Fédération CGT des Cheminots


UNE GRILLE UNIQUE POUR TOUS !

Tract n°2 de la campagne salaire

| Fédération

⇒ C’EST QUOI UNE GRILLE DES SALAIRES ? : C’est un mécanisme qui permet la reconnaissance des qualifications des cheminots et qui garantit une véritable progression de carrière.

LA QUALIFICATION UN ÉLÉMENT DÉTERMINANT DE LA GRILLE
Pour que la qualification soit reconnue, la CGT propose notamment qu’un salaire repère soit attaché à chaque niveau de diplôme et constitue ainsi un seuil d’accueil des salariés dans une grille des salaires.

Pour chacun des grands niveaux de qualification, le niveau du salaire de base mensuel brut garanti revendiqué par la fédération CGT des cheminots est :

  • Sans diplôme et sans formation, ni expérience : SMIC revendiqué par la CGT à 2000€
  • CAP-BEP : 2652€
  • Bac (quel qu’il soit) : 3304€
  • BTS-DUT (Bac + 2) : 3956€
  • Licence/ licence professionnelle (Bac + 3) : 4608€
  • Maitrise (Bac + 4) : 5097€
  • Master 2 / Diplôme d’ingénieur (Bac + 5) : 5749€
  • Doctorat (Bac + 8) : 6564€

DES DÉROULEMENTS DE CARRIÈRE GARANTIS
La qualification du cheminot progresse tout au long de la vie, par la pratique et l’expérience, mais également par la formation professionnelle – d’où la nécessité d’un déroulement de carrière minimal garanti.
La qualification doit être reconnue dans l’emploi comme dans le salaire.

⇒ Elle peut être acquise :

  • par l’obtention d’un diplôme ;
  • par l’expérience ;
  • par la validation des acquis ;
  • par la formation continue.

Reconnaître les qualifications c’est aussi permettre à tous les cheminots un vrai déroulement de carrière.

La CGT propose pour cela que soit garanti au minimum le doublement du salaire sur la carrière avec une progression salariale automatique (sans nouvelle formation ou diplôme) tout au long de la carrière (une position de rémunération tous les 4 ans ou 3 ans pour les agents de conduite).

Dans la grille des salaires CGT, les écarts entre les différentes positions de rémunération sont significatifs et réguliers afin d’avoir une véritable progression salariale.

La fédération CGT revendique une grille unique pour tous les cheminots statutaires et contractuels du GPU SNCF ainsi que pour tous les cheminots de toutes les autres entreprises ferroviaires.

Il s’agit d’une part d’une question de justice sociale, mais aussi d’un puissant levier pour lutter contre le dumping social et la concurrence entre cheminots qu’organise le patronat.

Reconnaître les qualifications dans une grille c’est aussi lutter contre le déclassement professionnel qui touche particulièrement les femmes.

Pour donner plus de poids à cette revendication, vous pouvez rejoindre la CGT et contribuer à organiser la mobilisation. Rejoignez la Fédération CGT des cheminots

Pour voir la grille unique pour tous les cheminots, télécharger le tract.

UN ENJEU CENTRAL
Le patronat mène une offensive continue pour ne pas reconnaître les qualifications et donc ne plus payer.

Ainsi dans la branche ferroviaire, l’accord « classification et rémunérations » dénoncé par la CGT, mais validé par toutes les autres organisations syndicales représentatives permet aux employeurs de ne plus reconnaitre les diplômes, les formations et l’expérience acquise. Seul compte le poste occupé. L’évolution de carrière n’est donc plus garantie. Cela entraîne un déclassement des cheminots dont les salaires n’ont plus de lien avec leurs savoirs et savoir-faire.

Pour la CGT, revendiquer la reconnaissance et le paiement de la qualification dans une grille des salaires, c’estrevendiquer d’être payé pour ce que l’on est et pas uniquement selon le poste occupé.

La fédération CGT des cheminots revendique :

  • la mise en place de l’échelle mobile des salaires et le rattrapage du contentieux salarial ;
  • la mise en place de la grille salariale CGT unique pour tous les cheminots avec des garanties sur le déroulement de carrière, un avancement automatique, la reconnaissance des diplômes ;
  • l’égalité salariale entre les femmes et les hommes ;
  • des augmentations générales des pensions et des salaires avec une véritable reconnaissance des métiers des cheminots et la redistribution aux cheminots des richesses produites par le travail ;
  • un véritable 13e mois pour tous les cheminots.

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LOIN DU COMPTE !

Table ronde avec le PDG de la SNCF

| Les conditions sociales

Dans un contexte de crise sanitaire caractérisée par la dégradation continue de l’état de santé physique et mentale des cheminotes et cheminots, et une crise majeure de gouvernance au sein du Groupe Public Ferroviaire, les fédérations cheminotes ont adressé un avertissement ferme et une demande de rencontre urgente au PDG de la SNCF.

Les quatre fédérations ont été reçue dans le cadre d’une table ronde le 10 mars. Unitairement, nous attendions des engagements forts afin de pouvoir retrouver de la sérénité et conforter l’unité sociale.

Pour le PDG de la SNCF, l’objectif était de « retrouver le chemin de la confiance »

Le bilan unitaire de cette rencontre est clair : Décevant !

