80 ans de la grève insurrectionnelle du 10 août 1944
Affiche fédérale
Voici l’affiche fédérale de la Fédération CGT des cheminots dans le cadre de la commémoration des 80 ans de la grève insurrectionnelle du 10 août 1944.
Voici l’affiche fédérale de la Fédération CGT des cheminots dans le cadre de la commémoration des 80 ans de la grève insurrectionnelle du 10 août 1944.
La CGT a été reçue par la direction de SNCF Voyageurs dans le cadre d’une demande d’audience déposée le 4 février dernier au sujet de l’emploi aux trains et du prochain exercice des notations 2026.
Les réponses apportées par la direction démontrent l’absolue nécessité de rester vigilants et exigeants sur le suivi des accords et des engagements !
NOTATIONS 2026
L’objectif principal pour la CGT et ses délégués de commission est de veiller au respect des différents accords en vue des prochaines notations, y compris pour les ASCT contractuels.
Ces accords négociés et portés par la CGT prévoient entre autres :
Si les éléments repris ci-dessous mettent en évidence une amélioration des déroulements de carrière au sein de la population ASCT, c’est avant tout grâce aux démarches et aux luttes revendicatives engagées ces dernières années. Pour autant, il reste de graves déséquilibres entre activités, pointant de fait la catégorisation des agents et d’une hiérarchisation du même métier !
ACCORD 2022
Engagement de 30 % minimum d’accès à la classe 4 pour la totalité des ASCT et par activité :
POUR RAPPEL
| 5 ans (2021) | 3 ans (2023) |
| D : 25,5 % | D : 27 % |
| C : 46,8 % | C : 47% |
SUIVI de l’ACCORD
Au 31 janvier 2026 : 37 % des ASCT sur le périmètre de la SA Voyageurs sont classe 4 dont :
Octroi d ’une notation (PR, niveau, classe) tous les 4 ans : Les ASCT et leurs délégués CGT auront à coeur de veiller au respect de cet engagement.
SUIVI INFORMATIONS
Délai de séjour par classe, passage en classe et en niveau. Évolution sur 5 ans.
Moyenne délai de séjour par classe :
| CLASSE | Année de réf 2021 | 31/01/2026 |
| Classe 2 | 93 mois | 49,2 mois |
| Classe 3 | 112 mois | 98 mois |
| Classe 4 | 72 mois | 71 mois |
Passage en classe :
| CLASSE | Année de réf 2021 | 31/01/2026 |
| Classe 2 à 3 | 131 mois | 117,7 mois |
| Classe 3 à 4 | 153 mois | 146 mois |
Passage en niveau :
| CLASSE | Année de réf 2021 | 31/01/2026 |
| Classe 2 N 1 sur 2 | 63 mois | 72,7 mois |
| Classe 3 N 1 sur 2 | 93 mois | 68,1 mois |
| Classe 4 N 1 sur 2 | 82 mois | 65,3 mois |
L’EMPLOI AUX TRAINS EN 2025 / 2026 :
Après 2 années (2023 et 2024) qui auront permis de remettre à niveau les équipements des trains, la CGT n’a eu de cesse d’interpeller la direction durant toute l’année 2025 vis-à-vis du faible niveau de recrutement prévu.
D’ailleurs, sur le taux d’équipement en agent B des TGV, un écart est déjà en train de se creuser entre la conception et le réalisé. De plus, les EA demeurent la variable d’ajustement puisqu’ils sont constamment dévoyés afin de couvrir les différentes charges de travail. Pour la CGT, il est urgent de revoir le coefficient RCM à la hausse afin de renforcer l’emploi aux trains.
Alors que l’objectif de recrutements pour l’année 2025 était en net recul par rapport aux années précédentes, celui-ci n’aura même pas été atteint. Sur un objectif de 230 recrutements en 2025, seulement 213 embauches aux trains ont été effectuées, dont 175 au TER et 38 pour TGV/IC/OUIGO, soit un solde négatif de -17. En outre, 89 cheminots ont intégré le métier d’ASCT au cours de l’année 2025 dans le cadre des processus de reconversion.
