80 ans de la grève insurrectionnelle du 10 août 1944
Affiche fédérale
Voici l’affiche fédérale de la Fédération CGT des cheminots dans le cadre de la commémoration des 80 ans de la grève insurrectionnelle du 10 août 1944.
Voici l’affiche fédérale de la Fédération CGT des cheminots dans le cadre de la commémoration des 80 ans de la grève insurrectionnelle du 10 août 1944.
Le 28 mai 2026, la direction SNCF a mis en scène auprès des organisations syndicales son « observatoire de la rémunération » pour tenter de légitimer une politique salariale inacceptable, alors que la mobilisation du 10 juin s’annonce déjà forte.
À force de scruter les chiffres, de comparer les centimes et de modéliser des scénarios, la Direction voudrait qu’on oublie l’essentiel : ce ne sont pas les tableaux qui font les fins de mois, ni les graphiques qui remplissent la marmite.
L’observatoire de la rémunération est une mascarade ridicule ! Derrière les tableaux, les indicateurs économiques et les experts convoqués pour l’occasion, le message est déjà connu : il faudrait accepter que les cheminots aient « déjà été suffisamment servis » et que la situation économique ne permettrait pas d’aller plus loin. Mais chacun le sait, nos salaires ne suivent pas l’augmentation des prix. Les factures explosent, les loyers augmentent, les courses coûtent toujours plus cher et, pour beaucoup de cheminots, finir le mois devient une épreuve.
Notre travail, nos métiers et nos qualifications ne sont pas reconnus à leur juste valeur ! Les inégalités salariales se creusent entre les femmes et les hommes, entre cheminots contractuels et statutaires, mais aussi entre cheminots exerçant les mêmes métiers selon leur site d’affectation. Pendant ce temps, la Direction bloque les déroulements de carrière, freine les progressions salariales et nie la reconnaissance des qualifications.
Dans ces conditions, venir expliquer qu’il n’y aurait pas de marge pour les salaires relève d’un choix politique et patronal, pas d’une fatalité ! Le plus insupportable, c’est le chantage assumé de la Direction : il faudrait choisir entre nos conquis sociaux, comme la CPA/CAA ou le système de protection sociale, et des augmentations salariales. En clair, choisir entre une meilleure espérance de vie en bonne santé et la possibilité de vivre dignement tout le mois. Nous refusons cette opposition scandaleuse.
Les cheminots n’ont pas à arbitrer entre leur santé, leur avenir et leur salaire pour le mois. Nous avons droit aux deux, la défense de nos acquis sociaux et de véritables augmentations générales des salaires.
Face à cette offensive, nous devons refuser les faux discours, dénoncer les manipulations et porter haut nos revendications :
La CGT revendique un nouveau Statut pour tous les cheminots, avec de nouveaux droits, afin d’en finir avec les inégalités entre cheminots d’entreprises différentes, comme entre contractuels et statutaires.
LE 10 JUIN, TOUS EN GRÈVE POUR LES SALAIRES !
La plénière de l’instance de la branche s’est réunie le 29 mai 2026 au ministère des Transports.
Le patronat du ferroviaire a confirmé sa priorité de dévoyer les moyens de la formation professionnelle et non de répondre aux revendications salariales des cheminots.
Devant le refus du patronat de s’engager sur les mesures d’urgences et l’augmentation des salaires, l’ensemble des organisations syndicales ont quitté la séance.
La CPPNI (Commission paritaire permanente de négociation et d’interprétation) est l’instance de branche où siègent le patronat du ferroviaire (UTPF), les ministères du Travail et des Transports et les organisations syndicales. À l’ordre du jour de cette plénière : ouverture de la négociation sur un avenant à l’accord formation et surtout l’exigence de mesures immédiates concernant la rémunération par des augmentations de salaires.
Après notre déclaration, nous avons souligné une nouvelle fois l’importance de répondre à la problématique du paiement de notre travail, de la reconnaissance de nos métiers et de nos qualifications à travers notre salaire.
Il a été exigé, en conséquence, que cette CPPNI soit consacrée dans un premier temps à cette négociation, à l’urgence de la mise en place d’une grille unique des salaires et l’échelle mobile qui l’accompagne pour passer ensuite au sujet de la formation et du calendrier arrêté par le patronat.
La CGT a réaffirmé que nous ne voulions pas d’un sparadrap à travers une énième prime qui ferait suite à la situation inflationniste due aux guerres, mais bien une réelle reconnaissance du fruit de notre travail et une augmentation
Les primes variables, les « one shot », défiscalisés et exonérés de cotisations pour les patrons sont basés sur une politique d’incertitude et des objectifs de productivité.
