Fédération CGT des Cheminots


ÉQUIPEMENT : PRENONS LA MAIN SUR NOTRE AVENIR !

| Équipement

Dans un contexte de privatisation de la SNCF et de balkanisation du réseau ferré, SNCF Réseau développe une stratégie de compétitivité basée sur la réduction des coûts poussée à l’extrême.
La baisse des effectifs et l’externalisation des charges de travail sont les principaux leviers de cette politique d’entreprise et impactent fortement l’organisation et l’efficacité de la production.
Pour l’avenir du réseau, l’avenir des métiers de l’Équipement et l’efficacité de la production, une seule voie possible :
LA MOBILISATION !

UN ARSENAL JURIDIQUE AU SERVICE DE LA PRIVATISATION DU SERVICE PUBLIC

Le Plan de Performance

La loi de réforme ferroviaire du 04 août 2014, première pierre à l’édifice de déconstruction du service public ferroviaire, assignait à SNCF Réseau des objectifs financiers et de productivité à travers un plan de performance repris au contrat pluriannuel 2017-2026 conclu avec l’État. Il prévoit notamment de :

« garantir un haut niveau de sécurité des personnes et des biens sur le réseau.

améliorer la qualité de service proposée aux opérateurs de transport, notamment de fret. »

Lui était également assigné l’objectif de réduire ses coûts sous dix ans au moyen d’objectifs industriels, d‘innovation et de productivité.

Nouveau Pacte Ferroviaire

Insatisfaits, Gouvernement et direction de l’entreprise corédigent ensuite la loi pour un « Nouveau Pacte Ferroviaire » de 2018 (un nouveau contrat de performance pluriannuel est depuis en cours de négociation) qui consacre l’ouverture à la concurrence du système ferroviaire français. Il conduit à la transformation des trois EPIC SNCF en cinq Sociétés Anonymes (SA) soumises aux règles du « marché » et à l’arrêt des embauches au Statut. Les dirigeants de la SNCF d’alors affirmaient que le Réseau ne serait pas ouvert à la concurrence. Ce sera un mensonge de plus.

Loi d’orientation des mobilités et loi « 4D »

Ils poursuivent avec la loi d’orientation des mobilités (LOM), dont l’article 172 prévoit la possibilité de transférer aux régions 9 000 km de lignes d’intérêt local ou régional à faible trafic (UIC 7 à 9).

Le projet de loi « 4D » (déconcentration, décentralisation, différenciation, décomplexification) et son article 9 approfondissent les modalités du transfert de gestion d’une ligne ferroviaire ou d’une gare d’intérêt local ou régional, à la demande d’une région.

Il ouvre également la possibilité de transposer la pleine propriété de la ligne à la région pendant 15 ans et lui permet d’opérer un transfert de missions de gestion et de destination (exemple : transformation de la ligne en « voie verte »).

Ces lignes dites « de dessertes fines du territoire » sont donc désormais menacées d’un transfert de gestion ou de propriété, voire de fermeture pure et simple !

À travers cet ensemble de lois, l’État accélère le démantèlement du Réseau Ferré National et permet à la direction de supprimer les emplois cheminots au rythme du transfert de la charge de travail vers le privé (ex : BTP) ou des fermetures de lignes. Il marque ainsi son renoncement au Service Public ferroviaire.

QUELLES CONSÉQUENCES POUR LES CHEMINOTS DE L’ÉQUIPEMENT ?

3 888 emplois supprimés en l’espace de 4 ans

En 2020, le repli des effectifs (- 478) est plus important que celui prévu au budget (- 375). Les recrutements sont bien inférieurs au budget, tandis que les départs augmentent.

Ainsi, pour la troisième année consécutive, les économies visées dans le cadre du contrat de performance, qui s’appuient pour partie sur des suppressions de postes, ont été dépassées.

Depuis 2017, la productivité réalisée représente 495 emplois équivalent temps plein (ETP)/an, l’externalisation 477 ETP/an, soit 3 888 emplois en l’espace de 4 ans.

En 2021, pas mieux ! La direction budgète 914 suppressions d’emplois supplémentaires par rapport au budget 2020 !

La stratégie du dumping social :

La direction tente également de gommer les normes et les garanties sociales existantes, pour mettre en place les préconisations du patronat de la branche ferroviaire en matière de classification et de rémunération des métiers afin d’abaisser les conditions sociales :

  • Alors qu’elle a été contrainte par le rapport de force à réinternaliser 500 emplois sur 3 ans, elle tente à travers ce projet de rouvrir en grand les vannes de l’externalisation pour des milliers d’emplois ;
  • Elle a déclaré à de multiples reprises ne pas avoir l’intention de se positionner dans le cadre de la LOM (lignes transférées) autrement qu’à travers des filiales (exemple : Sféris) ;
  • Elle travaille ouvertement à développer la polyvalence et à déqualifier les métiers, en reportant les missions assurées par les DPX vers les agents de la production, ou encore en autorisant la reprise de gardiennage de passage à niveau par les agents SE et caténaires.
LE PROJET « MAINTENIR DEMAIN » N’EST PAS LA SOLUTION !

La direction s’inscrit totalement dans la démarche de morcellement du réseau et de privatisation de l’entreprise engagée par l’État. Très opportuniste, elle annonçait fin 2020 en pleine crise sanitaire un projet d’évolution de l’organisation de la production dénommé « Maintenir Demain », s’appliquant aux 16 000 agents des Infrapôles travaillant en UP Voie et UP SES.

