Fédération CGT des Cheminots


ÉQUIPEMENT : PRENONS LA MAIN SUR NOTRE AVENIR !

| Équipement

Dans un contexte de privatisation de la SNCF et de balkanisation du réseau ferré, SNCF Réseau développe une stratégie de compétitivité basée sur la réduction des coûts poussée à l’extrême.
La baisse des effectifs et l’externalisation des charges de travail sont les principaux leviers de cette politique d’entreprise et impactent fortement l’organisation et l’efficacité de la production.
Pour l’avenir du réseau, l’avenir des métiers de l’Équipement et l’efficacité de la production, une seule voie possible :
LA MOBILISATION !

UN ARSENAL JURIDIQUE AU SERVICE DE LA PRIVATISATION DU SERVICE PUBLIC

Le Plan de Performance

La loi de réforme ferroviaire du 04 août 2014, première pierre à l’édifice de déconstruction du service public ferroviaire, assignait à SNCF Réseau des objectifs financiers et de productivité à travers un plan de performance repris au contrat pluriannuel 2017-2026 conclu avec l’État. Il prévoit notamment de :

« garantir un haut niveau de sécurité des personnes et des biens sur le réseau.

améliorer la qualité de service proposée aux opérateurs de transport, notamment de fret. »

Lui était également assigné l’objectif de réduire ses coûts sous dix ans au moyen d’objectifs industriels, d‘innovation et de productivité.

Nouveau Pacte Ferroviaire

Insatisfaits, Gouvernement et direction de l’entreprise corédigent ensuite la loi pour un « Nouveau Pacte Ferroviaire » de 2018 (un nouveau contrat de performance pluriannuel est depuis en cours de négociation) qui consacre l’ouverture à la concurrence du système ferroviaire français. Il conduit à la transformation des trois EPIC SNCF en cinq Sociétés Anonymes (SA) soumises aux règles du « marché » et à l’arrêt des embauches au Statut. Les dirigeants de la SNCF d’alors affirmaient que le Réseau ne serait pas ouvert à la concurrence. Ce sera un mensonge de plus.

Loi d’orientation des mobilités et loi « 4D »

Ils poursuivent avec la loi d’orientation des mobilités (LOM), dont l’article 172 prévoit la possibilité de transférer aux régions 9 000 km de lignes d’intérêt local ou régional à faible trafic (UIC 7 à 9).

Le projet de loi « 4D » (déconcentration, décentralisation, différenciation, décomplexification) et son article 9 approfondissent les modalités du transfert de gestion d’une ligne ferroviaire ou d’une gare d’intérêt local ou régional, à la demande d’une région.

Il ouvre également la possibilité de transposer la pleine propriété de la ligne à la région pendant 15 ans et lui permet d’opérer un transfert de missions de gestion et de destination (exemple : transformation de la ligne en « voie verte »).

Ces lignes dites « de dessertes fines du territoire » sont donc désormais menacées d’un transfert de gestion ou de propriété, voire de fermeture pure et simple !

À travers cet ensemble de lois, l’État accélère le démantèlement du Réseau Ferré National et permet à la direction de supprimer les emplois cheminots au rythme du transfert de la charge de travail vers le privé (ex : BTP) ou des fermetures de lignes. Il marque ainsi son renoncement au Service Public ferroviaire.

QUELLES CONSÉQUENCES POUR LES CHEMINOTS DE L’ÉQUIPEMENT ?

3 888 emplois supprimés en l’espace de 4 ans

En 2020, le repli des effectifs (- 478) est plus important que celui prévu au budget (- 375). Les recrutements sont bien inférieurs au budget, tandis que les départs augmentent.

Ainsi, pour la troisième année consécutive, les économies visées dans le cadre du contrat de performance, qui s’appuient pour partie sur des suppressions de postes, ont été dépassées.

Depuis 2017, la productivité réalisée représente 495 emplois équivalent temps plein (ETP)/an, l’externalisation 477 ETP/an, soit 3 888 emplois en l’espace de 4 ans.

En 2021, pas mieux ! La direction budgète 914 suppressions d’emplois supplémentaires par rapport au budget 2020 !

La stratégie du dumping social :

La direction tente également de gommer les normes et les garanties sociales existantes, pour mettre en place les préconisations du patronat de la branche ferroviaire en matière de classification et de rémunération des métiers afin d’abaisser les conditions sociales :

  • Alors qu’elle a été contrainte par le rapport de force à réinternaliser 500 emplois sur 3 ans, elle tente à travers ce projet de rouvrir en grand les vannes de l’externalisation pour des milliers d’emplois ;
  • Elle a déclaré à de multiples reprises ne pas avoir l’intention de se positionner dans le cadre de la LOM (lignes transférées) autrement qu’à travers des filiales (exemple : Sféris) ;
  • Elle travaille ouvertement à développer la polyvalence et à déqualifier les métiers, en reportant les missions assurées par les DPX vers les agents de la production, ou encore en autorisant la reprise de gardiennage de passage à niveau par les agents SE et caténaires.
LE PROJET « MAINTENIR DEMAIN » N’EST PAS LA SOLUTION !

La direction s’inscrit totalement dans la démarche de morcellement du réseau et de privatisation de l’entreprise engagée par l’État. Très opportuniste, elle annonçait fin 2020 en pleine crise sanitaire un projet d’évolution de l’organisation de la production dénommé « Maintenir Demain », s’appliquant aux 16 000 agents des Infrapôles travaillant en UP Voie et UP SES.

