Fédération CGT des Cheminots


LETTRE OUVERTE

| Maîtrise et cadres UFCM

LETTRE OUVERTE  DES ENCADRANT·E·S SYNDIQUÉ·E·S UFCM-CGT(1)  À LEURS COLLÈGUES DE L’ENCADREMENT

Depuis une décennie, nous vivons un empilement de réformes. C’est comme si la SNCF était devenue le passage obligé où chaque président de la République souhaite laisser son empreinte. Réforme après réforme, réorganisation après réorganisation, tout a bougé, mais rien n’a changé !

Les problèmes s’enracinent et les moyens sont toujours plus comptés. Dans ce contexte, l’édifice managérial est toujours plus malléable pour rendre les encadrants corvéables, à commencer par les premiers dirigeants. La SNCF se transforme, le système ferroviaire se complexifie et l’encadrement est sommé de s’engager dans le déni de ses besoins, de ses repères, de ses valeurs comme souvent de son expertise.

Les encadrants sont donc à l’articulation d’orientations idéologiques et des réalités opérationnelles. Une situation qui les place dans une crispation quasi-permanente pour rendre acceptables et applicables des orientations tellement contradictoires avec le travail réel.

Les politiques à l’emporte-pièce nous obligent à contredire des évidences propres à chaque métier puis, devant les fiascos mesurés, à se dédire devant nos équipes. L’exemple des RET (Responsables Équipe Train) lors de la mise en place de l’accueil-embarquement est édifiant. On leur a demandé de mettre un terme au contrôle à bord, orientant les ASCT vers des logiques de service sans lien avec leur métier et le sens de leur présence dans les trains. Puis, devant le constat de l’explosion de la fraude, l’entreprise demande alors aux RET de se dédire et de rétablir le contrôle à bord.

Il en va de même de la marche forcée vers la sous-traitance ou du démantèlement en règle de la ligne hiérarchique. Chez Réseau, Maintenir Demain alors qu’Aujourd’hui ne tient pas debout !

Autant de stratégies aveugles qui rejettent sur l’encadrement de terrain des responsabilités qui ne sont pas les siennes. Celles de tordre le travail tout en produisant des résultats de plus en plus abstraits pour prolonger cette comédie de la mobilité à la SNCF.

La matrice libéralisation, dérégulation, ouverture à la concurrence conduit à un éclatement du système ferroviaire. Elle vise d’abord à dégager l’État de ses responsabilités sur l’avenir du rail public. Une fois la colonne vertébrale publique retirée, elle jette chaque pan de l’entreprise publique dans les nouvelles prédations (rentabilité, rationalisation, renoncement) du modèle ultra-libéral. À ce jeu, il ne reste qu’à celles et ceux qui sont attachés aux réalités sociales du chemin de fer au quotidien d’agir pour garantir des réponses fiables. L’action de la CGT et d’un grand nombre de cheminots, d’usagers, grâce aux multiples associations de défense du ferroviaire qui se créent, permet de faire bouger quelques lignes et certaines collectivités locales pallient, avec plus ou moins de réussite, les carences de l’État.

L’acharnement à déconstruire le rail public passe par la révision incessante de l’organisation de la production et du travail des cheminots.

REPORTING, COMMENT DÉPOSSÉDER L’ENCADREMENT DE SON RÔLE D’ARBITRAGE

Quand on décrypte ce culte du reporting, on mesure alors comment on s’éloigne toujours plus d’une compréhension et d’une analyse de l’organisation de la production qui partent des besoins et des conditions objectives d’exercice de chaque métier et du fonctionnement des services.

C’est une stratégie d’aveuglement qui se met en place. C’est ce qu’exprime le psychiatre Bernard Granger dans sa récente tribune « Excel m’a tué ». Il explique comment « on nous pousse dans un pilotage de la transformation, là où il faudrait une transformation du pilotage ». Le déni de réalité sur l’organisation se joue dans la politique de reporting et son renouvellement constant qui « assure sa domination non pas en exigeant des données fiables ou contrôlées, mais se satisfait de ce que chaque case soit remplie ».

La posture vise à ce que chaque représentation chiffrée s’auto-justifie. On refuse d’en évaluer les conséquences dans la réalité et donc de reconsidérer un choix, une stratégie inopérante.

À chaque nouveau problème, sa nouvelle architecture de reporting et son lot de réunions chronophages ; des outils de reporting évoluant sous des formes plus ludiques générées par des systèmes numériques de plus en plus autonomes. Cela conduit à produire une représentation chiffrée, normée, mais déconnectée du travail réel. Cette perte de compréhension des pratiques métier et de l’expérience conduit à remettre en cause le jugement professionnel de l’encadrement. Si la parole de l’encadrement était entendue et respectée, nous aurions échappé à nombre de décisions délirantes dans l’entreprise.

QUE FAIRE ALORS ?

Pour la CGT, la responsabilité de l’encadrant prend sa source dans la délégation de pouvoir qu’il reçoit de l‘employeur. Souvent choisi pour son expérience et son parcours professionnel, le personnel d’encadrement doit, pour bien remplir son rôle, définir le sens de sa tâche dans l’organisation et la place de son service et de ses équipes dans le système. Il doit donc connaître la finalité et l’ambition qu’on lui confie et construire une stratégie en négociant les moyens pour la mettre en œuvre.

