Fédération CGT des Cheminots


HARO SUR LES GUICHETS ! LA CGT EN RÉSISTANCE !

Fermetures de guichets

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Alors que tous les résultats économiques démontrent une augmentation importante de la fréquentation des gares et des trains, SNCF Voyageurs et de plus en plus d’autorités organisatrices (État et Régions) amplifient les fermetures de guichets et de gares.
Face à cet abandon du service public, les syndicats CGT, avec les cheminots, multiplient les interpellations et les actions sur le terrain.

Si les solutions de billetterie numérique jouent un rôle important dans la modernisation du transport ferroviaire, elles ne peuvent remplacer entièrement la vente de billets physiques. De nombreux voyageurs, notamment ceux ayant des compétences numériques limitées, les touristes peu familiarisés avec les systèmes locaux et ceux ayant besoin d’aide pour des questions complexes, dépendent des guichets en gare.

La fragmentation tarifaire et la fermeture des guichets sont les conséquences de la libéralisation du secteur ferroviaire. Le maintien de guichets avec du personnel formé et qualifié est essentiel pour garantir un transport ferroviaire accessible à tous les usagers.

OBJECTIF ZÉRO GUICHET ?

Hauts-de-France, Grand-Est, Pays-de-la-Loire, Île-de-France, Nouvelle Aquitaine, PACA…, dans le cadre de l’ouverture à la concurrence des trains régionaux, la liste des régions qui décident de ne plus financer l’ouverture des guichets s’allonge. Ces dernières, pour faire des économies, abandonnent les usagers. Dans le même temps, la lutte anti-fraude se durcit et l’insécurité dans les gares progresse.

Au-delà des trains régionaux, les usagers des TGV ou trains Intercités sont confrontés aux mêmes difficultés de ne plus avoir d’agents commerciaux à leur service pour les renseigner dans leurs démarches, qui sont réalisées quasi exclusivement via des applications digitales ou des bornes libre-service.

Si cette situation n’est malheureusement pas nouvelle, elle prend une tournure particulièrement inquiétante ces derniers temps avec des annonces de fermeture ou de réduction drastique d’ouverture des guichets dans de nombreuses gares du territoire national. Dans certaines régions, le nombre de guichets encore ouvert se compte désormais sur les doigts d’une main.

RPS ET SOUFFRANCE AU TRAVAIL, LES ÉLUS ET MANDATÉS CGT EN ALERTE !

Que ce soit par la mise en place des rendez-vous en gare ou les modifications des espaces de vente avec des suppressions de postes, ces réorganisations incessantes, au-delà de délaisser les usagers, engendre de plus en plus de souffrance au travail pour les cheminots.

Alors que tous les signaux sont au rouge sur les risques psycho-sociaux et que le stress sévère et les agressions explosent, les cheminots ne sont pas résignés et veulent se battre pour maintenir de la présence humaine en gare.

Les élus du personnel interpellent les directions pour dénoncer la réorganisation intitulée « schéma de distribution », y compris en déposant des droits d’alerte ou des demandes d’expertise alors que de plus en plus de cheminots craquent sous le poids de la complexité tarifaire et du manque de moyens.

LA CGT ORGANISE LA RÉSISTANCE POUR LE DÉVELOPPEMENT DU SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE !

Parce qu’elle est la seule organisation syndicale à parler encore de service public, la CGT, avec ses secteurs et syndicats de proximité, organise les luttes locales.
▪ Le 4 juin, devant la gare de Morcenx dans les Landes, la CGT a organisé un rassemblement où 150 usagers, cheminots et élus ont dénoncé les attaques sur les guichets.
▪ Le 13 juin, à Charleville-Mézières, la CGT a organisé une journée rencontre en gare avec les élus et les usagers pour combattre l’annonce de fermetures de guichets et a obtenu plus de 200 signatures des voyageurs sur la matinée !
▪ Le 10 juillet, à Metz, la CGT s’est déployée en gare pour faire signer la pétition contre la fermeture des guichets du Grand-Est.
▪ Le 8 juillet, la CGT a également organisé un envahissement de réunion CSE permettant ainsi l’expression poignante de vendeurs impactés par le projet.
▪ Le 14 juillet, dans l’Oise, la CGT lance une pétition pour dénoncer la fermeture des guichets de plusieurs gares en octobre prochain et revendique un guichet supplémentaire en gares de Creil, Compiègne et Beauvais pour garantir une meilleure prise en charge des usagers dans les gares.

Partout en France, les syndicats CGT multiplient les initiatives, conférences de presse, distribution de tracts, interpellation des élus. Cheminots, usagers, politiques et doivent défendre les gares, pour sauver les guichets, exiger un service public ferroviaire de qualité et imposer d’autres choix pour l’avenir des territoires !

DANS CE CADRE, LA CGT APPELLE LES CHEMINOTS À AMPLIFIER LA MOBILISATION ET À SE TENIR PRÊTS À AGIR TOUS ENSEMBLE !

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LA SÉCURITÉ N’EST PAS UNE CASE À COCHER !

