notre avenir et celui de la planète.

Dans ses dernières déclarations, Emmanuel Macron a appelé à des « décisions de rupture » et à placer « des services publics en dehors des lois du marché ».

Au-delà de grands discours, l’heure est aux actes.

En tant que citoyen-ne-s, nous avons toutes et tous le pouvoir de nous faire entendre pour prendre part à ces décisions qui impacteront durablement nos vies et celles des générations futures. Aujourd’hui, ensemble, défendons les mesures sociales, écologiques, féministes, qui s’imposent.

SIGNER LA PÉTITION

Défendons ensemble des mesures urgentes et de long terme pour la justice sociale et climatique

Texte complet sur le site de la CGT

ENSEMBLE, RESPONSABLES ET COMBATIFS !

COVID-19

| Fédération

En pleine crise sanitaire, tous les accès de fièvre ne sont pas dus au COVID-19 : les profits que les entreprises s’apprêtent à verser aux actionnaires du CAC 40 (53 milliards d’euros, +6 % depuis 2019) font chauffer les thermomètres ! « Socialiser les pertes et privatiser les gains » : ce principe libéral continue de rimer avec austérité, dumping social et casse des services publics.

Invitation à la bienséance pour les uns ; ordonnances et régressions sociales pour les autres !

MESURES GOUVERNEMENTALES : RIEN CONTRE LE CAPITAL

« L’invitation » de Bruno Le Maire aux entreprises qui ont accès au chômage partiel, c’est-à-dire qui ont leurs salariés payés par l’Etat, « à ne pas verser de dividendes » semble bien timide, pour ne pas dire incantatoire. En même temps, il n’hésite pas à affirmer que « tous les moyens » à disposition seront utilisés « pour protéger les grandes entreprises françaises » !

La « concorde exceptionnelle » face à la crise que le Premier ministre appelle de ses voeux, continue donc de rimer avec intérêts particuliers plutôt qu’avec intérêt général !

En effet, le Gouvernement n’a pas tardé à dégainer des ordonnances pour augmenter la durée maximale de travail hebdomadaire et rogner sur les congés payés des travailleurs.

Ces dispositions permettent, par exemple, à tout employeur d’imposer ou de modifier unilatéralement les dates des jours de réduction du temps de travail, des jours de repos prévus en dérogeant aux délais de prévenance et aux modalités d’utilisation définies par le Code du travail ou les accords collectifs. Elles permettent également de déroger aux repos hebdomadaire et dominical, à la durée du temps de travail.

Jamais à court de bonnes idées, le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, lance, quant à lui, une cagnotte, ou plutôt un « grand appel à la solidarité nationale » dans la lutte contre le coronavirus. Pas de rétablissement de l’ISF, d’augmentation d’impôts sur les grandes fortunes, ou d’arrêt de l’optimisation fiscale en vue ! De l’argent pour le capital et pas pour le travail, en propre comme en figuré !

Face à l’urgence que convoque la situation sanitaire, les salariés font face !

Infirmières, aides-soignantes, urgentistes sont en première ligne avec des protections trop souvent dérisoires ! À défaut de liberté et d’égalité, c’est la fraternité qui s’invite aux fenêtres chaque soir pour applaudir ces héros. Caissières, assistantes maternelles, personnels de nettoyage, employés à la collecte des déchets ménagers, salariés des transports… et cheminots luttent également aux avant-postes !

La dignité, l’abnégation et l’engagement sans faille dont ils font preuve dans la lutte contre le coronavirus sont les seuls à même d’emporter la victoire ! Il ne saurait être question qu’une fois acquise, celle-ci leur soit confisquée par des mesures de régression sociale !

DES MESURES CONTRE LE TRAVAIL

La loi d’urgence pour faire face à l’épidémie de Covid-19 a été adoptée par le Parlement le 22 mars 2020. Cette loi prévoit, entre autres, la création d’un état d’urgence sanitaire et des modifications du code du travail et de la sécurité sociale, renvoyées à des ordonnances. Déclarer l’état d’urgence permet de prendre des mesures particulièrement restrictives des libertés individuelles et publiques sans passer par les procédures habituelles, notamment le Parlement.

