Fédération CGT des Cheminots


POUR UNE RÉELLE MISE EN ŒUVRE DU DROIT À LA DÉCONNEXION

Communiqué aux cheminot·es

| Droit à la déconnexion

Si le droit à la déconnexion existe de fait, il n’y a, pour l’heure, à la SNCF, aucun texte pour l’encadrer.
Rien ne protège ni la santé, ni la vie personnelle, ni le temps de repos des cheminot·e·s.

Les organisations syndicales représentatives se sont rencontrées pour porter l’exigence commune d’un accord collectif contraignant la Direction sur une mise en oeuvre effective du droit à la déconnexion en imposant des droits opposables pour les cheminot·e·s.

Cet accord groupe doit être applicable à l’ensemble des salarié·e·s des sociétés SNCF (SNCF SA, SNCF Voyageurs, SNCF Réseau, SNCF Gares et Connexions) et du GIE Optim’Services et de l’ensemble des filiales Fret et Voyageurs.

NOS REVENDICATIONS COMMUNES
1. Établir les règles relatives à la déconnexion et leurs modalités de mise en œuvre, de respect et de contrôle.

  • Le droit à la déconnexion, c’est le droit pour tout agent de ne pas être connecté à des outils professionnels numériques (hardware et/ou software) en dehors de son temps de travail et de ne pas répondre aux sollicitations professionnelles hors des amplitudes horaires définies.
  • Définition d’une plage horaire de référence, calquée sur les heures d’ouverture des bureaux établies de 7 h 00-8 h 00 à 19 h 00-20 h 00, soit une fermeture de 19 h 00-20 h 00 à 7 h 00-8 h 00 et le week-end, avec envoi différé des courriels.
  • Instauration de périodes de « trêve » de messages électroniques, mails ou Teams matérialisées par des plages horaires de fermeture/blocage de l’accès au serveur, avec envoi différé des courriels, sur la base des horaires collectifs de travail et de fermeture des bureaux.
  • Interdiction des sollicitations professionnelles en dehors des heures de travail ou d’astreinte n’obérant pas la continuité du service.
  • Mise en place des outils et moyens contraignants sous la responsabilité de l’employeur/ chaîne managériale du temps de repos.
  • Sans autorisation, interdiction d’installation d’outils qui ne sont pas des outils numériques officiellement reconnus par l’entreprise pour exercer des tâches professionnelles sur les outils de travail.
  • Organisation des réunions en respectant les horaires collectifs de travail, sans préjudice des exigences liées à la continuité du service, de préférence sur site, dans des espaces dédiés. Un principe d’interdiction des réunions après 17 h 00 en serait une des illustrations.
  • Mettre en place les leviers pour que le respect du droit à la déconnexion soit une référence forte de l’ensemble des structures hiérarchiques avec un devoir d’exemplarité des Cadres Supérieurs (CS)/Cadres Dirigeants (CD).

2. Inscrire ces règles dans le strict respect des dispositions relatives au temps de travail et au droit aux repos et congés. Elles visent à garantir les droits des salariés et les protéger d’éventuelles dérives. Elles visent également à définir les devoirs de chacun afin de respecter les droits des autres.

  • Faire respecter la durée légale du temps de travail pour les différents régimes existants et définis par les accords en vigueur, et notamment l’amplitude et le respect des temps de repos journaliers, périodiques et supplémentaires.
  • Un point spécifique sur la commande du personnel, et notamment les outils numériques de commande dans l’accord. Les délais et conditions de prévenance doivent respecter la réglementation en vigueur.
  • Définir les outils numériques et canaux officiels de contact, d’échange, de passation/réception d’ordres ou de commandes ou d’exécution d’une tâche à la charge du salarié. Les lister de la manière la plus complète possible, aussi bien au niveau national que sur un périmètre local. Ceci doit permettre d’identifier le champ et le niveau d’obligation de chacun vis-à-vis des outils (par exemple : WhatsApp n’est pas un outil officiel, les numéros personnels non plus, les usages et fonctions de Teams doivent être précisées…).
  • Une notification d’alerte en cas d’activité en dehors des horaires de bureau.
  • Un dispositif d’alerte à chaque non-respect des repos journaliers entre deux sessions de connexion. Ce dispositif permettrait tout autant de protéger le ou la salarié·e que son ou sa responsable.
  • Utilisation d’un code de déverrouillage ou création de profils « sans trêve » pour les astreintes / cellules de crise / services postés ou mandatés.

