Fédération CGT des Cheminots


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DES SPÉCIFICITÉS FORTES À DÉFENDRE, DE NOUVEAUX DROITS À CONQUÉRIR !

Métiers de l'encadrement de la filière Trains

| ASCT

Défense du métier de RET dans une filière Trains chapeautant un seul métier, celui d’ASCT, refonte de la prime de travail, parcours professionnels spécifiques, la CGT est bel et bien la seule à oeuvrer pour défendre les encadrants de la filière Trains !

La CGT fédère bien l’ensemble de la famille cheminote, dans toute sa diversité.

Depuis la disparition de la ligne métier incarnée par la direction des Trains et les établissements commerciaux Trains, les métiers de l’encadrement de la filière Trains, et plus particulièrement celui de RET, ont été profondément impactés et déstabilisés. Les réorganisations libérales du travail ont conduit à des suppressions de postes précieux pour exercer un encadrement de qualité. Les cheminotes et les cheminots de la filière ont largement tenu la barre, souvent au détriment de leur santé. La CGT propose de reprendre la main sur les organisations du travail en partant aussi des besoins exprimés par celles et ceux qui les mettent en oeuvre quotidiennement !

1. Métiers de l’encadrement Trains : des spécificités au service des ASCT !

L’accord Classifications et rémunérations finit d’entériner le concept de flexibilité totale que l’encadrement devrait décliner et subir sans mot dire. La notion d’agent de la relation clients pouvant exercer ses missions indifféremment au sol ou à bord est un mélange des genres porteur de menaces pour l’avenir du métier d’ASCT. Le métier de RET est, par voie de conséquence, menacé d’extinction au profit de postes et emplois fourre-tout. La réalité de l’encadrement d’équipes d’ASCT démontre exactement une nécessité inverse : le métier de RET, issu du dictionnaire des filières, est la seule modalité à même de garantir un encadrement efficace et performant à destination des ASCT !

La polycompétence réclamée par la Direction, via l’encadrement de plusieurs métiers de production, finit de provoquer une perte dans la maîtrise de technicité dont le RET est détenteur vis-à-vis des ASCT.

La CGT défend la pérennité du métier, alors que la Direction cherche par tous les moyens à le noyer dans des missions d’encadrement généraliste. Un « manager » serait ainsi capable d’exercer ses fonctions aussi bien en direction d’ASCT que d’ADC ou d’agents des gares, vendeurs, etc.

Aussi, les N+1 des RET sont de moins en moins issus de la filière Trains. Cette perte en ligne de la connaissance des métiers de la filière Trains par les N+2 des ASCT révèle de plus en plus de contradictions entre ce que vivent les ASCT et leur encadrement de proximité et ce qu’imaginent les dirigeants d’unité, directeurs de ligne, dirigeants de secteur, etc.

Les injonctions contradictoires se multiplient alors, fruits du décalage entre objectifs assignés et réalité des moyens à disposition pour produire le ferroviaire.

La CGT exige :

  • que le métier de RET soit pérennisé, ses spécificités reconnues ;
  • que les postes de spécialistes Trains en pôle de soutien retrouvent l’envergure qui était la leur avant la disparition des ECT.

2. Redonner les moyens pour un service rendu de qualité

Depuis la disparition des postes de spécialistes Trains de la DDT et des ECT, l’autonomie des encadrants s’est muée en isolement. Ils seraient ainsi voués à produire du management généraliste, mais également tout le contenu métier auparavant fourni par des experts métiers (sécurité, sûreté, LAF, tarifaire et services…). D’omnipraticien déclinant le travail de spécialistes des différents pôles de soutien, le RET est devenu un polyspécialiste qui n’aurait pas d’autre alternative que sa propre inspiration, à coût constant, pour faire progresser les équipes placées sous sa responsabilité. Cette polycompétence imposée par les réorganisations successives, combinée à l’augmentation significative des missions, est en premier lieu génératrice de risques psychosociaux pour les RET via l’explosion de la charge mentale dont ils deviennent victimes malgré eux !

La CGT revendique :

  • le retour d’une direction des Trains afin de renouer avec un pilotage des métiers des Trains robuste et performant, au service des besoins des cheminots de la filière ;
  • des équipes d’ASCT ne dépassant pas 15 agents, gage d’un accompagnement personnalisé et de qualité pour chaque ASCT.

3. Autonomie et sens du travail : un fonctionnement démocratique à regagner

La CGT porte un projet démocratique et vertueux quant à la place que l’encadrement se doit de retrouver. La Direction, aidée par certaines organisations de salariés dites proches de l’encadrement, a de plus en plus isolé les RET au sein de la ligne managériale. Ils se retrouvent aujourd’hui maintenus dans une position intenable : assurer les responsabilités et les délégations qui leur sont confiées au nom de l’employeur, tout en étant systématiquement tenus à l’écart des cercles de décisions. Ce modèle est absolument non vertueux puisqu’il tend à cantonner le RET à une position d’exécutant de décisions prises sans qu’il soit consulté. Non seulement cette lubie est inefficace quant à la portée, la crédibilité et l’efficacité des positions prises mais elle incarne, en premier lieu, la volonté de ne pas considérer le RET comme un véritable professionnel.

La CGT revendique :

  • un statut protecteur pour l’encadrement garantissant la pluralité des opinions et reconnaissant leur rôle central dans la production ferroviaire ;
  • une place active et cohérente des RET au sein de la ligne hiérarchique, comme contributeurs directs des prises de décisions.