En ouverture, le PDG de la SNCF, a reconnu « une période très difficile » et « un risque accru de Risques Psycho-Sociaux » pour les cheminot·es. Pour nos fédérations syndicales, le constat partagé de cette situation aurait dû entrainer des mesures fortes, mais rien n’a été annoncé sur la situation sanitaire et sociale ! Concernant la crise de gouvernance face à une SA qui ne respecte plus rien et remet en cause tous les jours l’unité sociale et les engagements du groupe, nous attendions mieux que des annonces en demi-teinte.

Les principales annonces :

  • Écoute des cheminot·es / Instances de Proximité : à la suite de ses tournées en région, le PDG constate que les instances sont saturées et que le dialogue social a du mal à vivre sur le terrain. Il annonce donc un groupe de travail avec les fédérations en vue de faire des propositions pour retrouver de la proximité dans les instances et ainsi traiter le quotidien des cheminot·es.
  • Filiales SNCF Voyageurs : le PDG propose la signature d’un accord pour prolonger le délai de survie des accords collectifs et des RH (sauf l’accord temps partiel, celui sur les activités sociales et culturelles ainsi que l’accord sur l’organisation du temps de travail et les RH afférents) pour les 3 filiales actuelles jusqu’à décembre 2027. Cette réponse partielle ne règle pas l’attitude de la SA Voyageurs qui cherche systématiquement à interpréter ou ne pas respecter les accords ou autres directives !
  • Temps de travail dans les filiales : bien que l’accord sur l’organisation du travail actuel soit tout fait adaptée pour les filiales, le PDG annonce l’ouverture d’une négociation nationale sous l’égide de la SA voyageurs pour : »identifier les besoins d’adaptations nécessaires aux filiales ». Concrètement, la SA Voyageurs veut s’attaquer à la réglementation du travail commune à tous les cheminot-es pour la rapprocher de celle de la convention collective.

Des nouvelles rencontres sont déjà fixées avec la direction de l’entreprise sur ces sujets. Dans l’unité syndicale, les fédérations cheminotes ont pris leurs responsabilités depuis plusieurs semaines et continueront à le faire dans l’intérêt de tous les cheminot·es du groupe SNCF !

Nous ne les laisserons pas exploser l’unité sociale du Groupe !

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M. LE PRÉSIDENT DE LA SNCF : LES RECULS NE SE NÉGOCIERONT PAS !

| Les conditions sociales

Le 10 mars dernier, les quatre organisations syndicales représentatives de la SNCF ont été reçues par le président du groupe SNCF dans le cadre du courrier unitaire qui lui a été adressé le 18 février 2026.

Dans un contexte de transformation profonde de notre entreprise publique SNCF, les conditions de vie et de travail des cheminot·e·s se dégradent jour après jour.

Alors que la loi ne l’impose pas, la décision unilatérale de la direction SNCF de créer des filiales dédiées au TER fractionne le corps social cheminot et balkanise le service public SNCF.

Parallèlement, les nombreuses réorganisations destructrices dans les établissements génèrent toujours plus de souffrance au travail chez l’ensemble des cheminot·e·s dans tous les collèges et impactent fortement l’organisation de la production.

Lors de cette rencontre, le président de la SNCF a fait les annonces suivantes :

LE TEMPS DE TRAVAIL ATTAQUÉ : FIN DES 35 HEURES ?

C’est sur l’organisation du temps de travail que la charge patronale est la plus violente. La direction du Groupe a proposé d’ouvrir des négociations pour adapter certaines dispositions existantes aux besoins des filiales Voyageurs : prises et fins de service délocalisées, roulements VSDL, 19/6, nombre de RP et de dimanches seraient donc ciblés pour augmenter la productivité et la compétitivité.
Pire encore, la direction du Groupe assume clairement que l’objectif visé est de ponctionner 5 jours de repos aux cheminots des filiales Voyageurs pour s’aligner sur l’accord de branche !
POUR LA CGT DES CHEMINOTS, CETTE PROPOSITION EST INACCEPTABLE !

Pour la CGT, les repos doivent permettre la récupération de la force de travail, de la force psychique, des capacités de vigilance et de concentration, mais aussi laisser du temps libre pour l’accès à des loisirs, à la culture, aux temps partagés avec les proches.

Par cette attaque violente sur le temps de repos, alors que les cheminot·e·s demandent plus de temps pour eux, la direction ouvre les hostilités !

Ces attaques compromettent aussi la sécurité des personnels et des circulations. Les repos sont constitutifs d’un haut niveau de sécurité. C’est un élément fondamental d’un service public sûr et de qualité.

La direction n’a pas répondu à la demande unitaire de reprise de contrôle par le Groupe ! Bien au contraire ! Elle répond par une attaque frontale sur le temps de repos, en sacrifiant d’abord les cheminot·e·s de ses sociétés dédiées existantes, tout en ouvrant la voie à une généralisation de ce recul social !

L’URGENCE D’INSTANCES DE PROXIMITÉ

Le président admet la nécessité de reconstruire un dialogue social de proximité efficient sur la prévention des risques auxquels sont exposés les cheminot·e·s. La direction a proposé la tenue d’un groupe de travail sur le sujet.
La Fédération des cheminots exige, sur ce point, l’ouverture d’une négociation dans laquelle elle portera son projet de création de Comités de Proximité Santé, Sécurité et Conditions de Travail (CP-SSCT) permettant de traiter des sujets du quotidien des cheminots (production, conditions de travail, santé et sécurité…).

