Fédération CGT des Cheminots


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RÉ-INTERNALISATIONS, UNE ÉTAPE GAGNANTE !

| Équipement

A la suite des actions engagées par la CGT à l’Équipement, la direction de SNCF Réseau ré-internalise 500 emplois sur 3 ans.

Lors de la table ronde du 25 janvier, ces engagements ont été déclinés, chiffrés et programmés dans le temps.

Une première étape, qui en appelle d’autres, pour gagner des emplois et le maintien de nos savoir-faire.

La Fédération CGT des Cheminots a fait de la ré-internalisation de charges de travail un des axes majeurs de son activité revendicative.

La sous-traitance participe à dégrader la sécurité, la production ferroviaire et la réalisation des travaux.

Elle s’appuie essentiellement sur le dumping social avec de forts impacts sur les conditions de vie et de travail, la rémunération et les formations.

Quotidiennement, les cheminots subissent les effets dévastateurs de cette politique d’entreprise ; reprises de travaux et malfaçons qui coûtent en matière de sécurité et de production ferroviaire.

L’augmentation des interfaces entre plusieurs entreprises est une source d’erreurs importantes et dilue les responsabilités.

De plus, la sous-traitance dilapide les compétences propres à SNCF Réseau et crée une dépendance vis-à-vis des entreprises privées.

C’est bien la haute technicité des cheminots SNCF qui constitue la force de notre entreprise et qui permet de produire des trains en sécurité.

Dans le même temps, les effectifs de SNCF Réseau sont en tension.

La direction démontre qu’elle accélère même cette trajectoire en accélérant le sous-effectif chronique dans sa prévision budgétaire 2021 avec la suppression de 914 emplois.

Pourtant les besoins de régénération du réseau entrainent un accroissement important du volume de chantiers à réaliser qui devrait se traduire dans les effectifs de SNCF Réseau.

Les changements d’organisation permanents, la gestion des effectifs au plus juste et le transfert de l’activité vers des entreprises privées créent des risques sur la sécurité.

La CGT, aux côtés des cheminots, est à l’offensive.

En ce sens, l’action nationale Equipement, le 19 novembre 2019 et le forum « pourquoi faire faire quand on peut faire », organisé le 16 octobre 2020 à St-Denis, ont tracé la voie pour contraindre la direction à ré-internaliser une partie de ces charges.

Ces annonces sont à mettre au crédit des actions des cheminots avec la CGT, mais ne peuvent se limiter à 500 emplois (voir ci-dessous la répartition), alors que le président FARANDOU en promet 10 000 pour le BTP !

A rebours de la politique d’entreprise et des projets « Maintenir Demain » et « petits collectifs », les bassins d’emploi doivent conserver des centres de décisions et des unités de production. Il s’agit d’une question évidente de proximité et d’organisation de la production.

Ainsi, lors de cette réunion, la CGT a rappelé à la direction que d’autres revendications restaient à satisfaire :

La ré-internalisation des missions de sécurité et de perchage, des trains laveurs et les missions liées aux marchés nationaux sur ordre HMT 2

Un recrutement massif pour absorber les charges de travail, améliorer les conditions de vie de travail des cheminots et les formations.

La révision du champ d’application de la convention collective de la branche ferroviaire, pour lutter contre le dumping social organisé par le patronat.

Le renforcement des moyens matériels et humains, pour assurer nos missions aussi bien en termes de maintenance que de travaux

La mobilisation de moyens importants pour assurer le maintien et le développement de la technicité, les savoir-faire de cheminots, et leurs parcours professionnels.

Les cheminots ont besoin d’avoir les moyens de bien faire leur travail. La précarisation de l’emploi, la dégradation des conditions de travail ou les renoncements sont inacceptables. C’est pourquoi, la CGT revendique 4 430 emplois supplémentaires répartis sur l’ensemble du territoire.

La Fédération CGT appelle les cheminots à s’emparer de ces annonces et des revendications pour que ces annonces se concrétisent réellement dans chaque territoire, dans chaque établissement.

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LE 18 OCTOBRE 2022 : LA COLÈRE DEVRA SE FAIRE ENTENDRE À L’ÉQUIPEMENT !

Rassemblement Équipement

| Action du 18 octobre 2022

Effectifs insuffisants, conditions de travail dégradées, rémunération indécente sont les maux que vivent les cheminots de l’Équipement.

Pour la CGT, le temps de l’action est venu.

La dégradation de l’état du réseau est amplement documentée par l’audit de l’école polytechnique de Lausanne en 2005, puis dans de nombreux rapports. Pour autant, les gouvernements successifs, au motif des trajectoires financières, n’ont toujours pas apporté les moyens nécessaires à l’amélioration du Réseau.

DES ORIENTATIONS STRATÉGIQUES DÉCONNECTÉES DES BESOINS

Pour la Fédération CGT des Cheminots, les logiques d’abaissement des coûts par les suppressions d’emplois, l’abaissement de la qualité des formations et plus globalement la réduction des moyens financiers et matériels, sont à l’origine de la dégradation des conditions de travail des cheminots, de la qualité du service public, et de la dégradation du réseau ferroviaire.

La direction poursuit le recours à une sous-traitance massive pour réaliser la maintenance. Elle multiplie la création de filiales, les restructurations et les suppressions d’emplois, ce qui remet en cause la sécurité des circulations.

En 2021, l’Équipement a connu une nouvelle baisse de ses effectifs avec la suppression de 231 emplois à la voie, 82 au service électrique, 14 au caténaire, 19 conducteurs Équipement, 14 au télécom…

Pourtant, une négociation s’était engagée en mars 2020, laissant penser qu’une amélioration était possible en réorientant certains choix stratégiques de la direction SNCF. La perspective de remettre nos savoir-faire et l’emploi cheminot au coeur du développement du transport ferroviaire en réinternalisant des charges de travail sous-traitées avait été actée.

Aujourd’hui, c’est une politique du risque calculé qui est appliquée, laissant vieillir jusqu’à la rupture le matériel de l’infrastructure. Cette situation est également un aspect insupportable pour les cheminots de l’Équipement, dont le sens des responsabilités en matière de sécurité, l’appétence du travail bien accompli, sont quotidiennement malmenés et fortement infertilisés.

Pour la CGT, les cheminots ont besoin d’avoir les moyens de bien faire leur travail. Or, lorsque la Direction n’est même pas capable de tenir ses propres cadres d’organisation, nous pouvons considérer qu’on en est loin.

Le recours à l’intérim, la dégradation des conditions de travail ou la non-réalisation du travail sont des soupapes inacceptables pour les cheminots.

INVERSER LA TRAJECTOIRE EMPLOI

Une année sans suppression d’emplois serait non seulement un signe positif mais aussi un véritable bouleversement qui montrerait que nos emplois ne sont plus de simples variables d’ajustement budgétaires. Aussi, notre revendication réclamant 4 430 emplois supplémentaires à l’Équipement n’est pas du tout déconnectée de la réalité.

La transposition de l’accord de branche relatif aux classifications et rémunération, la fin du dictionnaire des filières, la remise en cause des parcours pro, les 40 projets du plan de performance « TOUS SNCF Ambition Réseau 2030 », dont « Maintenir demain », font partie de la même démarche stratégique.

Ces éléments ne constituent que l’infime partie visible d’un projet visant l’économie à tout prix et dont la vocation est de réaliser toujours plus de profit sur l’échine des cheminots.

