Fédération CGT des Cheminots


LA SÉCURITÉ N’EST PAS NÉGOCIABLE !

| Traction

Suite à un choc sur le câblot d’UM, une BB 36000 s’est mise en stationnement automatiquement sans que le conducteur ne puisse émettre le SAR et le SAL et en neutralisant l’enregistrement Atess.

La CGT a déposé un droit d’alerte et obtenu que la Direction prenne des mesures sur ce sujet de sécurité ferroviaire.

Le jeudi 3 juin 2021 s’est produit un accident de personne au niveau du PN 35 entre Pont-d’Ain et Bourg-en-Bresse. Cet accident a eu pour conséquence le décès tragique d’une personne, et le risque de suraccident était important.

Sous le choc, le câblot multiplexage (MUX) de la machine a été endommagé, ce qui a engendré un grave dysfonctionnement de la locomotive BB 36000.

En effet, l’engin moteur s’est mis immédiatement « en stationnement » avec extinction de sa batterie et de son éclairage. Dans ces conditions, l’ADC n’a pas pu appliquer normalement les procédures d’urgence.

Il a été impossible pour l’agent d’émettre l’alerte radio (SAR) et le signal d’alerte lumineux (SAL). L’enregistrement Atess s’est aussi arrêté au moment du choc.

Sur ce dernier point, s’il y a une enquête judiciaire, l’ADC peut être mis en défaut car il n’y a plus aucune trace des mesures d’urgence et réglementaires.

Malgré tout, le conducteur a assuré la protection en la demandant avec son téléphone portable !

Devant la gravité de cet accident, un droit d’alerte a été déposé immédiatement par la CGT. Lors de l’enquête, la Direction a botté en touche en expliquant que le fonctionnement de l’engin moteur était conforme aux prescriptions mais sans jamais le démontrer.

Circulez, il n’y a rien à voir ! (Même si un cas similaire leur avait déjà été remonté en 2019 !).

Pour la CGT, une priorité : la sécurité des cheminots et des circulations !

La Direction, sous la seule pression de la CGT, a accepté de faire modifier les BB 36000 en mettant tout simplement un coupe-circuit pour protéger électriquement la locomotive en cas de court-circuit sur le câblot MUX.

Cette solution simple avait été proposée par la CGT aux ingénieurs de Technifret dès le début de l’enquête !

Pour la CGT, la sécurité n’est pas un coût, elle n’est pas négociable ! Elle doit revenir au coeur des décisions et des orientations de la politique de l’entreprise.

Du 17 au 24 novembre 2022,
JE VOTE CGT !

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LA DIRECTION « LOUPE » L’OCCASION D’ANTICIPER LA CRISE !

Canicule et outil "Loupe" de Pacific

| Non classé

Alors que l’été n’a pas encore débuté, le pays traverse déjà son deuxième épisode de canicule. Ces pics de chaleur extrême ont de lourdes répercussions sur la santé, le repos et les conditions de travail des cheminots. Les faits récents démontrent que le plan d’action de la Direction n’est pas à la hauteur de la situation. Face à un phénomène désormais récurrent d’année en année, la CGT réclame des mesures immédiates !

La vague de chaleur de fin mai à mis en exergue la fragilité de notre matériel roulant : Ouigo, Intercités, les rames TER (X73500…) et, dans une moindre mesure, Inoui ont subi des défaillances importantes. Alors que nous entrons dans un deuxième épisode caniculaire, les pannes se multiplient à nouveau.

En première ligne, les agents de train et de conduite subissent et gèrent ces dysfonctionnements au quotidien, souvent au péril de leur propre sécurité. L’agression intolérable d’un ASCT sur la ligne Intercités Paris–Clermont, le 15 juin, en est la triste illustration. Face à l’accumulation de ces événements, la Direction doit sortir de l’inertie et prendre des mesures d’urgence et pérennes.

Au-delà du matériel voyageurs, ce sont toutes nos infrastructures qui subis-sent de plein fouet ces températures extrêmes : rails, caténaires et instal-lations électriques sont poussés à leurs limites. Pourtant, rien de tout cela n’est nouveau. Les limites historiques du matériel Corail sont identifiées depuis la canicule de 2003, et les systèmes de réfrigération de certains TER s’avèrent totalement inefficaces dès que l’affluence augmente. Dans nos technicentres, les sous-effectifs chroniques et les choix d’organisation du travail empêchent d’assurer une maintenance préventive de qualité, dégradant inévitablement le service rendu.

