80 ans de la grève insurrectionnelle du 10 août 1944
Affiche fédérale
Voici l’affiche fédérale de la Fédération CGT des cheminots dans le cadre de la commémoration des 80 ans de la grève insurrectionnelle du 10 août 1944.
Voici l’affiche fédérale de la Fédération CGT des cheminots dans le cadre de la commémoration des 80 ans de la grève insurrectionnelle du 10 août 1944.
Le 21 octobre, une table ronde consacrée à la sécurité ferroviaire s’est tenue sous le pilotage de la direction de SNCF Réseau.
Au-delà des communications qui ne manqueront pas de saturer les messageries et les médias, la faiblesse des moyens annoncés montre que la direction ne prend pas réellement la mesure de la gravité de la situation.
La CGT exige des moyens humains, matériels et financiers au plus près des cheminots, des métiers et du travail réel.
Si les accidents ferroviaires sont souvent multifactoriels, l’accident de Cléon – et tous les autres – ne peut être dissocié de la situation organisationnelle, sanitaire et sociale à la SNCF.
Leur accumulation révèle que le mal qui ronge l’entreprise est profond et qu’il trouve ses racines dans des choix structurels auxquels la direction refuse encore de s’attaquer.
Le morcellement de l’entreprise, l’externalisation, la polyvalence, la dégradation des conditions de travail et le sous-investissement dans le réseau fragilisent profondément la sécurité ferroviaire.
Cette table ronde s’inscrivait dans le prolongement de la réunion du 24 septembre, convoquée en urgence au niveau du Groupe SNCF sous la pression de la CGT.
Dans ce contexte, la direction de SNCF Réseau était appelée à présenter les mesures engagées et les moyens mobilisés pour répondre à la situation.
Concernant les coupons de rail entreposés aux abords des voies, directement mis en cause dans l’accident de Cléon, la direction affirme que plus de 50 % des coupons identifiés ont été retirés et annonce achever leur enlèvement dans un délai de six mois.
Mais comment prétend-elle inscrire ce ramassage dans la durée et assurer sa continuité alors que, sur certains territoires, jusqu’à 90 % des draisines peuvent être indisponibles faute d’entretien et que les effectifs de conducteurs de l’Équipement ne cessent de fondre ?
Sans matériels disponibles ni effectifs suffisants, c’est une promesse sans lendemain.
La direction ose se gargariser d’un budget en augmentation de 460 recrutements.
Un chiffre pourtant dérisoire au regard des besoins et des suppressions de brigades sur tout le territoire. Plus de 9 000 cheminots supplémentaires à Réseau sont indispensables pour répondre aux exigences de sécurité et assurer correctement les missions.
La direction annonce également une hausse de 15 % des investissements consacrés aux engins et aux matériels. Là encore très loin du compte quand les brigades sur le terrain manquent de tout.
Elle invoque les difficultés à obtenir du gouvernement les financements nécessaires pour l’infrastructure et sa maintenance.
Mais cette réalité ne saurait l’exonérer de ses propres responsabilités : l’organisation du travail, l’élargissement des périmètres d’astreinte, les sous-effectifs et la polyvalence imposée aux métiers relèvent directement de ses choix, dont elle doit pleinement assumer les conséquences.
D’ailleurs, la direction refuse toujours de reconnaître la nocivité de « Maintenir demain » et d’en tirer la seule conclusion qui s’impose : un moratoire immédiat.
Les seuls correctifs qu’elle envisage sont sur les parcours d’astreinte, les missions et formation des ordonnanceurs, les moyens et l’accompagnement des REC.
La sécurité engage tous les métiers et toutes les activités. À mesure que l’entreprise se fragmente par la filialisation, l’externalisation et la sous-traitance, les responsabilités se diluent, les interfaces se multiplient et les savoirs se dispersent : le risque, lui, s’installe.
En confiant le pilotage de cette réunion à SNCF Réseau, la direction du GPU SNCF tente à la fois d’échapper à ses propres responsabilités et de cantonner les réponses à des mesures directement liées aux accidents.
Or, la crise est bien plus profonde : elle est structurelle et résulte des choix d’organisation, de fragmentation et de gestion imposés à l’ensemble de la SNCF.
Y répondre exige des moyens humains, matériels et financiers importants dans toutes les sociétés du Groupe et un retour à une entreprise intégrée. C’est donc toute la politique de l’entreprise qui doit être revue.
