Fédération CGT des Cheminots


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RETRAITÉS, ACTIFS, MOBILISONS-NOUS LE 8 AVRIL 2021

| Retraités UFR

Cela fait maintenant plus d’un an que nous subissons une crise sanitaire sans précédent, qui est amplifiée par les choix politiques du Gouvernement, qui multiplie les contre-informations, mensonges, conduisant à un climat pesant et anxiogène, aidé en cela par les « grands médias » qui diffusent la propagande pro-gouvernementale, plutôt que de réellement informer les citoyens.

Durant cette période, tous les services publics que s’évertue à démanteler le Gouvernement sont sur le front, et la disponibilité des salariés est sans faille, à l’image des personnels de santé, de l’enseignement, des collectivités, de l’énergie… et bien sûr, des transports. C’est le cas des cheminots qui, par leur engagement, permettent la continuité des missions de la SNCF, qui démontre encore son utilité publique dans ce contexte.
Pourtant, la Direction SNCF, aux ordres de la politique gouvernementale, poursuit le sabotage de l’entreprise publique, dans la continuité de la réforme de 2018, l’éclatant en cinq Sociétés Anonymes. Un démantèlement que la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM) amplifie, visant à éclater le réseau en de multiples opérateurs de droit privé.
Au cours du 1er semestre 2020, les chefs d’Etat et gouvernements de nombreux pays, dont la France, affirmaient que le monde devait changer, mais ces engagements ont été vite oubliés.
Dans une période où les questions environnementales sont au coeur des débats, il est urgent de repositionner le service public ferroviaire comme réponse à la diminution des gaz à effet de serre émis notamment par les transports routiers.
L’heure est à la reconquête du Fret ferroviaire par la SNCF. C’est tout le sens de la campagne « Ensemble pour le Fret » lancée par la Fédération CGT des cheminots fin 2020, appuyée par 13 mesures de rupture avec tous les plans passés pour sortir réellement et durablement de l’impasse du tout routier. C’est aussi la même démarche qu’impulse la CGT pour le transport Voyageurs, avec la relance des Trains d’Equilibre du Territoire (TET) et les trains de nuit, tout comme nous revendiquons des moyens pour soutenir les Trains Express Régionaux (TER) et le Transilien en Ile de France, avec la SNCF comme opérateur unique.

Voilà ce à quoi doit être consacré l’argent public : au service public sous contrôle et maîtrise publics. D’où notre opposition à la concurrence qui n’est pas la solution, mais le problème ! Son objectif : favoriser le dumping social entre les salariés des différentes entreprises de la branche, voire au sein même des entreprises, comme cela pourrait être le cas à l’intérieur du groupe SNCF si nous laissons faire.

En effet, la direction SNCF porte la création de filiales pour répondre aux appels d’offres (TER, TET…) dans lesquelles les cheminots de la SNCF pourraient être transférés, résultat de la loi scélérate fortement combattue en 2018. La SNCF met en place l’auto-concurrence !
Les retraités sont directement concernés. Tout d’abord pour l’accessibilité aux transport ferroviaire, notamment avec leurs facilités de circulation, mais aussi pour l’avenir de notre protection sociale et de notre régime spécial dans un tel contexte.
Aujourd’hui, il existe trois statuts dans l’entreprise : les cheminots au statut, les cheminots contractuels (RH254) et les cheminots sans statut. D’où l’importance, avec les actifs, de nous mobiliser pour améliorer et gagner un statut social de haut niveau pour l’ensemble des cheminots de la branche.
Il faut porter haut et fort notre revendication d’un régime spécial de branche pour pérenniser notre système de protection sociale.
Concernant les facilités de circulation, exigeons leur maintien, leur développement, l’arrêt de leur dématérialisation et notre refus d’appliquer une fiscalisation. Signons et faisons signer la pétition FC. Nous les remettrons à la direction SNCF le 8 avril 2021.
Ensemble, faisons comprendre au Ministre des Transports et à la direction SNCF notre colère et entendre nos exigences revendicatives :

DÉVELOPPER LE TRAIN PUBLIC DE VOYAGEURS ET DE MARCHANDISES
DÉNONCER ET COMBATTRE LA CONCURRENCE
GAGNER DES DROITS SOCIAUX POUR TOUS LES CHEMINOTS, ACTIFS ET RETRAITÉS
DÉGELER LES SALAIRES, SOURCE DU FINANCEMENT DE LA PROTECTION SOCIALE

RETRAITÉS – ACTIFS, TOUS UNIS POUR QUE ÇA CHANGE !
LE 8 AVRIL 2021, TOUTES ET TOUS À PARIS !

11h 30 au ministère des Transports (M° Rue du Bac)
14h30 au siège de la SNCF (RER D St-Denis Stade de France)

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COMPLÉMENTAIRES – SANTÉ OBLIGATOIRES : IL Y A URGENCE À NE PAS SIGNER

| Retraités UFR

Actuellement se déroulent, dans le cadre de la rédaction d’une CCN1 de la branche du ferroviaire, des négociations entre l’UTP2 (la branche du MEDEF dans les transports publics) et les organisations syndicales sur le thème de la complémentaire-santé obligatoire.

CONNIVENCES PATRONAT / CFDT

En inscrivant ce sujet à l’ordre du jour, l’UTP (représentée à 98 % par la direction de la SNCF) répond certes à l’obligation faite aux entreprises (accord MEDEF / CFDT / CFTC / CGC de 2013) de mettre en oeuvre une complémentaire-santé obligatoire pour tous les salariés qui sont, par définition, couverts par le régime général (la Sécu) pour leurs frais de santé.

Mais si un accord de branche, instituant de manière générale le recours à une complémentaire-santé obligatoire était signé, il s’imposerait à la SNCF tant pour les salariés au Statut que pour ceux couverts par les dispositions de la CCN.

Or, le Code du Travail (sur le chapitre complémentaires-santé obligatoires) établit une distinction entre les salariés sous statut et les salariés dits « contractuels », de telle sorte que l’obligation ne concerne que les personnels non-statutaires.