4. Déroulements de carrière : en finir avec la double peine, garantir un mécanisme spécifique d’évolution professionnelle

À la perte d’autonomie et du sens du travail, s’ajoute le déroulement de carrière des RET, dont les modalités et les spécificités ont été dissoutes dans un processus global de sélection des profils, faisant l’impasse sur l’expérience et les qualifications acquises sur les postes et laissant place à l’appréciation unilatérale de l’employeur.

Or, il convient de rappeler que les parcours professionnels des RET, initialement en ECT, étaient guidés par une philosophie d’acquisition progressive des compétences, et donc d’une reconnaissance des qualifications en conséquence. Ainsi, le changement de collège engendré par le changement de qualification (E pour F) était une modalité prise en compte dans le déroulement de carrière des RET. Or, désormais, la Direction se plait à affirmer que les RET de la qualification E (classe 5) devraient, via Ambition cadre, prouver leur aptitude à devenir cadres. Cherchez l’erreur quand ces cheminots sont, au quotidien, définis comme « encadrants » par leur direction !

La CGT revendique un mécanisme facilitant l’accès au collège Cadres pour les RET du collège Maîtrises, sous surveillance des représentants des salariés afin d’écarter tout risque de pratiques abusives de l’employeur. La « détection des potentiels », dispositif opaque sans contrôle et sans contradiction possible, doit être abandonnée. Les compétences réellement détenues, l’expérience acquise sur le poste, doivent être les seuls critères d’appréciation opposables pour le déroulement de carrière !

La CGT Cheminots et son Union fédérale des cadres et maîtrises défendent et défendront systématiquement les intérêts de tous les cheminots de la filière Trains, sans distinction de métier, de statut ou de collège.

Ensemble, avec la CGT, en considérant les spécificités de chaque métier, gagnons la bataille pour produire un service public ferroviaire de haut niveau, obtenir des moyens et des conditions de travail qui nous respectent !

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LA CGT 1re ORGANISATION SYNDICALE À LA SNCF

ELECTIONS CSE

| Fédération

La Fédération CGT remercie l’ensemble des cheminotes et des cheminots qui lui ont renouvelé leur confiance en la plaçant 1re organisation syndicale avec 32,44 % des voix tous collèges, soit plus de 10 points devant la 2e.

La Fédération CGT salue l’engagement sans faille de ses militantes et militants qui ont œuvré avec conviction dans un environnement hostile à bien des égards, afin de conforter la CGT comme 1re organisation syndicale, en étant au plus proche de leurs collègues au quotidien et en toutes circonstances.

ÉVOLUTION DES EFFECTIFS

– 7 317 inscrits par rapport aux dernières élections (2018)

MODALITÉS DE VOTE

Les difficultés rencontrées dans la réception des courriers contenant les identifiants et codes, les erreurs et les errances de la direction SNCF et du prestataire retenu ont, sans aucun doute, impacté l’expression démocratique dans l’entreprise qui subit déjà de profondes transformations contraires à l’intérêt du service public ferroviaire et des cheminots.

Il en ressort une baisse de la participation globale et dans tous les collèges.

TAUX DE PARTICIPATION (comparé à 2018)

  • Global : 65,56 % (- 1,14 %)
  • Exécution : 59,19 % (- 1,1 %)
  • Maîtrises : 68,17 % (- 2,46 %)
  • Cadres : 70,32 % (- 5,24 %)

L’évolution des effectifs, les modalités de vote, les bouleversements rencontrés au quotidien suite aux réformes régressives de 2014 et 2018, les stratégies alambiquées des uns et des autres et les coalitions de circonstance auraient pu modifier de manière profonde et conséquente le paysage syndical.

Rien n’a été épargné à la CGT cheminots !

Avoir le courage de résister à la casse sans précédent de l’entreprise publique et des conditions de travail des cheminots, à la casse de notre statut social, proposer une autre voie et l’assumer en cherchant en permanence l’unité la plus large et l’élévation du rapport de force, est un chemin difficile que la CGT ne renoncera jamais à emprunter !

Les résultats tous collèges au sein du GPU sont les suivants :

  • CGT : 32,44 %
  • UNSA : 22,10 %
  • SUD : 18,67 %
  • CFDT : 15,94 %

La Fédération CGT prend acte du vote des cheminotes et des cheminots. Elle les invite à rester mobilisé·es et vigilant·es, de même qu’elle les invite à rester uni·es face aux attaques à venir, notamment en agissant massivement par la grève nationale unitaire tous services le 7 décembre prochain pour l’augmentation générale des salaires, jour de la prochaine table ronde NAO !

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DES CHEMINOTS TÉMOIGNENT… épisode 2

Classifications rémunérations

| Fédération

Quelques semaines après la mise en œuvre de l’accord classifications et rémunérations à la SNCF, les premiers constats sont sans appel : Rémunération, déroulement de carrière, parcours professionnels, pénibilité, conditions de travail… tout passe à la moulinette du patronat. Contre cette casse sociale, la CGT organise la lutte pour gagner un statut social de haut niveau pour tous les cheminots statutaires et contractuels.

« Rien ne change et c’est presque mieux qu’avant » martèlent-ils comme pour se dédouaner. La méthode Coué n’effacera pas la méthode « couac » matérialisée par la signature de cet accord. Mieux que les incantations pour justifier une signature qui peut à tout moment être retirée, laissons la parole aux cheminots eux-mêmes…(seuls les noms ont été modifiés).

DES DIPLÔMES ET DES FORMATIONS QUI NE SONT PLUS RECONNUS

La déclinaison de l’accord classifications et rémunérations dans le GPU SNCF, a permis à la direction de ne plus reconnaître les diplômes et les formations.

