Fédération CGT des Cheminots


LES AGENTS DE MAÎTRISE ET LES CADRES DOUBLEMENT CONCERNÉS

| Grève du 1er juillet 2021

L’exécutif du groupe décide de morceler la SNCF pour favoriser la privatisation lot par lot. Pas un établissement n’y échappe, tous les cheminots sont inquiets et ils ont raison.

La direction veut établir un cadre social au rabais pour les cheminots nouveaux embauchés, anciens contractuels et du cadre permanent. La fédération CGT, dans une lettre ouverte, refuse la parodie de discussions improductives où seul le recul social est envisagé.

Le rassemblent du 22 juin 2021 à Saint-Denis est une opportunité d’exprimer notre attachement au service public et à nos conditions de vie et de travail.

Sous prétexte d’ouverture à la concurrence, la direction de la SNCF éclate le réseau et son exploitation en une myriade de filiales, pour mieux privatiser le service public ferroviaire. Après avoir négocié, via son organisation patronale (UTP), une convention collective de bas niveau, la direction l’utilise pour aligner nos droits par le bas.

Pour elle, la réponse aux appels d’offres sera « tout, sauf la SNCF ! ». L’objectif est-il d’organiser le transfert des cheminots hors de la SNCF ? Pourtant, une organisation de la production intégrée permettrait d’augmenter l’efficacité tout en respectant les métiers. Les études d’appels d’offres coûtent des millions d’euros, sans aucune plus-value pour l’amélioration de la production.

Ce cloisonnement représente un surcoût de 10 à 118 % et une baisse de la sécurité et de la qualité. Résultat, l’encadrement et les appuis sont présentés par nos dirigeants comme des frais de structure à réduire !

La direction cherche à culpabiliser l’encadrement et à sacrifier l’emploi.

Loin de résoudre le sur-travail des Maîtrises et Cadres, elle veut réorganiser la ligne hiérarchique au risque d’accroître la pression.

Les encadrants, avec les pôles d’appui, ont un rôle essentiel pour la cohésion de la production et des collectifs de travail. Chaque jour, ils pallient les aléas dans l’intérêt général.

Non, nous ne sommes pas des frais de structure, mais une richesse pour l’entreprise.

Tous les cheminots sont concernés par ces choix politiques !

Désorganisation de la production, accès opaque aux parcours professionnels, grille salariale transformée en minima, destruction des métiers et des filières (examens, formation, etc.), dégradation de l’aménagement du temps de travail (cf. accord de branche), etc., disons non ! Il faut un véritable Statut Social pour tous les cheminots.

Le 22 juin 2021, les encadrants se mobilisent pour :

  • Une réglementation claire, objective, connue de tous pour empêcher l’employeur de faire endosser à l’encadrement ses choix arbitraires ;
  • Une évaluation sur le travail prescrit, et non sur des comportements subjectifs, qui génère de la stabilité, de l’égalité et de la solidarité entre les salariés ;
  • Des moyens afin de prioriser l’organisation de la production et sortir de la gestion bureaucratique et de la contractualisation ;
  • Une ligne hiérarchique ayant des responsabilités établies du DET au Chef d’équipe ;
  • Des pôles d’appuis en proximité.

Les Techniciens et experts se mobilisent pour :

  • L’intégration et l’embauche des prestataires dans les ingénieries, métiers de l’Informatique et les pôles d’appuis afin de conserver la maîtrise technique dans l’entreprise ;
  • Accroître les technicités par la formation ;
  • Développer la coopération des techniciens et experts par des programmes de recherches industriels et sortir du cloisonnement.

Pour la CGT, son Union Fédérale Cadres et Maîtrises, le travail de qualité passe par une organisation de la production qui s’appuie sur l’expertise des cheminots. Les électriciens d’EDF vivent le même démantèlement et partagent avec les cheminots l’envie de défendre le Service Public.

Notre avenir nous appartient !
Rassemblons-nous le 22 juin 2021 à Saint-Denis à 11h00 !
(Les cheminots convergeront ensuite place de la République avec les agents d’EDF)

La Fédération CGT des cheminots appelle les cheminots de tous services et tous collèges à se tenir prêts à agir, y compris par la grève !

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RELEVONS LE DÉFI DE LA MOBILISATION !

Centre d'aptitide sécurité ferroviaire

| Sécurité ferroviaire

Alors que les nouvelles règles européennes (STI OPE), modifiant les conditions d’aptitude sécurité, sont entrées en vigueur le 1er avril 2026, la Direction d’Optim’Services s’en saisit pour décliner de manière brutale une réorganisation qui vise à supprimer au moins 40 % des effectifs des CFAS. Au regard du contexte sanitaire et social actuel, au sein du GPU SNCF, la CGT appelle les cheminot·e·s à se rassembler et à préparer à la grève !

UN PROJET QUI NOUS MET AU DÉFI D’AGIR !

Sous couvert d’optimisation à la suite du retrait de 17 000 agents du suivi d’aptitude par SNCF Réseau, la direction de SNCF Optim’Services lance, à travers son projet intitulé « Relevons le défi », une offensive brutale contre les métiers du médical et les conditions de travail.
Ce projet destructeur prévoit une nouvelle saignée parmi les personnels médicaux et paramédicaux avec la suppression nette de 40 % d’emplois sur un effectif de 135 que comptent les CFAS. D’ailleurs, certains ont déjà fermé ou sont prévus de fermer. Alors que le déficit de personnel est prégnant dans la plupart des cabinets médicaux, ce projet prévoit de sacrifier notamment les spécialistes cardiologues et ophtalmologues, tout en imposant une polyvalence à outrance aux secrétaires médicales transformées en gestionnaires multi-tâches. Cette dégradation est accentuée par une clause de mobilité nationale contraignante (environ 5 jours par mois) obligeant les agents à avancer leurs frais de déplacement.

