80 ans de la grève insurrectionnelle du 10 août 1944
Affiche fédérale
Voici l’affiche fédérale de la Fédération CGT des cheminots dans le cadre de la commémoration des 80 ans de la grève insurrectionnelle du 10 août 1944.
Voici l’affiche fédérale de la Fédération CGT des cheminots dans le cadre de la commémoration des 80 ans de la grève insurrectionnelle du 10 août 1944.
La vision CGT des activités sociales et culturelles (ASC) et du droit aux vacances, avec un contenu émancipateur, offre aux cheminot·e·s des espaces privilégiés pour développer leur esprit critique, dans un environnement inclusif, de liberté et de détente.
Par leur accès, la CGT et son UFCM portent l’épanouissement de chacun·e dans un cadre collectif : celui de la famille cheminote !
Au moment où les droits des cheminot·e·s sont remis en cause par les gouvernements successifs, la direction du GPU SNCF et l’UTPF, l’existence de structures proposant des activités sociales et culturelles (ASC) gérées par les cheminot·e·s reste un outil précieux à défendre et développer. La lutte pour réduire les inégalités et favoriser la cohésion sociale que la CGT mène dans sa gestion des ASC au sein du CCGPF et dans les CASI reste une priorité pour l’avenir !
Depuis la création des Comités d’Entreprise Régionaux (CER) et du Comité Central d’Entreprise (CCE) en 1986, la CGT a permis à ce que l’accès aux vacances devienne réalité pour un grand nombre de cheminot·e·s et leurs familles. La vision CGT des ASC permet l’émancipation de tout le corps social cheminot par l’accès à la culture, à la lecture, aux loisirs et aux sports.
Cette année, nous fêtons les 40 ans de gestion des ASC par la CGT ! Autant d’années où la direction n’a jamais fait de cadeaux aux cheminot·e·s et où la CGT a favorisé l’épanouissement de la famille cheminote, malgré les attaques et les remises en cause de nos conquis sociaux par le patronat et les gouvernements libéraux.
Pour la direction, la gestion des ASC par les cheminot·e·s et pour les cheminot·e·s est une entrave à son autorité et à sa politique de casse de notre modèle social. Elle cherche à diviser le salariat, en développant des dispositifs concurrents auprès de l’encadrement, tout en limitant les moyens des ASC et leur accès sur le temps de travail.
La CGT et son UFCM portent un message de solidarité et d’unité pour tous les cheminot·e·s de la branche. Les CSE qui ne mutualisent pas en totalité la dotation sur les ASC avec les CASI relevant de leur périmètre privent les cheminot·e·s et leurs ayants droit de la totalité des prestations sociales, culturelles et sportives proposées par celui-ci !
Là où certains distribuent des chèques en tous genre et liquident le tourisme social au profit du secteur marchand, la gestion CGT crée les conditions d’un droit aux ASC et aux vacances pour toutes et tous, en en permettant l’accès à tous les cheminot·e·s, en particulier à celles et ceux qui n’en auraient jamais eu l’occasion autrement !
Les CASI sont financés par les cotisations sociales à hauteur de 1,721 % de la masse salariale brute du GPU SNCF. Les réorganisations et suppressions de postes issues des politiques d’austérité accélèrent le démantèlement du GPU et impactent directement ce financement : une revalorisation générale des salaires ainsi que des embauches nécessaires à la production d’un service public ferroviaire intégré et de qualité, revendiqué par la CGT et son UFCM, entraîneraient mécaniquement une hausse de ce financement !
« TOUTES ET TOUS CHEMINOT·E·S ! » n’est pas qu’un slogan : le nouveau Statut du travail cheminot (NSTC), construit avec elles et eux, a fait de l’accès aux ASC pour l’ensemble des cheminot·e·s de la branche une pierre angulaire de ce projet. Mais la multiplication des filiales et l’ouverture à la concurrence menacent l’accès aux ASC, excluant des milliers de cheminot·e·s, fragilisant des structures déjà précaires. Ces choix attaquent des droits historiques, arrachés par les luttes exemplaires de nos aîné·e·s.
