Fédération CGT des Cheminots


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RÉ-INTERNALISATIONS, UNE ÉTAPE GAGNANTE !

| Équipement

A la suite des actions engagées par la CGT à l’Équipement, la direction de SNCF Réseau ré-internalise 500 emplois sur 3 ans.

Lors de la table ronde du 25 janvier, ces engagements ont été déclinés, chiffrés et programmés dans le temps.

Une première étape, qui en appelle d’autres, pour gagner des emplois et le maintien de nos savoir-faire.

La Fédération CGT des Cheminots a fait de la ré-internalisation de charges de travail un des axes majeurs de son activité revendicative.

La sous-traitance participe à dégrader la sécurité, la production ferroviaire et la réalisation des travaux.

Elle s’appuie essentiellement sur le dumping social avec de forts impacts sur les conditions de vie et de travail, la rémunération et les formations.

Quotidiennement, les cheminots subissent les effets dévastateurs de cette politique d’entreprise ; reprises de travaux et malfaçons qui coûtent en matière de sécurité et de production ferroviaire.

L’augmentation des interfaces entre plusieurs entreprises est une source d’erreurs importantes et dilue les responsabilités.

De plus, la sous-traitance dilapide les compétences propres à SNCF Réseau et crée une dépendance vis-à-vis des entreprises privées.

C’est bien la haute technicité des cheminots SNCF qui constitue la force de notre entreprise et qui permet de produire des trains en sécurité.

Dans le même temps, les effectifs de SNCF Réseau sont en tension.

La direction démontre qu’elle accélère même cette trajectoire en accélérant le sous-effectif chronique dans sa prévision budgétaire 2021 avec la suppression de 914 emplois.

Pourtant les besoins de régénération du réseau entrainent un accroissement important du volume de chantiers à réaliser qui devrait se traduire dans les effectifs de SNCF Réseau.

Les changements d’organisation permanents, la gestion des effectifs au plus juste et le transfert de l’activité vers des entreprises privées créent des risques sur la sécurité.

La CGT, aux côtés des cheminots, est à l’offensive.

En ce sens, l’action nationale Equipement, le 19 novembre 2019 et le forum « pourquoi faire faire quand on peut faire », organisé le 16 octobre 2020 à St-Denis, ont tracé la voie pour contraindre la direction à ré-internaliser une partie de ces charges.

Ces annonces sont à mettre au crédit des actions des cheminots avec la CGT, mais ne peuvent se limiter à 500 emplois (voir ci-dessous la répartition), alors que le président FARANDOU en promet 10 000 pour le BTP !

A rebours de la politique d’entreprise et des projets « Maintenir Demain » et « petits collectifs », les bassins d’emploi doivent conserver des centres de décisions et des unités de production. Il s’agit d’une question évidente de proximité et d’organisation de la production.

Ainsi, lors de cette réunion, la CGT a rappelé à la direction que d’autres revendications restaient à satisfaire :

La ré-internalisation des missions de sécurité et de perchage, des trains laveurs et les missions liées aux marchés nationaux sur ordre HMT 2

Un recrutement massif pour absorber les charges de travail, améliorer les conditions de vie de travail des cheminots et les formations.

La révision du champ d’application de la convention collective de la branche ferroviaire, pour lutter contre le dumping social organisé par le patronat.

Le renforcement des moyens matériels et humains, pour assurer nos missions aussi bien en termes de maintenance que de travaux

La mobilisation de moyens importants pour assurer le maintien et le développement de la technicité, les savoir-faire de cheminots, et leurs parcours professionnels.

Les cheminots ont besoin d’avoir les moyens de bien faire leur travail. La précarisation de l’emploi, la dégradation des conditions de travail ou les renoncements sont inacceptables. C’est pourquoi, la CGT revendique 4 430 emplois supplémentaires répartis sur l’ensemble du territoire.

La Fédération CGT appelle les cheminots à s’emparer de ces annonces et des revendications pour que ces annonces se concrétisent réellement dans chaque territoire, dans chaque établissement.

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VÉHICULES CONNECTÉS : UNE FAUSSE RÉPONSE !

| Équipement

La direction porte un projet sur les « véhicules connectés » de service sous le prétexte d’améliorer la sécurité routière.

En réalité, il sert d’autres intentions : transférer les véhicules à la Direction de l’Immobilier pour augmenter la productivité en faisant levier sur la gestion du parc, les parcours et l’emploi !

La sécurité routière et les risques routiers ne sont pas des problématiques anecdotiques.

Conduire pour son travail entraîne des contraintes particulières et expose à des risques professionnels physiques, posturaux et psycho-sociaux. Les accidents de la route sont à l’origine de plus de 20 % des accidents mortels du travail. La SNCF n’est pas épargnée par ce phénomène et ne figure pas dans la liste des bons élèves en la matière.

La politique d’entreprise axée sur la réduction des coûts, des effectifs, les suppressions de postes, l’accroissement des parcours et des périmètres d’astreintes, favorise l’éloignement des agents entre leur domicile et leur lieu de travail.