De plus, et alors que tous les voyant d’alerte sanitaire sont au rouge au sein du GPU SNCF, cette réorganisation s’effectue dans un climat de mépris managérial qui se matérialise concrètement avec des entretiens exploratoires sur les temps de pause ou des convocations pendant les congés ou les arrêts maladie…

« Des personnes vont partir, les plus motivées resteront », osait dire la direction. Montrons-leur que nous restons debout, unis et déterminés !

DÉLIT D’ENTRAVE : LA DIRECTION PASSE EN FORCE !

Face à cette réorganisation qui sera examinée en CSE ce 28 mai 2026, la CGT dénonce un passage en force qui piétine délibérément le dialogue social et les instances représentatives. En effet, la Direction se rend coupable d’un véritable délit d’entrave en actant la fermeture du centre de Strasbourg sans information officielle préalable et en engageant les suppressions de postes sur le terrain avant même la fin du processus légal de consultation.

Cette stratégie du fait accompli vide les services de leurs effectifs et transforme la concertation en un simple simulacre, méprisant la voix des salariés et les procédures réglementaires, ce qui rend la mobilisation aujourd’hui indispensable.

NOS REVENDICATIONS : L’HUMAIN AVANT LES CHIFFRES !

Face à la manipulation de la réalité orchestrée par une Direction qui tente de masquer l’explosion de la souffrance au travail, la CGT refuse de rester spectatrice et passe à l’offensive. Nous exigeons :

  • L’arrêt immédiat des suppressions de postes pour garantir le maintien d’une médecine de proximité de qualité, ainsi que l’ouverture de postes en médecine du travail et de soins pour l’ensemble du personnel des CFAS afin de pallier durablement le manque d’effectifs. Le retrait définitif de la clause de mobilité nationale, indispensable au respect de l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle.
  • La fin des méthodes managériales brutales, notamment les sollicitations inacceptables durant les temps de repos, congés ou arrêts maladie.
  • Le respect strict des instances représentatives et du Code du travail, en mettant fin aux décisions unilatérales avant les avis du CSE.

En conséquence, la CGT va déposer une demande de concertation immédiate (DCI) auprès de la direction de SNCF Optim’Services afin de porter fermement ces exigences et de préparer le rapport de force par la grève.

L’HEURE EST À LA MOBILISATION POUR DÉFENDRE NOS MÉTIERS,
NOTRE SANTÉ ET L’AVENIR DES CHEMINOT·E·S DES CFAS !

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POURQUOI FAUT-IL AGIR PAR LA GRÈVE NATIONALE ?

Info Luttes

| Actions

Les positions des directions des entreprises de la branche ferroviaire au rang desquelles la SNCF et ses filiales, sont devenues intenables. La CGT, dans l’unité syndicale la plus large, estime que l’heure est maintenant venue d’agir tous ensemble en cessant le travail massivement.

L’ouverture à la concurrence imposée envers et contre tous est un échec programmé. La stratégie du choc portée par nos dirigeants génère légitimement colère et incompréhension. Les cheminotes et les cheminots sont en 1ère ligne. Ils subissent donc les assauts répétés d’une direction qui s’enlise dans le déni et l’irrationalité. La CGT appelle donc l’ensemble des cheminots, de la SNCF, de ses filiales et des entreprises de la branche à mettre un coup d’arrêt à cette fuite en avant.

→ EXIGEONS UN MORATOIRE ET L’ARRÊT DU HARCÈLEMENT INSTITUTIONNEL !

Dans le contexte détestable de l’ouverture à la concurrence, la Direction SNCF s’enferme dans une logique de productivité outrancière et de réorganisations permanentes qui engendrent de fait un contexte sanitaire déplorable et alarmant. La CGT dénonce une véritable maltraitance institutionnelle, aggravée par une politique de l’emploi en net recul et des conditions de travail de plus en plus délétères.

Ce manque d’effectifs rend impossible le respect des commandes, le droit aux repos et aux congés, tout en augmentant la charge mentale des cheminots empêchés de réaliser un travail de qualité en toute sécurité. Ce recul de l’emploi est en totale contradiction avec les besoins de développement du ferroviaire.

La CGT porte des revendications visant à geler les réorganisations et demande un moratoire sur la mise en concurrence, dont l’inefficacité et les surcoûts apparaissent désormais au grand jour. Nous exigeons également la mise en place de comités de proximité santé-sécurité-conditions de travail au plus près du quotidien des cheminots.

→ EXIGEONS LES MÊMES DROITS POUR TOUS !

La direction souhaite déconstruire méthodiquement le cadre social existant. En effet, sa volonté est bien de saborder l’accord temps de travail de 2016. La remise en cause des Activités Sociales et Culturelles (ASC), quant à elle, est une provocation supplémentaire. Sa stratégie est claire : utiliser la filialisation pour s’attaquer en grand à notre règlementation et à nos droits collectifs !