AUGMENTER LES SALAIRES ET LA PRIME DE TRAVAIL

L’action du 6 juillet sur les salaires a permis de donner une photographie très juste pour l’Équipement car l’ensemble des collèges et des métiers étaient représentés. Notre rémunération est en effet largement insuffisante. C’est pour cela que la CGT revendique une augmentation de la prime de travail pour la reconnaissance de la technicité des métiers ainsi qu’une augmentation équivalente sur la rémunération des cheminots contractuels. La pétition nationale signée par plus de 5 000 cheminots sera remise à la direction lors de ce rassemblement.

Forte des actions locales qui se sont tenues et vont se tenir dans les prochains jours sur de très nombreuses régions à l’appel de la seule CGT (Toulouse, Lyon, PRG, Reims, Pays de Loire, Bretagne, Limoges, Montpellier, Normandie, Auvergne, Tours, Bordeaux), la Fédération CGT des cheminots propose de passer à la vitesse supérieure et appelle les cheminots de l’Équipement à se rassembler nombreux LE 18 OCTOBRE 2022 À SAINT-DENIS À 11h00 pour remettre les pétitions et exprimer nos exigences, puis à rejoindre la manifestation nationale des cheminots actifs et retraités organisée par la Fédération CGT À PARTIR DE 12H30 PLACE D’ITALIE. C’est une étape supplémentaire à la satisfaction de notre revendication.

SOYONS NOMBREUX !
ÉLEVONS LE RAPPORT DE FORCE !

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UNE SIGNATURE LOURDE DE CONSÉQUENCES À L’ÉQUIPEMENT 

Classification

| Équipement

La direction du GPU a entrepris de transposer à la SNCF le volet « Classifications » de l’accord de branche validé par l’Unsa, Sud-Rail et la CFDT. Pour les cheminots de l’Équipement, cette mise en oeuvre va engendrer de lourdes conséquences sur les déroulements de carrière, les parcours professionnels. Elle consacre l’ultra-polyvalence et le cumul des missions. Au-delà des recours individuels, la Fédération CGT des cheminots propose d’agir collectivement pour contrer cette casse sociale.

Chaque cheminot a reçu un courrier lui indiquant son rattachement à un nouvel emploi type ainsi que sa classe (qualification).

Le morcellement de la filière Équipement

Seulement 24 emplois types de la filière Équipement sont désormais répertoriés et rattachés à la famille « Maintenance, ingénierie et travaux du réseau ferré ».

Plusieurs emplois en sont sortis et référencés :

  • dans la famille « Gestion foncière et immobilière », à l’exemple des agents du GREE, ils ne sont plus repris en tant qu’opérateurs de maintenance et de travaux des systèmes électriques mais en tant qu’opérateurs patrimoine.
  • dans la famille « Fonctions transverses », c’est par exemple le cas des « agents techniques voie SEG télécom ».

Ces deux exemples (non exhaustifs) démontrent que la Direction procède à un véritable morcellement de la filière Équipement, mettant ainsi en péril les parcours professionnels et le déroulement de carrière des agents concernés.

La polyvalence au fondement des réorganisations

Les emplois types sont ultragénériques et décrivent de manière très sommaire les tâches à accomplir. Cette imprécision permet au patronat de multiplier les polyvalences, l’accumulation de missions, des habilitations ou de tâches nouvelles, au gré des objectifs de productivité, entraînant notamment des impacts sur la sécurité mais aussi sur l’emploi.

Chaque emploi type reprend plusieurs tâches et missions qui relèvent de métiers très différents, tels que « garde-barrière » ou bien encore « signalisation mécanique ».

Ainsi, sur la région de Strasbourg, la Direction souhaite par exemple soumettre les caténairistes à une nouvelle formation afin de leur ajouter des missions supplémentaires, telles que le réglage et les mesures de contrôle d’installations. Celles-ci sont aujourd’hui réalisées par les cheminots du pôle Ingénierie régional.

La Direction avance également ses pions en termes d’organisation de la production. En créant 4 nouveaux emplois de « technicien de production REQ », elle normalise Maintenir demain et marque sa volonté d’augmenter la polyvalence en reportant de nouvelles responsabilités vers ces cheminots.

Tous ces indicateurs témoignent que la Direction fait de la polyvalence le socle de l’organisation de la production au sein des établissements de l’Équipement.

Déclassification des métiers et déroulements de carrière limités

Dans le cadre de cette transposition, de nombreux techniciens des métiers de l’Équipement (chef de brigade, technicien d’appui et chef de surveillance des installations électriques) se sont vus déclassés et se retrouvent désormais classés comme opérateurs (classes 2 à 4).

Par ailleurs, les déroulements de carrière sont désormais établis au gré des postes à pourvoir et de la stratégie économique de la Direction, sans aucun mécanisme ou règle écrite de progression en classe. En l’absence de critères formels et de contrôle, notamment concernant les conditions d’accès à la classe supérieure (examen, concours, expérience…), ils n’ont plus de perspective d’évolution.

Pour la CGT, ces agents doivent être repris comme techniciens sur l’emploi type « technicien/technicienne de maintenance et travaux de l’infrastructure » (classes 4 à 6).

Enfin, le positionnement des responsables d’équipe (REQ) sur la classe 4 démontre la volonté de la Direction, dans les projets qu’elle porte (Maintenir demain), de déclasser les métiers.

Des inégalités érigées en normes

Les inégalités entre les statutaires et les contractuels vont s’accentuer, créant des gouffres entre cheminots. Les statutaires ont été assimilés aux différentes classes selon leur grade et leur position de rémunération. Les contractuels sont classés selon l’emploi qu’ils occupent (poste tenu). Ainsi la Direction a déclassé de nombreux emplois pour in fine déclasser les cheminots contractuels.

D’autre part, en transposant cet accord à la SNCF, la Direction n’a plus l’obligation de reconnaître les diplômes à l’embauche ou en cours de carrière. Les cheminots sont tous recrutés à la classe 1, quel que soit leur métier ou leur diplôme, jusqu’à la validation de leur formation « 1er emploi » et l’obtention des habilitations ou autorisations nécessaires. C’est également le cas pour les alternants.

La Fédération CGT des cheminots revendique une grille unique reconnaissant les diplômes et qualifications pour TOUS les cheminots.

Parcours professionnels : le fait du prince

Sous couvert de la transposition de l’accord de branche, la Direction s’est empressée d’effacer tous les parcours professionnels qui étaient possibles et formalisés entre les métiers de l’Équipement.

Les dangers sont bien réels pour l’ensemble des cheminots de l’Équipement, notamment ceux dont les emplois ont été rattachés aux familles « Gestion foncière et immobilière » et « Fonctions transverses ».

Il n’y a plus de parcours professionnels entre les emplois types au sein d’une même famille professionnelle ou de règles collectives d’accès à des emplois types de familles professionnelles distinctes. C’est la Direction qui détermine arbitrairement les parcours professionnels des cheminots contractuels et statutaires.

La Fédération CGT des cheminots exige des parcours professionnels formalisés pour les cheminots des métiers de l’Équipement avec des garanties collectives et individuelles valorisantes.

Une remise en cause de la reconnaissance de la pénibilité

La modification des emplois repères, donc des contours des métiers, va impacter négativement certains acquis, comme la reconnaissance de la pénibilité des 81 métiers qui ouvrent notamment droit à la CPA.

Dans la nouvelle classification, « opérateur de production ouvrage d’art » disparaît de la liste des emplois types et repères. À défaut d’être repris sur un autre emploi type reconnu à pénibilité avérée, les agents concernés pourraient donc perdre cet acquis.