Le delta entre les entrées dans le métier et les différents départs fait apparaître un solde négatif de 50 emplois sur la seule année 2025.
Enfin, pour la CGT, le niveau de sûreté est directement lié à l’emploi et le suivi des trains sensibles doit être une priorité. Le niveau d’emplois dédiés sûreté (32 pour TER et 8 pour IC) est insuffisant et leurs conditions d’utilisations manquent de cadrage. Dans bon nombre de BU, ils sont dévolus à couvrir la charge plutôt que de renforcer la présence sur les trains où lignes problématiques. La CGT revendique la création de 110 emplois ASCT supplémentaires minimum dans le cadre de la sûreté.
Pour la CGT, si la direction ne prend pas la mesure de la situation, cela aggravera encore un peu plus les conditions de travail. Nous mesurons déjà que la production au quotidien, en lien avec la problématique de la commande du personnel, est un sujet majeur de colère et d’exigences des ASCT en proximité, entraînant des mobilisations importantes en établissements.
LA CGT EST DÉTERMINÉE À POURSUIVRE CETTE BATAILLE AVEC LES CHEMINOTS POUR FAIRE ENTENDRE NOS REVENDICATIONS !
→ Conditions de travail
Les conditions de travail et l’organisation du travail actuelles ne permettent pas d’atteindre la mixité.
Mises en place par les directions, elles ne favorisent en rien l’intégration des femmes : horaires décalés, accès à la formation, organisation du temps de travail et temps partiel subis.
Dans de trop nombreux chantiers, les femmes n’ont pas accès à des vestiaires ou même à des toilettes avec eau et savon. Elles ne disposent pas d’outils adaptés…
Les tenues imposées restent inadaptées aux diverses morphologies.
→ Égalité salariale entre les femmes et les hommes
En 2025, les femmes gagnent 25 % en moins que les hommes…
Un écart qui se creuse à la retraite (40 %). Conséquence directe de la précarisation que les femmes subissent.
→ Santé
Les entreprises ferroviaires doivent réaliser une évaluation des risques genrée des postes et lieux de travail : ce n’est pas une option, c’est la loi.
Une prise en compte des congés hormonaux, des maladies gynécologiques, de la maternité sous toutes ses formes reste très limitée voire inexistante.
→ Violences s existes et sexuelles
Une femme meurt tous les 3 jours sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint.
Seulement 1 % des viols sont condamnés.
À la SNCF 39 % des femmes déclarent avoir été victimes de sexisme et 17 % confient avoir subi des violences sexistes (chiffre entreprise).
→ Parentalité
68% des femmes déclarent faire les tâches ménagères contre 43 % des hommes selon l’observatoire des inégalités.
Les congés parentaux sont très mal rémunérés et quasiment exclusivement pris par des mères. Seulement 13,7% des femmes l’utilisent contre 0,8% des hommes s’expliquant par sa faible rémunération.
Le congé de naissance, mis en place au 1er juillet 2026, est un congé supplémentaire qui reste trop court et très mal indemnisé et au détriment de la majoration de l’allocation familiale.
Le 8 mars rejoignez les cortèges organisés par les structures CGT !
Toutes et tous féministes !
# 8 MARS
JOURNÉE INTERNATIONALE DE LUTTE POUR LES DROITS DES FEMMES DOIT S’INSCRIRE DANS LE QUOTIDIEN
La CGT revendique un Nouveau Statut du Travailleur cheminots avec :
La Fédération CGT des Cheminots au cœur des conditions de travail
Semaine de déploiement du 2 au 8 mars
Rapprochez vous de vos délégués CGT !
Depuis quelques semaines, une pétition spécifique GCIF à l’initiative de la CGT circule.
Elle porte pour revendication centrale l’instauration d’une indemnité mensuelle forfaitaire garantie permettant d’assurer une augmentation de 20 % supplémentaire à l’indemnité actuelle.
Devant l’attente que cela suscite, la Direction doit y répondre !