DURÉE DE SURVIE DES ACCORDS

Une prorogation du délai de survie de certains accords est proposée jusqu’à fin 2027 pour les filiales SVSA, SVEA, SVLO tout en excluant les accords sur l’organisation du temps de travail, celui sur les activités sociales et culturelles, ainsi que le forfait-jours, le télétravail et le travail à temps partiel !

Une partie essentielle des droits des cheminot·e·s serait donc renvoyée à des négociations par filiale, ce qui accentuerait des inégalités déjà trop nombreuses et risquerait un effacement de nombreux conquis sociaux.

UNE INDISPENSABLE RIPOSTE DES CHEMINOT·E·S !

La Fédération CGT des cheminots agit pour le retour à une entreprise unique et intégrée, en lieu et place d’une concurrence qui n’a jamais démontré son efficacité et qui coûte cher.

La CGT agit au quotidien avec ses syndicats de site pour l’amélioration des conditions de vie et de travail, pour des embauches en nombre, pour des augmentations générales des salaires et l’instauration d’une grille unique des salaires pour les cheminot·e·s statutaires et contractuel·le·s.

La Fédération CGT des cheminots revendique ce progrès social et appelle à défendre ce conquis social que constitue la mise en place des 35h à la SNCF !

ORGANISONS-NOUS DÈS MAINTENANT
AVEC LES SYNDICATS CGT DE CHEMINOTS
POUR DÉBATTRE ET CONSTRUIRE LA RÉPONSE REVENDICATIVE
QUI DEVRA ÊTRE

À LA HAUTEUR DE L’ATTAQUE !

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QUAND LA RECHERCHE DE PROFITS REMPLACE LA TRANSMISSION DES SAVOIRS !

Formation professionnelle

| Maîtrise et cadres UFCM

La direction de SNCF Réseau tente d’imposer aux formatrices et formateurs d’entreprise (FE) une nouvelle dégradation de leurs conditions de vie et de travail.

Pour l’UFCM-CGT, il n’est pas question de faire de la productivité sur la transmission des savoirs !

Depuis janvier 2026, les formatrices et formateurs d’entreprise (FE) de SNCF Réseau reçoivent un avenant à leur contrat tripartite (établissement-campus-formateur) leur imposant d’animer 5 jours de formation par an dans le campus auquel ils et elles sont rattachés (Nanterre, Bordeaux ou Lyon).

Jusqu’à présent, cette participation était limitée à 1 jour tous les 3 ans, soit une augmentation de 1 500 % !

Pour l’UFCM-CGT, une telle modification de l’organisation du travail est tout simplement inacceptable !

En modifiant le référentiel « Consigne d’organisation de la direction Formation et de l’organisme de formation SNCF Réseau » ainsi que ceux concernant les cam-pus de Paris, Nanterre, Lyon Saint-Priest et Bordeaux Bègles, la direction de SNCF Réseau dégrade la qualité de la formation professionnelle ainsi que les conditions de travail des formatrices et formateurs d’entreprise et des stagiaires.

CAMPUS RÉSEAU : CHRONIQUE D’UN ÉCHEC ANNONCÉ

La CGT et son UFCM avaient dénoncé la mise en place des campus nationaux. La suppression des écoles de formation régionales pour ne laisser que trois campus a des conséquences sur la qualité de la formation professionnelle.

L’éloignement des campus et l’allongement des temps d’acheminement condui-sent à créer des difficultés dans l’organisation de la production et la réalisation des formations avec une moindre prise en compte des particularités locales. De plus, le nombre d’heures de formation dispensées est en baisse constante !

L’UFCM-CGT et les cheminot·e·s ne sont pas dupes ! Cette mesure est un flagrant aveu d’échec de la politique des « campus » en remplacement des unités de formation en territoire. Il ne s’agit ni d’améliorer les parcours de formation ni de « veiller » les FE. Dans les faits, aucun·e FE permanent n’est prévu pour accompa-gner ces sessions.

Il apparaît clair que cette mesure vise surtout à combler le manque de formateurs dans les campus, en faisant peser cette charge supplémentaire sur les forma-teurs d’entreprise en établissement !

Détériorer la formation professionnelle dans l’entreprise pour pouvoir l’externa-liser ou la sous-traiter est bien l’objectif de la politique menée par la Direction.

STOP AU HARCÈLEMENT MORAL INSTITUTIONNEL !

Les pressions ressenties par les formatrices et formateurs d’entreprise pour signer cet avenant sont inadmissibles et doivent cesser immédiatement !

L’UFCM-CGT rappelle que les formatrices et formateurs d’entreprise ont déjà des missions exigeantes et essentielles au sein de leur établissement, incompatibles avec les déplacements envisagés par la Direction. Multiplier les déplacements et les jours d’intervention en campus dégrade considérablement les conditions de travail et l’équilibre vie professionnelle-vie personnelle des FE.

Les formatrices et formateurs d’entreprise sont les acteurs primordiaux de la transmission de nos savoir-faire. Une véritable politique de formation doit être mise en place pour assurer le maintien des compétences et des connaissances des cheminot·e·s et ainsi garantir la continuité du service public ferroviaire.