De plus, ils sont souvent confrontés à des DJS importantes et à des situations de travail jour /nuit.

Les conséquences sont alarmantes et les chiffres de l’année 2018 parlent d’eux-mêmes :

  • Sur l’ensemble du GPF, il y a eu une augmentation de plus de 22 % d’accidents de trajet avec arrêt.
  • L’augmentation du nombre d’accidents de trajet avec arrêt avoisine les 40 % rien que pour SNCF Réseau.

Pour limiter ces risques, l’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité) préconise une organisation d’entreprise adaptée, favorisant l’utilisation des transports en commun, disposant d’un parc automobile de qualité, entretenu et équipé de tous les dispositifs de sécurité possibles. Il préconise également des formations de conduite théoriques et pratiques, notamment pour les conditions climatiques difficiles.

UN DISPOSITIF DE « FLICAGE »

Mais plutôt que développer une politique d’amélioration de la prévention routière visant à réduire les parcours et le nombre d’accidents de trajet, l’entreprise met en œuvre un dispositif de « flicage » de l’utilisation des véhicules.

Un boitier télématique lui permettra d’identifier le conducteur, de collecter des données techniques et de géolocaliser le véhicule. C’est un dispositif de pointage.

Pour la CGT, nul besoin de mouchard ou de traceur pour savoir que les agents de l’Équipement couvrent des distances importantes du fait des restructurations. Il suffit, pour se convaincre de cela, de regarder le nombre de kilomètres parcourus par nos véhicules de service qui, chaque année, ne cesse de progresser.

La direction invoque également un motif de sûreté pour justifier ce projet, notamment la nécessité de localiser les véhicules déclarés volés afin de pouvoir les retrouver plus facilement.

Mais la géolocalisation constitue en tant que telle une atteinte aux libertés individuelles et à la vie privée du salarié. Ce système va générer une multitude d’enregistrements de données personnelles, fragilisant encore un peu plus le respect de la vie privée des salariés. La protection des données est donc aussi au coeur des débats.

GÉOLOCALISATION DES VÉHICULES, DÉLOCALISATION DES EMPLOIS

La géolocalisation n’améliorera pas la sécurité routière. Elle répond à d’autres considérations. Elles sont financières, administratives et pénales.

La direction de Réseau investit lourdement dans l’installation d’un système (coût du matériel : 217 € / véhicule – abonnement logiciel 6,75 € / mois / véhicule) qui ne répondra pas aux attentes en termes de prévention routière, mais qui facilitera l’externalisation de la gestion de son parc de véhicules, comme elle en a récemment manifesté l’intention.

Or, dans le même temps, la Direction de l’Immobilier prévoit, avec le projet Global FM (Facilty Management), de récupérer la gestion de l’ensemble du parc de véhicules du GPU, dont 80 % appartient justement à Réseau. Dans ce contexte, le dispositif de géolocalisation lui permettrait de prester et facturer à SNCF Réseau.

Enfin, la géolocalisation des véhicules aurait également pour conséquence la délocalisation des emplois vers SNCF, avec à la clé un changement de régime de travail (passage d’un régime d’établissement à un régime siège) ou dans les EIM pour ceux qui refuseraient !

La géolocalisation a donc pour seul objectif d’augmenter la productivité en faisant levier sur la gestion du parc, les parcours et l’emploi !

La direction fait fausse route ! Augmenter la (ré)pression(?) sur les agents sera contre-productif en termes de sécurité routière !

Pour la Fédération CGT des cheminots, seuls des parcours de proximité à taille humaine seront de nature à diminuer le risque routier. C’est donc toute l’organisation de la production qu’il faut revoir pour :

• Réduire les parcours d’intervention,
• Proscrire le travail jour/nuit,
• Respecter la réglementation sur le temps de travail.

La Fédération CGT des cheminots revendique :

• Un plan de réouverture des brigades Voies/SES sur l’ensemble des parcours,
• Un plan de 4 430 embauches à l’Equipement.

POUR NOTRE SÉCURITÉ, OBTENONS CES EMPLOIS !

 

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QUELLE ORGANISATION DE LA PRODUCTION POUR DEMAIN ?

| Équipement

Le projet « Maintenir demain » est un projet d’ampleur qui n’est qu’une déclinaison du plan de performance. La direction compte faire des économies d’échelle.

Pour la CGT, toute évolution de l’organisation de la production est conditionnée à deux objectifs principaux : l’amélioration des conditions de travail et la réalisation d’une production de qualité.

Les Organisations Syndicales Représentatives ont été informées officiellement de ce projet lors d’une Concertation Spécifique de Projet le 19 janvier 2021. Pourtant, la réflexion de la direction sur ce dossier a commencé il y a un an.

Six établissements pilotes (PSL, PSE, Alpes, Nord-Pas de Calais, Poitou-Charentes et LGV Atlantique) sont concernés actuellement par une première phase pour une application au 1er janvier 2022.