3. Faire respecter les obligations de l’employeur en matière de Santé Sécurité & Conditions de Travail (SSCT).

  • Prise en compte des impacts du numérique sur la santé physique et mentale des salariés.
  • Un système d’évaluation des risques et des impacts.
  • Suivi de l’accord et mise en oeuvre, un suivi et bilan régulier d’indicateurs liés à la « sur-connexion » en CSSCT, mesurant notamment :
    les charges de travail, qui doivent être mesurées a priori et a posteriori afin d’être en permanence adaptées à l’agent via un système auto-déclaratif infalsifiable et assurant une traçabilité sous le contrôle des instances représentatives du personnel,
    l’impact sur la santé des outils numériques à intégrer dans la visite médicale en médecine du travail et dans le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (Duerp). La CSSCT sera force de proposition pour mettre en place des actions de prévention.
    les heures supplémentaires récurrentes.
  • Obligation pour l’employeur de prendre des mesures immédiates pour faire cesser la dérive, s’assurer de la santé des salarié·e·s concerné·e·s en cas de surcharge de travail, d’heures supplémentaires récurrentes constatées ou de non-respect des durées maximales de travail et minimales de repos, pour un·e agent·e ou un service.
  • Possibilité de saisine par la ligne managériale ou le/la salarié·e de la CSSCT suite à des difficultés persistantes en lien avec l’application du droit à la déconnexion et la charge de travail leur assurant la sécurisation de la parole et l’absence de pénalisation du requérant.

4. Déconnexion pendant le temps de travail

  • L’accord devra prendre en compte la déconnexion aussi pendant le temps de travail (sur sollicitation, interruption, enchaînement des réunions Teams ou physiques, contrôle interne /intrusion Teams ou autres, rupture de séquence, obligation de réponse rapide…), la lutte contre le présentéisme et l’effet tunnel des visioconférences enchaînées.
  • À leur demande, les agent·e·s peuvent indiquer leur indisponibilité sur les messageries professionnelles instantanées ou les agendas partagés, y compris sur certaines plages horaires dites de « concentration » ou de « respiration numérique » dans la journée.

Les organisations syndicales CGT Cheminots, UNSA Ferroviaire, SUD-Rail et CFDT Cheminots s’engagent à défendre cette plateforme revendicative unitaire dans les différentes réunions à venir dans le cadre de la négociation. Pour garantir les droits des cheminot·e·s., alléger leur charge mentale et préserver leur santé !

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La CGT des cheminots lance l’alerte !

Communiqué

| Espace presse

Après le déraillement de Cléon le 11 septembre et la découverte d’une éclisse cassée à Coutances le 22 septembre, un droit d’alerte a été déposé par les élus CGT auprès de la direction TER Normandie.
Actuellement, les cheminots concernés exercent leur droit de retrait.
La Fédération CGT des cheminots se tient aux côtés de tous les cheminots qui alertent depuis des mois sur la situation du réseau national.

Les derniers évènements sécurité graves survenus en Normandie, ajoutés à tous ceux recensés sur l’ensemble du territoire depuis le début de l’année, viennent confirmer ce que la CGT des cheminots dénonce depuis des mois : l’urgence sur les moyens pour l’entretien du réseau est bien réelle !
Alors que la France figure en queue du peloton européen en matière d’investissements dans les infrastructures ferroviaires, les désorganisations successives réduisent les effectifs des cheminots et rendent intenable l’exercice de leurs métiers !
Gouvernement et directions doivent répondre des enjeux de sécurité, de moyens humains et matériels consacrés à la surveillance et à la maintenance du réseau : par exemple, comment seulement 10 cheminots sont-ils censés assurer la maintenance et la surveillance régulières de 57 kilomètres de voies, dont certaines atteignent près de 37 ans d’âge ?

