Fédération CGT des Cheminots


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APPEL POUR : l’abandon du CDG Express et la priorité aux transports du quotidien

Courrier à M. le Préfet

| Dossier NON au CDG Express

Monsieur Michel Cadot
Préfet de la Région Ile-de-France
La préfecture de Paris et d’Île-de-France,
5 rue Leblanc
75015 Paris

Objet : abandon du CDG Express
Priorité aux transports du quotidien

Monsieur Le Préfet,
Vous avez dernièrement été chargé par le Premier Ministre d’une mission de coordination et de pilotage aux fins de déterminer des priorités en matière de travaux à mener sur le réseau ferroviaire d’Ile-de-France pour lequel pas moins de 500 chantiers sont programmés d’ici 2024.
Cela fait suite à l’annonce de SNCF Réseau, maître d’ouvrage, de n’être pas en capacité à mener à bien tous ces chantiers faute de moyens humains, techniques et financiers suffisants.
Dans ce cadre ceux liés à la réalisation du CDG Express prennent une acuité toute particulière.
Depuis la réactivation de ce projet, nombre de rapports (Ile-de-France-Mobilités, Autorité Environnementale, ARAFER…) ont alerté sur les impacts négatifs qu’allait générer le CDG Express sur, entre autres, les transports du quotidien, déjà trop souvent affectés par des dysfonctionnements.
Le rapport de l’ex-STIF (syndicat des Transports d’Ile-de-France) de juin 2016 ne parle-t-il pas d’une perte équivalente à 1.5 milliards d’euros liée à la baisse de ponctualité du RER B à cause du CDG Express ?
Au fur et à mesure de l’appropriation des enjeux, nombre de citoyens/usagers qui se mobilisent, des élu.es politiques de tous bords et d’autres forces expriment leur opposition à ce projet au point que ces dernières semaines des décideurs politiques de premier plan, la Présidente du Conseil Régional d’IDF et d’IDF Mobilités, la Maire de Paris, le Président du Conseil Départemental de Seine-Saint-Denis, la Présidente du Conseil départemental du Val d’Oise, le Président du Conseil départemental de Seine et Marne ont demandé à l’État de suspendre les travaux liés au CDG Express.
Ces prises de position font suite à la décision du Conseil d’administration d’IDF-Mobilités du 12 décembre dernier visant à demander également à l’État de suspendre les travaux du futur train rapide CDG Express au profit d’une modernisation des lignes actuelles comme le RER B.
Personne ne doit être surpris par ces évolutions qui relèvent du bon sens et de l’esprit de responsabilité, à plus forte raison lorsque l’on prend connaissance de l’avis d’IDF-Mobilités sur l’avant-projet de CDG Express soumis à débat et au vote des administrateurs lors de la séance du 12 décembre 2018.
Il est fait état à juste titre des craintes exprimées quant aux conséquences sur le RER B d’un partage des voies en situation perturbée, de la suppression définitive des voies d’arrière gare au terminus CDG 2 et sur le niveau d’implication des circulations avec la ligne K.
Les impacts cumulés des travaux liés au CDG Express sur le service quotidien aux voyageurs (lignes B, K, P et E) et leur compatibilité avec les autres travaux à réaliser sur l’axe en particulier ceux bénéficiant aux lignes franciliennes, alertent légitimement.
De ce point de vue, que dit le document de la dernière enquête publique environnementale de novembre dernier, nous citons : « durant les travaux [du CDG Express] des coupures ponctuelles de voies entre la Plaine et Aulnay seront nécessaires. Les trains du RER B, ligne K du transilien et TER LAON se partageront alors les voies. Des itinéraires de substitutions routières seront mis en place certains week-ends… »
Mais l’avis d’IDF-Mobilités va plus loin et pour cause, en indiquant :
« Compte tenu de l’ampleur du programme de l’ensemble des travaux sur l’axe Nord du RER B, le risque est grand que les impacts ne se limitent pas aux périodes de moindre trafic (week-ends, été, soirées…) mais touchent également les jours de semaine de plein trafic et induisent par ailleurs sur certaines périodes des limitations temporaires de vitesse en semaine, entraînant une réduction de la fréquence des trains ».
Croyez-vous Monsieur Le Préfet que les 900 000 usagers quotidiens du RER B et les autres peuvent accepter de voir encore plus dégrader leurs conditions de transport par le fait que l’on veuille coûte que coûte créer une nouvelle relation ferroviaire qui ne desservira pas les départements traversés, ne sera pas accessible, en l’état actuel du dossier, à la tarification IDF Mobilités (Pass Navigo, carte Imagine R…), et transportera seulement 17 000 voyageurs par jour avec un titre de transport aller estimé aujourd’hui entre 24 et 29 euros !!?
Les travaux répétés le soir, le week-end ou pendant les vacances scolaires constituent de très lourdes contraintes pour les usagers qui les subissent. Nous le constatons par exemple à Cergy depuis 2 ans, entre Mantes et Poissy sur le chantier du RER E ou encore sur le RER C. Cela dit, ces chantiers seront bénéfiques à terme pour l’usager. Le CDG Express est tout l’inverse car il dégradera l’exploitation des RER et autres relations ferroviaires du quotidien.
Enfin ces mêmes usagers/citoyens ne comprennent pas et n’accepteront pas que des travaux prévus pour améliorer leurs transports quotidiens soient arrêtés ou retardés faute de moyens au profit d’un train qui ne répond pas à l’intérêt général et qui va engloutir 2.5 milliards d’euros d’argent public !
Pour se convaincre que le CDG Express va générer plus de nuisances que d’effets positifs, voyons que l’avis d’IDF-Mobilités indique que ce train mobilisera à lui tout seul une partie des capacités de la Gare de Paris-Est (3 quais et 2 voies) et va affecter l’exploitation du RER E et de la ligne P (Meaux/La Ferté-Milon/Château-Thierry) et aura même des impacts indirects sur la ligne H (PERSAN,LUZARCHES,PONTOISE).
Et que dire des conséquences (urbaines, sonores, environnementales…), sur les projets d’aménagements du 18e arrondissement de Paris entre l’Évangile et la Porte de la Chapelle, de la neutralisation de 25 hectares de terres agricoles en Seine et Marne pour la construction de 8 kms de voies nouvelles et ce pour un seul train ?
D’autre part, contrairement à ce qu’affirment les partisans du CDG EXPRESS, l’organisation des JO à Paris en 2024 ne pâtira pas de son abandon puisque cette ligne ne figurait pas dans le dossier initial de la candidature de Paris 2024 et qu’elle ne desservira pas les sites des JO. Au contraire les dessertes pour les JO risquent d’être perturbées par le CDG EXPRESS.
Monsieur Le Préfet, au-delà des solutions alternatives portées depuis longtemps par des associations pluralistes qui mériteraient d’être sérieusement étudiées, la seule bonne décision à prendre est d’abandonner au plus vite le CDG Express, dont les impacts sur les RER sont en tout point contraire à la politique annoncée par l’exécutif de donner la priorité aux trains du quotidien, qui en ont tant besoin. Ces annonces, répétées à plusieurs reprises par le Président de la République et la Ministre des Transports, doivent se traduire en actes. Les usagers du quotidien souffrent à cause du manque de fiabilité de leurs trajets, n’aggravez pas plus leurs difficultés !
Nous vous proposons de réorienter l’argent public disponible (2.5 milliards d’euros) à l’amélioration des conditions de transports du quotidien et d’y affecter la centaine d’ingénieurs qui travaillent depuis des mois au projet CDG Express.
En vous remerciant de l’intérêt que vous porterez à notre démarche et dans l’espoir d’être entendus, dans l’attente de vos nouvelles, nous vous prions d’agréer, Monsieur Le Préfet, l’expression de notre haute considération.