Réorganisations incessantes, dégradation des conditions de travail, souffrance des cheminots : lorsque les cheminots sont fragilisés, c’est toute la chaîne de sécurité qui l’est.
Nous exigeons un moratoire immédiat sur toutes les réorganisations, locales comme nationales, ainsi que l’arrêt des politiques de filialisation et d’externalisation, qui aggravent les risques ferroviaires et la souffrance au travail.
Nous revendiquons la fin de la polyvalence imposée et des emplois à géométrie variable, ainsi que de véritables formations aux métiers tout au long de la carrière.
Nous exigeons des effectifs suffisants, des moyens matériels à la hauteur et la suppression des frontières entre les sociétés et les activités, afin de rétablir une organisation cohérente et intégrée au service de la sécurité ferroviaire.
Il faut repartir du travail réel : les cheminots connaissent les risques, les besoins et les solutions.
Les accidents ne sont que la partie visible des dysfonctionnements auxquels sont exposés les cheminots comme les usagers.
Répondre à l’urgence est indispensable, mais ne suffit pas. Réparer après l’accident, c’est trop tard ; sécuriser, c’est agir à la racine.
Le 21 octobre, les syndicats CGT de site ont multiplié, partout en France, les initiatives et les interpellations pour placer les directions locales devant leurs responsabilités et obtenir les moyens nécessaires.
Cette mobilisation les a contraintes à dépasser les annonces et à s’engager dans un travail de proximité pour mesurer les besoins réels et y répondre concrètement.
Des réunions inter-SA sont et seront organisées dans chaque région. Les directions locales devront répondre aux revendications portées.
Le 25 novembre, une nouvelle réunion nationale, pilotée par la direction du GPU SNCF, devra dresser le bilan.
POUR PESER DAVANTAGE, IMPOSER D’AUTRES CHOIX ET GAGNER SUR NOS REVENDICATIONS, INFORMONS-NOUS AUPRÈS DES SYNDICATS CGT DE SITE ET REJOIGNONS LA CGT !
GAGNONS DES MOYENS, REFUSONS L’AUSTÉRITÉ MOBILISONS-NOUS LE 3 ET LE 5 NOVEMBRE 2026 !
Essentiel à la cohésion des équipes et à l’efficacité des missions, l’encadrement SUGE exige une véritable reconnaissance de son expérience, de ses qualifications et de sa technicité.
La CGT revendique des parcours professionnels qui prennent en compte les savoirs, savoir-faire, et reconnaissent l’expérience acquise, les qualifications et la technicité des métiers, en renforçant la complémentarité avec les cheminot·e·s de terrain.
Depuis la loi de 2014, la SUGE est enfermée dans une logique de client fournisseur avec les autres sociétés du groupe. Cette contractualisation réduit progressivement sa mission essentielle de sûreté ferroviaire à une simple prestation de service facturée aux entreprises ferroviaires. Cette situation implique de graves conséquences, y compris au regard des accidents et incidents survenus dans la dernière période. Cette transformation détourne la SUGE de sa vocation première et fragilise, à terme, les missions, les emplois et l’avenir même du service.
La CGT et son UFCM dénoncent depuis des années cette mise en concurrence, encouragée par un cadre réglementaire qui favorise le recours notamment aux entreprises privées de gardiennage. La sûreté ferroviaire ne peut être considérée comme un simple « produit » soumis aux lois du marché et à la concurrence, mais bien retrouver pleinement sa place comme une fonction transverse de sécurité ferroviaire, au service des cheminot·e·s, des usagers et de l’intérêt général.
La concurrence se construit TOUJOURS sur le dos des usager·e·s et des salarié·e·s, sur l’abaissement des repères collectifs et sur la liquidation du service public. Elle frappe directement les conditions d’emploi des cheminot·e·s, y compris de l’encadrement : l’éclatement de l’entreprise, les réorganisations successives et les suppressions de postes détériorent fortement leurs conditions de travail et celles de leurs assistant·e·s. Ces dernier·e·s deviennent de simples gestionnaires de pénurie, au lieu d’être des référent·e·s techniques et des expert·e·s de leur métier, disposant des moyens nécessaires pour encadrer des collectifs de travail à taille humaine, au plus près du terrain !
Les cheminot·e·s de l’encadrement subissent une dégradation continue de leurs conditions de travail. Malgré ce constat et les alertes, la Direction persiste à vouloir imposer ses objectifs inatteignables en exerçant une pression permanente et des injonctions contradictoires. La perte de sens au travail se généralise, les risques psychosociaux augmentent et la charge mentale des encadrant·e·s atteint un niveau critique !