Sous couvert d’améliorer le management de la sécurité, ce projet vise en réalité à accroître la productivité à tous les niveaux :

  • Digitalisation et grands programmes (Gestion de la Maintenance Assistée par Ordinateur, surveillance et supervision, système informations travaux, etc.)
    La digitalisation est présentée comme la solution à de nombreux problèmes de production.
    Pour la CGT, si le recensement informatique du patrimoine peut aider à améliorer la programmation des interventions de maintenance et travaux, la priorité est le niveau d’emplois pour les réaliser. 50 % des opérations programmées sont actuellement décalées, essentiellement par manque de personnel.
  • Abaissement du centre de gravité (suppression des DPX)
    La direction indique que la productivité se ferait uniquement sur les postes d’organisation (encadrement) à hauteur de 5 %, mais au prix du transfert de leurs responsabilités managériales et juridiques vers les agents à la production. C’est la mise en place des « petits collectifs » déjà connus au Transilien.
  • Simplification des organisations
    Pour les collectifs et les brigades, les fusions vont certes constituer des collectifs de travail plus importants, mais ils vont engendrer aussi un allongement des parcours, d’autant que la direction annonce poursuivre les fermetures de brigades.

Le danger est double :

  • Affaiblissement de notre capacité à absorber la charge de travail croissante tout en favorisant le recours à la sous-traitance et à l’externalisation ;
  • Spécialisation des cheminots à un parcours. Ils ne se verraient formés qu’aux seules particularités de leur périmètre. Quid donc du respect des métiers, des parcours professionnels… ?

Les UP Travaux, Asti, EALE, UP Log ne seraient pas concernés, mais la direction est habituée à séquencer ses dossiers pour mieux diviser les cheminots.

Sur fond de concurrence, de transferts de lignes, d’objectifs de productivité et de suppressions d’emplois, le plan de performance interne intitulé « Tous ambition Réseau 2025 », dont « Maintenir demain » est l’un des pans, n’a pas vocation à améliorer la production, les organisations du travail et encore moins les conditions de vie et de travail des cheminots de l’Équipement.

Il répond à une logique purement financière et est la manifestation d’une idéologie. Pour eux c’est : « Tout, sauf SNCF ! »

Pour la CGT, il est urgent d’augmenter l’emploi pour répondre aux défis de développement, tant voyageur que fret.

Dans le Temps réel n°18 sur les comptes de résultats du GPU pour 2020, la direction admet que malgré la crise sanitaire, « le groupe démontre sa résilience et conserve sa solidité financière ». Avec « une trésorerie préservée à hauteur de 6,3 Milliards d’euros, cela autorise le groupe à se projeter vers l’avenir en s’appuyant sur des capacités de financement intactes ».

Pour la CGT, les activités externalisées peuvent et doivent donc être réintégrées avec le triple objectif de :

  • Mettre fin au surcoût de la sous-traitance ;
  • Améliorer les conditions de travail et le statut social des cheminots ;
  • Regagner la maîtrise complète de la production pour en assurer la qualité et la sécurité sur la totalité du Réseau.

La CGT place l’emploi cheminot et l’organisation du travail au coeur de la production :

  • En redonnant du sens au travail : la sécurité et le respect des règles de travail doivent être au centre de l’organisation ;
  • En mettant fin au cloisonnement par activités ;
  • En réactivant une véritable coopération opérationnelle entre les cheminots et en proximité.
LA CGT REVENDIQUE
  • L’arrêt de la sous-traitance de la maintenance préventive et corrective, des études et des travaux hors régénération et la ré-internalisation de toutes les charges indispensables à la production dans sa globalité ;
  • Une ligne hiérarchique claire aux responsabilités formellement identifiées : compétences, moyens et autorité. Elle doit avoir les moyens d’agir et être sortie de la gestion bureaucratique, contractuelle et juridique de la sous-traitance ;
  • La pérennisation et le développement dans les établissements et UP des savoirs et savoir-faire, par :
    • Des pôles d’appui d’aide à la programmation, à la commande des approvisionnements, à la gestion de la sécurité et de la réglementation et RH, ainsi que l’ensemble des pôles des fonctions transverses ;
    • Des ingénieries en proximité, qui doivent connaître les infrastructures des territoires ;
    • Une formation des agents sur tous les types d’installations de leur métier, organisée à partir des besoins exprimés par les cheminots et de ceux liés aux impératifs de maintien permanent de la sécurité et des connaissances techniques ;
    • Le maintien en l’état des examens EV7 et EV9 et l’amélioration des parcours professionnels pour l’ensemble des métiers de l’équipement ;
  • Une mise en service des nouvelles installations et des essais sous la responsabilité des cheminots de la SNCF ;
  • Un retour à des parcours à taille humaine :
    • Tenant compte de la spécificité des métiers et de la diversité technique du Réseau ;
    • Dotés de collectifs par métiers adaptés à une charge de travail bien définie (exemple : nombre d’installations) et à une parfaite maîtrise technique des installations ;
    • Permettant une intervention rapide en cas d’incidents.
  • Un plan d’urgence de recrutement massif dans tous les métiers, avec l’embauche de 4 430 cheminots dans un premier temps.

Notre avenir nous appartient !

La Fédération CGT appelle les cheminots à se rassembler à Saint-Denis le 22 juin prochain, devant la direction générale du GPU.

La Fédération CGT des cheminots appelle les cheminots de tous les services à se tenir prêts à agir, y compris par la grève !

POUR NOS SALAIRES, L’EMPLOI, NOS MÉTIERS, LE SERVICE PUBLIC SNCF… HAUSSONS LE TON !

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Organisation du temps de travail : mêmes droits, mêmes garanties pour tous !

Action unitaire du 10 juin 2026

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Les fédérations syndicales sont pleinement engagées dans un processus de mobilisation unitaire visant à garantir à TOUS les cheminots les mêmes droits dans toutes les entreprises du Groupe, filiales comprises.
Elles appellent les cheminot·es à agir par la grève le 10 juin prochain !

NOTRE TEMPS DE REPOS N’EST PAS À VENDRE ! LA SÉCURITÉ DOIT ÊTRE PRÉSERVÉE !