Les mêmes conséquences pourraient s’appliquer pour les agents repris dans les 4 emplois créés (technicien/ne de production caténaire REQ, voie REQ, SM REQ, signalisation/énergie REQ) puisque ces emplois repères ne sont pas référencés en l’état dans la liste des métiers à pénibilité avérée.

FACE À CETTE CASSE SOCIALE, LA CGT APPELLE LES CHEMINOTS À CONTACTER RAPIDEMENT LES SYNDICATS LOCAUX ET LEURS REPRÉSENTANTS CGT POUR CONTRECARRER COLLECTIVEMENT LES VELLÉITÉS PATRONALES !

PLUS FORT ENSEMBLE, AVEC LA CGT !

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INFO LUTTES : LES CHEMINOTS DE L’ÉQUIPEMENT HAUSSENT LE TON !

| Équipement

16-05
PAYS DE LA LOIRE
Les cheminots ne veulent pas de cette organisation du travail

À l’initiative de la CGT, des cheminots de l’Équipement se sont rassemblés le 16 mai à Nantes pour faire bloc contre le projet « Maintenir Demain » que souhaite leur imposer l’entreprise. Une trentaine d’agents SE venus de toute la région se sont réunis devant les locaux SE de Nantes, malgré un mail d’intimidation de la direction. Ils ont donc interpellé les « collaborateurs » de la direction qui passent présenter ce projet dans chaque secteur pour prêcher le bien fondé. Les cheminots n’en veulent pas dans l’état ! Sa mise en place sera néfaste pour les déroulements de carrière et dégradera l’ambiance au sein des équipes. Les parcours seront rallongés, avec les risques routiers que cela engage.

Les revendications suivantes ont été portées :

  • Des DPX à la qualification F ;
  • Un découpage d’astreinte réduit ;
  • Un doublement des compensations d’astreinte ;
  • La qualification C, au premier mois de la prise d’astreinte, pour une reconnaissance technique de tous les agents qui la montent ;
  • Six embauches de SE en plus des 17 embauches prévues et sans réduction des CO.

À l’issue de ce rassemblement, 2 cheminots ont rejoint la CGT.
Des suites à ce mouvement sont d’ores et déjà étudiées afin de l’élargir à tous les cheminots de la région.


08-06
BRETAGNE
Les cheminots demandent plus de sécurité

Les cheminots demandent plus de sécurité Mercredi 8 juin 2022, avait lieu, à Rennes, la Commission Santé, Sécurité et Conditions de Travail (CSSCT). Son président n’est autre que le directeur de l’Infrapôle Bretagne. Ce fut l’occasion pour une cinquantaine d’agents de l’Infrapôle Bretagne de venir interroger la direction sur les trop nombreux incidents de sécurité qui ont eu lieu sur notre territoire ces derniers mois et surtout ces dernières semaines.

Cette réunion était donc le moment pour les agents de rappeler l’importance de leurs métiers dans l’organisation quotidienne des chantiers. Face aux interventions des cheminots, la direction devait proposer une réunion avec des cheminots présents.

Des suites à ce mouvements sont d’ores et déjà étudiées afin de l’élargir à tous les cheminots de la région.


14-06
REIMS
Les cheminots demandent des emplois, du salaire, l’augmentation de la prime de travail

Pour les cheminots de la région de Reims, la lutte du 14 juin n’était qu’une première mise en bouche. Les cheminots sont excédés. Les maux ne manquent pas (pression, qualité de vie, organisation du travail, manque de personnel, salaire trop bas et non socialisé, inquiétudes de la concurrence, « maintenir demain », etc.)

Les AG ont réuni plus de 110 cheminots sur le secteur, notamment à Charleville, Reims, Châlons en Champagne, Troyes) à l’appel de la seule CGT. La direction a refusé de communiquer les taux de grévistes, et pour cause. Après recensement, ce sont entre 30 et 40% des cheminots de l’Équipement qui se sont mis en grève, dont beaucoup de cadres.

Suite à ce mouvement, une nouvelle rencontre avec la direction est prévue par la mise en place de la prime de travail (+20%).

La direction s’est également engagée à respecter les CO et à réaliser des embauches sur tous les postes vacants et manquants.
2 adhésions ont été réalisées et 3 sont en attente lors de cette seule journée d’action à l’Équipement.

Des suites à ce mouvements sont d’ores et déjà étudiées afin de l’élargir à tous les cheminots de la région.


20-06
PARIS RIVE GAUCHE

Les cheminots d’IPSO se sont rassemblés le 20 juin à Juvisy pour interpeller le DET, à l’appel de la CGT, sur les problématiques de « Maintenir Demain », de l’emploi et des salaires.
Sur « Maintenir Demain », les cheminots ont exprimé leur refus de ce projet mortifère pour l’emploi avec des suppressions de postes, des déqualifications de postes notamment du REQ, davantage de polyvalence et d’externalisation.

Le compte n’y est pas sur la transformation de la ligne managériale, sur les futurs postes des DPX, TO et TA, sur les limites des UTM, équipes, brigades, parcours, parcours d’astreinte, sur les changements de LPA, sur l’impact sur les autres UP de l’établissement.

Les besoins en effectif, avec des CO non-comblés depuis de trop nombreuses années, ont également été abordés. D’ailleurs, 100 postes sont vacants au CO. La CGT a porté les besoins en recrutement dans tous les collectifs avec l’exigence de réaliser les 135 autorisations d’embauche prévues en 2022 et un volet supplémentaire de 50 emplois afin de réaliser la charge de travail. La formation des agents et la transmission des compétences sont indispensables.
La question des salaires a été portée avec force par les cheminots.

Des suites à ce mouvements sont d’ores et déjà étudiées afin de l’élargir à tous les cheminots de la région.


20-06
BORDEAUX

En amont de la manifestation d’intérêt général du 20 juin 2022 à Bordeaux, les cheminots de l’Équipement de l’Aquitaine et du Poitou-Charentes se sont rassemblés devant le siège de l’infrapôle Aquitaine afin de se faire entendre par la direction.

La CGT a porté une fois de plus les principales revendications des cheminots, à savoir :

  • L’augmentation générale de nos salaires et de la prime de travail et équivalent pour les contractuels ;
  • Des emplois en conséquence dans nos brigades et équipes ;
  • L’arrêt de la dégradation de nos conditions de travail ;
  • L’arrêt de « Maintenir demain » ;
  • Des conditions sociales d’un haut niveau.

De plus, un mail reçu par les agents dans les équipes de l’établissement de l’infrapôle Aquitaine visant à réécrire le GRH0131 par le biais d’une note datant de 2012, à savoir de limiter à une seule prime de conduite par véhicule et par jour, a entraîné la colère des cheminots. Ils se sont organisés en déposant massivement les clés des véhicules de service.

Face à la grogne massive et à l’intervention de la CGT, la direction a donc envoyé aux équipes un message de désaveu. Elle ne remettra pas en cause le nombre de prime de conduite !

À l’issue de ce rassemblement, plusieurs jeunes cheminots ont pris contact avec la CGT.

Des suites à ce mouvements sont d’ores et déjà étudiées afin de l’élargir à tous les cheminots de la région.