Sous couvert d’améliorer le management de la sécurité, ce projet vise en réalité à accroître la productivité à tous les niveaux :

  • Digitalisation et grands programmes (Gestion de la Maintenance Assistée par Ordinateur, surveillance et supervision, système informations travaux, etc.)
    La digitalisation est présentée comme la solution à de nombreux problèmes de production.
    Pour la CGT, si le recensement informatique du patrimoine peut aider à améliorer la programmation des interventions de maintenance et travaux, la priorité est le niveau d’emplois pour les réaliser. 50 % des opérations programmées sont actuellement décalées, essentiellement par manque de personnel.
  • Abaissement du centre de gravité (suppression des DPX)
    La direction indique que la productivité se ferait uniquement sur les postes d’organisation (encadrement) à hauteur de 5 %, mais au prix du transfert de leurs responsabilités managériales et juridiques vers les agents à la production. C’est la mise en place des « petits collectifs » déjà connus au Transilien.
  • Simplification des organisations
    Pour les collectifs et les brigades, les fusions vont certes constituer des collectifs de travail plus importants, mais ils vont engendrer aussi un allongement des parcours, d’autant que la direction annonce poursuivre les fermetures de brigades.

Le danger est double :

  • Affaiblissement de notre capacité à absorber la charge de travail croissante tout en favorisant le recours à la sous-traitance et à l’externalisation ;
  • Spécialisation des cheminots à un parcours. Ils ne se verraient formés qu’aux seules particularités de leur périmètre. Quid donc du respect des métiers, des parcours professionnels… ?

Les UP Travaux, Asti, EALE, UP Log ne seraient pas concernés, mais la direction est habituée à séquencer ses dossiers pour mieux diviser les cheminots.

Sur fond de concurrence, de transferts de lignes, d’objectifs de productivité et de suppressions d’emplois, le plan de performance interne intitulé « Tous ambition Réseau 2025 », dont « Maintenir demain » est l’un des pans, n’a pas vocation à améliorer la production, les organisations du travail et encore moins les conditions de vie et de travail des cheminots de l’Équipement.

Il répond à une logique purement financière et est la manifestation d’une idéologie. Pour eux c’est : « Tout, sauf SNCF ! »

Pour la CGT, il est urgent d’augmenter l’emploi pour répondre aux défis de développement, tant voyageur que fret.

Dans le Temps réel n°18 sur les comptes de résultats du GPU pour 2020, la direction admet que malgré la crise sanitaire, « le groupe démontre sa résilience et conserve sa solidité financière ». Avec « une trésorerie préservée à hauteur de 6,3 Milliards d’euros, cela autorise le groupe à se projeter vers l’avenir en s’appuyant sur des capacités de financement intactes ».

Pour la CGT, les activités externalisées peuvent et doivent donc être réintégrées avec le triple objectif de :

  • Mettre fin au surcoût de la sous-traitance ;
  • Améliorer les conditions de travail et le statut social des cheminots ;
  • Regagner la maîtrise complète de la production pour en assurer la qualité et la sécurité sur la totalité du Réseau.

La CGT place l’emploi cheminot et l’organisation du travail au coeur de la production :

  • En redonnant du sens au travail : la sécurité et le respect des règles de travail doivent être au centre de l’organisation ;
  • En mettant fin au cloisonnement par activités ;
  • En réactivant une véritable coopération opérationnelle entre les cheminots et en proximité.
LA CGT REVENDIQUE
  • L’arrêt de la sous-traitance de la maintenance préventive et corrective, des études et des travaux hors régénération et la ré-internalisation de toutes les charges indispensables à la production dans sa globalité ;
  • Une ligne hiérarchique claire aux responsabilités formellement identifiées : compétences, moyens et autorité. Elle doit avoir les moyens d’agir et être sortie de la gestion bureaucratique, contractuelle et juridique de la sous-traitance ;
  • La pérennisation et le développement dans les établissements et UP des savoirs et savoir-faire, par :
    • Des pôles d’appui d’aide à la programmation, à la commande des approvisionnements, à la gestion de la sécurité et de la réglementation et RH, ainsi que l’ensemble des pôles des fonctions transverses ;
    • Des ingénieries en proximité, qui doivent connaître les infrastructures des territoires ;
    • Une formation des agents sur tous les types d’installations de leur métier, organisée à partir des besoins exprimés par les cheminots et de ceux liés aux impératifs de maintien permanent de la sécurité et des connaissances techniques ;
    • Le maintien en l’état des examens EV7 et EV9 et l’amélioration des parcours professionnels pour l’ensemble des métiers de l’équipement ;
  • Une mise en service des nouvelles installations et des essais sous la responsabilité des cheminots de la SNCF ;
  • Un retour à des parcours à taille humaine :
    • Tenant compte de la spécificité des métiers et de la diversité technique du Réseau ;
    • Dotés de collectifs par métiers adaptés à une charge de travail bien définie (exemple : nombre d’installations) et à une parfaite maîtrise technique des installations ;
    • Permettant une intervention rapide en cas d’incidents.
  • Un plan d’urgence de recrutement massif dans tous les métiers, avec l’embauche de 4 430 cheminots dans un premier temps.

Notre avenir nous appartient !

La Fédération CGT appelle les cheminots à se rassembler à Saint-Denis le 22 juin prochain, devant la direction générale du GPU.

La Fédération CGT des cheminots appelle les cheminots de tous les services à se tenir prêts à agir, y compris par la grève !

POUR NOS SALAIRES, L’EMPLOI, NOS MÉTIERS, LE SERVICE PUBLIC SNCF… HAUSSONS LE TON !

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LA DIRECTION VEUT NOUS FAIRE PAYER LES « AVANCÉES » OBTENUES À VOYAGEURS !

Prime Traction à Hexafret

| Le transport de marchandises

Le 26 février, une délégation CGT a été reçue par la Direction dans le cadre d’un groupe de travail sur la prime traction et l’organisation du service annuel. Derrière les annonces présentées comme des « améliorations », la Direction tente en réalité d’imposer un marché inacceptable aux conducteurs Hexafret : des mesures sur la prime traction en échange de plus de flexibilité et de modifications de nos journées de service.

LA DIRECTION VEUT IMPOSER UN PACKAGE : PRIME TRACTION CONTRE ENCORE PLUS DE FLEXIBILITÉ !

La Direction souhaite appliquer à Hexafret les mesures issues de Voyageurs mais pose une condition : accepter deux adaptations obligatoires du service par an, des mesures salariales pour encore plus de désorganisation vie professionnelle–vie per-sonnelle. Même si la grille de repos annuelle semble acquise, la Direction s’octroie encore une fois le droit de pouvoir la modifier en organisant des commissions roulements si elle le juge nécessaire. Il n’y en a jamais assez !