Il y a deux moments particuliers pour cela. Le premier doit être le dialogue qui doit se tenir lors de la signature annuelle des délégations qui nous sont confiées. En retraçant la trajectoire de la feuille de route, on ré-évalue et réactualise avec son dirigeant le contexte et les éléments structurant de la délégation (missions, moyens, compétences, évolutions, innovations, etc.). La délégation de pouvoir est un moment singulier où se joue en direct le rôle contributif de ces personnels avec leur plus haut dirigeant. Cet exercice devrait se faire dans un cadre plus collectif sur l’ensemble d’un établissement ou d’une entité. Pour la CGT, l’encadrant doit pouvoir s’exprimer à tout moment sur les décisions de l’entreprise.

Le deuxième moment pour arbitrer les conditions d’exercice du poste d’encadrant est l’EIA. S’il revêt une dimension plus personnelle, il doit être le moment privilégié pour faire un état des lieux du travail réel. À cette occasion, il est impératif de peser l’adéquation entre les exigences faites à l’encadrant et leurs effets sur ses conditions de vie et de travail.

Quels que soient notre fonction ou notre niveau hiérarchique, nous sommes salariés, et donc soumis au pouvoir d’organisation de l’employeur. La mise en place du forfait jours, l’échec du droit à la déconnexion dans notre entreprise tendent à masquer les effets réels de la charge de travail sur l’encadrement.

LE CADRE SOCIAL DE LA BRANCHE FERROVIAIRE :
BOMBE À RETARDEMENT DU DUMPING SOCIAL

La création de la convention collective nationale (CCN) de la branche ferroviaire touchera tout le monde dans le secteur, les cheminots de la SNCF tout autant. Dans l’encadrement, la fin du recrutement à statut crée un effet d’aubaine pour la SNCF. Après avoir abrogé le RH0254 et bientôt ses annexes, l’entreprise dispose donc d’une population active dans tous les collèges qui se verra appliquer les dispositions de la CCN.

Prenons un exemple simple : lors d’un transfert vers une filiale, un agent relevant de l’accord forfait jours du GPU SNCF à 205 jours/an pourra se voir imposer un forfait jour disposition CCN à 217 jours/an. Qui peut croire que le patronat s’en privera ? À l’heure de la violente cure d’amaigrissement des effectifs de l’encadrement, les fameux frais de structure, quelle garantie que la SNCF ne dénonce pas son propre accord en interne ?

Un autre avenir est possible !

Nous, encadrant·e·s syndiqué·e·s à l’UFCM-CGT, sommes disponibles, avec nos structures syndicales spécifiques, pour gagner ensemble les moyens de reprendre la main sur notre travail et faire entendre l’expertise et la contribution quotidienne qui est la nôtre.

Venez à notre rencontre pour débattre de ces questions essentielles.

AVEC LA CGT, NOUS EXIGEONS DE BIEN VIVRE POUR BIEN TRAVAILLER !

(1) L’UFCM-CGT (Union Fédérale des Maîtrises et Cadres CGT) est une structure spécifique de la Fédération CGT des cheminots. Elle anime et coordonne l’activité des structures locales et territoriales des syndicats et sections UFCM dans lesquels les personnels maîtrises et cadres du ferroviaire se syndiquent, débattent et décident des interventions utiles pour faire entendre leurs revendications.

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FACE À L’AUSTÉRITÉ SALARIALES, TOUTES ET TOUS MOBILISÉ·E·S LE 13 JANVIER !

NAO 2026

| Actions

Le 13 janvier 2026 se tiendront les prochaines NAO au sein du GPU SNCF.

La reconnaissance par le salaire des métiers, de la technicité, des parcours professionnels et de l’investissement humain exemplaire des cheminot·e·s dans la production du service public ferroviaire est légitime et nécessaire !

Pour l’UFCM-CGT, seule la mobilisation nous permettra d’arracher des augmentations générales de salaire, pour une réelle redistribution des richesses !

Alors que le PLFSS, désormais adopté, porte un coup sévère aux politiques de santé publique, et qu’un budget 2026 de rigueur a été imposé par le biais d’une loi spéciale, la situation n’est guère plus reluisante au sein du GPU SNCF, enfermé depuis des années dans une politique d’austérité salariale, malgré un résultat net 2025 en progression !

LA GRANDE ARNAQUE DE LA PPV !

Certaines organisations salariales se gargarisent de la malnommée « prime de partage de la valeur » (PPV) de 400 €, décision unilatérale de l’employeur, et non-liquidable. Cette basse manœuvre de la direction n’a en réalité qu’un seul but : s’affranchir du paiement des cotisations sociales finançant notre protection sociale et nos activités sociales et culturelles via les CASI et le CCGPF, tout en utilisant cette « prime » comme prétexte pour mener des NAO au moins-disant salarial !

Dans le même temps, la dégradation des conditions de vie et de travail des ingénieur·e·s, cadres, technicien·ne·s et agent·e·s de maîtrise (Ictam), la perte de sens et la souffrance au travail atteignent des sommets. Le manque de reconnaissance des diplômes, des métiers, de la technicité et des parcours professionnels les frappe de plein fouet, alors même que les richesses existent, créées par les cheminot·e·s eux-mêmes : il est temps d’en exiger une meilleure répartition !