Face à cette impasse, la Direction a fait le choix de la fuite en avant et du renoncement. Sa seule réponse face aux alertes de fortes chaleurs : supprimer purement et simplement des circulations. Cette méthode, dont l’activité Intercités est devenue la spécialiste, devient insupportable pour les usagers et les cheminots. Pour la CGT, cette logique de repli est inaccep-table ! Alors que le train est la réponse incontournable au défi climatique, il doit pouvoir circuler en toutes circonstances pour répondre aux besoins des usagers.

Nous refusons de continuer à subir cette gestion de crise permanente qui met en danger la santé des cheminots et dégrade le service public. Il y a urgence à rompre avec les politiques de rigueur. Nous exigeons des inves-tissements d’envergure, tant dans l’humain (les embauches) que dans le matériel et les infrastructures, pour faire face à l’avenir et assurer nos missions en toute sécurité !

Selon une étude récente de l’INRS (Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies profes-sionnelles), il est difficile de travailler au-delà de 28 °C dès lors que des efforts physiques sont exigés et de 30 °C pour un travail sédentaire. Au-delà de 33 °C, c’est même considéré comme un danger. Or, des tempéra-tures supérieures ont déjà été constatées dans plusieurs rames…

La CGT rappelle que le décret du 25 mai 2025 impose plusieurs mesures aux employeurs :

  • augmentation de la quantité d’eau ;
  • choix d’équipements de travail adaptés (suspension du port de la casquette) ;
  • fourniture d’équipements de protection individuelle ;
  • adaptation des organisations du travail avec la mise en place de pauses complémen-taires.

Pourtant, alors même que la situation exigerait une mobilisation totale de la Direction, celle-ci, atteinte d’une myopie préoccupante, préfère concentrer ses efforts sur un tout autre sujet. Une communication adressée aux ADC et ASCT a ainsi officialisé la suppres-sion de la loupe sur Pacific. Sous couvert de la directive RGPD, la Direction fait disparaître un dispositif apprécié des roulants, utile aussi bien pour l’organisation du travail que pour la gestion du RHR.

Pour la CGT, cette décision est incompréhensible. Bien plus qu’un simple outil, la loupe sur Pacific favorise les échanges entre collègues, rompt l’isolement et contribue à faire vivre les collectifs de travail. La supprimer, c’est fragiliser encore davantage la qualité de vie au travail des roulants. La CGT a interpellé la Direction pour demander des explications sur les raisons qui ont conduit à cette annonce. Si une suspension de la suppression jusqu’à la fin de l’année a été annoncée, la Direction va proposer une alternative à Pacific (appelé à disparaître).

Pour la CGT, il est urgent de changer de cap. Face aux épisodes de fortes chaleurs, la Direction doit prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la santé et la sécurité des cheminot·e·s, investir massivement dans le matériel, les infrastructures et les effectifs, et appliquer sans délai les dispositions réglementaires de protection des cheminot·e·s.

Dans le même temps, elle doit cesser de fragiliser les collectifs de travail en supprimant des outils utiles aux roulants. La CGT exige le maintien de la loupe sur Pacific ainsi que de tous les outils indispensables au quotidien des ADC et des ASCT.

LES CHEMINOT·E·S ONT BESOIN DE RÉPONSES CONCRÈTES, PAS DE NOUVELLES RÉGRESSIONS !

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L’ENCADREMENT DIT STOP !

| Non classé

La journée du 10 juin met en lumière une mobilisation forte de tous les cheminot·e·s de la branche ferroviaire, qui expriment un ras-le-bol face à une organisation du travail devenue délétère. Y compris dans les filiales, les cheminotes et cheminots se sont mobilisés, parfois très fortement (Sud Azur et SVLO), et partout avec leur encadrement.
La direction de la SNCF refuse de communiquer les chiffres de participation à la grève du 10 juin dernier. Que cherche-t-elle à cacher ?

Les réorganisations permanentes, la pression managériale, la polyvalence et l’intensification des tâches nourrissent un contexte de risques psychosociaux massifs, désormais visibles dans la situation sanitaire interne de l’entreprise qui a vu le nombre notamment de décès et de situations les plus extrêmes atteindre des niveaux élevés. La CGT le réaffirme : perdre la santé, perdre la vie à cause du travail, ÇA SUFFIT !

