Fédération CGT des Cheminots


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TOILETTAGE À LA HÂCHE !

Commission Statut du 2 mai 2022

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Une commission du Statut s’est tenue le 2 mai 2022. La direction réaffirme sa volonté de le modifier en profondeur suite à la réforme de 2018 et aux accords de branche signés par certaines OS.

Les modifications statutaires seront ensuite présentées au Conseil d’administration de la SNCF le 9 juin prochain pour mise en application au 1er juillet.

Un projet patronal d’effacement des droits des cheminots

Les modifications du Statut s’inscrivent dans un contexte où le patronat, qu’il soit de branche ou d’entreprise, s’efforce, avec le soutien du Gouvernement, de remettre en cause l’ensemble des droits des cheminots :

  •  Arrêt du recrutement au Statut suite à la loi de 2018 co-rédigée avec la direction ;
  •  Remise en cause des accords locaux ;
  • Transposition dans l’entreprise SNCF des accords de branche abaissant le niveau des droits sociaux ;
  •  Transferts contraints de personnel, y compris dans des filiales que la SNCF crée sans que la loi le lui impose ;
  • Suppression des droits des cheminots dans les filiales créées par la SNCF, notamment l’accord sur le temps de travail, renvoyant les cheminots à un accord de branche moins-disant signé par UNSA et CFDT ;
  • Remise en cause des droits contenus dans le Statut ;
  • Remise en cause pour les cheminots contractuels transférés de l’ensemble des droits contenus dans le Statut dont ils bénéficient également…
Les protections des cheminots remises en cause

Depuis la mauvaise loi de 2014 que la CGT a combattu avec les cheminots, l’entreprise peut unilatéralement modifier le Statut après réunion d’une Commission du Statut et le vote du Conseil d’administration de la SNCF, composé majoritairement de représentants du patronat et du Gouvernement.

Dans le cadre de la Commission du Statut qui s’est tenue la 2 mai, la direction a notamment oeuvré à supprimer un ensemble de protections dont bénéficient les cheminots. Ces protections concernent l’ensemble des personnels, y compris contractuels, par le jeu du renvoi du Statut vers des textes réglementaires généraux.

Le texte présenté par la direction d’entreprise prévoit ainsi :

  • La suppression des conseils de discipline dans les filiales créées par la SA Voyageurs ;
  • La remise en cause du droit syndical, la suppression des représentants de proximité dans les filiales, la remise en cause des bons de congés syndicaux (AY) qui permettent à l’ensemble des cheminots, au-delà des élus et mandatés, de participer à l’organisation et à la défense collective de leurs droits ;
  • La durée du préavis en cas de démission est triplée pour les cadres et doublée pour les autres agents. La direction n’a en revanche pas souhaité augmenter la durée du préavis lorsqu’elle licencie elle-même un salarié ;
  • La direction ajoute unilatéralement un troisième niveau à la qualification H, au prétexte d’un allongement des durées de carrière ;
  • Enfin, en supprimant l’annexe A1 des personnels contractuels, la direction retire en même temps le contrôle social de leur notation et les expose ainsi à l’arbitraire patronal.
Les accords rétrogrades intégrés dans le Statut

La direction d’entreprise intègre dans le Statut les éléments très régressifs de l’accord de branche « classifications – rémunérations » signé par les trois autres fédérations.

Cette « transposition », qui ne s’impose pas mécaniquement au Statut, permet au patronat de remettre en cause :

  • Le dictionnaire des filières ;
  • Les contours des métiers ;
  • La formation ;
  • Le déroulement de carrière des cheminots, notamment de l’annexe A1 ;
  • Le contrôle social du déroulement de carrière, des évaluations et des parcours professionnels…

Un tel flot de régressions sociales démontre le risque pris par certaines organisations syndicales qui peuvent encore retirer leur signature de ce qui constitue déjà un accord de recul social.

Une transposition très sélective

La transposition a cependant ses limites pour le patronat qui n’a pas cru bon devoir intégrer :

  • Les cadres supérieurs correspondant à la classe 9 ;
  • Les agents de conduite exerçant hors RFN sur STRMTG. Cette classification concerne actuellement 2 lignes exploitées par la SNCF et exclues du RFN : la ligne de Cerdagne dite du « Train Jaune » et le Mont-Blanc Express ;
    Ces exclusions menacent le déroulement de carrière des cheminots concernés, les « bonifications traction », l’âge d’ouverture des droits Conduite ou encore la prise en compte de la valeur réelle des primes de traction dans le calcul de la pension du régime spécial.
    La CGT exige que ces activités, relevant actuellement de grades Traction, soient réintégrées comme telles dans le Statut.
    Par ailleurs, afin de garantir des règles de formation uniformes, de rémunération et de qualification, la Fédération CGT des Cheminots revendique la création d’un Grand Métier Conduite rassemblant l’ensemble des agents de conduite d’engins.
  • Les instances créées en application de l’accord relatif au dialogue social d’octobre 2020, telles que les commissions nationales métiers, les réunions biannuelles entre le Coordinateur Régional et les Représentants Syndicaux Territoriaux de Groupe ou encore le Comité de Sécurité Ferroviaire ;
  • Les facilités de circulation qui auraient pu être intégrées au chapitre 11 du Statut.
La CGT conteste, revendique et mobilise !