De plus, les dérives du forfait-jours ont fait exploser leur temps de travail, bien au-delà de la durée annuelle réglementaire. Sans réel droit à la déconnexion et en invisibilisant les heures réellement effectuées, ce dispositif favorise une part importante de travail non rémunéré et rogne les temps de repos les soirs, les week-ends, et même durant les congés ! L’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle est sacrifié, au détriment de la santé physique et mentale des cheminot·e·s, mais aussi de l’emploi. Pour la CGT et son UFCM, il est grand temps de briser cette spirale infernale !
POUR UNE SÛRETÉ FERROVIAIRE INTÉGRÉE, RECONNUE ET DÉVELOPPÉE,
AUX ÉLECTIONS CSE DU 19 AU 26 NOVEMBRE 2026,
JE VOTE CGT !
Depuis plusieurs semaines, les luttes se multiplient contre l’austérité, la casse sociale, la faiblesse des salaires et pensions.
Après la journée réussie du 29 septembre ainsi que les mobilisations de la jeunesse, le 17 octobre, près de 800 000 personnes, dont de nombreux cheminot·e·s, se sont mobilisées partout en France.
La Fédération CGT des cheminots, et ses structures locales prennent toute leur place dans ces mobilisations.
Les mobilisations se multiplient pour l’augmentation des salaires, des minima sociaux, le financement des retraites et des services publics. La jeunesse, les salariés, les retraités, les privés d’emploi, dénoncent les inégalités dans notre pays et la violence du projet budgétaire en cours de discussion, alors même que beaucoup d’entre nous devons choisir entre faire le plein de carburant, faire nos courses, s’alimenter tous les jours ou se soigner.
Le budget débattu actuellement à l’Assemblée nationale ne prévoit aucune mesure pour récupérer l’argent des exonérations de cotisations sociales (211 milliards d’euros), celui stocké dans les niches ou paradis fiscaux, ou encore pour taxer les profits records des entreprises du CAC 40 notamment (environ 63 milliards d’euros de dividendes versés aux actionnaires dans le premier semestre 2026). À l’inverse, il prévoit 54 milliards d’économies qui pèseront directement sur les services publics déjà exsangues (- 7 milliards d’euros sur les moyens attribués aux Régions), la baisse de la taxe exceptionnelle sur les hauts revenus (passage de 7 à 5 milliards) et de nouveaux cadeaux aux grands groupes.
Ce budget régressif que voudrait nous imposer l’Exécutif va aggraver la pauvreté, amputer la Sécurité sociale, geler les salaires des fonctionnaires et assécher les moyens pour les services publics et la transition écologique.
Par leur refus obstiné de répondre aux revendications portées massivement dans les manifestations, gouvernement et patronat portent la responsabilité politique de la montée des violences, qui ne sont en rien le fait des manifestants.
Dans ce contexte, la CGT soutient sans retenue le mouvement de la jeunesse qui défend des revendications légitimes et est confrontée à une répression qui menace la liberté de manifester. Elle appelle à poursuivre la mobilisation pacifique avec les jeunes, à mettre partout en débat sur les lieux de travail les conditions de la réussite des prochaines étapes revendicatives, dont la grande journée unitaire et interprofessionnelle de grève et de manifestation du 5 NOVEMBRE PROCHAIN.
Les salaires sont en berne. L’austérité imposée dans le ferroviaire reflète la politique gouvernementale appliquée dans tout le pays. Partout, les cheminotes et les cheminots voient leur salaire décrocher, leur niveau de vie reculer. Face à la flambée des prix, les 0,18 % d’augmentation générale des salaires décidés lors des négociations annuelles à la SNCF pour 2026 ont tout d’un affront. Quand la Direction répond en centimes à des factures qui se comptent en centaines d’euros, elle ne reconnaît pas notre travail, elle en rabaisse la valeur.
La reconnaissance du travail des cheminots doit enfin se lire sur la fiche de paie. Quels que soient le métier, le statut social ou l’entreprise ferroviaire, nous faisons toutes et tous face à la même urgence : pouvoir vivre dignement de notre travail. Toutes et tous ensemble, interpellons les directions des entreprises ferroviaires pour exiger des augmentations générales des salaires. Sous l’impulsion de la Fédération CGT des cheminots, un rassemblement unitaire est organisé pour exiger l’ouverture de négociations salariales à la SNCF.