[Liste des signataires sur la version pdf ci-dessous]

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CDG EXPRESS Train bling-bling, c’est ni en 2024, ni en 2025 !

| Dossier NON au CDG Express

Le rapport du préfet Cadot, missionné par le gouvernement et portant sur le phasage des travaux du train CDG Express, a été rendu publique vendredi 10 mai dernier. Ce rapport comporte des scénarios qui dégradent fortement les conditions de transport des usagers en Île-de-France.

Il indique clairement que la réalisation du CDG express générera une multiplication d’impacts majeurs qui ne profitera pas aux usagers du quotidien : multiplication de fermeture de la ligne B durant les week-ends, interruption durant trois semaines pendant l’été, fermeture de l’interconnexion Paris intra-muros,  limitation de vitesse, fermeture prématurée dès 23 heures du service commercial des trains, report de travaux importants prévues pour la modernisation des lignes ferroviaires du quotidien.
Déjà, ce lundi, les usagers fréquentant les lignes du RER B ont dû subir les suppressions des premiers trains du matin, en raison des retards des travaux nocturne. Le CDG Express en multipliera le phénomène.
Il mettrait, par ailleurs, en péril le respect de l’agenda de livraison des lignes du Grand Paris express – la ligne 17, par exemple – et celui des lignes Transilien existantes.
Si le gouvernement porte son choix sur le scénario 1, il confirme alors la livraison du CDG Express pour l’ouverture des JO 2024 et pour seulement 20000 voyageurs de l’aéroport, en opposition des 2 millions d’usagers du quotidien des lignes B, D et celles au départ des gares de Paris Nord et de Paris Est. Il serait alors en opposition à l’expression des élus des collectivités territoriales concernées, du local au régional, qui expriment une priorité aux transports du quotidien.
Pour la CGT, l’urgence dans une région au bord de l’asphyxie c’est :

  • la réalisation des travaux de modernisation des lignes Transilien existantes et celles programmées dans le cadre du Grand Paris express ;
  • renforcer les services publics des transports de la SNCF et de la RATP ;
  • accroître le report modal et augmenter le débit et la fluidité des circulations du Transilien en dédoublant, par exemple, le tunnel Châtelet – Gare du Nord des lignes de RER B et D.

Pour la CGT, l’intérêt général et la réponse aux besoins du plus grand nombre doivent prévaloir sur le CDG Express qui s’inscrit uniquement dans une logique purement libérale, dogmatique et égoïste. Soumettre la pleine réussite des Jeux Olympiques et Paralympiques Paris 2024 à la réalisation du CDG Express, c’est oublier qu’il ne desservira aucune installation olympiques.
À l’inverse, accélérer la livraison de la ligne 17 du Grand Paris express en 2024 répondrait aux enjeux du quotidien, à la desserte des sites olympiques et de l’aéroport de Roissy.
Les 2 milliards d’euros d’argent public, mobilisés pour financer ce projet, doivent être réorientés immédiatement pour l’amélioration des transports en Île-de-France.
Pour la CGT, le train bling-bling c’est ni en 2024, ni en 2025 !

LA PRIORITÉ AUX TRANSPORTS DU QUOTIDIEN LA CGT EST CONTRE LE CDG EXPRESS !

| Dossier NON au CDG Express

Ce matin, plusieurs dizaines de militants des syndicats de la SNCF, de la RATP, d’ADP, avec l’Union Interfédérale des Transports CGT et l’Union Régionale IDF CGT ont informé les usagers de la ligne B du Transilien en leur distribuant plus de 10 000 tracts dans un climat serein pour donner la priorité aux transports du quotidien, contre le projet du CDG Express, dans les gares de Paris Nord, Stade de France, Aulnay et Mitry-Mory.

Toute cette semaine, la CGT informe également les salariés de la SNCF, de la RATP et d’ADP sur les enjeux auxquels nous sommes confrontés dans notre quotidien. Les manques de moyens humains pour entretenir les rames de banlieue et pour assurer la maintenance de l’infrastructure ferroviaire ou encore la quasi disparition de la vente au guichet sur les lignes de banlieue amplifiant le phénomène d’abandon de proximité et de service public, non seulement des usagers, mais également de ceux qui chaque jour tentent d’assurer un service public de qualité.

Cet acharnement du Gouvernement à réaliser le CDG Express est à mettre en lien avec sa volonté de privatiser Aéroports de Paris (ADP) à laquelle la CGT est résolument opposée. Nous sommes dans une opération financière au service d’intérêts privés, quand on sait que la société Vinci est sur les rangs pour s’accaparer ADP (une société qui bénéficie déjà de larges rentes des autoroutes, des lignes à grande vitesse…) pour lui offrir une ligne dédiée à son business !

La réalisation du CDG Express priverait aussi les capacités de développement des trafics du Fret avec le triage du Bourget. Un non-sens économique et environnemental dans une période où les enjeux autour du climat sont prégnants dans la société. Rappelons qu’en Ile-de-France, la part modale du Fret Ferroviaire est inférieure à la moyenne nationale avec seulement 3 % de parts modales.

Il n’est pas inutile de rappeler que la future ligne 17 du métro du Grand Paris desservira également l’aéroport. Les 9 millions d’usagers du quotidien des transports franciliens doivent bénéficier de transports de qualité. Il est hors de question d’accepter des renoncements ou des reports de travaux comme cela pourrait se produire pour les usagers des lignes B, P et K, mais aussi pour ceux des autres lignes Transilien.

A titre d’exemple, c’est la modernisation des postes d’aiguillage de Brétigny-sur- Orge qui est sans cesse retardé, alors qu’initialement ces travaux étaient prévus en 2015. C’est également l’affaissement de la voie ferroviaire à Choisy-le-Roi provoqué par la dégradation des berges du lie de la Seine se situant parallèlement à celle-ci. La politique du curative qui prend le pas sur le préventif conduit à l’ensemble des désordres de toutes l’Ile-de-France.

Le CDG Express amplifiera ce phénomène car les ressources financières, les ressources disponibles d’engins spécialisés à la maintenance de l’infrastructure ferroviaire et les moyens des personnels techniques seront engagés prioritairement pour la réalisation du CDG Express, la filière de la maintenance ferroviaire étant extrêmement tendue.

La CGT a des propositions qui répondent aux objectifs de transition écologique, dans l’intérêt général et la réponse aux besoins du plus grand nombre.

Ainsi, pour la CGT, accroître le report modal et augmenter le débit et la fluidité des circulations du Transilien impose le doublement du tunnel Châtelet–Gare du Nord des lignes des RER B et D. Les prévisions de fréquentation journalière de ces 2 lignes en 2025 sont de l’ordre de 2 millions d’usagers contre 1,5 million actuellement.