LA CGT ET SON UFCM REVENDIQUENT :
Chaque année, des dizaines de milliers de cheminot·e·s et d’ayants droit bénéficient des ASC : arbres de Noël, repas en restaurants d’entreprise, colonies et mini-séjours pour enfants, vacances pour les familles… Des centaines de salarié·e·s oeuvrent quotidiennement au service de la famille cheminote, à travers clubs, associations et groupements sur tout le territoire. Ces activités concrétisent la solidarité et l’émancipation que la CGT porte depuis 40 ans. Alors pour 40 prochaines années de partage, d’entraide et de fraternité :
AUX ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES DU 19 AU 26 NOVEMBRE 2026,
POUR DES ASC DE QUALITÉ ET UN ACCÈS AUX VACANCES POUR TOUTES ET TOUS,
JE VOTE CGT !
Depuis plusieurs semaines, une profonde colère s’exprime dans le pays.
La jeunesse, les lycéens, les étudiants, les salariés, les retraités et les citoyens mobilisés expriment leur rejet d’une situation sociale devenue insupportable.
Nos colères ne sont pas différentes et ont une même origine : des choix politiques et économiques qui privilégient le financement militaire, épargnent les actionnaires et les plus riches, exonèrent les entreprises de cotisations et leur accordent des aides publiques sans conditions ni contreparties, tout cela au détriment des besoins humains et sociaux.
Les projets de budgets 2027 du gouvernement Lecornu sont une parfaite illustration de cette politique d’austérité que devront supporter les salariés, les retraités et les familles. C’est également une attaque inacceptable et irresponsable contre les droits, contre les services publics et le financement de notre protection sociale.
250 cortèges en France ont rassemblé près d’un million de jeunes, retraités, salariés du public, du privé qui ont exprimé leur colère et leurs revendications.
Des milliers de salariés ont cessé le travail à l’appel des organisations représentatives pour exiger des augmentations de salaires, des conditions de travail et des droits sociaux.
Les cheminotes et les cheminots ont pris toute leur place dans cette mobilisation !
Après le puissant rassemblement du 3 novembre où plus de 3 000 cheminots se sont réunis devant la direction du GPU SNCF à Saint-Denis pour exiger de véritables augmentations générales des salaires, c’est par la grève que les cheminotes et les cheminots se sont de nouveau fortement mobilisés le 5 novembre où nous comptons près d’un cheminot sur trois en grève. Dans certains chantiers ou dépôts, 100 % des agents devant travailler étaient en grève !
De nombreux syndiqués et de nombreux cheminots se sont réunis sous l’impulsion des syndicats CGT locaux pour réfléchir sur les suites à donner à cette journée réussie et exprimer leurs exigences sur :
À l’issue de cette mobilisation, les organisations syndicales au plan interprofessionnel se réuniront pour analyser le niveau de mobilisation et proposer de nouvelles perspectives d’actions.
Les quatre organisations syndicales représentatives à la SNCF se détermineront rapidement pour proposer des suites à cette journée.
C’EST DANS L’ACTION, PAR LA GRÈVE ET L’UNITÉ, QUE NOUS GAGNERONS DE RÉELLES AVANCÉES SOCIALES POUR LES CHEMINOTES ET LES CHEMINOTS eET POUR TOUTES ET TOUS.
Voter pour la CGT, c’est voter pour l’unité des cheminot·e·s, notamment au travers du projet d’un Nouveau Statut du Travail Cheminot visant à unifier les droits de tous les cheminot-e-s. Voici ce que la Fédération CGT des cheminots revendique sur les 6 thématiques de ce nouveau statut, identifiées comme prioritaires par les cheminot-e-s consulté·e·s dans le cadre de la grande « Consult’Action » de la CGT :
La CGT revendique :
La CGT revendique :
La CGT revendique :
La CGT revendique :
La CGT revendique :
La CGT revendique :
DU 19 AU 26 NOVEMBRE, VOTER CGT AUX ÉLECTIONS CSE, C’est voter pour avoir les moyens d’atteindre ces revendications et pour se donner de nouvelles perspectives !