Ce projet d’ampleur en termes d’évolution de l’organisation de la production concerne 16 000 agents travaillant en UP Voie et UP SES dans les Infrapoles. Les UP Travaux, Asti, Eale, UP Log ne sont pas concernés.

La direction de SNCF Réseau veut un modèle national qui s’applique à tout le monde dans les UP Voie et SES.

La direction justifie ce changement par le fait que « le système actuel a atteint ses limites avec un déficit de culture sécurité et une approche sécurité non-intégrée, une charge de travail difficile et importante pour les DPX (Voie, Caténaire et SE) ».

Elle souhaite changer de modèle pour mieux prendre le virage digital et déployer les grands programmes (GMAO, surveillance et supervision, système informations travaux, etc.), avoir un modèle plus industriel avec un abaissement du centre de gravité et des organisations plus simples, plus efficaces et donc moins chères.

Ce projet est en lien avec le plan de performance signé par l’État qui demande à la SNCF une productivité accrue. La direction s’en défend et indique que la productivité n’impactera pas les équipes et qu’elle se fera uniquement sur les postes d’organisation (encadrement) à hauteur de 5 %.

POSITION DE LA CGT

Pour la CGT, même si nous faisons le constat que le système actuel n’est pas efficace, nous n’en partageons pas les causes.

En effet, des dysfonctionnements concernant l’organisation et la réalisation de la production sont bien réels avec, comme exemple, une charge de travail intenable pour les DPX qui sont les intermédiaires uniques et obligatoires de tous les sujets entre les brigades et l’UP.

Pour la Fédération CGT des cheminots, dans ce projet, il y a plusieurs lignes rouges à ne pas dépasser à savoir :

  • Pas de déploiement de la polyvalence ;
  • Pas d’augmentation de la mobilité ;
  • Pas d’augmentation de la sous-traitance ;
  • L’emploi doit être au coeur de la production ;
  • Des mesures concrètes pour un haut niveau de sécurité ;
  • Pas de fusion de collectifs de travail ;
  • Pas d’agrandissement des périmètres d’astreinte.

Les missions de management doivent relever obligatoirement du collège cadre (congés, notations, entretiens annuels, pouvoir disciplinaire, etc.) et ne doivent pas être transférées à un chef d’équipe qui pour la CGT doit être à la qualification E.

Les parcours professionnels, le maintien et le renforcement de la technicité doivent être pris en compte dans toute évolution de l’organisation de la production, et faire l’objet d’un véritable déroulement de carrière.

Pour la CGT, des UP multi-métiers pourraient être une solution mais en gardant des spécificités en proximité Voie, Creq et SE, Caténaire, SM. Cette structuration permettrait de regrouper des équipes de différents métiers sur des périmètres à taille humaine.

Il apparaît nécessaire aussi que soit redonné de l’autonomie et de la compétence aux différentes équipes. La réinternalisation de charges doit être prise en compte dans l’évolution de l’organisation de la production tant pour la maintenance que pour les travaux.

Les chefs d’équipes doivent avoir un encadrant disponible et donc un N+1 autre que le DU. Un agent à la qualification E issu du cursus EV7 pourrait en prendre la tête et accéder au collège cadre.

Au sujet du digital, les évolutions numériques doivent être encadrées et réalisées par des cheminots qui ont la connaissance du patrimoine et des métiers. La CGT demande que ces évolutions soient réalisées en interne (réalisation par les SI) ainsi que la saisie des bases de données.

De fait, la maintenance des infrastructures nécessite une connaissance pointue du patrimoine ferroviaire. Cela suppose le maintien d’ingénieries régionales réparties sur tout le territoire, et garantes d’une proximité avec les acteurs terrain et d’une bonne connaissance des installations.

Pour une production de qualité avec de bonnes conditions de travail, il faut dans chaque équipe métier un nombre suffisant d’agents pour réaliser les travaux et la maintenance. L’exemple de brigades caténaires de 16 agents correspond à cette idée d’une maintenance maîtrisée et d’équipe d’astreinte adaptée (4 par sorties d’astreinte).

Dans ce cadre, le niveau de l’emploi est un enjeu majeur. C’est en ce sens que la Fédération a revendiqué auprès de la direction 4 430 embauches au titre de l’exercice 2021.

Les 500 réinternalisations gagnées lors de la dernière table-ronde ne sont qu’une étape, amplifions la bataille de l’emploi pour produire demain en interne et répondre aux besoins du service public.

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LES CHEMINOTS DE L’ÉQUIPEMENT DOIVENT SE FAIRE ENTENDRE !

Notations 2021

| Équipement

Alors que la crise sanitaire sévit depuis maintenant plusieurs mois, les cheminots de l’équipement n’ont jamais été autant sollicités. La direction doit en tenir compte dans l’exercice de notations 2020/2021.

Alors que le premier confinement et sa gestion, notamment par l’exécutif, traînaient dans le temps, le message restait cependant clair pour certains DET : « nous ne sommes plus dans une phase de maintenance minimaliste ». Les directions ont donc reprogrammé des chantiers, des GOP, profitant ainsi pleinement de la baisse des circulations.