Le temps de travail, sa durée et son organisation ne peuvent être regardés sous le seul prisme de la productivité et de la rentabilité. Les exigences fortes du système ferroviaire, et notamment la sécurité, exigent au contraire une réglementation du travail unifiée et de haut niveau.
L’ouverture à la concurrence par lots successifs, à l’appui d’une stratégie assumée de filialisation par la direction de la SNCF, lui offre l’opportunité de s’attaquer à nos vies et à nos temps de repos et de loisirs, filiale par filiale, et selon des modalités différenciées selon les caractéristiques de chaque marché ou lot remporté…

NOUS NE LAISSERONS PAS FAIRE !

En amont d’une table ronde, la Direction de la SA Voyageurs, en pointe dans l’offensive contre les droits, avait indiqué vouloir activer les leviers de productivité suivants :

  • L’amplitude maximale de journées de service = perspective de journées de service à rallonge, une densification du travail et un risque de baisse de vigilance et de fatigue accrue, notamment en cas de prise de service tôt le matin ou de travail de nuit.
  • Allongement du temps de travail effectif = couplé à une hausse de l’amplitude des journées de service. C’est une fuite en avant pour rendre chaque journée plus productive en éliminant les « temps morts » et en resserrant les roulements à l’extrême.
  • Pause repas = un casse-croûte en cabine de conduite et ça roule, tout en maintenant la vigilance, remise en cause des locaux de coupure des ASCT ?
  • Repos journalier à résidence réduit = moins de temps libre, de loisirs, un temps de récupération plus court et une fatigue qui s’accumule.
  • Repos simples/repos doubles = le repos double est-il-devenu un luxe superflu ?
  • Nombre de dimanches = une vie sociale et familiale empêchée.
  • Régime roulants = casse et sédentarisation du métier d’ASCT, suppression des RHR et exploitation en navette pour les ADC (remise en cause pure et simple du titre I).
  • Prise de service délocalisée = le lieu de prise de service s’ajuste aux besoins de l’employeur, les temps de trajet sont à la charge du salarié et aucun temps dédié à la prise de connaissance de consignes ou règlements.

Le respect de la règlementation du travail est un impératif. STOP aux commandes dérogatoires par la remise en cause du nombre de repos doubles, notamment pour les agents de réserve, par des commandes réalisées pendant les repos ou congés, par des logiciels de commande divers et variés tournés vers une productivité outrancière…. Les Directions d’entreprises et le patronat n’en ont jamais assez !

LE 10 JUIN, METTONS UN COUP D’ARRÊT À CEUX QUI VEULENT NOUS RENVOYER AU 19e SIÈCLE !

TOUS ET TOUTES EN GRÈVE !

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concerné·es, les retraité·es agissent avec les actifs

Action unitaire du 10 juin 2026

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L’ensemble des organisations syndicales cheminotes appelle à une grande journée de mobilisation et de grève le mercredi 10 juin 2026. Les retraité·es sont parties prenantes de cette action car directement concerné·es et touché·es par cette politique de sabordage du service public ferroviaire !

Les fossoyeurs du service public ferroviaire que sont le gouvernement et la direction de la SNCF accélèrent le sabotage de l’entreprise publique de service public. La direction SNCF n’hésitant pas à utiliser, pour appliquer sa politique de régression sociale, un management agressif, source d’un grand mal-être pour nombre de cheminot·es, conduisant certain·es jusqu’à l’acte ultime du suicide. Une démarche qui est aussi accompagnée d’une répression syndicale sans précédent.
Alors que certains pays qui avaient fait le choix de l’éclatement et de la privatisation de leur système ferroviaire font machine arrière en renationalisant, le gouvernement français fait l’inverse. Aidé en cela par une direction SNCF zélée qui en rajoute pour appuyer et accélérer la démarche.
Nous assistons à la transformation de l’entreprise unique en une multitude de PME de droit privé complètement déconnectées les unes des autres.
Ce qui conduit à des surcoûts énormes payés par le contribuable qui se chiffrent en milliards d’euros ! C’est un véritable détournement d’argent public. Les usagers subissent aussi les conséquences d’un service public national dynamité, avec des fermetures de guichets et de gares, des hausses des prix des billets et abonnements TER, des menaces sur les dessertes grande vitesse des villes moyennes, lignes de proximité menacées de fermeture…
Pour compenser ces surcoûts, la direction SNCF, en corrélation avec les régions, s’attaque aux conditions sociales des cheminot·es, impactant aussi les retraité·es.
Les 35 h et l’organisation du temps de travail sont dans le collimateur, et d’une façon plus globale, c’est tout le cadre social qui est ratiboisé.
Les salaires ne sont pas revalorisés, la direction préférant pousser sur des primes ou autres intéressements, plaçant les cheminot·es en concurrence entre elles et eux pour accroître la productivité et les suppressions d’emplois. Ce qui génère une forte dégradation des conditions de travail, avec de lourdes menaces sur la sécurité des agents et des circulations, une augmentation des accidents du travail et des arrêts maladie. Diviser pour mieux régner !