Prime traction, fin de carrière, lutte contre la précarité et temps de travail, la CGT se bat au quotidien pour gagner de nouveaux droits et améliorer les conditions de travail des cheminot·e·s.
Les élections CSE, qui se dérouleront du 19 au 26 novembre prochains sont l’occasion pour les cheminot·e·s de la Traction de faire entendre leur voix en votant CGT et d’imposer une autre voie !
Les avancées obtenues sont le résultat de l’engagement de la CGT et des mobili-sations des cheminot·e·s. Elles montrent que nos revendications peuvent aboutir lorsque nous construisons le rapport de forces.
Depuis février 2022, la CGT porte un projet de refonte de la prime traction. Plus de 4 200 pétitions ont notamment été remises à la Direction. Après plusieurs années de travail et d’actions (tracts, simulateur prime traction…), la CGT a fini par obtenir l’ouverture de discussions. Le rassemblement du 27 mai 2025 a été déterminant pour imposer ces échanges à la Direction.
Ce travail revendicatif engagé et initié par la CGT a permis d’obtenir plusieurs avan-cées concrètes, dans un contexte marqué par l’ouverture à la concurrence et d’in-cessantes réorganisations :
Ces avancées sont le fruit du travail et du rapport de forces construits par la seule CGT. Elles démontrent l’utilité de notre mobilisation et la nécessité d’avoir poursuivi le combat pour obtenir une reconnaissance de notre métier. Dorénavant cette revendication dépasse le seul périmètre de la Traction et s’inscrit dans la réflexion plus large portée par la CGT sur la sécurisation des primes de travail et sur le salaire socialisé.
Le combat de la Fédération CGT des cheminots sur les fins de carrière montre que des revendications jugées parfois irréalisables peuvent aboutir lorsque la CGT ne renonce pas.
Début 2023, alors que le gouvernement annonçait une nouvelle réforme des re-traites, la question des fins de carrière était au coeur des préoccupations des cheminot·e·s.
Dès janvier 2023, la CGT était la seule organisation syndicale à demander la réou-verture des négociations pour améliorer les dispositifs de CPA existants.
La mobilisation des cheminot·e·s, localement et par métier, a contraint la Direction à ouvrir des négociations. À l’appui du rapport de forces, celles-ci ont abouti à une table ronde nationale, en avril 2024.
Alors que certaines organisations ne revendiquaient au départ que la création d’un dispositif individuel, plusieurs propositions défendues dès le début par la CGT ont finalement été reprises.
Les négociations du 10 avril 2024 ont permis d’obtenir :
Depuis septembre 2025, la direction de SNCF Voyageurs avait pour ambition de vouloir créer une filiale de travail temporaire à la Traction, un projet qui aurait accentué la précarité, fragilisé les conditions de travail et remis en cause la sécurité ferroviaire.
Face à cette attaque contre les droits des cheminot·e·s, la Fédération CGT des cheminots a engagé une action unitaire pour faire barrage à ce projet. La Direction a finalement annoncé son retrait à la suite de l’audience de préavis du 7 janvier 2026. C’est une première victoire obtenue grâce à la détermination et à l’action collective des organisations syndicales.
Cette avancée confirme que lorsque les cheminot·e·s se mobilisent et que les organisations syndicales agissent ensemble, il est possible de faire reculer la Direction.
Si face à l’ouverture à la concurrence et la création de « PME du rail », certaines organisation syndicales ont renoncé, la Fédération CGT des cheminots entend continuer la lutte, avec l’ambition de réunifier les cheminot·e·s. Cela passe, dans un premier temps, par la recons-truction et l’intégration des filières métiers, et notamment la filière Traction. C’est une étape indispensable pour préserver et améliorer les droits de toutes et tous, et garantir un véritable service public ferroviaire.
Mais la CGT continue de porter d’autres exigences, notamment la reconnaissance du temps de travail des conducteur·trice·s. Cette revendication doit désormais nous permettre d’aller plus loin dans la reconnaissance des contraintes et des spécificités de notre métier. Il s’agit également de faire progresser un véritable droit à la déconnexion pour les conducteur·trice·s, afin que le temps de repos soit pleinement respecté.