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Sous couvert de mise en conformité avec le droit européen et de modernisme avec une digitalisation forcenée, la sécurité est sacrifiée sur l’autel de l’ouverture à la concurrence.

Pour faciliter le dumping, 95 % des règles de sécurité existantes sont en passe d’être supprimées avec la mise en oeuvre de la STI-OPE (règlement européen). Depuis juin 2025, avec les nouvelles prescriptions en matière de communication (bulletin d’ordre), la sécurité est suspendue à une case à cocher

DE GRAVES CONSÉQUENCES POUR LA SÉCURITÉ.

Il n’existe aucun cas dans la réglementation où la réception d’un CBA n’est prescrite sans la marche à vue. Pourtant, avec le nouveau formulaire IN 37 CBA, la marche à vue n’est plus automatiquement prescrite : elle devient optionnelle. Une case doit être cochée pour la prescrire. C’est également le cas pour le franchissement de guidon d’arrêt ou de TLC à damier.

C’est un changement profond dans l’établissement du formulaire, une inversion totale dans le mode opératoire pour laquelle la direction n’a même pas pris la peine d’organiser de formations sérieuses et suffisantes pour une appropriation complète et continue par les cheminots de ces nouvelles prescriptions.

Ainsi, au moindre oubli de l’agent circulation ou du conducteur, les conséquences sont et seront gravissimes.

DES MESURES INSUFFISANTES POUR DES FAITS CRIANTS.

Cette évolution dans la réglementation a déjà entraîné des événements de sécurité graves dans de nombreuses régions, avec des risques de talonnage d’aiguille, de « rattrapage » ou de « prise en écharpe ».

Pour remédier à ce danger, les directions concernées par les incidents de sécurité ont fait pré-cocher l’ensemble des cases des carnets d’ordre CBA. Un pansement sur une jambe de bois, une solution de moindre coût qui ne règle rien sur le fond. Sur ODICEO (outil de dématérialisation des formulaires), les directions des EIC indiquent que la case « marche à vue » est cochée automatiquement.

Cependant, la digitalisation accrue de la sécurité, qui tend à se généraliser, participe à accentuer les possibilités d’erreurs en dépossédant les agents circulation et les conducteurs d’une partie de la procédure et de leur savoir-faire. Ces mesures, insuffisantes et en plus différentes selon les régions, selon les métiers (conducteurs ou agents circulation) ou encore selon les vecteurs de transmission (papier, téléphone, radio ou digital), bref, un gros foutoir.

La direction ne doit plus continuer à nier l’évidence pour satisfaire ses ambitions de productivité.

Aussi, nous exigeons un moratoire sur ces nouvelles procédures.
Nous revendiquons :

  • Une réelle formation initiale sur ces nouvelles prescriptions, et pas une simple information ou une formation en e-learning ;
  • Une formation continue d’au moins 5 jours par an pour les agents de conduite ;
  • L’intégration de journées de formation continue dans les organisations de travail pour les agents de circulation (OTS ou journées programmées pour les cheminots affectés à la réserve) ;
  • Une uniformisation des procédures et des formulaires de communication ou d’ordre de franchissement, avec par exemple la mention de « marche à vue » automatiquement intégrée sur le formulaire de franchissement CBA ;
  • La mise en cohérence d’ODICEO.

Pour la CGT, la sécurité des circulations, des cheminots et des usagers n’est pas une option à cocher.
Elle est impérative et absolue. Elle est non négociable !

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LA CGT NE LÂCHERA RIEN SUR LE DEVENIR DES AGENTS DES RCAD !

Conciliation RCAD 21/05/25

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Dans le cadre du préavis de grève sur les RCAD, la CGT a exigé une réunion de conciliation que l’entreprise n’a pas daigné enclencher depuis les premières journées de grève des 24 avril, 5 et 12 mai.

La CGT a une nouvelle fois contesté cette réorganisation marquée par une opacité flagrante, notamment sur les effectifs et les suppressions de postes. Elle a eu à faire à une direction sourde, presque agressive qui ne souhaitait pas apaiser le climat social ni ouvrir de négociations sur ce dossier, bien aidée par l’organisation syndicale majoritaire sur le futur CSE prenant.
Une Direction qui ne prend aucun engagement sur la pérennité des missions et des effectifs. Elle évoque une incapacité à se projeter, préférant invoquer une « mise en place au bon moment » selon elle et qu’elle estime facilitatrice pour la mise en place de First Inoui (service haut de gamme pour les voyageurs TGV).

DES ANNONCES CREUSES ET UNE VISION À TRÈS COURT TERME

La Direction confirme le rattachement administratif des cheminot·e·s au 1er septembre 2025, sans se soucier des conséquences sur le quotidien des cheminot·e·s, qui ne pourront notamment plus accéder aux activités sociales et culturelles de proximité à compter du 1er janvier 2026.