Cilia G. « J’ai obtenu un DUT Génie électrique. Je viens d’être recrutée sur un emploi classe 2 (qualification B) comme opératrice de maintenance électrique en Rhône-Alpes. Mon collègue a le même diplôme, mais il a été recruté avant la mise en oeuvre de l’accord. Il est classe 5 (qualification E). »

Jean L. « Je suis agent caténaire, recruté au statut en 2001. La direction m’a proposé, en 2022, une formation afin d’obtenir un titre professionnel d’opérateur caténaire, ce que j’ai accepté. Elle refuse maintenant de reconnaître ce diplôme et ne me propose plus aucune progression professionnelle. »

La CGT revendique une véritable reconnaissance des diplômes en cours de carrière et au recrutement, se traduisant par un seuil d’accueil dans une grille de rémunération en fonction du diplôme détenu.

DES PARCOURS PRO ET DES DÉROULEMENTS DE CARRIÈRE CONTRAINTS

La direction efface les règles collectives de progression automatique et de déroulement de carrière. Elle a supprimé le dictionnaire des filières et annonce le déboulonnage du Statut. L’accord signé est clair : c’est le « dirigeant » direct ou indirect qui décide seul des promotions en classe (qualification) ou des parcours professionnels.

Patricia M. « Je suis qualification C (classe 3), contrôleuse dans des trains régionaux en Bourgogne, depuis 18 ans. Je pensais pouvoir obtenir la qualification D (classe 4) et accéder aux roulements TGV compte tenu de mon expérience professionnelle et de mon ancienneté. Depuis juillet, c’est mon dirigeant qui décide de me promouvoir ou non sans critère formel et sans aucun contrôle apparemment…et il n’a pas l’air décidé ! »

Slimane P. « Je suis conducteur sur le Transilien, j’étais auparavant TA. Je pensais bénéficier des dispositions spécifiques liées à l’ancienneté et l’expérience pour obtenir la qualification TB3. Ces dispositions ont été purement et simplement supprimées. Mon dirigeant décidera seul de ma promotion ! ».

La CGT revendique un système de classification et de rémunération avec des garanties sur le déroulement de carrière non soumises à l’arbitraire patronal (avancement automatique, formations qualifiantes, instances paritaires, accès qualification ou collège supérieur non-discriminatoire basé sur l’expérience, l’ancienneté et la formation…).

POLYVALENCE « NO LIMIT »

L’accord de branche classifications rémunérations a effacé la notion de métier et de filière métier. Il crée 152 « emplois types » aux contenus très larges permettant une grande polyvalence.

Michael T. « Je suis ASCT, j’ai été recruté au Statut en 2000. J’ai vu la polyvalence s’installer mais depuis quelques mois, je fais de plus en plus de tâches normalement dévolues à mes collègues des gares (vendeurs et agents d’escale). Depuis le 1er juillet, je suis positionné sur l’emploi type « agent d’accompagnement des trains et de la relation client » qui inclut des missions des agents commerciaux des gares. »

Le témoignage de Michael est éloquent, mais le texte de l’accord va encore plus loin. Il autorise formellement les employeurs à créer de nouveaux « emplois types » avec le contenu qu’ils souhaitent, quand ils le souhaitent, sans que personne ne puisse s’y opposer. La direction du GPU SNCF s’est empressée de se saisir de l’aubaine.

Ainsi la direction de la SA Réseau a d’ores et déjà annoncé la création d’un nouvel emploi type, « REQ », qui regroupe les missions de plusieurs métiers de l’Équipement.

La CGT revendique un système de classification avec une définition claire et exhaustive des métiers et de leurs contenus afin de limiter les polyvalences et le dumping social qui en découlent.

Face à ces situations bien réelles, générées par la déclinaison unilatérale de l’accord de branche, la CGT intervient partout pour rétablir les cheminots dans leurs droits.

La CGT dit ce qu’elle fait et fait ce qu’elle dit !

Retrouvez bientôt l’épisode 3…

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DES LIEUX D’ACCUEIL POUR TOUS ET PARTOUT POUR RÉPONDRE AUX BESOINS SOCIAUX !

Action sociale / FASS

| Fédération

Pendant que les autres OS se contentent d’accepter l’implantation géographique des CAS (Centres d’Action Sociale) imposée par la direction, la CGT exige un maillage territorial complet et les emplois à même d’accueillir les cheminots et leurs familles pour répondre à leurs attentes sociales.

Trois ans que les travaux sur le maillage territorial ont commencé en groupe de travail de la CoFASS. Pendant ce temps, la direction a continué de détruire les lieux d’accueil à proximité du domicile des cheminots, ce qui faisait la force de notre action sociale d’entreprise.

Elle a adapté son réseau par rapport à l’effectif restant en place sans procéder aux recrutements nécessaires.

Alors même que le cumul des budgets non-utilisés ne cesse de grimper pour atteindre 33 millions d’€ au 31 décembre 2021, la direction prive 6 % de cheminots et d’ayants-droit, soit environ 30 000 bénéficiaires, de l’égalité d’accès à leurs droits :

  • 19 départements sont dépourvus d’accueil physique de l’action sociale ;
  • Plus de 100 emplois à l’action sociale ont été supprimés en 3 ans ;
  • La polyvalence chez les personnels de l’action sociale s’est accrue, développant, par la même occasion, la multi-localisation du travail afin de couvrir les demandes de consultation des bénéficiaires en proximité ;
  • Sous l’interprétation de préconisations de l’URSSAF, elle a remis en cause l’accessibilité de certaines prestations financières et leurs montants.

Cet argent, c’est le nôtre, fruit des cotisations de notre salaire socialisé, et non pas un cadeau patronal, et il ne doit pas être une réserve d’argent pour satisfaire ses besoins !