La grève du 10 juin 2026 a démontré la volonté des cheminot·e·s de faire bouger les lignes et de porter des revendications fortes sur la question du temps de travail. La CGT a d’ores et déjà porté ces revendications auprès de la Direction et continuera à les défendre.
Mais pour obtenir de nouvelles avancées, il faudra élever le niveau du rapport de forces. C’est par la mobilisation collective et l’implication des cheminot·e·s que nous pourrons con-traindre la Direction à répondre à nos revendications et obtenir une véritable reconnaissance du temps de travail des ADC.
EN VOTANT CGT LORS DES PROCHAINES ÉLECTIONS CSE, DU 19 AU 26 NOVEMBRE, CHAQUE CHEMINOT·E DE LA TRACTION PORTERA L’EXIGENCE DE STOPPER LA FILIALISATION ET LA PRÉCARISATION DE NOS MÉTIERS, ET DE GARANTIR À TOUTES ET TOUS LES MÊMES DROITS ET GARANTIES COLLECTIVES.
Les élections professionnelles se dérouleront du 19 au 26 novembre prochains. À cette occasion, les ASCT éliront leurs représentants dans les CSE. Si cette période donne souvent lieu à des promesses ou à des postures populistes, la CGT est force de proposition et d’action pour l’intérêt de tous les ASCT.
Durant ce mandat, la CGT s’est mobilisée au quotidien pour la filière Trains. Dans les territoires, vos délégué·e·s CSE/CSSCT, avec l’appui des militant·e·s CGT, ont défendu vos droits du quotidien face aux multiples attaques des directions.
Au national, la CGT a fait bouger les lignes sur la prime de travail, défendu la spécificité du métier en étant force de proposition sur la CAA à 36 mois et l’obten-tion du P3. Elle a oeuvré par la suite au maintien du 4S pour les ASCT TER et IC, dans un contexte d’application des textes issus de la réglementation européenne.
Les trois vagues de réforme des retraites ont reculé de plusieurs années l’âge de départ à la retraite pour tous les cheminot·e·s.
Dès septembre 2023, la CGT a porté seule un projet pour la fin de carrière des ASCT : la CPA à 78 mois.
À l’appui du rapport de forces, le dispositif CPA laisse place à 2 formules, dont la CAA allant jusqu’à 36 mois. C’est une avancée significative limitant la pénibilité des années supplémentaires à bord des trains et une base solide pour obtenir mieux demain.
En janvier 2021, la CGT a porté son projet sur la revalorisation et la refonte de la prime de travail des ASCT. Mobilisée depuis octobre 2021 (pétition CGT recueil-lant 60 % des signatures des ASCT et rassemblement de 600 ASCT au siège de la Direction, à Saint-Denis), la CGT a fait valoir sa persévérance collective. Après 4 ans de négociations, les revendications ont abouti en janvier 2026. Les résultats sont significatifs : en 5 ans, c’est une hausse comprise entre 140 et 180 euros par mois pour les ASCT, selon leur classe et leur régime !
En janvier 2025, en raison d’une dégradation continue du matériel Ouigo et de l’absence de réponses concrètes malgré les nombreuses alertes, la CGT a engagé une démarche de lutte. Après une séquence de grève de 3 jours à près de 90 %, la Direction a été contrainte d’ouvrir des négociations. Grâce à cette forte mobilisa-tion impulsée par la CGT, des avancées majeures ont été obtenues : création d ’une commission mixte ; revalorisation pérenne de 24 % de l’indemnité fixe Ouigo ; et majoration de la prime de travail sous forme de gratification…
L’annonce de l’arrivée du matériel Oxygène s’est accompagnée d’une attaque en règle contre le métier. La CGT a aussitôt proposé aux ASCT Intercités de com-battre cette décision. Grâce à une mobilisation exemplaire impulsée par la CGT, une seule journée de grève a suffi pour faire plier la Direction : le maintien des TCS sur Oxygène a été acté, une victoire collective majeure, fruit du rapport de forces, qui préserve la qualification et les missions sécurité de notre métier.