LE 3 NOVEMBRE, SOYONS NOMBREUX À SAINT-DENIS !
Parallèlement, nos conditions sociales, de vie et de travail se dégradent. Le manque de moyens pour bien travailler, la dérèglementation du travail et les reculs sociaux deviennent la norme. Le processus de privatisation en cours à la SNCF, la mise en place de filiales, l’ouverture du capital d’Hexafret ainsi que les nombreuses réorganisations/restructurations dans les différentes sociétés du Groupe frappent notre quotidien d’incertitudes, d’incompréhensions et génèrent de l’anxiété.
Par ailleurs, les cures d’austérité vis-à-vis du financement du réseau, le manque d’emplois et de formations, impactent le niveau de sécurité des circulations et les conditions de vie et de travail des cheminot·e·s.
Dans ce contexte de mobilisations multiformes de ces dernières semaines, la CGT – et sa fédération des cheminots – a fait le choix de soutenir les mobilisations lycéennes et étudiantes et de sécuriser les cortèges de manifestants, de s’inscrire dans les mobilisations citoyennes du samedi. Pour la CGT, le patronat en général, celui du ferroviaire dont la direction du GPU SNCF en particulier, ne peuvent demeurer simples spectateurs d’un contexte abrasif. Les grèves dans les entreprises s’imposent et doivent s’ancrer pour que s’ouvrent des négociations sur les salaires, l’emploi, les conditions de travail notamment.
MANIFESTER DONNE DE LA VISIBILITÉ MAIS NE SUFFIRA PAS : IL NOUS FAUT DÉSORMAIS PESER SUR L’ÉCONOMIE ET SUR LA PRODUCTION POUR OBLIGER GOUVERNEMENT ET PATRONAT À ENTENDRE NOS REVENDICATIONS
POUR LE SERVICE PUBLIC, POUR NOS CONDITIONS SOCIALES ET DE TRAVAIL, EXIGEONS ENSEMBLE :
À chaque fois que nous nous sommes mobilisés fortement par la grève, nous avons mis en échec de nombreuses attaques du gouvernement et des directions des entreprises ferroviaires.
Sous l’impulsion de la Fédération CGT des cheminots, les quatre organisations syndicales représentatives à la SNCF appellent les cheminot·e·s à s’inscrire dans la grande journée intersyndicale de grève et de manifestation du 5 novembre.
L’urgence sociale et salariale frappe l’ensemble des métiers avec la même force qu’elle frappe les écoles, les hôpitaux et les usines. Dès maintenant, débattons le plus largement possible sur les lieux de travail, avec les syndicats CGT de proximité, de la construction d’une grève majoritaire dans toutes les entreprises du ferroviaire.
POUR EXIGER UN AUTRE PARTAGE DES RICHESSES, RETROUVER NOTRE DIGNITÉ ET IMPOSER D’AUTRES CHOIX, ACCENTUONS NOTRE MOBILISATION, TOUTES ET TOUS ENSEMBLE !
Dans un système ferroviaire profondément transformé par les réorganisations, la filialisation et l’ouverture à la concurrence, les cheminot·e·s ont démontré, ces derniers mois, leur volonté de ne pas subir. Pour la Suge comme pour l’ensemble du système ferroviaire, les échéances des 3 et 5 novembre seront une nouvelle étape pour construire le rapport de forces nécessaire.
Depuis 2014, la CGT défend une Suge au service du ferroviaire et porte, aux côtés des cheminot·e·s, des revendications constantes : effectifs adaptés, reconnaissance des qualifications, formations TIS et TIR, conditions de travail, déroulement de carrière et augmentation des salaires. L’intégration de l’IPA et de l’ICPA dans la prime de travail, comme la reconnaissance des formations et des qualifications, s’inscrit dans la continuité de ce travail revendicatif.
Parce que les revendications ne suffisent pas sans rapport de forces, la CGT a organisé et accompagné les mobilisations des cheminot·e·s de la Suge. Des rassemblements nationaux de mars et mai 2024 aux actions menées dans les DZS, ces mobilisations ont permis d’obtenir des avancées concrètes sur les déroulements de carrière, les notations, les dossiers individuels, les effectifs et les compensations liées aux fortes chaleurs. Elles ont également contribué à inscrire les revendications de la Suge dans la mobilisation plus large des cheminot·e·s contre les restructurations et la filialisation du ferroviaire.