Les premiers constats étaient alors sans appel. Les cheminots se sont retrouvés placés face à des situations qu’ils ne pouvaient pas gérer facilement. La CGT est intervenue à tous les niveaux afin de rappeler que la pratique de nos métiers s’adapte difficilement au strict respect des gestes barrières.

Cette crise a de plus modifié en profondeur les habitudes. L’adaptation des pratiques professionnelles et des gestes métiers a nécessité un certain temps de formation pour faciliter leur appréhension et leur mise en oeuvre par l’ensemble des acteurs.

Ce constat met toujours plus en lumière que les missions de service public qui incombent aux cheminots de l’Équipement sont bien d’un intérêt majeur pour la Nation.

Mais les baisses successives des effectifs dégradent les conditions de travail des cheminots. Les sorties d’astreinte sont toujours aussi nombreuses sur des parcours toujours un peu plus étendus.

La direction doit revoir sa copie car le compte n’y est pas !

Le gel des salaires dure depuis maintenant 6 ans Or, le déroulement de carrière des agents de l’Equipement, notamment des plus basses rémunérations, est mis à mal depuis de trop nombreuses années avec, comme causes principales, la faiblesse du nombre de recrutements et l’externalisation à outrance. Pour la CGT, la situation ne peut plus durer.

Indéniablement, les répartitions pour cette année font apparaître d’importantes baisses à la Direction Technique et notamment pour les collèges B et C.

Téléchargez le tract complet pour consulter le tableau de répartition des contingents en niveaux avec comparatif 2021 (2020).

Cette année 2020 n’a rien eu de commun. Pourtant, les cheminots de l’Equipement n’ont toujours pas de retour sur leur engagement.

C’est pourquoi, la Fédération CGT des Cheminots a déposé une DCI afin d’obtenir une augmentation des contingents.

La Fédération CGT des Cheminots invite la direction à s’en saisir ! L’exercice de notations 2021 doit être à la hauteur de l’engagement des cheminots de l’Equipement.

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SOUS-TRAITANCE : LE JUGEMENT D’APPEL DU 18 JUIN 2020 DONNE RAISON À LA CGT !

ÉQUIPEMENT

| Équipement

SNCF Réseau a été condamné par la justice une seconde fois pour ne pas avoir consulté les Instances Représentatives du Personnel dans le cadre de l’utilisation de la sous-traitance.

La Fédération CGT des cheminots avait alerté les cheminots de l’Equipement, qu’un référé en justice obligeait SNCF RÉSEAU à stopper l’ensemble de sa maintenance et de ses travaux externalisés depuis la date du 05 septembre 2019, suite à un défaut de consultation des élus des CSE des Zones de Production. La direction, qui était soumise au paiement des astreintes jusqu’à consultation, a préféré payer ces astreintes avec l’argent des cheminots plutôt que de respecter le jugement et a fait appel de cette décision de justice.

Malgré tout l’acharnement qu’elle aura pu mettre pour gagner cet appel, la justice, dans un arrêt du 18 juin 2020, confirme toutes les dispositions de l’ordonnance de référé du 1er aout 2019 et condamne SNCF RÉSEAU.

La politique menée par SNCF Réseau qui consiste à externaliser massivement nos métiers et missions, afin de privatiser nos emplois, n’est plus acceptable.

Si les compétences-clés doivent être conservées en interne dans le cadre du contrat pluriannuel 2017-2026, il n’en demeure pas moins que la stratégie d’externalisation de SNCF Réseau a eu comme conséquence ces 15 dernières années, de diminuer les effectifs du collège exécution de 36% tout en accroissant les tâches et les contraintes sur les agents d’encadrement !

Cette politique de casse de l’emploi ne permet pas de donner les moyens aux cheminots d’assurer correctement l’entretien du réseau et dans de bonnes conditions de travail.

La loi LOM, dans le cadre de l’ouverture à la concurrence, va permettre aux territoires de lancer des appels d’offres. Dès la seconde semaine de juillet, les responsables politiques de la région Grand-Est vont ouvrir le bal dans le cadre d’une délibération permettant ainsi de lancer les appels d’offres et permettre de confier la gestion et l’entretien de nos lignes aux entreprises privées !

Ainsi, plusieurs lignes risquent de ne plus être entretenues par les cheminots et pire encore, la SNCF n’aura même pas le droit de se positionner sur certains appels d’offres !

Pour la première fois, un Directeur de Territoire de Production, au cours d’une plénière de CSE, a laissé entendre qu’il y aurait une possibilité de transférer des cheminots de Réseau vers ces entreprises privées !

Les métiers de l’Equipement dans leur diversité, leurs missions, doivent être réalisées par des cheminots formés, en nombre suffisant, afin de garantir un service public de qualité en toute sécurité.

Transférer nos métiers vers des entreprises privées et livrer ainsi un bien de la Nation et le savoir-faire des cheminots aux actionnaires du privé n’est pas acceptable !