Le seul choix simple et sérieux est le salaire socialisé, durable dans le temps, basé sur la reconnaissance des qualifications et qui finance notre protection sociale. Il est urgent d’arrêter ce principe qui ne compte pas pour la retraite, ne sécurise pas notre pouvoir d’achat et peut être supprimé ou modifié à tout moment !
Les cheminots ne peuvent vivre avec des primes incertaines. Ils doivent vivre avec un vrai salaire.
Les représentants du patronat ont répondu ne pas avoir de mandat sur ce sujet, que NON, ce n’est pas le moment, que NON, il faut attendre, que nous n’étions pas les plus malheureux en comparaison à d’autres branches.
Pour la Fédération CGT des cheminots, il est hors de question de smicardiser la corporation cheminte et d’abaisser nos droits.
Nous exigeons un nouveau statut du travail cheminot dans la branche !
Nous exigeons des facilités de circulation pour tous !
Nous exigeons de redonner du sens au travail et de remettre l’humain au centre des décisions !
Nous exigeons un haut niveau de formation afin d’assurer un haut niveau de sécurité !
Enfin, nous exigeons de réelles augmentations de nos salaires et l’arrêt de toutes ces primes qui affaiblissent la protection sociale !
Nous appelons les cheminotes et cheminots, quelle que soit leur entreprise, à relever la tête, à se rassembler et à imposer, par la lutte, ce que les directions refusent d’accorder : des salaires décents, de meilleures conditions de vie et de travail et la fin des stratégies de fracturation de la corporation dans la course à une pseudo-concurrence entre nous.
PARCE QUE RIEN N’EST INÉLUCTABLE, L’ENSEMBLE DES FÉDÉRATIONS CGT CHEMINOTS, UNSA FERROVIAIRE, SUD-RAIL ET CFDT CHEMINOTS ONT APPELÉ UNITAIREMENT À AGIR PAR LA GRÈVE LE 10 JUIN 2026.
Les élections des personnels des CSE, CASI et du CCGPF se sont tenues entre le 9 avril et le 22 mai 2026. Dans une période marquée par la remise en cause des ASC par la direction du GPU SNCF, nos collègues et camarades ont conforté la CGT comme 1ère organisation syndicale.
Le vote massif des salariés des CASI, des CSE et du CCGPF en faveur des listes CGT se traduit par une progression de 0,57 % et un résultat global de 81,80 % des voix exprimées.
La deuxième organisation syndicale se retrouve à près de 68 points derrière la CGT. Dans 16 CASI, la CGT récolte 100 % des voix.
Au siège du CCGPF, la CGT continue de progresser et obtient 66,06 %. Au global, la participation progresse encore de 2,84 %.
Ce résultat électoral révèle la confiance accordée par les salariés aux militantes et militants CGT de proximité et leur disponibilité pour construire les luttes de demain en faveur des salaires, des conditions de vie et de travail, comme de la pérennisation des emplois directement liés au modèle d’activités sociales développé et revendiqué par la CGT !
Ce résultat électoral est donc la victoire d’un syndicalisme tourné vers la convergence revendicative personnels CASI/CSE/CCGPF – Cheminot·e·s ! C’est le seul à même de tracer des perspectives de luttes communes, et plus largement le TOUS ENSEMBLE porté par la CGT !
Enfin, ce résultat électoral est un point d’appui pour lutter, tous ensemble, pour la préservation des Activités Sociales et Culturelles locales et nationales solidaires et mutualisées. C’est aussi un point d’appui pour préserver et développer les emplois qui permettent la réalisation concrète de nos ASC alors que la direction du GPU SNCF, sous prétexte de création de filiales et d’arrivée d’autres entreprises ferroviaires, menace cet outil formidable au service de l’émancipation par le sport, la culture et les loisirs.
CONTINUONS ET AMPLIFIONS LES LUTTES CONVERGENTES !
Agissons partout par la grève le 10 juin prochain !
LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS SALUE CELLE ET CEUX QUI, PAR LEUR ENGAGEMENT PERMANENT, CONTRIBUENT À PORTER DE MANIÈRE OFFENSIVE UNE AUTRE VISION DE LA SOCIÉTÉ, PLUS JUSTE ET PLUS ÉGALITAIRE, DANS L’INTÉRÊT DE TOUTES ET TOUS !
Jeudi 28 mai 2026, les personnels médicaux et paramédicaux de la SNCF ont envoyé un signal fort et sans équivoque à la direction d’Optim’services et du Groupe SNCF.