Refus également de toute modification du calendrier sur la mise en place prévue de ce projet de réorganisation bâclé. En effet, sur les questions de parcours professionnelle celle-ci a répondu qu’elle ne commencera à travailler sur le sujet qu’après le 1er juin 2025, avec des propositions qui interviendront au cours du second semestre 2025.

UN PROJET DANGEREUX POUR LA SANTÉ DES CHEMINOT·E·S

La CGT n’a pas manqué d’évoquer les nombreux indicateurs dans le rouge issus des concertations sur les risques psychosociaux, notamment sur la charge psychologique ressentie et qui est unanimement inquiétante sur la majorité des sites.
La Direction évoque timidement la mise en place d’un plan d’action sur les RPS, sans vraiment évoquer le contenu ainsi que les objectifs de ce plan d’action. La CGT a rappelé que les représentants du personnels ont un rôle central dans la prévention des risques psychosociaux.

L’IA COMME SUPPORT POUR L’AMÉLIORATION DES CONDITIONS DE TRAVAIL ?

La CGT n’est pas opposée à l’évolution technologique lorsqu’elle améliore les conditions d’exercice d’un métier, qu’elle facilite les démarches quotidiennes des cheminot·e·s, comme des usagers, qui appellent les téléconseillers.

Cependant, de son côté, la Direction avance masquée sur ce sujet, et Ambition RCAD illustre parfaitement ces dérives qui visent avant tout à faire de la productivité. En effet, elle a officiellement annoncé que le rattachement des sites RCAD à la Direction en 2025 est justifié par le projet Destination 2030. Un projet qui a pour principale objectif de supprimer des fonctions transverses.

En parallèle nous avons appris officiellement, qu’une téléconseillère s’appelant SophIA se construit sur la base des données quotidiennes issues du travail des cheminot·e·s.

Remplacera-t-elle un jour Laëtitia, Cyril, Mathieu ? Seul l’avenir nous le dira !

LES CHEMINOT·E·S PERDRONT LEUR VOTE CGT DANS LES CSE PENDANT PLUS D’UN AN !

La proposition d’une commission RCAD rattachée à la CSSCT est un scandale, tant le nombre de RPX prévu reste nettement insuffisant, en totale inadéquation avec la réalité du terrain. La Direction a tenté une diversion en dénaturant la procédure de conciliation, en réduisant notre intervention à une simple revendication de représentativité.

Contrairement aux affirmations portées, la CGT défend les cheminot·e·s en revendiquant la création de CPSSCT dans chaque centre RCAD. Le droit syndical est un levier important que la Direction souhaite détruire par des réorganisations successives !
Pour la CGT, les cheminot·e·s sont appelés à reprendre la main sur leurs conditions de vie et de travail, sur leurs parcours professionnels.

Localement, face à la mobilisation, comme à Douai, la Direction répond à des revendications notamment sur les qualifications des cheminot·e·s. Élargissons le mouvement pour gagner de nouveaux droits !

FLASH INFO
La direction des RCAD seule contre tous !
En effet, les élus se sont exprimés le 22 mai, sur la consultation du dossier Ambition RCAD dans le CSE TGV/IC (contre : CGT, SUD-Rail et CFDT ; abstention : UNSA).

 

NOUS NE LÂCHERONS RIEN !
MOBILISÉS, VIGILANTS TOUS
ENSEMBLE, NOUS FERONS
ENTENDRE NOS VOIX !

TOUTES ET TOUS
EN GRÈVE
LE 5 JUIN 2025 !

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AMBITION MOBILISATION !

Appel à la grève RCAD

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La Direction tente toujours d’imposer aux cheminot·es son projet très mal nommé « Ambition RCAD ».

Après plusieurs rencontres et des débats dans les CSE, l’objectif de cette réorganisation reste le maintien de l’externalisation et la réduction des effectifs.

La CGT appelle les téléconseiller·es à agir pour contraindre la Direction à changer d’ambition !

Quel avenir pour les RCAD ?

La CGT dénonce une certaine opacité du projet proposé ! Par exemple, sur l’externalisation, la Direction se veut rassurante en affirmant vouloir faire passer la prise en charge de l’activité fidélité Grand Voyageur de 50 à 70 % en interne. Or cette dernière ne prévoit à aucun moment d’augmenter les effectifs.

Pour développer sa démarche commerciale vis-à-vis d’une clientèle d’affaire, elle étudie donc la possibilité de former d’autres sites à cette activité. Sans moyens supplémentaires, celle-ci se fera au détriment de l’activité Loisirs, à moins d’augmenter le débord Loisirs via Foundever ! Dans le même temps, elle entend s’appuyer sur l’IA pour améliorer le service sans dévoiler tous ses projets…

Redonner du sens au travail !

Pour la CGT, il sera clairement impossible d’être « les champions de la RC et de redonner de la fierté aux agents » avec un tel projet, qui interroge les cheminots et les élus CGT et qui les a conduits à déposer des expertises portant sur les risques psychosociaux. Les cheminot·e·s des RCAD dénoncent leurs conditions de travail. Ils exigent une meilleure reconnaissance dans les déroulements de carrière. Pour la CGT, l’emploi ne doit pas être la variable d’ajustement de l’adéquation charge-ressources.