La CGT et son UFCM revendiquent :

  • la suppression pure et simple de la mesure imposant aux formatrices et formateurs 5 jours obligatoires par an de présence en campus ;
  • la réouverture des centres de formation SNCF en proximité pour garantir à tous les cheminot·e·s un accès équitable à la formation initiale et à la formation professionnelle continue sans impacter la vie privée à la fois des stagiaires et des FE ;
  • l’augmentation du nombre de FE et une meilleure reconnaissance de leur fonction, notamment par l’amélioration de leur déroulement de carrière (accès à la classe 6) et de leur parcours professionnel ;
  • la revalorisation de l’indemnité de face-à-face pédagogique et de l’indemnité fixe mensuelle de formateur permanent ;
  • l’arrêt du recours au e-learning.

POUR UNE VÉRITABLE POLITIQUE DE FORMATION PROFESSIONNELLE TOURNÉE VERS L’HUMAIN, POUR DES PARCOURS PROFESSIONNELS ÉMANCIPATEURS ET RECONNUS À LEUR JUSTE VALEUR, POUR REDONNER DU SENS AU TRAVAIL CHEMINOT, REJOIGNEZ LA CGT ET SON UFCM !

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EFFECTIFS CONDUITE : LA DIRECTION MINIMISE, LES CHEMINOTS SUBISSENT !

Hexafret

| Le transport de marchandises

Reçue en audience, la Fédération CGT des cheminots a dénoncé l’opacité sur les chiffres réels des effectifs voulue par la direction d’Hexafret.

Face à la dégradation des conditions de travail et de la production, la CGT exige une transparence totale et un plan d’embauche immédiat pour que le nombre d’agents de conduite corresponde enfin à la charge de travail réelle !

La CGT avait sollicité cette audience afin d’obtenir un état des lieux précis de la situation des effectifs conducteurs (TA et TB) et leur adéquation avec la charge de travail au sein d’Hexafret.
Or, en refusant de transmettre des documents chiffrés détaillés, la direction empêche toute analyse sérieuse de la situation. La CGT dénonce une stratégie du flou. Pour garantir l’avenir de nos emplois, la transparence n’est pas une option, c’est une nécessité.

DES EFFECTIFS SOUS TENSION : LA DIRECTION JOUE AVEC LES CHIFFRES !

La direction reconnaît une augmentation de la charge de travail et des inaptitudes pour 2026. Face à ce constat, elle annonce un besoin de 645 conducteurs TB (contre 630 initialement). Mais en se contentant d’un calcul global « France entière », elle ignore les tensions réelles qui pèsent sur chaque résidence.

Pour la CGT, ces tensions en effectif impactent la couverture des trains et l’organisation du travail. En découlent des difficultés de production qui apparaissent concrètement dans les résidences : construction des roulements, couverture quotidienne des trains, organisation des congés, gestion des remplacements….

DES MESURES D’AJUSTEMENT, MAIS PAS DE SOLUTION DURABLE

La direction évoque plusieurs dispositifs pour faire face aux tensions : recours aux conducteurs agiles, détachements temporaires, mobilité interne ou optimisation des roulements. Elle annonce également le détachement temporaire de 15 conducteurs en provenance de TER et l’ouverture de nouvelles écoles de formation.

Une seule solution pérenne : l’embauche revendiquée par la CGT de 40 conducteurs minimum !

Par ailleurs, la CGT exige :

  • Une transparence complète sur les effectifs réels par résidence ;
  • La communication des projections de départs, recrutements et formations ;
  • La communication de tous les éléments utiles au calcul de l’ACR ;
  • La mise en place d’un plan durable d’anticipation des effectifs.

À l’heure où la direction du GPU SNCF compte remettre en cause les conditions sociales de l’ensemble des cheminots, la CGT appelle les cheminots à se tenir prêts.

TOUS ENSEMBLE POUR GAGNER NOS REVENDICATIONS !

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NON ! LES CHEMINOT·E·S NE SONT PAS DES PRODUITS MARKETING !

| Communiqué

Seulement quelques jours après la journée internationale de lutte pour le droit des femmes, la direction a publié un « guide sur l’élégance » au contour rétrograde. L’interpellation de la direction par la CGT a imposé le retrait de ce guide scandaleux.

UN GUIDE RÉACTIONNAIRE !

Ce guide met à disposition un test pour analyser la morphologie des femmes et des hommes ; puis, il explique « l’élégance à la française » et comment les cheminots doivent s’habiller, se maquiller, entretenir leur barbe et devenir des supports de communication commerciale de l’entreprise.

Le contenu de ce guide véhicule des stéréotypes et des normes esthétiques totalement déplacés. Il illustre des dérives telles que « attirer l’oeil sur certaines parties du corps », « cacher son ventre », « masquer légèrement les hanches », … Ce document est sexiste et stigmatise tous les cheminots dont la morphologie ne correspond pas aux normes implicites de ce document.

La publication de ce guide, même éclaire, est insultante pour les cheminots, abîme l’image de l’entreprise et écorne fortement les intentions et discours de la direction quant à l’égalité entre cheminotes et cheminots.

Pour la CGT c’est inadmissible ! Ce document renvoie à des dispositifs réactionnaires. Rappelons que les cheminotes et les cheminots sont recrutés pour leurs qualifications et rien d’autre !

ET PENDANT CE TEMPS-LÀ, DANS L’ENTREPRISE…

Ce guide n’est pas un fait « maladroit », il est le produit d’une course effrénée à la productivité, au tout business qui nie l’humain, ses idées et sa parole et qui engendre sexisme, discrimination et stigmatisation.