Face au succès de la grève et de ce rassemblement à Saint-Denis, la Direction ne pourra pas se cacher encore longtemps et devra répondre aux revendications !
Ce sont plus de 130 cheminotes et cheminots, dont une soixantaine d’infirmières, d’infirmiers, de médecins et de personnels paramédicaux, venus de tout le territoire, qui se sont rassemblés sous les fenêtres de la Direction à Saint-Denis. Ce rassemblement se tenait à l’occasion de la réunion plénière du CSE qui avait pour ordre du jour la restructuration des centres d’aptitude sécurité.
Parallèlement, la réussite de cette journée s’est mesurée dans les services par un taux de grévistes significatif dans de nombreux points du territoire. Les « blouses blanches » de la SNCF, trop longtemps invisibilisées, ont fait entendre leur voix avec la CGT !
La Direction d’Optim’services a fait la démonstration de sa fébrilité et de son mépris. Plutôt que d’ouvrir les portes et d’écouter les revendications légitimes des agents qui veillent au quotidien sur la santé des cheminots, elle a préféré donner des consignes strictes d’évitement du rassemblement.
En effet, quelques jours avant, des consignes ont été données pour délocaliser en urgence des personnels vers d’autres bureaux du site de Saint-Denis, probablement pour tenter d’étouffer la contagion de la lutte.
Cette politique de l’autruche est un aveu de faiblesse ! S’ils espéraient nous isoler, nous avons démontré notre unité et notre détermination.
Ce rassemblement et cette grève ont permis de porter haut et fort nos exigences de rupture avec la logique d’austérité qui asphyxie nos services :
Cette journée du 28 mai a été une réussite. Elle a permis de redonner de la force collective, de relever la tête et de prouver que les personnels médicaux et paramédicaux de la SNCF sont indispensables au bon fonctionnement du service public ferroviaire.
Si la direction cherche encore à gagner du temps, nous ne la laisserons pas faire !
TOUTES ET TOUS ENSEMBLE EN GRÈVE LE 10 JUIN 2026 ! pour imposer de véritables négociations et obtenir enfin satisfaction !
Pour nos conditions de travail, pour notre santé, pour celle de tous les cheminots : la lutte continue !
Rejoignez la CGT, organisez-vous, décidez de l’action ! (Contactez vos délégués CGT locaux pour préparer la journée du 10 juin.)
Un an et demi après la filialisation de Fret SNCF dans le cadre du plan de discontinuité, c’est maintenant la privatisation d’Hexafret et de Technis qui est à l’ordre du jour.
Dans ce contexte, les directions d’Hexafret et de Technis ne manifestent aucun empressement à acter le maintien des droits des cheminots au-delà des 36 mois actés par l’accord de transition… Tout au plus, celles-ci évo-quent la possibilité « d’adhérer » à certains accords, tout en maintenant un flou total !
La Fédération CGT des cheminots exige :
TOUTES ET TOUS EN GRÈVE LE 10 JUIN PROCHAIN, À L’APPEL DES 4 FÉDÉRATIONS REPRÉSENTATIVES !
Les quatre organisations syndicales représentatives CGT Cheminots, UNSA-Ferroviaire, SUD-Rail, CFDT Cheminots appellent à la grève le 10 juin 2026.
Réorganisations en cascade, souffrance au travail, arrêts maladie et accidents du travail en hausse : nos quatre fédérations refusent d’attendre.
À la SNCF, un agent sur trois déclare aujourd’hui souffrir de troubles anxieux ou dépressifs. Les arrêts maladie liés à la santé mentale ont progressé de 40 % en cinq ans. Les accidents du travail ont bondi de 15,9 % entre 2024 et 2025 dans le périmètre du Groupe Public Unifié, de 21,7 % filiales incluses et de 50 % sur trois ans.
La médecine du travail alerte, les cellules d’écoute saturent, les remontées de terrain s’accumulent et la direction reste sourde aux signaux du mal-être engendré par leur politique. Pire, elle continue de présenter chaque nouveau plan comme un progrès, à grand renfort de séminaires et d’éléments de langage.