Le niveau de grévistes, nettement supérieur aux précédentes journées uni-taires, traduit un refus clair de laisser perdurer un système qui abîme les collectifs de travail et met en danger la santé des cheminots. Dans ce mou-vement, la mobilisation des maîtrises et cadres occupe une place détermi-nante : leur engagement montre que même celles et ceux chargés de faire tenir l’organisation refusent de compenser les effets destructeurs des choix de la Direction.

Leur participation marque et signale une rupture profonde dans l’encadre-ment, qui refuse d’être réduit à un simple relais d’injonctions contradictoires et revendique des conditions de travail compatibles avec la santé, la respon-sabilité et le sens du service public. Pour la CGT, cette mobilisation confirme l’urgence d’un changement profond : stopper les restructurations destruc-trices, reconstruire des organisations protectrices, renforcer les effectifs et garantir des conditions de travail dignes pour toutes et tous, encadrement compris.

Ces chiffres révèlent aussi une prise de conscience de plus en plus visible parmi les maîtrises et les cadres quant à la nécessité d’agir maîtrises et cadres en grève et près d’un cadre sur cinq !

ILS DISENT STOP !

STOP aux restructurations incessantes, aux réorganisations permanentes, aux reconfigurations et aux réaménagements successifs qui désorganisent le travail !

STOP aux attaques contre le temps de travail ! Beaucoup remettent en cause le forfait jours ainsi que la stratégie immobilière, notamment le flex office, qui détériore les conditions de travail et impose trop souvent un télétravail subi.

STOP à la surconnexion, qui entraîne intensification du travail, surcharge, dépas-sement des horaires et remise en cause des temps de repos !

STOP à la souffrance au travail !

On ne peut pas traiter la souffrance au travail sans s’attaquer à la racine du mal.

La Direction reconnaît enfin que les transformations ont des effets humains, que la qualité du travail est un enjeu stratégique, que la charge de travail doit être analysée, que les risques psychosociaux nécessitent une action ciblée et que les collectifs de travail doivent être davantage écoutés. Pourtant, elle n’interroge jamais les causes profondes de ces phé-nomènes : ouverture à la concurrence, filialisations, réductions d’effectifs, logique de gains de productivité à tout prix et fragmentation des collectifs. La qualité du travail ne peut pas être analysée indépendamment des choix d’organisation qui la déterminent.

À cela s’ajoute un besoin de reconnaissance exprimé par une large partie de l’encadrement, une reconnaissance qui ne soit pas seulement financière. Il s’agit de reconnaître leur enga-gement au service du ferroviaire, leur implication pour faire fonctionner une organisation qui s’enraye, pour sécuriser et organiser dans les meilleures conditions le travail des chemi-notes et cheminots de leurs équipes, notamment en production. Il s’agit aussi de reconnaître qu’ils sont cheminots comme les autres, que leurs métiers sont pénibles, et que le fait d’être classés « managers » ne les transforme pas en simples gestionnaires déconnectés des contraintes et de la technicité du monde ferroviaire.
La Direction affirme vouloir mesurer et améliorer la qualité du travail, alors qu’une part importante du travail des cheminots, notamment des Ictam (ingénieurs, cadres, techniciens et agents de maîtrise), s’effectue dans un cadre qui ne permet plus de mesurer objective-ment le temps de travail réel. Or, il est impossible d’évaluer sérieusement la charge de travail, les risques psychosociaux, le droit à la déconnexion ou la qualité du travail si le temps réelle-ment consacré au travail disparaît des outils d’analyse.

Plusieurs réponses immédiates sont possibles :

  • arrêter immédiatement les restructurations ;
  • mesurer et réduire la charge réelle de travail ;
  • sortir du forfait jours et construire une organisation du temps de travail conciliant auto-nomie, responsabilité et protection de la santé ;
  • garantir un droit effectif à la déconnexion ;
  • encadrer socialement le développement de l’IA afin qu’elle soit mise au service du travail humain, et non de son intensification ;
  • reconnaître la pénibilité pour la totalité des emplois repères soumis à l’astreinte (enca-drants de proximité et leurs assistants, RET et leurs assistants, GM, CTT, DU, RDU, ordonnanceurs…).