LA CGT ET SON UFCM REVENDIQUENT :

  • l’égalité salariale entre les femmes et les hommes ;
  • la mise en place du projet CGT de grille unique des salaires pour tous les cheminot·e·s avec des garanties sur le déroulement de carrière, un avancement automatique et la reconnaissance des diplômes ;
  • un salaire mensuel de départ au collège maîtrise de 3 956 euros bruts et de 5 260 euros bruts au collège cadre ;
  • une augmentation générale des salaires et un plan de programmation de rattrapage du contentieux salarial ;
  • un véritable 13e mois pour tous les cheminot·e·s ;
  • la réévaluation et la sécurisation des primes de travail pour l’ensemble des cheminot·e·s, par la création de primes de base garanties reconnaissant les savoirs, savoir-faire ainsi que la technicité des métiers.

EN VUE DES NAO DU 13 JANVIER, L’UFCM-CGT APPELLE L’ENSEMBLE DES ICTAM À SE RASSEMBLER ET À S’INFORMER
DANS LES SYNDICATS CGT EN PROXIMITÉ POUR DÉBATTRE ET CONSTRUIRE
COLLECTIVEMENT LES MOBILISATIONS NÉCESSAIRES !

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CHEMINOT·E·S ENCADRANT·E·S, TOUTES ET TOUS UNIS DANS LA LUTTE ET DANS LA GRÈVE !

| Équipement

La Direction tente d’instrumentaliser les cheminot·e·s de l’encadrement, en leur demandant notamment de remplacer les grévistes lors du conflit en cours au service électrique général (SEG), qui aujourd’hui s’élargit à tous les métiers de l’Équipement.

Pour l’UFCM-CGT, il est hors de question que l’entreprise exploite les encadrant·e·s pour servir ses desseins, qui plus est en mettant en danger leur sécurité et le service public ferroviaire !

La Direction, aux abois, cherche par tous les moyens à endiguer la lutte exemplaire des cheminot·e·s du SEG. Portée par une détermination sans faille, celle-ci s’étend désormais à l’ensemble des métiers de l’Équipement. Pour tenter de la freiner, la Direction choisit la division en opposant les cheminot·e·s les uns aux autres, en mettant la pression sur les encadrant·e·s afin qu’ils remplacent les grévistes, en plus de pallier le manque d’effectifs en situation normale !

La réalité vécue sur le terrain par l’encadrement est pourtant implacable : périmètres d’intervention toujours plus vastes, sous-effectifs permanents, explosion du temps de travail, négation du droit à la déconnexion et de la pénibilité, délégation de responsabilité sans moyens pour bien travailler, aucune reconnaissance de la technicité des métiers par le salaire et les parcours professionnels… À cela s’ajoutent les réorganisations incessantes !

La mobilisation par la grève des encadrant·e·s est nécessaire pour obtenir des embauches, gagner une reconnaissance de la technicité des métiers Équipement par le salaire et les parcours professionnels, ainsi qu’une reconnaissance de la pénibilité pour les métiers de l’encadrement !

L’UFCM-CGT refuse que les encadrant·e·s soient utilisés hors de leurs compétences et dévoyés à l’accomplissement de tâches pour intervenir en remplacement de cheminot·e·s grévistes ! Souvenons-nous de Brétigny : la seule personne physique renvoyée devant le tribunal a été l’encadrant de proximité qui a fait les dernières vérifications des voies, pour cause de manque d’effectif !

En outre, le GRH00924 stipule que personne ne peut être affecté à des missions sans les habilitations, les formations et les aptitudes nécessaires. L’encadrement n’a donc pas à s’exposer aux risques dont l’employeur cherche à se débarrasser !

FACE AUX TENTATIVES DE DIVISIONS, RESTONS TOUTES ET TOUS SOUDÉS !

Les ingénieur·e·s, cadres, technicien·ne·s et agent·e·s de maîtrise (Ictam) sont des salarié·e·s comme les autres, pas une variable d’ajustement ni les relais des politiques mortifères de l’entreprise ! La Direction essaie de reporter sur les encadrant·e·s de proximité ses choix politiques désastreux et les conséquences de la grève. Cette basse manœuvre a pour but de casser les collectifs de travail et la solidarité entre cheminot·e·s.

La situation intolérable dans laquelle se trouve aujourd’hui le service public ferroviaire met en danger la santé physique et mentale de tout le personnel : l’exercice du droit de grève est notre outil pour matérialiser notre refus de cette situation et élever le rapport de force pour gagner des droits nouveaux, collectifs et opposables !

La CGT et son UFCM revendiquent :

  • l’augmentation pérenne de la prime de travail pour tous les cheminot·e·s de la filière Équipement et la création d’une prime de base garantie pour tous les agent·e·s, statutaires et contractuel·le·s ;
  • la réalisation de tous les recrutements prévus aux budgets 2024 et 2025, avec la prise en compte des besoins en UTM ;
  • des assistants de proximité réactifs pour les services nécessaires aux chemi-not·e·s et pour la production ;
  • la revalorisation des indemnités d’astreinte aux taux A et B et du RS ;
  • la reconnaissance de la pénibilité pour tous les agent·e·s qui tiennent l’astreinte, y compris l’encadrement, surveillants travaux et agents télécoms ;
  • l’arrêt immédiat de toutes les réorganisations en cours, notamment du projet Agur ;
  • le renforcement des effectifs GU et RH dans les établissements ;
  • des parcours professionnels reconnaissant l’expérience, l’ancienneté, la technicité des métiers et les diplômes.

Après avoir été aux côtés des cheminot·e·s du SEG depuis le début du mouvement et construit collectivement les revendications en réponse à l’expression des besoins du plus grand nombre, la CGT et son UFCM ont déposé un préavis de grève illimitée à compter du 22 décembre 2025 0 heure, selon la modalité de 59 minutes avant la fin de service, couvrant l’ensemble du personnel de l’Équipement, y compris le personnel assurant l’astreinte ainsi que ceux appelés à les remplacer.