Sur l’avenir de la Suge, la CGT ne s’est pas contentée de dénoncer les choix de la Direction. À l’occasion des débats ayant conduit à la loi du 28 avril 2025 relative à la sûreté dans les transports, elle a notamment alerté sur les risques de transfert de certaines missions progressivement transférées vers la sécurité privée. Si cette loi a renforcé certaines prérogatives des services internes de sécurité de la SNCF et de la RATP, le décret du 28 mars 2026 en a précisé les modalités d’application dans un contexte où l’ouverture à la concurrence continue de faire peser des menaces sur l’avenir de la sûreté ferroviaire.
Face à ces enjeux et aux travaux en cours sur l’avenir de la Suge, la CGT défend son intégration parmi les facilités essentielles du système ferroviaire, avec des moyens pérennes, des prérogatives renforcées et la reconnaissance de son rôle indispensable pour la sécurité des voyageurs, des personnels et des circulations.
Dans un contexte où la sécurité des installations, des circulations et des emprises n’a jamais été autant d’actualité, la CGT continue à revendiquer plus de moyens et de reconnaissance pour la Suge :
a CGT appelle, dans un cadre unitaire, l’ensemble des cheminot·e·s de la Suge à se mobiliser les 3 et 5 novembre pour exiger des augmentations de salaire et des moyens pour bien travailler. Elle appelle également à voter CGT du 19 au 26 novembre 2026.
Face à l’application de la STI OPE, la CGT s’est mobilisée pour défendre le métier d’ASCT et ses missions 4S. Notre détermination avec l’appui de la mobilisation des ASCT ont permis d’obtenir des engagements de la Direction. Une première avancée significative, mais le combat continue pour préserver nos droits et notre avenir professionnel !
Entré en vigueur le 18 juin 2024 et applicable depuis le 18 avril 2026, ce règlement européen fait l’objet d’interpellations répétées de la CGT auprès de la Direction depuis plus de 18 mois.
Pour la CGT, il est inconcevable que sa mise en oeuvre serve à remettre en cause la reconnaissance et le contenu du métier d’ASCT en réduisant les habilitations de sécurité des ASCT IC et TER à quelques seules FLS (fonc-tions liées à la sécurité).
Dans sa logique permanente de réduction des coûts, la Direction voudrait s’appuyer sur ce texte pour diminuer les missions, alléger les formations, réduire le suivi médical, ce qui a pour première conséquence de remettre en cause les parcours professionnels. À terme, ce sont la qualification, la rémunération et les perspectives de carrière des ASCT qui sont directe-ment menacées.
De plus, au regard des événements graves de sécurité survenus ces der-niers mois, le métier d’ASCT ne peut en aucun cas être réduit à quelques tâches isolées. Nos missions 4S (sécurité, sûreté, service et sauvegarde des recettes) forment un tout cohérent, indissociable et indispensable, qui doit être pleinement reconnu, préservé et valorisé.
Face à une direction qui tentait d’imposer cette évolution comme une fatalité, la CGT a refusé la résignation. Nous avons fait le choix de construire le rapport de forces et de rechercher l’unité syndicale sur la base de nos revendications.
Au fil des mois, les interventions de la CGT et le rapprochement avec la CFDT sur nos exigences ont permis de renforcer le rapport de forces. Appuyée par la mobilisation croissante des cheminots de la filière Trains, cette démarche a contraint la Direction à revenir à la table des négocia-tions.
Le puissant mouvement du 10 juin, avec 63 % d’ASCT en grève, a constitué un tournant. En déposant conjointement une nouvelle demande de concer-tation immédiate, nos deux organisations syndicales ont obligé la Direction à prendre des engagements écrits, formalisés dans un courrier reçu le 5 octobre 2026.
Après un mois d’arbitrage, la Direction s’engage par écrit sur nos revendications clés :
| Ce que la direction voulait imposer | Ce que la CGT a obtenu par l’action et l’argumentation |
| Fin de la VMAS pour les agents hors TCS et les nouveaux embauchés | Passage de la VMAS pour tous les nouveaux embauchés, leur garantissant le déroulement de carrière comme tous les autres agents et retour de la VMAS pour les ASCT classe 4 et les parcours professionnels |
| Perte des compétences au TER, à Transilien et à Intercités | Maintien des compétences TCS pour les agents TER visés par des parcours professionnels en 2027 et 2028 afin d’anticiper les montées vers Voyages |
| Déqualification du métier | Maintien des TCS pour tous les agents de classe 4 à TER, valorisant pleinement leur rôle de moniteur |
+ Effet collatéral victorieux : ce résultat évite également la fermeture de certains cabinets médicaux grandement fragilisés par l’application de la STI !