La CGT des cheminots porte des revendications concrètes :

  • Renforcer les équipes de maintenance,
  • Remettre totalement en cause le programme Maintenir Demain et déclencher immédiatement un moratoire pour toutes les réorganisations en cours,
  • Mettre fin à la logique de sous-effectifs à la SUGE (Surveillance Générale SNCF) et de contractualisation de la sûreté,
  • Préserver les métiers et les savoir-faire ferroviaires,
  • Garantir des parcours professionnels reconnaissant l’expérience, l’ancienneté, la technicité des métiers et les diplômes,
  • Flécher de nouvelles ressources financières pour investir massivement sur les infrastructures ferroviaires.

L’ensemble des cheminots exerçant sur le réseau ferré est exposé : la CGT des cheminots a donc déposé un droit d’alerte national sur les CSE Centraux Réseau et Voyageurs, sur le CSE Hexafret et a pris contact avec les élus CGT des entreprises ferroviaires privées !

La vie des cheminots et des usagers ne se brade pas : la sécurité ferroviaire repose sur la prévention, une infrastructure entretenue et des cheminots suffisamment nombreux et expérimentés.
Nous réaffirmons que c’est grâce aux cheminots que la sécurité ferroviaire tient, et que c’est à cause des politiques ultra-libérales qu’elle est mise en péril, à l’instar du service public !

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UNE AUGMENTATION DES SALAIRES MAINTENANT !

Observatoire de la rémunération

| Non classé

Un Observatoire de la rémunération s’est tenu le 22 septembre.
Le constat est clair : les cheminot·es n’ont pas besoin qu’on observe leurs salaires à la loupe. Ils ont besoin qu’on les augmente.
Pas demain. Maintenant !
La CGT exige l’ouverture immédiate de négociations salariales.

Quand la colère monte, la direction ressort son Observatoire : écran de fumée, experts en renfort !
Leur mission ? Nous faire croire que tout va bien pendant que nos fiches de paie décrochent, nous vendre l’idée que les cheminot·es seraient « bien lotis », alors que les factures explosent, nous expliquer qu’il faut surtout attendre pour ne pas mettre en péril le « modèle économique » alors que les bénéfices s’étalent dans la presse.
Les experts peuvent empiler les graphiques : aucun tableau ne remplit un frigo.
Carburant, alimentation, énergie, loyer… tout augmente. Même dans le scénario le plus favorable, l’inflation atteindrait 2,9 % d’ici fin 2026.
Les dépenses contraintes, celles que l’on ne peut pas repousser, ont augmenté de 3,6 % en 9 mois et continuent de grimper (loyers, énergie, transports, assurances, crédits…). Les prix des produits alimentaires explosent (les légumes frais : +17 %).
Le président de la SNCF sait trouver les mots pour saluer l’engagement des cheminotes et cheminots. Cela doit se concrétiser en euros sur la fiche de paie.
+ 0,18 % comme mesure générale d’augmentation pour 2026 : c’est ce qu’a accordé la direction lors des dernières NAO salaires. Ce n’est pas une reconnaissance salariale. C’est une gifle sociale.

STOP AU CINÉMA SOCIAL ! IL FAUT DE VRAIES NÉGOCIATIONS SALARIALES.

La CGT le dit clairement : quels que soient les résultats comptables, les bénéfices ou pas, les cheminot·es créent tous les jours de la richesse, car ils assurent le service public ferroviaire.
Parce que leur travail, leurs savoirs doivent être enfin reconnus, la CGT revendique :

  • 12 % d’augmentation générale immédiate pour toutes et tous ;
  • des primes de travail, de traction revalorisées et l’équivalent pour les cheminots contractuels et une prime de base garantie ;
  • un véritable 13e mois pour tous.

Parce qu’ils n’ont pas à subir les soubresauts économiques, l’inflation dont ils ne sont pas responsables, la CGT revendique :

  • un vrai rattrapage du contentieux salarial accumulé depuis des années ;
  • l’échelle mobile des salaires pour que les paies suivent automatiquement les prix.

Parce que les inégalités entre cheminotes et cheminots, mais aussi entre cheminots contractuels et statutaires, sont intolérables, la CGT revendique :

  • une grille salariale unique garantissant une progression automatique.
    Le salaire brut, c’est du durable, de la retraite, de la protection sociale. C’est la reconnaissance du travail. Le salaire, c’est pour la vie !