Pour favoriser l’ouverture à la concurrence du rail en Europe, la STI OPE a évolué en gommant plusieurs exigences réglementaires « coûteuses » pour les opérateurs (sécurité, formation, suivi médical) et en transformant les TES en TCS. Si le législateur a laissé aux entreprises ferroviaires le choix de fixer leurs seuils, la Direction a appliqué cette décision avec zèle en ciblant particulièrement les ASCT IC, TER et TN. À la suite de nombreuses interventions obli-geant la Direction à ouvrir des négociations, nous avons gagné que plus d’1 sur 2 à TER et 100 % à IC seront toujours soumis aux TCS. Cette victoire essentielle pour l’avenir du métier consolide les parcours professionnels vers Voyages et éloigne les attaques contre le code prime 24.
La CGT porteuse de vos revendications !
Les prochaines luttes visent la garantie de 2 ASCT par rame TGV Inoui en production (et pas en conception). Sur IC, alors que certaines circulations sont prévues en UM avec 1 agent par rame, l’objectif CGT est clair : obtenir la présence de 2 ASCT minimum par rame. Cet enjeu est essentiel pour garantir de bonnes conditions de travail, la sûreté, la sécurité et un accueil de qualité pour les usager·e·s.
Avec la dégradation de la production liée aux changements climatiques et par conséquence la forte dégradation des conditions de travail, la CGT revendique les 32 heures hebdomadaires sans perte de salaire ; 18 jours de repos supplémentaires par an pour les ASCT ; jusqu’à 87 heures de repos à résidence ; mais aussi 10 heures minimum de repos hors résidence, pour la santé, la vie personnelle et la sécurité ferroviaire. En outre, arracher les 32 heures, ce serait 985 emplois d’ASCT supplémentaires.
La CGT Cheminots revendique une augmentation générale des salaires de 12 % et un véritable treizième mois. La CGT Cheminots revendique aussi une grille unique des salaires, pour tous les cheminot·e·s, reconnaissant les qualifications et la technicité des métiers et garantissant un vrai déroulement de carrière. En outre, la CGT exige pour les ASCT une prime de travail revalorisée et sécurisée.
Dans la filière, l’emploi a connu une forte progression grâce aux luttes menées, atteignant 850 recrutements en 2024, un chiffre d’ailleurs conforme aux revendications CGT.
Cependant, nous constatons depuis un fort ralentissement. Au quotidien, cela se traduit par des équipements de train à nouveau incomplets, des congés refusés et des règles du travail non respectées. Grâce notamment aux alertes de nos syndicats locaux, la CGT exige sans relâche des effectifs supplémentaires.
La Direction de l’entreprise, à tous les niveaux, ne cherche qu’à détériorer nos conditions de travail, s’attaquer au temps de travail, réduire nos salaires et filialiser les cheminot·e·s, le vote CGT s’appuie sur une démarche offensive : contester, proposer, mobiliser et négocier, pour gagner tous ensemble !
DU 19 AU 26 NOVEMBRE, VOTER CGT POUR CHAQUE ASCT, C’EST S’OPPOSER AUX RENONCEMENTS ET PORTER LA VOIE DU PROGRÈS SOCIAL POUR TOUTE NOTRE CORPORATION !
Ce mardi 3 novembre, à l’appel, impulsé par la CGT des cheminots, des 4 organisations syndicales représentatives du groupe SNCF, plus de 3 000 cheminot·e·s étaient présent·e·s sous les fenêtres de la direction du GPU à l’occasion de la table ronde dite « pouvoir d’achat », pour exiger l’ouverture de réelles négociations sur leurs salaires !
Les cheminot·e·s se sont clairement exprimés à cette occasion.
La reconnaissance de leur travail, à l’opérationnel comme à l’encadrement ou en pôle d’appui, doit se traduire concrètement sur la fiche de paie, avec des augmentations générales de salaire permettant à toutes et tous de vivre décemment de leur travail.