Ces garanties ne règlent pas toutes les conséquences de la STI OPE. La CGT continuera d’agir pour empêcher la déqualification du métier, défendre les qualifications et la rémuné-ration, préserver les possibilités d’évolution professionnelle et garantir la reconnaissance de nos missions 4S.
La réglementation européenne ne doit pas servir de prétexte à la remise en cause de nos droits et de notre métier !
La CGT appelle l’ensemble des ASCT à maintenir la pression et à s’inscrire dans les prochaines mobilisations professionnelles et interprofessionnelles.
AVEC LA CGT, JE LUTTE POUR MES DROITS ET POUR EN CONQUÉRIR DE NOUVEAUX !
DU 19 AU 26 NOVEMBRE, JE VOTE CGT !
En France, chaque année, 900 000 femmes vivent avec un cancer du sein, 61 000 nouveaux cas diagnostiqués tous les ans et 600 chez l’homme. Elles subissent la maladie mais aussi la violence du système économique.
Le blocage politique de la loi 2025-106 de février 2025 sur le remboursement intégral est inacceptable. Pour rappel, les députés de l’extrême droite ont voté CONTRE !
Faute de décret d’application de la part du gouvernement, les patientes continuent de payer de leur poche.
Une loi sans décret est une loi fantôme : EXIGEONS SON APPLICATION !
Selon l’Assurance maladie, le reste à charge peut atteindre plus de 1 500 € par victime du cancer du sein.
Les dépassements d’honoraires représentent une part importante (environ 27 %) de ce reste à charge, notamment pour les actes chirurgicaux.
Les dépenses liées aux soins de confort, tels que le soutien psychologique ou les aides à domicile, restent souvent à la charge des patientes.
Il en va de même pour les dispositifs spécifiques indispensables au quotidien, comme le tatouage du mamelon, les crèmes de soin réparatrices ou les vernis protecteurs.
Enfin, les frais annexes liés à l’organisation de la vie quotidienne, notamment le transport et la garde des enfants, sont également mal ou non remboursés.
Aujourd’hui, l’accès à une prise en charge totale contre le cancer du sein dépend entièrement de la signature des décrets gouvernementaux et de leur application. Chaque mois de retard dans leur publication est un mois de trop imposé aux malades.
C’est pourquoi la CGT revendique le 100 % SÉCU
Une hôtesse de l’air obtient la reconnaissance du cancer du sein comme maladie professionnelle
Juillet 2026
Une infirmière obtient la reconnaissance du cancer du sein comme maladie professionnelle
Mars 2026
De nombreuses cheminotes sont exposées au travail de nuit (conductrices, dans les EIC, les escales…).
Dans les entreprises de la branche, le travail de nuit doit strictement être limité à la continuité du Service Public.
La Fédération CGT des cheminots revendique :
Pour le retour dans l’emploi, la CGT exige aussi :
Le 21 octobre 2026, une table ronde réunira le directeur général de SNCF Réseau et les organisations syndicales représentatives du groupe SNCF, dans un contexte marqué par la multiplication des accidents graves et des incidents de sécurité. La CGT appelle ses syndicats à interpeller leurs directions locales, ce jour-là.
Depuis le début de l’année, huit événements graves ont marqué le réseau ferro-viaire, dont le déraillement de Cléon, en Normandie, le 11 septembre dernier. Dans le même temps, les alertes se multiplient : rails cassés, pièces manquantes ou détériorées sur des rames, ainsi que des difficultés à assurer la maintenance faute de temps et de personnel. Ces situations ne peuvent être ignorées.
Des décennies de restrictions budgétaires, de suppressions d’emplois et de réor-ganisations fragilisent le système ferroviaire. L’ouverture à la concurrence accen-tue son morcellement, multiplie les interfaces et favorise la sous-traitance, tandis que la recherche permanente de réduction des coûts pèse sur les effectifs, la formation et les conditions de travail.
Dans tous les métiers, les cheminot·e·s subissent la dématérialisation à marche forcée, la multiplication des outils numériques, le développement du travail isolé et la dégradation des horaires et des amplitudes de travail. Parallèlement, les moyens de la médecine du travail diminuent, les effectifs de la Suge sont fragilisés et leurs missions sont soumises à des logiques de contrats commerciaux.