Et du coup, ces formes de rémunération n’étant pas soumises à cotisations sociales, c’est tout notre système de protection sociale, de santé et de retraite, qui voit son financement se réduire d’année en année. Avec pour conséquence de moins en moins de remboursements, des dépassements d’honoraires, des complémentaires santé de plus en plus chères et inaccessibles pour de plus en plus de retraité·es, conduisant à une remise en cause de l’accès aux soins et à de nouvelles menaces sur l’avenir du régime de retraite par répartition par annuité à prestation définie.
Les retraité·es se mobilisent le 10 juin en convergence avec les actives et actifs pour gagner une revalorisation générale des salaires, des pensions et relever durablement le niveau de vie, renforcer les cotisations sociales et garantir des droits pour aujourd’hui comme pour demain.
Nous agirons pour la défense des cabinets médicaux SNCF et leur accès aux retraité·es, le retour du suivi post-professionnel amiante des retraité·es concerné·es par les cabinets médicaux.
Nous porterons aussi, comme nous le faisons depuis des années avec de premières avancées, la question des Facilités de Circulation pour leur pérennisation et le renforcement des droits.
L’avenir des activités sociales, culturelles et sportives est également en danger avec cette casse. Là aussi, il nous faut être à l’offensive pour défendre nos conquis.
Cheminot·es retraité·es, le 10 juin, agissons en convergence avec les actif·ive·s pour démontrer que, pour garantir une desserte ferroviaire de qualité et sûre, sans être un gouffre financier, la maîtrise publique sous contrôle public est nécessaire.

Mettons un terme à cette catastrophe annoncée. Gagnons :

  • la reconstruction d’une entreprise publique unique et intégrée, desservant tout le territoire, la SNCF ;
  • une loi de financement pluriannuelle permettant le maintien et l’entretien du réseau ferré national ;
  • un Nouveau Statut du Travail Cheminot (NSTC) garantissant des droits de haut niveau pour l’ensemble des cheminot·es de la branche ferroviaire et des retraité·es.

Nous appelons les retraité·es à s’investir dans cette construction revendicative et à participer le 10 juin aux rassemblements et manifestations qui seront organisés !

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LE 28 MAI : TOUTES ET TOUS RASSEMBLÉS, LE 10 JUIN : TOUTES ET TOUS EN GRÈVE !

Action unitaire du 10 juin 2026

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Reçue le 13 mai dernier dans le cadre d’une demande de concertation immédiate (DCI), la Fédération CGT des Cheminots a fermement dénoncé le démantèlement de la médecine de proximité, des centres d’aptitude et le manque de reconnaissance des métiers médicaux et paramédicaux.
Face à une direction qui reste sourde aux alertes, la mobilisation collective s’impose !

UNE DIRECTION OBSTINÉE DANS LE PASSAGE EN FORCE !

La rencontre du 13 mai, consécutive à la DCI, confirme l’absence de réponses concrètes de la direction. Le flou persiste sur l’avenir des CFAS directement menacés par une suppression de minimum 40 % de leurs effectifs. La CGT exige le retrait immédiat de ce plan destructeur et le maintien d’une médecine de qualité.
La direction organise le chaos en transférant l’activité des CFAS vers des SPST déjà saturés et sans renforts. De plus, pour masquer la suppression des postes d’infirmier·e·s, elle impose des tâches (EFR, ECG, tests urinaires) aux secrétaires assistant·e·s, ce qui outrepasse leur rôle et met en péril leur responsabilité.
Pendant que le personnel des CFAS subit ces coupes sombres sans perspective de reclassement, les laboratoires souffrent d’un sous-effectif chronique. Ce tableau sombre est complété par la suppression des postes de psychologues et le délaissement des CFAS PSY, pourtant au bord de la rupture avec 42 % de postes vacants.

CARRIÈRES ET ÉGALITÉ

Le dévouement quotidien des personnels de santé n’est pas synonyme de docilité ni d’esprit de sacrifice. La CGT exige une revalorisation immédiate des carrières, passant par l’accès automatique à la classe 4 pour toutes les secrétaires et à la classe 6 pour toutes les infirmier·e·s.
Ces mesures de justice sociale sont d’autant plus urgentes que le bilan social 2025 met en lumière une politique d’entreprise profondément injuste : les femmes y subissent un écart salarial de 25,5 % et une chute de 45 % de leurs chances de promotion.

DES STRUCTURES DE SOINS INDISPENSABLES

Dans un contexte de forte dégradation sanitaire et sociale pour l’ensemble des cheminots, la médecine du travail, les laboratoires et les CFAS sont indispensables à la sécurité ferroviaire. Pourtant, la carence organisationnelle de la direction engendre un retard historique de 12 000 visites médicales. La CGT refuse la polyvalence forcée et le glissement des tâches, tout en dénonçant les failles critiques des outils informatiques qui entravent l’accès aux soins de tous les agents, actifs comme retraités.

NE LES LAISSONS PLUS DÉCIDER SANS NOUS !

Pour appuyer nos revendications – qui incluent également l’embauche urgente d’infirmier·e·s avec le remplacement de tous les départs de 2025, l’embauche de secrétaires médicaux·les dans chaque cabinet médical régional, ainsi que l’accès aux classes 7 et 8 pour les cadres paramédicaux, nous avons remis le 13 mai à la direction une pétition forte de 166 signatures de professionnels de santé.
Depuis plusieurs mois, la CGT alerte sans relâche sur la dégradation profonde des services médicaux de la SNCF. Des revendications claires et légitimes ont été portées à chaque niveau de négociation, mais aucune avancée ne sera obtenue sans l’implication active et massive des professionnels de santé de l’entreprise.

DANS CE CADRE, LA CGT APPELLE AU RASSEMBLEMENT DES « BLOUSES BLANCHES » LE JEUDI 28 MAI 2026 À 11H00 DEVANT LA DIRECTION OPTIM’SERVICES AU CAMPUS ACROBATES À SAINT-DENIS.

ELLE APPELLE ÉGALEMENT À AGIR MASSIVEMENT PAR LA GRÈVE AUX CÔTÉS DE TOUS LES CHEMINOTS DU GPU LE MERCREDI 10 JUIN PROCHAIN !

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SANTÉ MENTALE : LA DIRECTION SE DÉFAUSSE !

Conditions de travail

| Les conditions sociales

Face à la catastrophe sanitaire qu’elle a créée, la direction tente de se couvrir avec les formations « Premier Secours en Santé Mentale ».