La CGT exige la modification du champ d’application de l’éventuel accord de branche afin que les cheminots actifs au Statut gardent leur liberté d’adhérer, ou non, à la mutuelle de leur choix.

VERS UNE REMISE EN CAUSE DES PRESTATIONS DU RÉGIME SPÉCIAL

Outre les dispositions du Code du Travail rappelées ci-dessus, les cheminots au Statut actifs et retraités bénéficient de prestations (servies par la Caisse) supérieures à celles du Régime Général. Il en est ainsi :

  • Des prestations dites « réglementaires » :
    • Prise en charge à 100 % de l’hospitalisation ;
    • Le taux de remboursement de la médecine de ville ;
    • L’allocation de fin de carrière et l’allocation de décès.
  • Des prestations dites « non-pérennes » (alimentées par un fonds de réserve de la Caisse) :
    • Différents forfaits (24 €, dentaire, optique…) ;
    • Supplément de PSA3 ;
    •  …

Pour être complets, précisons également que les actifs bénéficient de la médecine de soins SNCF (accès à des généralistes et spécialistes dans les cabinets médicaux).

Dans le cadre d’une complémentaire-santé obligatoire de branche, la SNCF aurait à négocier (en interne) un accord d’entreprise reprenant des dispositions de la loi, dont celle d’un « niveau a minima des prestations » (appelée « panier de soins et de services »), prestations qui, pour certaines, feraient « doublon » avec les prestations du Régime Spécial.

Cela donnerait l’opportunité à la direction de poser « en monnaie d’échange » à une complémentaire-santé obligatoire pour les statutaires, la fin de sa contribution financière au Régime Spécial, et au gouvernement l’aubaine pour modifier le règlement du Régime Spécial… en l’alignant sur celui servi par la Sécu !

La boucle serait ainsi bouclée après la première étape qui prévoit la mise en place d’une « caisse de branche » des salariés du ferroviaire, cela serait la fin des prestations spécifiques du régime spécial des cheminots.

La CGT revendique l’extension du Régime Spécial à l’ensemble des salariés de la branche, l’amélioration des prestations et l’accès à la médecine de soins SNCF pour les salariés actifs et retraités de la branche.

LES GRANDS PERDANTS : LES RETRAITÉS ET LE MOUVEMENT MUTUALISTE CHEMINOT

La CGT demeure opposée aux complémentaires-santé obligatoires qui, de fait :

  • Favorisent le transfert de remboursement du régime obligatoire (Sécu, CPR…) vers les régimes complémentaires (à l’exemple du reste à charge zéro du Gouvernement Macron) ;
  • Accentuent mécaniquement la hausse des tarifs et les dépassements d’honoraires ;
  • Condamnent les salariés arrivant à la retraite à une brutale hausse de leurs cotisations ;
  • Excluent de la solidarité les retraités (et les privés d’emploi) puisqu’ils ne peuvent bénéficier de la prise en charge d’une partie de leur cotisation par leur employeur à laquelle s’ajoute souvent une majoration au prétexte de l’âge ;
  • De plus, la fin des prestations spécifiques du Régime Spécial, comme évoqué ci-dessus, obligerait les complémentaires-santé « cheminotes » à une hausse significative de leurs tarifs pour assumer « ce transfert de charges » ;
  • Retirent le choix aux salariés d’adhérer ou non à une complémentaire avec, pour conséquence, la disparition du tissu mutualiste cheminot qui serait privé de 130 000 cheminots actifs et leur famille.
L’UFR-CGT refuse que les retraités soient condamnés à la triple peine :
> Hausse de tarifs liée à la fin de la solidarité intergénérationnelle ;
> Hausse des tarifs liée aux transferts des charges (régime spécial vers mutuelles) ;
> Hausse des tarifs liée à l’âge.
Alors que la hausse des pensions est loin, très loin même, de compenser la hausse du coût de la vie !

Pourtant, malgré les conséquences, les Organisations Syndicales CFDT, UNSA, SUD-Rail s’apprêtent à signer cet accord de régression sociale !

Le 100 % Santé délivré par le régime obligatoire (Sécu ou CP) reste la boussole de la CGT !

L’adhésion à une complémentaire-santé doit demeurer un acte individuel !


1 CCN : Convention Collective Nationale
2 UTP : Union des Transports Publics
3 PSA : Prestations Sociales d’Accompagnement

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LE 31 MARS, EN MASSE, LES RETRAITÉ-E-S CHEMINOT-E-S ET LEURS AYANTS-DROIT ONT MANIFESTÉ À PARIS AVEC LES ACTIFS

| MANIFESTATION DU 31 MARS 2022

Ce sont plus de 2000 cheminots retraités et leurs ayants-droit qui sont descendus dans les rues de Paris aux côtés des 8000 actifs pour combattre le sabotage de l’entreprise SNCF, l’ouverture à la concurrence, le déboulonnage du statut…, avec des impacts directs de régression sociale pour les retraités.

Dans la continuité des mobilisations impulsées par la seule CGT à la SNCF dans toutes les régions, souvent avec des succès revendicatifs en matière d’emploi, de rémunération, de métier… cette manifestation d’intérêt général à l’appel de la Fédération CGT des cheminots – au moment où certains baissent la garde et se compromettent avec la direction et le patronat ferroviaire – le choix est fait d’affronter celles et ceux qui veulent en finir avec le train public et ainsi créer les conditions d’une riposte plus globale !

À de nombreuses reprises, les cheminots retraités et leurs ayants-droit se sont mobilisés sous différentes formes d’expressions pour interpeller la direction SNCF.

La présence massive des retraités a aussi été l’occasion de rappeler à M. Farandou, président du GPU1 SNCF, nos revendications reprises dans la carte-pétition UFR en matière de :

  • Facilités de Circulation et refus de l’imposition de leur dématérialisation. Maintenir et faciliter l’accès aux réseaux de distribution classiques (guichets) à tous les retraités et ayants-droit.
  • Accès aux cabinets médicaux SNCF pour les retraités et leurs ayants-droit
  • Accès à l’Action Sociale
  • Droit d’accès aux emprises ferroviaires
  • Renforcement et pérennisation des Prestations Spécifiques Non-Pérennes (PSNP).
  • Refus des complémentaires santé obligatoires pour les cheminots du Cadre Permanent.