Liquidation de Fret SNCF, cinq-cents postes supprimés et vingt-trois flux livrés au privé. Sud Azur, Étoile d’Amiens, Loire Océan, créées dans la foulée pour fracturer la SNCF sous couvert d’ouverture à la concurrence ; « Maintenir Demain » qui redécoupe vingt-huit établissements et redistribue quatorze mille mainteneurs ; « Résonances » qui prend la suite chez SNCF Réseau, sans temps mort ; « Destination 2030 » qui réécrit l’organisation de SNCF Voyageurs dans la foulée ; Et dans toutes les fonctions transverses – RH, finances, juridique, communication, achats ; Dans tous les chantiers, les ateliers, les dépôts, les bureaux, les gares, partout la même musique depuis des années : moins d’effectifs, plus de polyvalence, plus de territoires à couvrir par agent. Voilà le quotidien des cheminots, dans tous les collèges, dans tous les métiers : des collectifs cassés, des repères qui sautent, des postes supprimés et menacés, des conditions de vie et de travail qui se dégradent.
Cette fragmentation du rail français n’arrive pas par hasard. Elle est le produit d’une vision politique portée par l’État actionnaire et appliquée avec zèle par les directions successives – celle d’un opérateur historique qu’il faut rentabiliser au service du libéralisme ; une vision construite sur un dogme patronal omniprésent et rarement assumé : la supériorité du modèle privé sur le modèle public, de la concurrence sur la coopération, de la flexibilité sur la stabilité. Sur le terrain, cette idéologie produit des effets concrets : on réduit les coûts pour gagner des appels d’offres, on filialise pour s’affranchir de la réglementation historique de la SNCF, on sous-traite pour externaliser nos métiers, on démantèle les fonctions RH de proximité. Nous l’affirmons unitairement : depuis très longtemps, nous sommes face à une politique d’entreprise visant à déstabiliser les salariés et créer un climat professionnel anxiogène.
ASCT, conducteurs, agents de la voie, des gares, du Matériel, de la Circulation, techniciens, agents de maîtrise, cadres, cadres supérieurs, personnels des fonctions support : la souffrance au travail ne reconnaît ni grade ni métier. L’encadrement craque sous les injonctions contradictoires et la perte de sens. Les opérationnels craquent sous la pression des objectifs et la fatigue accumulée. Les fonctions transverses craquent sous la charge qu’on continue de leur empiler à effectifs réduits. La réorganisation permanente n’épargne personne, parce qu’elle ne vise personne en particulier : elle est devenue la méthode.
Depuis des années, les directions SNCF s’appuient sur la conscience professionnelle des maîtrises et des cadres pour faire tenir une organisation du travail toujours plus dégradée.
Sous-effectifs, restructurations permanentes, injonctions contradictoires, surcharge de travail, explosion du temps de travail, perte de sens : la souffrance de l’encadrement n’est plus marginale, elle est devenue systémique.
Les ICTAM sont aujourd’hui en première ligne. Beaucoup assurent, au-delà du raisonnable, des missions impossibles à tenir dans des conditions normales. Beaucoup compensent les manques, absorbent les dysfonctionnements, sacrifient leur équilibre personnel pour maintenir la production et atteindre des objectifs irréalistes.
Et pourtant, combien de journées de grève « rattrapées » le soir, le week-end ou pendant les congés ?
Combien de cadres et agents de maîtrise qui se déclarent grévistes une heure, quatre heures, une journée, tout en continuant malgré tout à fournir le travail attendu par la direction ?
CETTE SITUATION DOIT CESSER.
Le 10 juin, la grève doit être un véritable arrêt du travail. Ne pas rattraper les heures ou les journées de grève, c’est démontrer une réalité que la direction cherche à masquer : sans l’investissement permanent des ICTAM, l’entreprise ne fonctionne pas normalement. Notre implication quotidienne ne doit plus servir à camoufler les effets des politiques de réduction d’effectifs et de recherche permanente de rentabilité.
La mobilisation des maîtrises et des cadres sera un signal fort. Elle montrera que les cheminots de l’encadrement refusent d’être sacrifiés sur l’autel de la productivité financière et de la privatisation rampante de l’entreprise.
Le dialogue construit localement entre syndiqués CGT et encadrants démontre chaque jour que les intérêts des salariés de tous collèges convergent. Contractuels, statutaires, exécution, maîtrise, cadres, toutes entreprises ferroviaires : nous avons des revendications communes et un intérêt collectif à nous mobiliser ensemble.
Le 10 juin, faisons de cette journée une démonstration massive de notre colère, de notre dignité et de notre force collective.
POUR NOS CONDITIONS DE VIE ET DE TRAVAIL,
TOUTES ET TOUS EN GRÈVE AVEC L’UFCM-CGT.
À chaque fois qu’on nous parle d’intéressement, c’est pour mieux éviter la question de l’augmentation générale du salaire brut des cheminot·es. La CGT réaffirme donc son opposition à un système patronal qui, dans les faits, est un piège tendu aux salariés.