Des élus proches de la Direction assurent l’après-vente !

Le projet Ambition RCAD prévoit de rattacher les cheminot·e·s au CSE de la direction TGV Intercités, dont les principaux objectifs des élus CFDT sont de dénigrer les gestionnaires des actuels CASI et d’accompagner la politique de l’entreprise. En effet, dans un tract, digne d’un prospectus de soldes, ces derniers présentent un projet sans impact et des tas de chèques cadeaux pour les cheminot·e·s prochainement rattachés.

De son côté, la CGT propose au contraire de maintenir l’accès aux activités sociales de proximité proposées pas les CASI. À l’heure où ces activités, leur financement et le patrimoine social sont dans le viseur des dirigeants de l’entreprise, la CGT refuse de les brader pour une poignée de chèques cadeaux.

La CGT revendique également de passer la dotation perçue pour les ASC de 1,721 % de la masse salariale à 3 % et 1 % pour les retraités et continuera de mettre tout en œuvre pour permettre aux cheminots et leur famille de s’émanciper et garder une cohésion malgré les tentatives de démantèlement de l’entreprise.

La colère des cheminot·es face au mépris !

Face à l’inquiétude et à la colère des cheminot·e·s des RCAD, la CGT porte des revendications précises afin que cette réorganisation n’entraîne aucune conséquence et permette un réel développement de cette activité indispensable pour le service public et les usagers.

La CGT a déposé un préavis de grève et appelle les cheminot·e·s à une première journée de mobilisation le 24 avril pour obtenir des engagements en matière d’emploi, de déroulement de carrière, d’accès aux activités sociales ainsi que sur la mise en place de CPSSCT. Sans engagements forts de la part de la Direction sur les différents points du préavis, elle appellera les cheminots à décider des suites à donner dès le 29 avril.

Dans un contexte social dégradé, la Fédération CGT des cheminots revendique également un nouveau Statut du travail cheminot, qui nécessitera l’élévation d’un rapport de forces tous services avant l’été.

TOUTES ET TOUS EN GRÈVE LE JEUDI 24 AVRIL 2025 !

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AMBITION CHEMINOTS TÉLÉCONSEILLERS !

RCAD

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La direction a lancé un projet dont l’échéance est fixée au 1er juin 2025. Celui-ci consiste à rattacher les cheminots des RCAD dans 4 UO pilotées par la direction nationale TGV Intercités.
Pour la CGT, ce projet ne doit en aucun cas remettre cause les conditions de vie et de travail des près de 700 cheminots qui exercent dans ces services 7 jours sur 7.

L’année 2024 a été marquée par plusieurs conflits sociaux portés par la CGT dans les centres RCAD. En effet, la mise en place chaotique de l’outil SOLAR, les conditions de travail dégradées et la part trop importante d’externalisation, sous le prétexte de transfert au débord, ont suscité de la colère et des exigences fortes.

Durant cette même période, la direction a décidé de lancer un projet de réorganisation avec le slogan désormais bien connu : « rien ne change ». À quelques semaines désormais de la mise en place de cette nouvelle organisation, rien n’est moins sûr…

CHAMPIONS DE L’EXTERNALISATION ET DU DÉCOUPAGE

Alors que la principale ambition affichée de ce projet est de « devenir les champions de la relation client à distance face à la concurrence », la part d’externalisation des missions ne cesse d’augmenter. Pour exemple, la part de l’activité Loisirs externalisée est d’environ 50 % ! Pire, nous constatons qu’au-delà de l’affichage « rassurant » de la direction, elle n’hésite pas à envoyer les appels au Maroc sur l’activité de la ligne d’urgence des personnes en situation de handicap de 21h00 à 7h00, tout en créant les conditions de l’automatisation des prestations PSH sur les sites de Paris Nord, Dunkerque et Lille. Ces prestations sont gérées par l’agence RCAD de Longueau, rattachée à Gares & Connexions depuis 2024.

La CGT porte la revendication de la ré-internalisation de la charge de travail. Mais de son côté, la direction poursuit sa course au dumping social.

UNE RÉORGANISATION SOUS SURVEILLANCE

Le projet « Ambition RCAD » porte de nombreuses zones d’ombre qui ont amené les élus CGT dans les CSE à déposer des expertises, dont les conclusions sont prévues en avril.

Les risques psychosociaux sont évidemment au coeur du dossier, avec des craintes sur l’évolution des horaires de travail, l’éloignement des CPS et services RH, la polyvalence et une dégradation des conditions de travail. De plus, l’avenir de certains sites est clairement posé. Ainsi, le site de Clermont ne serait pas rattaché au projet, tout en continuant de prester pour l’activité TGV-Intercités, mais sans avoir de ligne stratégique et humaine.

RENFORCER LA FIERTÉ, L’ENGAGEMENT ET DIMINUER L’ABSENTÉISME AVEC DES NOUVEAUX OUTILS !