Les effectifs fondent comme neige au soleil, les conditions de travail se dégradent, la sécurité se délite. La multiplication des restructurations, l’ouverture à la concurrence, l’explosion de l’entreprise historique crée une souffrance extrêmement grande chez les cheminots pouvant les conduire jusqu’aux suicides.

Avec son NSTC (nouveau statut du travail cheminot), la Fédération CGT des cheminots défend des valeurs progressistes. Le développement du service public, la réponse aux besoins de la population ne dépend pas du physique des cheminotes et des cheminots mais bel et bien de leurs connaissances en termes de sécurité, de savoir et de savoir-faire.

Suite à l’interpellation de la direction par la CGT, la direction a retiré son guide.

La CGT agira toujours au côté des cheminots pour l’égalité entre les cheminotes et les cheminots !

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LA DIRECTION VEUT NOUS FAIRE PAYER LES « AVANCÉES » OBTENUES À VOYAGEURS !

Prime Traction à Hexafret

| Le transport de marchandises

Le 26 février, une délégation CGT a été reçue par la Direction dans le cadre d’un groupe de travail sur la prime traction et l’organisation du service annuel. Derrière les annonces présentées comme des « améliorations », la Direction tente en réalité d’imposer un marché inacceptable aux conducteurs Hexafret : des mesures sur la prime traction en échange de plus de flexibilité et de modifications de nos journées de service.

LA DIRECTION VEUT IMPOSER UN PACKAGE : PRIME TRACTION CONTRE ENCORE PLUS DE FLEXIBILITÉ !

La Direction souhaite appliquer à Hexafret les mesures issues de Voyageurs mais pose une condition : accepter deux adaptations obligatoires du service par an, des mesures salariales pour encore plus de désorganisation vie professionnelle–vie per-sonnelle. Même si la grille de repos annuelle semble acquise, la Direction s’octroie encore une fois le droit de pouvoir la modifier en organisant des commissions roulements si elle le juge nécessaire. Il n’y en a jamais assez !

LA CGT REFUSE CE CHANTAGE ! LES CONDUCTEURS HEXAFRET NE SONT PAS DES VARIABLES D’AJUSTEMENT !

La CGT a rappelé que nous n’avons pas été conviés aux discussions. Jamais nous n’avons pu exprimer les besoins des agents d’Hexafret. Pire, les quelques euros négociés l’ont été en prenant en compte les mesures salariales Groupe pour les-quelles Hexafret est exclu ! Pour la CGT, la coupe est pleine. Le mépris doit cesser immédiatement.

La délégation CGT a rappelé sa disponibilité pour discuter des sujets, dans une volonté d’avancer et d’améliorer les conditions de vie au travail des cheminots d’Hexafret. L’adaptation dont font preuve les ADC d’Hexafret tous les jours permet à l’entreprise de prospérer, et malgré l’absence de reconnaissance, ce système tient : des changements quotidiens dans les journées de service tolérés, acceptés, mais jusqu’à quand ? La Direction est montée d’un cran dans le mépris. La CGT lui a demandé de revoir immédiatement sa position.

Pour la CGT, les modifications fréquentes des journées de service, la désorganisation permanente de la vie personnelle, le travail de nuit important et le manque d’effectifs chronique avec des calculs d’ACR (adéquation charge-ressources) faux sont autant de points de crispation à rapidement discuter. Ajouter à cela 15 ADC du TER mis à disposition pendant quelques mois avec des conditions salariales très avantageuses, et la situation devient encore plus tendue socialement.

Le vrai problème, ce n’est pas le nombre d’adaptations. Le vrai problème, c’est le manque d’effectifs et la désorganisation de la production actuelle. Sans compter le manque de locomotives, alors que la braderie sur Agorastore (site d’enchères en ligne) des locomotives les plus récentes continue !

Nous avons aussi rappelé à la Direction qu’il y avait des problématiques sur la prime traction qui ne concernaient que les ADC du fret, comme la revalorisation de la prime « grand axe » ou une meilleure revalorisation de la conduite de nuit.

LA PRIME TRACTION N’EST PAS UNE MONNAIE D’ÉCHANGE !

La CGT a été claire : les avancées obtenues à Voyageurs sur la prime traction doivent s’appliquer à Hexafret sans contrepartie sur l’organisation du travail et sans dégradation des conditions de vie au travail des ADC d’Hexafret. La CGT a des propositions et notamment un projet complet de prime traction plus lisible et plus protectrice pour les ADC !

À l’heure actuelle, aucun accord n’a été trouvé. La Direction maintient sa position. Souhaitons qu’elle évolue rapidement. La CGT poursuivra les échanges et continuera à défendre les droits et les conditions de travail des conducteurs Hexafret. La prochaine réunion conclusive est prévue le 17 mars prochain !

 

ENSEMBLE, NE LAISSONS PAS LA DIRECTION
IMPOSER TOUJOURS PLUS DE FLEXIBILITÉ !

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RETRAITÉ·E·S CHEMINOT·E·S, LE 2 AVRIL, POUR NOS REVENDICATIONS, MANIFESTONS !

| Retraités UFR

L’UFR CGT cheminots appelle les retraités, leurs ayants droit à se mobiliser en masse dans une démarche unitaire pour combattre la politique de régression sociale du gouvernement et porter nos revendications CGT.