La CGT rappelle qu’elle attend des réponses claires sur ses revendications légitimes, à savoir :

  • La réalisation de tous les recrutements prévus au budget 2020 ;
  • Un plan de recrutements ambitieux et immédiat à l’Equipement pour les 3 prochaines années ;
  • La ré-internalisation des charges, avec en premier lieu, l’ensemble des missions de sécurité ;
  • Un niveau de formation élevé en adéquation avec les besoins pour une parfaite connaissance des règles de maintenance, tant au niveau de la production que de la mise en oeuvre de celles-ci ;
  • Le retour aux « blanc-travaux » pour permettre une bonne politique d’entretien du réseau ;
  • Des moyens matériels supplémentaires pour les cheminots afin qu’ils puissent assurer correctement leurs missions ;
  • Une véritable harmonisation en termes de politique de sécurité et de prévention des risques.

Ensemble, pour se faire entendre !

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PASSONS AU CONCRET !

Prévision de 2000 embauches à SNCF Réseau

| Équipement

La direction de SNCF Réseau a annoncé, à grand renfort de communication, vouloir recruter 2000 agents en 2020, dont 500 agents circulation (EIC), 400 pour les services télécom et électriques et 170 aux caténaires.

Maintenant, l’heure est à la concrétisation !

Même si la direction affirme que la courbe des recrutements était bonne avant la crise sanitaire, nous constatons que sur l’ensemble des établissements, le bilan au mois de juin est en-deçà des prévisions.

Sur l’ensemble des établissements de la Zone de Production Atlantique, seule 1 embauche aura été faite au 31 mars 2020.

Il y a urgence à réaliser ces embauches au vu du nombre de départs en retraite et de démissions. Leur non-remplacement conduirait à une accentuation de la dégradation des conditions de travail et de la sécurité.

A cela s’ajoute la ré-internalisation de 500 emplois sur 3 ans actée par la direction du Groupe Public Unifié lors de la table ronde du 5 mars 2020.

Sur ce point, la CGT exige qu’en premier lieu, l’ensemble des missions de sécurité soit réinternalisé. En effet, depuis le début de l’année, nous constatons une recrudescence des incidents et accidents de sécurité en lien direct avec l’externalisation de ces missions, ce qui a conduit la Fédération CGT des cheminots à alerter le Président de SNCF Réseau par courrier en date du 16 juin 2020.

La ré-internalisation permettrait d’avoir à nouveau la maîtrise de l’organisation de la production et de sa mise en oeuvre. Pour tous les chantiers, la CGT revendique que l’annonce des circulations soit faite par des cheminots.

Il ne peut y avoir de production sans moyens humains et matériels !

Les potentiels de recrutements existent bel et bien avec, cette année, l’entrée de plus de 700 000 jeunes sur le marché du travail.

Cette crise a mis en évidence que les cheminots sont indispensables au bon fonctionnement des installations.

Il faut maintenant passer du dire au faire ! Faire des embauches ! Faire des formations initiales et continues !

Dans le cadre de ces annonces, LA CGT EXIGE :

  • Un plan d’urgence pour la réalisation effective de ces recrutements ;
  • L’embauche en CDI de tous les alternants et CDD qui le souhaitent ;
  • Un état des lieux précis des collectifs de travail afin de redonner les marges de manoeuvre nécessaires à une production de qualité.

La revendication de la CGT demandant le recrutement immédiat de 1 800 cheminots à l’Equipement était donc réaliste !

C’est bien la détermination de la CGT avec les cheminots qui contraint la direction à faire des annonces !

La CGT mettra tout en oeuvre pour que les recrutements annoncés au niveau national soient réalisés dans tous les métiers et dans tous les établissements.

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LE 11 MAI : UNE REPRISE SOUS TENSION !

COVID-19

| Équipement

Le Gouvernement a annoncé une fin progressive du confinement le 11 mai avec pour objectif de relancer l’activité économique du pays. Les cheminots de l’Equipement n’ont pas attendu cette date pour reprendre le chemin du travail.

Pour la Fédération CGT des Cheminots, le constat est glaçant. La priorité de SNCF Réseau n’est pas de préserver la santé de ses salariés mais bien de satisfaire les besoins du capital.

La Fédération CGT des Cheminots a réalisé, avec ses Collectifs Techniques Métiers, un travail de fond mêlant analyses techniques, propositions et revendications avec pour objectif de garantir un très haut niveau de sécurité sanitaire pour les cheminots tout en s’assurant d’une relance efficace du service public ferroviaire.

Les conditions d’une reprise

Cette reprise va nécessiter que d’importants moyens y soient consacrés. Si en effet les gestes barrières doivent rester la règle, tous les locaux, les postes de travail, doivent bénéficier, en quantité, de kits avec du gel, des masques chirurgicaux et FFP2 et des lingettes désinfectantes virucides.

Nombreux sont les gestes métiers qui ne permettent pas aux cheminots de pouvoir respecter les distances sociales. Les gestes barrières sont bien un ensemble de règles cumulatives qui n’autorisent pas à s’affranchir de l’une d’entre-elles au motif que ce serait compliqué…

Dans les transports publics, c’est distanciation et port du masque, mais pas pour les cheminots de l’Equipement !