Le projet patronal poursuit l’objectif clairement exprimé par le président Farandou dans une lettre aux sénateurs Maurey et Sauterel : « il y a dans la durée la capacité de générer davantage de productivité, par exemple les marges de manoeuvre permises par la réforme du Statut mais dont les effets ne se matérialiseront qu’à moyen et long termes ».

La Fédération CGT des Cheminots a dressé un inventaire précis des droits des cheminots menacés par le patronat et a édité un livret les recensant.

Ces droits, parfois méconnus des cheminots, irriguent pourtant leur quotidien au travers de leur rémunération, leur protection sociale, des règles encadrant leur temps de travail, de leurs conditions de travail, leurs droits sociaux, leur formation et leur déroulement de carrière.

La CGT débattra et décidera avec l’ensemble des cheminots des mesures à prendre pour s’opposer le plus largement possible aux stratégies régressives portées par le Gouvernement et la direction SNCF, à l’appui des près de 9 000 d’entre eux qui ont manifesté à Paris le 31 mars dernier !

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PROTECTION SOCIALE : TOUT CE QUE LES SIRÈNES NE VOUS CHANTENT PAS

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Des négociations de branche se sont ouvertes autour de la protection sociale complémentaire des cheminots.

Le patronat envisage un niveau de prestations inférieur à l’ensemble des dispositifs existant dans les accords d’entreprise de la branche.

Le seul objectif de ces négociations est d’imposer une complémentaire-santé obligatoire aux personnels du Cadre Permanent.

 

1- La généralisation de l’obligation de complémentaire-santé est un progrès social. Vrai ou Faux ?

2- La Sécurité sociale est globalement la réponse la moins chère aux besoins de couverture santé. Vrai ou Faux ?

3- La loi impose aux personnels statutaires d’adhérer à une complémentaire-santé. Vrai ou Faux ?

4- …

11 questions / réponses pour vous aider à y voir plus clair !

Téléchargez le quatre-pages spécial Protection sociale

UN STATUT POUR TOUS LES CHEMINOTS !

Réécriture du Statut

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Mercredi 13 avril 2022, les organisations syndicales étaient conviées à une table ronde portant sur la réécriture du statut.

Les puissantes actions locales de ces derniers mois organisées par la CGT et la mobilisation de plus de 8000 cheminots lors de la manifestation nationale du 31 mars ont permis de faire évoluer le texte.

Le Gouvernement et la direction SNCF visent un alignement des cheminots vers les dispositions du code du travail en s’appuyant sur les accords de Branche régressifs.

La Fédération CGT des cheminots a réaffirmé, lors de cette table ronde, que Le STATUT doit demeurer un texte structurant et fixant les droits et garanties de TOUS les cheminots, qu’ils soient contractuels ex-RH0254, nouveaux embauchés depuis le 1er janvier 2020 ou statutaires. Il permet d’inscrire dans la durée un ensemble de droits et garanties.

La CGT poursuivra son combat contre les stratégies d’auto-concurrence, de filialisation et d’abaissement du cadre social.

UN ALIGNEMENT SUR LE DROIT COMMUN ?

La volonté de la Direction est bien de s’appuyer sur les accords de Branche régressifs signés, et singulièrement l’accord sur les classifications et rémunérations. Cet accord conduit la direction à abroger le dictionnaire des filières et à attaquer le chapitre 6 du statut traitant le déroulement de carrière.

Parallèlement, des négociations sont prévues courant 2022 sur les parcours professionnels, le déroulement de carrière, les concours et examens. Celles-ci impacteront à nouveau le contenu du statut.

TOUS LES CHEMINOTS SONT CONCERNÉS

Pour le gouvernement et la direction, le carburant de la concurrence est le dumping social. Pour la CGT, le maintien et la conquête de nouveaux droits sont les garanties d’un service public ferroviaire de qualité.

Un certain nombre de dispositions reprises dans le STATUT s’appliquent à tous les cheminots. Si la Direction a été contrainte d’élargir le champ d’application du STATUT aux filiales créées par les 5 SA, dans sa stratégie d’atomisation de la SNCF, elle entend toujours limiter l’application de certaines dispositions sur le droit syndical, et exclure les conseils de discipline dans les filiales de la SA Voyageurs qui répondent aux appels d’offres des régions.

