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Temps de travail
La direction SNCF s’attaque aux 35 heures, à l’instar du patronat français qui en rêve pour préserver ses profits sur le dos des salariés !
Lors d’une table ronde qui s’est déroulée le 18 mars, elle a clairement réaffirmé cette intention.
La CGT appelle à l’unité et au rassemblement des cheminots pour organiser la lutte.
Le 10 mars, Jean Castex annonçait sa volonté de revenir sur la mise en oeuvre des 35 heures à la SNCF. La direction souhaite commencer par les filiales dédiées de la SA Voyageurs, puis insidieusement l’étendre à tous les cheminots du Groupe SNCF.
L’analyse des dirigeants est froide ! Elle est d’ailleurs la même depuis la mise en place de l’accord 35 heures à la SNCF en 1999. Cette réduction du temps de travail a toujours été vivement pointée comme un obstacle économique par tous les dirigeants successifs à la SNCF.
Cette fois, l’objectif est précisé : augmenter la durée de travail et la souplesse d’utilisation des cheminots en déréglementant l’organisation du temps de travail.
Les moyens sont clairement identifiés. Il s’agit de lever tous les freins : réduire la durée des repos journaliers, remettre en cause le 19/6 pour les roulants, réduire le nombre et la qualité des repos périodiques, généraliser les prises et fins de service délocalisées…
La direction l’a déclaré, elle vise à réaliser des économies sur les conditions de vie et de travail des cheminots pour pouvoir dégager plus de marge bénéficiaire, profitant du contexte de l’ouverture à la concurrence que nous combattons.
Alors que le Groupe, grâce au travail des cheminots, a généré 1,8 milliard de bénéfice en 2025, les taux de rentabilité dans les trois nouvelles filiales (SVSA, SVEA, SVLO) de la SA Voyageurs sont déjà importants, pouvant atteindre jusqu’à près de 5 % de marge. Rien ne justifie donc une telle régression !
Pendant ce temps, les cheminots ne cessent de souffrir de la productivité accrue, de la politique de filialisation, des réorganisations incessantes qui dégradent les conditions de vie et de travail. Les accidents de travail se multiplient, la souffrance au travail s’aggrave, pouvant conduire jusqu’au suicide.
Les cheminots, comme l’ensemble des salariés, aspirent légitimement à de meilleures conditions de travail, à de véritables temps de repos pour répondre pleinement aux besoins quotidiens de la vie, à plus de loisirs et de moments partagés avec leurs amis et leur famille. La direction SNCF s’aligne sur le dogme gouvernemental de la régression sociale qui vise, entre autres, à faire sauter le jour férié du Premier-Mai pour l’ensemble des salariés.
La CGT refuse toute remise en cause des droits conquis par les cheminots et revendique, à rebours de la direction, la réduction et le partage du temps de travail pour tous !
Elle appelle l’ensemble des cheminots à se préparer à agir et à se rassembler avec les syndicats de site pour organiser la lutte.
ENSEMBLE, REMETTONS LES PENDULES À L’HEURE ET GAGNONS DE NOUVEAUX DROITS !
















