Fédération CGT des Cheminots


SERVICES MÉDICAUX : UN RÔLE CENTRAL

COVID 19

| Services communs

Le Gouvernement annonce un déconfinement à la date du 11 mai. La motivation unique semble être la relance économique du pays. A en juger par les annonces du président de la SNCF, la décision de reprise d’activité et les intérêts premiers de notre direction ne diffèrent pas de ceux du Gouvernement. Pour la CGT, la reprise doit s’organiser sous l’aspect du service à rendre à la Nation et non sous l’angle purement financier.

Cette reprise du travail ne peut pas se construire sous le seul angle financier, ni être subordonnée aux velléités des SA et des Activités. La Direction du Groupe Unifié (Ex-GPF) doit faire appliquer les règles de sécurité sanitaire avant tout.

La reprise de la production, l’évolution du plan de transport, doivent s’organiser pour répondre aux exigences du Service Public. Dans cette chaîne de réponse aux besoins, les Services Médicaux sont un maillon essentiel, pour permettre une reprise dans de bonnes conditions sanitaires pour tous les cheminots.

Les services médicaux peuvent être un appui précieux pour de nombreux métiers, en prodiguant des conseils à partir de leur expertise médicale sur les adaptations de gestes métiers. Une forte implication des CSSCT, en qualité et non en nombre de réunions, ainsi que la place centrale de notre médecine doivent être le fil conducteur d’une reprise responsable et progressive.

Les conditions d’une reprise ordonnée et raisonnée

Dans le cadre de l’augmentation de la reprise en présentiel, et de la reprise de la campagne de recrutements, la charge de travail des Services Médicaux augmente.

Cabinets Médicaux, CFAS, Laboratoires ont donc un rôle central dans la reprise d’activité et le déconfinement annoncé par le Gouvernement.

Les cheminots de ces services doivent impérativement être dotés des mêmes équipements pandémiques que dans les hôpitaux, y compris dans nos laboratoires.

De même, les conditions de protection lors du trajet domicile-travail est sous la responsabilité de l’employeur.

La distance de sécurité doit être respectée : plus d’un mètre entre chaque personne, y compris dans les vestiaires ou les locaux dédiés à la restauration.

La CGT a demandé que l’affichage des protocoles et la mise à disposition du matériel pandémique à l’entrée des centres et cabinets soient visibles des patients La distanciation sociale doit être respectée dès lors que les missions le permettent.

L’organisation du travail

L’organisation du travail doit prendre en compte les temps nécessaires prévus pour les diverses opérations que doit accomplir le personnel (adaptation des temps d’habillage et déshabillage, transmissions…).

L’adaptation des journées de service doit se faire avec la CSSCT. Elle doit prendre en compte la pénibilité liée au port du masque. La pause repas doit être étalée afin que le nombre d’agents en réfectoire permettent le respect des gestes barrières.

La reprise du travail des cheminots va s’accroître et occasionner une charge de travail plus importante pour nos Services Médicaux. Les secrétaires médicales vont donc avoir un rôle important dans cette organisation du travail. La CGT exige que les cabinets médicaux, les CFAS, les laboratoires soient tous dotés d’au moins un poste de secrétaire tenu pendant les heures d’ouverture.

Cabinet Médicaux : des moyens à renforcer

Le contexte sanitaire nécessite une adaptation des consultations. Cependant, la CGT rappelle que les textes actualisés permettent un exercice des trois médecines. La reprise progressive de la production va se traduire par une augmentation importante des visites de reprise, des habilitations, des visites d’embauche, et des suivis médicaux renforcés.

Afin de limiter le trajet des patients et les déplacements des personnels, La CGT demande que les ouvertures des cabinets de proximité soient organisées en conséquence. Concernant, la médecine spécialiste, la CGT propose que seules les spécialités essentielles soient concernées par la reprise dans un premier temps (Ophtalmo, cardio, …).

CFAS : Le retard pris dans le recrutement déséquilibre l’organisation du travail de la médecine d’aptitude. La Direction, poussée par les activités, a donc ordonné la réouverture des CFAS sans doter la totalité des personnels soignant de masques FFP2. La CGT a dû intervenir en CSSCT pour que le FFP2, le seul masque efficace soit retenu pour les cheminots des CFAS et qu’ils en soient équipés.

La CGT exige de la Direction que la montée en charge de l’activité, soit gérée et pilotée concernant notamment le croisement des équipes et l’évaluation des stocks de matériels pandémiques pour les soignants, mais également ceux à fournir aux patients.

LABORATOIRES : Un atout délaissé par la Direction

La CGT a exigé que nos laboratoires ne soient pas négligés au profit des laboratoires privés. En équipant nos techniciens de laboratoire de la tenue complète et des matériels adéquats, nous pouvons assurer les besoins de notre médecine. Ils sont aussi en capacité de réaliser les prélèvements sérologiques que la CGT exige. La réouverture des laboratoires de Toulouse et Marseille doit être organisée, sans tarder pour répondre au besoin des cheminots. Un acte fort, bien plus cohérent et plus utile que de voler 5 repos aux cheminots !