LA CGT REFUSE CE CHANTAGE ! LES CONDUCTEURS HEXAFRET NE SONT PAS DES VARIABLES D’AJUSTEMENT !

La CGT a rappelé que nous n’avons pas été conviés aux discussions. Jamais nous n’avons pu exprimer les besoins des agents d’Hexafret. Pire, les quelques euros négociés l’ont été en prenant en compte les mesures salariales Groupe pour les-quelles Hexafret est exclu ! Pour la CGT, la coupe est pleine. Le mépris doit cesser immédiatement.

La délégation CGT a rappelé sa disponibilité pour discuter des sujets, dans une volonté d’avancer et d’améliorer les conditions de vie au travail des cheminots d’Hexafret. L’adaptation dont font preuve les ADC d’Hexafret tous les jours permet à l’entreprise de prospérer, et malgré l’absence de reconnaissance, ce système tient : des changements quotidiens dans les journées de service tolérés, acceptés, mais jusqu’à quand ? La Direction est montée d’un cran dans le mépris. La CGT lui a demandé de revoir immédiatement sa position.

Pour la CGT, les modifications fréquentes des journées de service, la désorganisation permanente de la vie personnelle, le travail de nuit important et le manque d’effectifs chronique avec des calculs d’ACR (adéquation charge-ressources) faux sont autant de points de crispation à rapidement discuter. Ajouter à cela 15 ADC du TER mis à disposition pendant quelques mois avec des conditions salariales très avantageuses, et la situation devient encore plus tendue socialement.

Le vrai problème, ce n’est pas le nombre d’adaptations. Le vrai problème, c’est le manque d’effectifs et la désorganisation de la production actuelle. Sans compter le manque de locomotives, alors que la braderie sur Agorastore (site d’enchères en ligne) des locomotives les plus récentes continue !

Nous avons aussi rappelé à la Direction qu’il y avait des problématiques sur la prime traction qui ne concernaient que les ADC du fret, comme la revalorisation de la prime « grand axe » ou une meilleure revalorisation de la conduite de nuit.

LA PRIME TRACTION N’EST PAS UNE MONNAIE D’ÉCHANGE !

La CGT a été claire : les avancées obtenues à Voyageurs sur la prime traction doivent s’appliquer à Hexafret sans contrepartie sur l’organisation du travail et sans dégradation des conditions de vie au travail des ADC d’Hexafret. La CGT a des propositions et notamment un projet complet de prime traction plus lisible et plus protectrice pour les ADC !

À l’heure actuelle, aucun accord n’a été trouvé. La Direction maintient sa position. Souhaitons qu’elle évolue rapidement. La CGT poursuivra les échanges et continuera à défendre les droits et les conditions de travail des conducteurs Hexafret. La prochaine réunion conclusive est prévue le 17 mars prochain !

 

ENSEMBLE, NE LAISSONS PAS LA DIRECTION
IMPOSER TOUJOURS PLUS DE FLEXIBILITÉ !

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RETRAITÉ·E·S CHEMINOT·E·S, LE 2 AVRIL, POUR NOS REVENDICATIONS, MANIFESTONS !

| Retraités UFR

L’UFR CGT cheminots appelle les retraités, leurs ayants droit à se mobiliser en masse dans une démarche unitaire pour combattre la politique de régression sociale du gouvernement et porter nos revendications CGT.

Les retraités ont toutes les raisons d’être mécontents et de se mobiliser. Leur pouvoir d’achat est toujours en berne. C’est pourquoi la CGT dénonce la logique d’économie de guerre imposée par le gouvernement, les propos guerriers de Macron et du patronat français, avec l’explosion du budget alloué à l’armement qui atteindra 480 milliards d’euros en 2030 ; preuve qu’il y a de l’argent dans ce pays, surtout pour l’armement et la guerre.

Dans le même temps, on ne met pas les moyens pour fabriquer, par exemple, des avions pour combattre les incendies de plus en plus nombreux l’été. Les financements pour des services publics répondant aux besoins, manquent cruellement, à l’exemple de l’hôpital public, pourtant en situation d’extrême urgence, ou encore le ferroviaire que l’État s’évertue à saborder !

La situation va continuer de s’aggraver avec la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS 2026). Si les mobilisations des travailleuses, travailleurs et des retraités ont influé sur le débat parlementaire et permis d’empêcher des mesures négatives, la LFSS 2026 va entraîner de graves régressions en termes d’accès aux soins. C’est le droit à se soigner, le droit à la santé qui sont remis en cause !

C’est le cas avec l’objectif national de dépenses d’assurance maladie (ONDAM), créé en 1996 par Juppé. On ne part pas de la réponse aux besoins en matière de santé pour mettre les moyens adéquats. C’est l’inverse qui est fait : un budget est fixé et les dépenses de santé doivent rentrer dedans. Depuis sa création, l’ONDAM est systématiquement en deçà des dépenses constatées. Les conséquences sont la hausse du ticket modérateur, des franchises médicales et des participations forfaitaires, l’insuffisance de moyens pour le secteur public des établissements de santé…

La LFSS 2026 va à nouveau aggraver la situation. Si les députés ont adopté un amendement pour augmenter l’ONDAM de 3 % (au lieu de 1,6 % prévu par le gouvernement), ce taux est inférieur à celui de 2025 (+3,6 %), mais surtout très en deçà des besoins réels estimés entre 7 et 10 %, ce qui va, à nouveau, entraîner des économies sur la santé et conduire, à nouveau, à la fermeture de milliers de lits !
D’ailleurs, le gouvernement, par décret, fait les poches des patients avec l’augmentation du forfait urgence, du forfait hospitalier, des tarifs journaliers…

Outre le fait que certains renoncerons aux soins, c’est une nouvelle attaque sur le pouvoir d’achat, et notamment des retraités, plus confrontés aux problèmes de santé.
La SNCF n’est pas en reste en décidant unilatéralement d’exclure les retraités du suivi post-professionnel amiante dans les cabinets médicaux SNCF, un véritable scandale que combat la CGT.
Dans le même temps, elle accélère la fermeture des cabinets médicaux, dans la continuité de la mise en place de la complémentaire santé obligatoire (CSO) à tous les cheminots actifs, rompant ainsi toute solidarité intergénérationnelle.