Développement de l’automatisation, des outils de pilotage des ressources, expérimentation de nouvelles missions, réalisation de plan d’action contre l’absentéisme font partie des axes portés par la direction pour regagner l’engagement des cheminots. Tout un programme…

Ce projet reste cependant très évasif sur les droits des cheminots à travailler dignement. Dans de nombreuses situations, ce sont bien les conditions de travail qui sont mises en cause lors des arrêts de travail : injonctions contradictoires, pression temporelle, hyper-vision sont des motifs exprimés par les cheminots.

LA CGT PORTE L’AMBITION DE REGAGNER DE LA PROXIMITÉ !

Une délégation de la Fédération CGT composée de cheminots des RCAD de Béziers et Le Mans a été reçue par la direction TGV Intercités et ses filiales, le 18 mars, pour évoquer les sujets de représentation du personnel dans la future entité. En effet, dans cet établissement essentiellement composé de cheminots des directions centrales, les IRP se composent d’un CSE et de deux CSSCT.

Dans ces conditions, la CGT a exigé la création de comités de proximité SSCT sur l’ensemble des sites RCAD impactés par ce dossier. La CGT a également demandé d’inclure les sites de Clermont (TER), de Longueau (Assist’en gare – Gares & Co) et de l’Agence Groupes de Strasbourg.

De plus, la gestion des activités sociales n’étant pas mutualisée, puisque la CFDT – majoritaire dans ce CSE – n’est pas signataire de l’accord, les cheminots transférés perdraient l’accès aux activités sociales et culturelles de proximité proposées par les CASI, faute de financement.

Pour la CGT, la direction doit garantir aux cheminots l’accès aux activités sociales et culturelles en proximité. Cette revendication englobe d’ailleurs les cheminots amenés à être transférés dans les diverses filiales en région.

La CGT appelle les cheminots des RCAD à rester mobilisés
et à signer massivement la pétition
pour obtenir de meilleures garanties de maintien de leurs droits.

ENSEMBLE,
EXIGEONS UN NOUVEAU STATUT
DU TRAVAIL CHEMINOT !

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ROULEMENTS INNOVANTS : UNE DIRECTION HORS SUJET POUR LIMITER LA PÉNIBILITÉ

Conditions de travail

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Sous couvert de prendre en considération l’usure professionnelle et de limiter la pénibilité, la direction de SNCF Réseau tente de généraliser des roulements dits innovants sur les postes en 3×8.

Or, ces nouvelles organisations ne répondent en rien à l’amélioration des conditions de travail, de santé des cheminots, ni à un meilleur équilibre vie professionnelle/vie personnelle.

Avec l’appui de rapports émis par la médecine du travail et l’agence nationale de la santé, la CGT a identifié de multiples facteurs de risque liés au travail en horaires décalés, et plus particulièrement au travail de nuit :

1. PERTURBATION DES RYTHMES DE SOMMEIL :

  • Difficulté à s’adapter : Les changements fréquents entre le jour et la nuit peuvent désynchroniser les rythmes circadiens, rendant difficiles l’endormissement et le maintien d’un sommeil de qualité.
  • Sommeil fragmenté : Les travailleurs peuvent éprouver des difficultés à dormir suffisamment, ce qui peut entraîner une fatigue chronique.

2. FATIGUE ACCRUE :

  • Accumulation de fatigue : Travailler la nuit peut mener à une fatigue accumulée, affectant la concentration, la vigilance et la productivité.
  • Risques d’accidents : La fatigue peut augmenter le risque d’accidents sur le lieu de travail ainsi que lors des trajets domicile-travail.
    3. PROBLÈMES DE SANTÉ :
  • Santé physique : Le travail de nuit est associé à des risques accrus de maladies cardiovasculaires, de troubles métaboliques et d’autres problèmes de santé à long terme.
  • Santé mentale : Le stress et l’anxiété peuvent augmenter en raison des horaires irréguliers, avec des impacts sur le bien-être général.

4. IMPACT SUR LA VIE FAMILIALE ET SOCIALE :

  • Isolement : Les horaires de nuit peuvent rendre difficile la participation aux activités familiales et sociales, ce qui peut engendrer un sentiment d’isolement.
  • Stress relationnel : Les changements d’horaires peuvent également affecter les relations avec les membres de la famille, qui peuvent ne pas comprendre les exigences du travail posté.

Pour diminuer les effets néfastes du travail de nuit, la CGT a des propositions, avec notamment la généralisation des GPT de 2 ou 3 jours et l’attribution d’un repos périodique double après 3 jours de travail. Ainsi, nous revendiquons le retour systématique à une organisation en 5 lignes pour les postes en 3×8, voire en 6 lignes, permettant une réduction du temps de travail à 32 heures.

À l’inverse, les roulements innovants proposés par la direction SNCF Réseau se font à coût constant et n’apportent aucune réduction de la pénibilité, ils ne font que la camoufler.