Répondre durablement aux usagers du quotidien et à ceux de l’aéroport, c’est : ▪Réaliser la boucle du RER B entre les deux branches de la ligne entre Mitry-Claye et l’aéroport CDG ;

▪ Améliorer le cadencement de la ligne K ;
▪ Investir dans du matériel deux niveaux afin d’augmenter la capacité d’accueil et accélérer leur livraison ;
▪ Créer un atelier pour la maintenance du matériel à Mitry composé de 4 voies sur fosses ;
▪ Renforcer les personnels de maintenance RATP et SNCF ;
▪ Préserver la capacité des points de garage des rames terminus ;
▪ Réhumaniser les gares et les trains afin d’assurer la vente des titres de transports pour tous, l’accueil des usagers et leur sûreté.

Contact presse :
uit@cgt.fr
Frédéric LE MERRER
01 55 82 80 47

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CONFÉRENCE DE PRESSE CGT : NON AU CDG EXPRESS

Conférence par F. Le Merrer

| Dossier NON au CDG Express

Par Frédéric LE MERRER
Secrétaire Général de l’UIT

 

Madame, Monsieur,
La CGT, et notamment ses organisations à l’initiative de cette conférence, s’opposent depuis de nombreuses années à ce projet aussi inutile que néfaste, les urgences étant ailleurs.

Il est bon de rappeler que ce projet, déjà très ancien puisqu’il a commencé à être évoqué en 1998, et devait voir le jour en 2014, avait été confié à VINCI qui a jeté l’éponge en 2011, considérant que cette future liaison ne serait jamais rentable.

Remise au goût du jour par le précédent Gouvernement, ce projet de liaison sera intégré à la « loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques » dite « loi Macron », une loi fourre-tout de 308 articles du nom du ministre de l’économie de l’époque. Loi qui aura fait l’objet de l’application du 49-3. Ce qui a permis au Gouvernement de publier une ordonnance le 19 février 2016 autorisant le recours à une procédure d’extrême urgence pour la prise de possession des terrains nécessaires à la réalisation de cette liaison ferroviaire.

Ce rappel pour bien comprendre ce qui se passe aujourd’hui, la violence avec laquelle le Gouvernement avance à marche forcée sur ce dossier, en plein « débat national » et alors que l’opposition à ce projet grandit, tant parmi la population et les usagers, les élus politiques de tous bords, les associations et chez les salariés des entreprises concernées par ce dossier.

La CGT est à l’initiative avec les salariés pour s’y opposer et c’est aussi le sens de son engagement au sein de l’association « NON AU CDG EXPRESS ».

Car cet acharnement du Gouvernement à réaliser ce projet est aussi à mettre en lien avec sa volonté de privatiser Aéroports de Paris (ADP) à laquelle, la CGT est résolument opposée. Nous sommes dans une opération financière au service d’intérêts privés, quand on sait que la société Vinci (et oui, encore elle) est sur les rangs pour s’accaparer ADP (une société qui bénéficie déjà de larges rentes des autoroutes, des lignes à grande vitesse…) pour lui offrir une ligne dédiée à son business !

Car avant d’imaginer une liaison qui relie l’aéroport CDG à Paris, il est nécessaire de répondre aux attentes des usagers qui s’impatientent et qui souffrent en raison de l’absence d’investissement réalisé ces 30 dernières années et de la hausse de fréquentation des trains pour l’amélioration de leurs conditions de transports du quotidien.

Par effet de ricochet, les salariés qui réalisent des prouesses pour tenter de répondre aux enjeux de service public de transports quotidiennement, dans des conditions souvent difficiles, subissent de plein fouet les retards d’investissements dans l’infrastructure ferroviaire et dans la modernisation des matériels banlieues. Ils subissent également les incessantes restructurations des organisations des activités et des collectifs de travail, qui fragilisent les personnels et dégradent les services que sont en droit d’attendre les usagers.

Il en est ainsi des présences humaines dans les gares et les trains, garant de la régularité en cas de problèmes et d’incivilités, mais aussi indispensables pour délivrer les titres de transports, notamment pour ceux qui ne sont pas porteurs du Pass Navigo.

Par ailleurs, les politiques conduites par les directions d’entreprises de la SNCF, de la RATP consistent à généraliser les externalisations pour réaliser les opérations de la maintenance de la voie et des caténaires, fragilisant ainsi la qualité des opérations.

Concernant la maintenance du matériel, le parc des rames banlieue disponibles pour la réalisation des services quotidiens des lignes, est insuffisant. Le moindre imprévu, conjugué à un manque d’emploi à la maintenance, fragilise, contrairement aux idées reçues, la robustesse de la production.

Malgré les promesses du Gouvernement à propos des impacts du CDG Express sur la ligne RER B, des lignes P et K du Transilien, dans sa phase travaux ou dans sa phase opérationnelle, notre expertise syndicale, trop souvent mise de côté, confirme que la souplesse de production ne sera absolument pas permise.

Faut-il rappeler que le CDG Express circulera majoritairement sur les lignes K, qu’utilisent également le TER Picardie, sans oublier le RER B qui utilisent aussi ces voies en situation perturbées (ce qui est assez fréquent) mais également des trains de marchandises essentiels à développer, avec une réutilisation massive du triage du Bourget, et tout cela dans un contexte d’urgence environnementale pour combattre les pollutions, le réchauffement climatique et les congestions des routes. La réalisation du CDG Express priverait les capacités de développement des trafics du Fret. Un non-sens économique et environnemental. Rappelons qu’en Ile-de-France, la part modale du Fret Ferroviaire est inférieure à la moyenne nationale avec seulement 3 % de parts modales.

La CGT a des propositions qui répondent aux objectifs de transition écologique, dans l’intérêt général et la réponse aux besoins du plus grand nombre. Est-il utile de rappeler que l’une des priorités des franciliens est l’amélioration des transports du quotidien.

Que vont penser les usagers des lignes B, K et P qui vont subir la double peine de nombreuses interruptions de service durant les prochaines années pour la réalisation d’un train pour lequel ils n’auront pas accès avec leur Pass Navigo ou un billet au tarif Ile-de-France Mobilités. Le prix envisagé du titre de transport CDG Express pour un seul trajet est estimé entre 24 ET 29 €.

Que vont penser les usagers de la ligne C qui vont devoir, à nouveau, patienter pour la modernisation des postes de régulation qui assurent la circulation des trains sur le noeud ferroviaire de Brétigny-sur-Orge, tristement connu pour sa catastrophe ferroviaire.

Que vont penser les Personnes à Mobilités Réduites (PMR) qui vont voir les travaux d’accessibilités aux transports collectifs retardés pour donner la priorité au CDG EXPRESS.

C’est véritablement un manque de respect pour tous ces usagers qui souffrent de leurs conditions de transports pour se rendre chaque jour de leur domicile à leur travail, à leur école tout simplement se déplacer pour leur convenance personnelle et ainsi éviter de prendre la voiture.

