Fédération CGT des Cheminots


J'adhère

APPEL DU CONSEIL NATIONAL DE L’UNION FÉDÉRALE DES RETRAITÉS CGT CHEMINOTS

Appel à la mobilisation

| Action à partir du 5 décembre 2019

S’inscrivant dans l’appel du Conseil National de la Fédération CGT des cheminots du 8 novembre 2019, l’UFR CGT Cheminots appelle les retraités à la mobilisation dès le 5 décembre 2019, en convergence avec les actifs.

Depuis l’arrivée du « Président des riches », les retraités continuent de payer le prix fort. Une politique qui devait soi-disant favoriser la relance économique mais qui, en réalité, génère des destructions massives d’emplois.

Et dans le même temps, les riches sont de plus en plus riches ! Les dividendes versés par les grandes entreprises explosent en 2019 ! Rien que pour les entreprises du CAC 40, ils vont dépasser les 50 milliards en 2019. Un record, en augmentation de 9,7 % par rapport à 2018.

Oui, il y a de l’argent dans notre pays. Mais les richesses créées par le seul travail, auxquelles ont contribué toute leur vie les retraités, sont accaparées par une toute petite minorité. Nous sommes face à une véritable course aux résultats de court terme pour conforter les actionnaires et les grands patrons, au détriment des salariés, de l’investissement et du financement de la protection sociale.

Les comptes en banque des premiers de cordée continuent leur ascension, tandis que, pour une très grande majorité, dont les retraités, ils dévissent.

D’ailleurs, tout dernièrement, la Cour des Comptes pointe le coût faramineux des exonérations de cotisations sociales des employeurs (prises sur la part socialisée du salaire) pour atteindre 90 milliards, avec une augmentation de 26 milliards entre 2013 et 2019.

En réalité, il faut également dire que les caisses de la Sécurité Sociale sont excédentaires de 11,7 milliards ! Mais le « trou de la Sécu » est organisé par le Gouvernement (multiplication des exonérations des cotisations sociales, non-compensations, remboursement à marche forcée de la dette sociale, etc.).

  • Les exonérations sur les heures supplémentaires, sur la prime de 1000 €, coûtent plus de 3 milliards aux caisses de Sécu pour 2019.

Ainsi, en asséchant les caisses et en ne compensant plus les largesses vis-à-vis du patronat, grand gagnant de toutes ces mesures, le Gouvernement crée de toute pièce le trou de la Sécu.

Tous ensemble, actifs-retraités, privé-public, disons massivement « ça suffit ! ». L’argent existe pour une autre politique sociale répondant aux besoins de toutes et tous.

Réforme des retraites : Le Gouvernement avec ses réformes systémiques, de la Santé (votée au parlement en juillet 2019) et son projet pour les retraites, s’attaque au fondement-même de notre socle social issu du programme du Conseil National de la Résistance, et dont le Ministre Ambroise Croizat, fondateur de la Sécurité Sociale en 1945 disait « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins ». La cacophonie autour de la future réforme des retraites démontre la fébrilité du Gouvernement sur ce dossier brulant. Une chose est claire : leur objectif est d’allonger la durée du travail, de réduire le niveau des pensions des futurs retraités, mais aussi des retraités actuels, notamment avec un régime par points. C’est la remise en cause du régime par répartition à prestation définie. Comme les actifs, les retraités sont directement concernés. Disons clairement non à ces projets, et gagnons une réforme de progrès social en rappelant nos revendications, comme un départ à la retraite à 60 ans (50 et 55 ans pour les cheminots) à taux plein et un revenu de remplacement à 75 % (calcul sur les 10 meilleures années ou 6 derniers mois), indexer les pensions sur les salaires et non sur les prix… La retraite, c’est une partie de notre salaire, c’est à nous de décider ! Et la meilleure méthode, c’est d’augmenter les salaires.

Réforme de la SNCF : La réforme de 2018 qui va entrer en vigueur au 1er janvier 2020, si le rapport de force ne modifie pas la donne, impactera aussi directement tous les retraités et pensions de réversion. La fin des embauches au statut des nouveaux embauchés, tout comme le fait que les cheminots transférés chez des opérateurs privés ne cotiseraient plus à la prévoyance, remettraient en cause à très court terme notre régime spécial. C’est la clause du « grand-père » version Cheminots que certains proposent pour les retraites, remettant en cause la solidarité intergénérationnelle sur laquelle a été bâtie la Sécurité Sociale. Un scandale ! Quand on sait aussi que les prestations de notre prévoyance sont au-dessus du régime général. C’est pourquoi la CGT revendique un régime de protection sociale de branche du ferroviaire. Il nous faut gagner les mêmes droits de protection sociale pour tous les salariés du ferroviaire.

Les dernières luttes portées par la CGT témoignent d’une situation explosive dans l’entreprise SNCF du fait de choix stratégiques, de réorganisations et de réformes qui privent les cheminots de moyens de faire du bon travail, qui refusent de leur assurer la reconnaissance que leur investissement impose, et qui remettent en cause l’avenir de l’entreprise, des métiers, du service public, et même de pans entiers du réseau ferroviaire, menacés de fermeture.