Derrière cette supercherie, elle se défausse de ses responsabilités sur les cheminots, en particulier sur l’encadrement.

La CGT condamne cette politique irresponsable et exige sans délai des mesures d’urgence à la hauteur de la situation.

Inspirée d’un protocole australien et dispensée par PSSM France, une formation est présentée comme un dispositif généraliste sur la santé mentale, censé permettre d’assister une personne en souffrance psychique ou en situation de crise.

Mais derrière cette présentation lissée, la Direction du GPU persiste à nier sa propre responsabilité.

Elle refuse toujours d’admettre que ce sont ses politiques incessantes de réorganisations et de restructurations, guidées par la logique du profit au détriment de l’intérêt général et du service public, qui épuisent les cheminots, détruisent le sens du travail, dégradent les conditions de travail et alimentent un véritable harcèlement institutionnel aux conséquences graves sur la santé mentale.

Avec cette formation, la Direction franchit un cap supplémentaire : elle cherche à transformer les cheminots formés en relais de veille, voire en “sentinelles”, en leur faisant porter une responsabilité qui incombe d’abord à l’employeur.

Dispensée par des intervenants extérieurs, cette formation passe sous silence les véritables acteurs de la santé au travail dans l’entreprise — médecine du travail, médecine de soins, service social, préventeurs, élus CSE et CSSCT — quand elle ne refuse pas tout simplement d’en parler.

Plus grave encore, la responsabilité de l’employeur en matière de santé physique et mentale des cheminots est totalement évacuée.

Le rôle exact du « secouriste en santé mentale », ses limites d’intervention et ses prérogatives par rapport à celles de professionnels qualifiés, comme les psychologues, ne sont jamais clairement définis.

Pourtant, en seulement 14 heures, les stagiaires sont supposés assimiler des notions complexes, distinguer des troubles psychiques ou psychotiques en situation réelle, identifier les causes possibles d’une crise et interroger une personne sur d’éventuelles idées suicidaires.

Dans ces conditions, le risque est immense. Le Pôle de Soutien Psychologique n’est évoqué qu’en dernier recours, après des plateformes téléphoniques ou numériques externes souvent saturées.

La Direction du GPU entend en outre s’appuyer sur cette certification pour constituer un réseau national de « sentinelles », sans apporter la moindre transparence sur son fonctionnement, sur l’utilisation des données personnelles et sensibles des cheminots, sur le lien avec les CSSCT, ni sur l’évaluation de la charge de travail supplémentaire que cela entraînerait.

Mais surtout, aucune réponse n’est apportée sur la responsabilité et les risques encourus par un cheminot certifié PSSM qui n’aurait pas détecté un danger, n’aurait pas pu intervenir, ou dont l’intervention serait ensuite remise en cause.

Les cheminots doivent refuser d’endosser ces responsabilités à la place des employeurs.

Assez de faux semblants ! La fédération CGT des cheminots exige de la direction de réelles mesures d’urgence nécessaires afin de stopper les drames.

Nous exigeons :

  • L’arrêt des réorganisations locales et nationales ainsi qu’un moratoire sur l’ouverture à la concurrence dans l’ensemble des SA du groupe public unifié SNCF ainsi que dans l’ensemble des filiales fret et voyageurs ;
  • Des moyens pour la formation, pour l’emploi et pour améliorer les conditions de travail des cheminots ainsi que sur la sécurité ferroviaire.

 

STOPPONS CETTE POLITIQUE, AGISSONS POUR D’AUTRES CHOIX !

LE 10 JUIN
TOUTES ET TOUS EN GRÈVE !

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GAGNONS L’AUGMENTATION DE NOS SALAIRES BRUTS !

Info Luttes

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Pour vivre de notre travail, pour protéger notre avenir et pour imposer un autre partage des richesses : mobilisons-nous le 10 juin par la grève pour l’ouverture immédiate de NAO, pour l’augmentation générale des salaires, pour l’échelle mobile des salaires et une grille unique des salaires pour tous les cheminots.

⇒ LE CONTEXTE

Alors que les prix de l’alimentation, du logement, de l’énergie, des carburants et des transports augmentent sans cesse, nos paies ne suivent pas. Ce décrochage organise l’appauvrissement des cheminots comme celui des autres salariés pendant qu’une minorité continue d’accumuler toujours plus de richesses.

⇒ LE SALAIRE BRUT C’EST QUOI ?

Le salaire brut finance la protection sociale, l’assurance maladie, la retraite, le chômage, les droits collectifs conquis par les luttes. Défendre le salaire brut, c’est défendre ce qui nous protège tout au long de la vie.

 

C’est pourquoi les primes ponctuelles, les mesures individuelles, les dispositifs aléatoires (intéressement, prime de partage de la valeur, etc.) ou les fausses compensations ne règlent rien sur le fond et ne financent pas nos droits sociaux.

 

⇒ LE SALAIRE NET C’EST QUOI ?

Le salaire net, c’est ce qui nous permet de vivre tout au long du mois : se nourrir, se loger, se déplacer, élever ses enfants, les loisirs, faire face aux dépenses du quotidien.

⇒ LES REVENDICATIONS CGT

Ce qu’il faut, c’est une hausse générale des salaires, pour relever durablement le niveau de vie, renforcer les cotisations sociales et garantir des droits pour aujourd’hui comme pour demain.

  • C’est le sens de notre revendication d’une grille unique des salaires pour tous les cheminots.

Une grille unique, c’est la garantie de repères collectifs clairs, d’une progression salariale réelle tout au long de la carrière, de la reconnaissance des qualifications, de l’expérience et la fin des écarts injustifiés entre contractuels et statutaires, entre métiers, entre établissements.

À qualification et ancienneté doivent correspondre des droits identiques pour toutes et tous.