Oui, les usagers/citoyens ne comprennent pas et n’acceptent pas que des travaux prévus pour améliorer leurs transports du quotidien soient arrêtés ou retardés faute de moyens au profit d’un train qui ne répond pas à l’intérêt général et qui va engloutir 2,5 milliards d’euros d’argent public !

D’ailleurs, un rapport de l’ex-STIF de juin 2016 ne parle-t-il pas d’une perte équivalente à 1,5 milliard d’euros liée à la baisse de ponctualité du RER B à cause du CDG Express ?

Le dernier avis d’IDF-Mobilités confirme ces craintes et pour cause : « Compte tenu de l’ampleur du programme de l’ensemble des travaux sur l’axe Nord du RER B, le risque est grand que les impacts ne se limitent pas aux périodes de moindre trafic (week-ends, été, soirées…) mais touchent également les jours de semaine de plein trafic et induisent par ailleurs sur certaines périodes des limitations temporaires de vitesse en semaine, entraînant une réduction de la fréquence des trains ».

Craintes qui se confirment à la lecture d’un courrier de réponses du Préfet CADOT aux conseillers « Front de gauche », daté du 01 mars 2019, qui précise notamment : « Cependant, la totalité des travaux à conduire, à partir de 2021 et jusqu’en 2024, va nécessiter des coupures de circulation importantes sur cet axe ferroviaire. L’analyse de ces contraintes sera finalisée au début du mois d’avril prochain ».

Et pourtant, des travaux sont engagés ! Un véritable scandale démontrant le peu d’intérêt que porte l’Etat aux citoyens et à leurs représentants.

Que dire de l’argument fallacieux qui consiste à évoquer l’attractivité économique et touristique pour imposer le CDG Express. Paris reste la destination touristique première dans le monde en 2018, comme c’est le cas depuis de nombreuses années.

A ce sujet, nous voulons réaffirmer ici avec force, que contrairement à ce qu’affirment les partisans du CDG EXPRESS, l’organisation des JO à Paris en 2024 ne pâtira pas de son abandon puisque cette ligne ne figurait pas dans le dossier initial de la candidature de Paris 2024 et qu’elle ne desservira pas les sites des JO. Au contraire, les dessertes des JO risquent d’être perturbées par le CDG EXPRESS.

Les enjeux sociaux et environnementaux doivent être clairement LA priorité. Pourquoi privilégier à tous prix, les 17 000 passagers attendus du CDG Express aux 9 millions d’usagers quotidiens des transports publics franciliens ?

Ainsi, pour la CGT, accroître le report modal et augmenter le débit et la fluidité des circulations du Transilien, impose le doublement du tunnel Châtelet – Gare du Nord des lignes du RER B et D. Les prévisions de fréquentation journalière de ces 2 lignes en 2025 sont de l’ordre de 2 millions d’usagers contre 1,5 million actuellement. Deux lignes majeures desservant l’Ile-de-France dans sa partie Nord et Sud. Un projet qui a connu de nombreux rebondissements depuis plus de 20 ans, aujourd’hui refusé pour des questions de coûts et de difficultés à réaliser.

La seule réponse pour tenter de donner de la souplesse est le déploiement de NEXTEO. Il s’agit d’un système automatique de régulation des trains appliqué sur la portion de ligne Châtelet/Paris Nord, afin de réduire la distance d’espacement entre deux trains. Cet outil doit être déployé pour le RER B et D, mais il n’est à aujourd’hui pas financé. L’investissement est estimé à 500 millions d’euros. Le problème est que le niveau de croissance du trafic des lignes B et D et tel que ce système sera déjà insuffisant en 2025.

Des mesures rapides peuvent être engagées pour répondre durablement aux usagers du quotidien et à ceux de l’aéroport, c’est :
▪ Réaliser la boucle du RER B entre les deux branches de la ligne entre Mitry-Claye et l’aéroport CDG ; une solution qui contribuera à améliorer la régularité du RER B, notamment en cas d’incidents ou de pannes sur une branche du RER.

Elle permettra de circuler sur l’autre et de pouvoir rapatrier une rame à Mitry-Claye pour réparation et éviter de repasser par Aulnay pour rejoindre Mitry ou par le tunnel central (saturé) pour rejoindre les ateliers de Massy.

Nous demandons toujours la création d’un atelier pour la maintenance du matériel à Mitry-Claye composé de 4 voies sur fosses. Solution qui permettra une meilleure offre pour la desserte de l’aéroport, une meilleure régularité et aussi de répondre aux besoins des usagers des quatre gares de cette branche « Mitry », en leur permettant de se rendre sur la plateforme de l’aéroport sans avoir à repasser par Aulnay-sous-Bois. Ce qui aura un impact positif sur les temps de transports et la circulation routière. Solution qui permettra aussi d’améliorer le cadencement de la ligne K sur un secteur en forte demande, tout comme pour le TER Picardie avec possibilité de correspondance à Mitry-Claye pour se rendre directement à l’aéroport.

▪ Investir dans du matériel deux niveaux afin d’augmenter la capacité d’accueil et accélérer leur livraison ;
▪ Renforcer les personnels de maintenance RATP et SNCF ;
▪ Préserver la capacité des points de garage des rames terminus ;
▪ Réhumaniser les gares et les trains afin d’assurer la vente des titres de transports pour tous, l’accueil des usagers et leur sûreté, un des vecteurs de la régularité.

L’abandon du CDG EXPRESS est aussi très attendu des usagers et des populations au départ de la gare de l’EST, car le CDG EXPRESS, c’est 3 voies de réservées, voire 4 en situation perturbée qui empêcheront tout développement de dessertes sur la ligne P, alors que les besoins ne cessent de croître.

Pour la CGT, la priorité doit être axée sur la réalisation des travaux de modernisation des lignes existantes et celles programmées dans le cadre du Grand Paris Express.

D’ailleurs, il n’est pas inutile de rappeler que la ligne 17 desservira également l’aéroport. Tous les franciliens doivent bénéficier de transports de qualité. Il est hors de question d’accepter des renoncements ou des reports de travaux comme cela pourrait se produire pour les usagers des lignes B, P et K mais aussi ceux des autres lignes Transilien.

Le Gouvernement et IDF Mobilités pourraient être tentés, pour éteindre la contestation des élus, associations et des syndicats de la ligne B de répondre au calendrier imposé par la réalisation du CDG Express, au détriment des travaux de modernisations des autres lignes transilien.

A titre d’exemple, sans revenir sur mes propos concernant le report des travaux de modernisation des postes d’aiguillages de Brétigny, qui devaient quand même être réalisés en 2015 / 2016, mais celle sur une actualité toute récente, qui nous démontre s’il en était, l’urgence a engagé des travaux de modernisation des infrastructures de transports du quotidien.

En gare de Musée d’Orsay de la ligne C, suite à des infiltrations d’eau, le plafond se détache risquant de blesser les usagers.