À l’issue de cet « observatoire », la direction annonce :

  • la tenue d’une réunion « pouvoir d’achat » le 3 novembre.
    La direction reconnaît donc qu’il y a une problématique sérieuse.
  • la tenue d’une NAO en janvier 2027.
    Les cheminotes et les cheminots n’attendront pas aussi longtemps !

Une interfédérale s’est tenue le 22 septembre au soir.
La CGT Cheminots, l’UNSA ferroviaire, la CFDT Cheminots étaient présentes.

La Fédération CGT des cheminots a proposé :

  • la sortie d’un communiqué unitaire,
  • le dépôt d’une demande de concertation immédiate,
  • la possibilité d’agir unitairement sur la question des salaires.

RASSEMBLÉS,
ORGANISÉS, DÉTERMINÉS : GAGNONS
UNE AUGMENTATION GÉNÉRALE DES SALAIRES,
TOUT DE SUITE !

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La CGT participe pour porter la sortie du dispositif !

| Non classé

Après neuf ans de silence et sans réel suivi, sur un accord que la CGT et Sud-Rail n’ont pas signé, la direction du groupe SNCF convoque les organisations syndicales représentatives à une réunion le 23 septembre 2026 sur la mise en oeuvre du forfait jours.
Cette réunion intervient suite à une obligation juridique qui n’implique pas explicitement la notion de sortie du forfait jours.
Il s’agirait donc de remettre à plat le régime du forfait jours et ses conditions d’application.

La CGT s’est largement expliquée au moment de la négociation et depuis la mise en oeuvre du forfait jours à la SNCF. Elle n’a cessé de dénoncer ses méfaits et dangers.

LA POSITION DE LA CGT EST CLAIRE.

NOUS REVENDIQUONS L’ABROGATION DE L’ACCORD FORFAIT JOURS.

Nous ne voulons pas négocier le poids des chaînes. Pour nous, la réponse passe notamment par :

  • le décompte horaire du temps de travail ;
  • la mise en place de plages variables ;
  • le calcul des emplois nécessaires au respect du temps de travail ;
  • une autre organisation de la production et du travail.

La charge de travail doit également être traitée, mais elle ne peut pas être réduite à la mise en place d’outils de suivi du forfait jours.

Le droit à la déconnexion doit être négocié dans un autre cadre, dans un accord spécifique applicable à tous les collèges.

ALORS POURQUOI PARTICIPER ?

Nous avons fait le choix de participer à cette première réunion pour :

  • porter directement nos revendications ;
  • connaître les intentions de la Direction ;
  • analyser les propositions qui seront mises sur la table avant de décider des suites.

Nous ne participerons pas à une démarche visant à simplement sécuriser ou pérenniser le dispositif. Notre boussole reste de garantir la santé physique et mentale des cheminots. Nous rendrons compte de cette réunion et déciderons des suites à lui donner.

POUR L’UFCM-CGT, IL FAUT ABANDONNER LE FORFAIT JOURS, PAS LE SÉCURISER !

Nous avons des revendications qui préservent la possibilité d’organiser sa journée de travail tout en sécurisant le temps de travail en limitant la surcharge de travail.

Le combat continue pour le décompte réel du temps de travail, les emplois nécessaires et une organisation du travail respectueuse des droits des cheminot·es.

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LA CGT FAIT RÉTABLIR LES DROITS DES CHEMINOTS !

Frais de transport Hexafret

| Le transport de marchandises

Des centaines de cheminots se sont vus refuser la prise en charge par l’entreprise de leurs frais de transport par TGV entre leur domicile et leur lieu de travail.
La CGT est intervenue afin de faire respecter ce droit.