Notre action sociale est l’outil d’évaluation sociale des besoins des cheminots et de leurs familles. Pour la CGT, elle ne doit en aucun cas servir d’amortisseur du budget de l’entreprise.

Le président de la CoFASS voudrait sonner la fin des prestations sociales et le développement de la proximité de l’accueil de l’action sociale.

Pour la CGT, il n’est, bien sûr, pas question de distribuer l’argent par les fenêtres, mais d’investir dans un outil robuste au service des bénéficiaires de notre FASS pour répondre à leurs besoins actuels et à venir. La CGT revendique que tous les cheminots de la branche et leurs familles puissent bénéficier de ces droits sociaux de haut niveau en proximité (en contribuant au financement).

Cela permettrait de perpétuer l’existence de notre action sociale spécifique par l’apport de financement suffisant en revenant à la cotisation initiale portée par le rapport PIROT, soit au taux de 1,275 % contre 1,1 % aujourd’hui.

L’action sociale doit retrouver pleinement ses attributions, à savoir être en mesure de proposer des prestations d’accompagnement, d’aides financières et d’hébergement dans ses structures partout sur le territoire afin que les cheminots et leurs familles puissent faire face aux aléas de la vie personnelle.

Les résultats financiers démontrent que la CGT n’est pas utopiste et que notre FASS a les moyens de nos ambitions pour le développement de l’outil et des prestations afin de répondre aux besoins exprimés par les cheminots :

  • Chaque département doit avoir au moins un accueil de l’action sociale où les cheminots et leurs familles pourront être accueillis par un(e) secrétaire, et se confier aux travailleurs sociaux en CAS (centre d’action sociale) a minima dimensionné par la présence en permanence d’un(e) assistant(e) social(e) et d’un(e) conseiller(e) en économie sociale et financière ;
  • Au moins un CMPP, un COSP, un LAE, un EHST et un EHPAD dans les 9 régions de l’action sociale constituant le territoire français ;
  • Des professionnels de chaque métier en quantité suffisante dans chacun de ces lieux d’accueil spécifiques (psychologue, pédopsychiatre, éducateur spécialisé, agents de collectivité, veilleurs de nuit,…) ;
  • Des heures et jours d’ouverture adaptés aux rythmes de travail du plus grand nombre de cheminots.

Seule la CGT porte ces revendications, à même de répondre aux besoins des cheminots.

Elle a adressé un courrier au Président de la CoFASS le 3 novembre 2022 afin d’exiger la réouverture des négociations (aujourd’hui au point mort) sur le maillage d’accueil des bénéficiaires.

Donner du poids à la CGT aux prochaines élections CSE est le moyen d’assurer une présence CGT renforcée à la CoFASS (le nombre de représentants par OS dépend des résultats aux élections professionnelles).

ALORS, DU 17 AU 24 NOVEMBRE 2022, LE SEUL VOTE DE CONFIANCE POUR MENER LE COMBAT CONTRE LA CASSE SOCIALE ORGANISÉE ET GAGNER SUR LES REVENDICATIONS, C’EST CELUI DE LA CGT !

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GARDONS LE CAP !

Journée d’action interprofessionnelle du 27 octobre 2022

| Fédération

Les luttes pour des augmentations générales de salaire se sont multipliées ces dernières semaines dans de nombreux secteurs d’activité. Si certaines directions d’entreprise commencent à ouvrir des discussions, il convient pourtant de ne pas relâcher la pression, notamment à la SNCF.

Si la période de vacances scolaires est un moment propice au repos, il n’en demeure pas moins que les exigences portées par les salariés en matière de salaire, demeurent.

L’inflation galopante, ajoutée à la faiblesse des salaires, vient aggraver les conditions de vie des foyers.

Les cheminots n’échappent pas à la règle, d’autant que la politique salariale à la SNCF est, depuis des années, largement en-deçà des besoins essentiels.

Seul le rapport de forces est à même de faire bouger les lignes !

C’est d’ailleurs la mobilisation des cheminots du 6 juillet dernier qui a permis de mettre fin à 8 ans de gel des salaires !

Cependant, le compte n’y est pas !

C’est pourquoi les cheminots se sont mobilisés de manière significative les 6 juillet, 29 septembre et 18 octobre derniers !

Pour l’heure, la direction continue d’ignorer les revendications portées !

C’est à ce titre que, sous l’impulsion de la Fédération CGT des Cheminots, une démarche revendicative unitaire a été lancée en juin dernier.

C’est également sur proposition de la CGT des Cheminots qu’une nouvelle demande de concertation immédiate a été déposée par les 4 organisations syndicales représentatives à la SNCF le 21 octobre.

Pour rappel, nous exigeons :

  • L’augmentation générale des salaires ;
  • La rétroactivité au 1er janvier 2022 des mesures annoncées lors de la table-ronde du 6 juillet dernier ;
  • La revalorisation des primes de travail ;
  • La réévaluation de l’indemnité de résidence ;
  • La révision à la hausse de l’enveloppe allouée aux EVS ;
  • L’octroi d’un vrai 13ème mois pour l’ensemble des cheminots ;
  • La reconnaissance de l’expertise, de la qualification et de l’ancienneté des cheminotes et des cheminots tout au long de leur carrière.

Après plusieurs mois d’inflation, la direction SNCF doit ouvrir des négociations sans délai !

Dans le cas contraire, la Fédération CGT prendrait ses responsabilités et appellerait à nouveau les cheminots à agir par la grève !

Loin d’être isolés dans leur lutte sur les salaires, les cheminots ont pris toute leur place dans les journées d’action interprofessionnelles récentes, telles que le 29 septembre et le 18 octobre.