La Direction, le Patronat et le Gouvernement comptent sur le contexte social dégradé subi par les salariés afin de faire taire toutes revendications sociales. Pour renforcer cette torpeur au sein du GPU, le spectre de l’ouverture à la concurrence est agité, le but étant qu’il agisse tel un puissant anesthésiant.
Les raisons sont multiples :
La CGT demeure farouchement opposée à cette vision mortifère pour les droits sociaux des cheminots et pour le service public ferroviaire. Ainsi, pour contrer les sinistres desseins de la Direction, la CGT conteste, propose et entend négocier sus ses bases revendicatives.
La récente augmentation de la prime de travail pour tous les ASCT via la prise en compte du projet CGT (revalorisation, refonte, sécurisation et simplification) démontre que le rapport de force est nécessaire pour faire aboutir nos revendications. La réussite d’une pétition est un élément essentiel du rapport de force. S’agissant de la prime de travail, ce sont 60 % des ASCT qui, en quelques mois, avaient soutenu la démarche CGT.
Aussi, depuis l’été 2025, la CGT propose une pétition spécifique à destination des GCIF. Elle vise à l’évolution de l’indemnité journalière pour les GCIF vers une indemnité mensuelle forfaitaire Transilien revalorisée à hauteur de 20 %. La CGT revendique que le versement soit garanti en toutes circonstances (maladie, SU…) et qu’elle soit pérenne.
Le succès de cette pétition conditionnera l’ouverture de réelles négociations. En ce sens, pour conquérir de nouveaux droits, il est nécessaire d’élever le rapport de force afin de bousculer et mettre à mal la posture hermétique de la Direction.
De ce fait, la CGT appelle tous les CGIF sans distinction à appuyer cette démarche afin d’imposer l’augmentation de la rémunération. La pétition CGT est au service des GCIF. L’engagement dans le collectif est un gage déterminant à la réussite de nos exigences.
POUR PESER ET IMPOSER NOS REVENDICATIONS,
POURSUIVONS LA SIGNATURE DE LA PÉTITION CGT !
DÉFENDONS NOS DROITS.
ENSEMBLE, ON GAGNE !
CPE XXL : NOTRE AVENIR NE SE NÉGOCIE PAS AU RABAIS !
Le MEDEF veut faire payer la jeunesse pour augmenter ses profits. Ses dernières propositions de négociations sont claires : moins de droits, moins de salaire, plus de précarité.
CDI licenciable sans motif pendant 3 ans, SMIC jeune à -20 %, contrats courts facilités, temps partiels imposés : le patronat veut faire de la jeunesse une variable d’ajustement.
Comment se projeter vers l’avenir avec si peu de moyens et de sécurité d’emploi ?
Les jeunes cheminot·es sont concerné.es en première ligne
Les jeunes cheminot·es sont concerné·es en première ligne
Dans le ferroviaire, le patronat est à la manœuvre en :
Ces attaques ne visent pas seulement les jeunes : elles menacent l’avenir du service public ferroviaire et l’égalité entre les salariés.
La CGT le dit clairement : Jeunes cheminot·es, nous ne sommes pas des sous travailleurs·ses ! À travail égal, droits égaux, quel que soit l’âge ou le statut.
La précarité n’est pas une solution : elle sert uniquement les intérêts du patronat. D’autres choix sont possibles !
NOS EXIGENCES :
Rejoins la CGT
Ensemble, élevons le rapport de forces.
Pour une première, c’est en effet une première : chez Hexafret, une négociation où il n’y a rien à négocier !
Les organisations syndicales représentatives ont été conviées, le 27 janvier, à la première réunion des NAO pour Hexafret. Dès l’ouverture de séance, la Direction a clairement annoncé qu’aucune négociation ne serait possible. Motif invoqué : un prétendu manque de temps !
En conséquence, la Direction a indiqué qu’elle appliquerait strictement les mesures issues des NAO Groupe, sans discussion supplémentaire.
Pour la CGT, le compte n’y est pas : les mesures prévues au niveau Groupe ne couvrent même pas l’augmentation de l’inflation actuelle et le contentieux salarial accumulé depuis de nombreuses années.