28-06
LYON

Ce sont plus de 180 cheminots de l’Équipement qui se sont rassemblés face au siège de l’Infrapôle Rhodanien pour exprimer leur colère. Depuis trop longtemps, les revendications en termes de salaires et d’emploi ne sont pas entendues par une direction déconnectée de la réalité. Combien de chantiers reportés, sous-traités ou en suspens, faute de cheminots ?! Sous le dogme financier, c’est une véritable purge des effectifs que la direction impose, nous dépossédant un peu plus chaque jour de notre savoir-faire, de notre travail ! Et comme si cela ne suffisait pas, le pouvoir d’achat est particulièrement mis à mal. Cette question est de plus en plus prégnante au regard de l’inflation galopante. L’éloignement domicile-travail imposé par les différentes restructurations, fait d’autant plus mal au porte-monnaie quand il s’agit de faire le plein de carburant. La CGT porte depuis de nombreux mois l’exigence d’augmenter les salaires et les pensions de retraite.

Face au mutisme de cette direction, il conviendra d’élargir plus largement l’action à l’ensemble des cheminots de la région.


30-06
MONTPELLIER

Ce sont plus de 150 cheminots de l’Équipement, venus de toute la région, qui se sont rassemblés devant la Direction SNCF. Une première étape réussie pour aller chercher de véritables avancées à la hauteur des revendications des cheminots.

Les cheminots et la CGT ne peuvent pas accepter de nouvelles suppressions d’emplois et de postes qui engendreront de réelles incapacités à maintenir le Réseau dans un court délai.

La CGT a également alerté la direction sur la détérioration des conditions de travail des cheminots, à savoir des surcharges de travail, le développement important des RPS suite aux nombreuses annonces de réorganisations, de trop nombreux accidents de travail, des astreintes réduites, des volumes d’heures effectuées des agents soumis au forfait-jour au-delà des textes réglementaires….

Le rapport de force des cheminots aura permis de faire bouger des lignes sur l’emploi avec huit mutations et cinq recrutements supplémentaires, sur l’arrêt de la suppression de la brigade de St Chély d’Apcher, le report du projet de flicage par géolocalisation des véhicules et la proposition d’une enveloppe pour la majoration de la prime de travail.

Les cheminots, mobilisés et déterminés, ont appelé à amplifier le rapport de force et à poursuivre la mobilisation.

Les luttes se multiplient, d’autres sont d’ores et déjà annoncées en région à la rentrée.

RESTONS MOBILISÉS ! 

AMPLIFIONS LES LUTTES !

 

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LA BATAILLE DE L’EMPLOI !

| Équipement

Le 4 avril 2022, s’est tenu un comité de suivi concernant la réinternalisation à l’Équipement correspondant, selon les annonces de la Direction, à 500 postes sur 3 ans. Au-delà de ces emplois arrachés, la CGT a de nouveau interpellé la Direction sur sa politique dévastatrice en termes d’emplois.

Les orientations de la Direction se traduisent par une recherche effrénée de rentabilité. Le volume d’emplois n’est plus envisagé comme un moyen indispensable à la production mais comme un facteur comptable à réduire sans cesse. Les investissements sont insuffisants, la qualité de la production s’affaisse par conséquent, mais les objectifs financiers sont tenus.

L’Équipement n’est donc pas épargné et paie le prix fort. En 2021, la direction de Réseau a détruit 231 emplois à la voie, 82 au service électrique, 14 au caténaire, 19 conducteurs Équipement, 14 au télécom… Ce qu’elle donne d’une main, elle le retire de l’autre !

LA DIRECTION FREINE, DONNONS-LUI DE L’ÉLAN !

Pourtant, une négociation s’était engagée en mars 2020, laissant penser qu’une amélioration était possible en réorientant certains choix stratégiques de la direction SNCF. La perspective de remettre nos savoir-faire et l’emploi cheminot au coeur du développement du transport ferroviaire en réinternalisant des charges de travail sous-traitées avait été actée.

L’idée même de reconnaître, à travers la revalorisation des primes de travail, les évolutions de la technicité des métiers, notamment le développement du digital, n’était plus rejetée en bloc.

Aujourd’hui, la direction de SNCF Réseau entraîne les cheminots dans une nouvelle organisation de la production au rabais : Maintenir demain. Jamais, en effet, l’emploi n’est abordé, et pour cause !

Comment qualitativement produire mieux en étant moins ? Comment garantir la sécurité des circulations, des personnels alors que les effectifs organisés fondent d’année en année ?

DES EMPLOIS POUR BIEN FAIRE SON TRAVAIL !

Pour la CGT, les cheminots ont besoin d’avoir les moyens de bien faire leur travail. Or, lorsque la Direction n’est même pas capable de tenir ses propres cadres d’organisation, nous pouvons considérer qu’on en est loin. Le recours à l’intérim, la dégradation des conditions de travail ou la non-réalisation du travail sont des soupapes inacceptables pour les cheminots.

Une année sans suppression d’emplois serait non seulement un signe positif mais aussi un véritable bouleversement qui montrerait que nos emplois ne sont plus de simples variables d’ajustement budgétaire. Aussi, nous revendiquons 4 430 emplois supplémentaires.

RÉINTERNALISER : UNE NÉCESSITÉ !

L’accroissement de la réinternalisation de charges de travail, impliquant des créations de poste et des embauches, prouverait concrètement que les cheminots sont bien au coeur de la stratégie de l’entreprise.

L’organisation de la production doit notamment prendre en considération les préoccupations des cheminots, leur niveau de technicité et de qualification. Les moyens humains et matériels doivent être en adéquation avec les installations. Pourquoi faire faire alors que l’on peut faire, et bien faire !

Les manques d’effectifs ne peuvent plus servir de prétexte pour recourir à la sous-traitance. Ne plus externaliser de charges de travail que les cheminots peuvent réaliser est une nécessité tant en matière de maîtrise d’oeuvre, de sécurité ferroviaire, que de qualité de la production.

PAR LA MOBILISATION COLLECTIVE, CA BOUGE !

Les cheminots de l’Équipement de Toulouse l’ont d’ailleurs pleinement démontré. Le rapport de forces engagé en 2021 a pris, le 17 février dernier, une autre dimension. La direction de l’infrapôle Midi-Pyrénées devait répondre aux légitimes revendications des cheminots en termes d’emplois. Ils seront au nombre de 82 (13 opérateurs SE, 29 opérateurs Voie, 1 soudeur, 4 opérateurs Caténaire, 6 opérateurs SM, 4 régulateurs Sous-station, 1 opérateur EALE, 1 opérateur LT, 1 TAM et 1 opérateur Télécom, 1 attaché TS Télécom, 4 attachés TS Voie et 2 attachés TS SE, 7 jeunes cadres Voie, 7 jeunes cadres SE).

Cet exemple d’action collective est à étendre partout afin de contraindre la Direction à satisfaire les besoins d’une production efficace, le service public et les cheminots !

La CGT revendique :

  • des parcours à taille humaine maintenable par le recrutement de 4 430 agents permettant de réaliser l’ensemble des missions de sécurité effectuées en interne ;
  • la réinternalisation de l’ensemble des Moso ;
  • une pleine maîtrise de la production ;
  • des moyens nécessaires (draisines, camions équipés de grue, etc.) mis à disposition des cheminots ;
  • a dotation d’outillages adaptés et modernes permettant l’entretien du réseau ferroviaire et l’amélioration des conditions de travail des agents.

La bataille de l’emploi doit être menée partout. Si la Direction se vante d’avoir réinternalisé 800 emplois à l’Informatique et 500 à l’Équipement, elle n’est toujours pas en capacité de nous présenter les 400 emplois supplémentaires annoncés par la DRH du GPU SNCF, le 6 juillet 2021. Allons les chercher !

ENSEMBLE POUR NOS EMPLOIS, MAINTENANT ET DEMAIN !

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ICEGUARD : UN PROJET GIVRÉ !

| Équipement

Alors que des solutions qui ont fait leurs preuves existent pour limiter les effets du givre sur les circulations, la direction fait le choix financier d’expérimenter l’Interflon, via le projet « Expérimentation Train Iceguard ».