A Choisy Le Roi, toujours sur la ligne C du RER, suite à un affaissement de la voie ferrée qui serait lié à la dégradation des berges du lie de Seine qui longe les voies du RER, les travaux nécessaires à la consolidation des berges imposent des interruptions de circulation pour les usagers des gares d’Ivry, Vitry et les Ardoines, chaque jour de 10h à 16h. C’est deux exemples démontrent s’il en était, l’état d’urgence à mettre en oeuvre pour l’amélioration des transports du quotidien. C’est cette vie que pourrait être amenée à vivre les usagers de la ligne B. Urgence également à revenir sur une logique de production basée sur la prévention et non curative.

Assurément, le CDG Express amplifiera ce phénomène car les ressources en matériel d’engins spécialisés à la maintenance de l’infrastructure ferroviaire et les moyens des personnels techniques seront engagés prioritairement pour la réalisation du CDG Express, la filière de la maintenance ferroviaire étant extrêmement tendue.

Alors oui, nous le réaffirmons, les urgences sont ailleurs. La CGT est contre le CDG Express.
Nous sommes à votre disposition pour répondent à vos questions.

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NON AU CDG EXPRESS

L’Urgence est à l’amélioration des Transports du Quotidien

| Dossier NON au CDG Express

Alors que le Gouvernement répète à l’envi que sa priorité c’est le transport du quotidien, il persiste dans la réalisation du CDG Express, train élitiste qui :

• Ne marquera aucun arrêt entre la gare de Paris Est et l’aéroport CDG ;
• Ne sera pas accessible au porteur du passe Navigo ;
• Viendra encombrer les voies ferrées de la ligne B et K du Transilien déjà bien surchargé au quotidien. Le

CDG Express, qui a prévu de transporter quotidiennement 17 000 passagers à son ouverture alors que le RER B en transporte à ce jour déjà 900 000 et qu’il en transporterait 1,5 millions en 2025, bénéficiera d’un financement entièrement public : 1,7 milliard d’euros d’emprunt de l’Etat et 400 millions provenant des entreprises publiques, ADP et SNCF Réseau, portant le coût de réalisation du CDG Express à 2,1 milliards d’euros.

Pour la CGT, nous l’affirmons, cet argent disponible doit entièrement être mis à disposition pour l’amélioration des lignes Transilien de l’Ile-de-France qui souffrent de l’absence d’investissement ces dernières années.

• Vous en avez assez de subir une dégradation de vos conditions de transports chaque jour ? Nous aussi.
• Vous en avez assez de subir des annulations de trains, ou des retards générant des conflits avec votre employeur, crèche ou l’école de vos enfants ? Nous aussi.
• Vous en avez assez de subir des voyages debout sur des trajets de plus en plus longs, serrés comme des sardines ? Nous aussi.
• Vous en avez assez de subir des interruptions de service prématurément et d’emprunter des bus de substitution qui génèrent des durées de trajets pouvant doubler le temps normal de votre parcours ? Nous aussi.

ALORS DITES NON AU CDG EXPRESS et OUI à L’URGENCE de MOBILISER les FONDS FINANCIERS POUR L’AMELIORATION DES TRAINS DU QUOTIDIEN

La CGT, dans les instances avec les entreprises de transport ou avec le Gouvernement et la région politique de l’IDF, a alerté depuis de nombreuses années sur le manque d’ambition à assurer la rénovation et la maintenance des voies ferroviaires et des rames banlieues. Les conséquences aujourd’hui sont visibles pour les usagers et pour les salariés qui produisent chaque jour le service public de transport ferroviaire.

Les retards dans les modernisations des transports du quotidien, conjugués à la hausse de fréquentation des trains, génèrent une multiplicité de pannes ou anomalies. C’était prévisible avec le vieillissement du parc des rames banlieue et avec la baisse des effectifs : chaque année, la SNCF supprime 2 000 emplois, véritable plan social qui n’en porte pas le nom.

Ce phénomène va s’amplifier si le CDG Express est réalisé. Les moyens humains, les moyens matériels et les moyens financiers vont être mobilisés pour réaliser prioritairement les travaux du CDG Express. Le secteur d’activité du BTP et celui de l’infrastructure ferroviaire sont déjà sous tension. Par conséquent, des arbitrages seront pris pour reporter des travaux. Les usagers des lignes B, P et K vont en subir les conséquences, tout comme les utilisateurs de la Gare de l’Est, car elle sera amputée de 4 voies à quai qui seront affectées au seul CDG E.

Les usagers des lignes C et D, par exemple, seront également impactés, par effet de ricochet, car tous les moyens humains, matériels et financiers seront mobilisés à la réalisation du CDG Express.

Les usagers méritent mieux. Le respect de la parole doit être une réalité et non une variable au gré des événements et des rapports de force.

Nos propositions pour une amélioration de nos conditions de transports en Ile De France

Pour la CGT, accroître le report modal et augmenter le débit et la fluidité des circulations du Transilien afin d’améliorer les conditions de transports, imposent le doublement du tunnel Châtelet–Gare du Nord des lignes des RER B et D. Les prévisions de fréquentation journalière de ces 2 lignes en 2025 sont de l’ordre de 2 millions d’usagers contre 1,5 million actuellement.

Répondre durablement aux usagers du quotidien et à ceux de l’aéroport, c’est :

  • Réaliser la boucle du RER B entre les deux branches de la ligne entre Mitry-Claye et l’aéroport CDG ;
  • Améliorer le cadencement de la ligne K ;
  • Investir dans du matériel deux niveaux afin d’augmenter la capacité d’accueil et accélérer leur livraison; Créer un atelier pour la maintenance du matériel à Mitry composé de 4 voies sur fosses ;
  • Renforcer les personnels de maintenance RATP et SNCF ;
  • Préserver la capacité des points de garage des rames terminus ;
  • Réhumaniser les gares et les trains afin d’assurer la vente des titres de transports pour tous, l’accueil des usagers et leur sûreté.

Pour la CGT :

La priorité doit être axée sur la réalisation des travaux de modernisation des lignes existantes et celles programmées dans le cadre du Grand Paris Express.

Tous les franciliens doivent bénéficier de transports de qualité.

Le Gouvernement doit respecter sans délai sa parole …
pour lui donner de la crédibilité,

la priorité c’est maintenant …
pour les transports du quotidien !

Montreuil le 12 mars 2019

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NON au CDG Express, qui se fera au détriment des transports du quotidien en IDF

Dossier de presse CGT

| Dossier NON au CDG Express

La Fédération CGT des Cheminots,
La Fédération Nationale des Syndicats des Transports CGT,
L’Union Régionale Ile de France CGT,
Le Secteur Fédéral CGT des Cheminots de Paris Nord,
Le secteur Fédéral CGT des Cheminots de Paris Est,
L’Union Syndicale CGT de la RATP,
Le Syndicat CGT de Aéroport de Paris.
L’Union Interfédérale des Transports CGT

 