Concernant les contractuels, la direction a matérialisé dans un relevé de décisions que les dispositions du STATUT relatives au droit syndical, aux garanties disciplinaires et sanctions, et aux congés s’appliquent aussi aux contractuels de la SNCF. L’application de ces dispositions aux contractuels transférés et aux nouveaux embauchés dans les filiales, est renvoyée à des négociations qui se tiendront à l’automne.

Par ailleurs, la possibilité de conclure des accords au niveau du groupe a été préservée. Le texte initial ne prévoyait qu’une représentativité au niveau des seules SA qui entendaient poursuivre leur autonomisation, y compris sur les droits et repères collectifs. Un grand nombre d’accords structurants tels que l’organisation du temps de travail ou encore la CPA demeureront au niveau du groupe.

La bataille pour la défense de nos droits et la conquête de nouveaux doit donc se poursuivre et s’amplifier !

LA CGT À L’OFFENSIVE

La Fédération CGT des cheminots a fait les propositions suivantes :

Inscription dans le STATUT des dispositions instituant les commissions métiers nationales et le dialogue social territorial au niveau du groupe, ainsi que le comité sécurité. Ces éléments de transversalité au niveau du groupe seront intégrés dans le chapitre 4 du STATUT.

Inscription des facilités de circulation au chapitre 11 du statut. La direction a refusé cette demande.

Une commission du STATUT doit se tenir le 2 mai prochain, avant passage devant le conseil d’administration le 9 juin prochain. D’autres négociations doivent se tenir à l’automne.

La mobilisation et l’intervention des cheminots, avec la CGT, doivent se poursuivre et s’amplifier pour construire et gagner un STATUT social de haut niveau pour tous les cheminots, avec des règles et repères collectifs assorties d’un contrôle social.

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NOUS N’OUBLIERONS JAMAIS

Procès de l'accident de Brétigny

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Le procès de l’accident de Brétigny, survenu le 12 juillet 2013, s’ouvre ce jour. Nos pensées vont prioritairement en direction des familles des victimes qui attendent de ce procès la manifestation de la vérité.

Dès les premiers instants, de nombreux cheminots en conformité avec les valeurs de service public s’étaient joints aux équipes de secours. Cet accident reste une blessure pour l’ensemble des cheminots, qui sont viscéralement attachés à garantir au quotidien la sécurité des circulations et des personnes sur l’ensemble du réseau.

La Fédération CGT des cheminots s’est constituée partie civile, considérant que l’ensemble des éléments des différentes enquêtes n’avait pas été porté à la connaissance des Comités d’Hygiène et de Sécurité et des conditions de travail.

Elle considère qu’il y a un avant et un après Bretigny-sur-Orge, et qu’il y a lieu de revoir profondément la structuration, le fonctionnement et les moyens attribués au système ferroviaire.

La dégradation de l’état du réseau est amplement documentée par l’audit de l’école polytechnique de Lausanne en 2005, puis dans de nombreux rapports. Pour autant, les gouvernements successifs, au motif des trajectoires financières, n’ont toujours pas apporté les moyens nécessaires à l’amélioration du Réseau.

Pire, depuis ce tragique accident, deux réformes ferroviaires ont été décidées et mises en oeuvre par le Gouvernement et la Direction SNCF. Elles ont entériné l’éclatement du système ferroviaire, en séparant la roue du rail, sans donner les moyens nécessaires pour enrayer la lente dégradation du réseau ferroviaire.

Pour la Fédération CGT des Cheminots, les logiques d’abaissement des coûts, par les suppressions d’emplois, l’abaissement de la qualité des formations et plus globalement la réduction des moyens financiers et matériels sont à l’origine de la dégradation des conditions de travail des cheminots, de la qualité du service public, et de la dégradation du réseau ferroviaire.

La Direction de la SNCF poursuit le recours à une sous-traitance massive pour réaliser la maintenance. Elle multiplie la création des filiales, les restructurations et les suppressions d’emplois, ce qui remet en cause la sécurité des circulations.

Toutes les responsabilités doivent être identifiées. Les décideurs des politiques ferroviaires doivent rendre des comptes, qu’ils soient hauts dirigeants de l’entreprise ou membres du gouvernement. Il n’est pas question que des cheminots, et notamment le dirigeant de proximité poursuivi, portent le chapeau pour d’autres.

Pour la Fédération CGT des Cheminots, il conviendra également d’en tirer les conséquences et donner enfin les moyens aux cheminots pour garantir un service public de qualité avec un haut niveau de sécurité pour les usagers.

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LES CHEMINOT·ES SONT D’INTÉRÊT GÉNÉRAL !