Les principales ordonnances qui impacteront les salariés :

Congés payés, jours de repos : « …Un accord d’entreprise ou de branche peut déterminer les conditions dans lesquelles l’employeur est autorisé, dans la limite de six jours de congés et sous réserve de respecter un délai de prévenance qui ne peut être réduit à moins d’un jour franc, à décider de la prise de jours de congés, y compris avant l’ouverture de la période au cours de laquelle ils ont normalement vocation à être pris, ou à modifier unilatéralement les dates de prise de congé. »

« …L’employeur peut imposer que les droits affectés sur le compte épargne-temps du salarié soient utilisés par la prise de jours de repos, dont il détermine les dates en respectant un délai de prévenance d’au moins un jour franc. »

«Le nombre total de jours de repos dont l’employeur peut imposer au salarié la prise ou dont il peut modifier la date ne peut être supérieur à 10.»

Dérogation aux règles relatives à la durée du travail (article 11, I, 1, b) : dans les secteurs particulièrement nécessaires à la sécurité de la Nation ou à la continuité de la vie économique et sociale, l’employeur pourra déroger aux règles relatives à la durée du travail, au repos hebdomadaire et au repos dominical. La durée quotidienne du travail peut être portée à douze heures, de jour comme de nuit. La direction de FRET SNCF veut imposer des journées de 14h ! La durée du repos quotidien peut être réduite à 9h (contre 11 actuellement). La durée hebdomadaire du travail peut être portée jusqu’à 60h. On peut donc sérieusement s’interroger sur l’intention réelle du Gouvernement.

Règles applicables à la demande d’autorisation d’activité partielle : le décret est applicable aux demandes d’activité partielle effectuées à compter de la date d’entrée en vigueur du décret (le 27 mars 2020), au titre du placement en position d’activité partielle de salariés depuis le 1er mars 2020.

Actuellement, la demande, adressée au préfet, doit impérativement avoir lieu avant de réduire l’activité. Il n’est possible de faire la demande a posteriori que lorsque la suspension de l’activité est due à un sinistre ou des intempéries. Dans ce cas, elle doit avoir lieu dans les 30 jours qui suivent le passage en activité partielle.

Le décret ajoute un nouveau cas de figure : les circonstances de caractère exceptionnel, ce qui fait sans aucun doute référence à la propagation du virus COVID-19 et aux mesures de confinement, qui ont de sérieuses conséquences sur le fonctionnement des entreprises. Les salariés au forfait pourront désormais bénéficier de l’activité partielle. Les entreprises publiques y sont éligibles.

La CGT insiste sur le besoin de distinguer les secteurs essentiels, (santé, alimentation, services publics…) avec l’obligation de protéger la santé des salariés, des autres secteurs, notamment industriels. Elle refuse l’idée d’unité nationale face à un Gouvernement qui refuse d’entendre, depuis plus de 10 jours, les demandes qui lui sont formulées en matière économique et sociale. Les polémiques organisées contre des syndicats, ou des salariés qui refusent de travailler sans protection, sont scandaleuses. Ces ordonnances restent majoritairement contraires aux intérêts des salariés.

LES CHEMINOTS EN PREMIÈRE LIGNE

Comme d’autres professions, notre travail nous expose particulièrement aux pandémies : contact massif avec le public, contact avec de nombreux autres travailleurs (sous-traitants, prestataires), lieu de travail confinés (trains, ateliers, bases vie, plateformes téléphoniques, bureaux en open-space…). L’absence de matériel de protection (réquisitionné par l’Etat) a donc logiquement conduit à une très forte contamination des cheminots. Au 25 mars, 365 cheminots étaient « malades confirmés », soit 0,24 % rapporté aux effectifs. Cela peut paraître faible, mais c’est 8 fois plus que la population française, et cela ne reprend que les malades sérieux (il y en a beaucoup plus de « suspectés », dont les symptômes ne sont pas graves). Les cheminots sont donc, eux aussi, durement frappés par l’épidémie !

Cependant, le 31 mars, il y avait 418 cas confirmés, soit une hausse de 15 %, alors que le nombre de malades dans la population française a doublé (52128).

Cela signifie que les mesures drastiques préconisées par la CGT (arrêt des activités non-indispensables, protection ou retrait des cheminots devant travailler…) ont produit des effets non négligeables.

Dans ces conditions, les dirigeants qui poussent pour la reprise du travail sont des inconscients !

La reprise ne pourra s’envisager qu’après les pics épidémiques dans toutes les régions et lorsque les tests systématiques des agents pourront être faits (ce que la CGT a demandé dans un courrier adressé au Président Farandou).

En attendant, la priorité doit être la protection de la santé des cheminots !

PAS QUESTION DE PAYER LA FACTURE

Les interventions de la CGT visent, en premier lieu, à protéger les cheminots, en faisant en sorte qu’ils ne soient pas incités à s’exposer inutilement au risque pour des raisons financières. Par ailleurs, la CGT considère que les cheminots ne doivent pas pâtir de la crise sanitaire en cours.