Face à l’urgence de la situation, la Direction doit rapidement s’engager sur des réponses.

La Fédération CGT des cheminots, son UFCM et ses syndicats exigent de véritables négociations dans les plus brefs délais.

L’UFCM-CGT APPELLE L’ENSEMBLE DES CADRES ET MAÎTRISES À RESTER UNIS ET RÉACTIFS AUX PROPOSITIONS DE MOBILISATION POUR TRANSFORMER LA COLÈRE EXPRIMÉE PAR LA GRÈVE EN VICTOIRE CONCRÈTE.

 

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APRÈS LE RAZ-DE-MARÉE DU 10 JUIN, LA DIRECTION DOIT RÉPONDRE SUR LA PLANIFICATION DES ASCT !

GT Commande

| Non classé

Le succès de la grève nationale du mercredi 10 juin témoigne d’un mécontentement profond des ASCT face à la dégradation de leurs conditions de vie et de travail. Après la restitution de l’audit sur l’organisation et la planification de la commande et deux réunions stériles, le message envoyé par les ASCT est limpide : la Direction doit répondre à nos revendications !

Face à l’intensification constante des contraintes professionnelles, la Fédéra-tion CGT des cheminots porte des revendications cruciales pour améliorer les conditions de travail des ASCT. Ces priorités ne sont pas un luxe, mais une nécessité pour préserver la santé des ASCT, reconnaître la réalité du temps de travail et garantir un juste équilibre entre vie privée et vie professionnelle. Pour sortir de l’impasse, la CGT met en avant quatre axes de progrès incon-tournables.

1. Augmentation du temps de repos : une priorité pour la santé et la sécurité

Face aux amplitudes de travail, au rythme de travail et aux contraintes opéra-tionnelles (modification travaux, temps de trajet vers lieux de repos…), les temps de récupération actuels sont insuffisants. Augmenter le temps de repos est donc indispensable pour préserver la santé des ASCT, réduire la fatigue accumulée et limiter les arrêts maladie. Un agent reposé, c’est aussi un ser-vice rendu plus sûr. Aussi, la CGT revendique un temps de repos de 10 heures minimum en RHR et 15 heures à domicile.

2. Prise en compte du temps d ’acheminement

Le temps d’acheminement fait partie des contraintes professionnelles. Pour-tant, il demeure ignoré par la Direction, alors qu’il mobilise les ASCT avant même le début effectif de leur journée en RHR et impacte leur récupération en début et fin de journée. Reconnaître ce temps contraint vise à mieux prendre en compte la réalité du terrain et notamment à éviter que certaines contraintes ne reposent exclusivement sur le temps de repos des ASCT. La CGT revendique l ’ouverture de réelles négociations autour de la VO 0178 afin de prendre en compte le temps d ’acheminement en RHR, coupure…

3. Prise et fin de service : harmonisation et intégration des temps d’habillage

La Direction entretient des inégalités injustifiées entre les activités (Inoui, Ouigo et TER), avec des prises de service parfois réduites à 10 minutes qui imposent aux ASCT de travailler sur leur temps personnel. De plus, le temps d’habillage et de déshabillage est une obligation professionnelle qui doit con-tractuellement être intégrée au temps de travail et rémunérée comme telle. Uniformiser et rallonger ces temps est indispensable pour garantir une prise de consignes sereine et une organisation du travail équitable. La revendication CGT : 30 minutes minimum de prise de service (PS) pour tous, toutes activités confondues (temps d’habillage inclus) ; 30 minutes supplémentaires lors de la première PS au retour de congés ou d’un arrêt maladie ; et 5 minutes de fin de service (FS) supplémentaires pour le temps de déshabillage.

4. Limitation des notes rectificatives (NR) : droit à la déconnexion et stabilité

L’explosion des NR génère une instabilité permanente, du stress et une surcharge d’infor-mations. Cette dérive, qui a d’ailleurs déclenché l’ouverture des groupes de travail actuels, se traduit par des sollicitations incessantes (appels, mails…) jusque pendant les repos. Les ASCT exigent de la visibilité, de l’anticipation et un respect strict du droit à la décon-nexion : aucune modification de planning ne doit polluer la vie privée des agents. Pour la CGT, limiter ces modifications permanentes permettrait de réduire le stress lié aux chan-gements incessants de planning. Aussi, la CGT exige que les NR soient consignées et n’apparaissent seulement à la vue des ASCT sur leur téléphone et Cosmo qu’à la PS initiale de l’agent.