Manifestation nationale des cheminots

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Ce sont plus de 8 000 cheminots qui ont répondu à l’appel à manifester de la CGT des Cheminots ce 31 mars. De la place d’Italie à Paris Montparnasse, ils sont venus redire leur opposition à la casse de la SNCF, à l’ouverture à la concurrence, à la filialisation, au déboulonnage du Statut et aux reculs des droits pour l’ensemble des cheminots, qu’ils soient statutaires, contractuels ou embauchés depuis le 1er janvier 2020.

Quand certains ont baissé la garde, que d’autres sont déjà dans les cordes, s’accommodant des reculs imposés par la direction et le patronat ferroviaire, la Fédération CGT des Cheminots fait le choix d’affronter celles et ceux qui veulent en finir avec le train public afin de créer les conditions d’une riposte plus globale !

DU LOCAL AU NATIONAL : MÊME COMBAT !

C’est aussi ce que font les cheminots avec la CGT, au quotidien, dans chacun de nos chantiers, en proximité, alliant ainsi les revendications locales et les enjeux nationaux. Comme en ont témoigné nos camarades venus de toute la France sur la scène installée place d’Italie, rien n’est inéluctable !

S’organiser, construire la revendication, élever le rapport de force et lutter ensemble permet toujours, en 2022, de faire reculer la direction et de gagner !

LES RAISONS DE LA COLÈRE

Ouverture à la concurrence, stratégie d’auto concurrence en interne avec la création de filiales, concurrence entre salariés, casse des repères collectifs, dépeçage du Statut et du régime spécial, précarisation de l’emploi, siphonage des effectifs, gel des salaires, non augmentation des pensions, attaques sur nos facilités de circulation, menaces sur nos droits : la liste est longue des raisons de la colère !

Sur chacun de ces points, la Fédération CGT est la seule à porter des solutions alternatives, courageuses et porteuses d’espoir ! Malgré un contexte difficile dans et en dehors de l’entreprise, « se resigner » est un verbe qui, au singulier comme au pluriel, ne se conjugue pas lorsque l’on décide de porter le progrès social ! Au contraire, continuons de nous opposer, de revendiquer, de nous organiser, de lutter et préparons-nous à gagner !

D’autres solutions existent et nous savons comment faire ! La Fédération CGT des Cheminots porte un autre projet, global, qui répond à la fois aux besoins des populations, aux exigences du service public, à l’amélioration des conditions sociales et de travail des cheminots, en dehors de toute concurrence et de dumping social.

RAPPORT DE FORCE ET DÉTERMINATION

Comme les près de 330 cheminots qui ont rejoint la CGT depuis le 1er janvier, renforçant ainsi notre capacité à agir dans nos 300 syndicats locaux, comme les plus de 8 000 cheminots venus à Paris ce 31 mars, nous devons maintenant élargir ce champ et convaincre celles et ceux encore hésitants, à nous rejoindre !

D’ores et déjà et face aux attaques qui se profilent, la Fédération CGT des Cheminots réaffirme qu’il faut mettre en débat de manière très concrète les suites à donner à nos initiatives locales, régionales et nationales.

Amplifions la mobilisation et refusons la fatalité ! Démontrons qu’avec la CGT, un véritable service public ferroviaire et des conditions de travail décentes ne sont pas des options mais LA solution !

LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS SALUE TOUTES CELLES ET TOUS CEUX QUI, PAR LEUR PRÉSENCE À LA MANIFESTATION D’INTÉRÊT GÉNÉRAL, ONT DÉMONTRÉ LEUR DISPONIBILITÉ À AGIR !

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MOBILISÉS POUR LES DROITS DES CHEMINOTS ET DE LEURS ENFANTS !

Lieux d'accueil éducatif (LAE)

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Le 17 mars 2022, plus de 100 cheminots venant de la région parisienne, de Lille, de Dijon et de Strasbourg se sont rassemblés à Saint-Denis à l’appel de la Fédération CGT des Cheminots pour exiger le maintien des Lieux d’Accueil Educatif (LAE) de l’Action Sociale SNCF pour les enfants de cheminots et la défense des droits des cheminots.

L’ACTION SOCIALE SNCF : NOTRE BIEN COMMUN !

L’Action Sociale SNCF et le Fonds d’Action Sanitaire et Sociale SNCF (FASS), c’est :

  • 1.1 % du salaire des cheminots, statutaires et contractuels. C’est donc l’argent des cheminots qui doit être utilisé pour répondre aux besoins des cheminots et non pour financer les projets patronaux.
  • Un budget annuel total de 65 millions d’euros.
  • Environ 500 cheminots qui travaillent quotidiennement pour mettre en oeuvre des prestations d’accompagnement, d’hébergement et des aides financières aux cheminots qui vivent des difficultés ou subissent des accidents de la vie.