C’est pourquoi, la Fédération CGT des Cheminots les invite à poursuivre leur engagement et à prendre part aux manifestations qui seront organisées en territoire le 27 octobre 2022 afin de maintenir le cap que nous nous sommes fixé, à savoir : du carburant pour nos salaires !

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18 OCTOBRE 2022 : EN AVANT TOUTES ET TOUS !

Manifestation nationale des cheminots

| Fédération

La manifestation nationale du 18 octobre prochain organisée par la Fédération CGT des cheminots sera l’occasion de démontrer notre attachement sans faille à nos droits, que nous soyons retraités ou actifs !

Ensemble, rejoignons Paris !

Oui, nous sommes attachés à l’accès de tous à la médecine de soins, au Régime Spécial et à son extension à l’ensemble de la Branche. Oui, nous sommes opposés à la dématérialisation des facilités de circulation, à leur remise en cause et à toute forme de vente forcée de complémentaires-santé obligatoires qui menaceraient les droits des cheminots. Alors que l’augmentation générale des salaires est au coeur des préoccupations, revendiquons également la réévaluation des pensions.

Cette manifestation nationale est, une nouvelle fois, l’occasion de démontrer qu’actifs comme retraités, nous avons des revendications communes et convergentes !

SALAIRES : AMÉLIORONS NOTRE QUOTIDIEN !

Nous ne lâcherons pas sur l’indispensable augmentation générale des salaires et des pensions ! La situation économique, couplée à une politique salariale désastreuse à la SNCF depuis des années, ne peut plus durer ! Des négociations salariales doivent avoir lieu immédiatement, d’autant que les annonces du 6 juillet dernier, si elles amorcent le dégel des salaires grâce à la mobilisation, restent toutefois en-deçà des besoins et des exigences légitimes des cheminots. Nous ne pouvons pas attendre la fin de l’année !

L’attitude provocatrice de la direction à l’encontre de celles et ceux qui tiennent le service public SNCF à bout de bras est inacceptable après deux journées d’action unitaire (06/07 et 29/09), où 1 cheminot sur 3 s’est mobilisé par la grève.

Continuons d’exiger :

  • Augmentation générale des salaires ;
  • Rétroactivité au 1er janvier 2022 des mesures annoncées lors de la table ronde du 6 juillet dernier ;
  • Réévaluation de l’indemnité de résidence ;
  • Révision à la hausse de l’enveloppe allouée aux EVS ;
  • Octroi d’un vrai 13ème mois pour l’ensemble des cheminots ;
  • Reconnaissance de l’expertise, de la qualification et de l’ancienneté des cheminotes et des cheminots tout au long de leur carrière.

FACILITÉS DE CIRCULATION : UN DROIT INTERGÉNÉRATIONNEL À GARANTIR !

Cette manifestation doit être également l’occasion d’amplifier la mobilisation sur les facilités de circulation.

Selon l’organisation patronale UTP, à qui nos facilités de circulation ont été confiées par l’UNSA, SUD-Rail et la CFDT par accord de branche, la taxation de ce droit des cheminots serait désormais actée.

L’UTP aurait même conclu, au nom des cheminots, un accord avec l’ACOSS, branche de la Sécurité sociale regroupant les URSSAF en charge du recouvrement des cotisations sociales. Pour pouvoir évaluer le montant des cotisations dues par les cheminots au titre d’un prétendu « avantage en nature », cet accord reprendrait les bases forfaitaires issues du rapport interministériel du 15 juillet 2021.

Le montant de l’avantage en nature serait ainsi évalué forfaitairement à 199 € pour un cheminot célibataire, à 438 € pour un cheminot en situation de famille monoparentale et à 968 € pour une famille dite « nombreuse ». Pour un cheminot retraité, l’avantage en nature s’élèverait à 238 € par an.

Les cheminots verraient ainsi leur salaire ou leur pension grevé des cotisations sociales sur cette base forfaitaire. En outre, cet accord ne porte que sur la partie cotisations sociales du prétendu avantage en nature et ne préjuge pas du régime fiscal qui sera appliqué ensuite aux cheminots.

Ce scandale doit être publiquement et le plus largement possible dénoncé et mis au passif des organisations réformistes qui ont donné valeur contractuelle puis confié au patronat un droit issu d’un décret depuis 1938.

PAS UNE ENTREPRISE COMME LES AUTRES !

La direction et le gouvernement veulent faire de la SNCF une entreprise comme les autres. Pour cela, ils utilisent tous les stratagèmes, y compris celui consistant à tenter d’exclure nos collègues et camarades retraités. Nous ne pouvons accepter cet état de fait ! Un cheminot retraité est avant tout un Cheminot ! Ainsi, nous devons combattre l’exclusion des retraités des emprises de la SNCF, l’exclusion vis-à-vis des droits sociaux, l’exclusion vis-à-vis des facilités de circulation, l’exclusion vis-à-vis du parcours de soins et de la protection sociale, etc.

De même que nous n’acceptons pas la « normalisation » des conditions sociales des cheminots actifs, la casse de leurs métiers, l’instauration d’une forme de dumping social à travers l’accord classifications/rémunération, la casse de leur statut social et la casse de l’entreprise publique unique et intégrée, nous ne lâcherons rien sur les conquis sociaux de nos aînés qui, avant nous mais comme nous, ont su créer les conditions du rapport de forces pour stopper la fuite en avant des directions SNCF successives vers toujours plus de libéralisme et moins de droits !

Oui, les cheminots retraités et actifs veulent améliorer leur quotidien et conquérir des garanties pour l’avenir !

Ils doivent le faire en s’engageant dans la manifestation nationale du 18 octobre prochain à Paris !