Dans le contexte, le Conseil National de l’UFR Cheminots appelle l’ensemble des cheminots retraités et pensionnés à s’engager avec les actifs dans la préparation et la réussite du 5 décembre 2019, à participer activement aux initiatives collectives et manifestations le 5 et les jours qui suivront. Signons et faisons signer massivement l’appel fédéral et le contenu revendicatif unitaire.

Retraités-pensions de réversion : mobilisés parce que concernés !

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Après le 5 décembre, déterminé-e-s pour gagner !

Communiqué

| Action à partir du 5 décembre 2019

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, MNL, UNL et UNEF se félicitent de l’ampleur des mobilisations par la grève lancée ce 5 décembre et par la participation massive aux manifestations organisées partout dans le pays.

D’ores et déjà de nombreuses reconductions de la grève sont lancées et d’autres sont prévues dès ce vendredi, dans le privé et dans le public.

Nos organisations syndicales appellent en conséquence le gouvernement à entendre le message envoyé par les salarié-es et la jeunesse et à prendre ses responsabilités en ouvrant de réelles négociations sans préalable avec toutes les organisations syndicales.

Elles revendiquent le renforcement et l’amélioration du système actuel de retraite solidaire et intergénérationnel.

Elles réaffirment leur refus d’un système par points dit universel qui immanquablement conduirait à une baisse des pensions et à devoir reculer encore l’âge de départ. C’est par l’amélioration de l’emploi, par la fin du chômage massif et de la précarité tout au long de la vie, par l’augmentation des salaires et l’égalité entre les femmes et les hommes, que la pérennité des retraites sera garantie.

C’est pourquoi les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, MNL, UNL et UNEF appellent à renforcer et élargir encore la mobilisation par la grève et la reconduction de celle-ci là où les salarié-es le décident dès ce vendredi, ce week-end et lundi. Dans ce cadre, elles donnent rendez-vous le mardi 10 décembre pour une journée massive de grève et de manifestations interprofessionnelles et intergénérationnelles. Les Organisations Syndicales se revoient le 10 décembre au soir pour les suites rapides à donner au mouvement.

A Paris, le 6 décembre 2019

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La solution ? C’est vous + nous !

Tract aux usagers

| Action à partir du 5 décembre 2019

La direction et le gouvernement refusent d’entendre les usagers et les cheminots. Ils ne VOUS entendent pas, VOUS qui êtes les utilisateurs du train et NOUS qui sommes chargés de vous faire voyager dans les meilleurs conditions possibles malgré les attaques incessantes que subit le service public ferroviaire. Depuis plusieurs semaines, le climat est extrêmement tendu au sein de la SNCF. Atteinte à la sécurité ferroviaire, fermetures des guichets et des gares, suppressions de certaines dessertes, voire de lignes, suppressions massives de postes de cheminots sont devenues insupportables pour VOUS comme pour NOUS.

LES PROBLÈMES RECURRENTS

FERMETURES GUICHETS/GARES

  • Impossibilité d’obtenir un billet autrement qu’auprès du contrôleur dans le train avec un tarif majoré.
  • Seule possibilité d’achat d’un billet sur un automate sans aide du personnel SNCF.
  • Nombre insuffisant de guichets obligeant les voyageurs à prendre RDV pour obtenir un billet avec des délais d’attente inadmissibles.
  • Files d’attente sans fin aux guichets restants.

LES SOLUTIONS CGT

  • Les 900 emplois de vendeurs supprimés depuis janvier 2019 doivent être réaffectés en gare et singulièrement à la vente.
  • 1 000 guichets doivent être réouverts sur le territoire.
  • La direction SNCF doit présenter un plan de relance de la vente physique immédiatement.

LES PROBLÈMES RECURRENTS

SÉCURITÉ FERROVIAIRE

  • Les agents de conduite deviennent seuls responsables de la sécurité ferroviaire à bord du train en l’absence de contrôleurs.
  • En cas d’incidents/accidents, prise en charge des usagers rendue complexe face à des situations dangereuses avec le risque d’un sur-accident.
  • Suppression programmée des « autorisations de départ » par des agents chargés de la sécurité au sol (cheminots à casquette blanche) et responsabilité nouvelle sur les seules épaules de l’agent de conduite qui se retrouve déjà seul à bord.

LES SOLUTIONS CGT

  • Présence de contrôleurs à bord des trains pour la sécurité ferroviaire, la sûreté, le service à bord.
  • Présence d’agents chargés de la sécurité des circulations dans les gares.

LES PROBLÈMES RECURRENTS

MAINTENANCE MATÉRIEL

  • Trains en panne, retardés, annulés.
  • Problème de confort à bord (chauffage, climatisation, toilettes, …).

LES SOLUTIONS CGT

  • Réduire le temps entre deux passages à l’atelier.
  • Embaucher de manière perenne des techniciens, les former tout au long de leur carrière.
  • Régulariser les emplois précaires (CDD, intérim, …).