Déjà plus 8500 retraités et ayants-droit ont signé cette carte-pétition. Continuons à la signer et la faire signer.

AMPLIFIONS LA MOBILISATION ET REFUSONS LA FATALITÉ ! COMME LES ACTIFS, LES RETRAITÉS ET LEURS AYANTS-DROIT ONT DÉMONTRÉ LEUR DISPONIBILITÉ À AGIR !

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LE 31 MARS 2022, LES RETRAITÉ·E·S CHEMINOT·E·S ET LEURS AYANTS-DROIT MANIFESTERONT À PARIS AVEC LES ACTIFS

| MANIFESTATION DU 31 MARS 2022

Dans la continuité de la mobilisation unitaire des retraités du 24 mars 2022 à l’appel de 9 organisations de retraités pour exiger une véritable revalorisation des pensions, pour une sécurité sociale intégrale et des services publics de proximité, les cheminots retraités et leurs ayants-droit descendront en masse dans les rues de Paris avec les actifs pour combattre le sabotage de l’entreprise SNCF avec des impacts directs pour les retraités.

L’amplification du rapport de force va être déterminante pour avancer sur nos revendications et mettre en échec cette politique au service du Capital ; cette politique qui bénéficie à une ultime minorité qui s’accapare les richesses produites par le travail et qui voit une part de plus en plus importante de la population sombrer dans la pauvreté et la précarité, et les retraités n’y échappent pas !

Sous l’impulsion de la CGT, les luttes se multiplient à la SNCF, dans toutes les régions, avec des revendications satisfaites en matière d’emploi, de rémunération, de conditions d’exercice du métier… Ces mobilisations contribuent également à s’opposer à l’ouverture à la « concurrence » qui, dans les faits, sert à détruire un bien inestimable de la Nation, la SNCF, et à saccager les droits des cheminots pour servir des intérêts particuliers. Les retraités sont totalement concernés par ces attaques et ce processus revendicatif, les différentes réformes régressives, et particulièrement celle de 2018, ont des impacts directs pour l’ensemble des retraités et leurs ayants-droit.

À de nombreuses reprises, les cheminots retraités et leurs ayants-droit se sont mobilisés sous différentes formes d’expressions pour interpeller la direction SNCF.

C’est dans la poursuite de ces démarches revendicatives que notre UFR a lancé une carte pétition à l’intention de M. Farandou, président du GPU (Groupe Public Unifié) SNCF, lui rappelant nos revendications en matière de :

  • Facilités de Circulation et leur dématérialisation : Alors que le Président SNCF affirme qu’il n’est pas question de remettre en cause les FC, dans les faits, la situation est bien différente, notamment avec cette dématérialisation imposée à tous les ayants-droit de retraités, qui pourrait conduire à l’exclusion de dizaines de milliers d’entre eux !
    D’autre part, nous réaffirmons notre refus de toute forme de fiscalisation. Exigeons l’association de la dématérialisation imposée des FC avec le maintien de titres en papier, tout comme nous demandons de maintenir et de faciliter l’accès aux réseaux de distribution classiques (guichets) à tous les retraités et leurs ayants-droit.
  • Accès aux cabinets médicaux SNCF pour les retraités et leurs ayants-droit : C’est le droit et l’accès aux soins pour tous dans l’esprit de la Sécurité Sociale. Malgré les mobilisations en mai 2021 et nos multiples interventions, la direction SNCF fait la sourde oreille. Rappelons nos exigences en matière d’accès gratuit pour les retraités et leurs ayants-droit aux cabinets et centres médicaux ou dans les centres de santé pour les consultations, les bilans de santé, les soins, les radios… sans restriction d’âge. C’est aussi l’accès à des spécialistes qui est permis, comme pour les actifs.
  • Accès à l’Action Sociale. Les retraités y ont droit, mais peu le savent. Il faut agir pour favoriser son accès pour les retraités et l’utilisation de leurs droits, et veiller à leur préservation.
  • Droit d’accès aux emprises ferroviaires : Pour beaucoup de retraités, il devient de plus en difficile d’accéder aux activités des CASI (restaurants, antennes, bibliothèques…), aux locaux syndicaux, aux cabinets médicaux comme à l’action sociale.
  • Renforcement et pérennisation des Prestations Spécifiques Non-Pérennes (PSNP) : Gagner la pérennisation et l’amélioration de ces PSNP comme l’ont proposé l’ensemble des organisations syndicales représentatives au Conseil d’Administration de la CPRP SNCF, c’est avancer dans notre revendication d’une Sécurité Sociale intégrale. C’est sans doute pour cela, sous couvert du coût du financement de ces propositions, que la direction SNCF a bloqué le processus, une décision très politique qui est aussi à mettre en lien avec les discussions sur la future CCN de branche. Gagner sur les PSNP, c’est renforcer le régime base.
  • Refus des complémentaires-santé obligatoires pour les cheminots du Cadre Permanent : Rappelons que la CGT n’est pas opposée aux complémentaires santé, à l’exception des assurances qui n’ambitionnent que le profit, et non la santé. La CGT a d’ailleurs participé à la création de plusieurs mutuelles, dont des mutuelles cheminotes. Mais la CGT est opposée à tout transfert de la Sécurité Sociale vers les complémentaires-santé et à la remise en cause de la liberté d’adhésion mutualiste et au libre-choix de l’organisme par l’affilié. La CGT porte de nombreux arguments sur le danger que représente cette mesure pour les cheminots statutaires, pour le réseau de médecine SNCF, pour les mutuelles cheminotes et pour les retraités. L’UTP, patronat des transports public où la SNCF a une position dominante, a confirmé qu’elle ne se préoccupait pas des retraités et que cette mesure conduirait à la disparition des mutuelles cheminotes ! La mise en place de complémentaires-santé obligatoires pour les cheminots du cadre permanent serait un recul historique pour les cheminots actifs et retraités, pour le Régime Spécial et les droits statutaires.