Disons-le clairement, les retraités ne sont pas des privilégiés. Ils ont contribué et continuent à contribuer à la création de richesses.

En 8 ans, Macron et ses gouvernements successifs ont volé aux retraités plus de 108 milliards d’euros avec les mesures de désindexation, le recul de la date de paiement repoussé au 1er janvier de l’année suivante, se traduisant par une année blanche en 2018, l’augmentation différenciée en 2020 ou encore la mesure de relèvement de 1,7 point du taux plein de la CSG.

Ainsi, 60 % des 17 millions de retraités touchent moins que le Smic (1 812 € bruts).

Avec la CGT, exigeons une revalorisation immédiate de toutes les pensions de 10 % et une augmentation des minima de pensions (Mico) de 300 €.

Revendiquons l’urgence de maintenir une Sécurité sociale disposant d’un budget à la hauteur des besoins pour permettre l’accès aux soins pour toutes et tous, répondre au défi du vieillissement de la population avec 30 % de retraités d’ici 2030 et aboutir au 100 % Sécu dans le cadre d’une Sécurité sociale intégrale.

Dans le ferroviaire, avec les cheminots, agissons pour gagner un régime de prévoyance ouvert à l’ensemble des cheminots actifs comme retraités de la branche ferroviaire, pour l’accès aux cabinets médicaux aux retraités. Gagnons un nouveau statut du travail cheminot.

L’heure est à l’action !

L’argent existe pour satisfaire l’ensemble de nos revendications : plus de 80 milliards d’exonérations de cotisations sociales, 211 milliards d’aides publiques aux entreprises sans aucun contrôle.

Le jeudi 2 avril 2026, pour nos revendications, pour nos droits, soyons très nombreuses et nombreux dans la rue, participons massivement aux rassemblements et manifestations dans les départements, les régions.

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AU MATÉRIEL, L’HEURE DE LA RIPOSTE A SONNÉ !

| Matériel

Si le résultat des NAO 2026 est loin d’être à la hauteur des attentes des cheminots, la situation au Matériel est amplifiée par des années d’effacement des repères collectifs.

En effet, depuis 2019, la direction a fait le choix de casser l’unicité de la fonction Matériel avec l’attribution de primes catégorielles, de challenges à l’objectif, de développement du travail de nuit, de dévoiement de l’astreinte et autres artifices financiers, bien aidée en cela par certaines OS.

Ce modèle, qui montre aujourd’hui ses limites, a accentué la dégradation des conditions de travail ainsi que les différences de traitement entre cheminots, en excluant de fait les établissements ne travaillant pas sur des matériels opérant sur des lignes « à fort business ».
Des mesures spécifiques, reconnaissant la technicité des métiers du matériel, deviennent aujourd’hui une nécessité à l’instar de celles qui ont été négociées dans d’autres filières.
Dans ce cadre, la CGT porte la création d’une prime de base garantie Matériel ainsi que d’un Nouveau Statut du travailleur Cheminot (NSTC), seul à même de rassembler contractuels et statutaires dans un nouveau modèle social.

TOUTES ET TOUS CHEMINOT·E·S DU MATÉRIEL !
DIVISER POUR MIEUX RÉGNER : UNE VIEILLE MÉTHODE PATRONALE !

Dans les chantiers, la stratégie de la direction s’opère de manière différente en fonction des ateliers, mais la finalité reste la même : accentuer la polyvalence et la productivité des cheminots grâce à :

  • Un catalogue de primes catégorielles et autres challenges à objectifs toujours plus étoffé : Indemnité Opérationnelle IDF Matériel, Prime OUIGO, prime technicentre TGV, prime d’axe, prime « incentive », primes d’établissement…
    Cela crée de grandes différences de rémunération entre les cheminots suivant le type de matériel entretenu et le lieu d’emploi.
  • Une forte augmentation de la part des EVS dans la rémunération : ces indemnités et primes ne sont données qu’en contrepartie des contraintes nécessaires à la production et des conditions de travail. De plus, certaines sont aujourd’hui à la base de nos métiers (saisie informatique, travaux salissants…) avec pourtant des différences dans l’attribution suivant l’établissement ou la qualification.
  • Des astreintes dévoyées : pour la CGT les astreintes ne devraient intervenir que dans un cadre strict de continuité du service public tel que le relevage, le dégelage, l’astreinte dépannage en ligne, voire pour assurer des renforts ponctuels en période de pointe. Or, la réalité dans les établissements, c’est que les astreintes se multiplient afin de compenser les manques d’effectifs et les défauts d’organisation. Les entorses à la réglementation sur le temps de travail et sur la durée légale du travail se multiplient, au détriment de l’emploi et avec un nombre croissant de cheminots qui enchaînent parfois des journées de dix à douze heures sur des périodes de sept jours ou plus. Ces situations, de plus en plus constatées, mettent en danger la santé de nos collègues et la sécurité ferroviaire.
  • Des diplômes non reconnus à l’embauche : il devient désormais courant de voir des cheminots titulaires d’un bac +2 recrutés à la classe 2, 3 ou 4, ou encore d’autres, titulaires d’un master (bac +5), recrutés à la classe 5… Outre la fin du recrutement au statut, l’application de l’accord Classifications-Rémunérations a effacé toute cohérence sur le triptyque « Diplôme-Classe-Salaire » ; un accord dont même les signataires se plaignent désormais dans toutes les instances !
  • Une formation tirée vers le bas à tous les niveaux : La méthode TWI en TI par exemple, est mise en œuvre pour faire intervenir sur rame des opérateurs polyvalents le plus vite possible.
    L’explosion du e-learning pour les maîtrises et cadres, quant à elle, sert uniquement à couvrir légalement l’entreprise face à ses obligations. Le manque d’effectifs chronique et des centres de formation éloignés accentuent les difficultés à dégager les cheminots pour aller se former. L’accompagnement des nouveaux embauchés sur le terrain par des collègues expérimentés est rendu impossible, entraînant une perte de compétences néfaste pour l’entreprise et les cheminots.