Vouloir aligner les droits des cheminots sur le « moins-disant » de la branche ferroviaire, alors que l’aspiration à l’équilibre vie pro/perso est centrale, est une erreur stratégique majeure qui ne fera qu’accentuer les crises dans l’entreprise et creuser encore plus le fossé qui sépare les dirigeants de l’entreprise des cheminots et de leur quotidien.

La CGT exige non seulement le maintien des 35 heures, mais estime également qu’il est temps de rouvrir des négociations sur la réduction du temps de travail, conformément aux aspirations globales des salariés dans le pays, cheminots y compris. En effet, ceux-ci aspirent à plus de temps libre consacré à leur famille, leurs amis, les loisirs, le sport et la culture. C’est pourquoi le maintien et le développement des Activités Sociales et Culturelles, portés par la CGT, doivent être une priorité !

 

→ EXIGEONS UNE NÉGOCIATION SALARIALE IMMÉDIATEMENT

Les mesures générales infimes de la NAO de janvier 2026 sont déjà balayées par l’inflation. Le coût de l’énergie et des produits de première nécessité explose sous l’effet du contexte international. Le pouvoir d’achat des cheminots s’effondre. Les artifices financiers (PPV, intéressement, primes en tous genres…) ne répondent pas à la situation vécue par les cheminot·es !

 

La CGT revendique la mise en œuvre d’une grille unique des salaires pour tous les cheminots et l’ouverture immédiate de négociations salariales !

 

Après 3 communiqués unitaires et le dépôt d’une demande de concertation immédiate, les 4 fédérations syndicales représentatives nationalement se retrouveront le 6 mai afin de décider de la date et des modalités d’une action de grève nationale tous cheminots dans les semaines à venir.

La balle est dans le camp des directions. À elles de décider maintenant des suites qu’elles souhaitent donner à la situation explosive dans notre champ professionnel : la Raison ou l’affrontement.

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LES DESSOUS D’UNE PAGAILLE TRÈS ORGANISÉE !

CA CPRPF du 28 avril 2026

| Les conditions sociales

Un conseil d’administration de la CPRPF s’est réuni le 28 avril 2026.

Prestations spécifiques, gestion des retraites, accidents du travail et maladies professionnelles, prévention, suivi médical, indemnités journalières… autant de sujets étaient repris à l’ordre du jour.

Derrière l’apparente pagaille, des attaques cinglantes contre la protection sociale des cheminots.

Les sujets traités à la CPRPF (caisse de prévoyance et de retraite du personnel ferroviaire) restent très confidentiels, pourtant ils ont des conséquences très concrètes sur le quotidien et l’avenir de tous les cheminots.

PLUS DE 6 MOIS DE RETARD POUR LES INDEMNITÉS JOURNALIÈRES

Plus de 5 000 dossiers d’arrêt de travail concernant les cheminots contractuels n’ont pas été traités. Conséquence directe de la création de la caisse de banche, ces cheminots n’ont toujours pas perçu leurs revenus de remplacement (IJSS) plus de 6 mois après leur arrêt de travail.

La CGT est intervenue une nouvelle fois pour dénoncer une situation intolérable et exiger des mesures immédiates. Suite aux demandes de la CGT, les services de la caisse et la direction de la SNCF annoncent mettre en place une organisation pour traiter en urgence les dossiers et garantir les revenus des cheminots concernés les plus en difficulté.

DES BUDGETS RÉDUITS POUR UN RABOUGRISSEMENT DES DROITS

Lors de ce CA, la direction de la CPRPF a fait valider un budget rectificatif qui contraint les prestations servies à un objectif de dépenses sans tenir compte des besoins des cheminots. Les conséquences sont cinglantes : réduction des effectifs à la CPRPF et réduction du niveau de prestations pour les cheminots. Les administrateurs CGT sont les seuls à avoir voter contre ce budget.

UNE MÉDECINE DÉSINTÉGRÉE

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 3 ans, c’est – 41 % d’infirmières et – 12 % de cabinets médicaux. Voilà comment on organise le renoncement aux soins et l’abandon des cheminots au nom de la rentabilité.
Vivement interpellée par la CGT, la direction SNCF n’a pas formulé la moindre intention d’infléchir cette politique. Bien au contraire, elle s’appuie sur la complémentaire santé obligatoire pour accélérer le processus de suppressions.
La CGT revendique l’ouverture de cabinets médicaux SNCF pour un meilleur maillage territorial et l’accès pour tous les cheminots, actifs, retraités et ayants droit.

SUIVI POST-PROFESSIONNEL : LA FUITE EN AVANT !

La direction SNCF, pourtant directement responsable de l’empoisonnement des cheminots notamment en les exposant à l’amiante, fuit ses propres responsabilités. Elle pousse le cynisme jusqu’à refuser le suivi des cheminots retraités dans les cabinets médicaux SNCF, lorsqu’il s’agit des risques professionnels auxquels ils ont été exposés au cours de leur carrière. La CGT a dénoncé cette décision inacceptable et a exigé de la Direction de revoir sa position. La Direction refuse de revenir sur sa décision et entretient l’opacité en retenant les informations nécessaires concernant les cheminots dont le suivi n’est plus assuré du fait de son désengagement.