Les retraités ont toutes les raisons d’être mécontents et de se mobiliser. Leur pouvoir d’achat est toujours en berne. C’est pourquoi la CGT dénonce la logique d’économie de guerre imposée par le gouvernement, les propos guerriers de Macron et du patronat français, avec l’explosion du budget alloué à l’armement qui atteindra 480 milliards d’euros en 2030 ; preuve qu’il y a de l’argent dans ce pays, surtout pour l’armement et la guerre.

Dans le même temps, on ne met pas les moyens pour fabriquer, par exemple, des avions pour combattre les incendies de plus en plus nombreux l’été. Les financements pour des services publics répondant aux besoins, manquent cruellement, à l’exemple de l’hôpital public, pourtant en situation d’extrême urgence, ou encore le ferroviaire que l’État s’évertue à saborder !

La situation va continuer de s’aggraver avec la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS 2026). Si les mobilisations des travailleuses, travailleurs et des retraités ont influé sur le débat parlementaire et permis d’empêcher des mesures négatives, la LFSS 2026 va entraîner de graves régressions en termes d’accès aux soins. C’est le droit à se soigner, le droit à la santé qui sont remis en cause !

C’est le cas avec l’objectif national de dépenses d’assurance maladie (ONDAM), créé en 1996 par Juppé. On ne part pas de la réponse aux besoins en matière de santé pour mettre les moyens adéquats. C’est l’inverse qui est fait : un budget est fixé et les dépenses de santé doivent rentrer dedans. Depuis sa création, l’ONDAM est systématiquement en deçà des dépenses constatées. Les conséquences sont la hausse du ticket modérateur, des franchises médicales et des participations forfaitaires, l’insuffisance de moyens pour le secteur public des établissements de santé…

La LFSS 2026 va à nouveau aggraver la situation. Si les députés ont adopté un amendement pour augmenter l’ONDAM de 3 % (au lieu de 1,6 % prévu par le gouvernement), ce taux est inférieur à celui de 2025 (+3,6 %), mais surtout très en deçà des besoins réels estimés entre 7 et 10 %, ce qui va, à nouveau, entraîner des économies sur la santé et conduire, à nouveau, à la fermeture de milliers de lits !
D’ailleurs, le gouvernement, par décret, fait les poches des patients avec l’augmentation du forfait urgence, du forfait hospitalier, des tarifs journaliers…

Outre le fait que certains renoncerons aux soins, c’est une nouvelle attaque sur le pouvoir d’achat, et notamment des retraités, plus confrontés aux problèmes de santé.
La SNCF n’est pas en reste en décidant unilatéralement d’exclure les retraités du suivi post-professionnel amiante dans les cabinets médicaux SNCF, un véritable scandale que combat la CGT.
Dans le même temps, elle accélère la fermeture des cabinets médicaux, dans la continuité de la mise en place de la complémentaire santé obligatoire (CSO) à tous les cheminots actifs, rompant ainsi toute solidarité intergénérationnelle.

Disons-le clairement, les retraités ne sont pas des privilégiés. Ils ont contribué et continuent à contribuer à la création de richesses.

En 8 ans, Macron et ses gouvernements successifs ont volé aux retraités plus de 108 milliards d’euros avec les mesures de désindexation, le recul de la date de paiement repoussé au 1er janvier de l’année suivante, se traduisant par une année blanche en 2018, l’augmentation différenciée en 2020 ou encore la mesure de relèvement de 1,7 point du taux plein de la CSG.

Ainsi, 60 % des 17 millions de retraités touchent moins que le Smic (1 812 € bruts).

Avec la CGT, exigeons une revalorisation immédiate de toutes les pensions de 10 % et une augmentation des minima de pensions (Mico) de 300 €.

Revendiquons l’urgence de maintenir une Sécurité sociale disposant d’un budget à la hauteur des besoins pour permettre l’accès aux soins pour toutes et tous, répondre au défi du vieillissement de la population avec 30 % de retraités d’ici 2030 et aboutir au 100 % Sécu dans le cadre d’une Sécurité sociale intégrale.

Dans le ferroviaire, avec les cheminots, agissons pour gagner un régime de prévoyance ouvert à l’ensemble des cheminots actifs comme retraités de la branche ferroviaire, pour l’accès aux cabinets médicaux aux retraités. Gagnons un nouveau statut du travail cheminot.

L’heure est à l’action !

L’argent existe pour satisfaire l’ensemble de nos revendications : plus de 80 milliards d’exonérations de cotisations sociales, 211 milliards d’aides publiques aux entreprises sans aucun contrôle.

Le jeudi 2 avril 2026, pour nos revendications, pour nos droits, soyons très nombreuses et nombreux dans la rue, participons massivement aux rassemblements et manifestations dans les départements, les régions.

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AU MATÉRIEL, L’HEURE DE LA RIPOSTE A SONNÉ !

| Matériel

Si le résultat des NAO 2026 est loin d’être à la hauteur des attentes des cheminots, la situation au Matériel est amplifiée par des années d’effacement des repères collectifs.

En effet, depuis 2019, la direction a fait le choix de casser l’unicité de la fonction Matériel avec l’attribution de primes catégorielles, de challenges à l’objectif, de développement du travail de nuit, de dévoiement de l’astreinte et autres artifices financiers, bien aidée en cela par certaines OS.