Aussi, pour la CGT :

  • pas de sollicitations professionnelles en dehors du temps de travail ;
  • pas de commande ni de modification de commande via l’auto-commande pendant les repos ;
  • installation de casiers ou de câbles supplémentaires afin de laisser le téléphone professionnel en résidence, si l’ASCT le souhaite.

La forte mobilisation du 10 juin confirme la légitimité des propositions de la CGT ! Chiffrées et réalistes, ces mesures visent à protéger la santé des ASCT et à garantir la qualité du service public ferroviaire !

Face à l’urgence de la situation, la direction doit désormais s’engager sur des réponses concrètes. Restons unis pour faire aboutir nos revendications !

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Uni·es et déterminé·es

Tract aux cheminot·es

| Non classé

La journée de grève du mercredi 10 juin 2026 a été massivement suivie sur l’ensemble du territoire, traduisant l’exaspération profonde des agents de tous collèges.
Cette mobilisation d’ampleur prouve sans ambiguïté que les revendications portées unitairement par nos fédérations sont largement partagées et exigent des réponses immédiates et à la hauteur de l’engagement des cheminotes et cheminots.

À ce titre, les fédérations syndicales CGT Cheminots, UNSA-Ferroviaire, SUD-Rail et CFDT Cheminots saluent la participation massive des cheminotes et des cheminots à la grève.

L’actualité récente, marquée par de graves incidents d’exploitation, démontre, s’il le fallait, l’urgence absolue à donner les moyens de bien travailler dans tous les chantiers et services.

Les déstructurations incessantes et l’externalisation de pans entiers de l’entreprise historique déstabilisent nos métiers et mettent en péril la sécurité du système ferroviaire.

Nous rappelons avec force que l’unité des cheminots et des règles de travail robustes et respectées ont toujours été le préalable indispensable au bon fonctionnement du système ferroviaire et à la sécurité de toutes et tous.

Face à une situation sociale déjà alarmante – illustrée par une hausse de 20 % des accidents du travail, par des drames humains inacceptables et par une souffrance qui se généralise – la Direction du Groupe SNCF ne peut plus se murer dans le déni.

Nos exigences sont particulièrement claires, légitimes et attendues.

À la SNCF, le Président Castex doit faire preuve de responsabilité, tout comme les directions de toutes les entreprises de la branche ferroviaire.

À la SNCF, nos fédérations syndicales portent en urgence les revendications suivantes :

  • Le maintien de l’unité sociale et d’un socle de droits et garanties collectives de haut niveau pour l’ensemble des cheminots du GPU et des filiales (Fret et Voyageurs) ;
  • L’arrêt immédiat des restructurations, déstructurations et du processus de filialisation/privatisation, ainsi que des mesures immédiates en termes d’emploi pour améliorer les conditions de vie et de travail des cheminotes et des cheminots ;
  • L’ouverture immédiate de négociations salariales.

La balle est à présent dans le camp de la Direction. Les revendications sont posées et elles sont claires : la Direction doit y répondre !

DANS LE CAS CONTRAIRE, NOS FÉDÉRATIONS N’HÉSITERONT PAS À PRENDRE LEURS RESPONSABILITÉS !

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La CGT cheminots et ses syndicats locaux à l’offensive !

Ouverture de négociations nationales

| Non classé

La grève unitaire tous services du 10 juin dernier est une journée de mobilisation réussie.
Cette mobilisation incontestable et incontestée doit être mesurée par la Direction.

Les cheminots exerçant au sein du GPU, quel que soit le métier, quelle que soit la société, dans les filiales nouvellement créées ou dans les entreprises ferroviaires privées ont exprimé leur mal-être, leur mécontentement. Les politiques menées ces dernières années, ont dégradé les conditions sociales de vie et de travail des cheminots, ainsi que la qualité de service au quotidien et la sécurité ferroviaire.

Les cheminots ont envoyé un message clair aux directions, et ce au plus haut niveau, pour que s’ouvrent des négociations immédiates sur les trois points du préavis de grève déposé unitairement le 06 mai 2026, qui portait les revendications suivantes :

  • Le maintien de l’unité sociale et de l’ensemble des droits et garanties pour tous les cheminots du GPU et des filiales fret et Voyageurs ;
  • L’arrêt des restructurations/déstructurations et du processus de filialisation/privatisation, et des mesures immédiates en termes d’emploi pour améliorer les conditions de vie et de travail des cheminots ;
  • L’ouverture immédiate de négociations salariales.