L’Action Sociale c’est notamment une offre éducative pour les enfants de cheminots statutaires et contractuels qui repose sur un ensemble de professionnels cheminots et des structures telles que nos 7 Centres Médico-Psycho-Pédagogiques (CMPP) ou nos 5 LAE de Brétigny (PRG), Montlignon (Paris-Nord), Dijon, Lille et Bischheim qui permettent d’héberger 66 enfants.

UN PATRONAT INVARIABLEMENT CYNIQUE

Ce sont ces 5 LAE que la direction envisage de fermer, de la même manière qu’elle s’est débarrassée en 2019 de nos EHPAD et a jeté nos résidents entre les mains de structures privées dont les pratiques inhumaines défraient la chronique depuis plusieurs mois.

La Fédération CGT des Cheminots a été reçue le 17 mars par la direction de l’Action Sociale, la DRH de l’entreprise ne daignant pas s’embarrasser, ni même discuter de l’avenir des cheminots et de leurs enfants.

UNE ATTAQUE INJUSTIFIABLE

À l’occasion de cette rencontre, la CGT a rappelé que le positionnement patronal n’est pas contraint par un enjeu économique. En effet, le budget global du FASS, après financement des LAE (2.7 millions d’euros par an) est excédentaire de 500 000 € par an. En outre, l’excédent budgétaire cumulé (qui correspond à des droits qui n’ont pas été mis à disposition des cheminots) s’élève à 28 millions d’euros, ce qui assure le financement des LAE pour les 10 prochaines années.

La CGT a rappelé que ce projet de fermeture n’est davantage pas justifié par l’absence de besoin des cheminots. Tout d’abord parce que les structures extérieures dédiées à l’enfance sont remplies à 95 % selon la DREES (direction des études du ministère de la Santé) et les cheminots ne sont pas en dehors la société française. Ensuite, parce que les contraintes particulières des métiers de cheminots (horaires décalés, RHR, mobilité…) justifient une réponse spécifique.

La CGT a insisté sur le fait que selon les situations rencontrées par les cheminots (contraintes professionnelles, maladie, séparation, difficultés familiales, difficultés scolaires…), la réponse au besoin de l’enfant peut passer par une offre éducative sans hébergement, mais également par une offre éducative avec hébergement pour permettre à l’enfant d’être encadré par des personnels éducatifs dans un environnement social différent, avec des liens sociaux nouveaux et un retour au foyer familial le week-end. Supprimer cette possibilité comme l’envisage la direction, c’est priver les travailleurs sociaux de l’Action Sociale d’un levier d’intervention et donc les enfants et leurs parents cheminots d’une chance de surmonter leurs difficultés.

La CGT a mis en avant que la sous-fréquentation actuelle de nos LAE à 50 % est triplement de la responsabilité de la direction d’entreprise :

  1. Manque d’information aux cheminots engendrant une méconnaissance des prestations de l’Action Sociale, qui s’est accrue depuis l’externalisation en 2015 des prestations vers les CAF par la direction et donc l’éloignement des cheminots de leur Action Sociale ;
  2. Concentration géographique des LAE sur le quart Nord-Est du pays qui est facteur d’éloignement pour de nombreux cheminots ;
  3. Restriction de l’offre éducative, des contenus et des cibles (les personnels contractuels sont exclus de certaines prestations).

La CGT a réaffirmé que quoi qu’il en soit, même non-remplis, nos LAE hébergent actuellement des enfants de cheminots, en lien avec les travailleurs sociaux de l’Action Sociale SNCF, qu’ils répondent donc aux besoins des cheminots actuels et à venir. Les nombreux témoignages de cheminots et les plus de 2 000 signatures recueillies par la pétition en ligne initiée par des cheminots bénéficiaires en attestent.

Nos LAE étant financés, leur fermeture est inadmissible !

LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS A L’OFFENSIVE

La CGT porte des revendications pour améliorer l’offre éducative de l’Action Sociale. Ces revendications sont seules à même de répondre aux besoins de cheminots :

  • Une meilleure proximité par le maintien de nos 5 LAE, la création de petites structures d’hébergement en proximité sur l’ensemble du territoire et la création de CMPP sur la façade atlantique qui en est dépourvue.
  • Une réelle communication auprès des cheminots dès l’embauche et dans chaque établissement par des permanences de l’Action Sociale, la mise à disposition de flyers, par l’embauche d’éducateurs spécialisés sur l’ensemble du territoire pour faire connaître l’offre éducative et rencontrer les cheminots.
  • Une réponse complète aux besoins des cheminots en élargissant l’offre éducative à l’ensemble des cheminots, en remettant les LAE au coeur des activités collectives pour les parents (animations à thèmes sur les risques de la petite enfance, les écrans, l’adolescence…), pour les enfants de cheminots adolescents afin de les encadrer dans leurs études hors région ou les préparer à l’autonomie de la vie adulte…