Signons et faisons massivement signer cette carte-pétition.

En nombre, le 31 mars 2022, retraité-e-s et ayants-droit, participons à cette grande manifestation d’intérêt général au départ de la Gare Montparnasse !

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LES 17 ET 24 MARS, MOBILISATION DES CHEMINOTS ACTIFS ET RETRAITÉS !

Appel à l'action de l'UFR-CGT

| Retraités UFR

Suite aux manifestations du 27 janvier et aux mobilisations du privé et du public, l’intersyndicale, rejointe par l’UNSA et les organisations de jeunesse, appelle à une nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle le 17 mars.

La guerre entre la Russie et l’Ukraine attisée par certains va-t’en guerre européens ne met pas sous éteignoir les revendications que les salariés portent depuis des années ponctuées par des actions de grèves et manifestations.

Face à un gouvernement qui reste sourd et qui méprise les salariés, nous sommes légitimes à agir !

En France, la fortune des milliardaires a augmenté de 86 % depuis le début de la pandémie, tandis que, dans le même temps, 4 millions de personnes supplémentaires se sont retrouvées en situation de vulnérabilité.

Sous la présidence d’Emmanuel Macron, les 1 % les plus riches ont vu leur niveau de vie augmenter de 2,8 % en moyenne, quand les 5 % des ménages les plus modestes ont perdu jusqu’à 0,5 % de leur pouvoir d’achat.

L’augmentation des salaires et des pensions est une nécessité !

Pour faire face à l’augmentation du coût de la vie, la CGT défend une augmentation générale des salaires dans le secteur privé et des traitements dans la fonction publique, en commençant par les plus bas salaires.

Le 17 mars, poursuivons la lutte et amplifions-la le 24 mars, lors d’une nouvelle action unitaire des retraités qui aura lieu en région avec 28 lieux de manifestation.

Dans le prolongement d’une manifestation nationale unitaire réussie à Paris le 2 décembre 2021 qui a rassemblé 25 000 manifestants, dont 2500 cheminots, nous devons être encore plus nombreux car les revendications demeurent.

Les retraités exigent :

  • la revalorisation immédiate des pensions et retraites de base et complémentaires ;
  • des services publics en proximité ;
  • une sécurité sociale intégrale.

Gouvernement et patronat considèrent que le niveau de vie des retraités est maintenu avec 1,1 % de revalorisation des retraites de base au 2 janvier cumulé au 1 % pour les complémentaires. Quid des 3.1 % d’inflation en 2021 ?

STOP AU MÉPRIS !

Nous devons faire face à une augmentation sans précédent de tous les postes : nourriture, énergie, transports, loisirs, qui pèsent lourdement sur le budget des retraités.

Nous devons faire face à une augmentation sans précédent des profits du CAC 40, 137 milliards en 2021, 70 milliards de dividendes donnés aux actionnaires, c’est 10 milliards de plus qu’en 2019.

Comme le CAC 40, la pauvreté bat aussi des records. 10 % de la population doit recourir à l’aide alimentaire. Ce sont plus de 7 millions de personnes qui sont dépendantes des associations caritatives.

Le Gouvernement a su trouver 400 milliards pour aider les entreprises et il ne serait pas possible de satisfaire les revendications des retraités ?

Ça suffit, le 24 mars, comme le 17 mars avec les actifs, les retraités se mobiliseront à nouveau pour une autre répartition des richesses.

Leurs exigences :

  • 300 euros immédiatement ;
  • Pas de retraites inférieures au SMIC revendiqué par la CGT : 2 000 euros ;
  • Une sécurité sociale intégrale financée par les cotisations sociales ;
  • Des services publics de proximité avec des personnels en nombre et qualifiés.

DÉTERMINÉS À FAIRE ENTENDRE LEURS REVENDICATIONS, LES RETRAITÉS CHEMINOTS NE LÂCHERONT RIEN !

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DES CHEMINOTS RETRAITÉS FORTEMENT MOBILISÉS LE 02 DÉCEMBRE 2021 !

| Retraités UFR

Un millier d’entre eux, rejoints par des actifs, se sont rassemblés devant le siège de la Direction SNCF pour exiger une revalorisation des pensions et le maintien des droits sociaux… une délégation CGT a été reçue (voir ci-dessous).

Ils ont rejoint par la suite la manifestation nationale des retraités à Paris, une initiative de la CGT et de 8 autres organisations sur la défense du pouvoir d’achat et l’accès à la santé.

Rassemblement à St Denis

Une délégation de l’UFR Cheminots a été reçue par la direction RH du GPU au cours de laquelle 3 points ont été abordés :

  • La revalorisation des pensions :

La CGT a fait le lien entre l’absence d’augmentation générale des salaires chez les actifs (dégradant de fait le montant de la pension au moment du départ) et la très faible augmentation des pensions (+0,4% en 2021) pour une inflation (indice officiel) à 2,6%.

Elle a également rappelé que moins de 20% des pensions de réversion étaient soumises au taux plein de la CSG, démontrant ainsi la faiblesse du montant des pensions de réversion.

La direction a dégagé en touche soulignant que ces questions n’étaient pas de sa responsabilité.

  • Les facilités de circulation :

La délégation CGT est revenue à nouveau sur les difficultés en tous genres que rencontraient les retraités et les ayants droit pour utiliser leurs facilités de circulation : restrictions de vente aux guichets, fin de la distribution des contre-marques pour le Transilien, délais d’attente au téléphone, complexité du site internet…

Comme si cela ne suffisait pas, la CGT a dénoncé la démarche de dématérialisation des facilités de circulation que la direction souhaite appliquer pour les ayants droit des retraités durant l’année 2022… annonçant la fin de la carte de circulation « papier » au 31 décembre 2022 et celle des fichiers voyages au 31 décembre 2023.