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LA GRÈVE EST NÉCESSAIRE !

Flash Info - Grève du 29 septembre 2022

| Fédération

Les organisations syndicales CGT, SUD-Rail, CFDT ont été reçues ce lundi 26 septembre dans le cadre du préavis unitaire déposé en vue d’agir le 29 septembre. La direction n’entend pas nos revendications sur l’indispensable augmentation générale des salaires.

La grève est plus que jamais une nécessité !

Les Fédérations de Cheminots CGT, SUD-RAIL, CFDT ont, de nouveau, démontré la nécessité et l’urgence de tenir un nouveau rendez-vous salarial sans attendre les NAO que la Direction entend maintenir en fin d’année. Elles ont également rappelé de manière exhaustive les revendications qui justifient ce préavis, à savoir :

  • Augmentation générale des salaires ;
  • Rétroactivité au 1er janvier 2022 des mesures annoncées lors de la table ronde du 6 juillet dernier ;
  • Réévaluation de l’indemnité de résidence ;
  • Révision à la hausse de l’enveloppe allouée aux EVS ;
  • Octroi d’un vrai 13ème mois pour l’ensemble des cheminots ;
  • Reconnaissance de l’expertise, de la qualification et de l’ancienneté des cheminotes et des cheminots tout au long de leur carrière.

La direction n’amorce aucun début de réponse sur les 6 points précités, alors que les cheminots, comme les autres salariés, subissent de plein fouet une inflation galopante qui vient s’ajouter aux années de gel des salaires.

Loin d’entendre le mécontentement grandissant chez les cheminotes et cheminots, la direction fait donc le choix d’aller au conflit, alors même qu’un cheminot sur 3 avait déjà agi par la grève sur les mêmes sujets le 6 juillet dernier.

Au regard de ces non réponses et du cynisme dont la direction fait preuve, la Fédération CGT réaffirme la nécessité d’agir par la grève le 29 septembre et invite d’ores et déjà les cheminots à se tenir prêts en fonction des suites qui seront décidées, notamment dans le cadre d’une nouvelle interfédérale que la CGT proposera dans les prochains jours.

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SOUTENONS LES CHEMINOTS ANGLAIS !

Appel à la solidarité

| Fédération

Faisant face à une inflation de plus de 10 % et aussi à un plan d’économie drastique qui prévoit de supprimer des milliers d’emplois, les cheminots anglais ont été massivement en grève en juin et en août.

Ils font face à un Gouvernement très autoritaire qui stigmatise les cheminots, dénigre les syndicats et menace de recourir à la force pour briser le mouvement.

La Fédération CGT des cheminots lance donc une collecte de solidarité qui sera remise au syndicat RMT pour soutenir les cheminots anglais en grève.

MALGRÉ LES LOIS ANTI-GRÈVE, LES CHEMINOTS LUTTENT

Depuis les lois Thatcher de 1980, les salariés britanniques ne peuvent pas se mettre en grève librement. Leur syndicat doit organiser un référendum, par voie postale, qu’il doit financer, et obtenir une majorité en faveur de la grève. Les grévistes ne peuvent pas être plus de 6 à un piquet de grève, les motifs d’illégalité d’une grève sont légion, le licenciement des grévistes est facilité, etc.

Malgré cela, le RMT a réussi à organiser et mobiliser les cheminots !

POURQUOI LA GRÈVE ?

L’inflation devrait atteindre 13 % en Angleterre.

Comme en France, elle touche les produits de première nécessité : alimentation, énergie, transport…

En réponse à l’absence de négociations salariales, les cheminots ont lancé une grève massivement suivie en juin. À la suite de cette première action, le patronat a proposé une augmentation de 3 %, jugée totalement insuffisante par le syndicat RMT. Une nouvelle journée de grève a eu lieu mi-août, aussi fortement suivie, avec 4 trains supprimés sur 5. Et d’autres actions sont en préparation.

La grève pourrait s’étendre au métro londonien, à l’éducation, à la santé, à la Poste et à d’autres secteurs. Ce serait une première depuis 1989 !

Mais ce n’est pas le seul motif. Le Gouvernement veut imposer un plan de productivité qui déboucherait sur le licenciement de plus de 2500 cheminots, imposerait des durées de travail augmentées, sur 7 jours consécutifs maximum, etc. Les cheminots anglais combattent donc pour leurs emplois et leurs conditions de travail en même temps que pour leurs salaires.

LE GOUVERNEMENT VEUT BRISER LA GRÈVE

Malgré une législation déjà très restrictive, le Gouvernement a annoncé de nouvelles mesures pour casser le mouvement, notamment la possibilité d’embaucher du personnel intérimaire pour remplacer les grévistes.

LA SOLIDARITÉ INTERNATIONALE DES CHEMINOTS DOIT JOUER

Lors de nos grèves de 2018 et 2019, le RMT nous a adressé des messages de soutien, il nous a transmis des collectes financières et il est intervenu pour empêcher que les agents du matériel anglais ne fassent le travail des cheminots du Landy à Paris Nord, sur les Eurostar.

Aujourd’hui, c’est à notre tour de soutenir la grève des cheminots anglais. Une victoire de leur conflit serait un signe positif pour toute l’Europe.

La Fédération CGT des cheminots appelle donc ses syndicats à organiser des collectes financières pour soutenir le RMT, à les faire remonter rapidement pour que nous puissions les transmettre au syndicat anglais.