Utilisation /Rémunération.

La reprise d’activité ne doit pas s’affranchir respect de la réglementation du travail, y compris concernant les délais de prévenance, la durée des repos, la durée des journées de service et l’attribution des congés protocolaires.

La Direction du GPU a validé la demande de la CGT quant à l’indemnisation de TOUS les cheminots placés en télétravail depuis le 15 mars. Les personnels des Services Médicaux qui réalisent du télétravail doivent donc recevoir l’indemnité, et ce de manière rétroactive. Aucune rétroactivité d’activité partielle ne peut être apposée sur les journées de télétravail et de CS.

La CGT, présente sur les lieux de travail et dans les CSSCT, s’assurera que les préconisations mises en place pour protéger les cheminots soient appliquées partout sur l’ensemble du territoire.

Si un cheminot ne se sent pas assez protégé, ou rencontre des difficultés pour obtenir le matériel de protection, il doit faire valoir son droit de retrait.

LA SANTÉ DES SALARIÉS EST LA PRIORITÉ,

NOTRE CONSIGNE EST CLAIRE :

PAS DE PROTECTION = PAS DE TRAVAIL !

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14 OCTOBRE ET 19 NOVEMBRE 2026 : DEUX DATES OÙ LES RETRAITÉS AGISSENT ET MANIFESTENT !

Mobilisations rentrée 2026

| Non classé

Les retraités ont toutes les raisons d’agir massivement, dans la continuité des mobilisations du 2 avril ou encore du 10 juin, avec les cheminots actifs pour leurs revendications. En effet, les retraités sont toujours dans le viseur du gouvernement, du patronat et des forces politiques allant du centre à l’extrême droite. Seul le rapport de forces sera déterminant !

Le gouvernement, plutôt que de s’attaquer aux superprofits qu’emmagasi-nent les multinationales dans ce contexte de guerre, préfère annoncer de nouvelles mesures d’économie de 6 milliards d’euros à faire rapidement sur le budget de l’État avant la fin de l’année, dont 2 milliards à prendre sur le « socle social ». On mesure bien qui est ciblé par ce « socle social » : les retraités à qui on veut faire payer la facture. En revanche, les budgets militaires ne souffrent pas de la crise. Ils sont en augmentation constante depuis des années, pour atteindre 480 milliards d’euros d’ici 2030.

Sept ménages sur dix déclarent se limiter dans leurs dépenses, selon une note de l’Insee du 17 juin 2026, et il est prévu que l’inflation continue d’aug-menter à 2,7 % en fin d’année. C’est ainsi que Smic a été augmenté auto-matiquement de 2,4 % au 1er juin, suite à l’actualisation de l’inflation. On mesure bien que les 0,9 % d’augmentation des pensions en début d’année sont dérisoires face à la situation du pouvoir d’achat fortement dégradé des retraités depuis de nombreuses années. Ce sont des dizaines de milliards d’euros qu’E. Macron a pompés dans la poche des retraités depuis son arrivée ! Tout augmente, particulièrement ce qui touche à l’énergie.

Dans le même temps, il devient de plus en plus difficile d’accéder aux soins pour un grand nombre de retraités avec la hausse des mutuelles et complé-mentaires santé, l’augmentation du forfait urgence, du forfait hospitalier, du tarif journalier, les dépassements d’honoraires… Rappelons que 1,6 million de retraités ne disposent pas de complémentaire santé ! Plus de 60 % des retraités ont une pension inférieure au Smic, et 27 % touchent moins de 1 000 euros, dont 74 % sont des femmes.

L’argent existe pour satisfaire nos revendications. Il en est ainsi des 211 mil-liards d’euros versés aux entreprises sans contrôle ni contrepartie, ou encore quand les seules entreprises du CAC 40 qui bénéficient d’allége-ments de cotisations sociales distribuent près de 100 milliards d’euros à leurs actionnaires en 2024. Mais cela ne suffit pas pour le patron du Medef qui ose annoncer qu’il faudrait taxer les « retraités aisés », qui sont pour lui ceux qui gagnent plus de 2 000 euros net. Ils n’ont vraiment honte de rien !

Les retraités, qui ont toute leur vie produit de la richesse (en partie détour-née par le capital à son profit), continuent d’en produire de façon différente en s’investissant dans la vie associative , dans les conseils municipaux, dans la garde des petits-enfants, en étant aidant de proches… Oui, disons-le clairement, ça suffit !

Dans la continuité des actions du 2 avril qui ont mobilisé des dizaines de milliers de retraités partout en France, il nous faut sans attendre créer les conditions de fortes mobilisations à la rentrée, à commencer par le 14 octobre 2026, jour de la tenue du conseil d’administration de la caisse de retraite complémentaire Agirc-Arrco. L’UCR-CGT appelle à une journée de mobilisation sur tout le territoire devant les agences de la caisse complémentaire ou devant le Medef, qui impose ses choix et exigences. À Paris sera organisé un grand rassemblement devant le siège de l’Agirc-Arrco. Une carte-pétition sera éditée avec l’objectif d’en remettre au moins 6 000 signées, ce jour-là. Les cheminots retraités sont concernés (contractuels, polypensionnés…).