RETRAITES :

EN FINIR AVEC LES CONTRE-VÉRITÉS SUR LES CHEMINOTS

Si les cheminots peuvent encore ouvrir leurs droits à 57 et 52 ans, dans les faits et pour exemple : à partir de la génération 1978, ils doivent cotiser 172 trimestres pour une retraite à taux plein. Dans le cas contraire, ils subiraient une décote importante (1.250 % par trimestre manquant) impossible à supporter puisque l’âge d’annulation de la décote est fixé à 62 ans.

• Les droits spécifiques des cheminots sont financés par eux-mêmes et le fruit de leur travail, par le biais d’une surcotisation.

• RÉGIME GÉNÉRAL + COMPLÉMENTAIRE : 25.47 % de cotisations.

• RÉGIME SPÉCIAL DES CHEMINOTS : 46.30 % de cotisations.

• Contrairement à ce qui est dit, le régime général ne contribue donc pas au financement de ces droits spécifiques.

La compensation au titre du « déséquilibre démographique » versée à la SNCF est une mesure qui permet de financer une partie des pensions versées aux cheminots actuellement en retraite.

Cette compensation est due à la baisse incessante des effectifs depuis plusieurs décennies qui a réduit le nombre d’actifs par rapport aux retraités. La suppression du régime spécial des cheminots ne changerait rien à la situation : il faudrait toujours verser ces pensions.

Ce dispositif n’est pas une spécificité des cheminots.

Ainsi, les régimes des salariés de la Banque de France, des exploitants agricoles, des salariés agricoles, des artisans/commerçants, des marins ou des clercs de notaire, pour ne citer que quelques exemples, bénéficient aussi de cette compensation pour les mêmes raisons : la baisse de l’emploi et donc du nombre de cotisants. Cela ne relève pas du choix des salariés ou des pensionnés.

La réforme ferroviaire de 2018, quant à elle, fixe la fin des recrutements au Statut au 1er janvier 2020. Ainsi, l’extinction du régime spécial des cheminots est probable, faute de nouveaux cotisants.

C’est pourquoi, la CGT des Cheminots réclame l’ouverture de leur régime spécial à l’ensemble des salariés de la branche ferroviaire, qu’ils soient de l’entreprise publique ou d’entreprises ferroviaires privées.

L’avenir du service public SNCF, les retraites et les conditions sociales sont des sujets qui nous concernent tous, quels que soient notre âge, notre profession, notre entreprise, la région dans laquelle nous vivons.

La situation ferroviaire comme la situation sociale dans le pays nécessitent que nous combattions et si possible, ensemble.

OUI, LA SOLUTION, PLUS QUE JAMAIS C’EST… VOUS + NOUS !

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En grève à partir du 5 décembre !

Communiqué unitaire CGT - UNSA - SUD Rail

| Action à partir du 5 décembre 2019

POUR NOS RETRAITES
POUR NOS CONDITIONS DE TRAVAIL ET NOS EMPLOIS
EN GRÈVE À PARTIR DU 5 DÉCEMBRE !

Les Organisations Syndicales Représentatives, réunies en interfédérale le jeudi 14 novembre 2019, ont partagé la nécessité d’organiser une riposte face aux nombreuses attaques lancées contre les salariés du ferroviaire.

Elles appellent les cheminots à se mobiliser massivement à partir du 5 décembre.

Dans l’unité, exigeons du gouvernement l’abandon de son projet sur les retraites et la prise en compte de nos revendications au niveau de la branche et de la SNCF.

NOS RETRAITES SONT ATTAQUÉES !

Le projet de retraites par points du gouvernement Macron s’attaque aux retraites de l’ensemble des salariés : les régimes spéciaux comme le régime général sont ciblés. Au-delà des menaces sur le moment auquel nous pourrions partir en retraite, tout-e-s les salarié-e-s subiraient une baisse très importante du montant de leur pension ! Les différentes simulations réalisées sur la base du rapport Delevoye prévoient en effet des baisses de pensions de 200, 400, 600€ par mois selon les situations ! Ce n’est pas admissible !

C’est sans compter sur la baisse prévisible du montant du point de retraite, en imposant une « règle d’or » qui limite la part des pensions à 14% du PIB. Avec la forte progression à venir du nombre de retraités, les pensions des retraités seraient encore diminuées !

UN CADRE SOCIAL TOTALEMENT REMIS EN CAUSE !

Avec la mise en oeuvre au 1er janvier 2020 de la Loi « nouveau pacte ferroviaire », la direction SNCF souhaite remettre en cause l’essentiel de notre contrat social, aussi bien avec l’éclatement en Sociétés Anonymes que dans le cadre de la négociation de la convention collective : rémunération, métiers, protection sociale, emploi, externalisation, facilités de circulation, fin du Statut, avenir des lignes et du Fret, etc., l’État a décidé de ne rien nous épargner.

C’est le moment d’imposer d’autres choix ! La colère sociale est montée d’un cran supplémentaire ces derniers mois. Le nouveau Président de la SNCF doit répondre, en urgence, aux revendications.

Les fédérations syndicales CGT, UNSA, SUD-Rail ont déposé un préavis de grève reconductible par périodes de 24 heures, à compter du 5 décembre 2019. Elles appellent les cheminots à s’inscrire massivement dans la grève et à participer aux assemblées générales pour débattre du niveau de mobilisation, des négociations et des suites à donner.