Pour la CGT, la sécurité repose avant tout sur des cheminot·e·s formés, expérimentés, présents sur le terrain et disposant du temps et des moyens nécessaires pour travailler correctement.
Cette journée ne doit pas se résumer à une réunion d’experts ni à de simples déclarations d’intention. Elle doit permettre d’interpeller les directions dans les territoires sur les manques de moyens, les dysfonctionnements constatés et les événements de sécurité locaux.
La CGT appelle les cheminot·e·s de tous les métiers à faire remonter leurs alertes et à exiger des réponses concrètes. Les réunions territoriales à venir devront pro-longer cette démarche et déboucher sur des mesures précises pour prévenir de nouveaux accidents.
La multiplication des appels d’offres, la duplication des moyens et le morcellement des activités alourdissent l’organisation du système ferroviaire, alors que la sécurité exige de la coordination, de la continuité et une vision globale du réseau.
La CGT refuse cette logique de fragmentation et revendique un service public ferroviaire qui mutualise ses moyens humains, techniques et matériels pour gagner en efficacité et en sécurité.
Nous exigeons des effectifs suffisants, une maintenance réalisée dans de bonnes conditions, une formation de qualité, le renforcement de la médecine du travail et de la Suge, ainsi que la maîtrise des missions essentielles à la sécurité.
Le 21 octobre, faisons entendre nos exigences et imposons des réponses à nos alertes !
Le 15 septembre, la CGT et son UFCM ont réuni les cadres Traction pour échanger sur leur quotidien et leurs conditions de travail. Quatre sujets majeurs sont ressortis : les effectifs, le forfait-jours, les astreintes et la reconnaissance de la pénibilité sur lesquels la CGT et son UFCM revendiquent des réponses concrètes.
Les restructurations de l’entreprise sont menées tambour battant depuis plusieurs années avec pour conséquence la modification profonde de nos environnements de travail. Les activités sont de plus en plus cloisonnées, et des collectifs de travail qui fonctionnaient pourtant bien sont aujourd’hui remis en cause par les nouvelles organisations de l’entreprise. En plus de devoir accompagner ces profondes mutations, l’encadrement est sommé de s’adapter à marche forcée avec une évolution profonde des contours métier. Pour la CGT et son UFCM, l’encadrement Traction a des missions centrales dans la sécurité ferroviaire.
Aujourd’hui, certains CTT ont plus de 40 ADC à encadrer. À ces niveaux d’effectifs, il leur devient impossible d’assurer correctement la certification des ADC par la formation et le suivi professionnel.
Pour la CGT et son UFCM, la solution n’est pas de rajouter des RMT ou des ARC pour pallier le manque de moyens. Les CTT doivent garder pleinement leurs responsabilités en matière d’animation et de pilotage de la sécurité ferroviaire.
Les dérives du forfait jours ont fait exploser le temps de travail des CTT, bien au-delà des heures annuelles réglementaires. Il invisibilise le travail réel et les heures effectuées, en imposant une part importante de travail non rémunéré tout au long de l’année !
La charge de travail doit être réellement évaluée, en tenant compte de toutes leurs missions : astreintes, accompagnement, gestion des aléas, appels et sollicitations en dehors des horaires habituels…
Leurs responsabilités ne doivent pas signifier être disponibles en permanence, au détriment de leur équilibre vie pro – vie perso et de leur santé physique et mentale.
Pour la CGT et son UFCM, l’autonomie ne veut pas dire travailler sans compter. C’est pouvoir organiser réellement ses missions et son temps de travail. Pour cela les effectifs doivent être à la hauteur des missions et de la charge réelle des cadres traction.
La Direction de l’Axe TGV Sud-Est expérimente un nouveau découpage des parcours d’astreinte. Ces nouveaux découpages des astreintes, s’ils sont mis en place, risquent de limiter les interventions des CTT à leur seule activité, au détriment de la réactivité sur le terrain.
Pour la CGT et son UFCM, les CTT doivent conserver une gestion transverse et cohérente de la sécurité, indispensable pour intervenir rapidement et efficacement, notamment lors d’événements graves.
La réactivité ne doit pas être sacrifiée au cloisonnement des activités et de la sécurité ferroviaire.
Le métier de CTT exige de nombreuses connaissances et responsabilités. Pourtant, la charge administrative ne cesse de s’alourdir, au détriment du coeur du métier.