En effet, certains roulements proposés augmentent significativement le nombre de nuits ou de matinées travaillées ou font perdre 10 RP en passant du régime C au régime B. Dans certains cas, ces roulements sont dérogatoires en ne respectant pas les 52 repos doubles annuels minimums prévus dans l’accord collectif sur l’organisation du temps de travail.

Enfin, le questionnaire individuel envoyé récemment aux agents n’est qu’un leurre et n’aura aucune incidence sur l’amélioration des conditions de travail et la réduction de la pénibilité.

LA RÉDUCTION DU TEMPS DE TRAVAIL : UNE RÉPONSE À LA PÉNIBILITÉ

Des solutions existent, avec la semaine à 32 heures revendiquée par la CGT, seule véritable solution à une réelle amélioration des conditions de travail. Cette réduction du temps de travail permettrait aux agents l’attribution d’au minimum 18 jours de repos supplémentaires annuellement.

La revendication des 32 heures vise à promouvoir une meilleure qualité de vie, à protéger la santé des travailleurs et à favoriser l’équilibre vie professionnelle/ vie personnelle.

La CGT revendique :

  • Des organisations du travail plus efficaces et qui favorisent un travail de qualité, sans chercher à intensifier le travail ni à en augmenter la durée, en utilisant des moyens suffisants permettant de répondre aux besoins de service public. L’équilibre vie personnelle-vie/professionnelle doit être un objectif revendicatif pour l’ensemble des cheminots.
  • Le droit à la déconnexion : le progrès technique et la productivité devraient servir à réduire l’intensité du travail et sa durée, à en transformer le contenu, à préserver la santé des salariés.
  • La liste des 81 emplois à pénibilité avérée doit être complétée régulièrement afin de réinterroger l’ensemble des situations de travail susceptibles d’exposer les salariés aux contraintes.
  • Le retour des CHSCT.

POUR GAGNER DE NOUVEAUX DROITS,
RENFORÇONS LA CGT !

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LES OPF, LES CHEMINOTS À TOUT FAIRE DE FRET SNCF !

| Exploitation

La direction de Fret SNCF n’aura pas mis longtemps pour appliquer la nouvelle classification des métiers et imposer plus de polyvalence sur les agents de terrain. Les premiers à en faire les frais seront les OPF, qui sont déjà agents de manoeuvre (leur métier original), CRLO, CRLO+, remiseurs-dégareurs, chauffeurs de voiture de service pour des missions de taxi, annexe 9 et maintenant : contrôleurs-mainteneurs !

En mai 2020, la direction a présenté un dossier en CSE avec l’objectif de mettre en place une expérimentation de maintenance de wagons sur le site de Gevrey par les OPF formés annexe 9 CUU. Malgré l’opposition de la CGT, cette expérimentation a bien eu lieu, sans aucun cadrage et sans aucun retour dans les instances. En effet, pour la CGT, on ne devient pas agent de maintenance du matériel avec seulement 3 jours de formation ! D’autant que le suivi de ces opérations est réalisé par le DPX du site, qui ne dispose pas non plus des connaissances en maintenance des wagons !

C’est maintenant sur le site Valenton/Noisy, toujours en expérimentation, que la direction entend mettre en place des contrôleurs-mainteneurs ! Ils seront en charge de toute la maintenance de niveau 1 sur les wagons, et particulièrement du remplacement des semelles de frein et des tendeurs d’attelage. À savoir également qu’il est prévu, dès 2025, pas moins de 410 interventions sur les wagons, comprenant près de 1 000 changements de semelle de frein. Cette charge de travail en plus du reste va faire porter de lourdes responsabilités sur ces agents.

DES CHOIX CONTESTABLES VIS-À-VIS DE LA SÉCURITÉ DES CIRCULATIONS, DES BIENS ET DES PERSONNES !

Pourtant, des agents de Techninat, dont c’est le coeur de métier, sont juste à côté sur le chantier de Villeneuve-Saint-Georges, alors pourquoi l’entreprise fait un tel choix ? La seule ambition de ce projet, c’est l’augmentation du chiffre d’affaires de l’entreprise et du chantage à l’emploi en raison de la procédure de discontinuité en cours. C’est un des premiers dégâts collatéraux de ce type de procédure !

Fret SNCF compte mettre en place de la polyvalence sans se préoccuper de la sécurité et en faisant reporter la responsabilité sur « les volontaires » en cas d’incident ou d’accident.

Pour la CGT, l’entreprise se cache une fois de plus derrière une perte de charge pour ressortir des vieux projets et accentuer un peu plus les incompréhensions sur le sens des métiers, des missions et du travail en général.

Alors que le métier d’agent mouvement manoeuvre intégrait les fonctions de chefs de manoeuvre, agents de desserte, agents de manoeuvre, chefs de poste, agent en charge de la R.A.T., et CRLO et qu’ils ont déjà par endroit des fonctions de surveillant de dépôt, demain, ils compte imposer les missions de visiteurs avec la formation « Annexe 9 », d’abord sur des voies et lieux dédiés, puis de généraliser cette polyvalence pour être toujours plus compétitif.