Ce produit chimique, à l’efficacité douteuse, est en revanche d’une dangerosité avérée.

La CGT exige l’arrêt immédiat du projet.

Depuis plusieurs années, des incidents ayant pour cause le givre sur la caténaire engendrent des milliers de minutes de retard.

DES MOYENS À DISPOSITION SUPPRIMÉS OU INUTILISÉS

Le dégivrage par « effet Joule » (réchauffement de la catenaire) est une des solutions existantes pour le combattre et en limiter les effets. Mais cette technique, jugée trop coûteuse par l’entreprise, n’est que peu utilisée.

L’utilisation de wagons racleurs « k25 », produits par les EIV, est une autre solution. Néanmoins, le nombre à disposition ne permet pas une couverture du réseau ferroviaire efficiente.

En effet, la direction a commandé 13 de ces wagons auprès de l’EIV Quercy – Corrèze… avant de se raviser. Seulement 7 wagons sont donc aujourd’hui disponibles dans les régions. Quant aux 6 autres, ils sont en kit, et en attente de montage…

Pire, alors que les régions de Limoges et Bordeaux disposent de tels wagons, elles ont fait le choix de ne pas les utiliser !

LA RENTABILITÉ PLUTÔT QUE L’EFFICACITÉ

Dans sa quête permanente de rentabilité et de productivité, la direction a fait le choix d’expérimenter un nouveau procédé sur le périmètre de la Zone de Production Atlantique (ZPA). Il s’agit d’un produit chimique à base de TEFLON « INTERFLON LUBE EPR » qui est pulvérisé sur la caténaire par l’intermédiaire d’une circulation spécifique.

Il n’a pas empêché des dysfonctionnements quasi-journaliers. Malgré l’usage de ce produit, les dernières périodes de givre ont occasionné la suppression d’un nombre important de trains, des retards et des incidents caténaires.

À l’inverse du dégivrage par « effet Joule » et des wagons racleurs, il ne fait pas la preuve de son efficacité.

UN PRODUIT À LA DANGEROSITÉ AVERÉE

Ce procédé, qualifié de « préventif » par l’entreprise, est en revanche dangereux pour la santé et l’environnement.

La Fiche de Données Sécurité (FDS) du produit diffusé identifie plusieurs dangers pour la santé des agents qui viendraient à être exposés : corrosion et irritations cutanées, lésions oculaires graves et sévères irritations des yeux. Un de ses composants est même classé cancérigène.

Elle indique enfin que des précautions doivent être prises afin d’éviter la contamination des égouts, des eaux de surface et des eaux souterraines.

L’IRRESPONSABILITÉ SANITAIRE ET ENVIRONNEMENTALE DE SNCF RÉSEAU

Si SNCF Réseau reconnaît la dangerosité de ce produit chimique, puisqu’elle a rédigé des consignes de sécurité (interdiction d’intervenir dans les zones projetées pendant 24h et port d’EPI spécifiques), son usage n’a fait l’objet d’aucune analyse préalable des risques :

  • Rien sur les risques inhérents à la pénétration du produit en cabine ou à son dépôt sur les mains courantes des voitures empruntées par les voyageurs ;
  • Rien non plus concernant les risques liés à sa pulvérisation à proximité d’agents de conduite, de contrôleurs, de voyageurs, ou de personnels de l’Équipement et des gares.

Or, les premiers constats sont sans appel. Vent et vitesse de la circulation dispersent une grande majorité du produit dans l’environnement et sur les agents qui oeuvrent à proximité des voies.

  • Les trains croiseurs ont été aspergés, l’Interflon graissant les pare-brises, altérant la visibilité des conducteurs et augmentant significativement le risque ferroviaire ;
  • Plusieurs cheminots ont été intoxiqués et ont subi des arrêts de travail. N’ayant été destinataires d’aucune information ni formation de la part de l’entreprise, ils ignoraient l’existence du passage du train et des consignes locales.

Les accidents survenus, attestent des graves carences de ce projet. La Fédération CGT des cheminots considère que l’identification des risques générés par l’usage de ce produit en matière de santé, de sécurité et d’environnement est incontestablement insuffisante. La nature des mesures de protection et les modalités de leur mise en oeuvre le sont donc tout autant.

Manifestement, les dégâts sanitaires et environnementaux occasionnés par ce produit importent moins que les résultats financiers.

UNE DIRECTION SOURDE AU DANGER ET AUX REVENDICATIONS

Dès qu’elle a été alertée, la Fédération CGT des cheminots est intervenue localement, au niveau de la ZP et nationalement.

Les élus CGT du CSE ont déposé depuis le 6 décembre 2021, deux droits d’alerte pour danger grave et imminent, deux rapports préventifs et un droit d’alerte environnemental. Enfin une demande d’audience a été remise à la direction de la ZPA.

L’application du principe de précaution par la suspension de toutes circulations du train pulvérisant ce produit a été demandée. Une enquête a été diligentée. L’inspection du travail compétente a été saisie, ainsi que les préfectures concernées.

Malgré ces interventions, l’entreprise est restée sourde au danger et aux revendications. Elle poursuit son expérimentation en éludant les différentes alertes et les risques pour la santé des cheminots. Les cheminots ont donc fait usage de leur droit de retrait !

Des solutions techniques plus efficaces, mais surtout plus respectueuses des agents et de l’environnement, existent !

La Fédération CGT des cheminots exige :

  • L’arrêt immédiat du projet « Expérimentation Train Iceguard » ;
  • L’utilisation systématique par les établissements concernés des wagons k25 déjà à disposition ;
  • Le montage des 6 wagons restant et leur déploiement rapide ;
  • Un plan d’investissement pour l’acquisition de wagons racleurs supplémentaires ;
  • Le recours au dégivrage par « effet Joule » si nécessaire.

LA CGT APPELLE L’ENSEMBLE DES CHEMINOT(E)S À FAIRE VALOIR LEUR DROIT DE RETRAIT TANT QUE TOUTES LES CONDITIONS GARANTISSANT LA PROTECTION DE LEUR SANTÉ NE SERONT PAS RÉUNIES.

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ÉQUIPEMENT : PRENONS LA MAIN SUR NOTRE AVENIR !

| Équipement

Dans un contexte de privatisation de la SNCF et de balkanisation du réseau ferré, SNCF Réseau développe une stratégie de compétitivité basée sur la réduction des coûts poussée à l’extrême.
La baisse des effectifs et l’externalisation des charges de travail sont les principaux leviers de cette politique d’entreprise et impactent fortement l’organisation et l’efficacité de la production.
Pour l’avenir du réseau, l’avenir des métiers de l’Équipement et l’efficacité de la production, une seule voie possible :
LA MOBILISATION !

UN ARSENAL JURIDIQUE AU SERVICE DE LA PRIVATISATION DU SERVICE PUBLIC

Le Plan de Performance

La loi de réforme ferroviaire du 04 août 2014, première pierre à l’édifice de déconstruction du service public ferroviaire, assignait à SNCF Réseau des objectifs financiers et de productivité à travers un plan de performance repris au contrat pluriannuel 2017-2026 conclu avec l’État. Il prévoit notamment de :

« garantir un haut niveau de sécurité des personnes et des biens sur le réseau.

améliorer la qualité de service proposée aux opérateurs de transport, notamment de fret. »

Lui était également assigné l’objectif de réduire ses coûts sous dix ans au moyen d’objectifs industriels, d‘innovation et de productivité.