Devant les arguments de notre délégation, la direction a annoncé des mesures d’accompagnement pour la dématérialisation (support papier envoyé à tous, permanence téléphonique, site internet de l’agence famille), noté la question des contre-marques et annoncé une mesure générale pour faciliter l’accès à la 1ère classe des ADC bénéficiant de ce droit et titulaires d’un pass 2e classe.

Quant à la fiscalisation des facilités de circulation, la direction a reconnu, à demi-mot, que cette question sera à un moment ou un autre « sur la table » des discussions dans le GPU.

  • L’accès aux cabinets médicaux :

Devant la crise sanitaire que traverse le pays et la difficulté pour tous les assurés sociaux de désigner un médecin référent (permettant le remboursement des soins aux tarifs conventionnés !), la délégation CGT a rappelé ses revendications sur l’accès de tous les retraités et ayants droit aux cabinets médicaux SNCF.

Le responsable de la médecine de soins SNCF a reconnu les difficultés pour les retraités de pouvoir avoir accès aux soins (pénurie de médecins…) mais a affirmé que les cabinets médicaux SNCF « …n’étaient pas dimensionnés pour accueillir les retraités et leur famille ».

Manifestation nationale des retraités

25 000 retraités, dont 2 500 cheminots auxquels s’étaient joints des actifs, ont fait face dans la rue au mépris du gouvernement en portant haut et fort leurs revendications :

  •  L’augmentation des pensions : plus d’un million de retraités sous le seuil de pauvreté et 5 millions qui disposent de moins de 1000€ de pension par mois !
  • Une amélioration des conditions d’accès aux soins et une meilleure prise en charge des dépenses ;
  • La prise en charge de la perte d’autonomie par la branche maladie de la SECU et non pas par la création d’une 5e branche de la SECU financée par la CASA (Contribution Additionnelle de Solidarité pour l’Autonomie) ;
  • Le maintien des services publics en territoires (La Poste, les transports, les hôpitaux…).

D’autres mobilisations seront nécessaires pour imposer au gouvernement ces revendications voire à les faire inscrire dans les programmes des candidats à l’élection présidentielle…
La CGT prend et prendra ses responsabilités pour de nouvelles mobilisations dès le début de l’année 2022 !

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LE 2 DÉCEMBRE 2021, MOBILISATION NATIONALE DES RETRAITÉ-E-S

| Retraités UFR

Les cheminots ont rendez-vous à 11h00 devant la Direction SNCF à St Denis, ils rejoindront à 13h30 la manifestation unitaire au départ de Denfert-Rochereau à Paris.

Le 1er octobre 2021, à l’appel de 9 organisations syndicales et associations de retraités, les retraités ont été plusieurs dizaines de milliers à se retrouver dans les 136 points de rassemblements et de manifestations organisés dans tout le pays et de très nombreux retraités cheminots avaient répondu à l’appel.

Les retraités, lucides, ont exprimé leur mécontentement et leurs exigences en matière de pouvoir d’achat et de revalorisation des pensions, de Sécurité sociale et du droit à la santé pour tous, du maintien et du développement de véritables services publics de proximité répondant aux besoins.

Le 02 décembre 2021, toujours dans l’unité, nous appelons l’ensemble des retraités à poursuivre et amplifier la mobilisation.

Les retraités ont vu leur pouvoir d’achat, le niveau de leur pension chuter quand dans le même temps, l’infime minorité des plus riches est de plus en plus riche. Cette situation scandaleuse entraîne une dégradation du niveau de vie d’une majorité de retraités.

Le Capital et ses serviteurs, à commencer par le « Président des riches » qui n’a jamais si bien porté son nom, sont à la manoeuvre pour préserver et accroître leur richesse et leur domination par tous les moyens, y compris celui de la crise sanitaire. Rien ne nous est épargné, comme avec cette scandaleuse réforme de l’assurance chômage qui va encore plus appauvrir plus d’1 million de chômeurs.

Un véritable scandale que nous devons continuer à combattre !

Pourtant, si cette crise est très dure à vivre pour de plus en plus de retraités et de jeunes, les chômeurs et précaires…les actionnaires eux ne connaissent pas la crise. Ainsi, les entreprises du CAC 40 voient leurs profits exploser et battre des records !

Les prix de l’énergie et des produits de première consommation flambent pendant que Macron, depuis son arrivée au pouvoir, fait les poches des retraités en leur « volant » en 5 ans plus de 42 milliards !

Ça suffit ! Les retraités ont contribué toute leur vie à la création de richesses. Ils contribuent au financement de la sécurité sociale et des services publics et sont aujourd’hui un rouage essentiel dans la vie associative, sociale, culturelle et sportive du pays.

Les retraités exigent une véritable augmentation des pensions comme des salaires, source de tout le financement de la Sécurité sociale.

Ils demandent une Sécurité sociale intégrale, solidaire, universelle et démocratique avec un financement à 100% par les cotisations sociales et pour les retraités cheminots l’extension du régime spécial de prévoyance et de retraite à l’ensemble des cheminots actifs et retraités de la branche ferroviaire. Ils réclament des services publics de proximité sous contrôle et maîtrise publics.

Les moyens existent pour satisfaire ces revendications ! Tous ensemble, c’est ce que nous dirons avec force et détermination le 02 décembre en participant en masse à la manifestation nationale unitaire à 13h30.