Elles s’organisent pour donner des éléments d’appréciation nationaux.

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ENGAGÉ·E·S POUR GAGNER !

Appel à la grève à partir du 5 décembre 2019

| Action à partir du 5 décembre 2019

La situation dans l’entreprise SNCF est explosive du fait des choix stratégiques mis en oeuvre ces dernières années et exacerbés par la réforme du 27 juin 2018.

Sur fond d’une énième réforme des retraites, la tension au sein de l’entreprise est palpable, les colères s’expriment de plus en plus sur les sujets du quotidien (sécurité, conditions de travail, salaire…).

C’est pourquoi, la Fédération CGT appelle les cheminots à cesser le travail.

[Signez la pétition en ligne]

Les cheminots ont de moins en moins les moyens de faire du bon travail, ne sont pas reconnus au niveau de leur implication (niveau des salaires, déroulement de carrière, accès à la formation…) pour assurer une bonne qualité de service public.

La Fédération CGT des cheminots conteste ces choix qui remettent en cause l’avenir de l’entreprise, de nos métiers, du service public Fret et Voyageurs ainsi que de pans entiers du réseau ferroviaire.

Ces dernières semaines, les cheminots de plusieurs filières se sont mobilisés sous différentes formes pour exprimer de la colère et exiger des moyens pour bien travailler.

Au regard de cette situation, la Fédération CGT des cheminots revendique des changements d’orientation (relance du Fret, trains de nuit, auto-couchettes, ouvertures de lignes, gares, guichets…), des déblocages significatifs de moyens pour permettre aux cheminots une production ferroviaire de qualité (hausse des recrutements au Statut, ré-internalisation de charges de travail, réhumanisation des gares et des trains…), l’inscription de garanties nouvelles et de haut niveau dans la future CCN de branche (grille de branche, sécurité de l’emploi…) ainsi que des réponses concrètes aux revendications des cheminots actifs et retraités.

RETRAITES, UN ENJEU INTERPROFESSIONNEL

La réforme des retraites voulue par le Gouvernement touche l’ensemble des salariés. L’objectif n’a jamais été de remettre plus d’équité dans le système, mais bien d’imposer à tous de travailler plus longtemps avec, à l’arrivée à la retraite, le versement d’une pension plus basse. Quant à la suppression des régimes spéciaux, elle n’a pour visée que d’abaisser les droits de tous.

La Fédération CGT des cheminots exige le maintien du régime spécial de retraite des cheminots et la pérennisation de son financement.

Elle propose l’élargissement du régime spécial à l’ensemble de la branche ferroviaire.

La Fédération CGT appelle l’ensemble des cheminots actifs, de tous collèges et de tous métiers, à s’inscrire massivement dans la grève à partir du 5 décembre 2019.

Un préavis de grève reconductible par période de 24h sera déposé à partir du mercredi 4 décembre 2019 à 19h00.

JE VALIDE ET JE M’ENGAGE

AXES REVENDICATIFS PORTÉS PAR LA CGT, UNSA ET SUD-RAIL DANS LE CADRE DE LA DCI UNITAIRE DÉPOSÉE LE 18 NOVEMBRE 2019

Retraites :

  • Maintien du régime spécial des cheminots, du taux de cotisation supplémentaire dit « T2 », des droits spécifiques des cheminots actuels et futurs embauchés ;

Emploi :

  • Arrêt des suppressions d’effectifs ;
  • Négociation nationale sur les créations d’emplois, puis déclinaison interentreprises dans les territoires, sur :
    • Les besoins relatifs à la sécurité, à une production de qualité et à l’amélioration des conditions de travail ;
    • Les besoins nécessaires à la réinternalisation de charges de travail sous-traitées ;
    • La régularisation des emplois précaires et une reconversion pérenne des agents en EIM ;
    • Les conditions d’utilisation des alternants et leurs perspectives d’embauches.
  •  Création d’instances interentreprises de proximité pour le suivi de ces sujets.

Rémunération :

  • Augmentation générale de la valeur du point (ou du salaire de base pour les contractuels) de 5,2 % pour compenser l’inflation des 5 dernières années, à titre de mesure immédiate ;
  • Ouverture de négociations sur toutes les primes de travail ;
  • Augmentation de l’Indemnité de Résidence 1 (région parisienne et autres) de 150 € pour tenir compte de la forte hausse du coût de la vie en région parisienne, notamment des loyers ;
  • Revalorisation des EVS ;
  • Revalorisation des pensions de retraite.

Restructurations :

  • Arrêt des restructurations en attente d’un nouveau projet de développement du service public ;
  • Abandon de l’organisation par activité, de l’externalisation, et du lean management ;
  • Garantie de formations « métiers » communes, de déroulement de carrière, de passerelles entre entreprises du GPF pour garantir le maintien d’une sécurité de l’emploi pour tous les cheminots statutaires ou contractuels ;
  • Garantie de non concurrence interne avec les filiales, présentation systématique de SNCF aux appels d’offres, partage des charges de travail entre EF nationales sur les trains transfrontaliers ;
  • Allègement de la charge de travail des DPX et recentrage sur l’organisation de la production.