CE QU’EXIGE LA CGT (Voir le tableau )

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CE QU’EXIGE LA CGT

  • La CGT revendique une nouvelle grille unique des salaires pour tous les cheminots garantissant :
  • La reconnaissance des diplômes, des formations, des savoirs et savoir-faire ;
  • Un déroulement de carrière et une progression salariale automatique ;
  • L’égalité entre les cheminots hors statut et statutaires ;
  • L’égalité entre les femmes et les hommes ;
  • Un véritable treizième mois pour tous ;
  • Un salaire mensuel de début de carrière, sans diplôme et sans expérience, de 2 000 € bruts

 

  • La CGT porte la création d’une prime de base garantie matériel pérenne et liquidable, avec la sécurisation de l’ensemble des éléments de rémunération ayant trait à la technicité :
    La prime de travail doit être revalorisée de manière significative et sans aucune contrepartie, en intégrant les EVS tels que les primes de travaux salissants et les primes de saisie.Elle doit intégrer, pour l’ensemble des cheminots du Matériel, quels que soient leur région et leur établissement, l’indemnité opérationnelle Matériel de l’Île-de-France, le sujet du coût de la vie relatif au bassin d’emploi étant réglé par l’Indemnité de Résidence revalorisée pour tous les cheminots.La prime de base garantie Matériel doit faire l’objet d’une ligne sur toutes les feuilles de paie, statutaire ou contractuel, garantissant son versement en intégralité, même en cas d’arrêt maladie.
    Sa valeur doit être égale à 650 € de prime de travail Matériel mensuelle minimum.

 

  • Concernant l’emploi, la CGT exige la couverture des postes nécessaires à la réalisation de la charge de maintenance dans nos établissements :
    • Par des emplois pérennes et sans recours abusif à l’intérim et à l’astreinte ;
    • Par des cheminots formés convenablement et accompagnés dans leur montée en compétence technique ;
    • Dans des conditions de réalisation respectant la santé du personnel et la SEF.

ET MAINTENANT, PLACE À L’ACTION !

 

Les constats sont clairs. Les injustices sont connues. La direction elle-même l’assume : sans réel rapport de force, elle ne lâche rien.

Les cheminots du Matériel garantissent au quotidien la sécurité ferroviaire et la qualité du service public aux usagers. C’est maintenant qu’il faut le rappeler à la direction.

La CGT, par l’intermédiaire de ses structures locales, va créer les conditions dans tous les établissements d’interpeller les directions et de porter les revendications des cheminots. Elle appelle l’ensemble des cheminots du Matériel à se tenir prêts à se mobiliser dans le cadre d’un mouvement d’ampleur.

Rien ne nous sera donné. Tout se gagnera collectivement. C’est par notre unité, notre détermination et notre mobilisation que nous construirons le rapport de force nécessaire.

CHEMINOTS DU MATÉRIEL :
ORGANISONS-NOUS,
MOBILISONS-NOUS,
ENTRONS DANS L’ACTION !

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GROUPE SNCF : HARCÈLEMENT MORAL INSTITUTIONNEL ?

Situation sanitaire

| Espace presse

Nous sommes en droit de nous interroger tant la stratégie actuelle semble s’appuyer sur un mécanisme et une théorie bien connus issus de cabinets de conseil régressifs et répressifs. L’alerte rouge lancée par la CGT des cheminots passe maintenant à l’écarlate.
Nous devons agir collectivement.

⇒ LE HARCÈLEMENT MORAL INSTITUTIONNEL : C’EST QUOI ?

Il est d’usage de parler de « harcèlement moral institutionnel » lorsque des dirigeants déploient une politique d’entreprise qui, en connaissance de cause, conduit à une dégradation des conditions de travail de tout ou partie de leurs salariés.

Il doit s’agir d’une dégradation susceptible de porter atteinte aux droits et à la dignité des salariés, d’altérer leur santé physique ou mentale ou de compromettre leur avenir professionnel.

⇒ QUELS SONT LES PRINCIPAUX « LEVIERS » DU HARCÈLEMENT MORAL INSTITUTIONNEL ?

  • L’insécurité comme mode de gouvernance :
    C’est, par exemple, la stratégie du flou, qui est volontairement entretenu sur l’avenir des métiers, le maintien des droits sociaux, dans le cadre de l’éclatement structurel de l’Entreprise et de sa filialisation, voire de sa privatisation.
  • L’organisation de la « qualité empêchée » :
    C’est, par exemple, la stratégie des objectifs financiers imposés et incompatibles avec la sécurité et le service public en fournissant des outils de travail qui ne fonctionnent pas ou ne sont pas adaptés et qui brident les cheminots dans l’exercice de leurs métiers. Cela génère une « anxiété chronique ».
  • Le Lean management et la « tension juste » :
    C’est, par exemple, la stratégie de suppression des « temps morts » qui sont des temps de solidarité. Selon cette stratégie, un système qui ne craque pas et n’est pas au bord de la rupture est un système qui n’a pas encore supprimé assez d’emplois ou généré assez de productivité.
    Il s’agit donc d’instaurer des changements progressifs et permanents pour pressuriser les collectifs de travail et augmenter la rentabilité.
    Nous sommes en droit de nous interroger tant la stratégie actuelle semble s’appuyer sur un mécanisme et une théorie bien connus issus de cabinets de conseil régressifs et répressifs. L’alerte rouge lancée par la CGT des cheminots passe maintenant à l’écarlate. Nous devons agir collectivement.
  • L’évitement et la répression syndicale :
    C’est, par exemple, la stratégie de l’isolement des représentants du personnel, la multiplication des procédures disciplinaires, la criminalisation de l’alerte sociale pour priver les cheminot·es de leur capacité à se défendre et être défendus, individuellement et collectivement.