Face à l’incurie de la direction SNCF quant à l’avenir des cheminots, de leurs droits, de leurs enfants,

Face à l’hostilité du Gouvernement qui vise notre protection sociale et nos retraites,

Face à la menace d’une nouvelle réforme contre le ferroviaire rêvée par certains parlementaires,

La Fédération CGT des Cheminots appelle l’ensemble des cheminots à s’inscrire largement dans la construction d’une réponse coordonnée, franche et puissante des cheminots et dans un premier temps à participer massivement à la Manifestation Nationale d’Intérêt Général des cheminots du 31 mars prochain à Paris.

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LES CHEMINOTS DE GETLINK ONT PARLÉ PAR LES URNES

Élections GETLINK (ex Eurotunnel)

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Mercredi 9 Mars 2022, les élections professionnelles se sont déroulées à Getlink .

Malgré les tentatives de division, la présentation de listes supplémentaires, la CGT de Getlink ancre son influence dans l’entreprise. Avec près de 31 % des suffrages, la CGT talonne l’organisation majoritaire.

L’électorat tangiblement volatile de FO et sa ligne syndicale hétéroclite se traduisent par une recomposition syndicale et l’implantation de SUD-Rail (19,5 %).

En effet, il n’y a plus de majorité absolue : FO passe de 53 à 36 % (-17 points) et n’est plus en capacité de signer seule des accords régressifs (APLD). Cela acte le retour et le poids de la CGT à la table des négociations.

La création de SUD-Rail acte la disparition de la CFTC qui n’a pas représenté de liste.

Maintien du nombre d’élus CGT (7 élus titulaires CGT) ; FO perd 4 sièges au bénéfice de SUD (FO : 9 élus titulaires ; SUD : 4), et la CFE-CGC garde ses 3 sièges.

Un autre bon point : des salariés qui se sentent concernés par ces élections avec un fort taux de participation historique dans cette entreprise qui augmente encore et passe de 81,35 % (en 2018) à 82,47 %.

La mobilisation au quotidien de la CGT, de ses militants, les luttes menées dans et hors de l’entreprise sont à mettre au bénéfice de cette reconnaissance des cheminots vis-à-vis de la CGT.

Le message est clair : par ce vote, les cheminots de Getlink confirment leur volonté de défendre leurs intérêts avec la CGT.

La Fédération CGT des Cheminots remercie l’ensemble de ses militants et syndiqués pour l’engagement dont ils font preuve chaque jour auprès des cheminots.

C’est notre force ! Comme des centaines d’autres depuis le début de l’année, nous appelons les cheminots à venir renforcer la CGT.

UNIS dans notre quotidien ! COMBATIFS pour le ferroviaire !

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AGIR POUR UNE AUGMENTATION GÉNÉRALE DES SALAIRES ET DES PENSIONS ! AGIR POUR L’EMPLOI !

Journée interpro du 17 mars

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Le 27 janvier dernier, plus de 170 manifestations portaient la revendication d’une augmentation des salaires et des pensions, à l’appel des organisations syndicales CGT, FSU, Solidaires et des organisations de jeunesse FIDL, MNL, UNEF et VL. Elles appellent à une nouvelle journée interprofessionnelle le 17 mars prochain.

En décembre 2021, l’inflation en France a atteint 2,8 % sur un an.

Près de la moitié provient directement de l’augmentation du prix de l’énergie (carburant, électricité, gaz). En effet, l’énergie a vu son prix augmenter de 18,6 %. Il y a également une augmentation importante des prix des produits alimentaires de première nécessité.

Force est de constater que c’est l’évolution des revenus par rapport à l’inflation qui est déterminante. C’est un levier essentiel pour maintenir le pouvoir d’achat des ménages et agir sur la répartition entre les revenus du capital et du travail ; les entreprises cherchant, en effet, même dans le contexte de la pandémie, à augmenter leurs profits.

Il faut une revalorisation immédiate de l’ensemble des salaires dans le secteur privé et des traitements dans la fonction publique, en commençant par les plus bas salaires.

Ainsi, il est urgent d’agir sur le SMIC et le point d’indice.

Il est indispensable que les minima de branche dans le privé et les grilles de salaires dans la Fonction Publique soient automatiquement relevés au niveau du SMIC.

Cela doit se compléter d’une ouverture rapide de négociations sur la répercussion de ces augmentations sur les échelles de carrière dans le public et les classifications dans le privé.

Il est aussi important d’augmenter les bourses pour les étudiants et les pensions pour les retraités.