Le matin, à 11h00, les cheminots retraités sont appelés à se rassembler devant la direction SNCF où la CGT sera, à sa demande, reçue :

  • Facilités de Circulation : Alors que le Président de la SNCF affirme qu’il n’est pas question de remettre en cause les FC, dans les faits, la situation est bien différente. Ainsi, il est de plus en plus difficile d’acheter ses réservations aux guichets (quand ils sont ouverts). La distribution des contremarques n’est plus assurée pour franchir les portillons en Ile de France, obligeant nombre d’ayants droit à acheter un ticket… Oui ce sont bien des attaques sur les FC du seul fait de la direction SNCF. Tout comme elle veut généraliser la dématérialisation des FC à tous les retraités dès 2022. Ce sont des dizaines de milliers de retraités et ayants droit qui pourraient être exclus des FC. Il faut continuer d’exiger leur maintien, leur développement, le retour à la gratuité totale, l’arrêt de leur dématérialisation imposée et affirmer notre refus de toute forme de fiscalisation.
  • L’accès aux cabinets médicaux pour les retraités et leurs ayants droit, c’est le droit et l’accès aux soins pour tous dans l’esprit de la Sécurité sociale. Malgré les mobilisations en mai et nos multiples interventions, la direction fait la sourde oreille. D’où l’importance de rappeler nos exigences en matière d’accès gratuit pour les retraités et leurs ayants droit aux cabinets et centres médicaux ou dans les centres de santé pour les consultations, les bilans de santé, les soins, les radios…sans restriction d’âge. C’est aussi l’accès à des spécialistes ou à des examens spécifiques qui est permis comme pour les actifs.

Les retraités, dans leur diversité, disent ça suffit et se mobilisent pour exiger :

Le rattrapage des pertes de pouvoir d’achat relatives au gel, à la désindexation des pensions sur les prix et revenir au principe d’indexation des pensions sur le salaire moyen pour le régime général et une péréquation élargie au salaire imposable pour le régime spécial des cheminot-e-s ;
La revalorisation des pensions au 1er janvier de l’année considérée ;
Le relèvement du minimum de pension SNCF pour l’aligner sur le SMIC brut revendiqué par la CGT, soit actuellement 2000€ ;
Relever le taux de la pension de réversion à 75% de la pension directe (avec un seuil minimum équivalant à 80% de la pension minimum) sans condition d’âge, de sexe, de ressources…
L’abrogation de la CSG (et commencer par l’annulation de son augmentation pour tous les retraités), la CRDS, la CASA et la fiscalisation des majorations enfants…

Le gouvernement doit entendre le mécontentement et répondre aux attentes qu’expriment les retraités.

Le 02 décembre 2021, nous appelons toutes et tous les retraité-e-s cheminot-e-s et leurs ayants droit à participer massivement à cette grande journée de mobilisation.

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APPEL À LA MOBILISATION ET À L’ACTION DES CHEMINOT-E-S RETRAITÉ-E-S !

| Retraités UFR

LE 01 OCTOBRE 2021 : JOURNÉE DE MOBILISATION ET DE MANIFESTATIONS À L’APPEL DE 9 ORGANISATIONS DE RETRAITÉ-E-S SUR LES PENSIONS ET RETRAITES, LA SÉCURITE SOCIALE ET LA SANTÉ, LES SERVICES PUBLICS…

LE 05 OCTOBRE 2021 : JOURNÉE D’ACTIONS ET DE MANIFESTATIONS INTERPROFESSIONNELLES ET INTERGÉNÉRATIONNELLES UNITAIRE POUR LES SALAIRES, L’EMPLOI, LES CONDITIONS DE TRAVAIL ET D’ÉTUDE…

LE 07 OCTOBRE 2021 : À L’APPEL DE LA FÉDÉRATION EUROPÉENNE DES TRANSPORTS (ETF), RASSEMBLEMENT GARE DE L’EST POUR REJETER 30 ANS DE LIBÉRALISME !

Les retraités, comme l’ensemble des salariés et de la jeunesse, subissent violemment la politique gouvernementale menée par le Président des riches au seul service du Capital et de ses actionnaires, n’hésitant pas à utiliser la « crise sanitaire » pour enrichir les plus riches et accroitre une pauvreté qui touche toutes les générations.

Les retraités sont concernés par ces trois mobilisations, base d’un processus revendicatif qu’il nous faut amplifier en construisant un rapport de force gagnant, permettant de stopper le démantèlement de tout notre socle social et avancer sur nos revendications.

Le vendredi 01 Octobre 2021 : A l’appel de 9 organisations de retraités, les retraités sont appelés à descendre en masse dans la rue, partout en France, pour exiger une revalorisation de leur pension. Depuis 4 ans, Macron fait les poches des retraités. Nous devons être fermes et exigeants pour une réelle augmentation des pensions. L’argent existe pour la satisfaire ! Ainsi, les entreprises du CAC 40 ont réalisé 60 milliards d’euros de profits au premier semestre 2021, soit 41 % de plus qu’au premier semestre 2019.

La fortune des 500 plus riches français a augmenté de 30 %, celle du top 5 de 45 % et celle de notre « champion national », Bernard Arnault (LVMH), de 57 % ! Oui, plus on est riche et plus on est démesurément riche. Et pendant ce temps, une enquête récente du Secours Populaire montre que la pauvreté prend de l’ampleur et que les plus pauvres le sont de plus en plus. Ça suffit !

Exigeons une revalorisation générale des pensions et que le minimum de pension soit relevé pour l’aligner sur le SMIC brut revendiqué par la CGT, soit actuellement 2 000 €.

Lors de cette journée, nous lutterons aussi pour l’avenir de la Sécurité Sociale et de notre système de santé. L’Etat crée artificiellement un déficit des comptes de la Sécurité Sociale pour la remettre en cause et transférer ses champs d’actions vers le secteur privé et se sert de la crise sanitaire actuelle pour amplifier le processus. La politique d’exonération de cotisations sociales accordée aux entreprises depuis une trentaine d’années représente près de 559 milliards d’euros, dont une grosse partie n’est plus compensée par l’Etat depuis 2019. Ainsi, sur les 45 milliards pour le chômage partiel, il y a 35 milliards d’euros d’exonérations de cotisations ! Les 45 milliards d’euros d’aide aux secteurs en difficulté sont totalement exonérés de cotisations, etc.

Ce contexte a entrainé une baisse sans précédent des recettes de la Sécurité Sociale ! C’est la Sécu qui finance une grande partie de leur crise, et donc les salariés, car les cotisations (salariales et « patronales ») sont partie intégrante du salaire.

Dans le même temps, ce Gouvernement poursuit la casse de la santé et de l’hôpital public ; manque de médicaments, manque de médecins, de lits d’hôpitaux (2145 ont été fermés durant la pandémie) sans oublier la fermeture d’hôpitaux de proximité !