Au cours de l’interfédérale du 11 juin, la Fédération CGT a proposé le prolongement de la démarche unitaire engagée par le dépôt d’une nouvelle demande de concertation immédiate. Pour l’heure, cette proposition n’a pas recueilli l’assentiment de la totalité des fédérations. Toutefois, les quatre organisations syndicales ont convenu de se revoir à l’issue de la table ronde afin d’évaluer le niveau des annonces et échanger sur les éventuelles suites unitaires à donner, avec les cheminots.

Quoi qu’il en soit, la Fédération CGT des cheminots et ses syndicats interpellent solennellement le Président de la SNCF pour que s’ouvrent de véritables négociations dans les plus brefs délais.

La direction ne peut pas invisibiliser la grève unitaire du 10 juin. Des réponses s’imposent. La Fédération CGT des cheminots et ses syndicats se tiennent disponibles pour gagner des avancées concrètes dans l’unité cheminote la plus large !

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Notre force : l’unité cheminote !

Info luttes - Grève du 10 juin 2026

| 10 juin 2026

Près d’un cheminot sur deux a agi par la grève ce 10 juin. L’appel à la grève unitaire a donc été largement partagé par tous les cheminots de la branche ferroviaire. Nous avons décidé du menu, la direction doit se mettre à table.

Les restructurations incessantes, les transferts de personnels dans les filiales et/ou dans les EF privées avec la perte d’une partie de leurs droits, organisés par le patronat ferroviaire, sont contestés et combattus par les cheminot·es de la branche ferroviaire.

Plus que jamais, les cheminots sont opposés au dumping social et attendent que les directions ouvrent aussi des négociations.

La vérité des chiffres

Les chiffres de participation sont sans appel et sont confirmés par un plan de transport national extrêmement dégradé !

  • 84 % des agents de conduite en grève sur le plan national !
  • 80 % chez les ASCT, dont près de 92 % à Montpellier sur TGV !
  • 50 % des agents de l’Escale.

Des taux de grévistes à Réseau à hauteur de 35 % sur l’ensemble du territoire, avec des participations à 100 % sur des dizaines de brigades (Miramas, les Arcs, Fréjus, Saint Charles…).

L’encadrement est aussi en lutte ! Les chiffres mettent en exergue l’engagement des agents de Maîtrise et des cadres dans le mouvement (1/4 en moyenne, comme en Lorraine, Lyon, Bretagne…).

Des mobilisations locales massives !

Les cheminots se sont organisés ce jour avec les syndicats CGT locaux en organisant sur l’ensemble du territoire des piquets de grève, des rassemblements devant les directions et des assemblées générales de grévistes, pour interpeller notamment les directions d’établissement.

Les filiales et les entreprises privées ferroviaires en grève !

En effet, alors que la communication de l’entreprise SNCF, relayée par les médias, tente de circonscrire le conflit aux seules bornes du GPU, les cheminot·es des filiales et des EFP sont pleinement dans l’action !

  • T12-T13 : 80 % des CRTT en grève.
  • Filiale Sud Azur : 70 % de grévistes tous collèges avec une participation de 95 % d’ASCT.
  • 1 train sur 5 seulement annoncé sur le périmètre de la filiale SVEA !
  • 80 % de grévistes chez les CRTT à SVLO.
  • TRSI (TRANSDEV) : 50 % de grévistes chez les ADC et 60 % chez les ASCT.

Il s’agit bien d’une journée de grève TOUS·TES CHEMINOT·ES !

À côté de la plaque !

La stratégie de la Direction SNCF est clairement dans l’impasse. Depuis des mois, les déclarations d’intentions et les groupes de travail sans lendemain avec les organisations syndicales s’enchaînent. Ce simulacre de dialogue social, destiné à apaiser la colère et les inquiétudes, ne prend pas : les cheminots ne sont pas dupes !

Le Président CASTEX a annoncé une table ronde le 23 juin prochain.

Pour la CGT, cette annonce faite avant la journée du 10 juin n’a pas de sens et est totalement déconnectée de la réalité quotidienne des cheminot·es.