Avenir des métiers :

  • Maintien de la proximité des organisations de travail en territoire (UP traction, U0 train, ateliers du matériel, services administratifs ou transverses, services en gare, centres d’appels, équipes et astreintes Equipement…) pour favoriser la réactivité de la production et préserver l’aménagement du territoire ;
  • Remise en place de Directions métiers interentreprises fortes ayant pouvoir de prescription ;
  • Arrêt de la casse de l’ensemble des métiers : ajout de tâches aux agents de conduite, suppression des contrôleurs à bord des trains ou de leurs compétences sécurité, deshumanisation des gares, casse des RCAD, polyvalence forcée et maintenance modulaire du Matériel, déploiement des CCR, massification des travaux, perte de compétences à l’Equipement par les transferts de charges sur la sous-traitance, baisse des effectifs SUGE et dégradation de leurs conditions d’utilisation, menace sur l’avenir des APF et les services transverses, etc.

Service public :

  • Proposition d’un plan de relance du fret ferroviaire au Gouvernement, négocié avec les organisations syndicales, incluant les évolutions législatives, un plan d’investissement dans les infrastructures et le matériel, un plan commercial et le développement de l’emploi ;
  • Arrêt de la déréglementation et du dumping social dans le groupe ;
  • Maintien, entretien et développement du réseau ferroviaire ;
  • Plan d’investissement pour résorber les causes des retards des trains dits « malades » sur l’ensemble du réseau national ;
  • Plan de relance des trains d’équilibre du territoire (TET), dont les trains de nuit et TAC.

Protection sociale :

  • Elargissement du volet prévoyance du régime spécial à l’ensemble de la branche ferroviaire ;
  • Accès à la médecine de soins SNCF et à l’Action Sociale SNCF pour l’ensemble de la branche financé par les entreprises ferroviaires (EF) et ouverture aux retraités ;
  • Extension des facilités de circulation pour tous les cheminots actifs, retraités ou ayants droit de la branche ;
  • Rematérialisation des feuilles de pensions et permanences CPR en proximité.

Représentation des cheminots :

  • Organisation de négociations réelles avant et pendant les conflits ;
  • Création d’instances de proximité, d’instances transverses par métier et maintien de commissions composées de représentants du personnel et de la Direction pour débattre des promotions, des accès aux postes, et des dossiers disciplinaires ;
  • Reconnaissance de la capacité d’intervention inter-métiers et inter-entreprises des représentants syndicaux (secrétaires de syndicat, DSC, etc.).

JE SIGNE ET JE M’ENGAGE

Signez la pétition en ligne

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Jeudi 5 décembre : toutes et tous en grève et dans l’action !

Communiqué unitaire CGT, FO, Solidaires, FIDL, MNL, UNL, UNEF

| Fédération

Les organisations syndicales et de jeunesse s’engagent à construire un plan d’action contre le projet de réforme de retraites par points et pour gagner un renforcement, une amélioration du système actuel de retraites solidaire et intergénérationnel.

L’émergence et la construction de luttes dans les différents secteurs professionnels, montrent la nécessité d’apporter des réponses aux salarié-es en termes d’emploi, de salaires, d’égalité entre les femmes et les hommes, de conditions de travail… Autant de sujets qui sont étroitement liés aux questions de la retraite et que l’actuel projet de réforme gouvernemental aggravera.

Les organisations vont initier et impulser des assemblées générales sur les lieux de travail et d’études, des débats publics sur tout le territoire, des interpellations des élu-es locaux et nationaux, des initiatives de sensibilisation de toute la population pour échanger sur la réforme et sur les modalités d’actions et de riposte collective.

Les organisations syndicales et de jeunesse (CGT, F0, FSU, Solidaires, FIDL, MNL, UNL, UNEF) appellent l’ensemble des salarié-es du secteur privé comme du secteur public, des retraité-es, des privé-es d’emploi, des jeunes, à une 1ère journée de grève interprofessionnelle le jeudi 5 décembre 2019.

Montreuil le 16 octobre 2019
Communiqué unitaire CGT, FO, Solidaires, FIDL, MNL, UNL, UNEF suite à l’intersyndicale d’hier soir.

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LES ÉLUS DU CCGPF DÉCLENCHENT UN DROIT D’ALERTE ÉCONOMIQUE

Réforme ferroviaire

| Fédération

Réunis ce jour, 25 septembre 2019, en plénière du Comité Central de la SNCF, la CGT des cheminots et les élus du CCGPF* ont déclenché l’ouverture d’une procédure d’alerte économique sur les conséquences de la mise en place de la « nouvelle SNCF ».

La réforme 2018 pour un nouveau pacte ferroviaire contre laquelle 90 % des cheminots se sont battus n’est pas encore mise en place.

Un processus d’information/consultation de tous les CSE a débuté depuis le mois de juin, y compris pour l’instance centrale (CCGPF) qui a eu lieu ce jour. La CGT et les autres organisations syndicales ont adopté une position commune de rejet de la mise en place de la nouvelle SNCF au 1er janvier 2020 et soulevé un nombre important d’incohérences et d’absences de réponses de la part de la direction de l’entreprise.