Alors que les mobilisations se multiplient face à la vie chère, aux salaires qui stagnent, à la précarité et à la dégradation des services publics, la direction de la SNCF ne peut plus jouer de la politique de l’autruche !
À l’issue de la rencontre d’aujourd’hui, elle a annoncé des mesures dont la teneur pourrait être comique si cela n’impactait pas de plein fouet la vie des cheminot·e·s :
La direction a balayé les revendications des organisations syndicales, les renvoyant aux discussions dans le cadre des NAO 2027 et d’une table ronde fixée, à cette heure, pour mi-janvier.
ALORS QUE NOUS EXIGEONS UNITAIREMENT L’OUVERTURE DE NÉGOCIATIONS SALARIALES, CES ANNONCES SONT LARGEMENT INSUFFISANTES !
LE 5 NOVEMBRE, UNITAIREMENT ET PAR LA GRÈVE, AUGMENTONS LE RAPPORT DE FORCES ET ALLONS CHERCHER TOUTES ET TOUS ENSEMBLE :
Allons gagner ce qui nous revient de droit ! De l’État à la branche ferroviaire, les caisses ne sont pas vides : elles sont vidées par des politiques contraires au progrès social et à l’amélioration des conditions de vie et de travail des citoyen·ne·s !
En grève et en manifestations le 5 novembre, avec la jeunesse mobilisée depuis plusieurs semaines et les autres salarié·e·s du pays, mobilisons-nous pour gagner de réelles avancées sociales, dans le ferroviaire comme ailleurs !
NOTRE FORCE :
L’UNITÉ DES CHEMINOT·E·S !
L’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageurs est un choix politique assumé de pillage d’argent public au profit d’intérêts privés, au moyen du démantèlement du service public SNCF et de la destruction du cadre social des cheminot·e·s.
Pour les ingénieur·e·s, cadres, technicien·ne·s et agent·e·s de maîtrise (Ictam), il s’agit d’une attaque frontale contre le service public, nos métiers, nos qualifications, nos parcours professionnels et le sens du travail !
La casse du monopole public SNCF est présentée comme une modernisation inévitable, voire un progrès. Elle constitue en réalité un grave danger pour les ingénieur·e·s, cadres, technicien·ne·s et agent·e·s de maîtrise (Ictam). Il s’agit d’un véritable braquage de fonds publics, dont les conséquences économiques, sociales et opérationnelles se répercutent sur celles et ceux qui, au quotidien, conçoivent, développent, organisent et sécurisent la production : les cheminot·e·s de l’encadrement, référent·e·s techniques, garant·e·s des savoirs et savoir-faire, expert·e·s du ferroviaire !
Les 7,2 millions d’euros de subventions publiques versées à des entreprises can-didates à des appels d’offres avant même qu’elles ne fassent circuler le moindre train, les 700 millions d’euros investis dans de nouveaux ateliers de maintenance, véritables « cadeaux de bienvenue » aux nouveaux entrants, ou encore les 4,4 mil-liards d’euros de surcoûts liés au morcellement des achats de matériel roulant ne sont que quelques exemples illustrant le gaspillage d’argent public. Ces choix politiques imposent aux Ictam de travailler en permanence en service dégradé, tout en subissant les calendriers d’appels d’offres au lieu de répondre aux besoins des usager·e·s. La souffrance au travail s’ancre dans leur quotidien.
La concurrence se construit toujours sur le dos des usager·e·s et des salarié·e·s, sur l’abaissement des droits collectifs et sur la liquidation du service public. Elle frappe directement les conditions d’emploi des Ictam. Par exemple, les ferme-tures et réductions d’horaires de 178 guichets et les suppressions de 297 postes de vendeurs suite à l’ouverture à la concurrence dans 4 Régions (Paca, Hauts-de-France, Grand Est et Nouvelle-Aquitaine) impactent directement les conditions de travail des encadrant·e·s et de leurs assistant·e·s, devenant de simples gestion-naires de pénuries au lieu d’être des référent·e·s et expert·e·s techniques de leur métier, disposant des moyens nécessaires pour encadrer un collectif de travail à taille humaine et en proximité !