Du jour au lendemain, des centaines de cheminots ont été privés du rem-boursement de leurs trajets en TGV entre leur domicile et leur lieu de travail. Face à cette remise en cause brutale, la CGT a immédiatement interpellé la Direction pour exiger le rétablissement de ce droit. Cette décision injuste pénalise directement les agents, alors même que leurs déplacements sont imposés par l’organisation du travail.
La Direction tente aujourd’hui de se défausser en invoquant une prétendue incompréhension, alors qu’il s’agit bien d’une tentative de faire disparaître un droit dû aux cheminots. Sous la pression des interpellations de la CGT, Elle a dû s’engager à procéder sans délai au remboursement des chemi-nots concernés et aux régularisations nécessaires.
Pour la CGT, aucun cheminot ne doit supporter sur son salaire le coût des transports nécessaires pour rejoindre son poste. La Direction doit mettre fin à ces pratiques, revoir sa position et garantir une prise en charge claire, durable et identique pour toutes et tous. Par ailleurs, lorsque le trajet est effectué en train, il doit relever des facilités de circulation accor-dées aux cheminots, donc gratuit.
C’est grâce à l’action de proximité menée au quotidien par les syndicats de site CGT que cette situation a pu être rapidement identifiée et portée auprès de la Direction. Présents sur le terrain, à l’écoute des cheminots et de leurs difficultés, les syndicats de site CGT ont pu intervenir sans attendre afin que les cheminots concernés soient dédommagés.
Cette victoire concrète démontre l’importance d’un syndicalisme de proxi-mité, capable d’agir vite, de faire remonter les problèmes et d’obtenir des réponses pour les cheminots. Quand les cheminots s’adressent à leur syndicat de site CGT, les problèmes ne restent pas isolés, ils sont rassemblés, défendus collectivement et portés avec détermination face à la Direction.
La CGT continuera d’agir partout où les droits des cheminots sont remis en cause, pour que chaque agent obtienne ce qui lui est dû et pour gagner de nouvelles garanties collectives.

INFORMEZ-VOUS DANS LES SYNDICATS DE SITE ET ORGANISEZ-VOUS AVEC LA CGT !

ENSEMBLE, EXIGEONS DE NOUVEAUX DROITS POUR TOUS LES CHEMINOTS !

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mêmes droits, même combat !

Cadre social Hexafret

| Le transport de marchandises

La direction d’Hexafret tente de remettre en cause la cadre social et ouvrir la voie à de nouveaux reculs pour l’ensemble des cheminots. Son objectif est clair : affaiblir nos garanties collectives pour plus de productivité en s’attaquant d’abord à l’organisation du temps de travail.
Ce que la Direction tente d’imposer aux cheminots d’Hexafret prépare aussi une offensive plus large contre tous les cheminots.
Ensemble, organisons la riposte et imposons nos droits !

L’accord de transition, qui garantit aujourd’hui aux cheminots d’Hexafret le cadre social du GPU SNCF, prendra fin le 31 décembre 2027. La Direction tente de se servir de cette échéance pour remettre en cause nos garanties et tirer les droits vers le bas.

DES DROITS MIS AU GARAGE

Une première réunion s’est tenue le 10 septembre 2026. Derrière les discours bien connus sur la « productivité » et la « souplesse », la direction d’Hexafret cherche à faire sauter les verrous protecteurs de l’organisation du temps de travail. Elle entend sacrifier les conditions de vie et de travail des cheminots pour remplir ses objectifs économiques.

La Direction veut réduire les délais de prévenance afin de modifier plus facilement les journées de service, les prises et fins de service, les roulements et les repos.

En clair, elle veut pouvoir adapter nos vies presque au jour le jour, selon ses besoins.

Elle veut aller encore plus loin en facilitant les dérogations locales, pour tirer vers le bas l’ensemble des garanties existantes : repos, durée journalière de service…

Rien ne serait épargné au gré des objectifs économiques locaux.

TOUS LES CHEMINOTS DEMAIN ?

Défendre les droits des cheminots d’Hexafret, ce n’est pas défendre un cas

particulier, c’est défendre un cadre commun pour tous les cheminots. Il serait dangereux de croire que cette offensive s’arrête à Hexafret. Dans le ferroviaire, chaque recul imposé quelque part devient un point d’appui pour attaquer ailleurs.

La méthode est connue : isoler un périmètre, obtenir un recul, puis tenter de le généraliser. Aujourd’hui une filiale, demain une autre société, après-demain l’en- semble de la profession.