NOTATIONS ET DÉROULEMENTS DE CARRIÈRE : DES ANNONCES DÉRISOIRES
Concernant les notations, en complément des mesures d’amorçage pour les fins de carrière actées en 2025 et de la mise en œuvre du RH0910 réglementaire, la Direction annonce 14 PR supplémentaires pour près de 4 300 cheminot·e·s.
Pour la CGT, cette annonce est purement inadmissible et frise la caricature. Aucune de nos revendications relatives aux augmentations salariales et aux déroulements de carrière n’a été prise en compte.
SUSPENSION DE SÉANCE ET « NOUVELLES » PROPOSITIONS
En fin de réunion, la Direction a demandé une suspension de séance afin d’échanger avec le directeur général d’Hexafret, absent ce jour-là, prétendument pour répondre à certaines revendications.
Après 45 minutes d’interruption, les propositions suivantes ont été présentées, sous condition de signature d’au moins deux organisations syndicales :
PRIME TRACTION : DES CONTREPARTIES INACCEPTABLES
Concernant l’application de « l’amélioration » de la prime traction obtenue chez Voyageurs, la Direction propose d’en discuter lors d’une réunion fin février pour une éventuelle application en mars, mais avec des contreparties !
Pour la CGT, les légères avancées obtenues pour les ADC de Voyageurs doivent s’appliquer de plein droit aux ADC d’Hexafret, sans aucune autre contrepartie.
UNE POSITION CLAIRE DE LA CGT
Pour la CGT, nous sommes très loin du compte ! Aucune de nos revendications essentielles n’a été retenue. Les cheminot·e·s d’Hexafret, qui ont déjà subi un plan de discontinuité et disposent d’un sursis de trois ans avant la négociation d’un nouveau cadre social, méritent autre chose que du mépris et des annonces symboliques.
En cohérence avec son opposition aux NAO Groupe, la Fédération CGT n’a pas apposé sa signature sur cet accord.
Le prochain exercice de notations se déroulera dans l’austérité, à l’image des NAO.
Lors des NAO (négociations annuelles obligatoires), les directions d’Hexafret et du GPU ont fait le choix de l’austérité, une orientation qui se traduira également dans le futur exercice de notations.
En effet, aux augmentations salariales et aux déroulements de carrière au rabais, la Direction ajoute une stratégie de division des cheminot·e·s statutaires et contractuels par la mise en place de mesures différenciées.
DES MESURES SALARIALES TROP BASSES
La Fédération CGT des cheminots n’a pas signé l’accord NAO GPU et Hexafret 2026, les mesures salariales proposées étant très éloignées des besoins des cheminot·e·s.
Ces mesures accentuent les disparités et la précarité en développant des dispositifs de rémunération non pérennes et non assujettis aux cotisations sociales, tels que le complément de PPV (prime pour le partage de la valeur) proposé par la direction d’Hexafret.
À l’inverse, la CGT revendique une grille unique des salaires pour tous les cheminot·e·s, une véritable reconnaissance de la technicité des métiers et un véritable treizième mois.
POSITIONS DE RÉMUNÉRATION HORS COMPTE
La direction d’Hexafret a décidé de mettre 14 PR supplémentaires hors compte afin de favoriser le déroulement de carrière des cheminot·e·s statutaires à compter du 1er avril 2026.
Dans le cadre de l’accompagnement de la mise en œuvre des niveaux de fin de carrière, 49 PR hors compte avaient été accordées au titre d’amorçage, lors du précédent exercice de notations. Alors qu’il reste 650 PR hors compte à distribuer pour 2026-2027 au sein du GPU, aucune mesure spécifique n’est prévue pour Hexafret.
Pour les contractuel·le·s, une enveloppe de révision salariale individuelle est définie en cohérence avec celle attribuée au personnel statutaire au titre des mesures en positions et niveaux. Il s’agit du même dispositif mis en place dans le GPU.
Pour garantir un déroulement de carrière et une progression salariale automatique, la CGT revendique un délai de séjour maximal de 7 ans sur les niveaux 1 et la mise en place de la grille unique commune à tous les cheminot·e·s.