Nouveau Pacte Ferroviaire

Insatisfaits, Gouvernement et direction de l’entreprise corédigent ensuite la loi pour un « Nouveau Pacte Ferroviaire » de 2018 (un nouveau contrat de performance pluriannuel est depuis en cours de négociation) qui consacre l’ouverture à la concurrence du système ferroviaire français. Il conduit à la transformation des trois EPIC SNCF en cinq Sociétés Anonymes (SA) soumises aux règles du « marché » et à l’arrêt des embauches au Statut. Les dirigeants de la SNCF d’alors affirmaient que le Réseau ne serait pas ouvert à la concurrence. Ce sera un mensonge de plus.

Loi d’orientation des mobilités et loi « 4D »

Ils poursuivent avec la loi d’orientation des mobilités (LOM), dont l’article 172 prévoit la possibilité de transférer aux régions 9 000 km de lignes d’intérêt local ou régional à faible trafic (UIC 7 à 9).

Le projet de loi « 4D » (déconcentration, décentralisation, différenciation, décomplexification) et son article 9 approfondissent les modalités du transfert de gestion d’une ligne ferroviaire ou d’une gare d’intérêt local ou régional, à la demande d’une région.

Il ouvre également la possibilité de transposer la pleine propriété de la ligne à la région pendant 15 ans et lui permet d’opérer un transfert de missions de gestion et de destination (exemple : transformation de la ligne en « voie verte »).

Ces lignes dites « de dessertes fines du territoire » sont donc désormais menacées d’un transfert de gestion ou de propriété, voire de fermeture pure et simple !

À travers cet ensemble de lois, l’État accélère le démantèlement du Réseau Ferré National et permet à la direction de supprimer les emplois cheminots au rythme du transfert de la charge de travail vers le privé (ex : BTP) ou des fermetures de lignes. Il marque ainsi son renoncement au Service Public ferroviaire.

QUELLES CONSÉQUENCES POUR LES CHEMINOTS DE L’ÉQUIPEMENT ?

3 888 emplois supprimés en l’espace de 4 ans

En 2020, le repli des effectifs (- 478) est plus important que celui prévu au budget (- 375). Les recrutements sont bien inférieurs au budget, tandis que les départs augmentent.

Ainsi, pour la troisième année consécutive, les économies visées dans le cadre du contrat de performance, qui s’appuient pour partie sur des suppressions de postes, ont été dépassées.

Depuis 2017, la productivité réalisée représente 495 emplois équivalent temps plein (ETP)/an, l’externalisation 477 ETP/an, soit 3 888 emplois en l’espace de 4 ans.

En 2021, pas mieux ! La direction budgète 914 suppressions d’emplois supplémentaires par rapport au budget 2020 !

La stratégie du dumping social :

La direction tente également de gommer les normes et les garanties sociales existantes, pour mettre en place les préconisations du patronat de la branche ferroviaire en matière de classification et de rémunération des métiers afin d’abaisser les conditions sociales :

  • Alors qu’elle a été contrainte par le rapport de force à réinternaliser 500 emplois sur 3 ans, elle tente à travers ce projet de rouvrir en grand les vannes de l’externalisation pour des milliers d’emplois ;
  • Elle a déclaré à de multiples reprises ne pas avoir l’intention de se positionner dans le cadre de la LOM (lignes transférées) autrement qu’à travers des filiales (exemple : Sféris) ;
  • Elle travaille ouvertement à développer la polyvalence et à déqualifier les métiers, en reportant les missions assurées par les DPX vers les agents de la production, ou encore en autorisant la reprise de gardiennage de passage à niveau par les agents SE et caténaires.
LE PROJET « MAINTENIR DEMAIN » N’EST PAS LA SOLUTION !

La direction s’inscrit totalement dans la démarche de morcellement du réseau et de privatisation de l’entreprise engagée par l’État. Très opportuniste, elle annonçait fin 2020 en pleine crise sanitaire un projet d’évolution de l’organisation de la production dénommé « Maintenir Demain », s’appliquant aux 16 000 agents des Infrapôles travaillant en UP Voie et UP SES.

Sous couvert d’améliorer le management de la sécurité, ce projet vise en réalité à accroître la productivité à tous les niveaux :

  • Digitalisation et grands programmes (Gestion de la Maintenance Assistée par Ordinateur, surveillance et supervision, système informations travaux, etc.)
    La digitalisation est présentée comme la solution à de nombreux problèmes de production.
    Pour la CGT, si le recensement informatique du patrimoine peut aider à améliorer la programmation des interventions de maintenance et travaux, la priorité est le niveau d’emplois pour les réaliser. 50 % des opérations programmées sont actuellement décalées, essentiellement par manque de personnel.
  • Abaissement du centre de gravité (suppression des DPX)
    La direction indique que la productivité se ferait uniquement sur les postes d’organisation (encadrement) à hauteur de 5 %, mais au prix du transfert de leurs responsabilités managériales et juridiques vers les agents à la production. C’est la mise en place des « petits collectifs » déjà connus au Transilien.
  • Simplification des organisations
    Pour les collectifs et les brigades, les fusions vont certes constituer des collectifs de travail plus importants, mais ils vont engendrer aussi un allongement des parcours, d’autant que la direction annonce poursuivre les fermetures de brigades.

Le danger est double :

  • Affaiblissement de notre capacité à absorber la charge de travail croissante tout en favorisant le recours à la sous-traitance et à l’externalisation ;
  • Spécialisation des cheminots à un parcours. Ils ne se verraient formés qu’aux seules particularités de leur périmètre. Quid donc du respect des métiers, des parcours professionnels… ?

Les UP Travaux, Asti, EALE, UP Log ne seraient pas concernés, mais la direction est habituée à séquencer ses dossiers pour mieux diviser les cheminots.

Sur fond de concurrence, de transferts de lignes, d’objectifs de productivité et de suppressions d’emplois, le plan de performance interne intitulé « Tous ambition Réseau 2025 », dont « Maintenir demain » est l’un des pans, n’a pas vocation à améliorer la production, les organisations du travail et encore moins les conditions de vie et de travail des cheminots de l’Équipement.

Il répond à une logique purement financière et est la manifestation d’une idéologie. Pour eux c’est : « Tout, sauf SNCF ! »

Pour la CGT, il est urgent d’augmenter l’emploi pour répondre aux défis de développement, tant voyageur que fret.

Dans le Temps réel n°18 sur les comptes de résultats du GPU pour 2020, la direction admet que malgré la crise sanitaire, « le groupe démontre sa résilience et conserve sa solidité financière ». Avec « une trésorerie préservée à hauteur de 6,3 Milliards d’euros, cela autorise le groupe à se projeter vers l’avenir en s’appuyant sur des capacités de financement intactes ».

Pour la CGT, les activités externalisées peuvent et doivent donc être réintégrées avec le triple objectif de :

  • Mettre fin au surcoût de la sous-traitance ;
  • Améliorer les conditions de travail et le statut social des cheminots ;
  • Regagner la maîtrise complète de la production pour en assurer la qualité et la sécurité sur la totalité du Réseau.