Aucun dividende ne devrait être versé aux actionnaires ! Cet argent devrait servir l’intérêt général, la reconquête des services publics, financer une Sécurité Sociale intégrale… Et pour nous, gagner un régime spécial de branche de haut niveau. Il faut poursuivre notre campagne pour l’accès aux cabinets médicaux SNCF, contribuant au droit à la santé pour tous.

Le mardi O5 Octobre 2021 : Nous appelons tous les retraités à poursuivre la mobilisation avec les actifs et la jeunesse dans une démarche unitaire et interprofessionnelle. En convergence, nous agirons pour les salaires et les pensions, pour l’emploi, des éléments essentiels au financement et à la pérennisation de notre système de protection sociale. Nous réaffirmons notre attachement aux services publics et nous exigerons également le maintien de nos acquis comme les facilités de circulation.

Ce sera aussi l’occasion de réaffirmer notre opposition aux scandaleuses lois de réforme de l’assurance chômage ainsi que la réforme des retraites qu’ils ont gardées de côté.

Le jeudi 07 Octobre 2021 : A l’occasion de l’année du rail, l’Union Européenne a lancé une tournée ferroviaire pour promouvoir le train en Europe et qui s’achève à Paris, Gare de l’Est, le 07 octobre. ETF appelle donc à une mobilisation des cheminots européens appuyés par des délégations de différents pays et des cheminots français pour réaffirmer notre opposition au libéralisme qui conduit au dumping social et aux privatisations, à l’image de ce qui se produit en France. Ce rassemblement se tiendra à partir de 10h30, Rue d’Alsace à la Gare de l’Est.

RETRAITÉ-E-S, NOUS SOMMES TOUTES ET TOUS CONCERNÉS PAR CETTE POLITIQUE DE RÉGRESSION SOCIALE ET DEVONS DONC NOUS MOBILISER EN MASSE LORS DE CES ACTIONS ET MANIFESTATIONS. TOUS ENSEMBLE, CONSTRUISONS CE RAPPORT DE FORCE !

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22 JUIN 2021 : LES ACTIFS, LES RETRAITÉS MOBILISÉS POUR DIRE : NON À LA PRIVATISATION ET AU DUMPING SOCIAL, OUI AU SERVICE PUBLIC ET AUX DROITS SOCIAUX

Appel de l'UFR aux retraités

| Grève du 1er juillet 2021

Chronique de la casse de l’entreprise publique, de sa culture et des acquis de ses initiateurs !

Après le démantèlement de l’entreprise publique SNCF en cinq sociétés, résultat de la réforme 2018 fortement combattue, l’accélération des politiques de réduction des effectifs et de baisse de pouvoir d’achat, dont les conséquences sont fortes sur le quotidien des cheminots actifs et retraités, fragilise tout notre système de protection sociale. Les attaques sont multiples pour anéantir nos droits sociaux.

Ainsi, la direction, le gouvernement par l’intermédiaire de la Cour des Comptes, contestent dorénavant un pan de ce qui fait un cheminot tout au long de sa vie : Les Facilités de Circulation ! Ainsi, ils s’emballent et ciblent la disparition d’un des derniers fondements de la culture du transport ferroviaire public et d’une partie de son contenu intemporel, en affichant la remise en cause cumulative du commun entre les actifs et les retraités. Pourtant, chaque génération de cheminots contribue à l’existence et à l’essor de la SNCF, son adaptabilité aux besoins de la nation.

Le chiffrage des Facilités de Circulation par la Cour des Comptes est orienté (son premier Président a parcouru les sphères libérales) et le choix de soumettre cet acquis collectif à la fiscalisation, nous le contestons fermement.

Ceci dans un contexte où il est fait appel aux finances publiques pour soutenir les résultats financiers des entreprises et de leurs actionnaires sans aucune compensation. D’ailleurs, les entreprises du CAC 40 s’apprêtent à verser en 2021 51 Milliards d’euros à leurs actionnaires, soit une hausse de 22% par rapport à 2020.

Pour sabrer nos droits, ils utilisent une méthodologie fallacieuse qui n’est pas cohérente et même en opposition avec le chiffrage de la SNCF reflétant simplement un parti pris et une volonté politique de détruire tout notre socle social.

A cette nouvelle charge en règle contre le droit aux FC, nous continuons d’exiger leur maintien, leur développement, le retour à la gratuité totale, l’arrêt de leur dématérialisation et notre refus d’appliquer toute forme de fiscalisation qui ne serait pas sans conséquences sur le train de vie des cheminots et de leur famille !

Notre régime social et les droits acquis au fil du temps sont à mettre en relation avec nos devoirs, exigences et l’attachement liés au Service Public Ferroviaire.

Dans une période où la question des mobilités se place en élément prépondérant du débat citoyen, il est de la responsabilité de tous de faire des choix de déplacement les plus respectueux possible de l’environnement. A contrecourant, la SNCF voudrait exclure une partie des usagers fidèles au rail : les cheminots actifs/retraités et leurs ayants droit, tout en trouvant l’opportunité d’une nouvelle pression sur leur pouvoir d’achat.

Une démarche complètement à l’inverse des objectifs de complémentarité modale ! Ainsi, le droit à la mobilité pour les plus fragiles, notamment les plus modestes d’entre nous ayant des difficultés à se déplacer, est également remis en cause, accentuant le phénomène d’isolement et de perte d’autonomie. Sans oublier l’impact sur le pouvoir d’achat déjà en chute pour tous les retraités !

Ainsi, les organisations « retraités » des fédérations de cheminots CGT, UNSA, SUD-Rail et CFDT ont déposé une demande d’audience le 1er juin et une délégation sera reçue le 22 juin 2021.

L’heure est à la mobilisation. Partout, ouvrons le débat avec nos syndiqués et les retraités non syndiqués.

Dans la continuité des mobilisations, pour l’accès aux cabinets médicaux, l’accès aux soins et le droit à la santé, pour la reconquête du FRET Ferroviaire public, pour le service public accessible et au service de tous, pour la revalorisation des pensions et des salaires.