Au final, ce sont encore les cheminots sur le terrain qui doivent porter la responsabilité et subir les conséquences de ces choix dangereux pour la sécurité des personnes et des circulations.

REFUSONS TOUS ENSEMBLE DE SUBIR LES MAUVAIS CHOIX DE L’ENTREPRISE. L’ENTRETIEN DES WAGONS COMME CELUI DES LOCOMOTIVES, EST DE LA RESPONSABILITÉ DES CHEMINOTS DU MATÉRIEL.

Sous l’impulsion de la CGT, une expertise est en cours et démontrera toutes les incohérences de ce dossier.

EN ATTENDANT, LA CGT APPELLE L’ENSEMBLE DES CHEMINOTS
À S’INSCRIRE MASSIVEMENT DANS LE MOUVEMENT DE GRÈVE UNITAIRE
À COMPTER DU 11 DÉCEMBRE À 19H00.

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12 DÉCEMBRE, TOUTES ET TOUS CONCERNÉS !

Grève nationale tous services

| Action à partir du 12 décembre 2024

Les organisations syndicales ont déclenché une démarche de mobilisation à double détente. Après l’ultimatum du 21 novembre, place au second acte à partir du 11 décembre au soir pour gagner, par la grève, d’autres choix pour le ferroviaire !

Quotidiennement, les cheminot·e·s de l’Exploitation relient la roue au rail avec pour exigence d’assurer un service public de qualité. Mais les choix purement idéologiques et financiers de la Direction et des gouvernements qui se sont succédés ces dernières années fragilisent, les conditions sociales des cheminots, la qualité de la production et notre système ferroviaire.

DUMPING SOCIAL ET FILIALISATIONS : LES PIERRES ANGULAIRES D’UNE STRATÉGIE MORTIFÈRE

Dans les escales, les filialisations (Assist’enGare, Junior & Cie…) nuisent quotidiennement à la qualité des services en gare. Quant aux agents des guichets, ils se voient peu à peu dépossédés de leur outil de travail. L’arrivée de la billettique régionale s’inscrit dans cette logique, elle vise à leur retirer leurs missions sur les TER.

Dans les RCAD, la Direction annonce un programme, Ambition RCAD, accompagné d’un plan de suppressions de 20 postes et du risque prononcé d’une filialisation complète de l’activité.

Dans les BCC, la fermeture des trois entités Voyages (Lille, Toulouse et Lyon) est annoncée pour 2026. Cette décision découle en partie de la volonté de supprimer certains moyens de paiement.

La politique de démantèlement touche aussi l’ensemble des cheminot·e·s de Réseau, notamment ceux des EIC. En effet, la loi d’orientation des mobilités (LOM) prévoit la possibilité de transférer aux régions hors RFN (réseau ferré national) les lignes dites de desserte fine du territoire. Ces transferts auraient des conséquences pour les cheminot·e·s des gares et des postes qui y assurent la circulation des trains.

Enfin, les cheminot·e·s du fret sont sous la menace de la mise en œuvre imminente du projet de liquidation de Fret SNCF, malgré son non-sens social, économique et environnemental !

Les mots d’ordre de la direction SNCF et du gouvernement sont privatisations, filialisations et dumping social. Tous les cheminot·e·s de l’Exploitation, sans exception, sont concernés par leurs décisions.

CULTIVONS L’ESPOIR, NOS REVENDICATIONS SONT TOUJOURS LÀ !

Au regard des enjeux sociaux et environnementaux qu’elles impliquent, la CGT appelle tous les cheminot·e·s de l’Exploitation à amplifier le rapport de forces engagé dès le 21 novembre et à se mobiliser par la grève à partir du 11 décembre, 19 heures.

EXIGEONS :

  • Arrêt et moratoire sur le processus de liquidation de Fret SNCF.
  • Arrêt des processus de filialisation et maintien de l’ensemble des droits des cheminot·e·s.
  • Loi de programmation pluriannuelle pour la modernisation du système ferroviaire.

⇒ POSER POUR DÉPOSER, la Fédération CGT appelle les cheminots à déposer dès demain leur D2I pour la prochaine séquence unitaire qui débutera le 11 décembre au soir

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DÉSORGANISATION PERMANENTE, GRÈVE IMMINENTE !

Commerciaux et BCC

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Les orientations stratégiques de l’entreprise en lien avec la digitalisation et la dématérialisation, dévalorise perpétuellement ces métiers qui sont pourtant à la fois la vitrine et un point névralgique pour le service public ferroviaire.

Le contact avec l’usager, le conseil, la vente, l’encaissement, l’après-vente et la comptabilité requièrent autant de responsabilités que de qualités indispensables pour le bon fonctionnement d’une entreprise. Pourtant, ces services et les cheminot·e·s qui les font fonctionner subissent depuis des décennies des réorganisations, des baisses d’effectifs et des relogements qui dégradent les conditions de travail et s’accompagnent d’une absence de reconnaissance salariale et d’évolution professionnelle.