Entre la planification, l’alourdissement de la charge mentale, le stress dû à la gestion des incidents et l’accompagnements des ADC, il devient de plus en plus difficile d’organiser ces journées. Cela entraîne des RHR réguliers et des accompagnements tôt le matin, ou tard le soir, avec pour conséquence un véritable déni du droit à la déconnexion.
À cela s’ajoutent les difficultés d’effectifs ADC, qui amènent régulièrement les CTT à assurer la conduite et à contribuer à la continuité du service public.
Pour la CGT et son UFCM, ces contraintes doivent être pleinement reconnues et prises en compte dans les emplois repères à pénibilité avérée (ERPA).
• un décompte horaire garantissant le respect de la durée annuelle du temps de travail ;
• le calcul des emplois nécessaires au respect du temps de travail et des temps de repos ;
• un réel droit à la déconnexion interdisant toute sollicitation en dehors du temps de travail ou d’astreinte ;
• l’élargissement de la liste des ERPA aux CTT, ouvrant droit à la cessation anticipée d’activité (CAA) pénibilité ainsi qu’aux dispositifs de rémunération P1, P2 et P3.
POUR UN SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE HUMAIN ET SOLIDAIRE, POUR DES CONDITIONS DE TRAVAIL DIGNES, AUX ÉLECTIONS CSE DU 19 AU 26 NOVEMBRE 2026, JE VOTE CGT !
Après avoir dématérialisé une grande partie de la documentation destinée aux agents de conduite (fiches trains, RCL, Lili, Flash, FLH, cadres avis urgents…), la Direction veut désormais s’attaquer au Mémento à l’usage du conducteur de ligne. Pour la CGT, c’est une ligne rouge qu’elle ne doit pas franchir !
Sous couvert de problèmes d’impression, de livraison et de considérations financières, la Direction présente la dématérialisation du Mémento comme une nouvelle étape de la « modernisation » numérique. La Direction prévoit d’établir son cahier des charges d’ici la fin de l’année, avec plusieurs prérequis : consultation en plein écran, historique des pages consultées, facilité de lecture des documents et liens entre le Mémento et les BS. Une phase de test auprès de 400 à 500 ADC est prévue début 2027, avant un éventuel déploiement généralisé en décembre 2027.
Pour la CGT, ces arguments ne justifient pas de supprimer un outil essentiel au métier des conducteurs. De nombreux problèmes techniques restent à régler, et la fiabilité des outils numériques est loin d’être garantie.
Les nombreux dysfonctionnements rencontrés cet été sur Sirius Next et Ares en sont la preuve. Les pannes et les situations de mode secours se sont multipliées, devenant une réalité trop fréquente pour les ADC. Et demain, que se passera-t-il si le Mémento devient lui aussi inaccessible ? En situation perturbée ou lors d’un incident, le conducteur a besoin d’un document simple, immédiatement disponible et fiable. Le papier répond à cette exigence.
Le Mémento est utilisé très régulièrement par les ADC au cours de leurs missions, et pas seulement en cas d’incident. Sa simplicité d’usage est un gage d’une utilisation systé-matique de ce document.
Or, en matière de sécurité ferroviaire, ce qui compte, c’est de pouvoir accéder immédia-tement aux textes réglementaires. Les conducteurs utilisent leur Mémento comme un véritable point d’appui professionnel.
Toute évolution technologique doit avant tout garantir des conditions de travail adaptées et préserver un haut niveau de sécurité indispensable au ferroviaire.
À la SNCF, Les évolutions numériques se multiplient, mais le temps consacré à leur formation reste insuffisant. Les exemples récents d’Odiceo et du Mode pro conduite montrent les limites d’une formation trop rapide, parfois essentiellement théorique, qui ne permet pas toujours aux conducteurs de maîtriser les nouveaux outils et les nouvelles pratiques.
Aujourd’hui un Mémento coûte environ 17 euros. C’est donc le prix que la Direction est prête à mettre en balance avec la sécurité ferroviaire. Pour la CGT, quand il s’agit de sécurité ferroviaire, on ne compte pas les euros ! On ne brade pas la sécurité pour faire des économies de bouts de chandelle !
Pour la CGT, la sécurité ferroviaire doit rester une priorité absolue : aucune évolution numérique ou organisationnelle ne doit conduire à la réduire ou à la fragiliser. Le Mémento papier est garant de la sécurité ferroviaire. C’est pourquoi la CGT revendique le retrait pur et simple du projet.
23 avril 2026
« Ça déshumanise les gares » : la CGT cheminots mobilisée dans les gares du Limousin contre la fermeture de guichets
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