UNE TABLE RONDE DE NÉGOCIATION DOIT ÊTRE DÉCLENCHÉE DANS LES PLUS BREFS DÉLAIS !

L’unité : une force au service de nos revendications !

Les fédérations syndicales représentatives se rencontreront dès le jeudi 11 juin pour analyser le niveau de mobilisation et débattre des suites à donner à cette journée.

Pour la CGT, et à l’heure ou s’écrivent ces lignes, la poursuite du processus revendicatif unitaire est une nécessité !

La réussite de la journée du 10 juin démontre l’urgence d’un changement de cap. Face à une Direction qui tente de gagner du temps, l’unité des cheminot·es est plus forte que tout.

La CGT prendra toutes ses responsabilités, avec ses syndicats locaux, pour exiger :

  • L’ouverture de négociations salariales immédiates ;
  • L’arrêt du processus de mise en concurrence et un moratoire sur les restructurations ;
  • Le maintien des droits sociaux pour l’ensemble des cheminots.

Transformons cette colère légitime exprimée par la grève en victoire concrète !

POUR LES DROITS DES CHEMINOT·ES !
POUR UN SERVICE PUBLIC QUI RÉPONDE AUX BESOINS DES USAGER·ES !

PAS DE CHEMINOT.ES SANS CHEMINS DE FER ! PAS DE CHEMINS DE FER SANS LES CHEMINOT·ES !

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L’alerte s’annonce sérieuse !

Info luttes

| 10 juin 2026

La journée de grève nationale unitaire du 10 juin s’annonce déjà comme réussie. Il y a une certitude : les cheminotes et les cheminots entendent bien imposer un « Stop » à la direction.
Regroupons-nous dans nos chantiers, partout, et débattons ensemble de la situation !

DES REVENDICATIONS CLAIRES

La direction de l’entreprise continue de nier la responsabilité de ses politiques brutales de transformation pour imposer son « nouveau monde ». Par le rabotage des droits et une pressurisation des cheminots à l’extrême, elle ambitionne un dumping social à tous les étages.

  • Notre exigence d’un moratoire sur l’ensemble des restructurations est plus que jamais d’actualité pour stopper cette fuite en avant dangereuse et irresponsable.

Les mesures générales infimes de la NAO de janvier 2026 sont déjà balayées par l’inflation. Le coût de l’énergie et des produits de première nécessité explose sous l’effet du contexte international. Le pouvoir d’achat des cheminots s’effondre. Les artifices financiers (PPV, intéressement, primes en tous genres…) ne répondent pas à la situation vécue par les cheminot·es !

  • La CGT revendique la mise en oeuvre d’une grille unique des salaires pour tous les cheminots et l’ouverture immédiate de négociations salariales !

La Direction a la volonté toujours intacte de remettre en cause les 35 heures et tous les taquets sur l’organisation du temps de travail, notamment dans les filiales, dans un premier temps. Ce choix de créer des filiales en réponse aux appels d’offres est du seul fait de la direction. Ces créations entraînent la casse de nos droits sociaux. Il en est de même à Hexafret et Technis, filiales créées à la suite de la décision de discontinuité du Fret SNCF. La CGT ne désarme pas et considère qu’il faut combattre ces choix inopérants et inutiles.

  • Pour la CGT, le processus de filialisation/privatisation doit être stoppé, et l’ensemble des droits des cheminot·es maintenu.

UNE STRATÉGIE PATRONALE OBSCURE

Alors que les cheminotes et les cheminots attendent des réponses claires et précises, alors qu’ils s’apprêtent à se mobiliser de manière significative, la direction annonce une « multilatérale » nationale le… 23 juin ! Convoquer une réunion nationale 13 jours après un conflit national relève d’un mépris certain à l’égard de celles et ceux qui font le chemin de fer ! C’est inadmissible !

  • Cette rencontre doit être avancée et devra contenir des annonces sérieuses !

L’UNITÉ SOCIALE ET SYNDICALE

Au cours d’une conférence de presse le 8 juin, Les quatre fédérations cheminotes ont réaffirmé toute leur disponibilité à entrer en négociations immédiates et ce de manière unitaire. Elles ont à nouveau partagé le même constat sur la situation dans le ferroviaire.

Elles annoncent déjà se retrouver le 11 juin en interfédérale afin d’évaluer la journée de grève du 10 juin. Elles en profiteront pour échanger sur les suites revendicatives.