UNE ACTION SPÉCIFIQUE ET COLLECTIVE POUR LES CHEMINOTS CONTRACTUELS
La CGT est à l’initiative d’une démarche collective visant à rassembler les cheminot·e·s statutaires et contractuels dans les exercices de notations. Tous les agent·e·s contractuels sont donc appelés à transmettre leur lettre de réclamation aux militants CGT de leur site de travail.
CALENDRIER NOTATIONS
| Remise de notes | Point réclamation | Commission | |
| Exécution | 18/02 | 05/03 | 12/03 |
| Maîtrise | 17/02 | 05/05 | 11/03 |
| Cadres | 16/02 | 04/03 | 10/03 |
| Traction | 24/02 | 11/03 | 19/03 |
Les délégués notations CGT disposent de toutes les informations nécessaires pour vous aider.
N’hésitez pas à les joindre pour tous renseignements sur le listing de notation et pour remettre vos lettres de réclamation.
| Exécution | LAPINA Frédéric | TESTE Jérémy |
| LEGER Lemmy | MOULIN Brice | |
| JULLIARD Loïc | HARDY Vincent |
| Conduite | BOUCHET Nicolas | PORTARIES Élodie |
| MEUSNIER Mikaël | BELLOT Daniel |
| Maîtrise | LEFEBVRE Olivier | D’HALLUIN Héloïse |
| VAUTRIN Franck | ETCHECAHARRETA Daniel | |
| DOUAI Stéphane | VEDANI Sébastien |
| Cadres | FOURNIER François | TRANKLE Fabrice |
→ Exemple de lettre de réclamation :
Monsieur le Directeur de …….. ,Je viens de prendre connaissance de vos propositions pour les notations de l’exercice 2026-2027 et je suis étonné de ne pas figurer pour le passage à la position supérieure.
En effet, il me semble que, ayant accédé à la classe X le ………….. et à la position …….. le ………….. , il me faudrait, pour avoir le déroulement de carrière auquel je peux prétendre accéder à la position supérieure, c’est-à-dire: …… .
Je vous demande donc de prendre en compte ma requête et de l’examiner favorablement lors de la commission de notations du …. mars 2026.
En espérant que ma demande aura des suites favorables, je vous prie de recevoir, monsieur le Directeur, mes salutations.
Signature:
ENSEMBLE, TOUTES ET TOUS CHEMINOT·E·S !
La situation tragique que traverse la famille cheminote depuis de trop nombreuses semaines doit obliger la direction du GPU SNCF à prendre des mesures d’urgence pour garantir la santé et la sécurité des cheminot·e·s.
L’humain doit devenir le centre des préoccupations de l’entreprise !
Derrière les nombreux plans de communication et les déclarations de façade de la Direction, la réalité vécue au quotidien par les cheminot·e·s est sans équi-voque : conditions de travail précaires, stress, charge mentale accrue, perte de sens au travail, burn-out… Partout dans les établissements, les sièges, les directions centrales, dans les équipes, les ateliers et les chantiers, les cheminot·e·s, y compris les encadrant·e·s, quel que soit leur poste ou leur métier, subissent ces maltraitances.
L’inadéquation charge-ressources, la dérégulation du temps de travail, les par-cours de formation inadaptés, la mise en place des flex offices et open spaces ou encore un télétravail débridé sont autant de causes de mal-être que les cheminot·e·s éprouvent jusque dans leur chair. La souffrance est désormais profondément ancrée dans le quotidien des cheminotes et cheminots, qui œuvrent chaque jour au sein du GPU SNCF.
Les chiffres sont sans appel et traduisent l’urgence absolue d’une réaction. L’accidentologie des cheminot·e·s s’aggrave : + 30 % d’accidents de travail au premier semestre 2025 comparé au premier semestre 2024 ; + 13,8 % de cheminot·e·s reconnus en maladie professionnelle en 2025. Derrière ces statistiques se trouvent des femmes et des hommes qui se lèvent chaque jour pour simplement pouvoir vivre et travailler dignement, en toute sécurité.