Il est bon de rappeler que l’Agirc-Arrco dispose d’une manne de 116 milliards d’euros de réserves, fruit des cotisations des salariés et qu’en octobre 2025, il n’y a eu aucune revalorisation sous la pression du patronat. En revanche, il a été voté (sans la CGT) un investissement de 3 milliards d’euros dans trois entreprises fabriquant de l’armement. De l’argent pour la guerre mais pas pour les retraites ! C’est un véritable détournement des cotisations ! C’est aussi un modèle pour le gouvernement et le patronat dans l’objectif d’un régime de retraite par points accompagné de capitalisation.

Ensemble, nous exigerons un plan de rattrapage des 10 % de perte de pouvoir d’achat depuis 2020, 5 % d’augmentation immédiate au titre des années 2025 et 2026, le gel du prix d’achat du point, un minimum de points garanti pour les petites retraites… Le 19 novembre, l’UCR-CGT, dans une démarche unitaire qui se construit, appelle l’ensemble des retraités à participer à une grande manifestation nationale à Paris. Nous voulons passer un cap dans la mobilisation, après celle du 2 avril. L’objectif est : 30 000 manifestants à Paris, dont 3 000 retraités cheminots. Préparons dès maintenant ce grand rendez-vous revendicatif.

Ce sera un moment fort pour exiger une revalorisation immédiate des pensions de 10 %, l’indexation des pensions sur l’évolution des salaires, une Sécurité sociale intégrale avec une prise en charge à 100 % des frais de santé, des services publics de proximité…

DANS L’UNITÉ, RASSEMBLÉS, DÉTERMINÉS, PRÉPARONS ET GAGNONS UNE FORTE MOBILISATION POUR CES DEUX RENDEZ-VOUS REVENDICATIFS !

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Les règles doivent changer !

TT023

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Le 30 juin, la Fédération CGT des cheminots a été reçue en audience afin de porter les revendications des conductrices et conducteurs sur les temps alloués nécessaires pour effectuer les diverses opérations au cours d’une journée de service. Face aux risques de sécurité et à la dégradation de nos conditions de travail, la Direction doit donner les moyens aux conducteur·trice·s de travailler sereinement.

Depuis plusieurs décennies, les métiers de la Traction ont profondément évolué. La plupart des lieux d’hébergement en gare ont disparu, les outils numériques se sont généralisés, les procédures se sont multipliées, et de nouvelles missions sont venues s’ajouter dans les journées de service des ADC. Pourtant, les temps alloués pour réaliser ces tâches et déplacements sont restés figés dans un référentiel qui ne correspond plus aux réalités du travail d’aujourd’hui.

Après plusieurs interpellations de la CGT, y compris de manière unitaire, la Direction a été contrainte de présenter un premier projet lors d’une table ronde. Ce premier dépoussiérage, s’il a permis d’y voir plus clair, ne répond pas, pour l’heure, aux reven-dications portées.

En effet, pour la CGT, la réécriture de la TT0023 ne peut pas se limiter à intégrer seulement les quelques ajustements essentiellement en lien avec le retrait des maté-riels qui ne circulent plus, l’ajout de temps techniques pour de nouveaux matériels, ou encore la mise à jour de quelques opérations. Les évolutions que nous revendi-quons doivent répondre aux réelles problématiques rencontrées au quotidien.

Ce constat est d’ailleurs partagé par l’encadrement de terrain, qui constate lui aussi le manque de temps pour préparer les missions et appuie la nécessité d’une revalorisation.

La CGT revendique la prise en compte en temps de travail effectif des déplacements entre le lieu de FS ou PS et le lieu d’hébergement.

Alors que la Direction s’obstine dans une logique de rentabilité comptable, la CGT rappelle que le temps nécessaire à nos missions n’est pas du temps perdu mais la garantie de ne pas travailler dans la précipitation. Face à nos revendications, la Direction doit enfin reconnaître le temps réel nécessaire pour assurer la sécurité ferroviaire, la qualité du service public et nos conditions de travail.
Montreuil, le 1er juillet 2026
Le 30 juin, la Fédération CGT des cheminots a été reçue en audience afin de porter les revendications des conductrices et conducteurs sur les temps alloués nécessaires pour effectuer les diverses opérations au cours d’une journée de service. Face aux risques de sécurité et à la dégradation de nos conditions de travail, la Direction doit donner les moyens aux conducteur·trice·s de travailler sereinement.

 

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Ne lâchons rien !