La Fédération CGT des cheminots, en fonction des éléments collectés dans ses syndicats locaux, du rapport de forces créé, de la situation unitaire et des échanges qui doivent se poursuivre dans chaque chantier, n’exclura aucune option, si cela est en mesure de faire gagner les cheminot·es et si cela est décidé avec eux !

L’heure est donc à la mobilisation, à l’unité du corps social et aux débats démocratiques sur nos lieux de travail !

LE 10 JUIN, TAPONS FORT !

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LA FAMILLE CHEMINOTE EST, UNE FOIS DE PLUS, ENDEUILLÉE

Communiqué accident mortel

| Non classé

Le mercredi 3 juin à 22h45, un nouveau drame est venu assombrir une situation déjà très tendue à l’Équipement avec la multiplication d’incidents et d’accidents. Un nouvel accident mortel est survenu au niveau de Lormont à la sortie de la LGV près de Bordeaux.

Un agent SM de l’Infrapole Aquitaine a perdu la vie après avoir été heurté par une circulation, alors qu’il intervenait sur un chantier.

La Fédération CGT des cheminots adresse ses plus sincères condoléances à la famille de notre camarade ainsi qu’à ses proches et à ses collègues durement éprouvés par sa disparition.

D’ores et déjà, la Fédération CGT des cheminots a interpellé la direction de l’entreprise pour que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce drame et veillera à ce que l’ensemble des éléments soient transmis en toute transparence aux représentants du personnel dans le cadre des enquêtes en cours.

PERSONNE NE DOIT PERDRE SA VIE EN LA GAGNANT !

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EXIGEONS DES EMBAUCHES !

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La réunion nationale emploi, dans le cadre de l’accord cadre sur le pilotage de l’emploi et le développement des parcours professionnels s’est tenue le 2 juin.
La CGT a rappelé l’importance de l’emploi en nombre et formé pour assurer l’exécution d’un service public de qualité, un haut niveau de sécurité et de bonnes conditions de travail.

Face à l’autosatisfaction de la Direction s’agissant des recrutements 2025, la CGT lui a opposé une évolution des effectifs en dessous des besoins réels pour assurer la production quotidienne dans les meilleures conditions.

Concernant le budget « emploi » sur 2026, la Direction se félicite des 6 000 embauches prévues, soit une baisse de 17 % par rapport à celles budgétisées en 2025 et déjà largement insuffisantes.

2025 : UNE SITUATION DE L’EMPLOI DÉJÀ CRITIQUE !

En 2025, les cheminotes et les cheminots, dans les différents chantiers, postes, ateliers, dépôts, bureaux et gares, ont encore dû faire face aux mêmes difficultés. Leur quotidien, quels que soient leur collège et leur métier, est rythmé par les postes non tenus, des congés refusés, des postes menacés voire supprimés, des désorganisations permanentes…

La recherche permanente d’une productivité toujours plus élevée conduit notamment à la casse des collectifs de travail au profit d’une productivité toujours plus élevée. Pour exemple, à SNCF Réseau, malgré un nombre de recrutements revu à la baisse en cours d’année, la Direction n’a même pas réussi à tenir son objectif. Dans toutes les sociétés, les fonctions support n’ont pas été épargnées : 448 emplois ont été supprimés.

FÉMINISATION EN RECUL !

Fruits d’une construction patriarcale et de la politique de recrutement de la Direction, les postes majoritairement occupés par des femmes sont supprimés et entraînent donc mécaniquement un recul du taux des femmes dans le GPU. D’après le bilan social, le taux de féminisation, qui atteignait 23,44 % en 2024, passe à 23,23 % en 2025, soit 271 femmes de moins dans l’entreprise.

2026 : PAS DE CHANGEMENT EN MATIÈRE D’EMPLOI !

Sur les 6 000 recrutements budgétisés par la Direction, un peu plus d’un tiers seulement ont été réalisés. Sans l’intervention des cheminot·e·s, les embauches budgétisées ne pourraient pas être réalisées. En parallèle, la Direction admet un recul des candidatures qui n’est que le reflet d’un déficit d’intérêt et d’attractivité pour l’entreprise. C’est le résultat de la politique salariale et de délitement des droits menée par les différentes directions.

Pour la CGT, la bataille de l’emploi doit être menée sur tous les chantiers.

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