Fort d’une expertise économique votée à l’unanimité, l’ensemble des élus ont mis au pied du mur une direction d’entreprise incapable d’apporter des réponses fiables.

Une procédure de droit d’alerte économique du Comité Central de l’Entreprise a donc été ouverte. Elle vise à obtenir des réponses claires de la direction sur une situation que les élus du CCGPF jugent préoccupante, notamment concernant :

  • La création des sociétés anonymes en lieu et place des EPIC ;
  • L’ouverture à la concurrence et ses conséquences sur l’activité ;
  • L’avenir de Fret SNCF et sa filialisation ;
  • La filialisation de Gares et Connexions et son modèle de production ;
  • La trajectoire financière de SNCF Réseau ;
  • La sécurité ferroviaire ;
  • Les conséquences sur l’emploi et les conditions de travail des cheminots ;
  • L’avenir du Réseau et particulièrement des lignes 7 à 9 dites « petites lignes ».

Ce droit d’alerte économique, inédit car celui-ci concerne l’ensemble des activités du Groupe Public Ferroviaire, se fait l’écho des inquiétudes des cheminots, confrontés à des années de restructurations et de mauvais choix stratégiques de l’entreprise.

La CGT réaffirme que la réforme pour un nouveau pacte ferroviaire ne vise qu’à privatiser la SNCF à court terme, à rogner les droits des cheminots à seule fin financière, ce qui aura, sans aucun doute, de lourdes conséquences sur le service public ferroviaire.

La Fédération CGT des Cheminots appelle d’ores et déjà à agir sur les sites ferroviaires, dans la semaine du 30 septembre au 04 octobre 2019 sur l’emploi, les salaires et nos conditions de travail.

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CONSTRUISONS LES SUITES !!!

Action interprofessionnelle du 24 septembre 2019

| Fédération

La CGT a appelé l’ensemble des salariés au plan interprofessionnel à se mobiliser ce jour par la grève et en participant aux manifestations en territoires, pour développer notre système de retraite actuel, l’emploi et les salaires.

La Fédération CGT s’est inscrite dans ce processus pour d’une part contester la réforme du ferroviaire et ses conséquences, ainsi que pour sauver notre protection sociale.

Le projet de réforme des retraites, engagé par le Président de la République et son gouvernement sur la base du rapport « Delevoye », est un enjeu majeur pour l’ensemble des salariés du public ou du privé.

Il ne s’agit pas seulement d’une réforme des régimes spéciaux, dont celui des cheminots, mais bien d’un choix de société qui détruit les solidarités au profit d’individualisations (système à points) et à terme de la mise en place d’un système de retraite par capitalisation.

La CGT propose des solutions pour financer le régime de retraite par répartition de tous les salariés (développer l’emploi stable, augmenter les salaires, établir l’égalité salariale dans les entreprises…).

Les cheminotes et les cheminots, avec la CGT, estiment que « l’équité », « l’égalité » ne peuvent s’entendre que lorsqu’elles améliorent les conditions de vie et de travail de l’ensemble des salariés. C’est le sens de l’histoire sociale.

Force est de constater que les choix opérés par le gouvernement sont à l’opposé de cette conception.

Nous revendiquons :

  • L’extension du régime spécial à l’ensemble de la branche ferroviaire ;
  • L’ouverture des droits à une retraite à taux plein à 55 ans et 50 ans pour l’ensemble des cheminots exerçant un métier reconnu à pénibilité avérée ;
  • L’attribution d’une bonification de 2 ans par enfant pour le calcul de la retraite des cheminotes ;
  • Une pension d’un montant égal à 75 % à celui correspondant à la dernière position occupée pendant au moins 6 mois ;
  • Une pension d’un montant minimum égal au SMIC, lequel doit être au minimum à 1 800 euros ;
  • La prise en compte pour le calcul de la retraite de l’ensemble des éléments de rémunération ;
  • La revalorisation des salaires et des taux de cotisations sociales, pour financer la réponse aux besoins des cheminots.

Lucides et mobilisés

A la mi-journée, plus d’un cheminot sur quatre tous collèges et tous services se sont mobilisés à l’appel de la Fédération CGT des Cheminots et de Solidaires.

Près de 25 000 cheminots ont agi ce jour, soit 10 000 de plus que lors de la manifestation nationale des cheminots actifs et retraités du 04 juin dernier à l’appel des quatre organisations syndicales représentatives à la SNCF.

Le gouvernement adopte la politique du « chausse-pied » pour faire passer ses réformes régressives.

C’est ce qu’il tente de faire sur les retraites, c’est ce qu’il a fait concernant l’avenir de la SNCF et des cheminots en 2018.

Pour la CGT, cette bataille se poursuit. Si les premières conséquences se font sentir (fermetures de guichets, de gares, de lignes, restructurations en tous genres, suppressions d’emplois…), les cheminots, avec la CGT, agissent du local au national.

Gouvernement et direction de la SNCF ne peuvent plus se réfugier derrière un simulacre de concertations. Nous exigeons l’ouverture de négociations à même de répondre aux revendications portées par la CGT.