UNE ESCROQUERIE À GRANDE ÉCHELLE

La caisse de branche (CPRPF), sans l’extension des droits spécifiques SNCF à l’ensemble des cheminots de la branche ferroviaire, a été pensée pour faciliter le transfert de personnel au gré de l’ouverture à la concurrence, mais surtout pour organiser un aligne-ment des droits par le bas. C’est la feuille de route du patronat ferroviaire : tirer vers le bas les garanties collectives, s’infiltrer dans la gouvernance de la caisse pour tirer parti d’un régime au financement duquel il refuse pourtant de participer… le beurre, l’argent du beurre et le pouvoir sur nos droits ! Ainsi, il siphonne les prés de 0,5 million d’euros consacré à la prévoyance, afin de ne pas financer de véritables mesures en lien avec la pénibilité. Seule la CGT s’oppose à cette escroquerie.

PSNP : DES PRESTATIONS MENACÉES À TRÈS COURTE ÉCHÉANCE

Une nouvelle fois, la CGT a interpellé la direction de la Sécurité sociale (DSS) sur la pérennisation des prestations spécifiques non pérennes (PSNP). En 2025, 6,1 millions d’euros ont été versés au titre des PSNP pour 34 171 bénéficiaires. La SNCF ne finance plus ce dispositif. Il ne subsiste que par un fonds qui sera totalement épuisé dans 4 ans.
Nous portons un mécanisme clair et durable de pérennisation de ces prestations spécifiques. Et pourtant, depuis plusieurs années, la DSS ne prend toujours pas les décisions utiles pour les pérenniser. Cette inertie n’est pas neutre, elle manifeste une volonté de laisser ces prestations s’éteindre, de les faire disparaître à bas bruit, en épuisant le temps. Si rien n’est fait très rapidement, les PSNP seront supprimées.

RETRAITE : UNE MODIFICATION PAS QUE SUR LA FORME

Dès mai 2026, la mise en place d’un nouveau système informatique retraite aura des conséquences pour les cheminots retraités au régime spécial. Il entraînera bien sûr une modification profonde des décomptes des pensions et des formulaires de demande de prestations, mais aussi des conséquences qui dépassent largement la forme.
La récupération des franchises médicales et des participations forfaitaires sera désormais prélevée automatiquement dans la limite de 50 euros pour chacune (en tout 100 euros). Elle était limitée à 20 euros par mois, dans le système actuel. Un nouveau trou dans nos pensions, pour un seul objectif : l’effacement des spécificités du régime SNCF.

AT/MP : DU NOUVEAU MAIS EN PIRE

Les accidents du travail et maladies professionnelles (AT/MP) des cheminots contractuels sont aujourd’hui gérés par les CPAM (caisses primaires d’assurance maladie). Début 2027, ils seront gérés par la CPRPF mais pas les rentes, qui ne seraient reprises qu’en 2028 et dans les conditions de paiement et de recours de la CPAM, si toutefois les systèmes informatiques fonctionnent. Bref, une belle pagaille pour une seule certitude : les cheminots contractuels perdront des droits !

LA CGT REVENDIQUE L’AMÉLIORATION DES DROITS ET L’EXTENSION DU RÉGIME SPÉCIAL À TOUS LES CHEMINOTS DANS UN NOUVEAU STATUT DU TRAVAIL CHEMINOT.

Nous invitons les cheminots à s’informer dans les syndicats de site, à se rassembler et à se préparer à agir.

ENSEMBLE, GAGNONS
SUR NOS REVENDICATIONS !

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LES ADC ET ASCT ATTENDENT DU CONCRET, PAS DES PROMESSES !

Organisation de la commande

| Traction

Après une année 2025 offensive sur l’amélioration des conditions d’exercice du métier et de commande des roulants, lors de la table ronde du 9 avril, la Direction a exposé tout un tas d’intentions sans rien préciser en termes d’engagement. Pour la CGT, il faudra davantage que des promesses pour convaincre les ADC et les ASCT.

GESTIONNAIRES DE MOYENS

En ce qui concerne les GM, la Direction annonce un cadrage national avec la mise en place de référents par activité afin d’harmoniser les compé-tences, d’anticiper les difficultés et de renforcer le pilotage régional. Cette démarche vise à améliorer l’articulation des métiers, renforcer la formation et les parcours professionnels dans un contexte d’ouverture à la concurrence.

Si le renforcement des formations et du parcours professionnel des agents de la commande a été, pour la CGT, un préalable à l’amélioration de la situation, il n’en demeure pas moins que d’autres mesures devront venir renforcer ce dispositif.

La CGT revendique que les sites en tension soient identifiés pour y développer durablement l’emploi et mettre fin à une gestion, dans l’urgence, des postes vacants. La formation initiale et continue doit être revue afin qu’elle réponde aux besoins réels du métier. La CGT revendique également l’accès à un bureau de commande de proximité, pour tous les ADC et ASCT, de la première prise de service à la dernière fin de service.

MODIFICATIONS DES TEXTES RÉGLEMENTAIRES

Sur les temps alloués aux ADC pour effectuer diverses opérations au cours du service, la Direction annonce une révision de la TT00023 limitée aux seuls aspects techniques des matériels roulants et l’ouverture de travaux sur les TT00024, 25 et 26, avec une mise en oeuvre renvoyée au niveau local dans les différentes activités.

Pour la CGT, la TT00023 nécessite une révision complète, notamment sur les temps de prise et de fin de service ainsi que sur les temps de prépa-ration des trains. En effet, depuis 2019, les évolutions se multiplient (AUM, SIVE, activation GSM/GFU et multiplication des applications numériques) et alourdissent considérablement les tâches des agents.