  • Nous portons aussi l’exigence d’une échelle mobile des salaires : les salaires doivent augmenter automatiquement avec les prix, pour que plus personne ne subisse les soubresauts économiques.
  • Une réelle augmentation générale des salaires.
  • Un véritable 13e mois pour TOUS les cheminots.
  • L’instauration d’une prime (de travail) de base garantie pour tous les cheminots.

Il n’est pas acceptable que celles et ceux qui produisent les richesses paient les conséquences des choix des puissants, des logiques spéculatives, des crises qu’ils entretiennent et des politiques qui privilégient sans cesse l’accaparement des richesses au détriment des besoins sociaux !

C’est pourquoi la Fédération CGT appelle les cheminot·es de tous collèges, toutes fonctions et toutes entreprises à CESSER le travail le 10 juin dans le cadre de la grève unitaire nationale !

ENSEMBLE NOUS POUVONS GAGNER !
TOUS EN GRÈVE LE 10 JUIN !

 

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SOUFFRANCE À L’ENCADREMENT, UNE MALADIE ORPHELINE ?

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Par courrier en date du 24 février 2026, la Fédération CGT des cheminots et son UFCM ont alerté sur l’aggravation de la souffrance au travail de l’encadrement au sein du Groupe SNCF et sur l’urgence d’ouvrir de véritables discussions sur cette situation.

Les cheminots de l’encadrement se retrouvent en première ligne d’une organisation du travail dégradée, et subissent les injonctions contradictoires de la politique d’entreprise sans lisibilité et sans moyens pour répondre à des objectifs toujours plus élevés.

Il aura fallu une DCI pour que la direction du Groupe sorte de son silence incompréhensible.

Le temps n’est plus à parler de simples risques hypothétiques. La souffrance est installée, visible, cadres et agents de maîtrise font état d’une souffrance généralisée : surcharge de travail, sollicitations permanentes, injonctions contradictoires, perte de sens, isolement, épuisement professionnel, difficultés à assurer leurs missions dans de bonnes conditions et, dans les cas les plus dramatiques, gestes irréversibles.

DES SYMPTÔMES RECONNUS MAIS PAS DE TRAITEMENT

Pour l’UFCM-CGT les souffrances ne sont pas des fragilités individuelles mais des symptômes d’un système malade. La prévention ne peut pas se limiter à des formations à la gestion du stress ou à des dispositifs de soutien psychologique.
Pour être efficace, il faut s’attaquer aux causes structurelles : les objectifs irréalistes, les modes d’évaluation injustes, les restructurations permanentes, la surcharge de travail, la perte de sens.

L’UFCM-CGT demande un plan d’action national afin de prévenir et de traiter la souffrance actuelle des cheminots de l’encadrement, avec identification immédiate des situations critiques et amélioration des prises en charges psychologiques.

La direction répond « renforcement du Pôle de Soutien Psychologique » (+7 psychologues) et « C’est à vous », qui constituerait une forme d’évaluation des risques professionnels, et par un plan d’action qui devrait être mis en oeuvre, mais sans donner de détails. Elle reste muette sur la saignée des cabinets médicaux sur l’ensemble du territoire et la perte de 50 ETP de professionnels du médical dans le cadre des fermetures annoncées des CFASS.

L’UFCM-CGT demande le retour à un management basé sur l’humain et la qualité de production, incompatible avec le lean management et ses déclinaisons, et notamment dès l’intégration des jeunes cadres, par l’abandon des formations accélérées et réduites.

La direction répond travailler à l’amélioration de l’offre de formation des encadrants, formations initiales comprises. Mais rien sur le lean management et ses déclinaisons qui font des ravages aussi bien sur la santé physique que mentale.

L’UFCM-CGT pointe les dérives du forfait jour, la surcharge de travail et de temps de travail de l’encadrement,

La direction répond « EIA » et « entretien Forfait jours », dont les trames ont été revues, et kit d’accompagnement. Mais aucun outil de contrôle du temps de travail, aucun outil d’évaluation de la charge de travail, aucun moyen de répartition de la charge. La direction refuse d’employer les termes d’organisation du travail, d’emploi ou d’effectif.

L’UFCM-CGT demande la reconnaissance de la pénibilité pour les postes de DPX et d’assistant DPX et la totalité des emplois-repères soumis à l’astreinte.

La direction répond « liste établie des ERPA », sans envisager une réévaluation des critères et emplois. Pour l’UFCM-CGT, ces cheminots subissent un important déséquilibre vie professionnelle – vie personnelle qui impacte sévèrement leur santé physique et mentale, avec des horaires irréguliers et une disponibilité continue : il est urgent que la pénibilité subie par ces cheminots soit reconnue !

Les directions SNCF successives se reposent depuis trop longtemps sur la conscience professionnelle et l’engagement des encadrants ou sur la pression et le management par la terreur.

La mobilisation des encadrants est un indicateur important pour la direction !

Aucun travail ne doit coûter une vie, la surcharge mentale n’est pas une faiblesse mais bel et bien la conséquence des différentes politiques menées qui pressurisent l’encadrement, sacrifié sur l’autel de la privatisation et la rentabilité de l’entreprise.

L’entreprise doit prendre en compte le quotidien des encadrants et stopper les réorganisations qui n’ont plus de sens. La direction doit reconnaitre notre souffrance, notre colère, notre volonté de travailler dans des conditions correctes et apaisées.

Ingénieurs, Cadres, Techniciens, Agents de Maîtrise,
CHEMINOTS COMME LES AUTRES !

REJOIGNEZ LA MOBILISATION DU 10 JUIN PAR LA GRÈVE !

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LE 10 JUIN : TOUTES ET TOUS EN GRÈVE !

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Tétière

Après plusieurs semaines de concertation, mais sans avancées, les quatre fédérations cheminotes ont décidé de passer à l’offensive au mois de juin.