Ce modèle, qui montre aujourd’hui ses limites, a accentué la dégradation des conditions de travail ainsi que les différences de traitement entre cheminots, en excluant de fait les établissements ne travaillant pas sur des matériels opérant sur des lignes « à fort business ».
Des mesures spécifiques, reconnaissant la technicité des métiers du matériel, deviennent aujourd’hui une nécessité à l’instar de celles qui ont été négociées dans d’autres filières.
Dans ce cadre, la CGT porte la création d’une prime de base garantie Matériel ainsi que d’un Nouveau Statut du travailleur Cheminot (NSTC), seul à même de rassembler contractuels et statutaires dans un nouveau modèle social.

TOUTES ET TOUS CHEMINOT·E·S DU MATÉRIEL !
DIVISER POUR MIEUX RÉGNER : UNE VIEILLE MÉTHODE PATRONALE !

Dans les chantiers, la stratégie de la direction s’opère de manière différente en fonction des ateliers, mais la finalité reste la même : accentuer la polyvalence et la productivité des cheminots grâce à :

  • Un catalogue de primes catégorielles et autres challenges à objectifs toujours plus étoffé : Indemnité Opérationnelle IDF Matériel, Prime OUIGO, prime technicentre TGV, prime d’axe, prime « incentive », primes d’établissement…
    Cela crée de grandes différences de rémunération entre les cheminots suivant le type de matériel entretenu et le lieu d’emploi.
  • Une forte augmentation de la part des EVS dans la rémunération : ces indemnités et primes ne sont données qu’en contrepartie des contraintes nécessaires à la production et des conditions de travail. De plus, certaines sont aujourd’hui à la base de nos métiers (saisie informatique, travaux salissants…) avec pourtant des différences dans l’attribution suivant l’établissement ou la qualification.
  • Des astreintes dévoyées : pour la CGT les astreintes ne devraient intervenir que dans un cadre strict de continuité du service public tel que le relevage, le dégelage, l’astreinte dépannage en ligne, voire pour assurer des renforts ponctuels en période de pointe. Or, la réalité dans les établissements, c’est que les astreintes se multiplient afin de compenser les manques d’effectifs et les défauts d’organisation. Les entorses à la réglementation sur le temps de travail et sur la durée légale du travail se multiplient, au détriment de l’emploi et avec un nombre croissant de cheminots qui enchaînent parfois des journées de dix à douze heures sur des périodes de sept jours ou plus. Ces situations, de plus en plus constatées, mettent en danger la santé de nos collègues et la sécurité ferroviaire.
  • Des diplômes non reconnus à l’embauche : il devient désormais courant de voir des cheminots titulaires d’un bac +2 recrutés à la classe 2, 3 ou 4, ou encore d’autres, titulaires d’un master (bac +5), recrutés à la classe 5… Outre la fin du recrutement au statut, l’application de l’accord Classifications-Rémunérations a effacé toute cohérence sur le triptyque « Diplôme-Classe-Salaire » ; un accord dont même les signataires se plaignent désormais dans toutes les instances !
  • Une formation tirée vers le bas à tous les niveaux : La méthode TWI en TI par exemple, est mise en œuvre pour faire intervenir sur rame des opérateurs polyvalents le plus vite possible.
    L’explosion du e-learning pour les maîtrises et cadres, quant à elle, sert uniquement à couvrir légalement l’entreprise face à ses obligations. Le manque d’effectifs chronique et des centres de formation éloignés accentuent les difficultés à dégager les cheminots pour aller se former. L’accompagnement des nouveaux embauchés sur le terrain par des collègues expérimentés est rendu impossible, entraînant une perte de compétences néfaste pour l’entreprise et les cheminots.

CE QU’EXIGE LA CGT (Voir le tableau )

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CE QU’EXIGE LA CGT

  • La CGT revendique une nouvelle grille unique des salaires pour tous les cheminots garantissant :
  • La reconnaissance des diplômes, des formations, des savoirs et savoir-faire ;
  • Un déroulement de carrière et une progression salariale automatique ;
  • L’égalité entre les cheminots hors statut et statutaires ;
  • L’égalité entre les femmes et les hommes ;
  • Un véritable treizième mois pour tous ;
  • Un salaire mensuel de début de carrière, sans diplôme et sans expérience, de 2 000 € bruts

 

  • La CGT porte la création d’une prime de base garantie matériel pérenne et liquidable, avec la sécurisation de l’ensemble des éléments de rémunération ayant trait à la technicité :
    La prime de travail doit être revalorisée de manière significative et sans aucune contrepartie, en intégrant les EVS tels que les primes de travaux salissants et les primes de saisie.Elle doit intégrer, pour l’ensemble des cheminots du Matériel, quels que soient leur région et leur établissement, l’indemnité opérationnelle Matériel de l’Île-de-France, le sujet du coût de la vie relatif au bassin d’emploi étant réglé par l’Indemnité de Résidence revalorisée pour tous les cheminots.La prime de base garantie Matériel doit faire l’objet d’une ligne sur toutes les feuilles de paie, statutaire ou contractuel, garantissant son versement en intégralité, même en cas d’arrêt maladie.
    Sa valeur doit être égale à 650 € de prime de travail Matériel mensuelle minimum.

 

  • Concernant l’emploi, la CGT exige la couverture des postes nécessaires à la réalisation de la charge de maintenance dans nos établissements :
    • Par des emplois pérennes et sans recours abusif à l’intérim et à l’astreinte ;
    • Par des cheminots formés convenablement et accompagnés dans leur montée en compétence technique ;
    • Dans des conditions de réalisation respectant la santé du personnel et la SEF.