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LES LUTTES SE MULTIPLIENT, LE 6 JUILLET, ARRACHONS DE VRAIES HAUSSES DE SALAIRES !

| Fédération

L’inflation pèse lourd sur le pouvoir d’achat des ménages.
C’est le résultat d’une spéculation intense sur les matières premières que les entreprises répercutent en augmentant leurs prix.
De ce fait, le patronat affiche des bénéfices indécents malgré les crises.
Depuis quelques mois, les salariés se mobilisent pour ne pas être les dindons de la farce.
Du commerce à l’aérien, en passant par les banques ou le bâtiment, les grèves se multiplient et obtiennent des victoires importantes.

Les cheminots sont appelés à la grève unitaire le 6 juillet, jour d’une table ronde sur les salaires.
Mobilisons-nous massivement pour imposer de véritables augmentations de nos salaires !

La hausse des prix serait de 5,6 % en moyenne pour 2022 selon l’INSEE. Mais cette moyenne cache une accélération au cours de l’année puisque l’inflation devrait être de 6,8 % sur les derniers mois de 2022. Par ailleurs, si l’on se concentre sur les produits les plus consommés (nourriture, énergie…), la hausse du coût de la vie serait plus proche des 15 à 20 %.

Puisque les entreprises répercutent ces hausses sur leurs propres prix, elles ne subissent pas de baisse de leurs bénéfices. Elles en profitent même parfois pour les accroître.

Ils profitent de la crise !
Bénéfices nets 2021 :
Renault = 967 millions
Carrefour = 1,07 milliard
Danone = 1,9 milliard
BNP Paribas = 9,5 milliards
Total Energies = 14 milliards
Nestlé = 16,1 milliards

Pour que leurs intérêts soient pris en compte, de plus en plus de salariés agissent par la grève !

Mobilisation historique de toutes les entreprises du groupe Total le 24 juin, blocage de 14 plateformes logistiques par les routiers le 27, grève dans les maroquineries de luxe, le nettoyage, les banques, l’Énergie…

Et les actions payent !

Quelques exemples de victoires : Leroy Merlin = augmentation de 65 par mois après 2 semaines de grève ; Amazon = annonce de 3,5 % d’augmentation après une journée de grève historique en avril ; Dassault = 140 par mois après 17 semaines de grève et d’actions (+ paiement de 80 % des jours de grève) ; dans la branche des plombiers/chauffagistes = +8,4 % et pratiquement plus aucun poste n’est en dessous de 2 000 brut par mois…

La pression monte et chaque entreprise qui obtient une hausse significative est un point d’appui pour la lutte de tous les autres salariés. Cela montre que nous avons intérêt à nous soutenir les uns les autres, et même à nous battre tous ensemble à chaque fois que c’est possible.

La CGT est un outil pour cela !
Syndiquez-vous et agissons tous ensemble pour une juste répartition des richesses.

Le 6 juillet, c’est notre tour !

Il n’y a jamais eu autant d’argent disponible dans les entreprises.

S’il ne va pas dans les poches des salariés, il va dans celles des actionnaires : dividendes 2022 Stellantis + 225 % par rapport à 2021, BNP +38 %, Société Générale +200 %, Engie + 60 %, Véolia +43 %, Publicis + 20 %, Michelin +96 %, Vinci +42 %, Saint Gobain +23 %, Thales +45 %, LVMH +67 %, Cap Gemini +23 %, etc.

Nous n’avons pas à avoir honte de réclamer une répartition des richesses plus juste. Au contraire, c’est notre travail qui produit les résultats économiques.

SNCF : Résultat net 2021 +862 millions €

En 2021, le résultat net de la SNCF a été de 862 millions d’euros ! C’est l’équivalent de 23 000 emplois à la rémunération moyenne, ou de 15% d’augmentation des salaires !

À la SNCF, il y a urgence mais rien ne se passera si nous n’agissons pas !

Depuis 2014, la valeur du point de la grille salariale a été gelée.

Autrement dit, il n’y a quasiment plus aucun partage des gains de productivité (2,2% par an selon les objectifs assignés par le Gouvernement), ce qui est théoriquement le rôle des négociations salariales.

En plus de cela, l’inflation ronge le pouvoir d’achat des cheminots. Depuis 2014, les prix ont augmenté de 7 % selon l’INSEE (auxquels il faudra donc rajouter 5,6 % au titre de 2022). Alors que les économistes annoncent une forte inflation pour 4 ou 5 ans, la Direction SNCF n’est toujours pas décidée à prendre des mesures sérieuses.

Ce n’est pas un hasard. Le mandat donné à la SNCF par le Gouvernement est de détourner tous les fruits de notre travail pour générer des excédents monstrueux : selon cette feuille de route, SNCF Réseau devrait dégager un résultat de 2 milliards d’euros en 2030, SNCF Voyageurs 1 milliard, etc.

Sans notre mobilisation, il n’y aura rien de significatif pour nous et tout l’argent ira dans les résultats financiers !

De multiples luttes locales (ADC, EIC…) ont été menées depuis un an. Elles mobilisent très fortement. Elles ne concernent pas que les salaires mais c’est tout de même un sujet récurrent. La Direction a résisté tant qu’elle a pu à l’octroi de mesures pérennes. Elle a proposé surtout des primes ponctuelles. Mais, petit à petit, nos luttes ont imposé des augmentations de la prime de travail de 20 % à 30 % pendant 6, 8, et jusqu’à 14 mois selon les sites.

La Direction convoque une table ronde le 6 juillet pour annoncer des mesures d’urgence. Elle ne veut pas accélérer le calendrier qu’elle a imposé l’année dernière suite à l’échec des NAO 2021 (ces négociations prévoyaient des mesures sur 2021 et 2022, donc pas de négo en 2022, et elle ne veut pas se déjuger sur ce sujet). Elle prévoit donc que les NAO réelles aient lieu début 2023. C’est inacceptable !