CHEMINOT·E·S ENCADRANT·E·S DE L’ÉQUIPEMENT,
TOUTES ET TOUS EN GRÈVE POUR GAGNER SUR NOS REVENDICATIONS
ET METTRE LA PRESSION POUR LES NAO DU 13 JANVIER 2026 !

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EIA : Les conseils de l’UFCM

| Maîtrise et cadres UFCM

L’Entretien Individuel d’Appréciation (EIA) est un moment crucial dans la vie des cheminot·e·s qui y sont soumis.

Pour l’UFCM-CGT, les objectifs doivent porter sur les moyens à disposition des cheminot·e·s pour bien travailler, être collectifs et partagés, en plaçant l’humain au cœur du service public ferroviaire !

Le management par objectifs est un stratagème patronal visant à faire adhérer les salarié·e·s aux « valeurs » de l’entreprise, inciter au culte du présentéisme et exiger une disponibilité quasi-permanente, le tout en individualisant les responsabilités au détriment des collectifs de travail. La confusion entre « obligation de moyens » et « obligation de résultats » conduit à une évaluation du salarié restreinte à la seule année écoulée, et subordonnée uniquement à l’atteinte d’objectifs qui finissent par primer sur la tenue du poste, contribuant ainsi à la perte de sens au travail.

Les objectifs irréalistes impactent gravement la santé physique et mentale des salarié·e·s. L’accroissement de la charge mentale, le manque de reconnaissance, la compétition entre cheminot·e·s ainsi que les risques de discrimination sont tout autant de causes qui peuvent conduire jusqu’au burn-out.

Les salarié·e·s, quelle que soit leur classe, n’ont qu’une obligation de moyens : ils doivent effectuer le travail qui leur est commandé afin de contribuer à l’objectif général, mais ne peuvent EN AUCUN CAS endosser de responsabilité personnelle si le résultat n’est pas atteint.

L’UFCM-CGT PRÉCONISE DE NÉGOCIER LES MOYENS NÉCESSAIRES POUR ATTEINDRE LES OBJECTIFS, DONC DE NE VALIDER QUE DES OBJECTIFS DE MOYENS !

Les encadrant·e·s, au même titre que l’ensemble des salarié·e·s, doivent pouvoir débattre et négocier avec leurs prescripteurs dans le but d’obtenir les moyens nécessaires à la production d’un service public ferroviaire de qualité.
Accepter des objectifs inatteignables, c’est aussi renoncer à les contester en cas de procédure disciplinaire, de remise en cause du poste ou d’incident !

DÉLÉGATION DE POUVOIR ET RESPONSABILITÉ JURIDIQUE : ATTENTION DANGER !

La délégation de pouvoir peut représenter un outil managérial visant à transférer des responsabilités, sans pour autant transférer un pouvoir décisionnel. Elle peut mettre en difficulté les encadrant·e·s, dans la mesure où ils doivent assumer les conséquences de la politique de l’entreprise, sans disposer des moyens suffisants pour effectuer leur travail de manière satisfaisante. Ce procédé dégrade les conditions de vie et de travail des Ictam en situation d’encadrement, renforçant la pression managériale et individualisant les responsabilités.
Les risques juridiques ne sont pas en reste, le délégataire pouvant être tenu responsable en cas d’accident, de supposé manquement ou d’infraction.

POUR L’UFCM-CGT, TOUTE DÉLÉGATION DE POUVOIR NE PEUT SE FAIRE QU’EN DESTINATION D’UN·E SALARIÉ·E DISPOSANT DES COMPÉTENCES, MOYENS ET AUTORITÉ NÉCESSAIRES ET DOIT ÊTRE CLAIREMENT DÉFINIE PAR ÉCRIT !

CHEMINOT·E·S CONTRACTUEL·LE·S : LA QUESTION DU SALAIRE

La mauvaise loi de 2018 éclatant la SNCF en SA et le volet classifications-rémunérations de la CCN de branche, ont durablement impacté le cadre social des cheminot·e·s et tenté de nous diviser, notamment en cassant les repères collectifs en termes de salaires. Pour les cheminot·e·s contractuel·le·s, le pourcentage de l’enveloppe dédiée aux augmentations de salaires est négocié chaque année lors des NAO, donc variable, et au final à la main de la direction. Cette enveloppe est ensuite répartie dans les établissements de façon très opaque et sans contrôle par les organisations syndicales. Il est donc nécessaire, lors de l’EIA, de formaliser par écrit toute demande de revalorisation salariale.

→ Indépendamment de l’EIA, la CGT et son UFCM invite tou·te·s les cheminot·e·s contractuel·le·s à rédiger une lettre de réclamation en exigeant les mêmes conditions salariales que les cheminot·e·s statutaires, et à la transmettre aux délégué·e·s de notation CGT afin de faire valoir les droits de l’ensemble des cheminot·e·s lors des commissions de notation !

Chaque cheminot·e, quel que soit son contrat, participe à la production du service public ferroviaire. Le salaire doit être transparent, équitable et fondé sur des critères objectifs : c’est dans ce cadre que la CGT et son UFCM, à travers la création d’un nouveau Statut du travail cheminot, revendiquent une grille unique des salaires pour l’ensemble des cheminot·e·s de la branche !