TOUTE RESSEMBLANCE AVEC UNE STRATÉGIE PATRONALE EXISTANTE SERAIT-ELLE ALORS FORTUITE ?

 

Un « risque » est un aléa, une éventualité. Dès lors qu’en réalité, tout est conceptualisé, prévu et s’inscrit dans un projet stratégique établi, pouvons-nous parler de « risques » ?

 

LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS REVENDIQUE :

  •  L’arrêt immédiat des réorganisations locales et nationales ;
  • Un moratoire immédiat sur l’ouverture à la concurrence dans l’ensemble du groupe ;
  • La création immédiate de comités de proximité santé – sécurité – conditions de travail ;
  • L’arrêt de l’éclatement de l’entreprise publique SNCF et son retour à un caractère unique et intégré.

 

CROIRE QUE LES CHEMINOT·ES BAISSERONT LA GARDE EST VOUÉ À L’ÉCHEC.

Si la SNCF se vante d’être l’entreprise ferroviaire la plus « BANKABLE » d’Europe, elle est aussi peut être en passe de devenir la plus « BANCALE » en matière de conditions de travail.

NOUS AVONS COLLECTIVEMENT LE POUVOIR DE DIRE STOP !
NOUS AVONS COLLECTIVEMENT LE POUVOIR D’IMPOSER D’AUTRES CONDITIONS DE TRAVAIL ET DE VIE !
ALLONS-Y !

CONTACT SERVICE PRESSE COMMUNICATION
Cédric ROBERT
Tél : 01 55 82 84 32
com@cheminotcgt.fr

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LA CGT NE BAISSE PAS LA GARDE !

Notations et effectifs ASCT 2026

| Trains

La CGT a été reçue par la direction de SNCF Voyageurs dans le cadre d’une demande d’audience déposée le 4 février dernier au sujet de l’emploi aux trains et du prochain exercice des notations 2026.

Les réponses apportées par la direction démontrent l’absolue nécessité de rester vigilants et exigeants sur le suivi des accords et des engagements !

NOTATIONS 2026

L’objectif principal pour la CGT et ses délégués de commission est de veiller au respect des différents accords en vue des prochaines notations, y compris pour les ASCT contractuels.

Ces accords négociés et portés par la CGT prévoient entre autres :

  • Une notation tous les 4 ans (PR/niveau/classe) pour tous les ASCT,
  • 30 % d’ASCT minimum à la classe 4

Si les éléments repris ci-dessous mettent en évidence une amélioration des déroulements de carrière au sein de la population ASCT, c’est avant tout grâce aux démarches et aux luttes revendicatives engagées ces dernières années. Pour autant, il reste de graves déséquilibres entre activités, pointant de fait la catégorisation des agents et d’une hiérarchisation du même métier !

ACCORD 2022

Engagement de 30 % minimum d’accès à la classe 4 pour la totalité des ASCT et par activité :

  • TGV : 60 %
  • IC : 34 %
  • TER : 25-30 %
  • TN : 24 %

POUR RAPPEL

5 ans (2021) 3 ans (2023)
D : 25,5 % D : 27 %
C : 46,8 % C : 47%

SUIVI de l’ACCORD
Au 31 janvier 2026 : 37 % des ASCT sur le périmètre de la SA Voyageurs sont classe 4 dont :

  • TGV : 61 %
  • IC : 34 %
  • TER : 26 %
  • TN : 29 %
  • OUIGO : 24 %

Octroi d ’une notation (PR, niveau, classe) tous les 4 ans : Les ASCT et leurs délégués CGT auront à coeur de veiller au respect de cet engagement.

SUIVI INFORMATIONS

Délai de séjour par classe, passage en classe et en niveau. Évolution sur 5 ans.

Moyenne délai de séjour par classe :

CLASSE Année de réf 2021 31/01/2026
Classe 2 93 mois 49,2 mois
Classe 3 112 mois 98 mois
Classe 4 72 mois 71 mois

Passage en classe :

CLASSE Année de réf 2021 31/01/2026
Classe 2 à 3 131 mois 117,7 mois
Classe 3 à 4 153 mois 146 mois

Passage en niveau :

CLASSE Année de réf 2021 31/01/2026
Classe 2 N 1 sur 2 63 mois 72,7 mois
Classe 3 N 1 sur 2 93 mois 68,1 mois
Classe 4 N 1 sur 2 82 mois 65,3 mois

L’EMPLOI AUX TRAINS EN 2025 / 2026 :

Après 2 années (2023 et 2024) qui auront permis de remettre à niveau les équipements des trains, la CGT n’a eu de cesse d’interpeller la direction durant toute l’année 2025 vis-à-vis du faible niveau de recrutement prévu.

D’ailleurs, sur le taux d’équipement en agent B des TGV, un écart est déjà en train de se creuser entre la conception et le réalisé. De plus, les EA demeurent la variable d’ajustement puisqu’ils sont constamment dévoyés afin de couvrir les différentes charges de travail. Pour la CGT, il est urgent de revoir le coefficient RCM à la hausse afin de renforcer l’emploi aux trains.

Alors que l’objectif de recrutements pour l’année 2025 était en net recul par rapport aux années précédentes, celui-ci n’aura même pas été atteint. Sur un objectif de 230 recrutements en 2025, seulement 213 embauches aux trains ont été effectuées, dont 175 au TER et 38 pour TGV/IC/OUIGO, soit un solde négatif de -17. En outre, 89 cheminots ont intégré le métier d’ASCT au cours de l’année 2025 dans le cadre des processus de reconversion.

Le delta entre les entrées dans le métier et les différents départs fait apparaître un solde négatif de 50 emplois sur la seule année 2025.

Enfin, pour la CGT, le niveau de sûreté est directement lié à l’emploi et le suivi des trains sensibles doit être une priorité. Le niveau d’emplois dédiés sûreté (32 pour TER et 8 pour IC) est insuffisant et leurs conditions d’utilisations manquent de cadrage. Dans bon nombre de BU, ils sont dévolus à couvrir la charge plutôt que de renforcer la présence sur les trains où lignes problématiques. La CGT revendique la création de 110 emplois ASCT supplémentaires minimum dans le cadre de la sûreté.