Cadres et maîtrises

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La mobilisation de l’encadrement par la grève, le 10 juin, a fortement contribué à obliger la Direction à prendre des engagements. Lors de la table ronde du 23 juin 2026, organisée à la suite de cette puissante journée d’action,le président Castex a ainsi effectué plusieurs annonces. L’UFCM-CGT appelle les ingénieur·e·s, cadres, technicien·ne·s et agent·e·s de maîtrise (Ictam) de la branche à amplifier le rapport de forces et à se tenir prêts à poursuivre la mobilisation !

Si certaines garanties ont été annoncées concernant la continuité des droits des cheminot·e·s dans les filiales, les dotations en ASC et les embauches, plusieurs paliers restent à franchir.

LA RECONNAISSANCE DE LA PÉNIBILITÉ DES MÉTIERS DE L’ENCADREMENT TOUJOURS OCCULTÉE !

Alors que les encadrant·e·s subissent de plein fouet des réorganisations incessantes, entraînant une surcharge de travail, une dégradation des conditions de travail et un accroissement de la charge mentale, la Direction continue de nier la réalité de leurs souffrances. Les objectifs inatteignables et le manque de moyens réduisent les encadrant·e·s à un rôle de véritables gestionnaires de misères !

L’UFCM-CGT revendique l’extension de la liste des emplois repères à pénibilité avérée (ERPA) et des dispositifs de cessation anticipée d’activité (CAA) aux encadrant·e·s de proximité (DPX, RET…) et leurs assistant·e·s, aux CTT, aux GM, aux ordonnanceurs, aux DU et RDU… ainsi qu’à tous les métiers soumis à l’astreinte !

LA QUESTION DU TEMPS DE TRAVAIL PASSÉE SOUS SILENCE !

La situation est pourtant critique depuis déjà de longues années : les dérives du forfait jours ont fait exploser le temps de travail des Ictam, bien au-delà des heures annuelles réglementaires. Il invisibilise le travail réel et les heures effectuées, en imposant aux encadrant·e·s une part importante de travail non-rémunéré tout au long de l’année ! Ce dispositif brise l’équilibre vie professionnelle-vie personnelle, supprime les temps de repos et met en danger la santé physique et mentale des cheminot·e·s.

L’UFCM-CGT revendique la mise en place d’un système de décompte horaire pour contrôler le temps de travail et garantir les temps de repos, combiné à l’instauration de véritables dispositifs de déconnexion sous la responsabilité de l’employeur !

URGENCE SUR LES SALAIRES !

Les politiques salariales au rabais successives, traduites par plus de 40 ans de désindexation des salaires sur les prix et 8 années de gel des salaires, ont créé un contentieux salarial qui s’élève toujours actuellement à plus de 30 % ! Les richesses créées par les cheminot·e·s doivent leur revenir !

L’UFCM-CGT revendique des augmentations générales de salaire, ainsi qu’un nouveau Statut du travail cheminot (NSTC) comprenant la mise en place d’une grille unique des salaires dans la branche ferroviaire et une véritable échelle mobile des salaires garantissant leur revalorisation automatique, au minimum à hauteur de l’inflation !

La mobilisation des Ictam sera déterminante pour gagner des droits nouveaux, collectifs et opposables ! L’UFCM-CGT continuera à porter la voix des Ictam pour un service public ferroviaire à visage humain, en proximité comme dans les négociations avec la direction Groupe !

MAINTENONS LA PRESSION TOUT L’ÉTÉ POUR UNE RENTRÉE REVENDICATIVE DÉTERMINANTE !

 

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ODICEO, PROGRÈS OU FARDEAU ?

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La CGT alerte depuis plusieurs mois sur les conditions de déploiement et de formation des ADC liées au nouvel outil Odiceo. Malgré nos interventions répétées lors de groupes de travail, les réponses apportées par la Direction restent insuffisantes. Nous rappelons que cet outil aura un impact direct sur les conditions d’exploitation et la sécurité des circulations à compter du 1er juillet.

DES FORMATIONS INCOMPLÈTES ET UN RISQUE POUR LA SÉCURITÉ FERROVIAIRE

Les JFC1 dispensées depuis janvier ont été réalisées avec des supports pédagogiques inadaptés et incomplets faces aux exigences qu’implique un tel changement sur l’exploitation ferroviaire. Ces formations auraient nécessité une manipulation réelle de l’application par les ADC pour en comprendre les mécanismes. Or dans la plupart des cas, ces formations se sont limitées à la présentation d’un simple support Powerpoint.
La maîtrise de telles évolutions ne peut se limiter à une simple présentation théorique. Pour la CGT, le recours au e-learning pour former à des procédures ayant un impact direct sur la sécurité ferroviaire doit être proscrit.
Nous revendiquons une formation complémentaire avec des mises en situation pra-tiques, des échanges avec les CTT formateurs ainsi qu’un accompagnement de proximité permettant une réelle appropriation des outils et des procédures.
De son côté, la Direction continue de se retrancher derrière une prétendue fiabilité du produit, tout en maintenant les procédures existantes (sticker).