LORS DES EIA, EXIGEONS COLLECTIVEMENT :

  • Une charge de travail en cohérence avec la durée légale du travail (1 589h annuelles) ;
  • Une organisation de la production garantissant des conditions de vie et de travail de haut niveau ; Des appuis de proximité réactifs pour les services nécessaires aux cheminot·e·s ;
  • Des appuis techniques en proximité pour garantir la qualité du service public ferroviaire ;
  • Des moyens humains, matériels et financiers qui concourent à l’application de nos missions ;
  • Le respect d’un droit à la déconnexion garantissant les temps de repos ;
  • Une reconnaissance de la pénibilité pour les métiers de l’encadrement.

À NOTER :
La préparation de l’EIA sur Station C, c’est du temps de travail ! Elle doit se faire en service et avec les moyens matériels de l’entreprise. De plus, aucune disposition légale ni contractuelle n’oblige les cheminot·e·s à adhérer au contenu de son EIA.
L’UFCM-CGT invite les cheminot·e·s à préciser par écrit, pour chacun des items, dans les cases prévues à cet effet, les raisons qui amèneraient à cocher la case « NON » (objectifs inatteignables, commentaires sur le savoir-être…) ; ce qui est inscrit par le·la salarié·e ne peut être modifié sans son autorisation.
En outre, conformément à l’article 2.1 de l’accord PEDPP, l’EIA « est un rendez-vous annuel entre un manager et un salarié » : la direction ne peut donc pas être en supériorité numérique face à un·e cheminot·e lors de l’EIA.

TOUTES ET TOUS RASSEMBLÉ·E·S AVEC L’UFCM-CGT ! 

BÂTISSONS COLLECTIVEMENT UN SERVICE PUBLIC 
FERROVIAIRE DE QUALITÉ, À VISAGE HUMAIN 
ET TOURNÉ VERS LE PROGRÈS SOCIAL

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RÉGRESSION SOCIALE, MOTEUR DU CAPITAL !

Droit du travail

| Les conditions sociales

Que ce soit sur le temps de travail, sur les repos hebdomadaires, sur les arrêts maladie…, les attaques du patronat et du pouvoir en place contre les droits des salarié·es s’accélèrent.

Ces mesures ne s’appliquent pas, pour l’instant, dans les branches professionnelles disposant d’une Convention collective, mais jusqu’à quand ?

Le 13 novembre dernier, la Cour de cassation a jugé qu’un·e salarié·e peut travailler plus de 6 jours consécutifs, à condition qu’il ou elle ait au moins un jour de repos dans chaque semaine civile (du lundi 0h00 au dimanche 24 heures). En d’autres termes, elle considère que le Code du travail autorise un·e salarié·e à travailler jusqu’à 12 jours consécutifs étalés sur deux semaines, tant qu’un repos existe dans chaque semaine civile !

Cette lecture orientée du droit constitue une nouvelle attaque contre les salarié·e·s, insultant l’histoire sociale des travailleur·euse·s en rayant d’un trait de plume la lutte des mineurs en 1906 après la catastrophe de Courrières, débouchant sur la création du repos hebdomadaire à la suite d’un mouvement social d’ampleur marqué par une répression sans précédent !

L’OFFENSIVE DÉCOMPLEXÉE DES IDÉES CONSERVATRICES S’INTENSIFIE !

Le 22 novembre 2025, c’est au tour de la droite sénatoriale, dans le cadre de l’examen du PLFSS 2026, d’afficher son mépris pour les salarié·e·s en votant un amendement augmentant la durée annuelle de travail des salarié·e·s de 12 heures supplémentaires par an ! Cette mesure s’inscrit dans la lignée de la bataille culturelle menée par le capital et ses laquais, en infusant dans le débat public des idées régressives et antisociales, à l’image du projet de loi du 3 juillet dernier voulant mettre fin au 1er mai férié, chômé et payé, ainsi que l’adoption, le 31 octobre 2025, de l’amendement rendant possible la prescription par les médecins d’une période de télétravail en lieu et place d’un arrêt maladie !

UNE AUTRE VOIE, HUMAINE ET SOLIDAIRE, EST POSSIBLE !

Alors que le patronat du ferroviaire (UTP) applique les mêmes recettes avec ses attaques incessantes contre la CCN de branche, les cheminot·e·s en ressentent déjà les effets dévastateurs, notamment du fait des réorganisations en cascade et de la dégradation de leurs conditions de travail. Concernant les ingénieur·e·s, cadres, technicien·ne·s et agent·e·s de maîtrise (Ictam), ils et elles subissent l’explosion de leur temps de travail, souffrent de l’accroissement exponentiel de leur charge mentale et d’un déséquilibre vie pro-vie perso grandissant.

C’est pourquoi il est nécessaire de se rassembler avec la CGT et son UFCM pour revendiquer un nouveau Statut du travail cheminot (NSTC) protecteur et émancipateur, et de se mobiliser contre nos ennemis de classe, dont l’unique objectif est de détruire nos repères collectifs en matière de droits, de salaires, de protection sociale et de retraite !

LA CGT ET SON UFCM REVENDIQUENT :

  • des augmentations générales de salaire et la mise en place d’une grille unique des salaires ;
  • l’extension de la liste des emplois-repère à pénibilité avérée (ERPA) et l’amélioration des dispositifs de CAA existants ;
  • la reconnaissance de la pénibilité pour les encadrants de proximité, leurs adjoints, les RET, les GM, les CTT, les ordonnanceurs et les « astreinteurs » ;
  • la mise en place d’un décompte horaire pour contrôler le temps de travail mais aussi le temps de repos ;
  • l’instauration de véritables dispositifs de déconnexion sous la responsabilité de l’employeur ;
  • l’abrogation de la contre-réforme des retraites ;
  • l’arrêt de toutes les réorganisations en cours.