C’est en ce sens que la Fédération CGT des cheminots a porté plusieurs exigences :

  • qu’aucun cheminot ne soit incité financièrement à se mettre en danger ;
  • que les cheminots appelés à travailler pour maintenir les productions essentielles ne subissent aucun manque à gagner du fait de la réduction d’activité ;
  • qu’aucun cheminot non-utilisé pour quelque raison que ce soit, ne subisse de perte de salaire.

Plusieurs éléments de rémunération ont été maintenus suite aux interventions de la CGT cheminots auprès à la fois de la DRH nationale, mais également des directions métiers.

  • maintien du traitement, indemnité de résidence, prime de travail, indemnités fixes mensuelles pour tous les cheminots ;
  • neutralisation des effets de la baisse d’activité sur l’acompte congés des agents de conduite ;
  • neutralisation du manque à gagner en EVS pour les cheminots travaillant, par l’octroi d’une « indemnité compensatrice exceptionnelle de service restreint » d’un montant de 2,34 € à 13,54 € selon la filière et la qualification.

La CGT poursuit ses interventions pour neutraliser les effets financiers sur les cheminots, notamment s’agissant de l’impact des journées de travail réduites sur la prime de travail réelle, primes de traction par exemple.

Par ailleurs, nous serons extrêmement vigilants sur l’éventuelle application des mesures liées à la possibilité du chômage partiel, afin que la direction s’engage à ce que ce dispositif n’ait aucune incidence sur les cheminots.

Des dangers demeurent en matière salariale, qui pourraient avoir des effets contraires aux mesures de prévention, notamment :

  • les dérives managériales préexistantes qui font que la rémunération de certains cheminots comporte une part excessive d’EVS en lieu et place du salaire. Cette absence de reconnaissance des qualifications conjuguée à des perfusions d’EVS incitent certains cheminots à s’exposer volontairement au risque, qu’il s’agisse du travail de nuit, du travail isolé ou actuellement du travail sans protection, ou sans faire valoir un arrêt maladie ;
  • la GIR et ses objectifs qui ne sont pas revus pour le moment, et qui incitent certains encadrants à vouloir relancer la production en dépit du bon sens et du principe de précaution.

La Fédération CGT des cheminots poursuivra ses interventions, avec les cheminots, pendant cette crise sanitaire et au-delà, afin de lutter contre l’ensemble de ces substituts de salaire qui mettent quotidiennement en danger les cheminots, individuellement et collectivement, et remettent en cause la reconnaissance des qualifications.

DISPOSITIF CONGÉS ET REPOS : une attaque sérieuse aux droits des cheminots

Assurer la continuité du service public ferroviaire et le maintenir en état, afin qu’il fonctionne le plus rapidement et le plus efficacement possible à la sortie de la crise sanitaire, est un enjeu crucial pour la Nation comme pour l’entreprise. Cependant, cela ne peut servir de prétexte au Gouvernement et à la direction pour amputer les cheminots de leurs droits aux repos et aux congés.

Nous dénonçons avec force l’application des ordonnances gouvernementales en la matière contenues dans le Temps Réel n°35 du 1er avril 2020 édité par la direction SNCF. Les cheminots n’ont pas à subir la perte de leurs congés ou de leurs repos dans un contexte qu’ils n’ont pas choisi. Par ailleurs, ils oeuvrent précisément à la solidarité concrète chaque jour en assurant leurs missions.

En ce sens, l’appel de la direction SNCF « à la solidarité nationale » est indécent. Les cheminots, de par leurs métiers, leurs fonctions et leur attachement indéfectible à assurer la continuité du service public ferroviaire au coeur d’une crise sanitaire et sociale sans précèdent, n’ont pas de leçon de ce type à recevoir.

La Fédération CGT réaffirme sa volonté de se tenir auprès des cheminotes et cheminots en toutes circonstances, en continuant d’agir chaque jour afin de les conforter dans leurs droits.

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Solidarité grévistes cheminots - grève retraites

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Dans les médias

25 mai 2020

A partir de septembre, les conducteurs de train seront seuls à bord de la ligne Belfort-Besançon

Dans une lettre ouverte, la CGT s'indigne de la mise en place d'une nouvelle organisation sur la ligne TER Belfort-Montbéliard-Besançon à partir du 1er septembre. Les contrôleurs SNCF disparaîtront des wagons et les conducteurs de trains seront seuls à bord.[…]

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