DES QUESTIONS SANS RÉPONSE ET UN CALENDRIER DE DÉPLOIEMENT FLOU

L’histoire du déploiement de l’AUM, marqué par des retards de formation et de graves difficultés opérationnelles, semble se répéter. En effet, le déploiement d’Odiceo est repoussé au 1er juillet en raison d’un calendrier de formation des agents circulation qui s’étale, lui, jusqu’au 31 décembre 2026. Parallèlement, l’activation obligatoire d’Ares a déjà été reportée du 14 juin au 1er juillet.
Ce décalage pourrait différer, pour de nombreux ADC, l’application réelle de l’outil de plusieurs mois. De plus, nous ne connaissons pas, pour l’heure, les sites où le dispo-sitif sera réellement déployé.
En clair, les ADC vont travailler avec deux méthodes différentes de communication de sécurité avec les agents circulation pendant plusieurs mois sans pouvoir identifier les lieux où le dispositif sera réellement opérationnel.

UNE CHARGE COGNITIVE SUPPLÉMENTAIRE POUR LES CONDUCTEURS

Pour la CGT, Odiceo va ajouter une nouvelle couche d’interactions numériques à l’activité de conduite : notifications en temps réel, consignes à consulter et à valider, graphiques et courbes à analyser, gestion simultanée de la conduite et du système.
Cette superposition d’exigences accroît la charge cognitive des agents, génère davan-tage de stress et peut entraîner des conséquences sur la sécurité ferroviaire.
La Direction doit assumer ses responsabilités. La CGT refuse toute logique du « ça passe ou ça casse ! » en cas d’incidents ou dysfonctionnements qui résulteraient d’une appropriation insuffisante de cet outil, la responsabilité incomberait aux choix de l’entreprise en matière de formation et de déploiement, et non pas à l’ADC.

La CGT revendique :

  • une journée complète de formation en présentiel dédiée à Ocideo et aux outils numé-riques ;
  • le report du déploiement d’Odiceo tant que les conditions de formation et de sécurité ne sont pas réunies ;
  • 5 journées de formation continue par an.

Pour la CGT, la sécurité ferroviaire doit rester une priorité absolue ! Les impératifs budgétaires ne doivent jamais primer sur la formation, la sécurité des circulations, les conditions de travail des cheminots et la qualité du service public.

 

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DE LA CAISSE À LA CASSE : NON !

CA CPRPF

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Un conseil d’administration de la caisse de prévoyance et de retraite du personnel ferroviaire s’est tenu le 25 juin 2026.
Cette réunion confirme les attaques contre le régime de protection sociale des cheminots. Elle confirme aussi une nécessité : agir pour nos droits, notre santé, nos salaires et nos pensions.

Salaires, retraites, prestations spécifiques, médecine de prévention…, tous les droits construits par les luttes sont aujourd’hui visés. Face à cette offensive, une seule réponse s’impose : agir collectivement pour défendre et gagner de nou-veaux droits.

DES SALAIRES EN BERNE, DES RETRAITES EN CHUTE LIBRE !

79,3 % seulement, c’est la part du revenu imposable réellement prise en compte pour le calcul de la retraite. Le reste de la rémunération échappe aux droits à pension. Primes, EVS, PPV, intéressement : du salaire en moins, des pensions amputées demain !
En refusant les augmentations générales et en multipliant les éléments de rému-nération qui ne comptent pas pour la retraite, la SNCF organise l’affaiblissement des droits. Moins de salaire reconnu aujourd’hui, c’est moins de pension demain.
Pour compenser cette perte, il faudrait cotiser presque trois années supplémen-taires. La politique salariale pèse donc directement sur les futures pensions.

CONGÉ DE MOBILITÉ : LES CONDUCTEURS PÉNALISÉS !

Un projet de décret présenté aux membres du CA prévoit que les conducteurs en congé de mobilité soient affiliés comme cheminots sédentaires pour le calcul de la retraite. À la clé : une perte de droits inacceptable !
La CGT dénonce cette spoliation et seule la CGT a voté contre ce projet. Aucun droit retraite ne doit être sacrifié au nom de la mobilité ou du reclassement.

CAISSE DE BRANCHE :LE RÉGIME SPÉCIAL SNCF DANS LE VISEUR !

Substituer à la caisse du régime spécial SNCF une caisse de branche sans étendre ce régime à l’ensemble des cheminots revient à accompagner l’ouverture à la concurrence en facilitant les transferts de cheminots. Cette logique fragilise ses droits spécifiques.
Une caisse de branche ne garantit en rien des droits pour l’ensemble des cheminots. Pire, elle peut devenir un outil supplémentaire pour démanteler le régime spécial.
Les alertes sur un possible transfert vers la Cnav (Caisse nationale d’assurance vieillesse) et la Carsat (Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail) de la gestion du régime spécial de retraite des industries électriques et gazières montrent que le risque est réel. Le régime spécial SNCF de retraite et sa gestion pourraient être les prochains visés. Interpellés sur le sujet par la CGT, les représentants des ministères ont été incapables d’écarter cette menace.
Suppression du numéro de CP pour les retraités, feuilles de pension calquées sur le régime général…, sous couvert de rationalisation, les spécificités du régime spécial sont peu à peu effacées. Les retraités le subissent déjà, avec pour première conséquence l’explosion des prélèvements sur pensions du forfait médical et participation forfaitaire pour introduire un logiciel du régime général.