CONTRE LA RÉGRESSION SOCIALE ET L’AUSTÉRITÉ BUDGÉTAIRE,
CHEMINOT·ES DE TOUS MÉTIERS ET DE TOUS COLLÈGE,

EN GRÈVE ET DANS LES INITIATIVES LOCALES LE 2 DÉCEMBRE !

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UNE CONVENTION SÉCURITÉ BOUSCULÉE PAR LA CGT !

Sécurité et santé au travail

| Actions

La CGT provoque les débats en amont de la convention sécurité organisée le 12 et 13 novembre par la direction du GPU SNCF.
Elle exige un changement radical en matière de politique sécurité.

Alors que le nombre d’accidents mortels et celui d’événements de sécurité atteignent des niveaux dramatiques, la direction du GPU SNCF avait néanmoins prévu de s’auto-féliciter lors d’une réunion en grande pompe.

Coactivité et ouverture à la concurrence qui impliquent une multiplication des acteurs sont des éléments qui concourent à la dégradation de la sécurité.

La balkanisation de la SNCF, les stratégies de filialisations et d’externalisation sont autant de coups portés. Pourtant, ces sujets n’ont pas été réellement abordés par la direction.

Enfermée dans une logique pro business et dogmatique, elle prône l’ouverture à la concurrence, osant même la présenter comme un atout
pour la sécurité !

Simplification, suppression d’un soi-disant sur-prescriptif …, la palette récurrente des items PRISME a été développée durant cette convention.

L’amiante, le plomb ou encore d’autres substances toxiques continuent d’empoisonner les cheminots mais la direction l’écarte de son analyse.

Les accidents du travail sont en forte croissance, pourtant là encore, il n’y a pas de réelle prise en compte.

Pour la direction tout irait pour le mieux et la politique appliquée doit se poursuivre et même s’accélérer.

Ce cycle de pure communication, d’éléments de langage qui ne servent qu’un affichage de façade doit CESSER.

En marge de cette convention, à l’appui d’une distribution de tracts, les militants de la CGT ont échangé avec les participants sur la nécessité d’une autre politique en matière de sécurité.

Au-delà des constats, ils ont pour beaucoup partagé l’analyse de la CGT et ses propositions.

La Sécurité a besoin de moyens pour :

  • Des formations initiales et continues avec un socle sécurité plus large.
  • Un retour à un prescriptif global, structuré et partagé au sein du GPU.
  • Des effectifs suffisamment dimensionnés.
  • Un « management » de la sécurité repensé, revenant aux fondamentaux métier et terrain.
  • La création d’instances de proximité en charge des questions de santé et conditions de travail (CP SSCT) pour répondre aux besoins au plus près des réalités et des cheminots.
  • Le maintien et le développement des infrastructures.

La Fédération CGT des Cheminots porte des propositions concrètes aussi bien dans l’entreprise que dans la branche ferroviaire.

Nous invitons tous les cheminot·e·s à se renseigner auprès de nos syndicats de site et à rejoindre la CGT !

POUR LA SÉCURITÉ ET NOS CONDITIONS DE TRAVAIL !
ET PARCE QUE NOUS SOMMES TOUTES ET TOUS CHEMINOTS !

AGISSONS PAR LA GRÈVE
LE 2 DÉCEMBRE 2025 !

→ Pour le droit à la déconnexion, La CGT porte des revendications fortes !

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POUR LE DÉVELOPPEMENT DU SERVICE PUBLIQUE FERROVIAIRE, COMBATTONS L’AUSTÉRITÉ !

Appel à agrève

| Maîtrise et cadres UFCM

Le processus revendicatif enclenché à l’initiative de la CGT depuis septembre a permis de gagner l’abandon du vol de deux jours fériés et le décalage de la réforme des retraites. Mais l’austérité prévue par le budget présenté à l’Assemblée nationale reste une menace pour l’avenir, pour le service public ferroviaire et pour les cheminot·es !

Depuis des années, les coupes budgétaires étouffent les services publics, tandis que les exonérations fiscales pour les entreprises explosent, affaiblissant les droits des salarié·e·s. Au sein du GPU SNCF, les restructurations comme Résonances, Agur ou Destination 2030 créent souffrance et mal-être, dégradant les conditions de travail et frappant durement les cheminot·es qui font vivre le service public ferroviaire au quotidien.

L’IMPASSE DE L’AUSTÉRITÉ ET DES PROFITS COURT-TERMISTES !

Dans le cadre de l’ouverture à la concurrence, la Direction refuse de négocier et cherche uniquement à réduire les droits des cheminot·e·s pour gonfler ses marges. Parallèlement, le désengagement financier de l’État menace des milliers de kilomètres de lignes, et le fonds de concours, financé par la productivité des cheminot·e·s, est une réponse trompeuse à cet enjeu vital.

UNI·ES ET DÉTÉRMINÉ·ES POUR CONTINUER Á GAGNER !

Depuis plusieurs mois, l’UFCM-CGT a engagé un processus revendicatif portant notamment sur la pénibilité, la mesure du temps de travail et le droit à la déconnexion, en pleine convergence avec la démarche de nouveau Statut du travail cheminot (NSTC) engagée par la Fédération CGT des cheminots.