Madame, Monsieur,
La CGT s’oppose à ce projet, car les urgences sont ailleurs. Avant d’imaginer une liaison qui relie l’aéroport
CDG à Paris, il est nécessaire de répondre aux attentes des usagers qui s’impatientent et qui souffrent en
raison de l’absence d’investissement réalisé ces 25 dernières années et de la hausse de fréquentation des
trains pour l’amélioration de leurs conditions de transports du quotidien. Par effet de ricochet, les salariés
qui réalisent des prouesses pour tenter de répondre aux enjeux de service public de transports
quotidiennement, dans des conditions souvent difficiles, subissent de plein fouet les retards
d’investissements dans l’infrastructure ferroviaire et dans la modernisation des matériels banlieues. Ils
subissent également les incessantes réorganisations des organisations des activités et des collectifs de
travail, qui fragilisent les personnels et dégradent les services que sont en droit d’attendre les usagers.
Il en est ainsi des présences humaines dans les gares et les trains pour délivrer les titres de transports,
notamment pour ceux qui ne sont pas porteurs du Pass Navigo.
Par ailleurs, les politiques conduites par les directions d’entreprises de la SNCF, de la RATP ou celle d’ADP,
consistent à amplifier les externalisations pour réaliser les opérations de la maintenance de la voie et des
caténaires, fragilisant ainsi la qualité des opérations.
Concernant la maintenance du matériel, le parc des rames banlieue disponibles pour la réalisation des
services quotidiens des lignes, est insuffisant. Le moindre imprévu, conjugué à un manque d’emploi à la
maintenance, fragilise contrairement aux idées reçues, la robustesse de la production.
Malgré les promesses du gouvernement à propos des impacts du CDG Express sur les lignes B, P et K du
RER, dans sa phase travaux ou dans sa phase opérationnelle, notre expertise syndicale, trop souvent mise
de côté, confirme que la souplesse de production ne sera absolument pas permise.
Faut il rappeler que le CDG E circulera majoritairement sur les lignes B et K, mais également sur une ligne
traversée par des TER et des trains du Fret, essentielle à développer avec une réutilisation massive du
triage du Bourget, dans un contexte d’urgence environnementale pour combattre la pollution, le
réchauffement climatique et les congestions des routes. La réalisation du CDG Express priverait les
capacité de développement des trafics du Fret. Un non sens économique et environnemental.
La CGT a des propositions qui répondent aux objectifs de transition écologique, dans l’intérêt général et la réponse aux besoins du plus grand nombre. Est-il utile de rappeler que l’une des priorités des franciliens est l’amélioration des transports du quotidien.
Que vont penser les usagers des lignes B, K et P qui vont subir la double peine de subir de nombreuses interruptions de service durant les prochaines années pour la réalisation d’un train pour lequel ils n’auront pas accès avec leur Pass navigo.
Que vont penser les usagers de la ligne C qui vont devoir -à nouveau- patienter pour la modernisation des postes de régulation qui assurent la circulation des trains sur le noeud ferroviaire de Brétigny sur orge, tristement connu pour sa catastrophe ferroviaire.
C’est véritablement un manque de respect pour tous ces usagers qui souffrent de leurs conditions de transports pour se rendre chaque jour de leur domicile à leur travail, à leur école et inversement ou simplement se rendre sur Paris pour vivre des richesses culturelles que propose Paris.
Que dire de l’argument fallacieux qui consiste à évoquer l’attractivité économique et touristique pour imposer le CDG Express. Paris reste la destination touristique 1ere dans le monde en, 2018, comme c’est le cas dorénavant depuis de nombreuses années.
Les enjeux sociaux et environnementaux doivent être clairement LA priorité. Pourquoi privilégier, à tous prix, les 17 000 passagers attendus du CDG E aux 4,5 millions d’usagers porteur du Pass Navigo ?
Ainsi, pour la CGT, accroître le report modal et augmenter le débit et la fluidité des circulations du Transilien, impose le doublement du tunnel Châtelet –Gare du Nord des lignes du RER B et D. Les prévisions de fréquentation journalière de ces 2 lignes en 2025 sont de l’ordre de 2 millions d’usagers contre 1,5 million actuellement.
Répondre durablement aux usagers du quotidien et à ceux de l’aéroport, c’est :
▪ Réaliser la boucle du RER B entre les deux branches de la ligne entre Mitry-Claye et l’aéroport CDG;
▪ Améliorer le cadencement de la ligne K;
▪ Investir dans du matériel deux niveaux afin d’augmenter la capacité d’accueil et accélérer leur livraison;
▪ Créer un atelier pour la maintenance du matériel à Mitry composé de 4 voies sur fosses;
▪ Renforcer les personnels de maintenance RATP et SNCF ;
▪ Préserver la capacité des points de garage des rames terminus ;
▪ Réhumaniser les gares et les trains afin d’assurer la vente des titres de transports pour tous, l’accueil des usagers et leur sureté.
Pour la CGT, la priorité doit être axée sur la réalisation des travaux de modernisation des lignes existantes et celles programmées dans le cadre du Grand Paris Express. Tous les franciliens doivent bénéficier de transports de qualité. Il est hors de question d’accepter des renoncements ou des reports de travaux comme cela pourrait se produire pour les usagers des lignes B, P et K mais aussi ceux des lignes C et D. Le gouvernement et IDF Mobilités pourraient être tentés, pour éteindre la contestation des élus, associations et des syndicats de la ligne B de répondre au calendrier imposé par la réalisation du CDG Express, au détriment des travaux de modernisations des lignes C et D.

Nous le réaffirmons, les urgences sont ailleurs. la CGT est contre le CDG Express.

D’autres documents vous seront remis lors de notre conférence de presse, le 12 mars 2019 à 11h00 au siège de la CGT au 263 rue de Paris 93515 Montreuil.

Contact presse :
Frédéric LE MERRER 06 60 25 52 92
Dominique LAUNAY 06 82 11 12 48

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Nous le réaffirmons, les urgences sont ailleurs

La CGT est contre le CDG Express

| Dossier NON au CDG Express

Le Gouvernement persiste. Le préfet de région, Monsieur Cadot, dans une interview accordée dans un hebdomadaire paraissant le dimanche, confirme la réalisation du CDG express et sa livraison pour le début de l’année 2024, année des Jeux olympiques.

La CGT s’oppose à ce projet, car les urgences sont ailleurs. Avant d’imaginer une liaison qui relie l’aéroport CDG à Paris et face à la hausse de fréquentation des trains, il est nécessaire de répondre aux attentes des usagers qui s’impatientent et qui souffrent en raison de l’absence d’investissement ces 25 dernières années pour l’amélioration de leurs conditions de transports du quotidien. Par effet de ricochet, les salariés qui réalisent des prouesses pour tenter de répondre aux enjeux de service public de transports quotidiennement, dans des conditions souvent difficile, subissent de plein fouet les retards d’investissements dans l’infrastructure ferroviaire et dans la modernisation des matériels banlieues. Ils subissent également les incessantes
réorganisations des activités, que ce soit à la SNCF, à la RATP ou à ADP. Les collectifs de travail se fragilisent, ce qui entraine une dégradation des services que sont en droit d’attendre les usagers.

Il en est ainsi de la présence humaine dans les gares et les trains pour délivrer les titres de transports, notamment pour ceux qui ne sont pas porteurs du passe Navigo.
Les politiques conduites par les directions d’entreprises de la SNCF, de la RATP ou celle d’ADP, consistent à amplifier les externalisations pour réaliser les opérations de maintenance de la voie et des caténaires, fragilisant ainsi la qualité des opérations.
La maintenance du matériel : le parc des rames banlieue disponible pour la réalisation des services quotidien des lignes est insuffisant. Le moindre imprévu, conjugué à un manque d’emploi à la maintenance, fragilise, contrairement aux idées reçues, la robustesse de la production.