Les attaques patronales contre notre cadre social, à travers la mise en place de l’accord Classifications-Rémunérations sans la signature de la CGT ont individuali-sé les parcours professionnels et remis en cause la reconnaissance des diplômes et des qualifications. De plus, l’instauration des rémunérations annuelles garan-ties a péjoré les déroulements de carrière et nivelé par le bas les salaires, sans oublier la complémentaire santé obligatoire et la fiscalisation des facilités de circulation, qui ont littéralement fait les poches des cheminot·e·s !
La mauvaise loi de 2018 et les dernières réorganisations d’ampleur ont profondément modifié les sociétés ferroviaires pour en faire des machines à cash-flow, uniquement tournées vers les gains de productivité. Les Ictam deviennent ainsi de simples exécutant·e·s, du fait de l’augmen-tation de processus standardisés sans latitude d’organisation. Elles et ils subissent une perte de sens au travail ainsi qu’un fort mal-être, causé par une organisation de la production déshuma-nisée et par le dumping social entre cheminot·e·s.
La concurrence ne réduit aucun coût, elle détourne les richesses au lieu de les partager ! Elle augmente les prix pour les usager·e·s, augmente la facture pour les contribuables et détruit notre cadre social commun. L’ouverture à la concurrence transforme les Ictam en gestionnaires de misère, dans des sociétés uniquement guidées par les profits, au détriment de l’humain et de l’intérêt général.
AUX ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES, DU 19 AU 26 NOVEMBRE 2026, POUR LE SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE, POUR DÉFENDRE MES DROITS ET EN GAGNER DE NOUVEAUX, JE VOTE CGT !
Lors de la CPPNI (réunion de négociation de la CCN) du 28 octobre, la CGT a déclenché la révision de l’accord « classifications / rémunérations et fiscalisation des FC ».
Elle a proposé aux autres organisations syndicales de la rejoindre dans cette démarche pour obtenir immédiatement de meilleurs salaires et améliorer les conditions de travail des cheminots.
En 2021, la CGT a été la seule organisation syndicale à exercer son droit d’opposition à l’accord classifications et rémunérations. Près de cinq ans après, les raisons de notre opposition restent entières.
Mais il ne s’agit pas de rejouer les débats stériles. Il s’agit de répondre ensemble aux conséquences vécues par les cheminots et de construire de nouvelles garanties. C’est pourquoi la CGT a engagé la procédure de révision de l’accord.
UNE RÉVISION POUR GAGNER DE NOUVEAUX DROITS !
Les emplois sont élastiques, recomposables au gré des besoins des employeurs. Cette polyvalence imposée désorganise les collectifs, dégrade les conditions de travail pour quelques euros et alimente la souffrance au travail, avec des conséquences trop souvent dramatiques. Pour la CGT, la vie des cheminots n’est pas à vendre.
CE QUE NOUS VOULONS :
Lorsque les prix augmentent sans mécanisme correspondant de revalorisation, le reste à vivre recule. Les cheminots ne doivent pas courir derrière l’augmentation du coût de la vie.
CE QUE NOUS VOULONS :
Les cheminots contractuels ne disposent pas d’une véritable grille salariale : les rémunérations minimales garanties sont très faibles et ne garantissent pas une progression salariale suffisante. Les cheminots statutaires voient leur grille de rémunération affaiblie par la fin du recrutement au statut.
Statutaires comme contractuels sont ainsi privés de garanties suffisantes de progression salariale. Les inégalités se creusent entre les femmes et les hommes, entre contractuels et statutaires, mais aussi entre les contractuels eux-mêmes.
CE QUE NOUS VOULONS :
Le salaire dépend de l’emploi exercé plutôt que de reconnaître pleinement les savoirs, savoir-faire et qualifications acquis. Un cheminot ne perd pourtant ni son expérience ni ses savoirs lorsqu’il change de poste.
CE QUE NOUS VOULONS :
Les factures, le logement, l’énergie et l’alimentation se paient chaque mois. Une rémunération annuelle garantie ne garantit pas suffisamment le niveau de vie mensuel et ne remplace pas un véritable 13ᵉ mois de branche.