LA DIRECTION EST PLEINEMENT RESPONSABLE DU MAL-ÊTRE DES CHEMINOT·E·S.
L’ouverture à la concurrence, les filialisations et les réorganisations tant locales que nationales, telles que la création du GIE Optim’services, Destination 2030, Résonances ou encore la liquidation de Fret SNCF, pèsent lourdement sur la qualité de vie et de travail des cheminot·e·s de l’ensemble du GPU.
La forfaitisation du temps de travail, la reconnaissance de la pénibilité à géométrie variable, le culte du présentéisme combiné à un management par objectifs, agres-sif, toxique, et un environnement de travail qu’il l’est tout autant, principalement axé sur les gains de productivité, créent chez les cheminot·e·s, notamment Ictam, une véritable anxiété quant à leur avenir individuel et collectif, exacerbent les tensions et nourrissent une crise sans précédent dans l’entreprise.
La direction du GPU SNCF dispose pourtant de tous les leviers nécessaires pour améliorer concrètement et immédiatement les conditions de travail de l’ensemble des cheminot·e·s, à commencer par l’attribution de moyens supplémentaires en termes d’effectifs et la mise en oeuvre d’une politique ambitieuse de formation professionnelle. Or, les orientations mises en oeuvre par l’entreprise démontrent sans ambiguïté l’absence totale de volonté politique de s’engager dans cette direction.
Par la désorganisation de la production à tous les niveaux, l’explosion de la charge et du temps de travail aggravée par les manques de personnel, l’isolement des cheminot·e·s et la casse des repères collectifs, la Direction crée les conditions de la situation actuelle.
La CGT et son UFCM revendiquent :
CHEMINOTS ET CHEMINOTES, PLUS QUE JAMAIS,
IL EST NÉCESSAIRE DE NOUS RASSEMBLER ET DE DÉBATTRE
DANS LES SYNDICATS CGT DE SITE
POUR ÉLEVER LE RAPPORT DE FORCES
ET TRACER COLLECTIVEMENT LE CHEMIN VERS UN HORIZON À VISAGE HUMAIN !
Le 27 janvier, les Fédérations syndicales ont participé à la table ronde « organisation et planification de la commande » convoquée par SNCF Voyageurs. Au regard du contenu présenté et de la posture de la Direction, c’est une fois de plus un rendez-vous manqué. La Fédération CGT des cheminots exige toujours des réponses !
Cette table ronde fait suite à une série de réunions qui ont eu lieu tout au long de l’année 2025 et à la restitution, les 12 et 13 novembre derniers, d’un audit national réalisé par un cabinet d’expertise privé.
Or, tout ce travail engagé n’a pas permis, pour l’heure, de traiter le sujet ni de modifier les orientations de la direction qui continue de déployer ces logiciels et laisse se multiplier les dérives en matière de commande du personnel.
Pire, elle entend acter un traitement différencié avec des écarts importants en fonction de l’activité utilisatrice : Voyages, Transilien, TER, Intercités mais aussi dans les sociétés dédiées.
D’ailleurs, le blocage opéré vis-à-vis des négociations en cours sur l’unité sociale dans le GPU SNCF et sa volonté de casser notamment les règles sur le temps de travail, font partie de cette stratégie.
Un cahier des charges ignoré
Les travaux décidés au printemps 2025 et élaborés avec les Fédérations dans le cadre de l’expertise ont été totalement écartés.
La Direction a imposé ses seules orientations, privilégiant les activités sans répondre aux revendications légitimes des cheminots.
Une approche inacceptable de la commande
La Direction de SNCF Voyageurs confirme son refus d’appliquer un cadre transverse ambitieux. Et les dérives continuent de se multiplier. Depuis des mois, la CGT alerte sur : le manque de cohérence et de lisibilité des roulements, les modifications récurrentes, le droit à la déconnexion, le non-respect de la réglementation et l’insuffisance de moyens pour les GM.
Cette organisation du travail basée sur la flexibilisation et l’individualisation des règles exerce une mise sous tension permanente des cheminot·e·s. Des constats qui ont d’ailleurs été confirmés par l’expertise rendue en novembre dernier.