Dans le cadre de la journée d’action interprofessionnelle du 2 décembre 2025, l’UFCM-CGT appelle les ingénieur·e·s, cadres, technicien·ne·s et agent·e·s de maîtrise (Ictam) à la grève, à la manifestation et à participer à toutes les initiatives locales pour revendiquer :

  • l’abrogation de la contre-réforme des retraites ;
  • l’arrêt définitif du processus de filialisation de l’entreprise en filiales Fret et Voyageurs ;
  • une loi de programmation pluriannuelle des investissements pour garantir le maintien et le développement de l’ensemble du réseau ;
  • des mesures d’urgence pour améliorer la sécurité ferroviaire et celle des personnels ;
  • des augmentations générales de salaire et la mise en place d’une grille unique des salaires ;
  • l’arrêt de toutes les réorganisations en cours.

LE 2 DÉCEMBRE, TOU·TE·S LES ICTAM EN GRÈVE,
EN MANIFESTATION ET DANS LES INITIATIVES LOCALES
POUR GAGNER SUR NOS REVENDICATIONS !

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ENCORE LOIN DU COMPTE !

Bilatérale déconnexion du 13 novembre 2025

| Droit à la déconnexion

La Fédération CGT des cheminots a été reçue le 13 novembre, dans le cadre des négociations en cours sur la mise en œuvre du droit à la déconnexion pour tous les cheminots.

Alors que nous avons déjà échangé avec la Direction sur les enjeux et la portée que la CGT souhaite donner à cet accord, les propositions faites en séance sont hélas bien en deçà des besoins et exigences des cheminots. Dès le préambule, qui ne pointe pas la responsabilité et les obligations de l’employeur dans la mise en oeuvre du droit à la déconnexion, le ton est donné !

Les filiales Fret et Voyageurs dédiées sont absentes du champ d’application ! Alors que la CGT réclame un accord Groupe garant de l’unicité de l’entreprise et dans l’application et la garantie des droits pour tous les cheminots, l’accord ne renvoie qu’à la possibilité d’adhésion de chacune.

Pas d’outils ou de procédures contraignantes

  • Pas d’instauration de trêve de messagerie.
  • Aucuns moyens, procédures ou outils contraignants mis en place par l’employeur ou identifiés.
  • Pas de cadrage des outils utilisables.
  • Pas de liste des outils et moyens de communication officiels et donc pas le moindre début de cadrage d’utilisation.
  • Pas d’outil d’alerte, même pas sous forme de notifications.
  • Pas de suivi prévu de la charge travail.
  • Pas de système autodéclaratif infalsifiable.

Des avancées timides mais encore peu protectrices

  • Instauration d’une plage horaire de déconnexion de référence entre 20 heures et 7 heures et le week-end, hors services postés, roulants, astreinte et continuité de service.
    La CGT réclame en plus une définition des horaires habituels de travail entre 7 heures et 19 heures ou 8 heures et 20 heures, permettant de limiter les dérives sur le non-respect des temps de repos.
  • Incitation à organiser les réunions entre 8 h 00 et 18 h 30 (heure de début et fin), mais sans exclure la coupure repas et sans obligation.
  • Évocation de la santé mentale, mais sans évaluation des risques, interlocuteurs ou indicateurs dans l’accord.
  • Des interlocuteurs pour faire part de ses difficultés, mais hors instances représentatives du personnel, hors CSSCT et sans procédure. La CGT a réussi à y intégrer au minimum la médecine du travail, mais pour l’instant, les sollicitations n’ont pas valeur d’alerte.
  • Possibilité de pause numérique ou de joignabilité seulement pour les salarié·e·s au forfait jours.
    La CGT gagne de l’élargir à tous les salarié·e·s hors services postés, roulants, astreinte et continuité de service et réclame plus qu’un encouragement de la part de la hiérarchie.
  • Sensibilisation des salarié·e·s et des encadrant·e·s.
    La Direction s’engage à modifier dans l’accord les termes « sensibilisation par formation ». La CGT a rappelé qu’elle ne se contentera pas de e-learnings.

Des dérives qui pourraient perdurer

Sur la commande du personnel et les outils de commande, il y a encore beaucoup de flou. Le refus affiché de ne pas lister et déterminer dans cet accord les moyens de communication par lesquels une passation ou réception d’ordre ou de commande ou d’exécution d’une tâche par les salarié·e·s montre la volonté de laisser perdurer certaines dérives liées à mise en place d’outils numériques dématérialisés.

De même pour le télétravail : une simple veille de la part de la ligne managériale sur le temps en présentiel est mentionnée, sans citer le respect strict de l’accord Télétravail, pourtant déjà peu protecteur et sans moyen ni process pour contrer ses dérives.

Aucun indicateur, comité ou moyen de suivi et d’alerte n’est prévu. La Direction se réfugie derrière des contraintes techniques ou juridiques qui l’empêcheraient de les mettre en oeuvre. On devine en filigrane la question des moyens financiers et humains qu’elle compte y mettre, ou plutôt ne pas y mettre !

L’accord doit aller plus loin que les belles intentions et les grands principes !

 

 

LA CGT ET SON UFCM
APPELLENT L’ENSEMBLE DES CHEMINOT·E·S
À ÉLEVER LE RAPPORT DE FORCE ET AGIR PAR LA GRÈVE LE 2 DÉCEMBRE !

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QUAND LE CAPITAL VEUT EXPLOITER LES SALARIÉ•ES JUSQU’À LA NAUSÉE !