Malgré les promesses du Gouvernement à propos des impacts du CDG Express sur les lignes B, P et K du RER, dans sa phase travaux ou dans sa phase opérationnelle, notre expertise syndicale, trop souvent mise de côté, confirme que la souplesse de production ne sera absolument pas permise.
Le CDG Express circulera majoritairement sur les lignes B et K, mais également sur une ligne traversée par des TER et des trains du Fret. Celles-ci sont essentielles dans un contexte d’urgence environnementale pour combattre la pollution, le réchauffement climatique et les congestions des routes.

La CGT a des propositions qui répondent aux objectifs de transition écologique, dans l’intérêt général et la réponse aux besoins du plus grand nombre.

Ainsi, pour la CGT, accroître le report modal et augmenter le débit et la fluidité des circulations du Transilien impose le doublement du tunnel Châtelet–Gare du Nord des lignes des RER B et D. Les prévisions de fréquentation journalière de ces 2 lignes en 2025 sont de l’ordre de 2 millions d’usagers contre 1,5 million actuellement.

Répondre durablement aux usagers du quotidien et à ceux de l’aéroport, c’est :
Réaliser la boucle du RER B entre les deux branches de la ligne entre Mitry-Claye et l’aéroport CDG ;
Améliorer le cadencement de la ligne K ;
Investir dans du matériel deux niveaux afin d’augmenter la capacité d’accueil et accélérer leur livraison ;
Créer un atelier pour la maintenance du matériel à Mitry composé de 4 voies sur fosses ;
Renforcer les personnels de maintenance RATP et SNCF ;
Préserver la capacité des points de garage des rames terminus ;
Réhumaniser les gares et les trains afin d’assurer la vente des titres de transports pour tous, l’accueil des usagers et leur sûreté.

Pour la CGT, la priorité doit être axée sur la réalisation des travaux de modernisation des lignes existantes et celles programmées dans le cadre du Grand Paris Express.

Mardi 12 mars en matinée, la CGT s’adressera aux usagers, en leur distribuant en gare de Paris Nord, Stade de France, Aulnay et en gare de Mitry-Claye un tract demandant au gouvernement de prioriser les transports du quotidien et l’arrêt du CDG Express.

Montreuil le 11 mars 2019

Contact presse : UIT CGT
Frédéric LE MERRER
01 55 82 80 47

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Le Gouvernement persiste

le CDG Express se réaliserait au détriment des transports du quotidien.

| Dossier NON au CDG Express

L’interview du préfet de la région Ile-de-France paru dans un hebdomadaire dimanche 03 mars est clair. Il confirme que le CDG Express se fera prioritairement pour les JO 2024. Par conséquent, les usagers de la SNCF et ceux de la RATP devront encore subir une dégradation de leurs conditions de transport et encore patienter pour voir la rénovation et la modernisation des lignes ferroviaires. Quant aux salariés qui réalisent chaque jour le service public de transports, ils continueront à subir de mauvaises conditions de travail. C’est inadmissible !

L’interview du préfet de la région Ile-de-France paru dans un hebdomadaire dimanche 03 mars est clair. Il confirme que le CDG Express se fera prioritairement pour les JO 2024. Par conséquent, les usagers de la SNCF et ceux de la RATP devront encore subir une dégradation de leurs conditions de transport et encore patienter pour voir la rénovation et la modernisation des lignes ferroviaires. Quant aux salariés qui réalisent chaque jour le service public de transports, ils continueront à subir de mauvaises conditions de travail. C’est inadmissible !

Un volume de travaux qui entraînera des renoncements pour les transports du quotidien pour donner la priorité au CDG Express

Que l’on soit un usager des lignes B, P ou K, directement impacté par la réalisation du CDG Express, ou des autres lignes de banlieue, comme les lignes D et C, nous serons tous perdants. Pour les uns, ce seront des trajets de substitution en bus pouvant rallonger les temps de parcours de 50mn à 2h40, par exemple pour les usagers de la ligne K habitant à Crépy-en-Valois. Pour les autres, ce sont des travaux urgents de rénovation et de modernisation des installations ferroviaires existantes qui pourraient être retardés, comme ceux qui devaient démarrer en 2015 à Brétigny-sur-Orge, pourtant jugés prioritaires.

Les salariés ont tout à perdre

Ce qui est visé, c’est la déréglementation des règles sociales pour les personnels, en s’attaquant au statut des personnels de nos entreprises publiques, et le haut niveau de sécurité qui est dans le viseur des libéraux. Avec le développement des filiales, dans un contexte d’ouverture à la concurrence bien avant les dates limites prévues par la loi, le Gouvernement fait le choix du dumping social.

L’IDF est à la limite de l’asphyxie, les pannes, les retards, les annulations se multiplient sur l’ensemble du réseau RER

La somme de travaux à réaliser est extrêmement importante. Les secteurs d’activités des « Travaux et Bâtiment Public » et celui de « l’Infrastructure ferroviaire » sont tous les deux en extrême tension dans nos entreprises et les entreprises extérieures, en matière d’emplois, des compétences, des qualifications ou des formations. La situation est identique s’agissant des moyens en matériel technique ou en rames spécialisés dans la réalisation et la maintenance des voies ferroviaires. Ce volume d’engagement est la conséquence de 25 années de sous-investissement dans la rénovation et le développement des transports ferroviaires.

La déshumanisation des gares et des trains affaiblit le service public

Pour les usagers, la conjugaison des mauvaises conditions de transports et la politique de la SNCF et de la RATP qui ferment de plus en plus les guichets – participent à la déshumanisation des gares et des stations. Cela confirme l’abandon du service public au service de tous les usagers qu’ils soient abonnés ou occasionnels. La digitalisation imposée des titres de transport n’est pas accessible à tous, laissant de côté de nombreux usagers, notamment les plus vulnérables, et pouvant amplifier les conflits avec les personnels de contrôle.

Le CDG Express entièrement financé par l’argent public

Le montage financier est ainsi fait que c’est l’Etat qui emprunte auprès des banques 1,7 milliard d’euros et c’est encore lui qui serait garant des pertes d’exploitation jusqu’en 2030. C’est enfin ADP et la SNCF qui apportent les 400 millions d’euros manquants pour boucler le budget de l’opération qui atteint 2,1 milliards d’euros. Ce projet est piloté par ADP et SNCF Réseau pour l’infrastructure et Kéolis RATP DEV pour l’exploitation et la maintenance des trains, encourageant l’ouverture à la concurrence, les privatisations et les conflits entre les différents opérateurs ou activités pour la répartition des sillons en situation normale et en situation perturbée. Par ailleurs, si la règle d‘or consiste à l’interdiction pour une entreprise publique de s’endetter, étonnamment, elle ne s’applique pas pour le financement du CDG Express. 2 poids, 2 mesures !

ADP et le Monopoly du Gouvernement

Dans un contexte de privatisation d’ADP, ce projet arrive à point nommé pour Vinci, fortement intéressé par le rachat de l’aéroport parisien. La CGT le réaffirme, nous sommes résolument opposés à ce projet de privatisation, qui constituerait, comme pour les concessionnaires des autoroutes dont fait déjà parti Vinci, de véritables rentes bien juteuses pour ses actionnaires.