CE QUE NOUS VOULONS :
L’ancienneté doit constituer un droit reconnu collectivement. Nous refusons une reconnaissance de l’ancienneté à plusieurs vitesses.
CE QUE NOUS VOULONS :
La CGT dénonce la perte de reconnaissance de la pénibilité pour des cheminots dont le métier a été remplacé par un intitulé d’emploi-type. Changer le nom du travail n’en change pas les contraintes.
CE QUE NOUS VOULONS :
Les facilités de circulation promises à tous restent un droit qui n’est pas réellement accessible à chacun. En revanche, l’accord classifications et rémunérations a facilité leur fiscalisation.
CE QUE NOUS VOULONS :
CONSTRUISONS ENSEMBLE LES GARANTIES DE DEMAIN !
Au-delà des divergences de 2021 sur l’accord classifications et rémunérations, l’enjeu est de répondre ensemble aux besoins des cheminots.
La Fédération CGT des cheminots a adressé à toutes les organisations syndicales un projet de texte pour gagner de nouveaux droits dans la révision de l’accord.
Sans renier les positions de chacun, nous les invitons à porter tout ou partie de nos revendications pour améliorer la vie de tous les cheminots de la branche.
ALORS PORTONS ENSEMBLE CES EXIGENCES !
Depuis des semaines, dans tout le pays, les mobilisations s’intensifient pour les salaires, l’emploi, les services publics et la justice sociale.
Face à la forte inflation, à l’augmentation du coût de la vie, à la précarité et à la dégradation de nos conditions de vie et de travail, la séquence qui s’ouvre va être déterminante pour obliger la direction à répondre à nos revendications légitimes !
Au sein du GPU SNCF, les 0,18 % d’augmentation générale des salaires pour 2026 ont été vécus par les cheminot·e·s comme une véritable provocation. Cette « augmentation » est un déni de reconnaissance de l’investissement sans faille de l’ensemble des cheminot·e·s, quels que soient leurs métiers, leurs qualifications, leurs responsabilités et leurs fonctions, pour produire un service public ferroviaire de transport de voyageurs et de marchandises de qualité, indispensable à la population, à l’activité économique et à l’aménagement du territoire, dans des conditions toujours plus dégradées suite aux nombreuses réorganisations, suppressions de postes, et aux orientations mortifères de l’entreprise.
La reconnaissance du travail des cheminot·e·s, à l’opérationnel comme à l’encadrement ou en pôle d’appui, doit se traduire concrètement sur la fiche de paie, avec des augmentations générales de salaire permettant à toutes et tous de vivre décemment de leur travail. Pour les encadrant·e·s, cela passe aussi par une juste reconnaissance des qualifications et des responsabilités. Rassemblons-nous massivement à Saint-Denis devant la direction de l’entreprise le 3 novembre pour exiger, dans l’unité intersyndicale impulsée par la CGT, l’ouverture immédiate de véritables négociations salariales !
L’austérité imposée à la SNCF s’inscrit dans une politique de casse de notre modèle social, où les cheminot·e·s paient le prix des gains de productivité réalisés sur leur dos, au détriment de leurs salaires, de l’emploi et du service public. Face aux offensives contre nos droits et nos conditions de vie et de travail, opposons la solidarité et la lutte collective ! L’UFCM-CGT appelle les ingénieur·e·s, cadres, technicien·ne·s, et agent·e·s de maîtrise à se mobiliser en nombre, par la grève, et à s’inscrire dans les initiatives locales unitaires le 5 novembre 2026 pour imposer un autre partage des richesses et construire un avenir fondé sur la justice sociale et l’humanité !
LE 3 NOVEMBRE À SAINT-DENIS, LE 5 NOVEMBRE EN GRÈVE ET EN MANIFESTATION, POUR UNE SOCIÉTÉ ET UNE SNCF PLUS JUSTES ET SOLIDAIRES
23 avril 2026
« Ça déshumanise les gares » : la CGT cheminots mobilisée dans les gares du Limousin contre la fermeture de guichets
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