Ces nouvelles missions doivent être prise en compte avec l’octroi de moyens complémentaires. La CGT exige une revalorisation immédiate des temps alloués, afin de garantir des conditions de travail dignes et la sécurité des circulations.

Concernant la mise à jour nécessaire des TT00024, 25 et 26, la CGT restera vigilante sur leur mise en œuvre concrète, qui devra répondre aux réalités du terrain, aux revendications portées par les cheminots et se traduire par de véritables améliorations des conditions de travail.

S’agissant des temps alloués aux ASCT repris dans la VO 00178, si la Direction ne prévoit pas, à date, de modification sur ce texte, qui date de 1995, à une époque où les repos hors résidence se prenaient dans les emprises ferroviaires, ces indicateurs doivent être respectés. Aussi, la CGT revendique de pouvoir compléter, pour chaque lieu de RHR, l’annexe 1 de cette VO afin de prendre réellement en compte les temps de parcours et d’acheminement. De plus, la CGT demande l’augmentation du temps de repos à 10 heures lors des RHR pour tous les roulants afin de répondre aux évolutions des lieux de couchage et de repos imposées par la Direction. La CGT exige également l’octroi de temps supplé-mentaire pour les ASCT afin de faire face aux nombreuses mises à jour et modifications intervenant lors des prises de service. Or à ce jour, malgré quelques effets d’annonce, aucune date n’est actée pour négocier sur ces points.

La CGT demande la mise à jour de la TT01123, qui traite des lieux de RHR dits éloignés. De plus, nous réaffirmons que les temps de trajet en taxi et les temps d’acheminement entre le lieu de fin de service et le lieu d’hébergement doivent être décomptés en temps de travail effectif. Sur le premier point, la Direction se contente de renvoyer le sujet aux activités pour une révision de leurs processus, sans apporter de réponses concrètes. Sur le deuxième, c’est un refus catégorique qui illustre son mépris vis-à-vis de l’amélioration des conditions de travail.

Pour la CGT, l’ouverture à la concurrence ne doit pas être synonyme de régressions sociales. C’est pourquoi la Fédération CGT des cheminots poursuit la lutte pour l’amélioration des conditions de vie et de travail et appelle les ADC et les ASCT à se tenir prêts à la grève !

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Les salariés des transports ne doivent pas payer la facture de cette guerre !

Communiqué

| UIT

Le contexte de crise internationale, généré par l’attaque de l’Iran par les États-Unis et Israël, en dehors de tout cadre légal, s’est traduit par une déflagration touchant désormais plus de 8 pays, avec des répercussions socio-économiques atteignant désormais l’ensemble de la planète. La CGT demeure engagée pour la paix et le progrès social, à l’opposé des logiques prédatrices et impériales qui sont à l’œuvre.

Les salariés lourdement touchés

Au-delà du fait que, comme un grand nombre de travailleuses et de travailleurs du pays, les salarié(e)s de nos champs professionnels sont contraints de payer de leur poche pour se rendre sur leurs lieux de travail au regard de la hausse des carburants.
Cette situation impacte lourdement leur pouvoir d’achat et appelle des réponses urgentes de la part du gouvernement et du patronat :

  • Bloquer les prix des carburants ;
  • Augmenter les salaires dans toutes les entreprises ;

Les transports une situation à hauts risques

Depuis plusieurs semaines, ce sont plus de 20000 marins qui sont bloqués aux abords du détroit d’Ormuz, devenu une zone de guerre et soumis à des actions de blocus des uns et des autres en contradiction avec la convention internationale du droit de la mer. Les fédérations CGT des officiers de marine marchande et des marins, sont intervenues pour que les employeurs puissent débarquer et réacheminer tous les marins qui le souhaitent, mais aussi régler l’approvisionnement en vivres de nombreux navires bloqués.

Chantage à l’emploi et aux conditions de travail

Des secteurs comme les transports routiers de marchandises ou de voyageurs, les organisations patronales, sous couvert du dérapage de l’énergie, appellent le gouvernement au secours pour préserver leurs marges tout en profitant du contexte pour ne pas répondre aux exigences sociales des salariés concernant l’emploi, les salaires et les conditions de travail.

Dans le secteur aérien se profile un risque de rupture de l’approvisionnement en kérosène, qui pose la question de la stratégie industrielle française et européenne, ainsi qu’une baisse de la fréquentation au regard de l’explosion du prix du billet qui, à terme, va peser sur les emplois et les conditions sociales des salariés du secteur.

Dans le même temps, alors que le gouvernement annonce un vague plan d’électrification des usages, aucune mesure concrète n’est envisagée pour favoriser les transports collectifs, plus vertueux, en termes de consommation d’énergie et le report modal de la route vers le rail ou le fluvial…

Dans ce contexte, les fédérations constitutives de l’UIT réaffirment que les salariés des transports ne paieront pas la crise et s’opposeront aux manœuvres du gouvernement et du patronat contre leurs droits et garanties collectives.

Les marins et officiers de marine appellent les salariés du remorquage à agir par la grève le 5 mai prochain !
Les cheminots appelleront à la grève dans un cadre unitaire en juin prochain !
Les actions revendicatives se multiplient dans les autres secteurs professionnels !