Dans les transports publics, c’est distanciation et port du masque, mais pas pour les cheminots de l’Equipement ! La CGT affirme donc que le port d’un masque FFP2 devient plus que nécessaire (travail en nacelle, port de charges lourdes, pose de cés…).

Le lavage des mains, essentiel à la limitation de la transmission du virus doit être rendu possible et obligatoire sur tous les chantiers.

Les cabinets médicaux SNCF présents sur l’ensemble du territoire avec tous leurs personnels sont primordiaux afin d’aider les cheminots à répondre à leurs inquiétudes. Ils doivent être partie prenante dans cette reprise. Ils pourront notamment aider à la formation des agents, expliquer et échanger avec les cheminots de l’Equipement sur les adaptations à apporter.

Des tests de dépistage doivent être généralisés et être réalisés dans les cabinets médicaux et les laboratoires SNCF, ainsi que la prise de température quotidienne pour l’ensemble des agents à la prise de service.

L’organisation du travail

Le contexte sanitaire va nécessiter des adaptations de la production. L’adéquation charge /ressource ne doit pas uniquement guider la reprise. Des agents sont atteints du coronavirus et doivent être éloignés. S’ajoutent à cela des collectifs en sous-effectif chronique depuis de nombreuses années.

La production doit être adaptée, mais jamais aux dépens de la sécurité. L’annonce des circulations doit se faire avec les agents nécessaires à sa bonne réalisation, tout comme le port de charges lourdes qui ne peut se faire avec 2 agents comme indiqué dans les fiches.

Dans les fiches « prévention sanitaire », l’utilisation de camions équipés de grues, ou bien encore, de pelles rail route sont prescrites. Pour la CGT, ces moyens sont en effet nécessaires à l’amélioration des conditions de travail. Ils doivent être maintenant mis à disposition de tous les établissements qui n’en sont pas dotés. L’utilisation de draisines permettra, entre autres, d’améliorer le transport de matériel.

Pour la CGT, toutes les modifications des règles de travail doivent être commentées, voire donner lieu à des formations avant toute reprise. Des mises en situation doivent être généralisées partout pour permettre une bonne prise en compte des règles sanitaires et des adaptations de gestes métiers.

Ce que propose la CGT :

  • L’adaptation des journées de service doit se faire avec la CSSCT. Elle doit prendre en compte la pénibilité liée au port du masque. Le temps de travail ne peut excéder 6 heures, pause incluse. Le port d’un masque étant une contrainte à laquelle s’ajoutera, la chaleur, la poussière ;
  • La désinfection des locaux de travail doit être réalisée à chaque prise de service ; • Les déchets doivent être évacués chaque jour ;
  • La ré-internalisation des 500 emplois minimum actés le 5 mars dernier, doit maintenant devenir effective ;
  • Le recrutement de 1 800 cheminots immédiatement, et cela n’a rien de superflu !
  • Les déplacements doivent êtres proscrits, tout comme les chantiers type GOP et CDG Express. (Rassembler des centaines de personnels dans la période n’est certainement pas de nature à freiner la pandémie).

La CGT le rappelle, tout agent qui ne se sentirait pas assez protégé, ou en danger, doit exercer son droit de retrait.

Notre consigne est claire :
PAS DE PROTECTION = PAS DE TRAVAIL

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LES MASQUES DOIVENT TOMBER !

EIV

| Équipement

Cette crise sanitaire inédite a révélé l’importance du travail des cheminots de l’Équipement, en particulier des cheminots des EIV. Ils sont bien un maillon essentiel et indispensable à la production ferroviaire.

Face aux injonctions de produire en toutes circonstances, peu importent les conditions, les cheminots des EIV n’entendent pas se faire imposer des conditions de travail et des protections minimalistes pour assurer des productions pas toujours essentielles. La sécurité et la santé des agents doit être un impératif dans ces circonstances dramatiques pour les populations. La nécessité d’approvisionner les entreprises du BTP, avides de dividendes, afin qu’elles puissent redémarrer dès la fin hypothétique du confinement, ne saurait justifier la mise en danger des cheminots pour permettre à ces entreprises d’engranger des bénéfices avec l’argent public !

Dans le cadre du confinement, concernant les approvisionnements des chantiers nécessaires et prioritaires pour maintenir le réseau en circulation et toute sécurité, les EIV constituent de toute évidence un maillon essentiel au Service Public. Force est cependant de constater que la Direction n’a pas la même appréciation de ce qui est essentiel et ce qui ne l’est pas…

La direction de SNCF Réseau, mise sous pression par le lobbying du privé, avec l’aval du Gouvernement, met tout en oeuvre pour faciliter la remise en route des chantiers de sous-traitance pour qu’ils se gavent d’argent public en réalisant les travaux de régénération.

La direction d’Infrarail, le doigt sur la couture, suit les directives de Réseau : il faut produire, préparer la reprise des chantiers, acheminer les appareils de voie, les rails, les traverses, travailler pour le privé, câbler des armoires, préparer les chantiers d’investissements, et répondre ainsi aux pressions des industriels et de certains élus politiques.