D’ailleurs, c’est ce que visent les directions de la SA Voyageurs, de la SA Réseau mais aussi dans les filiales dédiées dans le cadre de l’ouverture à la concurrence : le dumping par l’effacement brutal ou progressif des garanties et des droits collectifs. C’est maintenant qu’il faut fermer la brèche !

RÉPONDRE ENSEMBLE !

La mobilisation du 10 juin a montré qu’une exigence commune pouvait rassembler largement : mêmes droits, mêmes garanties, même niveau de protection pour tous ! Face à une stratégie qui cherche à isoler les cheminots, notre réponse doit être collective. Défendre les droits des cheminots d’Hexafret, c’est défendre les droits de tous les cheminots. Refuser les reculs ici, c’est empêcher qu’ils deviennent demain la nouvelle référence imposée à l’ensemble de la profession.

C’est en faisant front commun que nous imposerons l’unité sociale, de nouveaux droits et une organisation du travail plus protectrice pour tous les cheminots.

INFORMEZ-VOUS DANS LES SYNDICATS DE SITE ET ORGANISEZ-VOUS AVEC LA CGT !

ENSEMBLE, EXIGEONS DE NOUVEAUX

DROITS POUR TOUS LES CHEMINOTS !

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DE L’ARGENT POUR LE FER ET POUR LA TERRE, PAS POUR LA GUERRE !

| Espace jeunes

La CGT appelle à participer le 26 septembre partout en France aux grandes marches pour la Paix, le climat et les solidarités. La jeunesse, pleinement consciente de ces enjeux et les cheminot·es, qui oeuvrent chaque jour au service public ferroviaire, y prendront pleinement leur part !

Les catastrophes qui se sont accentuées cet été dans le monde entier confirment brutalement la réalité du dérèglement climatique. Pour notre syndicalisme, les questions environnementales et l’urgence climatique sont indissociables de nos combats pour le progrès et la justice sociale.

Gouvernements et patronat ont refusé d’entamer les transformations nécessaires en matière de transition écologique et les salarié·es et les populations les plus vulnérables en paient directement les conséquences. Il est impératif d’établir un grand plan pour le climat, plaçant au centre la science, la solidarité et la coopération internationales dans la lutte contre le changement climatique, avec des transformations profondes et contraignantes dans les différents secteurs économiques plutôt que de se soumettre en permanence aux lobbys industriels et anti-écologiques.

Notre jeunesse, contrairement au capital, se préoccupe de l’avenir de l’Humanité !
Changeons de systéme, pas le climat !

À l’image de nombreux autres pays, la France a opté pour un budget militaire de 53,7 milliards d’euros en 2026 et une prévision de 67,4 milliards en 2030, soit, en 13 ans, plus du doublement des dépenses militaires.
Pendant ce temps-là, alors qu’il faut trouver au moins un milliard d’euros de financement par an d’ici 2032, la CGT des Cheminots revendique une loi de programmation pluriannuelle du financement des infrastructures afin de véritablement planifier, prioriser les travaux de régénération et de développement du réseau.

Or le projet de loi-cadre relatif au développement des transports entérine le désengagement de l’État du financement des infrastructures et la poursuite du sous-investissement public. La réalité est pourtant claire :

Le moyen de transport le plus écologique, c’est le train !

Exigeons les investissements publics nécessaires pour développer un service ferroviaire public, sûr et exercé par des cheminot·es qui assurent leurs missions dans une entreprise unique et intégrée la SNCF !

Le 26 septembre, en manifestation, exigeons une véritable politique écologique, avec un budget 2027 qui tire les nécessaires leçons des catastrophes de ces derniers mois !

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LA CGT EXIGE DES MESURES IMMÉDIATES POUR LA SÉCURITÉ DU RÉSEAU

Flash info : Déraillement de Cléon

| Non classé

Le 11 septembre, un grave déraillement est survenu à Cléon, faisant 43 blessés parmi les 183 voyageurs à bord.
La CGT adresse son soutien aux victimes, à leurs proches et à l’ensemble des cheminots touchés par cet événement.

Lors de la table ronde sécurité du 14 septembre, la CGT a rappelé qu’il est indispensable de laisser les enquêtes déterminer les causes et les responsabilités. Mais il est tout aussi indispensable d’agir dès maintenant pour prévenir tout nouvel accident.