RÉSISTER, COMBATTRE ET GAGNER, C’EST ÉTHIQUE !

Repression syndicale

| Tract

Dans sa fuite en avant pour imposer la concurrence, la filialisation, voire la privatisation de pans entiers de l’entreprise SNCF, la Direction a décidé de s’en prendre aux cheminotes et cheminots en attaquant leurs représentants du personnel. Cela ne passera pas !

Les élus et militants CGT résistent et sont régulièrement pris pour cible dans le cadre de procédures disciplinaires, d’enquêtes éthiques et d’intimidations en tous genres.

Des conseils de discipline comme s’il en pleuvait !

En effet, ces derniers mois et semaines, les conseils de discipline et les procédures disciplinaires se multiplient. Au-delà du fait que ces sanctions visent le plus souvent les militants de la CGT, elles ont toutes en commun :

  • l’absence d’application de l’échelle des sanctions, la radiation étant quasi systématiquement proposée pour le moindre fait prétendument fautif ;
  • l’absence de respect des droits du mis en cause, auquel bien souvent la Direction ne prend même pas la peine d’exposer des faits fautifs précis, datés et circonstanciés ;
  • des entretiens disciplinaires qui sont une véritable mascarade, avec pour seul objectif de renvoyer vers le conseil de discipline.

Le harcèlement institutionnel qui touche les cheminots, dont les militants CGT, trouve son illustration dans les pratiques quoti-diennes d’un outil dont s’est doté la Direction : l’éthique.

Les garanties disciplinaires étant probablement jugées trop géné-reuses, cette « direction » est chargée d’enquêter et « d’entendre » des centaines de cheminot·e·s avant même que le moindre fait prétendument fautif ne leur soit opposé. Ce sont de véritables inter-rogatoires pendant de longues heures, sans possibilité d’être assis-tés. Les cheminot·e·s qui les subissent en sortent profondément bouleversés. C’est un donc un levier du harcèlement institutionnel instauré en conscience.

Les enquêtes sont uniquement « à charge » et, lorsqu’elles visent des militants CGT, sont sous-traitées à des cabinets extérieurs, qui, dans le cadre d’une relation purement commerciale, s’évertuent à produire le résultat attendu ou demandé, en toute partialité.

Ces pratiques inadmissibles, que nous pourrions apparenter à une justice de classe, sont donc le fruit d’une incapacité de la Direction à combattre sur le terrain des idées. Incapable de justifier les choix stratégiques et politiques opérés, qui vont à l’inverse de l’intérêt général, elle fait le choix de la répression et du bâillon.

C’est ainsi qu’une nouvelle fois, un représentant syndical CGT est menacé de licenciement dans le cadre d’un conseil de discipline qui se tiendra le 28 avril prochain.

La Fédération CGT des cheminots exige, dans un premier temps :

  • la dissolution de la direction de l’Éthique ;
  • l’arrêt de la répression syndicale contre ses militants ;
  • le respect des garanties disciplinaires, des droits et de la dignité des cheminot·e·s.

C’est pourquoi la Fédération CGT des cheminots soutient l’appel du 16 avril lancé par les secteurs fédéraux CGT qui couvrent le périmètre de l’axe Sud-Est à se rassembler le 28 avril prochain, à partir de 12 h 30, devant le siège de la SA Voyageurs, à Saint-Denis.

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LA CGT FAIT SAUTER LES VERROUS ! LE PATRONAT DOIT PASSER À TABLE !

CCN Ferroviaire

| Les conditions sociales

La réunion de la branche ferroviaire du 22 avril avait pour ordre du jour principal l’agenda des négociations. Le patronat comptait bien poursuivre le sabordage des droits des cheminots.
La CGT a imposé l’ouverture de négociations de nouveaux droits pour tous les cheminots de la branche ferroviaire !

La validation d’accords très structurants de la CCN permet au patronat ferroviaire de dégrader les conditions de vie, de travail et de rémunération mais aussi de raboter les garanties sociales pour cheminot·e·s transférés.

Dans un contexte d’ouverture à la concurrence en grand et de dumping social, cette réalité éclate au grand jour.

Le patronat (UTPF) est contraint de passer à la table des négociations sur la base des revendications portées par la CGT pour un nouveau Statut pour TOUS les cheminot·e·s (NSTC).

Ce qui se décide dans la branche, ce sont les droits pour tous les chemi-not·e·s. Le mandat CGT défini par ses militants à partir des besoins des cheminot·e·s est clair !

STOPPER LA LIQUIDATION DES DROITS ET CONSTRUIRE UN CADRE SOCIAL DE HAUT NIVEAU !

La CGT a donc imposé l’ouverture de négociations pour de nouveaux droits !

  • CESSATION PROGRESSIVE D’ACTIVITÉ (CAA/CPA) : le droit n’existe pas pour tous les cheminot·e·s et il n’est pas maintenu pour les cheminot·e·s du GPU SNCF transférés.

LA CGT PORTE UNE CPA FERROVIAIRE POUR TOUS LES CHEMINOT·E·S.

  • FACILITÉS DE CIRCULATION (FC) : l’accord relatif aux classifications et rémunérations est une fumisterie. Il ne met pas en place des FC universelles mais instruit leur fiscalisation et la fin programmée des FC pour tous.

LA CGT PORTE DES FACILITÉS DE CIRCULATION POUR TOUS LES CHEMINOT·E·S.