En France, la fortune des milliardaires a augmenté de 86 % depuis le début de la pandémie, tandis que, dans le même temps, 4 millions de personnes supplémentaires se sont retrouvées en situation de vulnérabilité.

Sous la présidence d’Emmanuel Macron, les 1 % les plus riches ont vu leur niveau de vie augmenter de 2,8 % en moyenne, quand les 5 % des ménages les plus modestes ont perdu jusqu’à 0,5 % de leur pouvoir d’achat.

ET LES CHEMINOTS DANS TOUT ÇA ?

Les mobilisations des cheminot·e·s se sont multipliées ces dernières semaines. Les questions salariales, sociales et les conditions de vie et de travail sont au centre de leurs préoccupations, avec en toile de fond, la question centrale de l’emploi et du nombre de recrutements afin de faire plus et mieux de service public.

Alors que la direction SNCF annonce un résultat net positif de 821 millions d’euros pour 2021, les salaires des cheminots sont gelés depuis 8 ans et les suppressions de postes se comptent par paquet de 2 000 chaque année !

Ça suffit ! Il est possible de faire autrement ! Les moyens existent !

ENSEMBLE, EXIGEONS :

  • Une augmentation générale des salaires,
  • Des moyens humains et matériels pour bien travailler, dans de bonnes conditions afin d’assurer la production et, plus largement, assurer le service public ferroviaire attendu par les usagers !

Le 17 mars, pour une augmentation générale des salaires et pour l’emploi, la Fédération CGT appelle les cheminotes et les cheminots à agir dans le cadre de la journée interprofessionnelle unitaire et à venir gonfler les rangs des manifestations sur l’ensemble du territoire !

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UNE DÉFERLANTE DE MOBILISATIONS !

Lutte pour les droits des femmes

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Dans l’entreprise comme dans la société, les femmes continuent de subir les inégalités et les violences.

La CGT lutte contre toutes les formes de domination, de discrimination et agit au quotidien !

Le 8 mars, agissons ensemble pour les droits des femmes.

Dans les entreprises ferroviaires, et notamment dans le GPU SNCF, les inégalités et les violences sous toutes les formes perdurent.

Elles vont s’accroître avec les politiques de casse sociale qu’engagent les directions.

DE L’ESBROUFE AU CONSTAT EFFARANT

Passées les sorties médiatiques du président Farandou, affichant l’égalité professionnelle comme un sujet majeur, et au-delà des campagnes de communication qui visent à masquer l’attrition des moyens, la politique d’entreprise en matière d’égalité professionnelle reste affligeante.

Le taux de féminisation dans l’ensemble du GPU SNCF est en diminution de 0,2 point en 2020 (20,4 %).

La représentation des salariées est très faible, et encore plus dans les filières du matériel (3,6 %), de l’équipement (4,5 %) ou transport traction (7,5 %).

Les infrastructures ne sont pas équipées pour permettre l’accueil de femmes (vestiaires, toilettes, outils, etc.) et démontrent ainsi l’absence de mesures concrètes en faveur de la mixité.

Les organisations du travail et du temps de travail (temps de retournement, amplitudes, coupures, pauses, roulements…) mises en place par les directions ne répondent qu’à un objectif de productivité, sans considérer les aspects de mixité et d’égalité.

Dans le même temps, les cheminotes subissent la sur-précarisation.

Elles sont davantage touchées par les suppressions d’emplois et sont surreprésentées dans les contrats précaires, 49,7 % des CDD, alors que le taux de féminisation est de 20,4 %.

DES INÉGALITÉS CRIANTES

L’accès à la formation des femmes reste plus faible que celui des hommes.

Les femmes se heurtent en permanence aux plafonds et aux parois de verre dans leurs parcours professionnels. Leurs déroulements sont davantage ralentis.

Les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes sont importants.

Elles ont globalement les rémunérations les plus basses. 41 % des femmes ont une rémunération brute inférieure à 2 500 € contre 27 % pour les hommes.

La crise sanitaire a accentué toutes ces inégalités et le télétravail a été massivement imposé, alors qu’aucun changement structurel dans l’univers du travail n’a été mis en place pour lutter contre la double tâche, domestique et professionnelle, qui pèse sur les femmes.

SOUS UNE CHAPE DE PLOMB

En France, 30 % des femmes ont déjà été harcelées ou agressées sexuellement sur leur lieu de travail. 9 % ont déjà eu un rapport sexuel forcé ou non-désiré avec quelqu’un de leur milieu professionnel.

À la faveur du confinement et du télétravail, les interventions des forces de l’ordre à domicile dans la sphère familiale ont été multipliées par 3.

Les cheminotes ne sont pas dehors de ce contexte.