Jusqu’à présent, le principal argument de la Direction était de se calquer sur les décisions de l’État de gel du salaire des fonctionnaires. Mais préoccupé par la montée du mécontentement, celui-ci a annoncé une hausse de 3,5 % du point d’indice de la fonction publique (en plus d’autres mesures), et de 4% des minima sociaux.

Décision de l’État, forte inflation, moyens importants disponibles, toutes les conditions sont réunies pour que la Direction augmente fortement les salaires. Ne la laissons pas nous voler une année de plus !

La CGT exige que la réunion du 6 juillet soit une vraie négociation salariale.

Nous revendiquons une forte hausse de la valeur du point qui permette de rattraper les 12,6 % perdus à cause de la hausse des prix depuis 2014, et de partager une partie des 17,6 % de productivité réalisée. Nous exigeons la refonte et l’augmentation des primes de travail, la revalorisation de la prime de vacances et des EVS. Evidemment, nous exigeons des mesures équivalentes pour l’ensemble des cheminots quelle que soit la nature de leur contrat de travail.

TOUTES ET TOUS EN GRÈVE LE 6 JUILLET 2022 !

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ILS DOIVENT PASSER À LA CAISSE AVANT L’ÉTÉ !

Salaires / Pouvoir d'achat

| Fédération

Depuis de trop nombreuses années, le « régime » très spécial infligé aux cheminots en matière salariale plonge un nombre certain d’entre eux dans une situation économique difficile. ÇA SUFFIT ! Le patronat doit ouvrir le tiroir-caisse ou la température pourrait monter d’un cran à l’approche de l’été !

Alors que les richesses produites par les cheminots, période COVID isolée, ne cessent d’augmenter, ces derniers subissent dans le même temps, à l’instar des salariés du pays, une forte inflation faisant diminuer leur pouvoir d’achat ; une inflation aggravée par la guerre en Ukraine, ses effets, mais aussi par la spéculation d’un système financier à bout de souffle. Ainsi, depuis 2014, les salaires des cheminots sont gelés et l’inflation cumulée dépasse les 10 % ; inflation devant s’aggraver, selon les estimations, de près de 10 % d’ici à la fin de l’année 2022. Comme tous les citoyens et salariés, les cheminots sont donc directement touchés. La question des rémunérations est au coeur des préoccupations des salariés du Groupe Public SNCF. La crise sanitaire avait déjà amené à mettre sur la table la question du pouvoir d’achat, de la reconnaissance et de la compensation des impacts économiques pour les agents.

TABLE RONDE EN JUILLET À LA SNCF ? RENDEZ-NOUS NOTRE ARGENT !

Nous estimons nécessaire d’apporter une réponse aux cheminots dans le cadre de la table ronde salariale prévue début juillet.

Cela ne doit toutefois pas nous faire accepter que les NAO ne se tiennent qu’en fin d’année.

Les tensions sociales et les conflits dans l’entreprise se sont multipliés ces dernières semaines. Si ces conflits ont pour origine légitime les questions liées à l’organisation de la production, à l’emploi et au sens donné au travail, la question salariale en est le dénominateur commun. Les cheminots, qui, dans des conditions de plus en plus difficiles, s’attachent pourtant à « faire » le service public ferroviaire au quotidien estiment ne pas être traités à la hauteur de leur engagement. Il n’est plus tolérable que cette situation demeure.

IL FAUT EXIGER, AU MINIMUM, L’AUGMENTATION GÉNÉRALE DES SALAIRES ET DES PRIMES DE TRAVAIL !

RÉMUNÉRATION DANS LA BRANCHE : C’EST UNE BLAGUE ?

Pour réduire la mise en concurrence des salariés, imposer un haut niveau de sécurité et de véritables conditions de vie et de travail optimales pour tous, la CGT revendique l’intégration dans la CCN de l’ensemble des salariés du ferroviaire.

À l’instar de la direction SNCF, le patronat ferroviaire refuse de compenser la hausse générale des prix par des augmentations générales de salaire.

C’est pourquoi, la Fédération CGT des Cheminots exige l’ouverture sans délai d’une véritable négociation relative à la classification et la rémunération des cheminots. Cette négociation qu’exige la gravité de la situation requiert que les organisations signataires de l’accord de branche de décembre 2021 s’en défassent et participent à la construction réelle de droits pour les cheminots. C’est en ce sens que la Fédération CGT des cheminots a adressé une lettre ouverte au patronat ferroviaire le 15 juin 2022.

Pour répondre aux besoins des cheminots, cette négociation doit porter en termes de salaire sur :

  • la considération mensuelle du salaire ;
  • une grille reconnaissant les qualifications à l’embauche et acquises en cours de carrière ;
  • le relèvement des minima pour un salaire de début de grille égal au Smic, que la CGT revendique à 2 000 € brut ;
  • une périodicité annuelle des négociations salariales de branche ;
  • l’indexation des minima salariaux sur l’inflation pour répondre à la hausse des prix dont profitent les entreprises.

Une interfédérale réunissant les 4 organisations syndicales représentatives au sein du GPU SNCF s’est tenue le 7 juin dernier à l’invitation de la CGT.

La Fédération CGT des Cheminots a proposé : le dépôt d’une DCI commune et la rédaction d’une expression commune sur les salaires et le pouvoir d’achat. Elle a également proposé d’agir par l’arrêt de travail pour peser sur les négociations salariales.

L’ensemble des 4 fédérations s’est accordé pour l’heure, à déposer une DCI unitaire.

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16 novembre 2022

La CGT alerte sur le mal-être au travail des cheminots

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