C’est pourquoi, la Fédération CGT des Cheminots continuera de travailler sans relâche à l’élargissement de la mobilisation en combattant la division, le chacun pour soi, le rejet de l’autre et la stigmatisation de certaines professions, sur la base de propositions offensives, réalistes et efficaces qui sont connues de tous.

La Fédération CGT des Cheminots appelle d’ores et déjà à agir sur les sites ferroviaires, dans la semaine du 30 septembre au 04 octobre 2019 sur l’emploi, les salaires et nos conditions de travail, autant de leviers qui participent au financement de notre régime de retraite et à l’amélioration du service public SNCF.

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QUAND LE DOGME ÉCONOMIQUE PRÉVAUT SUR LE BON SENS… !!!

| Fédération

Fidèle à sa logique idéologique d’autonomisation de l’activité, comprendre partout où il y a pertinence économique, la direction FRET entend rompre la péréquation des ressources avec le GPF SNCF. 

 Aujourd’hui, la direction s’attaque à l’outil SIRIUS et souhaite développer son propre outil dénommé actuellement sous le nom de code DIGIDRIVE.. 

Suivra rapidement la fin de PACIFIC et PORTAIL DPX au profit d’applications dédiées exclusivement à FRET. 

Elle veut doter de ce nouvel outil tous les « conducteurs », y compris ceux non issus de la filière traction (CRL, CRML, DPX et CRLO). 

POURQUOI SE PASSER DE L’OUTIL SIRIUS QUI EST À MATURITÉ ? 

La direction Fret avance trois raisons majeures : 

  • Une pseudo-obsolescence de SIRIUS NG ; 
  • Mettre fin à la mutualisation avec les activités Voyages et TER pour une question d’économies. Ne plus payer les évolutions de SIRIUS qui ne concernent pas FRET (spécificités TER, arrêt voyageurs,…) 
  • Dédicacer le nouvel outil à FRET (livret de lignes spécifique FRET, ATE, suppression de toute référence au voyageur…) 

UNE MISE EN PLACE FRAGILE… 

Pour SIRIUS, là où une équipe étoffée a mis plusieurs années à développer un outil fiable et transverse (données MOBILITÉS ET RÉSEAU), la direction FRET entend ne mettre que quelques mois avec une équipe réduite. On retrouve bien là l’optimisme légendaire de la direction… 

Le planning prévisionnel fait état d’une industrialisation de l’outil dès octobre 2020, difficilement tenable au vu de l’avancée numérique du projet. 

Ce projet s’affranchit d’études ergonomie et exposition prolongée à un outil digital. Il s’affranchit aussi des conclusions d’une étude menée par la direction de la Traction sur l’évolution de la charge mentale des ADC, suite au développement de nombreuses fonctionnalités sur l’outil lui-même ou d’applications complémentaires. 

Un groupe de conducteurs « triés sur le volet par la direction » est mis en place afin d’apporter des avis sur l’outil, les instances de représentation du personnel ne sont, pour l’heure, pas associées au développement du projet au-delà d’une série de GT. 

POUR LA CGT, ATTENTION DANGER 

Ce projet est purement dogmatique et comptable puisque les différents intervenants de la direction conviennent de la qualité de SIRIUS NG, qui va prochainement évoluer avec la version NEXT. 

La mutualisation des coûts d’évolution ne convient plus à la ligne idéologique de FRET, puisque dès lors que l’évolution ne concerne pas FRET, pourquoi payer ?… 

Pourtant, le partage des coûts a toujours été un gage d’économies… !!! 

D’un point de vue comptable, SIRIUS coûte environ 1 million/an. 

Aucun chiffrage précis n’a été effectué quant au coût de développement du projet et d’utilisation du nouvel outil… 

Pour la CGT, il est essentiel de maintenir un outil identique à l’ensemble des activités, afin de garantir le maintien des parcours pro et passerelles entre activités, de garantir un haut niveau de sécurité, un niveau de compétences communes à l’ensemble des conducteurs, quelle que soit leur activité de rattachement et des lignes métiers claires, garants des qualifications. 

On mesure, un peu plus chaque jour, les méfaits du démantèlement du Service Public ferroviaire. 

La loi dite « Nouveau Pacte Ferroviaire » fracasse l’unicité de la SNCF et sclérose les activités et au final fragilise NOTRE SNCF. 

LE 24 SEPTEMBRE, AGISSONS PAR LA GRÈVE POUR FAIRE ENTENDRE NOS REVENDICATIONS ! 

Préavis de grève national du lundi 23 septembre 2019 à 20h00 au mercredi 25 septembre 2019 à 7h59.

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RETRAITES : UN CHOIX DE SOCIÉTÉ

| Fédération

Le Gouvernement a nommé un Haut-commissaire à la Réforme des retraites afin de préparer un rapport basé sur le slogan de campagne « 1€ cotisé vaudra les mêmes droits pour tous ». Ce rapport est paru le 18 juillet 2019 après 18 mois de« pseudo » concertation.