Pour la CGT, si la direction ne prend pas la mesure de la situation, cela aggravera encore un peu plus les conditions de travail. Nous mesurons déjà que la production au quotidien, en lien avec la problématique de la commande du personnel, est un sujet majeur de colère et d’exigences des ASCT en proximité, entraînant des mobilisations importantes en établissements.

LA CGT EST DÉTERMINÉE À POURSUIVRE CETTE BATAILLE AVEC LES CHEMINOTS POUR FAIRE ENTENDRE NOS REVENDICATIONS !

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NOS DROITS, NOS LIBERTÉS

Journée internationale de luttes pour les droits des femmes

| Actions

→ Conditions de travail
Les conditions de travail et l’organisation du travail actuelles ne permettent pas d’atteindre la mixité.
Mises en place par les directions, elles ne favorisent en rien l’intégration des femmes : horaires décalés, accès à la formation, organisation du temps de travail et temps partiel subis.
Dans de trop nombreux chantiers, les femmes n’ont pas accès à des vestiaires ou même à des toilettes avec eau et savon. Elles ne disposent pas d’outils adaptés…
Les tenues imposées restent inadaptées aux diverses morphologies.

→ Égalité salariale entre les femmes et les hommes
En 2025, les femmes gagnent 25 % en moins que les hommes…
Un écart qui se creuse à la retraite (40 %). Conséquence directe de la précarisation que les femmes subissent.

→ Santé
Les entreprises ferroviaires doivent réaliser une évaluation des risques genrée des postes et lieux de travail : ce n’est pas une option, c’est la loi.
Une prise en compte des congés hormonaux, des maladies gynécologiques, de la maternité sous toutes ses formes reste très limitée voire inexistante.

→ Violences s existes et sexuelles
Une femme meurt tous les 3 jours sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint.
Seulement 1 % des viols sont condamnés.
À la SNCF 39 % des femmes déclarent avoir été victimes de sexisme et 17 % confient avoir subi des violences sexistes (chiffre entreprise).

→ Parentalité
68% des femmes déclarent faire les tâches ménagères contre 43 % des hommes selon l’observatoire des inégalités.
Les congés parentaux sont très mal rémunérés et quasiment exclusivement pris par des mères. Seulement 13,7% des femmes l’utilisent contre 0,8% des hommes s’expliquant par sa faible rémunération.
Le congé de naissance, mis en place au 1er juillet 2026, est un congé supplémentaire qui reste trop court et très mal indemnisé et au détriment de la majoration de l’allocation familiale.

Le 8 mars rejoignez les cortèges organisés par les structures CGT !
Toutes et tous féministes !

# 8 MARS
JOURNÉE INTERNATIONALE DE LUTTE POUR LES DROITS DES FEMMES DOIT S’INSCRIRE DANS LE QUOTIDIEN

La CGT revendique un Nouveau Statut du Travailleur cheminots avec :

  • L’égalité salariale entre les cheminotes et les cheminots avec une grille unique des salaires ;
  • Un déroulement de carrière pour toutes les cheminotes en supprimant les plafonds et parois de verre ;
  • La mixité dans tous les métiers ;
  • L’équilibre vie privée/ vie professionnelle avec la réduction du temps de travail à 32 heures par semaine payées 35h ;
  • Une réelle formation financée par les employeurs et dispensée à tous les salariés pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles ;
  • Une reconnaissance des victimes de violences sexistes et sexuelles ;
  • La prise en compte des maladies gynécologiques ;
  • De nouveaux droits pour la maternité et la parentalité.

La Fédération CGT des Cheminots au cœur des conditions de travail
Semaine de déploiement du 2 au 8 mars
Rapprochez vous de vos délégués CGT !

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GCIF : POURSUIVONS ET AMPLIFIONS NOS EXIGENCES !

Pétition GCIF

| Trains

Depuis quelques semaines, une pétition spécifique GCIF à l’initiative de la CGT circule.

Elle porte pour revendication centrale l’instauration d’une indemnité mensuelle forfaitaire garantie permettant d’assurer une augmentation de 20 % supplémentaire à l’indemnité actuelle.

Devant l’attente que cela suscite, la Direction doit y répondre !

La Direction, le Patronat et le Gouvernement comptent sur le contexte social dégradé subi par les salariés afin de faire taire toutes revendications sociales. Pour renforcer cette torpeur au sein du GPU, le spectre de l’ouverture à la concurrence est agité, le but étant qu’il agisse tel un puissant anesthésiant.
Les raisons sont multiples :

  • En vue de préparer les lots à l’ouverture à la concurrence, les détourages se multiplient,
  • Le contenu métier est attaqué,
  • Les conditions de travail sont mises à mal,
  • De nombreuses incertitudes se font ressentir quant à l’évolution de la réglementation,
  • Une partie de la rémunération est sur la sellette (prime de travail train, EVS…).

La CGT demeure farouchement opposée à cette vision mortifère pour les droits sociaux des cheminots et pour le service public ferroviaire. Ainsi, pour contrer les sinistres desseins de la Direction, la CGT conteste, propose et entend négocier sus ses bases revendicatives.

La récente augmentation de la prime de travail pour tous les ASCT via la prise en compte du projet CGT (revalorisation, refonte, sécurisation et simplification) démontre que le rapport de force est nécessaire pour faire aboutir nos revendications. La réussite d’une pétition est un élément essentiel du rapport de force. S’agissant de la prime de travail, ce sont 60 % des ASCT qui, en quelques mois, avaient soutenu la démarche CGT.

Aussi, depuis l’été 2025, la CGT propose une pétition spécifique à destination des GCIF. Elle vise à l’évolution de l’indemnité journalière pour les GCIF vers une indemnité mensuelle forfaitaire Transilien revalorisée à hauteur de 20 %. La CGT revendique que le versement soit garanti en toutes circonstances (maladie, SU…) et qu’elle soit pérenne.