Pour la CGT, la question de l’emploi demeure centrale et les manques d’effectifs dans les établissements fragilisent durablement la production.
La CGT revendique :
Si la Fédération CGT des cheminots va interpeller la direction avec un courrier unitaire sur ces sujets qui pèsent sur l’équilibre quotidien de vie et de travail des ASCT et des ADC.
Il est évident que dans un environnement de souffrance au travail
l’expression du rapport de force sera déterminante
pour gagner la prise en compte de nos revendications !
Les conflits en cours à l’Équipement ont permis, par une très large participation des cheminots du service électrique à l’action, d’engager des négociations pour la reconnaissance des métiers dans la filière, les déroulements de carrière, l’emploi ainsi que reconnaissance de la pénibilité.
Pour la CGT, cette première étape démontre que la lutte paie !
MIEUX QU’HIER, INSUFFISANT POUR DEMAIN !
Ces conflits trouvent pour origine une situation professionnelle devenue ingérable au quotidien pour les cheminots. En cause, les conditions dégradées dans lesquelles ils doivent assurer leurs missions : Moins nombreux, moins formés, moins épaulés et mal rémunérés… Ce cocktail est devenu explosif !
Si aujourd’hui encore, des directions font le choix de ne pas respecter leurs engagements et jouent la carte de l’affrontement en refusant de se mettre autour de la table. Dans une majorité de régions, les négociations se sont ouvertes et permettent d’obtenir des avancées concrètes pour les cheminots.
Les établissements de Lille, Paris Sud-Est, Montpellier, Paris Nord, Toulouse, Bretagne, Limoges et Rennes ont déjà lancé des cycles de réunions et annoncé des recrutements supplémentaires, des requalifications de poste, des majorations de prime de travail de 20 % sur plusieurs mois, des gratifications exceptionnelles et des formations pour les nouveaux embauchés à partir des éléments arrachés par la grève et actés lors de la table ronde du 29 janvier.
EMPLOI : DES ENGAGEMENTS QUI DOIVENT ÊTRE TENUS !
Au niveau national, la Direction a pris l’engagement de 630 recrutements pour 2026. Ces annonces doivent être suivies de près par les cheminots dans leur mise en oeuvre. D’ores et déjà, la CGT, interpelle les directions d’établissement pour faire acter les fruits de la lutte au plus près des chantiers.
UN RAPPORT DE FORCE INDISPENSABLE ET DES CHEMINOTS TOUJOURS DÉTERMINÉS !
À l’heure où les pressions managériales se multiplient pour faire accepter n’importe quoi aux cheminots et où la situation sanitaire et sociale se dégrade, la CGT appelle les cheminots à relever la tête.
Les métiers de l’Équipement sont de plus en plus techniques et requièrent des savoir-faire importants. Les évolutions sur le réseau, en cours et à venir, nécessitent un renforcement des lignes métiers et de la formation pour répondre aux exigences accrues de sécurité.
LA CGT A DES PROPOSITIONS !
La CGT porte la création d’une prime de base garantie pour reconnaître la technicité, une grille unique des salaires pour tous et l’élargissement de la pénibilité pour les postes d’encadrants soumis à astreinte.
Les actions se multiplient dans tous les métiers, que ce soit à la Voie, Éale, Caténaires, Télécoms, Câbliers, surveillants de travaux ou encore à l’encadrement. C’est par ces mobilisations et actions en territoire que se gagneront de nouvelles avancées pour toute la filière.
S’organiser avec la CGT Cheminots, c’est renforcer les luttes, résister aux mauvais coups des directions et gagner sur nos revendications. Adhérer à la CGT, c’est ne plus rester seul face au patronat et renforcer le collectif et les solidarités !
ADHÉRER À LA CGT, C’EST CE QU’ONT DÉCIDÉ PLUS DE 120 CHEMINOT·E·S
DE LA FILIÈRE ÉQUIPEMENT DEPUIS SEPTEMBRE 2025 !
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