Regonfler les stocks (qui ont été diminués suite à des décisions purement financières) n’est pas envisageable pour les cheminots des EIV qui refusent d’être exposés à la contamination faute de protections suffisantes.

La responsabilité des 4 directeurs d’établissements des 8 sites n’est pas anodine dans cette période. C’est par leurs décisions quotidiennes que se joue la santé physique et mentale des cheminots des EIV.

Cette responsabilité de l’employeur ne peut en aucun cas être couverte par d’hypothétiques fiches de mesures à prendre pour mettre petit à petit la production en route, tout en les faisant évoluer au fil de l‘eau…

De plus, le matériel de protection n’est pas là, il n’est pas à la hauteur. Quid des tests qui devraient être généralisés, ou du contrôle de température à la prise de service ? Pourquoi ne pas assurer une reprise maitrisée et raisonnée ?

Ce constat est inadmissible et les cheminots des EIV ne doivent pas travailler sans les garanties d’avoir la sécurité sanitaire optimale prônée par le monde médical.

Il faut des masques (3 par jour), du gel, des gants, des distances de travail qui permettent une vraie sécurité, le nettoyage et la désinfection des locaux plusieurs fois par jour en assurant la traçabilité des interventions.

Face à ces constats alarmants, la CGT demande, dans ce contexte qui nous confirme ce que nous prônons depuis des décennies :

  • Une reconnaissance des compétences rares des cheminots des EIV ;
  • La transmission des savoirs sur l’ensemble des métiers ;
  • L’embauche des contrats en alternance, des CDD, des intérimaires, tous formés à nos métiers ;
  • La ré-internalisation des charges ;
  • Des investissements à la hauteur de la génération du réseau, afin de prévoir l’avenir du ferroviaire, indispensable à la vie des citoyens et au désenclavement des territoires ;
  • Une augmentation des stocks largement suffisante pour couvrir l’ensemble des travaux sur du long terme et non pas dans l’urgence.
  • Le service public apparaît plus que nécessaire dans le contexte actuel !

Les EIV sont toujours, et seront encore plus indispensables aux circulations du ferroviaire, dans une entreprise intégrée.

Tous les cheminots qui se sentent en danger face à l’absence de protections adaptées peuvent faire valoir leur droit de retrait !

Pas de protection = Pas de travail !

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LE TEMPS DE TOUS LES DANGERS !

COVID-19

| Équipement

Sous couvert de l’édition de fiches prévention sanitaire, la direction de Réseau entend remettre la production à un niveau égal à celui connu avant la crise du COVID 19.

Ces fiches tout en étant insuffisantes en termes de protections face au virus ne sont, de plus, pas connues des cheminots.

La CGT rappelle que tout cheminot qui estime être mis en danger par l’absence de protections peut exercer son droit de retrait.

Pas de protection = Pas de travail !

Le message est clair pour certains DET, « nous ne sommes plus dans une phase de maintenance minimaliste ». Alors que le confinement se poursuit, la direction reprogramme chantiers, et GOP pour les semaines à venir. Des chantiers de ballastage, libération sont réalisés. Les premières réunions concernant un chantier de renouvellement voie entre Saumur et Angers se sont tenues. Ce sont des centaines de cheminots, tous métiers confondus, qui vont reprendre le chemin du travail. Mais avec quelles garanties pour leur santé et celle de leurs proches ? Les premiers constats sont sans appel. Les cheminots sont placés face à des situations qu’ils ne peuvent gérer facilement. La pratique de nos métiers s’adapte difficilement au strict respect des gestes barrières. La casse de nos collectifs, la suppression massive de moyens matériels, l’organisation actuelle des chantiers avec des regroupements massifs de cheminots, vont engendrer des situations dangereuses. A cela s’ajoute l’absence de mise à disposition de moyens suffisants pour se protéger, nettoyer les outillages, et se nettoyer lors des chantiers.

Des gestes métiers à adapter

La crise actuelle modifie en profondeur nos habitudes. Vivre en se protégeant des autres n’est pas une pratique automatique. L’adaptation des pratiques professionnelles et des gestes métiers, nécessite du temps, et de la formation pour faciliter leur appréhension et mise en œuvre par tous. Pour la CGT, cela n’a pas été suffisamment pris en compte. Si les missions de service public qui incombent aux cheminots de l’Équipement sont bien d’un intérêt majeur pour la Nation, jamais elles ne doivent se faire au détriment de la santé.

Des tests pour tous !

Pour la CGT, les tests doivent être généralisés à tous les cheminots qui sont à la production. Elle ne pourra reprendre que lorsque des moyens suffisants en termes de protection seront attribués aux cheminots de la production. Il doit être consacré plus de temps aux commentaires et partages sur les règles à appliquer afin de se protéger du virus.

Pour la CGT, des mises en situations réelles doivent être réalisées dans chaque établissement afin de convenir exactement de ce qui peut être réalisé et sur les méthodes à mettre en œuvre pour les réaliser. Il est inconcevable que le travail reprenne sans qu’aucun moment d’échanges ou de formation ne soient programmés.