Les organisations syndicales CGT Cheminots – UNSA Ferroviaire – SUD-Rail – CFDT Cheminots déposent unitairement un préavis de grève pour le mercredi 10 juin 2026.

Le PDG de la SNCF doit se préparer à sa première épreuve de force. Nos revendications sont connues, la direction du Groupe doit y répondre le plus rapidement possible !

STOPPONS CETTE POLITIQUE D’ENTREPRISE ANXIOGÈNE !

Les fédérations cheminotes déclarent l’état d’urgence face à la multiplication des drames (accidents du travail, arrêts maladie, suicides) engendrés par les restructurations compulsives et le processus de filialisation. Nous refusons d’accompagner « leurs transformations ». L’ensemble des activités du Groupe SNCF doit arrêter immédiatement les réorganisations qui portent atteinte à la santé mentale et physique des cheminotes et des cheminots. Les suppressions de postes, réorganisations, injonctions et pressions à la mobilité professionnelle… imposées localement, sont le résultat d’une politique d’entreprise globale. C’est pourquoi seul un mouvement de grève tous services et national permettra d’arrêter ce rouleau compresseur.

AGISSONS POUR D’AUTRES CHOIX !

Ces vingt dernières années, gouvernements et patronat se sont souvent attaqués à notre réglementation du travail et à nos droits sociaux. À chaque fois, les cheminotes et cheminots se sont mobilisé·e·s fortement par la grève et ont fait reculer les attaques. En prétextant une remise en cause de notre réglementation historique dans les premières filiales Voyageurs, le PDG de la SNCF s’apprête à vouloir mettre fin de l’unité sociale. Jean Castex a demandé à ce que les négociations se fassent par SA et filiale, engendrant inévitablement des accords régressifs : diviser pour mieux régner !
Pour les fédérations cheminotes, c’est une ligne rouge à ne pas franchir. Nous exigeons que l’accord Groupe sur le temps de travail s’applique, comme l’ensemble des autres accords, de plein droit, à l’ensemble des salariés, y compris dans les filiales créées pour répondre aux appels d’offres ainsi qu’à Hexafret et Technis. L’organisation du travail et le temps de travail sont des piliers fondamentaux de l’unité sociale.

EXIGEONS L’OUVERTURE DE NÉGOCIATIONS SALARIALES !

La facture énergétique et les prix à la consommation ont augmenté de 2,2 % en avril 2026, après +1,7 % en mars. L’inflation continue sans perspective d’amélioration. La direction SNCF ne peut plus continuer à jouer la montre concernant le pouvoir d’achat des cheminotes et cheminots tout en accentuant la productivité. L’heure n’est plus à l’analyse de la situation, mais à l’ouverture de véritables négociations salariales au niveau du Groupe SNCF !

PARCE QUE NOUS SOMMES À UN MOMENT DE BASCULE À LA SNCF, LES FÉDÉRATIONS APPELLENT UNITAIREMENT LES CHEMINOTS À AGIR.

DÈS MAINTENANT,
ON SE PRÉPARE À TAPER TRÈS FORT
PAR LA GRÈVE LE 10 JUIN !

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RELEVONS LE DÉFI DE LA MOBILISATION !

Centre d'aptitide sécurité ferroviaire

| Sécurité ferroviaire

Alors que les nouvelles règles européennes (STI OPE), modifiant les conditions d’aptitude sécurité, sont entrées en vigueur le 1er avril 2026, la Direction d’Optim’Services s’en saisit pour décliner de manière brutale une réorganisation qui vise à supprimer au moins 40 % des effectifs des CFAS. Au regard du contexte sanitaire et social actuel, au sein du GPU SNCF, la CGT appelle les cheminot·e·s à se rassembler et à préparer à la grève !

UN PROJET QUI NOUS MET AU DÉFI D’AGIR !

Sous couvert d’optimisation à la suite du retrait de 17 000 agents du suivi d’aptitude par SNCF Réseau, la direction de SNCF Optim’Services lance, à travers son projet intitulé « Relevons le défi », une offensive brutale contre les métiers du médical et les conditions de travail.
Ce projet destructeur prévoit une nouvelle saignée parmi les personnels médicaux et paramédicaux avec la suppression nette de 40 % d’emplois sur un effectif de 135 que comptent les CFAS. D’ailleurs, certains ont déjà fermé ou sont prévus de fermer. Alors que le déficit de personnel est prégnant dans la plupart des cabinets médicaux, ce projet prévoit de sacrifier notamment les spécialistes cardiologues et ophtalmologues, tout en imposant une polyvalence à outrance aux secrétaires médicales transformées en gestionnaires multi-tâches. Cette dégradation est accentuée par une clause de mobilité nationale contraignante (environ 5 jours par mois) obligeant les agents à avancer leurs frais de déplacement.

De plus, et alors que tous les voyant d’alerte sanitaire sont au rouge au sein du GPU SNCF, cette réorganisation s’effectue dans un climat de mépris managérial qui se matérialise concrètement avec des entretiens exploratoires sur les temps de pause ou des convocations pendant les congés ou les arrêts maladie…

« Des personnes vont partir, les plus motivées resteront », osait dire la direction. Montrons-leur que nous restons debout, unis et déterminés !

DÉLIT D’ENTRAVE : LA DIRECTION PASSE EN FORCE !

Face à cette réorganisation qui sera examinée en CSE ce 28 mai 2026, la CGT dénonce un passage en force qui piétine délibérément le dialogue social et les instances représentatives. En effet, la Direction se rend coupable d’un véritable délit d’entrave en actant la fermeture du centre de Strasbourg sans information officielle préalable et en engageant les suppressions de postes sur le terrain avant même la fin du processus légal de consultation.

Cette stratégie du fait accompli vide les services de leurs effectifs et transforme la concertation en un simple simulacre, méprisant la voix des salariés et les procédures réglementaires, ce qui rend la mobilisation aujourd’hui indispensable.