Télétravail

| Maîtrise et cadres UFCM

En mépris total de la dignité humaine, deux députés de droite en mal de reconnaissance ont fait adopter en commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale, le 31 octobre dernier, deux amendements dans le cadre du PLFSS pour 2026 afin d’autoriser les médecins à prescrire du télétravail à la place d’un arrêt maladie !

L’arrêt maladie est un droit essentiel conquis par les salarié·e·s. Il a pour objectif de protéger la santé de la travailleuse ou du travailleur durant sa convalescence, tout en garantissant le maintien du salaire pendant cette période. Ces amendements dogmatiques soulèvent plusieurs problématiques : ils traduisent une méfiance à l’égard des salarié·es et une défiance envers la légitimité du corps médical, et constituent une attaque frontale contre notre protection sociale ainsi que le droit du travail !

LE TEMPS DU SOIN N’A PAS À ÊTRE TRANSFORMÉ EN TEMPS DE TRAVAIL !

Sous-entendre qu’un·e salarié·e peut travailler tout en étant malade est injurieux : il remet en cause la probité et l’intégrité des travailleur·euse·s en souffrance et des médecins qui prescrivent les arrêts ! En outre, attaquer les arrêts maladie, c’est attaquer notre salaire socialisé, c’est-à-dire ce que nous finançons collectivement par nos cotisations. La Sécurité sociale, dont nous fêtons cette année les 80 ans, n’est pas une « charge », c’est une richesse ! Ce projet revient à détourner nos droits pour servir les intérêts patronaux, dans une tentative honteuse de monétisation de la souffrance des salarié·es !

LA SANTÉ DES CHEMINOT·ES N’EST PAS À VENDRE !

Les ingénieur·es, cadres, technicien·ne·s et agent·e·s de maîtrise (Ictam) sont particulièrement concernés : explosion du temps de travail, alourdisse-ment de la charge mentale, déséquilibre vie professionnelle-vie personnelle, stress, sursollicitation par l’employeur pendant les repos et les congés… Les cheminot·e·s n’en peuvent plus ! Mais cette situation n’est pas inéluctable : rassemblé·e·s et déterminé·e·s, avec l’UFCM-CGT, reprenons la main pour construire un service public ferroviaire à visage humain !

La CGT et son UFCM revendiquent un nouveau Statut du travail cheminot (NSTC) garantissant la dignité des cheminot·e·s par le biais d’un cadre social, de conditions de travail et de salaires de haut niveau !

LES FEMMES ET LES HOMMES, PAR LEUR FORCE DE TRAVAIL,
CRÉENT LES RICHESSES ! LUTTONS POUR QU’ELLES SERVENT LE SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE,
LA PROTECTION SOCIALE ET LES CONDITIONS DE TRAVAIL DES CHEMINOT·ES
PLUTÔT QUE LES APPÉTITS FINANCIERS DU PATRONAT !

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L’UFCM-CGT À LA MANŒUVRE POUR GAGNER DES DROITS NOUVEAUX !

Droit à la déconnexion

| Droit à la déconnexion

Suite à la mise en place du GT Encadrement par la Direction à l’issue du simulacre de négociations NAO 2024, l’UFCM-CGT a poursuivi et amplifié la construction du rapport de force avec les ingénieur·e·s, cadres, technicien·ne·s et agent·e·s de maîtrise (Ictam) dans une optique de progrès social, notamment à travers des mesures concrètes concernant le droit à la déconnexion !

Le constat est sans appel : la détérioration des conditions de travail et le déséquilibre croissant entre vie professionnelle et vie personnelle impactent durablement le quotidien des femmes et des hommes qui, chaque jour, font vivre le service public ferroviaire.

C’est pourquoi l’UFCM-CGT a porté le sujet du droit à la déconnexion au plus haut niveau de l’entreprise, dans le cadre des groupes de travail et des bilatérales avec la direction du GPU SNCF. Forte de revendications construites collectivement avec les cheminot·e·s, à partir des besoins exprimés lors des tournées, l’UFCM-CGT a contraint la Direction à ouvrir des négociations en vue d’un accord applicable à l’ensemble du Groupe !

FORCE DE PROPOSITION POUR GAGNER !

En responsabilité, l’UFCM-CGT a créé les conditions d’une rencontre avec les autres organisations syndicales représentatives afin de partager l’exigence d’un accord collectif contraignant la Direction sur la mise en oeuvre du droit à la déconnexion et d’imposer des droits opposables pour tous les cheminot·e·s.

Sous l’impulsion de l’UFCM-CGT, une plate-forme revendicative commune a été validée et portée à la connaissance des cheminot·e·s ainsi que de la Direction ! Suivre le lien

OBJECTIF NSTC !

Au-delà de la légitimité et de l’urgence à gagner un droit à la déconnexion protecteur pour les cheminot·e·s, il est nécessaire de continuer à porter nos revendications sur l’emploi (seule réponse à l’inadéquation entre la charge et les ressources), sur l’amélioration des conditions de travail ainsi que sur la mesure du temps de travail, notamment face aux ravages causés par l’application du forfait jours, accord que la CGT n’a pas signé !

Pour la CGT et son UFCM, gagner un nouveau Statut du travail cheminot (NSTC) garant d’un service public ferroviaire de haut niveau, préservant la santé physique et mentale des cheminot·e·s et générateur d’emploi est la seule perspective pour un avenir social et solidaire !

POUR UN SYNDICALISME PROGRESSISTE,
REVENDICATIF ET HUMAIN,
REJOIGNEZ L’UFCM-CGT !

 

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