La direction SNCF poursuit sa casse sans tenir compte de la réalité du terrain, créant du désarroi et une augmentation des risques psychosociaux dans les établissements. Dans les services commerciaux gares, les cheminot·e·s ont subi, ces dernières années, la suppression des Ventes + (hôtel, Avis, etc.), la restriction des ventes internationales et la séparation des ventes TER, Transilien et TGV.

Dans ce contexte, le changement de logiciel de vente Mosaïque pour Solar a suscité de la colère avec le déploiement de multiples versions en mode dégradé sans jamais aboutir à un fonctionnement normal de l’outil. La bascule vers Solar 2, prévue le 16 octobre sur l’ensemble des postes, doit donc être placée sous la vigilance des cheminot·e·s, d’autant que celui-ci ne sera pas la suite de la version 1 mais un nouveau logiciel.

La fin de l’acceptation des chèques vacances papier prévue au 1er janvier 2025 pourrait également conduire à de nouvelles baisses des effectifs dans les points de vente. Une nouvelle fois, les usagers vont supporter les méfaits de cette dématérialisation qui va engendrer de l’incompréhension et de la colère. De plus, la généralisation des APE (automates de paiement en espèces) entraîne la suppression de la prime de caisse, impactant toujours plus les difficultés financières des cheminot·e·s en gare. Pour les télévendeurs, le projet Ambition RCAD place l’activité au cœur des préoccupations, tant la crainte d’une externalisation accrue s’amplifie. Enfin et après plusieurs rencontres avec la Direction en cette rentrée, nous apprenons que les embauches promises en 2024 à la Vente sont gelées et certaines reportées à 2025.

Comme une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule, il nous a été confirmé que les 4 BCC (bureaux comptables centralisés) de Toulouse, Lille, Ermont et Lyon seraient fermés courant 2025 selon les objectifs de la SA Voyageurs. Ces services assurent les contrôles comptables des vendeurs et veillent à la régularisation des situations critiques. Les méandres des réorganisations impactent chaque jour les séances de travail. Les dysfonctionnements et autres solutions de contournement occasionnent des différences de caisse qui pénalisent les cheminot·e·s au quotidien.

Pour la reconnaissance des métiers, pour l’emploi, pour les salaires, la CGT appelle tous les cheminot·e·s à se mobiliser par la grève et dans les manifestations mardi 1er octobre 2024.

D’AUTRES CHOIX SONT POSSIBLES ! ENSEMBLE, ENCLENCHONS LA RIPOSTE DANS LE FERROVIAIRE !

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LES AGENTS CIRCULATION NE SONT PAS DES COBAYES !

Roulements innovants

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Les projets de la direction, censés améliorer les conditions d’exercice des métiers et lutter contre l’usure professionnelle, regorgent de sujets « d’expérimentation » structurants, de tous ordres.

Ils font suite aux reculs successifs de l’âge de départ à la retraite, aux dégradations des conditions de travail exacerbées par les politiques de suppressions d’emplois et par la perte des repères collectifs.

Ils ne sont pas, comme l’entend la direction, à décorréler des mesures d’amélioration sociale majeures comme le sont les mesures de fin de carrière ou encore la réduction du temps de travail. Pour la CGT, ces améliorations doivent passer par l’augmentation du nombre d’emplois dans les EIC, l’extension des roulements à 5 où 6 lignes afin de réduire la pénibilité et permettre les formations et la transmissions des savoirs et savoir-faire.

Pourtant, la direction de SNCF Réseau a annoncé la couleur : sous le prétexte fallacieux de vouloir améliorer l’attractivité et fidéliser les cheminots, plusieurs EIC testent des roulements incluant des nouveaux rythmes de travail. Une partie des agents teste par exemple des enchaînements matinée/nuit/matinée et d’autres enchaînent soirée/nuit/soirée.

Ces roulements dits « innovants » s’appuient sur une « expertise » réalisée par un cabinet externe concernant les rythmes de travail qui ne tient pas compte des mesures préconisées par l’Agence Nationale Santé pour la médecine du travail. Elle se base uniquement sur des sondages effectués au cours de 6 journées auprès d’un panel limité d’agents pendant leur service !

Ainsi, les préconisations émises par la médecine du travail, à savoir travailler sur des séries courtes dans le sens horaire, sont complètement ignorées.

Ces roulements dits « innovants » sont mis en place sans moyens supplémentaires. Ces derniers n’apportent donc aucune réduction de la pénibilité, ils ne font que la camoufler. En effet, le principal objectif de la direction est de mener ces « expérimentations » à coût constant, l’amélioration des conditions de travail et l’équilibre vie privée/vie professionnelle passent donc au second plan.

Comme la CGT l’a porté lors des tables rondes et audiences du début de l’année, d’autres choix sont possibles !

Seules les mobilisations pour élever le rapport de forces permettront de gagner sur nos revendications !

LA CGT APPELLE, DANS UN PREMIER TEMPS,
TOUS LES CHEMINOTS À AGIR PAR LA GRÈVE
LE 1ER OCTOBRE !

 

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