DES MESURES IMMÉDIATES

La CGT demande sans délai :

  • le renforcement de la surveillance du réseau par la SUGE,
  • le recensement et le ramassage de tous les rails, coupons et matériaux de voie stockés ou abandonnés le long des infrastructures,
  • une information claire et immédiate de tous les personnels sur les mesures de prévention et de sécurité.

La sécurité ne peut pas attendre les conclusions des enquêtes.

LA SÉCURITÉ EXIGE DES MOYENS HUMAINS

Cet accident relance également la question des moyens attribués à SNCF Réseau. Sur le secteur concerné, seulement 10 cheminots assurent la surveillance et la maintenance de 57 km de voies.
Pour la CGT, il est urgent de :

  • renforcer les effectifs de SNCF Réseau et de la SUGE,
  • consolider les équipes de maintenance,
  • préserver les métiers et les savoir-faire ferroviaires,
  • mettre fin à la logique de sous-effectifs et de contractualisation de la sûreté.

LA CGT AGIT

La CGT a saisi le parquet de Rouen et se constituera partie civile afin que toute la lumière soit faite sur les circonstances du déraillement.

LA SÉCURITÉ FERROVIAIRE EXIGE DES MOYENS, DES EFFECTIFS ET DES ACTES IMMÉDIATS.

 

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Pas d’austérité pour le service public ferroviaire !

29 septembre : journée de lutte interprofessionnelle

| Communiqué

L’été 2026 a mis en exergue des décennies de choix politiques mortifères pour les services publics.
De la Sécurité Civile à la situation sanitaire et sociale dans les hôpitaux ou encore dans les chemins de fer, les politiques d’austérité conduisent nos services publics au bord du précipice !

Le Gouvernement Lecornu poursuit le récit édicté par Macron : la dette française est abyssale, la guerre est à nos portes et la crise financière couve, il faut donc faire des choix !

Ce sont donc, comme à chaque fois, les services publics qui sont privés de moyens pour fonctionner, ce sont les droits sociaux des plus précaires qui sont ciblés, ce sont les étrangers les boucs émissaires pendant que le Capital, lui, est préservé !

Dans les faits, l’austérité ne s’applique pas partout !

Au moment même où le Gouvernement nous explique que les caisses sont vides, plus de 415 milliards d’euros sont mobilisés au titre de la loi de programmation militaire, avec 36 milliards supplémentaires ajoutés dans la foulée, sans le moindre débat au Parlement.

Les aides et les exonérations de cotisations faites aux entreprises sans contrepartie, elles, sont par contre toujours garanties…

Sur le rail, les canicules à répétition ont provoqué jusqu’à trois fois plus d’incidents par jour que d’ordinaire. La production ferroviaire s’est retrouvée impactée par les suppressions de trains, les retards et les conditions de travail des cheminot·e·s ont été considérablement dégradées.

Pour la CGT, le bilan est sans appel : le plan canicule de la Direction est loin des exigences portées par les cheminot·e·s !

Le manque d’effectif est chronique, il impacte tous les métiers et les services. Certaines directions locales ont annoncé, dès la rentrée, le gel des embauches prévues dans le cadre du budget 2026 !

Dans ce contexte, les messages de remerciement et d’encouragement du Président Castex envoyés aux cheminot·e·s ces derniers jours n’éteindront pas l’incendie sur les chantiers et ne suffiront pas à calmer la colère qui s’est exprimée, notamment le 10 juin dernier !

Par ailleurs, la pseudo-consultation des cheminots lancée à grand renfort de Temps Réel pour les associer à la stratégie patronale relève non seulement d’une manipulation grossière, mais va, sans aucun doute, exacerber les tensions déjà palpables.

DES REVENDICATIONS LÉGITIMES SONT PORTÉES PARTOUT ET DES RÉPONSES CONCRÈTES SONT ATTENDUES !

Durant toute la période estivale, la CGT a agi pour préserver les droits de celles et ceux qui font, chaque jour, le service public ferroviaire.

Des luttes et des mobilisations se sont construites au plus près du terrain et, d’ores et déjà, plusieurs régions ont décidé d’agir durant le mois de septembre.