Le succès de cette pétition conditionnera l’ouverture de réelles négociations. En ce sens, pour conquérir de nouveaux droits, il est nécessaire d’élever le rapport de force afin de bousculer et mettre à mal la posture hermétique de la Direction.

De ce fait, la CGT appelle tous les CGIF sans distinction à appuyer cette démarche afin d’imposer l’augmentation de la rémunération. La pétition CGT est au service des GCIF. L’engagement dans le collectif est un gage déterminant à la réussite de nos exigences.

POUR PESER ET IMPOSER NOS REVENDICATIONS,
POURSUIVONS LA SIGNATURE DE LA PÉTITION CGT !

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NON AU CPE XXL !

JEUNES CHEMINOT·ES L’AVENIR SE DÉFEND COLLECTIVEMENT

| Fédération

DÉFENDONS NOS DROITS.
ENSEMBLE, ON GAGNE !

CPE XXL : NOTRE AVENIR NE SE NÉGOCIE PAS AU RABAIS !

Le MEDEF veut faire payer la jeunesse pour augmenter ses profits. Ses dernières propositions de négociations sont claires : moins de droits, moins de salaire, plus de précarité.

CDI licenciable sans motif pendant 3 ans, SMIC jeune à -20 %, contrats courts facilités, temps partiels imposés : le patronat veut faire de la jeunesse une variable d’ajustement.

Comment se projeter vers l’avenir avec si peu de moyens et de sécurité d’emploi ?

Les jeunes cheminot·es sont concerné.es en première ligne

Les jeunes cheminot·es sont concerné·es en première ligne
Dans le ferroviaire, le patronat est à la manœuvre en :

  • précarisant les contrats,
  • augmentant la sous-traitance et l’intérim,
  • dégradant les conditions de travail,
  • dévoyant les contrats d’alternance

Ces attaques ne visent pas seulement les jeunes : elles menacent l’avenir du service public ferroviaire et l’égalité entre les salariés.
La CGT le dit clairement : Jeunes cheminot·es, nous ne sommes pas des sous travailleurs·ses ! À travail égal, droits égaux, quel que soit l’âge ou le statut.

La précarité n’est pas une solution : elle sert uniquement les intérêts du patronat. D’autres choix sont possibles !

NOS EXIGENCES :

  • Un Nouveau Statut du Travail Cheminot pour toutes et tous
    Fin des contrats précaires, véritables parcours professionnels, reconnaissance de la technicité, droit au logement, …
  • Un salaire digne dès l’embauche
    Pas de SMIC jeune, revalorisation des salaires avec la mise en place de la grille unique des salaires CGT.
  • Des embauches et de la formation qualifiante
    Pour garantir l’emploi, la sécurité ferroviaire et un service public de qualité.

Rejoins la CGT
Ensemble, élevons le rapport de forces.

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UNE PREMIÈRE NÉGOCIATION… SANS NÉGOCIATION !

NAO Hexafret

| Les conditions sociales

Pour une première, c’est en effet une première : chez Hexafret, une négociation où il n’y a rien à négocier !

Les organisations syndicales représentatives ont été conviées, le 27 janvier, à la première réunion des NAO pour Hexafret. Dès l’ouverture de séance, la Direction a clairement annoncé qu’aucune négociation ne serait possible. Motif invoqué : un prétendu manque de temps !

En conséquence, la Direction a indiqué qu’elle appliquerait strictement les mesures issues des NAO Groupe, sans discussion supplémentaire.

Pour la CGT, le compte n’y est pas : les mesures prévues au niveau Groupe ne couvrent même pas l’augmentation de l’inflation actuelle et le contentieux salarial accumulé depuis de nombreuses années.

NOTATIONS ET DÉROULEMENTS DE CARRIÈRE : DES ANNONCES DÉRISOIRES

Concernant les notations, en complément des mesures d’amorçage pour les fins de carrière actées en 2025 et de la mise en œuvre du RH0910 réglementaire, la Direction annonce 14 PR supplémentaires pour près de 4 300 cheminot·e·s.
Pour la CGT, cette annonce est purement inadmissible et frise la caricature. Aucune de nos revendications relatives aux augmentations salariales et aux déroulements de carrière n’a été prise en compte.

SUSPENSION DE SÉANCE ET « NOUVELLES » PROPOSITIONS

En fin de réunion, la Direction a demandé une suspension de séance afin d’échanger avec le directeur général d’Hexafret, absent ce jour-là, prétendument pour répondre à certaines revendications.

Après 45 minutes d’interruption, les propositions suivantes ont été présentées, sous condition de signature d’au moins deux organisations syndicales :

  • dans le cadre du forfait mobilité durable (déjà acté dans l’accord de transition et qui, de ce fait, n’a pas vocation à figurer dans les NAO), une augmentation de 30 euros pour l’achat d’un vélo (passage de 150 à 180 euros) ;
  • la mise en place d’une PPV de 800 euros (prime pour le partage de la valeur), en décembre 2026, conditionnée à l’atteinte de 40 millions d’euros de bénéfices, avec une garantie minimale de 600 euros.

PRIME TRACTION : DES CONTREPARTIES INACCEPTABLES

Concernant l’application de « l’amélioration » de la prime traction obtenue chez Voyageurs, la Direction propose d’en discuter lors d’une réunion fin février pour une éventuelle application en mars, mais avec des contreparties !
Pour la CGT, les légères avancées obtenues pour les ADC de Voyageurs doivent s’appliquer de plein droit aux ADC d’Hexafret, sans aucune autre contrepartie.

UNE POSITION CLAIRE DE LA CGT

Pour la CGT, nous sommes très loin du compte ! Aucune de nos revendications essentielles n’a été retenue. Les cheminot·e·s d’Hexafret, qui ont déjà subi un plan de discontinuité et disposent d’un sursis de trois ans avant la négociation d’un nouveau cadre social, méritent autre chose que du mépris et des annonces symboliques.

En cohérence avec son opposition aux NAO Groupe, la Fédération CGT n’a pas apposé sa signature sur cet accord.

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05 décembre 2025

La bataille du rail contre la “désertification organisée” des guichets est lancée

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