PRESTATIONS SPÉCIFIQUES : ASSEZ DE FLOU, IL FAUT DES GARANTIES !

Sans financement pérenne, les prestations spécifiques non pérennes pourraient disparaître très rapide-ment, d’ici 2 à 3 ans. Ces prestations, telles que des prises en charge financières supplémentaires des frais de santé, sont pourtant essentielles pour le quotidien des cheminots Elles doivent être inscrites durablement dans le régime de base, avec un calendrier clair, des garanties écrites et des décisions concrètes.
La CGT, avec les autres organisations syndicales et la direction SNCF, a proposé un financement pour les pérenniser. Les ministères tardent à répondre. Ce silence laisse craindre une volonté de siphonner les fonds restants pour laisser disparaître ces droits.

CABINETS MÉDICAUX SNCF : LA DIRECTION ORGANISE LE RECUL DU DROIT À LA SANTÉ !

En supprimant les cabinets médicaux SNCF, la Direction éloigne les cheminots d’un suivi de proximité et aggrave le risque de renoncement aux soins. Plutôt que de renforcer la prévention, la Direction casse des outils qui permettaient un suivi adapté aux réalités du travail ferroviaire.
Pour justifier ce recul, tous les prétextes sont utilisés, y compris les directives européennes ou encore la mise en place d’une complémentaire santé obligatoire. Mais derrière ces arguments se cache un choix patronal : supprimer un outil de prévention pour des dizaines de milliers de cheminots et supprimer, dans le même mouvement, des postes de personnel de soin à la SNCF. La CGT a dénoncé ce renonce-ment organisé et la réduction du droit à la santé.

UNE VIOLENCE ABSOLUE !

ans cette même logique de désengagement, la direction SNCF ose désormais refuser que le suivi post-professionnel soit réalisé dans les cabinets médicaux SNCF. Après avoir exposé les cheminots à l’amiante, aux produits toxiques, aux poussières, aux fumées ou à d’autres risques liés au travail, elle voudrait détourner le regard et se dégager de ses responsabilités.
C’est une honte sociale, sanitaire et morale. Les cheminots actifs et retraités concernés doivent béné-ficier d’un suivi spécifique, de proximité, assuré par des professionnels connaissant leur métier, leur parcours et leur exposition. La CGT exige le maintien des cabinets médicaux SNCF, des moyens pour la prévention et un suivi post-professionnel digne pour toutes celles et ceux qui ont été exposés.

LA CANICULE, UN AUTRE RÉVÉLATEUR DE LA CASSE !

La canicule révèle une nouvelle fois le recul de l’accès aux soins provoqué par le manque de moyens et de financements. Quand les températures explosent, ce sont d’abord les salariés les plus exposés, les retraités, les plus fragiles et celles et ceux qui travaillent en horaires décalés qui subissent les consé-quences d’un système de prévention affaibli.
Les gouvernements, par leur action politique, mais aussi les directions qui profitent des exonérations de cotisations sociales portent une lourde responsabilité.

600 MILLIONS D’EUROS : L’ARGENT EXISTE POUR LES SALAIRES ET LES PENSIONS !

À la SNCF, la complémentaire santé obligatoire représente près de 200 millions d’euros par an sous-traits aux salaires. Avec l’intéressement, la PPV et les dispositifs qui contournent le salaire, près de 600 millions d’euros par an échappent à une véritable politique salariale.
600 millions, ce serait 12,7 % d’augmentation générale immédiate pour tous les cheminots ! Du vrai salaire, soumis à cotisations, pour financer la Sécurité sociale, le régime spécial et de meilleures pensions.
Les exonérations et niches sociales affaiblissent le salaire socialisé et financent le marché de la protection complémentaire au lieu de renforcer le régime de base.

LA CGT REVENDIQUE L’AMÉLIORATION DES DROITS ET L’EXTENSION DU RÉGIME SPÉCIAL À L’ENSEMBLE DES CHEMINOTS DE LA BRANCHE.
ENSEMBLE, GAGNONS DE NOUVEAUX DROITS !
GAGNONS UN NOUVEAU STATUT POUR TOUS LES CHEMINOTS !

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LA RETRAITE DES CONDUCTEURS DANS LE VISEUR !

Congé mobilité

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Un conseil d’administration de la caisse de prévoyance et de retraite du personnel ferroviaire s’est tenu le 25 juin 2026.
Cette réunion a une nouvelle fois confirmé les attaques portées contre le régime de protection sociale des cheminots.