L’intéressement n’est ni du salaire, ni une reconnaissance du travail. C’est un dispositif aléatoire, soumis aux choix de la direction et aux logiques financières, pendant que les cheminots voient leurs conditions de travail se dégrader et leur salaire stagner.
Les critères de l’intéressement reposent sur des gains de productivité au prix de suppressions d’emplois et d’une dégradation continue des conditions de travail.
L’intéressement sert à individualiser la rémunération et à casser les repères collectifs. Il vise à diviser les cheminots, par sociétés et par entreprises. Il cherche même à les opposer entre eux.
L’objectif est clair : empêcher les cheminots de se rassembler pour arracher de véritables augmentations générales de salaires et par conséquent, participer malgré eux au non-financement de notre protection sociale.
MOINS DE COTISATIONS, MOINS DE DROITS
Contrairement au salaire, les dispositifs aléatoires tels que l’intéressement ou la prime de partage de la valeur ne sont pas soumis aux cotisations sociales. Cela signifie : moins de droits, moins de remboursement de soins et moins de retraite, entres autres. C’est « gagnant » pour l’employeur qui ne cotise pas et ne finance pas notre système de protection sociale solidaire et intergénérationnel, c’est « perdant » pour le salarié qui voit ses conditions de travail dégradées et, en plus, voit ses impôts augmenter, avec les conséquences directes sur la vie quotidienne.
DE L’ARGENT POUR LES SALAIRES
Si les sommes englouties (354 millions d’euros par an) dans ces dispositifs aléatoires, comprenant le financement de la Complémentaire Santé Obligatoire, étaient injectées dans le salaire socialisé, TOUS les cheminots verraient leur salaire augmenter de 6 % à minima ! Voilà la réalité !
LA SEULE RÉPONSE : LE SALAIRE
Pendant que la direction exige toujours plus des cheminots, elle refuse toujours de reconnaître durablement leur travail par le salaire. Pour la CGT, la seule réponse juste, collective et pérenne, c’est l’augmentation générale du salaire de base pour toutes et tous.
La CGT revendique des augmentations générales des salaires, immédiates et pérennes. Parce que le salaire est la juste rétribution du travail, du savoir-faire et de l’expérience. Parce qu’il ouvre des droits, qu’il compte pour la retraite, pour la protection sociale, pour la vie de tous les jours.
LA CGT EXIGE :
La CGT revendique un nouveau Statut pour tous les cheminots, avec de nouveaux droits, afin d’en finir avec les inégalités entre cheminots contractuels ou statutaires, d’entreprises différentes. NOUS POUVONS LE GAGNER ENSEMBLE !
TOUS EN GRÈVE LE 10 JUIN PROCHAIN !
Les fédérations syndicales sont pleinement engagées dans un processus de mobilisation unitaire visant à garantir à TOUS les cheminots les mêmes droits dans toutes les entreprises du Groupe, filiales comprises.
Elles appellent les cheminot·es à agir par la grève le 10 juin prochain !
NOTRE TEMPS DE REPOS N’EST PAS À VENDRE ! LA SÉCURITÉ DOIT ÊTRE PRÉSERVÉE !
Le temps de travail, sa durée et son organisation ne peuvent être regardés sous le seul prisme de la productivité et de la rentabilité. Les exigences fortes du système ferroviaire, et notamment la sécurité, exigent au contraire une réglementation du travail unifiée et de haut niveau.
L’ouverture à la concurrence par lots successifs, à l’appui d’une stratégie assumée de filialisation par la direction de la SNCF, lui offre l’opportunité de s’attaquer à nos vies et à nos temps de repos et de loisirs, filiale par filiale, et selon des modalités différenciées selon les caractéristiques de chaque marché ou lot remporté…
NOUS NE LAISSERONS PAS FAIRE !
En amont d’une table ronde, la Direction de la SA Voyageurs, en pointe dans l’offensive contre les droits, avait indiqué vouloir activer les leviers de productivité suivants :
Le respect de la règlementation du travail est un impératif. STOP aux commandes dérogatoires par la remise en cause du nombre de repos doubles, notamment pour les agents de réserve, par des commandes réalisées pendant les repos ou congés, par des logiciels de commande divers et variés tournés vers une productivité outrancière…. Les Directions d’entreprises et le patronat n’en ont jamais assez !
LE 10 JUIN, METTONS UN COUP D’ARRÊT À CEUX QUI VEULENT NOUS RENVOYER AU 19e SIÈCLE !
TOUS ET TOUTES EN GRÈVE !
23 avril 2026
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