Par exemple, mettre un masque nécessite quelques explications au-delà de l’édition d’une fiche. Par ailleurs, le port d’un masque n’exclut pas de respecter les distances entre chaque agent.

Le travail en équipe, la vie dans les locaux, les véhicules, l’utilisation d’outillage collectif, les déplacements sont autant de vecteurs sérieux de la propagation du virus, qui nécessitent d’avoir une vigilance permanente.

Trop d’inconnues subsistent sur le nettoyage régulier des locaux, des outils de travail. Trop d’inconnues subsistent, à cette heure, sur les difficultés de mise en œuvre de barrières réellement efficaces.

La priorité demeure d’assurer la protection des salariés, sans quoi aucune production ne doit se faire. C’est de cette manière, que collectivement et individuellement, nous freinerons la propagation du COVID 19.

Travailler en ces temps de virus, nécessite que l’organisation du travail soit repensée. Une réflexion sur les collectifs, sur les moyens, sur les métiers, et les méthodes de travail doit être engagée sans tarder.

Pour la CGT, il y a un réel danger à ce que les mesures pour lutter contre le COVID 19 soient prises à la légère. Nous demandons que seules les tâches essentielles soient réalisées, et notamment l’arrêt de tous chantiers type GOP.

De très nombreux cheminots devraient retrouver le chemin du travail. Cependant, ont-ils tous la tête à cette reprise ? La crainte que fait peser ce virus sur tous, ne va-t-elle pas impacter leur jugement, alors que nos métiers nécessitent une concentration de tous les instants.

Le doute, qui très justement dans cette période, subsiste dans la tête de très nombreux cheminots, accentue les risques ferroviaires. L’accident mortel d’un agent sur la région de Strasbourg, survenu deux jours après le début du confinement, doit nous le rappeler.

Pour la CGT, tout agent qui n’estime pas être en sécurité sur un chantier, un bureau, un central sous-station, un C2MI, une draisine, doit faire valoir son droit de retrait.

La CGT continuera de tout mettre en œuvre, comme elle le fait déjà, par le dépôt de rapports préventifs, de droit d’alerte, et par toutes les actions qu’elle jugera nécessaire, pour que la santé des cheminots soit préservée.

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LES CHEMINOTS DE L’ÉQUIPEMENT NE SONT PAS DES COBAYES !

Lutte contre le coronavirus

| Équipement

Depuis le début de la crise sanitaire, la Fédération CGT des cheminots est intervenue à tous les niveaux de l’entreprise pour imposer des mesures de protection pour les cheminots de l’Équipement.

Alors que le pic de l’épidémie se profile dans les jours à venir, la direction compte exposer les cheminots pour des chantiers ni urgents ni essentiels en expérimentant des gestes métiers « adaptés ».

Le confinement déclenché le 16 mars dernier a engendré la fermeture des chantiers d’investissement et la mise au ralenti de nombreux collectifs de travail. Une note d’information, publiée par la Direction de l’entreprise ce même jour, précisait de nombreux points allant de la garde des enfants au maintien des salaires, les dotations de lingettes et la fourniture de gel hydroalcoolique. Partout, la CGT a revendiqué que seules les activités essentielles à la continuité du Service Public ferroviaire et à la sécurité soient maintenues, et ce jusqu’au terme de la période de confinement.

Aujourd’hui, la direction de SNCF Réseau envisage de relancer la production à grande échelle, en s’appuyant sur des « fiches prévention » rédigées sur le coin d’un bureau à Saint-Denis, et décrivant une trentaine de situations professionnelles et gestes métiers à adapter pour éviter les contaminations.

Certaines fiches décrivent des situations où les gestes métiers à mettre en oeuvre permettent de douter du respect des gestes barrière dont la primauté a été sans cesse réaffirmée. Pour la

CGT, c’est inacceptable !

Dans nos métiers, le travail en équipe est très souvent la règle. La mise en oeuvre des processus repris dans ces fiches apparaît difficile à appliquer pour un remplacement de rail, la pose d’une LTV, ou bien encore le seul fait de travailler dans un EIV… Pour cela, la Direction aurait obtenu du Gouvernement l’autorisation de se doter de masques chirurgicaux qui font tant défaut aux professionnels de santé !

Avec cette reprise à marche forcée, c’est la sécurité et la santé des cheminots de l’Équipement qui sont mises à mal.

La CGT rappelle aux cheminots qu’ils peuvent faire usage de leur droit de retrait si un quelconque danger pour leur santé ou leur vie survenait.

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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

07 mai 2021

Le syndicat CGT des cheminots du Cantal mobilisé en gare de Neussargues « contre la casse du service public ferroviaire »

La défense des lignes ferroviaires du Cantal ne faiblit pas. Pour preuve, ce vendredi 7 mai, la manifestation devant la gare de Neussargues en Pinatelle, à l’appel du syndicat CGT des cheminots du département.[…]

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