Plusieurs projets examinés remettent en cause des droits acquis de longue date et impactent directement les agents de conduite, notamment en matière de retraite, de pénibilité et de reconnaissance des spécificités de leur métier.

En effet, un projet de décret présenté aux membres du conseil d’admini-stration prévoit que les conducteur·trice·s placés en congé mobilité soient affiliés en tant que cheminots sédentaires pour le calcul de leurs droits à la retraite.

Pour rappel, le congé mobilité est un dispositif de reconversion profession-nelle qui permet aux salariés de bénéficier d’un accompagnement vers un nouvel emploi tout en conservant certains droits.

La CGT a été la seule organisation syndicale à voter contre ce projet, et pour cause : ses conséquences seraient particulièrement pénalisantes pour les conducteur·trice·s.

En étant assimilés à des sédentaires pendant cette période, les ADC pourraient perdre la prise en compte de la pénibilité liée à leur métier. Les conducteur·trice·s au statut embauchés avant janvier 2009 seraient éga-lement impactés par la perte des bonifications traction prises en compte dans le calcul de leur retraite.

Pour la CGT, il est hors de question que les conducteur·trice·s soient une nouvelle fois les victimes collatérales des réformes. Ces remises en cause sont inacceptables et s’inscrivent dans une logique de démantèlement pro-gressif des garanties sociales des cheminots.

LA CGT REVENDIQUE L’AMÉLIORATION DES DROITS ET L’EXTENSION DU RÉGIME SPÉCIAL À L’ENSEMBLE DES CHEMINOTS DE LA BRANCHE.

ENSEMBLE, GAGNONS DE NOUVEAUX DROITS !
GAGNONS UN NOUVEAU STATUT POUR TOUS LES CHEMINOTS !

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LES CHEMINOTS EN SURCHAUFFE !

ALERTE CONDITIONS DE TRAVAIL

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Une vague de fortes chaleurs impacte une très large partie du territoire, avec des impacts sur les installations, les plans de transport et la multiplication des incidents. Des mesures urgentes de protection des cheminots doivent être prises.

La Fédération CGT des cheminots a déposé ce jour une demande de concertation immédiate auprès du groupe SNCF pour exiger des mesures immédiates de protection des cheminots qui sont en première ligne pour assurer le service public dans des conditions pour le moins extrêmes dans le cadre de l’exercice de leurs métiers.

La CGT porte l’exigence de mesures immédiates, effectives et adaptées aux différents métiers et conditions d’exercice. Cela passe notamment par des mesures de prévention, des équipements de protection, des tenues adaptées, des temps de pause allongés, des locaux de coupure adaptés, des journées de service adaptées, etc.

Le groupe SNCF ne doit pas seulement regarder le niveau du thermomètre, mais exiger de chacune des sociétés des mesures cohérentes et adaptées à chaque situation de travail, pour qu’aucun chantier, dépôt ou atelier ne soit oublié et que des conditions de travail dignes soient garanties à chaque cheminot, sans que sa santé ne soit mise en danger.

LA FÉDÉRATION CGT EXIGE DES MESURES IMMÉDIATES, MAIS AUSSI SUR LE PLUS LONG TERME !

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L’EXPERTISE, ÇA SE PAYE !

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Les technologies employées dans les métiers de l’Équipement ne cessent d’évoluer.
Les cheminots développent une expertise toujours plus importante, mais les directions refusent de la reconnaître durablement : elles multiplient les primes non garanties et exclues du calcul de la retraite.
La CGT revendique une prime de base garantie métier (PBGM) pérenne et liquidable pour tous les cheminots, contractuels et statutaires, de l’Équipement.

À l’Équipement, l’expertise des cheminots progresse, mais la reconnaissance salariale ne suit pas. Plutôt que de reconnaître durablement l’évolution technologique des métiers, les directions multiplient les EVS, les primes variables, non garanties et exclues du calcul de la retraite. Résultat : au moindre arrêt, en formation, en congés ou en maladie, la rémunération baisse. C’est une double peine : moins de salaire aujourd’hui, moins de droits demain pour la retraite !

UNE PBGM EN PLUS DE LA PRIME DE TRAVAIL ET DES REQUALIFICATIONS

Voie, Signalisation, Caténaires, Télécoms, Énergie, EIV, Créq…, ces métiers exigent qualifications, adaptation permanente aux évolutions technologiques et techniques. La CGT ne se satisfera pas de miettes ni de primes bricolées. L’expertise des cheminots doit être reconnue à sa juste valeur :

  • par des requalifications ;
  • par l’augmentation de la prime de travail ;
  • par une PBGM garantie, mensuelle, cotisée et prise en compte pour la retraite.

Les directions doivent arrêter les faux-semblants : les métiers évoluent, les responsabilités augmentent, et les connaissances explosent. Il est temps que la fiche de paie suive.

LE X 2, AU MINIMUM !

La PBGM revendiquée par la CGT représente au minimum le doublement de la prime de travail pour les cheminots statutaires et l’équivalent garanti sur les salaires pour les cheminots contractuels.