Les transports : structurants dans notre quotidien

Au-delà de la méthode proprement scandaleuse, la CGT estime que cet argent doit être réorienté vers le transport ferroviaire du quotidien répondant aux intérêts du plus grand nombre. Une des priorités majeures des citoyens demeure l’amélioration des réseaux de transport et des transports collectifs de qualité accessibles à tous. En IDF, c’est d’autant plus important, car tous les moyens de transports sont saturés. Peu importe les conséquences pour les usagers du quotidien, c’est le train des riches – CDG Express, « le fait du prince », qui est prioritaire. L’argument des JO 2024 est fallacieux, car ce train ne dessert aucun site olympique, pour cause, il sera direct entre l’aéroport et la gare de Paris Est. De même pour celui de l’attractivité économique, la France demeurant la première destination touristique en 2018. Alors pourquoi cet acharnement ?

Les enjeux sociaux et environnementaux doivent être clairement LA priorité.
Pourquoi privilégier 17 000 utilisateurs attendus du CDG E, avec les 4,5 millions d’usagers porteurs du passe Navigo ?

Ainsi, pour la CGT, accroître le report modal et augmenter le débit et la fluidité des circulations du Transilien imposent le doublement du tunnel Châtelet–Gare du Nord des lignes des RER B et D. Les prévisions de fréquentation journalière de ces 2 lignes en 2025 sont de l’ordre de 2 millions d’usagers contre 1,5 million actuellement.

Répondre durablement aux usagers du quotidien et à ceux de l’aéroport, c’est :

  • Réaliser la boucle du RER B entre les deux branches de la ligne entre Mitry-Claye et l’aéroport CDG ;
  • Améliorer le cadencement de la ligne K ;
  • Investir dans du matériel deux niveaux afin d’augmenter la capacité d’accueil et accélérer leur livraison ;
  • Créer un atelier pour la maintenance du matériel à Mitry composé de 4 voies sur fosses ;
  • Renforcer les personnels de maintenance RATP et SNCF ;
  • Préserver la capacité des points de garage des rames terminus ;
  • Réhumaniser les gares et les trains afin d’assurer la vente des titres de transports pour tous, l’accueil des usagers et leur sûreté.

Pour la CGT, la priorité doit être axée sur la réalisation des travaux de modernisation des lignes existantes et celles programmées dans le cadre du Grand Paris Express.

Tous les franciliens doivent bénéficier de transports de qualité. Il est hors de question d’accepter des renoncements ou des reports de travaux comme cela pourrait se produire pour les usagers des lignes B, P et K, mais aussi ceux des lignes C et D.

Le Gouvernement et IDF Mobilités pourraient être tentés, pour éteindre la contestation des élus, associations et syndicats de la ligne B, de répondre au calendrier imposé par la réalisation du CDG Express au détriment des travaux de modernisation des lignes C et D.

Nous le réaffirmons, les urgences sont ailleurs ! La CGT est contre le CDG Express !!

Amplifions la mobilisation, les enjeux sociaux et environnementaux, c’est vital !

Le mardi 19 mars, dans le cadre de la journée d’action interprofessionnelle unitaire, salariés de la SNCF, de la RATP, d’ADP, ou salariés en IDF, donnons-nous les moyens d’interpeller nos directions en exigeant :

• Des moyens pour assurer des conditions de transport digne du 21e siècle dans une démarche de réponses aux attentes et de service public ;
• Des hausses de salaires, d’emplois et l’amélioration des conditions de travail. Montreuil, le 05 mars 2019

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ET EN PLUS, C’EST AVEC NOTRE ARGENT !

Scandale CDG Express

| Dossier NON au CDG Express

Le projet CDG Express est un train direct reliant la gare de l’Est à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle et réservé aux seuls utilisateurs de celui-ci pour un prix unique de 24 €.

Ce projet provoque légitimement la colère des élus politiques et des usagers.

Alors que le transport du quotidien est à la limite de l’asphyxie en Ile-de-France, que les pannes, les retards, les annulations se multiplient sur l’ensemble du réseau RER, le Gouvernement fait le choix d’investir massivement dans une ligne ferroviaire élitiste, avec les deniers publics.

Le montage financier est ainsi fait que c’est l’Etat qui emprunte auprès des banques 1,7 milliard et c’est encore lui qui serait garant des pertes d’exploitation jusqu’en 2030.

C’est enfin Aéroport de Paris et la SNCF qui apportent les 400 millions d’euros manquants pour boucler le budget de l’opération qui atteint 2,1 milliards.

Ce projet est piloté par ADP et SNCF Réseau pour l’infrastructure et Kéolis RATP DEV pour l’exploitation et la maintenance des trains.

Alors que les usagers et les cheminots vivent au quotidien les effets des sous investissements successifs notamment sur la ligne B du RER, le Gouvernement joue au Monopoly et souhaite lancer les premiers travaux d’infrastructures sans attendre le rapport définitif des concertations menées, tout cela sans l’avis des élus locaux, des associations d’usagers, des organisations syndicales.

Au-delà de la méthode proprement scandaleuse, la CGT des Cheminots estime que cet argent doit être réorienté vers le transport ferroviaire du quotidien répondant aux intérêts du plus grand nombre.

Ainsi, pour la CGT, accroître le report modal et augmenter le débit et la fluidité des circulations du Transilien, impose le doublement du tunnel Châtelet – Gare du Nord des lignes du RER B et D. Les prévisions de fréquentation journalière de ces 2 lignes en 2025 sont de l’ordre de 2 millions d’usagers contre 1,5 million actuellement.

Répondre durablement aux usagers du quotidien et à ceux de l’aéroport, c’est :

  • Réaliser la boucle du RER B entre les deux branches de la ligne entre Mitry-Claye et l’aéroport CDG ;
  • Améliorer le cadencement de la ligne K ;
  • Investir dans du matériel deux niveaux afin d’augmenter la capacité d’accueil ;
  • Créer un atelier SNCF pour la maintenance du matériel à Mitry ;
  • Réhumaniser les gares et les trains, renforcer les personnels de maintenance RATP et SNCF.

La Fédération CGT des Cheminots constate, une nouvelle fois, que ce Gouvernement fait le choix de l’intérêt particulier au détriment du plus grand nombre, qu’il veut en finir avec le transport public de masse, à l’image de la réforme qu’il conduit s’agissant de la privatisation de la SNCF.

La Fédération CGT des Cheminots entend bien être un des éléments du rempart aux décisions politiques qui constituent, selon elle, une série d’erreurs qui insulte l’avenir.

CONTACT SERVICE PRESSE COMMUNICATION
Cédric ROBERT
Tél : 01 55 82 84 32
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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

18 avril 2019

Mobilisation du personnel SNCF devant la gare de Béziers

Ce jeudi est une nouvelle journée d'action et de mobilisation régionale des cheminots. À Béziers, une quarantaine de personnes se sont rassemblées pour dénoncer une réorganisation des services et la disparition du service public.[…]

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