Retraité.e.s, faisons entendre notre voix et participons nombreux et nombreuses à la journée d’action du 22 juin avec un rassemblement national dès 11 heures à la direction SNCF à St Denis où nous remettrons les pétitions, puis à 13 heures 30 ; place de la République. Nous manifesterons avec nos camarades de l’Energie, où le scénario de l’éclatement d’EDF, prénommé « HERCULE » puis « grand EDF » est semblable au tristement célèbre « pacte ferroviaire » de 2018. Ce sont les mêmes recettes qui sont appliquées. C’est un recul historique que nos dirigeants politiques veulent nous imposer en revenant au système des « compagnies privées » dont on a vu le résultat et qui a conduit aux nationalisations, permettant une égalité de traitement quel que soit le territoire, l’accessibilité à tous, la péréquation tarifaire…

CHEMINOTS-ELECTRICIENS, MÊME COMBAT : LE SERVICE PUBLIC !

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RETRAITÉS, ACTIFS, MOBILISONS-NOUS LE 29 AVRIL 2021

| Rassemblements nationaux à Paris

En raison des récentes annonces gouvernementales, la Fédération CGT des Cheminots a décidé de REPORTER ses deux rassemblements initialement prévus le 8 avril.
Le nouveau rendez-vous est fixé au 29 avril.
Les cheminots actifs et retraités ne désarmeront pas !
Les raisons de la colère demeurent !

Cela fait maintenant plus d’un an que nous subissons une crise sanitaire sans précédent, qui est amplifiée par les choix politiques du Gouvernement, qui multiplie les contre-informations, mensonges, conduisant à un climat pesant et anxiogène, aidé en cela par les « grands médias » qui diffusent la propagande pro-gouvernementale, plutôt que de réellement informer les citoyens.

Durant cette période, tous les services publics que s’évertue à démanteler le Gouvernement sont sur le front, et la disponibilité des salariés est sans faille, à l’image des personnels de santé, de l’enseignement, des collectivités, de l’énergie… et bien sûr, des transports. C’est le cas des cheminots qui, par leur engagement, permettent la continuité des missions de la SNCF, qui démontre encore son utilité publique dans ce contexte.

Pourtant, la Direction SNCF, aux ordres de la politique gouvernementale, poursuit le sabotage de l’entreprise publique, dans la continuité de la réforme de 2018, l’éclatant en cinq Sociétés Anonymes. Un démantèlement que la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM) amplifie, visant à éclater le réseau en de multiples opérateurs de droit privé.

Au cours du 1er semestre 2020, les chefs d’Etat et gouvernements de nombreux pays, dont la France, affirmaient que le monde devait changer, mais ces engagements ont été vite oubliés.

Dans une période où les questions environnementales sont au coeur des débats, il est urgent de repositionner le service public ferroviaire comme réponse à la diminution des gaz à effet de serre émis notamment par les transports routiers.

L’heure est à la reconquête du Fret ferroviaire par la SNCF. C’est tout le sens de la campagne « Ensemble pour le Fret » lancée par la Fédération CGT des cheminots fin 2020, appuyée par 13 mesures de rupture avec tous les plans passés pour sortir réellement et durablement de l’impasse du tout routier. C’est aussi la même démarche qu’impulse la CGT pour le transport Voyageurs, avec la relance des Trains d’Equilibre du Territoire (TET) et les trains de nuit, tout comme nous revendiquons des moyens pour soutenir les Trains Express Régionaux (TER) et le Transilien en Ile de France, avec la SNCF comme opérateur unique.

Voilà ce à quoi doit être consacré l’argent public : au service public sous contrôle et maîtrise publics. D’où notre opposition à la concurrence qui n’est pas la solution, mais le problème ! Son objectif : favoriser le dumping social entre les salariés des différentes entreprises de la branche, voire au sein même des entreprises, comme cela pourrait être le cas à l’intérieur du groupe SNCF si nous laissons faire.

En effet, la direction SNCF porte la création de filiales pour répondre aux appels d’offres (TER, TET…) dans lesquelles les cheminots de la SNCF pourraient être transférés, résultat de la loi scélérate fortement combattue en 2018. La SNCF met en place l’auto-concurrence !

Les retraités sont directement concernés. Tout d’abord pour l’accessibilité aux transport ferroviaire, notamment avec leurs facilités de circulation, mais aussi pour l’avenir de notre protection sociale et de notre régime spécial dans un tel contexte.

Aujourd’hui, il existe trois statuts dans l’entreprise : les cheminots au statut, les cheminots contractuels (RH254) et les cheminots sans statut. D’où l’importance, avec les actifs, de nous mobiliser pour améliorer et gagner un statut social de haut niveau pour l’ensemble des cheminots de la branche.

Il faut porter haut et fort notre revendication d’un régime spécial de branche pour pérenniser notre système de protection sociale.

Concernant les facilités de circulation, exigeons leur maintien, leur développement, l’arrêt de leur dématérialisation et notre refus d’appliquer une fiscalisation. Signons et faisons signer la pétition FC. Nous les remettrons à la direction SNCF le 29 avril 2021.

Ensemble, faisons comprendre au Ministre des Transports et à la direction SNCF notre colère et entendre nos exigences revendicatives :

  • DÉVELOPPER LE TRAIN PUBLIC DE VOYAGEURS ET DE MARCHANDISES
  • DÉNONCER ET COMBATTRE LA CONCURRENCE
  • GAGNER DES DROITS SOCIAUX POUR TOUS LES CHEMINOTS, ACTIFS ET RETRAITÉS
  • DÉGELER LES SALAIRES, SOURCE DU FINANCEMENT DE LA PROTECTION SOCIALE

RETRAITÉS-ACTIFS
TOUS UNIS POUR QUE ÇA CHANGE !

LE 29 AVRIL 2021, TOUTES ET TOUS À PARIS !

11h 30 au ministère des Transports
(M° Rue du Bac)

14h30 au siège de la SNCF
(RER D St-Denis Stade de France)

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