  • PÉNIBILITÉ : aucun dispositif n’existe dans la branche, et les dispositifs dont bénéficient les cheminot·e·s du GPU SNCF ne sont pas maintenus si elles ou ils sont transférés.

Par exemple, les emplois repères à pénibilité avérée et les dispositifs afférents (P1, P2 et P3) ou le décompte de la durée d’exposition n’existent qu’à la SNCF et ne sont pas garantis en cas de transfert.

LA CGT REVENDIQUE DES DROITS NOUVEAUX POUR RECONNAÎTRE LA PÉNIBILITÉ ET DES MESURES DE PRÉVENTION ET DE RÉPARATION.

  • ÉGALITÉ PROFESSIONNELLE : aucun accord n’existe pour l’ensemble de la branche ferroviaire.

LA CGT PORTE LA MISE EN PLACE DE MESURES POUR GARANTIR L’ÉGALITÉ MAIS AUSSI DES MESURES POUR AMÉLIORER LES CONDITIONS DE TRAVAIL EN FAVEUR DE LA MIXITÉ !

  • SALAIRES : l’accord Classifications et Rémunérations a creusé des inégalités salariales. Les cheminot·e·s d’un même métier et l’exerçant dans les mêmes conditions ont des salaires différents selon le lieu, leur statut, etc.
  • LA PROGRESSION SALARIALE : aucune garantie de progression salariale n’existe dans la branche et aucune automaticité de revalorisation au regard de l’inflation.
  • L’ANCIENNETÉ : la majoration salariale par seuil de 3 ans pour ancienneté reprise dans l’accord Classifications et Rémunérations est très faible et différenciée selon la classe des cheminot·e·s.
  • LES MÉTIERS : pour réaliser des gains de productivité, les employeurs s’appuient sur l’accord Classifications-Rémunérations pour exacerber les polyvalences et dégrader les conditions de travail.
LA CGT REVENDIQUE :

  • UNE GRILLE UNIQUE DES SALAIRES POUR TOUS LES CHEMINOTS avec une progression salariale automatique ;
  • UNE MAJORATION SALARIALE ANNUELLE POUR ANCIENNETÉ ;
  • UN TREIZIÈME MOIS DE BRANCHE ;
  • UNE ÉCHELLE MOBILE DES SALAIRES (revalorisation salariale automatique si inflation) ;
  • UNE RECONNAISSANCE DES MÉTIERS, DE LEUR CONTENU ET DES PARCOURS PROFESSIONNELS ;

 

Si la CGT contraint l’UTPF à ouvrir des négociations sur la base de nos revendications, seule la mobilisation des cheminot·e·s permettra de gagner de nouveaux droits : un nouveau Statut du travail cheminot.

La Fédération CGT des cheminots invite les cheminot·e·s à s’informer dans les syndicats de site, à se rassembler et à se préparer à agir !

ENSEMBLE, GAGNONS
SUR NOS REVENDICATIONS !

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SANS RÉPONSES À LA HAUTEUR DE L’URGENCE, LA DIRECTION PORTERA SEULE LA RESPONSABILITÉ DE LA GRÈVE !

| Communiqué

Les quatre organisations syndicales représentatives CGT Cheminots, UNSA-Ferroviaire, SUD-Rail, CFDT cheminots se sont réunies en interfédérale le 14 avril 2026.

Elles actent une rupture majeure avec la Direction qui refuse d’entendre la souffrance des cheminot·e·s, et décident d’engager le rapport de force.

Nos fédérations refusent d’accompagner la casse des conditions de travail et la fin de l’unité sociale cheminote avec la multiplication de cadres sociaux suivant les SA ou les activités !

NOUS NE VOULONS PAS D’UNE UNITÉ SOCIALE DE FAÇADE.

Depuis l’alerte solennelle du 2 avril dernier, et alors que le contexte sanitaire et social s’aggrave de jour en jour, la Direction se mure dans une indifférence qui confine au mépris. Nos fédérations ne seront plus les spectatrices de cette dérive.

Nous dénonçons avec la plus grande fermeté les agissements de véritables « baronnies » locales qui, sous prétexte d’autonomie, s’autorisent désormais à piétiner les accords collectifs et les règlements nationaux. Cette désorganisation délibérée détruit les collectifs de travail, installe une insécurité sociale et porte atteinte à nos cadres sociaux communs. Nous ne tolérerons pas que la direction morcelle le Groupe SNCF en de multiples entités avec chacune ses règles propres selon son activité (Voyageurs, Réseau, etc.), rendant inopérants les cadres communs qui font l’unité sociale du Groupe.

LE NAUFRAGE ÉCONOMIQUE ET ORGANISATIONNEL DE LA CONCURRENCE.

La stratégie de filialisation et d’ouverture à la concurrence n’est pas seulement un drame social, c’est une faillite industrielle. Après le fiasco de la sous-traitance à Réseau, un récent compte-rendu de la Commission des finances du Sénat dénonce une désorganisation systémique et une gabegie financière de la concurrence à Voyageurs. Il est inadmissible que les cheminot·e·s fassent les frais d’une idéologie dont les experts soulignent aujourd’hui l’échec et le coût exorbitant pour la collectivité.

INFLATION ET JUSTE RECONNAISSANCE DU TRAVAIL.