ET MAINTENANT, PLACE À L’ACTION !

 

Les constats sont clairs. Les injustices sont connues. La direction elle-même l’assume : sans réel rapport de force, elle ne lâche rien.

Les cheminots du Matériel garantissent au quotidien la sécurité ferroviaire et la qualité du service public aux usagers. C’est maintenant qu’il faut le rappeler à la direction.

La CGT, par l’intermédiaire de ses structures locales, va créer les conditions dans tous les établissements d’interpeller les directions et de porter les revendications des cheminots. Elle appelle l’ensemble des cheminots du Matériel à se tenir prêts à se mobiliser dans le cadre d’un mouvement d’ampleur.

Rien ne nous sera donné. Tout se gagnera collectivement. C’est par notre unité, notre détermination et notre mobilisation que nous construirons le rapport de force nécessaire.

CHEMINOTS DU MATÉRIEL :
ORGANISONS-NOUS,
MOBILISONS-NOUS,
ENTRONS DANS L’ACTION !

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GROUPE SNCF : HARCÈLEMENT MORAL INSTITUTIONNEL ?

Situation sanitaire

| Espace presse

Nous sommes en droit de nous interroger tant la stratégie actuelle semble s’appuyer sur un mécanisme et une théorie bien connus issus de cabinets de conseil régressifs et répressifs. L’alerte rouge lancée par la CGT des cheminots passe maintenant à l’écarlate.
Nous devons agir collectivement.

⇒ LE HARCÈLEMENT MORAL INSTITUTIONNEL : C’EST QUOI ?

Il est d’usage de parler de « harcèlement moral institutionnel » lorsque des dirigeants déploient une politique d’entreprise qui, en connaissance de cause, conduit à une dégradation des conditions de travail de tout ou partie de leurs salariés.

Il doit s’agir d’une dégradation susceptible de porter atteinte aux droits et à la dignité des salariés, d’altérer leur santé physique ou mentale ou de compromettre leur avenir professionnel.

⇒ QUELS SONT LES PRINCIPAUX « LEVIERS » DU HARCÈLEMENT MORAL INSTITUTIONNEL ?

  • L’insécurité comme mode de gouvernance :
    C’est, par exemple, la stratégie du flou, qui est volontairement entretenu sur l’avenir des métiers, le maintien des droits sociaux, dans le cadre de l’éclatement structurel de l’Entreprise et de sa filialisation, voire de sa privatisation.
  • L’organisation de la « qualité empêchée » :
    C’est, par exemple, la stratégie des objectifs financiers imposés et incompatibles avec la sécurité et le service public en fournissant des outils de travail qui ne fonctionnent pas ou ne sont pas adaptés et qui brident les cheminots dans l’exercice de leurs métiers. Cela génère une « anxiété chronique ».
  • Le Lean management et la « tension juste » :
    C’est, par exemple, la stratégie de suppression des « temps morts » qui sont des temps de solidarité. Selon cette stratégie, un système qui ne craque pas et n’est pas au bord de la rupture est un système qui n’a pas encore supprimé assez d’emplois ou généré assez de productivité.
    Il s’agit donc d’instaurer des changements progressifs et permanents pour pressuriser les collectifs de travail et augmenter la rentabilité.
    Nous sommes en droit de nous interroger tant la stratégie actuelle semble s’appuyer sur un mécanisme et une théorie bien connus issus de cabinets de conseil régressifs et répressifs. L’alerte rouge lancée par la CGT des cheminots passe maintenant à l’écarlate. Nous devons agir collectivement.
  • L’évitement et la répression syndicale :
    C’est, par exemple, la stratégie de l’isolement des représentants du personnel, la multiplication des procédures disciplinaires, la criminalisation de l’alerte sociale pour priver les cheminot·es de leur capacité à se défendre et être défendus, individuellement et collectivement.

TOUTE RESSEMBLANCE AVEC UNE STRATÉGIE PATRONALE EXISTANTE SERAIT-ELLE ALORS FORTUITE ?

 

Un « risque » est un aléa, une éventualité. Dès lors qu’en réalité, tout est conceptualisé, prévu et s’inscrit dans un projet stratégique établi, pouvons-nous parler de « risques » ?

 

LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS REVENDIQUE :

  •  L’arrêt immédiat des réorganisations locales et nationales ;
  • Un moratoire immédiat sur l’ouverture à la concurrence dans l’ensemble du groupe ;
  • La création immédiate de comités de proximité santé – sécurité – conditions de travail ;
  • L’arrêt de l’éclatement de l’entreprise publique SNCF et son retour à un caractère unique et intégré.

 

CROIRE QUE LES CHEMINOT·ES BAISSERONT LA GARDE EST VOUÉ À L’ÉCHEC.

Si la SNCF se vante d’être l’entreprise ferroviaire la plus « BANKABLE » d’Europe, elle est aussi peut être en passe de devenir la plus « BANCALE » en matière de conditions de travail.

NOUS AVONS COLLECTIVEMENT LE POUVOIR DE DIRE STOP !
NOUS AVONS COLLECTIVEMENT LE POUVOIR D’IMPOSER D’AUTRES CONDITIONS DE TRAVAIL ET DE VIE !
ALLONS-Y !

CONTACT SERVICE PRESSE COMMUNICATION
Cédric ROBERT
Tél : 01 55 82 84 32
com@cheminotcgt.fr

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