La PBGM, c’est en plus, pas à la place du salaire, pas à la place des majo-rations nuits, dimanches, fêtes ou astreintes. Aucun droit ne doit disparaître.

GARANTIE POUR TOUTE LA VIE

  • L’UNIFICATION : un socle commun pour une même expertise techno-logique et quel que soit le métier (Voie, Signalisation, Caténaires, Télé-coms, Éale, EIV, ABE, etc.).
  • LA SÉCURITÉ : fini les pertes de rémunération liées aux formations, con-gés ou absences. La PBGM est fixe, garantie et intégrée au salaire.
  • LA RETRAITE : avec la PBGM, les droits futurs à pension sont améliorés.

La PBGM, c’est pour tous les cheminots, statutaires comme contractuels. Nous faisons circuler les trains ensemble, nous devons gagner ensemble !

La PBGM doit être un vrai gain : du salaire en plus, des droits en plus, de la retraite en plus. Pas des primes jetables, pas de recul, pas de division.

Nos savoirs, notre expérience et notre engagement font la sécurité ferroviaire. Il est temps que la fiche de paie le reconnaisse vraiment !

ENSEMBLE, GAGNONS DE NOUVEAUX DROITS !

GAGNONS UN NOUVEAU STATUT POUR TOUS LES CHEMINOTS !

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LA GRÈVE BOUSCULE LES DIRECTIONS !

Table ronde

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La table ronde nationale de ce jour présidée par Jean CASTEX s’est tenue sous la pression de la grève du 10 juin dernier.
Le rapport de force construit par les cheminot·es contraint la direction à faire des premières annonces sur les points du préavis unitaire.

Maintien de l’unité sociale et de l’ensemble des droits et garanties pour tous les cheminots du GPU et des filiales fret et voyageurs :

  • Pour les 3 filiales déjà créées (SVEA, SVSA, SVLO) : prolongation à fin 2028 des accords, y compris celui sur le temps de travail ;
  • Pour les filiales à venir (notamment celles mises en exploitation au 13/12/2026 : Bourgogne Ouest Nivernais, 2ème phase de transferts SVLO, ligne L) : la durée de maintien des accords sera portée à 24 mois.

Les droits sont donc maintenus pour l’ensemble de ces filiales jusqu’à décembre 2028.

  • Maintien de la dotation Activités Sociales et Culturelles pour le GPU SNCF et les filiales jusqu’en 2027.
  • Décloisonnement et garantie des passerelles et parcours professionnels entre les sociétés, par un avenant à l’accord PEDPP.

Arrêt des restructurations/ déstructurations et du processus de filialisation/ privatisation, et des mesures immédiates en termes d’emploi pour améliorer les conditions de vie et de travail des cheminots :

  • Aucune restructuration d’ampleur ne sera lancée dans le second semestre 2026.
  • Détente du calendrier de mise en oeuvre des restructurations locales.
  • La direction annonce 450 emplois supplémentaires : 70 à la traction, 80 pour les métiers de la relation client et production, 100 à la maintenance ingénierie et travaux, 40 à la SUGE, 10 au service informatique et digital, 100 pour la filière RH, et 50 fléchés prioritairement sur Réseau.

L’ouverture immédiate de négociations salariales.

  • Augmentation de 100 € en juillet de la gratification vacances ;
  • Augmentation de 2,41 % du SMIC sur les bas salaires qui sera décliné dans le cadre de l’engagement groupe de ne pas avoir de rémunération inférieure au SMIC + 10 % ;
  • Si l’inflation se situe au-dessus de 2,5 % en septembre, des négociations salariales s’ouvriront.

Concernant HEXAFRET et TECHNIS, la CGT exige la même durée de maintien des droits que dans les filiales de la SA voyageurs.
Elle exige également l’application de l’ensemble des mesures annoncées pour ces deux entités.

Une interfédérale s’est tenue à l’issue de cette table ronde.

À cette occasion, la Fédération CGT des cheminots a proposé de poursuivre la démarche unitaire engagée depuis plusieurs mois, notamment sur les salaires. Cette proposition n’a pas retenu, pour l’heure, l’assentiment de l’ensemble des organisations syndicales représentatives.

La Fédération CGT des cheminots proposera une nouvelle rencontre des fédérations syndicales dans un délai qu’elle jugera opportun et utile.

L’unité des cheminot·es démontre une fois encore qu’elle est la seule à même de faire bouger les lignes !

La CGT considère qu’il nous faudra encore franchir un cap revendicatif, par les mobilisations, afin d’engranger de nouvelles victoires, y compris au niveau local, en imposant notamment l’application des annonces faites !

PAS DE CHEMINOT·ES SANS CHEMINS DE FER ! PAS DE CHEMINS DE FER SANS LES CHEMINOT·ES !

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23 avril 2026

« Ça déshumanise les gares » : la CGT cheminots mobilisée dans les gares du Limousin contre la fermeture de guichets

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