L’urgence sociale est aussi celle des salaires. Le contexte international de ces dernières semaines engendre une inflation galopante qui étrangle les cheminot·e·s. Nos fédérations exigent la réouverture immédiate de négociations salariales de haut niveau. Il n’y aura pas de paix sociale tant que la Direction refusera de reconnaître la valeur du travail et des qualifications des cheminot·e·s.

NOS EXIGENCES :

  • Un moratoire sur les réorganisations et les suppressions de postes face à l’état d’urgence sanitaire et sociale,
  • Le maintien de l’unité sociale avec application de l’ensemble des accords à tous les cheminots,
  • La réouverture sans délai de négociations salariales.

En responsabilité, nos quatre fédérations ont déposé une Demande de Concertation Immédiate (DCI) unitaire.

Cette DCI est déposée avec la ferme intention d’appeler l’ensemble des cheminot·e·s à une grève massive si aucun engagement concret, précis et acté n’est annoncé par la Direction de l’entreprise.

Les quatre fédérations appellent à créer les conditions de l’unité la plus large dans tous les établissements et régions.

La Direction doit répondre aux exigences. Dans le cas contraire, elle portera la responsabilité d’une grève massive en juin dans l’ensemble de l’entreprise.

ENSEMBLE, DÉTERMINÉS POUR GAGNER !

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ACTIVITÉS SOCIALES ET CULTURELLES : NOUS N’AVONS PAS LES MÊMES VALEURS !

Gares & Connexions

| CSE/CCGPF

La Fédération CGT des cheminots réprouve la mise en place par le CSE Gares & Connexions, d’un abonnement à l’application « Discover Press » qui donne accès à différents magazines.

D’autant plus quand certains journaux portent des idées réactionnaires et rétrogrades.

Des cheminot·e·s de Gares & Connexions ont interpellé la CGT sur le contenu de la plateforme « Discover Press » mise à disposition par leur CSE.

UNE PLATEFORME RÉPONDANT AUX STÉRÉOTYPES

Dès l’entrée sur ce site internet, les utilisateurs·trices ont accès, en fonction de leur genre, à des revues prolongeant des stéréotypes de société : « pour lui » des magazines sur les autos, le football et « pour elle » les revues sur le tricot et la cuisine.

Pire, le site propose certains magazines comme Valeurs actuelles, qui sont clairement des médias d’opinion au service de l’extrême droite et du capital, prônant notamment la haine de l’autre ainsi que le recul des droits des femmes.

D’autres magazines comme Masculin sont des magazines érotiques qui banalisent une vision sexualisée et réductrice des femmes dans une société patriarcale.

POUR UN CSE AU SERVICE DE L’ÉMANCIPATION, PAS DU CAPITAL !

Il est crucial de rappeler que près de 90 % de la presse nationale est détenue par neuf grandes fortunes (Bolloré, Arnault, Saadé, Dassault…) qui utilisent ces outils, non pour l’information, mais pour défendre leurs intérêts financiers. L’empire de Vincent Bolloré en est l’exemple le plus frappant : une stratégie d’assaut médiatique visant à diffuser une idéologie réactionnaire, tout en instrumentalisant les discours féministes à des fins d’exclusion.

Sous le vernis des couvertures de ces magazines, le sexisme et le conservatisme restent le socle des organisations d’extrême droite que ces groupes valorisent.

Pour la CGT, nos Activités Sociales et Culturelles (ASC) doivent être un rempart contre cette emprise : elles doivent favoriser la réflexion et le lien social, et non engraisser des plateformes privées qui ne répondent en rien à l’émancipation des cheminot·e·s.

La CGT continuera de s’opposer aux idées d’extrême droite et de lutter pour une véritable émancipation des femmes et des salarié·e·s.

POUR UN NOUVEAU STATUT ET DES ACTIVITÉS SOCIALES DE HAUT NIVEAU

Face aux tentatives de division de la Direction, qui cherche à briser l’unité sociale des cheminot·e·s, la CGT porte une ambition radicalement différente. Le combat pour un Nouveau statut du travail cheminot est indissociable de la défense d’Activités Sociales et Culturelles (ASC) véritablement émancipatrices.

Contre la marchandisation et l’isolement, nous revendiquons des ASC qui soient :

  • Créatrices de lien social : à travers des lieux de rencontre physique et des projets collectifs pour les cheminots actifs et retraités et leur famille,
  • Mutalisées pour l’ensemble des cheminots : pour garantir l’égalité des droits, quels que soient le grade ou la région,
  • Vectrices de culture : à l’image du réseau exceptionnel de nos bibliothèques de proximité gérées par les CASI, et du rôle pilier du Service du Livre et des Bibliothèques du CCGPF.

Ces outils, loin d’être de simples services, sont des espaces de liberté et d’accès aux savoirs qui échappent à la propagande des grands empires médiatiques privés. Au moment où l’unité sociale est dans le viseur de la direction, la CGT réaffirme que la culture et la solidarité sont nos meilleures armes.

Pour répondre encore plus aux besoins des cheminots, la CGT revendique une dotation à hauteur de 3 % de la masse salariale pour les actifs et de 1 % pour les retraités.

En renforçant nos structures collectives et en exigeant un statut protecteur, nous pourrons faire obstacle aux idées réactionnaires, à la régression sociale, et aux stéréotypes de genre.

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23 avril 2026

« Ça déshumanise les gares » : la CGT cheminots mobilisée dans les gares du Limousin contre la fermeture de guichets

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