Dans le même temps, sur le plan national, les organisations syndicales de la fonction publique ont décidé d’un appel à la grève et aux manifestations le 29 septembre prochain.

Il est donc nécessaire de porter nos revendications spécifiques (investissement dans l’infrastructure et sa régénération, filialisation, avenir du Fret, droits collectifs, emploi, sécurité), tout en s’associant à la bataille commune contre l’austérité budgétaire.

En effet, ce que vivent les cheminot·e·s, les hospitalier·e·s, les pompier·e·s, les agent·e·s des finances publiques et des collectivités n’est pas une somme de crises sectorielles : c’est un choix politique unique, celui d’un budget 2027 qui annonce, une nouvelle fois, des coupes sévères dans l’engagement financier public.

C’EST POURQUOI LA CGT CHEMINOTS APPELLE L’ENSEMBLE DES PERSONNELS À AGIR LE 29 SEPTEMBRE PROCHAIN ET À S’INSCRIRE MASSIVEMENT DANS LES ACTIONS QUI SERONT DÉCIDÉES EN TERRITOIRE À L’APPEL DES SYNDICATS CGT.

LE 29 SEPTEMBRE, AGISSONS POUR PRÉSERVER NOS SERVICES PUBLICS ET NOS DROITS !

 

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Notre seule boussole : l’unité des cheminot·es !

Interfédérale

| Communiqué

Les quatre fédérations représentatives nationalement se sont à nouveau réunies le 7 septembre au soir sous l’impulsion de la CGT.
L’objectif : tracer des perspectives revendicatives les plus unitaires possibles au regard de la situation sociale dans les entreprises du ferroviaire et plus globalement dans le pays.

Pour la CGT, les questions liées à la paix, au climat, aux services publics et aux salaires doivent trouver des réponses dans la lutte sociale. Cheminot·e·s et citoyen·ne·s : nous avons notre mot à dire !

En ouverture de cette rencontre, la Fédération CGT des cheminots a rappelé que les enjeux de la paix, du climat et des moyens pour les services publics sont d’ores et déjà mis en avant avec un appel à la mobilisation large :

  • le 21 septembre, journée internationale pour la paix,
  • le 26 septembre avec une grande marche pour la paix et le climat
  • le 29 septembre à l’appel de l’intersyndicale de la fonction publique.

La Fédération CGT est également revenue sur la production ferroviaire estivale catastrophique où le manque de moyens humains, financiers et matériels se sont cruellement fait sentir. Elle a par ailleurs proposé de construire unitairement des suites à la puissante journée de grève nationale du 10 juin dernier pour gagner de nouvelles avancées pour les cheminot·e·s.

La Fédération CGT des cheminots a fait les propositions suivantes :

  • Concernant les 21, 26 et 29 septembre : une expression unitaire autour des sujets budgétaires, les besoins pour le service public ainsi que sur les enjeux climatiques et la paix, assortie d’un appel à agir.
  • Concernant les salaires : un appel à agir (grève nationale et/ou rassemblement à caractère national) si des négociations s’ouvrent au quatrième trimestre autour de nouvelles NAO. Les fédérations ont convenu de se rencontrer après le 22 septembre (jour de l’Observatoire des rémunérations) pour discuter des perspectives sur le sujet.
  • Concernant les suites à donner à la puissante grève du 10 juin, notamment sur :
    > L’arrêt du processus de mise en concurrence et un moratoire sur les restructurations ;
    > Le maintien des droits sociaux pour l’ensemble des cheminot·e·s,

la proposition formulée par la CGT n’a, pour l’heure, pas recueilli l’unanimité des OS. Nous le déplorons.

Sur l’ensemble de ces sujets, la Fédération CGT des cheminots continuera d’impulser la construction d’une réponse revendicative massive et la plus unitaire possible, en privilégiant ce qui constitue le seul rapport de forces à même de bousculer le camp d’en face :
L’UNITÉ DES CHEMINOT·E·S !

 

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La vraie info - Le JT des cheminots

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23 avril 2026

« Ça déshumanise les gares » : la CGT cheminots mobilisée dans les gares du Limousin contre la fermeture de guichets

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