Il propose de mettre en place un « Régime Universel de Retraite » avec un mode de calculpar points, ce qui aurait pour conséquence desupprimer les 42 régimes de retraite existant, dont le « régime spécial des Cheminots ».

CE QUI POURRAIT CHANGER ?

La retraite serait calculée sur l’ensemble de la carrière. Aujourd’hui, elle est basée sur les vingt-cinq meilleures années pour les salariés du privé, et sur la dernière position occupée pendant six mois pour les cheminots.

Le calcul proposé sur l’ensemble de la carrière réduirait le niveau de pension.

Pour exemple : la réforme « Balladur » de 1993, (passage du calculdu salaire de référence pour le « privé » des 10 meilleures aux 25meilleures années) a entraîné une baisse directe de 7 % des niveaux depensions à liquider selon l’INSEE.

CONCERNANT LE MODE DE CALCUL …

Pour comprendre la différence avec le système actuel, il est nécessaire de le réexpliquer. Aujourd’hui, laretraite de base est accordée à taux plein à 57 ans et 52 ans pour les ADC, à condition d’avoir cotisé 166trimestres (génération 1968 pour les ADC et 1963 pour les autres cheminots). Si ce n’est pas le cas unsystème de décote de 1,25 % par trimestre manquant s’applique.

Le rapport propose que la comptabilisation des trimestres ne soit plus la règle à partir de 2025. 

Chaque mois, le salarié engrangerait des « points », qui serviraient de base de calcul de sa pension de retraite.

La transformation des points en euros au moment du départ à la retraite dépendrait de facteurs économiques et de l’espérance de vie.

• Ce système ne donne aucune visibilité sur le niveau de pension.

QUELLE SERAIT LA VALEUR DU POINT ?

A ce jour, nous ne connaissons pas encore la valeur du point à l’achat, mais selon Jean-Paul Delevoye rédacteur du rapport :« 10 € cotisés égalent un point ». Ce qui est sûr c’est que la valeur de service du point (valeur du point à la liquidation de laretraite) pourrait être fixée à 5,5 % (10 € de cotisations = 0,55 € de pension à la date de mise en oeuvre du système).

Autrement dit, si chaque mois, vous cotisiez à hauteur de 100 euros, vous engrangeriez dix points. Ces 10 points vous rapporteraient 5,50 euros de pension de retraite par an.

De plus, ce taux serait évolutif au fil des générations car la formule de calcul du système adapterait automatiquement la pension pour garantir l’équilibre du régime en tenant compte de l’espérance de vie, sans agir sur les taux de cotisations. Les cotisations versées par une génération seraient réparties en fonction du nombre de pensions à servir jusqu’à extinction de la génération.

L’objectif du système n’est plus une retraite répondant aux besoins, tant en âge, qu’en niveau de pension, mais l’équilibre financier préservant les entreprises.

SI ON N’A PAS UNE CARRIÈRE COMPLÈTE ? 

La mise en place d’un régime par « point » supprimerait complétement la référence à une carrière complète ou encore à l’âge de départ à la retraite, 57 ans ou 52 ans pour les cheminots, pour le transformer en âge auquel le salarié est « libérable » du travail. 

Le rapport propose de mettre en place un âge de référence à 64 ans, avec 5 % de pénalité par année manquante. 

Le niveau des pensions serait uniquement fonction de l’espérance de vie, et donc baisserait au fil des générations, si l’espérance de vie augmentait. 

Le montant de la pension et l’âge de départ sont liés puisque le salarié devrait choisir entre une retraite de durée « normale » (à partir de l’âge d’ouverture) avec une pension extrêmement basse ou une retraite plus courte avec une pension plus importante. 

De plus, le Gouvernement et le rapporteur se basent sur l’espérance de vie qui progresse globalement (85,5 ans pour les femmes et 79,5 ans pour les hommes), et non sur l’espérance de vie en bonne santé qui est nettement moins élevée : 64,5 ans pour les femmes 62,5 ans pour les hommes (en recul). 

Pour répondre aux besoins des cheminots, la CGT revendique notamment :

• L’extension du régime spécial à l’ensemble de la branche ferroviaire ; 

L’ouverture des droits à une retraite à taux plein à 50 ans et 55 ans ; 

Le bénéfice de bonifications de 5 ans valant pour la retraite pour l’ensemble des cheminots exerçant un métier reconnu à pénibilité avérée ; 

L’attribution d’une bonification de 2 ans par enfant pour le calcul de la retraite des cheminotes ; 

Une pension d’un montant égal à 75 % à celui correspondant à la dernière position occupée pendant au moins 6 mois ; 

Une pension d’un montant minimum égal au SMIC, lequel doit être au minimum à 1 800 euros ; 

La prise en compte pour le calcul de la retraite, de l’ensemble des éléments de rémunération ; 

• La revalorisation des salaires et des taux de cotisations sociales, pour financer la réponse aux besoins des cheminots. 

NOUS POUVONS FAIRE AUTREMENT !

COMMENÇONS DÈS LE 24 SEPTEMBRE 2019 Préavis national de grève du lundi 23 Septembre 2019 à 20h00 au Mercredi 25 Septembre à 07h55

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La vraie info - Le JT des cheminots

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03 décembre 2019

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