La CGT place l’emploi cheminot et l’organisation du travail au coeur de la production :

  • En redonnant du sens au travail : la sécurité et le respect des règles de travail doivent être au centre de l’organisation ;
  • En mettant fin au cloisonnement par activités ;
  • En réactivant une véritable coopération opérationnelle entre les cheminots et en proximité.
LA CGT REVENDIQUE
  • L’arrêt de la sous-traitance de la maintenance préventive et corrective, des études et des travaux hors régénération et la ré-internalisation de toutes les charges indispensables à la production dans sa globalité ;
  • Une ligne hiérarchique claire aux responsabilités formellement identifiées : compétences, moyens et autorité. Elle doit avoir les moyens d’agir et être sortie de la gestion bureaucratique, contractuelle et juridique de la sous-traitance ;
  • La pérennisation et le développement dans les établissements et UP des savoirs et savoir-faire, par :
    • Des pôles d’appui d’aide à la programmation, à la commande des approvisionnements, à la gestion de la sécurité et de la réglementation et RH, ainsi que l’ensemble des pôles des fonctions transverses ;
    • Des ingénieries en proximité, qui doivent connaître les infrastructures des territoires ;
    • Une formation des agents sur tous les types d’installations de leur métier, organisée à partir des besoins exprimés par les cheminots et de ceux liés aux impératifs de maintien permanent de la sécurité et des connaissances techniques ;
    • Le maintien en l’état des examens EV7 et EV9 et l’amélioration des parcours professionnels pour l’ensemble des métiers de l’équipement ;
  • Une mise en service des nouvelles installations et des essais sous la responsabilité des cheminots de la SNCF ;
  • Un retour à des parcours à taille humaine :
    • Tenant compte de la spécificité des métiers et de la diversité technique du Réseau ;
    • Dotés de collectifs par métiers adaptés à une charge de travail bien définie (exemple : nombre d’installations) et à une parfaite maîtrise technique des installations ;
    • Permettant une intervention rapide en cas d’incidents.
  • Un plan d’urgence de recrutement massif dans tous les métiers, avec l’embauche de 4 430 cheminots dans un premier temps.

Notre avenir nous appartient !

La Fédération CGT appelle les cheminots à se rassembler à Saint-Denis le 22 juin prochain, devant la direction générale du GPU.

La Fédération CGT des cheminots appelle les cheminots de tous les services à se tenir prêts à agir, y compris par la grève !

POUR NOS SALAIRES, L’EMPLOI, NOS MÉTIERS, LE SERVICE PUBLIC SNCF… HAUSSONS LE TON !

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VÉHICULES CONNECTÉS : UNE FAUSSE RÉPONSE !

| Équipement

La direction porte un projet sur les « véhicules connectés » de service sous le prétexte d’améliorer la sécurité routière.

En réalité, il sert d’autres intentions : transférer les véhicules à la Direction de l’Immobilier pour augmenter la productivité en faisant levier sur la gestion du parc, les parcours et l’emploi !

La sécurité routière et les risques routiers ne sont pas des problématiques anecdotiques.

Conduire pour son travail entraîne des contraintes particulières et expose à des risques professionnels physiques, posturaux et psycho-sociaux. Les accidents de la route sont à l’origine de plus de 20 % des accidents mortels du travail. La SNCF n’est pas épargnée par ce phénomène et ne figure pas dans la liste des bons élèves en la matière.

La politique d’entreprise axée sur la réduction des coûts, des effectifs, les suppressions de postes, l’accroissement des parcours et des périmètres d’astreintes, favorise l’éloignement des agents entre leur domicile et leur lieu de travail.

De plus, ils sont souvent confrontés à des DJS importantes et à des situations de travail jour /nuit.

Les conséquences sont alarmantes et les chiffres de l’année 2018 parlent d’eux-mêmes :

  • Sur l’ensemble du GPF, il y a eu une augmentation de plus de 22 % d’accidents de trajet avec arrêt.
  • L’augmentation du nombre d’accidents de trajet avec arrêt avoisine les 40 % rien que pour SNCF Réseau.

Pour limiter ces risques, l’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité) préconise une organisation d’entreprise adaptée, favorisant l’utilisation des transports en commun, disposant d’un parc automobile de qualité, entretenu et équipé de tous les dispositifs de sécurité possibles. Il préconise également des formations de conduite théoriques et pratiques, notamment pour les conditions climatiques difficiles.

UN DISPOSITIF DE « FLICAGE »

Mais plutôt que développer une politique d’amélioration de la prévention routière visant à réduire les parcours et le nombre d’accidents de trajet, l’entreprise met en œuvre un dispositif de « flicage » de l’utilisation des véhicules.

Un boitier télématique lui permettra d’identifier le conducteur, de collecter des données techniques et de géolocaliser le véhicule. C’est un dispositif de pointage.

Pour la CGT, nul besoin de mouchard ou de traceur pour savoir que les agents de l’Équipement couvrent des distances importantes du fait des restructurations. Il suffit, pour se convaincre de cela, de regarder le nombre de kilomètres parcourus par nos véhicules de service qui, chaque année, ne cesse de progresser.

La direction invoque également un motif de sûreté pour justifier ce projet, notamment la nécessité de localiser les véhicules déclarés volés afin de pouvoir les retrouver plus facilement.

Mais la géolocalisation constitue en tant que telle une atteinte aux libertés individuelles et à la vie privée du salarié. Ce système va générer une multitude d’enregistrements de données personnelles, fragilisant encore un peu plus le respect de la vie privée des salariés. La protection des données est donc aussi au coeur des débats.

GÉOLOCALISATION DES VÉHICULES, DÉLOCALISATION DES EMPLOIS

La géolocalisation n’améliorera pas la sécurité routière. Elle répond à d’autres considérations. Elles sont financières, administratives et pénales.

La direction de Réseau investit lourdement dans l’installation d’un système (coût du matériel : 217 € / véhicule – abonnement logiciel 6,75 € / mois / véhicule) qui ne répondra pas aux attentes en termes de prévention routière, mais qui facilitera l’externalisation de la gestion de son parc de véhicules, comme elle en a récemment manifesté l’intention.

Or, dans le même temps, la Direction de l’Immobilier prévoit, avec le projet Global FM (Facilty Management), de récupérer la gestion de l’ensemble du parc de véhicules du GPU, dont 80 % appartient justement à Réseau. Dans ce contexte, le dispositif de géolocalisation lui permettrait de prester et facturer à SNCF Réseau.

Enfin, la géolocalisation des véhicules aurait également pour conséquence la délocalisation des emplois vers SNCF, avec à la clé un changement de régime de travail (passage d’un régime d’établissement à un régime siège) ou dans les EIM pour ceux qui refuseraient !

La géolocalisation a donc pour seul objectif d’augmenter la productivité en faisant levier sur la gestion du parc, les parcours et l’emploi !

La direction fait fausse route ! Augmenter la (ré)pression(?) sur les agents sera contre-productif en termes de sécurité routière !

Pour la Fédération CGT des cheminots, seuls des parcours de proximité à taille humaine seront de nature à diminuer le risque routier. C’est donc toute l’organisation de la production qu’il faut revoir pour :

• Réduire les parcours d’intervention,
• Proscrire le travail jour/nuit,
• Respecter la réglementation sur le temps de travail.

La Fédération CGT des cheminots revendique :

• Un plan de réouverture des brigades Voies/SES sur l’ensemble des parcours,
• Un plan de 4 430 embauches à l’Equipement.

POUR NOTRE SÉCURITÉ, OBTENONS CES EMPLOIS !

 

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QUELLE ORGANISATION DE LA PRODUCTION POUR DEMAIN ?

| Équipement

Le projet « Maintenir demain » est un projet d’ampleur qui n’est qu’une déclinaison du plan de performance. La direction compte faire des économies d’échelle.

Pour la CGT, toute évolution de l’organisation de la production est conditionnée à deux objectifs principaux : l’amélioration des conditions de travail et la réalisation d’une production de qualité.