Pourtant, la direction du GPU SNCF refuse toujours et encore de prendre des mesures efficaces en imposant un cadre et des procédures stricts pour lutter contre toutes les violences sexistes et sexuelles.

Elle laisse une grande latitude aux entités régionales ou d’établissement qui, sous couvert de l’éthique, posent dans l’enquête la victime ou même niveau que le mis en cause.

Nul ne doute que ce postulat, conjugué aux délais inconsidérés des procédures, entraîne une forme d’omerta, une chape de plomb.

VERS UNE JUNGLE SOCIALE DESTRUCTRICE

La transposition dans les entreprises ferroviaires et notamment dans le GPU SNCF du volet « classifications et rémunération » de la CCN (convention collective nationale) creusera gravement ces inégalités.

Cet accord, validé par l’UNSA, Sud Rail et la CFDT, permet aux directions de balayer le cadre social et les grilles salariales pour instaurer la jungle sociale.

Au recrutement comme en cours de carrière, les seuils de rémunération de l’accord sont tellement bas et sans automaticité, que la seule perspective de progression salariale relève de la volonté de la direction.

Ainsi, les dirigeants d’établissement, d’unité opérationnelle ou de chantier décideront seuls, sans aucun contrôle ni critère formel, des promotions en collège ou en qualification et même de la possibilité de changer d’emploi dans le parcours professionnel.

Cet accord supprime les règles collectives au profit de systèmes de détection opaques qui favorise les discriminations liées au genre (préjugés et stéréotypes).

La Fédération CGT des cheminots porte, dans toutes les entreprises du ferroviaire, la revendication d’un statut social de haut niveau, protecteur, avec des règles collectives claires et un contrôle social, singulièrement sur la mixité et l’égalité entre les femmes et les hommes.

Les droits que nous gagnons pour les femmes, nous les gagnons pour toutes et tous.

LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS APPELLE À SE MOBILISER ET À PARTICIPER AUX RASSEMBLEMENTS ET INITIATIVES ORGANISÉS SUR TOUT LE TERRITOIRE !

LE 8 MARS, AGISSONS ENSEMBLE !

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UN FÉMINISME DE FAÇADE

Égalité professionnelle

| Fédération

La direction du GPU SNCF met en application le féminisme washing.

Pour recruter, elle propose la cooptation plutôt qu’une véritable politique en faveur des femmes.

600 € pour un homme et 900 € pour une femme en lieu et place d’une vraie politique de recrutement qui agirait pour améliorer les conditions de travail, les salaires, etc.

Pour la CGT, la mixité des métiers est un facteur important dans la politique d’égalité professionnelle et salariale entre les femmes et les hommes que la direction doit mettre en œuvre.

À coups de « Temps Réel » ou autres communications fumeuses, la direction présente le recrutement par la cooptation comme un levier majeur de mixité.

Une hypocrisie à peine feinte qui ne règle en rien l’absence de mixité dans de nombreux métiers et vise à éluder les inégalités persistantes dans l’entreprise.

Les métiers à dominante masculine restent difficilement accessibles aux femmes et certains métiers à dominante féminine sont peu valorisés, faiblement rémunérés, et parfois voués au sous-emploi et au temps partiel subi.

La persistance des stéréotypes de genre constitue toujours un puissant facteur de blocage.

Aussi, la transposition dans le GPU SNCF des dispositions de l’accord de branche sur la classification et rémunération va creuser ces inégalités.

En effet, la promotion professionnelle devient le fait du prince puisqu’elle est décidée par la direction et parfois le chef de chantier ou le dirigeant local, sans aucune règle écrite et sans aucun contrôle,

La direction devrait plutôt mettre en place une politique et des leviers de lutte contre les inégalités au travail !

De réelles mesures en faveur de plus de mixité dans les métiers à prédominance d’hommes, une meilleure prise en compte de la parentalité, un meilleur salaire et de meilleures possibilités d’évolution.

Les cheminotes sont discriminées par un salaire inférieur de 12 %, discriminées par leur tenue vestimentaire (ateliers de morphologie à TER qui renforcent les clichés sexistes ou les journées fun et décalées de l’EIC), discriminées sur leur maternité (perte de la pénibilité, des EVS), subissant les parois et les plafonds de verre…

Il est nécessaire d’améliorer les conditions de travail en agissant sur les organisations du travail avec une réelle prise en compte des spécificités des femmes et leur permettre d’accéder à tous les emplois.

La lutte continue, nous devons toutes et tous nous mobiliser le 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes.

L’égalité femmes/hommes ne se décrète pas, cela se construit dès à présent, à la SNCF comme dans la société.

ENSEMBLE, GAGNONS

UN STATUT SOCIAL DE HAUT NIVEAU !

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