NOS REVENDICATIONS : L’HUMAIN AVANT LES CHIFFRES !

Face à la manipulation de la réalité orchestrée par une Direction qui tente de masquer l’explosion de la souffrance au travail, la CGT refuse de rester spectatrice et passe à l’offensive. Nous exigeons :

  • L’arrêt immédiat des suppressions de postes pour garantir le maintien d’une médecine de proximité de qualité, ainsi que l’ouverture de postes en médecine du travail et de soins pour l’ensemble du personnel des CFAS afin de pallier durablement le manque d’effectifs. Le retrait définitif de la clause de mobilité nationale, indispensable au respect de l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle.
  • La fin des méthodes managériales brutales, notamment les sollicitations inacceptables durant les temps de repos, congés ou arrêts maladie.
  • Le respect strict des instances représentatives et du Code du travail, en mettant fin aux décisions unilatérales avant les avis du CSE.

En conséquence, la CGT va déposer une demande de concertation immédiate (DCI) auprès de la direction de SNCF Optim’Services afin de porter fermement ces exigences et de préparer le rapport de force par la grève.

L’HEURE EST À LA MOBILISATION POUR DÉFENDRE NOS MÉTIERS,
NOTRE SANTÉ ET L’AVENIR DES CHEMINOT·E·S DES CFAS !

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POURQUOI FAUT-IL AGIR PAR LA GRÈVE NATIONALE ?

Info Luttes

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Les positions des directions des entreprises de la branche ferroviaire au rang desquelles la SNCF et ses filiales, sont devenues intenables. La CGT, dans l’unité syndicale la plus large, estime que l’heure est maintenant venue d’agir tous ensemble en cessant le travail massivement.

L’ouverture à la concurrence imposée envers et contre tous est un échec programmé. La stratégie du choc portée par nos dirigeants génère légitimement colère et incompréhension. Les cheminotes et les cheminots sont en 1ère ligne. Ils subissent donc les assauts répétés d’une direction qui s’enlise dans le déni et l’irrationalité. La CGT appelle donc l’ensemble des cheminots, de la SNCF, de ses filiales et des entreprises de la branche à mettre un coup d’arrêt à cette fuite en avant.

→ EXIGEONS UN MORATOIRE ET L’ARRÊT DU HARCÈLEMENT INSTITUTIONNEL !

Dans le contexte détestable de l’ouverture à la concurrence, la Direction SNCF s’enferme dans une logique de productivité outrancière et de réorganisations permanentes qui engendrent de fait un contexte sanitaire déplorable et alarmant. La CGT dénonce une véritable maltraitance institutionnelle, aggravée par une politique de l’emploi en net recul et des conditions de travail de plus en plus délétères.

Ce manque d’effectifs rend impossible le respect des commandes, le droit aux repos et aux congés, tout en augmentant la charge mentale des cheminots empêchés de réaliser un travail de qualité en toute sécurité. Ce recul de l’emploi est en totale contradiction avec les besoins de développement du ferroviaire.

La CGT porte des revendications visant à geler les réorganisations et demande un moratoire sur la mise en concurrence, dont l’inefficacité et les surcoûts apparaissent désormais au grand jour. Nous exigeons également la mise en place de comités de proximité santé-sécurité-conditions de travail au plus près du quotidien des cheminots.

→ EXIGEONS LES MÊMES DROITS POUR TOUS !

La direction souhaite déconstruire méthodiquement le cadre social existant. En effet, sa volonté est bien de saborder l’accord temps de travail de 2016. La remise en cause des Activités Sociales et Culturelles (ASC), quant à elle, est une provocation supplémentaire. Sa stratégie est claire : utiliser la filialisation pour s’attaquer en grand à notre règlementation et à nos droits collectifs !

Vouloir aligner les droits des cheminots sur le « moins-disant » de la branche ferroviaire, alors que l’aspiration à l’équilibre vie pro/perso est centrale, est une erreur stratégique majeure qui ne fera qu’accentuer les crises dans l’entreprise et creuser encore plus le fossé qui sépare les dirigeants de l’entreprise des cheminots et de leur quotidien.

La CGT exige non seulement le maintien des 35 heures, mais estime également qu’il est temps de rouvrir des négociations sur la réduction du temps de travail, conformément aux aspirations globales des salariés dans le pays, cheminots y compris. En effet, ceux-ci aspirent à plus de temps libre consacré à leur famille, leurs amis, les loisirs, le sport et la culture. C’est pourquoi le maintien et le développement des Activités Sociales et Culturelles, portés par la CGT, doivent être une priorité !

 

→ EXIGEONS UNE NÉGOCIATION SALARIALE IMMÉDIATEMENT

Les mesures générales infimes de la NAO de janvier 2026 sont déjà balayées par l’inflation. Le coût de l’énergie et des produits de première nécessité explose sous l’effet du contexte international. Le pouvoir d’achat des cheminots s’effondre. Les artifices financiers (PPV, intéressement, primes en tous genres…) ne répondent pas à la situation vécue par les cheminot·es !

 

La CGT revendique la mise en œuvre d’une grille unique des salaires pour tous les cheminots et l’ouverture immédiate de négociations salariales !

 

Après 3 communiqués unitaires et le dépôt d’une demande de concertation immédiate, les 4 fédérations syndicales représentatives nationalement se retrouveront le 6 mai afin de décider de la date et des modalités d’une action de grève nationale tous cheminots dans les semaines à venir.

La balle est dans le camp des directions. À elles de décider maintenant des suites qu’elles souhaitent donner à la situation explosive dans notre champ professionnel : la Raison ou l’affrontement.

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23 avril 2026

« Ça déshumanise les gares » : la CGT cheminots mobilisée dans les gares du Limousin contre la fermeture de guichets

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