Les Organisations Syndicales Représentatives ont été informées officiellement de ce projet lors d’une Concertation Spécifique de Projet le 19 janvier 2021. Pourtant, la réflexion de la direction sur ce dossier a commencé il y a un an.

Six établissements pilotes (PSL, PSE, Alpes, Nord-Pas de Calais, Poitou-Charentes et LGV Atlantique) sont concernés actuellement par une première phase pour une application au 1er janvier 2022.

Ce projet d’ampleur en termes d’évolution de l’organisation de la production concerne 16 000 agents travaillant en UP Voie et UP SES dans les Infrapoles. Les UP Travaux, Asti, Eale, UP Log ne sont pas concernés.

La direction de SNCF Réseau veut un modèle national qui s’applique à tout le monde dans les UP Voie et SES.

La direction justifie ce changement par le fait que « le système actuel a atteint ses limites avec un déficit de culture sécurité et une approche sécurité non-intégrée, une charge de travail difficile et importante pour les DPX (Voie, Caténaire et SE) ».

Elle souhaite changer de modèle pour mieux prendre le virage digital et déployer les grands programmes (GMAO, surveillance et supervision, système informations travaux, etc.), avoir un modèle plus industriel avec un abaissement du centre de gravité et des organisations plus simples, plus efficaces et donc moins chères.

Ce projet est en lien avec le plan de performance signé par l’État qui demande à la SNCF une productivité accrue. La direction s’en défend et indique que la productivité n’impactera pas les équipes et qu’elle se fera uniquement sur les postes d’organisation (encadrement) à hauteur de 5 %.

POSITION DE LA CGT

Pour la CGT, même si nous faisons le constat que le système actuel n’est pas efficace, nous n’en partageons pas les causes.

En effet, des dysfonctionnements concernant l’organisation et la réalisation de la production sont bien réels avec, comme exemple, une charge de travail intenable pour les DPX qui sont les intermédiaires uniques et obligatoires de tous les sujets entre les brigades et l’UP.

Pour la Fédération CGT des cheminots, dans ce projet, il y a plusieurs lignes rouges à ne pas dépasser à savoir :

  • Pas de déploiement de la polyvalence ;
  • Pas d’augmentation de la mobilité ;
  • Pas d’augmentation de la sous-traitance ;
  • L’emploi doit être au coeur de la production ;
  • Des mesures concrètes pour un haut niveau de sécurité ;
  • Pas de fusion de collectifs de travail ;
  • Pas d’agrandissement des périmètres d’astreinte.

Les missions de management doivent relever obligatoirement du collège cadre (congés, notations, entretiens annuels, pouvoir disciplinaire, etc.) et ne doivent pas être transférées à un chef d’équipe qui pour la CGT doit être à la qualification E.

Les parcours professionnels, le maintien et le renforcement de la technicité doivent être pris en compte dans toute évolution de l’organisation de la production, et faire l’objet d’un véritable déroulement de carrière.

Pour la CGT, des UP multi-métiers pourraient être une solution mais en gardant des spécificités en proximité Voie, Creq et SE, Caténaire, SM. Cette structuration permettrait de regrouper des équipes de différents métiers sur des périmètres à taille humaine.

Il apparaît nécessaire aussi que soit redonné de l’autonomie et de la compétence aux différentes équipes. La réinternalisation de charges doit être prise en compte dans l’évolution de l’organisation de la production tant pour la maintenance que pour les travaux.

Les chefs d’équipes doivent avoir un encadrant disponible et donc un N+1 autre que le DU. Un agent à la qualification E issu du cursus EV7 pourrait en prendre la tête et accéder au collège cadre.

Au sujet du digital, les évolutions numériques doivent être encadrées et réalisées par des cheminots qui ont la connaissance du patrimoine et des métiers. La CGT demande que ces évolutions soient réalisées en interne (réalisation par les SI) ainsi que la saisie des bases de données.

De fait, la maintenance des infrastructures nécessite une connaissance pointue du patrimoine ferroviaire. Cela suppose le maintien d’ingénieries régionales réparties sur tout le territoire, et garantes d’une proximité avec les acteurs terrain et d’une bonne connaissance des installations.

Pour une production de qualité avec de bonnes conditions de travail, il faut dans chaque équipe métier un nombre suffisant d’agents pour réaliser les travaux et la maintenance. L’exemple de brigades caténaires de 16 agents correspond à cette idée d’une maintenance maîtrisée et d’équipe d’astreinte adaptée (4 par sorties d’astreinte).

Dans ce cadre, le niveau de l’emploi est un enjeu majeur. C’est en ce sens que la Fédération a revendiqué auprès de la direction 4 430 embauches au titre de l’exercice 2021.

Les 500 réinternalisations gagnées lors de la dernière table-ronde ne sont qu’une étape, amplifions la bataille de l’emploi pour produire demain en interne et répondre aux besoins du service public.

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LES CHEMINOTS DE L’ÉQUIPEMENT DOIVENT SE FAIRE ENTENDRE !

Notations 2021

| Équipement

Alors que la crise sanitaire sévit depuis maintenant plusieurs mois, les cheminots de l’équipement n’ont jamais été autant sollicités. La direction doit en tenir compte dans l’exercice de notations 2020/2021.

Alors que le premier confinement et sa gestion, notamment par l’exécutif, traînaient dans le temps, le message restait cependant clair pour certains DET : « nous ne sommes plus dans une phase de maintenance minimaliste ». Les directions ont donc reprogrammé des chantiers, des GOP, profitant ainsi pleinement de la baisse des circulations.

Les premiers constats étaient alors sans appel. Les cheminots se sont retrouvés placés face à des situations qu’ils ne pouvaient pas gérer facilement. La CGT est intervenue à tous les niveaux afin de rappeler que la pratique de nos métiers s’adapte difficilement au strict respect des gestes barrières.

Cette crise a de plus modifié en profondeur les habitudes. L’adaptation des pratiques professionnelles et des gestes métiers a nécessité un certain temps de formation pour faciliter leur appréhension et leur mise en oeuvre par l’ensemble des acteurs.

Ce constat met toujours plus en lumière que les missions de service public qui incombent aux cheminots de l’Équipement sont bien d’un intérêt majeur pour la Nation.

Mais les baisses successives des effectifs dégradent les conditions de travail des cheminots. Les sorties d’astreinte sont toujours aussi nombreuses sur des parcours toujours un peu plus étendus.

La direction doit revoir sa copie car le compte n’y est pas !

Le gel des salaires dure depuis maintenant 6 ans Or, le déroulement de carrière des agents de l’Equipement, notamment des plus basses rémunérations, est mis à mal depuis de trop nombreuses années avec, comme causes principales, la faiblesse du nombre de recrutements et l’externalisation à outrance. Pour la CGT, la situation ne peut plus durer.

Indéniablement, les répartitions pour cette année font apparaître d’importantes baisses à la Direction Technique et notamment pour les collèges B et C.

Téléchargez le tract complet pour consulter le tableau de répartition des contingents en niveaux avec comparatif 2021 (2020).

Cette année 2020 n’a rien eu de commun. Pourtant, les cheminots de l’Equipement n’ont toujours pas de retour sur leur engagement.

C’est pourquoi, la Fédération CGT des Cheminots a déposé une DCI afin d’obtenir une augmentation des contingents.

La Fédération CGT des Cheminots invite la direction à s’en saisir ! L’exercice de notations 2021 doit être à la hauteur de l’engagement des cheminots de l’Equipement.

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13 septembre 2022

Une pétition pour davantage de guichets dans les gares de la Déodatie

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